
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
Épisodes
718 épisodes · page 9 sur 24

Bonjour chez vous ! du 23 février 2026
Au programme de « Bonjour chez vous ! », nous revenons sur l’un des événements du week-end : la marche à Lyon en hommage à Quentin Deranque, militant d’ultra-droite tué la semaine dernière. Emmanuel Macron a annoncé la tenue d’une réunion “pour faire un point complet sur l’ensemble des groupes d’action violente qui sévissent, qui ont des liens avec des partis politiques quels qu’ils soient”. Une démarche salutaire ? Qu’en pense Marion Maréchal ? C’est notre invitée dans l’Entretien.Autre événement du week-end : l’ouverture du Salon de l’agriculture à Paris dans un contexte de crise agricole. Nous recevons le sénateur (Les Indépendants) d’Indre-et-Loire Vincent Louault.Dans notre débat, on évoque les municipales et leurs conséquences sur le prochain scrutin sénatorial. En fonction de l’issue du scrutin municipal, le RN peut avoir un groupe au Sénat ? Si le RN fait une poussée, cela signifie-t-il que LR va perdre des sénateurs ? Et puis à la Une de nos régions. C’est jour de fête à Albertville qui va célébrer les médaillés français, et accueillir le drapeau olympique qui revient de Milan. Ce sera l’occasion de faire le point sur l’organisation des JO de 2030 dans les Alpes françaises.
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Vincent Louault : « La Politique Agricole Commune de l’Europe est à bout de souffle »
C’était la première fois qu’une pétition était débattue à l’Assemblée nationale, avec un record de 2,1 millions de signataires, dépassant le seuil minimal des 500.000 signatures pour être examinée dans l’Hémicycle. Elle s’opposait à la loi Duplomb, un texte qui vise à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », notamment à la réintroduction controversée de nombreux pesticides interdits dont l’acétamipride qui est soupçonnée d’être un neurotoxique. Vincent Louault, sénateur (Les indépendants) d’Indre-et-Loire et invité de la matinale « Bonjour chez vous » objecte : « Deux millions de pétitionnaires est-ce que c’est plus fort que le Parlement ? »Pour Vincent Louault, il est incompréhensible que « l’acétamipride soit utilisée partout en Europe sauf en France. On pousse les gens vers le populisme et la révolte parce qu’ils se disent que c’est injuste. Le plus important pour un homme politique est d’être juste dans les décisions qu’il prend. Et aujourd’hui elle est où la justice pour les agriculteurs ? Il n’y en a aucune. Il y a un brouhaha médiatique, ‘mainstream’, qui met en avant des ‘fake news’ sur l’eau, les inondations, sur tout ce que l’on entend à longueur de journées. Et je remercie les oncologues, les chercheurs, les médecins qui démêlent le vrai du faux ».Vincent Louault a également souligné la fin du modèle de « la PAC, la Politique Agricole Commune, qui est à bout de souffle. Elle n’est plus inadaptée aux enjeux d’aujourd’hui. On ne peut pas avoir une PAC qui gère toute l’Europe avec les distorsions qu’il y a entre les pays membres. (…) C’est toujours la même histoire pour la PAC : la Commission européenne fait une version assez ‘trash’, avec toujours comme volonté de réduire l’impact budgétaire parce qu’on a d’autres ambitions comme la défense ou d’autres sujets. On met -23% de baisse de dépense du budget de la PAC, alors qu’on a déjà fait que le réduire depuis sa création, en 1992 ».
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Marion Maréchal : « Le seul qui appelle sans ambiguïté à la violence, c’est Mélenchon »
Samedi 14 février, Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste de 23 ans, mourrait de ses blessures, à la suite à une rixe avec des militants d’ultragauche. L’enquête vise sept suspects, dont des anciens membres de la Jeune Garde, association dissoute, dont deux assistants parlementaires de Raphaël Arnault, député de La France Insoumise du Vaucluse et co-fondateur de la Jeune Garde. Ce samedi 21 février, 3.200 personnes selon la préfecture lyonnaise ont défilé en hommage à Quentin. Des saluts nazis et des insultes homophobes auraient été signalés dans le cortège. Marion Maréchal, eurodéputée ECR (conservateurs et réformistes européens), présidente de « Identité Libertés » et invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! » dénonce le « narratif qui s’installe ». Elle rappelle « qu’un jeune homme de 23 ans est mort avec le crâne fracassé par terre à coups de pied et de poing par une milice d’extrême gauche liée à La France Insoumise, je pense que tout le monde en conviendra. Et maintenant, une semaine après ce n’est plus le sujet central, la mort de Quentin Deranque devient secondaire. Il faudrait instiller dans l’esprit des Français qu’il existe une grande menace existentielle : le retour du nazisme et du fascisme. C’est tout simplement grotesque, on assiste à une diabolisation systématique des personnes qui sont venues rendre hommage à Quentin. Alors que le seul qui appelle sans ambiguïté à la violence c’est Jean-Luc Mélenchon ».Marion Maréchal est également revenue sur la polémique entre la présidente du conseil italienne et le président de la République Emmanuel Macron sur la mort de Quentin : « En Italie ils ont connu de très graves périodes d’affrontements de l’extrême gauche et de l’extrême droite, avec plusieurs centaines de morts. Donc quand Meloni sait la mansuétude que la France a eu vis-à-vis de ces terroristes d’extrême gauche, pour elle, évidemment ça résonne avec la mort de Quentin Deranque. Alors qu’Emmanuel Macron instrumentalise la mort de Quentin pour régler ses comptes à l’internationale ».
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Municipales : une campagne sous haute tension
Le premier tour des élections municipales approche. Le scrutin local aura son importance sur le plan national avec des élections sénatoriales qui ont lieu en septembre. La moitié des sénateurs sont élus par 162.000 « grands électeurs », c'est-à-dire les parlementaires, les conseillers régionaux et départementaux, mais surtout les délégués des conseillers municipaux, qui représentent près de 90% du collège des électeurs. En mars 2027, c'est l'élection présidentielle qui se tiendra. Ces scrutins sont donc très importants pour l'image des partis dans la course pour le pouvoir.
Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, affirme que « ce qui est étonnant c'est que (le Rassemblement national et La France Insoumise) sont en position de force, l'un et l'autre, à l'échelle nationale, alors que localement ils sont très peu implantés. Ce sont pour eux des élections avec un fort enjeu, et c'est pour cela qu'ils présentent énormément de candidats, pour augmenter leurs chances d'obtenir des sénateurs à la rentrée, au mois de septembre ».
Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards analyse les projections pour les municipales et les sénatoriales : « Ce n'est pas tout à fait les mêmes augures qui s'annoncent pour le Rassemblement National et La France Insoumise. LFI ne gagnerait pour l'instant que quelques mairies, on pense à Roubaix, ou à quelques autres, dans les villes de moins de 10.000 habitants. Pour le RN, ils ont de nombreux endroits dans le sud-est où il pourrait faire des scores très importants. Le RN pourrait même avoir un groupe au Sénat. Ce qui serait une grande nouveauté dans la Chambre haute ».
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Bonjour chez vous ! du 20 février 2026
Au programme de cette édition : La violence en politique n’est pas un phénomène nouveau. Mais l’affaire Quentin Deranque révèle-t-elle une évolution plus profonde du climat politique, notamment à gauche ? Assistons-nous à une radicalisation inédite du débat public ? Débat et analyse dans le Club.L’émission se penche également sur les négociations entre partenaires sociaux autour de l’assurance chômage. Le gouvernement fixe un objectif d’économies de 400 millions d’euros. Un compromis est-il possible entre syndicats et patronat ? Quelles marges de manœuvre pour préserver l’équilibre entre justice sociale et soutenabilité budgétaire ?Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, apporte son éclairage.Enfin, focus sur les crues exceptionnelles dans l’ouest de la France. Face aux inondations, le gouvernement annonce une mobilisation totale. Les réponses apportées sont-elles à la hauteur des attentes des habitants sinistrés ? Analyse avec Nathalie Delattre, sénatrice RDSE de la Gironde.
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Nathalie Delattre : « Les crues révèlent le décalage entre la transition écologique et le terrain »
Les tempêtes Nils et Pedro font des ravages : le sud-ouest de la France est frappé par des crues historiques. C’est l’équivalent de 37 jours de précipitations consécutives qui se sont abattues sur certains départements. Face aux inondations, de nombreux assureurs bottent en touche et discutent sur la reconnaissance ou non d’un « état de catastrophe naturelle ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis des « indemnisations au plus vite » et assuré de la « mobilisation totale » de l’État sur le sujet.Nathalie Delattre, sénatrice RDSE de la Gironde, concède la nécessité de ces indemnisations mais regrette que l’on ait seulement à l’esprit « le curatif, alors que ce qu’il faut c’est du préventif. Des plans on a dans tous les sens. Mais il faut arrêter avec les actes isolés et réaliser un acte majeur. On a tous été mobilisés, aujourd’hui il faut passer à l’action. Le problème des digues est toujours entier. La visite ministérielle de Monique Barbut a beaucoup choqué, parce qu’on voit ce décalage entre la transition écologique et le terrain. Elle a reproché à une communauté de communes de ne pas avoir fait tous les efforts possibles contre les crues. Pourtant cette communauté de communes avait fourni beaucoup d’efforts à ce sujet, compte tenu des fonds dont elle dispose ».Nathalie Delattre, est également revenue sur la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, mort lors d’une rixe face à des militants antifascistes : « Je suis une maman de trois garçons, qui ont 23, 21 et 19 ans, j’ai donc une pensée pour la famille de Quentin. Nous sommes dans la barbarie, dans la sauvagerie, il n’y a plus d’humanité, plus de moralité, pour ces jeunes qui ont lynché à mort Quentin. Aucune cause ne peut justifier ce type d’agissements. J’espère que la justice passera. Mais il faut aussi que ceux qui surfent aujourd’hui sur le populisme, qui attisent les haines, comprennent que nos voix en tant que politiques portent. Ceux en Hémicycle qui sont capables d’éructer, de provoquer, réalisent que c’est facile d’exalter la jeunesse avec du populisme. Tous les discours qui peuvent radicaliser la jeunesse doivent être mis en cause ».
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Marylise Léon : « Il y a un recul du consentement à l’impôt, ce n’est pas bon pour la démocratie »
Plus de 13 .000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu. Le fait avait été révélé le 15 janvier par Éric Lombard, ancien ministre de l’Économie, dans la matinale « Bonjour chez vous ! ». Le chiffre a été confirmé après l’obtention par le Sénat d’un document auprès du gouvernement. En direct, ce vendredi, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a regretté « qu’une partie de la population ne participe pas à l’effort budgétaire » auquel le syndicat, lui, se consacre.Pour Marylise Léon : « Cela met en lumière un certain nombre d’efforts non partagés par une partie des contribuables. C’est une anomalie qui peut être vécue par certains citoyens comme un scandale. Cela fait deux années de suite qu’on a des débats budgétaires extrêmement tendus, où la CFDT a porté l’idée qu’il faut un partage juste des efforts au regard de la situation budgétaire. Donc je comprends que ça scandalise un certain nombre de citoyen. Nous proposons comme solution un impôt progressif sur les successions, avec un pourcentage de 1% dès le premier euro. Mais il y a un recul du consentement à l’impôt, ce n’est pas bon pour la démocratie ».Marylise Léon est également revenue sur les négociations tendues avec les organisations patronales, dont le MEDEF : « On nous demandait initialement 4 milliards euros d’économies. La CFDT n’a pas accepté d’ouvrir une négociation dans ces termes. On nous a ensuite dit qu’il y avait une distorsion du système des ruptures conventionnelles. Nous avons accepté de faire des efforts là-dessus, mais en refusant 1 milliard d’économies, comme le demandent les organisations patronales. L’autre sujet pour nous c’est la lutte contre les contrats courts. Il y a beaucoup de personnes qui sont à l’assurance chômage et qui enchaînent les contrats courts, ce sont des situations extrêmement précaires et qui coûtent cher à l’assurance chômage. La CFDT propose de pouvoir taxer les contrats de travail en fonction de leur durée : plus le contrat est court, plus ça doit coûter à l’employeur, pour l’inciter à changer sa méthode de recrutement ».
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Y a-t-il une recrudescence de la violence politique ?
L’enquête sur la mort de Quentin Deranque, militant de nationaliste de 23 ans, a conduit à la mise en examen de sept suspects. Le Parquet a requis leur placement en détention provisoire. Le procureur de la République de Lyon a établi leur profil : des jeunes de 20 à 26 ans, « pour l’essentiel des étudiants, des employés dans le privé, un est sans emploi et un est assistant parlementaire ». Un assistant parlementaire qui est sous l’aile de Raphaël Arnault, député de La France Insoumise et co-fondateur de la Jeune Garde, mouvement associatif antifasciste. Face à cette actualité, peut-on dire que l’on se trouve à un point de bascule de la violence politique en France ? Deux historiens étaient les invités de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour en débattre.Bruno Fuligni, historien, rappelle que « la violence n’est évidemment pas nouvelle, y compris dans les milieux étudiants. Si on remonte jusqu’en 1908, les royalistes créent les ‘Camelots du roi’, qui sont des jeunes militants nationalistes qui vont en découdre avec leurs homologues de gauche. Dans le contexte de l’affaire Dreyfus, il y a eu des violences très fortes. Il y avait un professeur qui avait un peu ironisé sur Jeanne d’Arc, qui a été fessé publiquement par ces militants. En 1902, il y a même un candidat aux législatives qui est mort des suites de ses blessures, lors d’un affrontement à Lille. Il apprend sur son lit d’hôpital, à ses 29 ans, qu’il est élu député et qu’il ne siégera jamais puisqu’il meurt le lendemain. En revanche, ce qui est vrai, c’est que c’est toujours très inquiétant quand la violence prend le pas sur l’action politique ».Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique considère problématique « qu’un parti politique, La France Insoumise, assume ses liens avec la Jeune Garde. C’est un mouvement qui est en cours de dissolution, qui s’est livré à des actions qu’il qualifiait lui-même ‘d’auto-défense’, ce qui pose problème, car la sécurité dans un état démocratique est assurée par l’Intérieur, et qu’il ne saurait y avoir de privatisation de l’usage de la violence, quelle qu’elle soit, notamment à des fins politiques. Qu’un candidat à la présidentielle de 2027, qui est en mesure de l’emporter, assume ses liens avec un mouvement qui recourt à la violence, dans l’histoire récente c’est inédit ».
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Charles Michel : « Je n’attends absolument plus rien de la Commission européenne »
Charles Michel, président émérite du Conseil européen et ancien Premier ministre de la Belgique était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans un contexte international extrêmement conflictuel, il a été interrogé sur de nombreuses questions : négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, instabilité des relations diplomatiques avec les États-Unis, conflictualité sur le Groenland, défense et souveraineté européenne. Charles Michel considère que sur nombre de ces sujets « c’est un échec pour l’Europe et ses institutions » et que « la présidente de la Commission européenne a une très lourde responsabilité dans son choix de se soumettre de façon très honteuse aux Américains ».Charles Michel, en tant que défenseur de l’idée d’une défense européenne, affirme : « Je n’attends absolument plus rien de la Commission européenne. D’ailleurs en matière de défense, ce sont les États membres qui sont en responsabilité. Après dix années au Conseil européen, je reste très pragmatique et je sais que le vrai changement s’opérera lorsque plusieurs leaders européens en qui j’ai une grande confiance : Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Pedro S¿´nchez, Keir Starmer en dehors de l’Union européenne, et d’autres, feront un choix majeur en matière de défense et de soutien à une industrie continentale. Ce sera là le tournant majeur qui devra intervenir. Cela prend trop de temps, mais je pense que l’on n’a pas le choix ».Sur les négociations à Genève pour un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine, Charles Michel reste dubitatif : « Je vois bien que les positions sont antinomiques et je comprends que du côté ukrainien on ne pourra jamais accepter de donner à Vladimir Poutine ce qu’il n’obtient pas sur le plan militaire. On ne peut demander à l’Ukraine de capituler, même si parfois j’ai l’impression que les Américains ne sont pas loin de l’exiger. Il faut continuer à tenter de négocier, mais il y a un vice fondamental dans ce processus : c’est l’absence des Européens. C’est une gifle au visage des 450 millions d’Européens. Il n’y a pas de parole forte à la table pour représenter les intérêts européens. Je ne crois pas que les Américains ou les Russes les défendent. Ceux qui défendent le plus les valeurs de l’Europe se sont les Ukrainiens ».
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Olivier Rietmann : « Nous battons le record des retards de paiement des grandes entreprises »
Depuis le 1er janvier, 36 jours de précipitations consécutives qui se sont abattues dans le sud-ouest. C’est un record historique pour la France, avec des villages entiers qui ont les pieds dans l’eau. Quatre départements sont encore en vigilance rouge, et quinze départements en alerte orange, frappés par la tempête Pedro.Olivier Rietmann, sénateur (LR) de Haute-Saône, manifeste son soutien « auprès des sinistrés qui ont été frappés par ces crues, qui sont un record depuis 1959. Moi qui suis d’un territoire de la vallée de la Saône, qui subit également régulièrement des crues, mais pas de ce niveau-là, je sais à quel point cela peut être traumatisant. Les conséquences sont à la fois humaines, mais aussi économiques. J’apporte également mon soutien aux élus locaux, qui font tout ce qu’ils peuvent pour encadrer, entourer, prendre les bonnes décisions. Et puis les secouristes, la sécurité civile, les pompiers. En ce qui concerne l’action du gouvernement, c’est sûr que ce n’est pas lui qui va arrêter la pluie. Mais un message de solidarité de la part du Premier ministre sur le sujet serait le bienvenu ».Olivier Rietmann a également sonné l'alerte en tant que président à la délégation des entreprises du Sénat : « On voit une augmentation des défaillances d’entreprises sur les années qui suivent, avec un des critères qui en est à l’origine : le retard de paiement. Alors que nos chiffres montrent que les petites et moyennes entreprises sont vertueuses, et que respectivement 84% et 71% d’entre elles payes dans les délais, nous avons des retards de paiement très important de la part des grandes entreprises. C’est parfois pour des raisons involontaires, avec des chaînes de paiement très compliquées, parfois pour des raisons volontaires, pour soigner leur fonds de roulement. Le dernier rapport de l’observatoire du retard de paiement montre que ces retards atteignent cette année un record de 17 milliards d’euros au total, répartis avec 12 milliards entre entreprises privées, et 5 milliards de la part de donneurs d’ordres publics : l’État, les grandes collectivités et les centres hospitaliers ».
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Mort de Quentin Deranque : LFI se défend
Le décès de Quentin Deranque enflamme toujours la classe politique. Ce militant nationaliste de 23 ans est mort des suites de ses blessures après une confrontation avec des suspects appartenant à la Jeune Garde, association antifasciste dissoute en juin 2025. En réaction à cette affaire, Jordan Bardella, président du Rassemblement National et député européen a appelé à la nécessité de créer « un cordon sanitaire » contre La France Insoumise. Il en veut pour cause la présence sur les bancs de l’Hémicycle du député LFI Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde.Aurore Malval, grand reporter pour Marianne, rappelle que « deux assistants parlementaires et un stagiaire de La France Insoumise ont été interpellés suite au décès de Quentin. Ils travaillaient tous pour un député de LFI, qui est en plus le co-fondateur de la Jeune Garde. On est dans la lignée de l’hystérisation politique à laquelle on assiste, mais cet embrasement général ne date pas de l’affaire Quentin. Maintenant c’est haro sur LFI, avec différentes façons de le faire, en fonction des groupes politiques. LFI est donc au centre de cette affaire et même de la manière dont se redéfinit aujourd’hui le champ politique ».Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, voit la « récupération politique » de l’affaire par Jordan Bardella et Bruno Retailleau comme une conséquence « logique de l’évolution politologique de LFI. Il ne faut quand même pas oublier que depuis des mois, LFI est considéré comme le parti le plus dangereux par les Français sondés, et non pas par les analystes de la vie politique. Jean-Luc Mélenchon est considéré comme le personnage politique le plus rejeté. Et c’est la conséquence de la matrice politique qui a été posée par Jean-Luc Mélenchon et par le groupe des Insoumis à l’Assemblée nationale, qui est d’organiser la conflictualité, ‘le bruit et la fureur’, le chaos, comme une manière de faire de la politique ».
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L'intégrale du jeudi 19 février 2026
Au sommaire de Bonjour chez vous ! ce jeudi 19 février, le sénateur (LR) Olivier Rietmann apporte son soutien aux sinistrés, aux élus et aux secours dans le sud-ouest, qui font face à des crues historiques. En tant que président de la délégation sénatoriale aux entreprises, il est également revenu sur les augmentations drastiques de défaillances d’entreprises en France, en pointant du doigt l’un des facteurs qui en est à l’origine : les retards de paiement massifs dans le public comme dans le privé.Charles Michel, président émérite du Conseil européen et ancien Premier ministre de la Belgique était notre invité politique. Négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, instabilité des relations diplomatiques avec les États-Unis, conflictualité sur le Groenland, défense et souveraineté européenne, responsabilité de la Commission européenne : il était interrogé sur ces nombreux sujets.À l’échelle nationale et parlementaire, c’est la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque qui met en ébullition la classe politique. Il est décédé à la suite des blessures qu’il a subies lors d’une rixe avec des suspects qui seraient issus de la Jeune Garde. Deux assistants parlementaires du député LFI et co-fondateur du mouvement, Raphaël Arnault, sont actuellement arrêtés dans le cadre de l’enquête, avec sept autres personnes. Analyse de Michaël Darmon, éditorialiste politique sur I24news et Aurore Malval, grand reporter pour Marianne.
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Bonjour chez vous ! du 18 février 2026
La France Insoumise doit-elle faire le ménage dans ses rangs ? Les mots sont de Sebastien Lecornu à la suite de la mort de Quentin Deranque, jeune militant d’extrême droite tué au cours d’une rixe à Lyon. L’enquête progresse alors que 9 suspects dont l’assistant parlementaire du député LFI Raphael Arnault ont été interpellés. On en débat nos éditorialistes Françoise Degois et Hubert Coudurier.Faut-il interdire les meetings à l’université ? Dans la foulée du meurtre du militant identitaire le gouvernement a annoncé des mesures. Sont-elles à la hauteur, ne viennent-elles pas remettre en cause la liberté d’expression ? On posera la question au sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson.La France a toujours les pieds dans les eaux, les crues exceptionnelles touchent encore plusieurs régions : dans certaines villes les scènes sont apocalyptiques. Comment nos territoires doivent-ils se préparer à ces intempéries majeures ? On posera ces questions à Cécile Duflot, directrice d’Oxfam qui publie un rapport sur les villes face au dérèglement climatique.
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Cécile Duflot : « L’adaptation de notre territoire au dérèglement climatique est centrale »
Alors qu’un quart de la France est touchée par les inondations, Oxfam publie un rapport « Pour des villes résilientes ». Ce rapport relève 24 leviers d’adaptation au niveau des communes françaises pour protéger les habitants face aux effets du dérèglement climatique. La matinale « Bonjour chez vous ! » reçoit Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, pour mettre en avant des solutions face aux enjeux climatiques.L’ancienne ministre, Cécile Duflot rappelle que « le premier rapport du GIEC établit que le principal risque du dérèglement climatique est le dérèglement du cycle hydrique : c’est-à-dire des phases de grande sécheresse et des phases de pluie intense. On y est. C’est la réalité, elle nous touche, et la France est un des pays en Europe qui y est le plus vulnérable : un quart de notre territoire est concerné par les inondations, qui peuvent être durables et régulières. Donc la question de l’adaptation du territoire français est vraiment une question centrale, d’autant plus avec les élections municipales ».Ancienne secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot est revenue par ailleurs sur les sondages qui montrent des candidats municipaux écologistes en difficulté pour les municipales : « Nous allons attendre les résultats. C’est vrai que c’est compliqué pour un certain nombre de maires qui ont été élus lors de la ‘vague Verte’ aux municipales de 2020. Mais tout dépend des électeurs. Je me souviens très bien du maire Écologiste de Grenoble, Éric Piolle, qui était montré dans les sondages 10 points derrière le candidat en tête, et dont on disait qu’il n’avait aucune chance d’être élu. C’est une réalité, qu’un certain nombre de personnes ne sont pas encore complètement intéressées par les élections municipales ».
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Mort de Quentin : le débat politique s’enflamme
Neuf personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur la mort à Lyon de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans. Cette tragédie enflamme la classe politique. Des membres de la Jeune Garde, association antifasciste dissoute en juin 2025 sont suspectés : notamment un assistant parlementaire du député La France Insoumise Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde.Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme fustige : « la défense de La France Insoumise ne soit pas une défense, mais une sorte d’évitement. Mathilde Panot (députée LFI et présidente du groupe dans l’Hémicycle) a été ridicule, hier, à l’Assemblée nationale. Et Sébastien Lecornu, qu’on ne connaissait pas dans ce registre, a eu une attitude assez ferme. Je pense qu’il y a une forme de réalignement du spectre politique, à un moment de bascule où LFI est en grande difficulté, et il est évident que la droite et le centre en profitent ».Françoise Degois, éditorialiste politique se dit écœurée : « D’abord parce que quel que soit les causes pour lesquelles militait Quentin, la réalité c’est qu’il y a un fait intangible : c’est la mort de ce jeune homme. Et on ne peut pas mourir sur un trottoir glacial parce que l’on défend des idées politiques que moi je ne défends pas, mais ça n’est pas le sujet. Ce point-là il est fondamental, mais il est battu en brèche depuis 48 heures par une classe politique qui ne se tient plus et qui est absolument honteuse ».
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Max Brisson : « La Jeune Garde nous renvoie aux ligues d’extrêmes droite des années 30 »
L’enquête se poursuit après la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, mort après une rixe à Lyon opposant militants antifascistes et le collectif Nemesis, étiqueté à l’extrême droite. Dans le cadre de l’enquête, neuf personnes ont été interpellées. Parmi elles se trouve un assistant parlementaire du député La France Insoumise, Raphaël Arnault. Ce dernier est l’un des co-fondateurs de la Jeune Garde, association militante d’extrême gauche dissoute en juin 2025 pour « provocations à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d’effets ».Max Brisson, sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques, a tenu à « appeler au calme après la mort d’un jeune garçon. On ne peut pas mourir en France pour des idées politiques. Il faut un peu de dignité, de décence et de respect. Ensuite il faut poser un certain nombre de responsabilités. (...) Le terme même de ‘Jeune Garde’ renvoie par son vocabulaire à des éléments de langages que je pensais oubliés, et qui nous rappelle les ligues d’extrême droite des années 30 ».Dans l’actualité sénatoriale, le groupe LR a lancé une commission d’enquête sur « la capacité des universités françaises à garantir l’excellence académique de l’enseignement supérieur ». Max Brisson en est membre. Il affirme que « La hausse des frais d’inscription dans les universités peut se concevoir. Certains étudiants appartiennent à des familles qui pourraient payer des études universitaires beaucoup plus qu’ils ne le font, et qui d’ailleurs acceptent de le faire dans les grandes écoles, les écoles d’ingénieur et les écoles de commerce. Et nous avons un gros problème dans la nation, c’est le décrochage. Les élèves les moins aptes aux études supérieures vont à l’université, pas dans les grandes écoles, et leur décrochage coûte très cher. Avec un baccalauréat qui est accordé au plus grand nombre, il faut plus de sélection pour entrer à l’université ».
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Bernard Fialaire : « Les opposants à l’aide à mourir veulent faire croire que le Sénat la refuse »
La mort à Lyon de Quentin, jeune militant nationaliste à la suite des coups portés par au moins six individus, inquiète sur la possibilité d’un cycle de violences politiques. Si la justice enquête encore, la Jeune Garde, mouvement antifasciste qui a été dissous, reste dans le viseur du ministère de l’Intérieur.Bernard Fialaire, sénateur RDSE du Rhône et membre du parti radical, s’inquiète de cette situation : « Au-delà des considérations politiques, voire des récupérations qui pourront en être faites, c’est quand même la mort d’un jeune homme. Cela ne peut pas nous laisser indifférent, surtout pour des parlementaires, dont le rôle est d’organiser des débats sur les idées pour justement ne pas en être réduits à ces affrontements violents qui sont une régression à l’état animal. On parle en ce moment de Lyon, mais j’ai mené la mission sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, on voit que les débordements et les exactions sont dans tous les milieux universitaires ».Bernard Fialaire est par ailleurs revenu sur la situation du texte sur la fin de vie de retour à l’Assemblée Nationale : « Ce qui a été rejeté au Sénat, ce n’est pas le texte de l’Assemblée Nationale, c’est le texte tel qu’il avait été modifié par la commission des affaires sociales du Sénat, et qui était inacceptable pour les personnes en faveur de l’aide à mourir. Le texte a ensuite été totalement vidé de sa substance. Il y a eu une manœuvre tactique de la part des plus farouches opposants à l’aide à mourir, qui, après avoir fait partie d’une majorité qui proposait ce texte, a voté contre, faisant passer le message que le Sénat refusait ce texte, ce qui n’est pas vrai ».
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Vincent Jeanbrun : « LFI doit faire le ménage dans ses rangs pour participer au débat public »
À l’approche des élections des municipales, alors que la crise du logement empire, la matinale « Bonjour chez vous ! » a interrogé Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, sur plusieurs points critiques : notamment le logement social et MaPrimeRénov’. Cette aide financière aux travaux de rénovation énergétique du logement, avait été brutalement interrompue pendant six mois. Vincent Jeanbrun souhaite la remettre en place. Sur le logement social, Vincent Jeanbrun promet que « nous mettons tout en œuvre pour qu’on puisse avoir une PrimeRénov’ avec le guichet ouvert toute l’année, sans fermeture intempestive. Pour ce qui est du logement, j’ai moi-même grandi dans un logement social. Si mes parents et ma famille n’en avaient pas bénéficié, je ne serai pas devant vous. J’y suis donc totalement attaché. Ce qu’a défendu la présidente Dominique Estrosi-Sassonne au Sénat avec Mathieu Darnaud, c’est l’idée d’aider les communes qui ont envie de produire du logement social à pouvoir le faire plus facilement. Je pense notamment au fait de pouvoir compter le logement intermédiaire, avec des loyers un petit peu au-dessus du logement social, dans l’effort fourni par les collectivités pour respecter le taux de 25% de logements sociaux ».Vincent Jeanbrun a été également appelé à réagir au décès de Quentin, un militant nationaliste tué ce samedi 14 février dans une confrontation avec des militants de « l’ultragauche » : « On voit bien qu’il y a dans le pays une tension politique énorme, avec non plus une confrontation sur le fond des idées, mais bien sur la détestation des personnes. Tout ça n’est pas nouveau, mais malheureusement La France Insoumise jour un rôle très important dans cette libération de la parole violente, qui finit par être une caution de la violence. D’ailleurs on peut constater qu’ils n’ont pas condamné fermement les violences. Ils expliquent qu’ils n’auraient rien à voir avec la Jeune Garde après les avoir défendus il y a encore quelques jours. À un moment donné, qu’ils fassent le ménage s’ils veulent participer au débat public ».
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Municipales : logement, une urgence nationale
Prix du loyer, insalubrité, éloignement des centres urbains, instabilité du salaire et de l’emploi, abus de propriétaires : la crise du logement s’installe et l’équation devient insoluble pour la plupart des Français, en frappant principalement les plus jeunes. Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes et Viviane Artigalas, sénatrice (PS) des Hautes-Pyrénées, toutes les deux co-rapporteures sur « le logement trop cher », en débattaient sur la matinale « Bonjour chez vous ! ».Dominique Estrosi-Sassone estime que « cette crise du logement conduit à un déclassement, à une assignation à résidence de nos concitoyens, qui potentiellement pourraient se transformer en une bombe sociale et une bombe politique. Quand une personne ne peut pas se loger, quand elle a un travail mais qu’elle n’a pas de logement, quand elle ne peut pas envisager un avenir pour sa famille et l’agrandir, quand les Français ne peuvent plus vivre au pays à cause de la prolifération des meublés de tourisme ou des résidences secondaires, cela peut conduire à une crise totale. Avec toutes les conséquences que cela peut entraîner derrière dans le contexte de la montée des extrêmes ».Viviane Artigalas remet en contexte cette crise du logement en opposant logements sociaux et logements privés : « Des mesures ont été prises pour enrayer la crise en 2017, en pénalisant particulièrement le logement social. Cela a commencé avec la loi Élan, puis avec la réduction du loyer de solidarité, la RLS, qui a beaucoup pénalisé les bailleurs sociaux. Tout ceci a contribué à la baisse de construction de logements sociaux. Et l’on voit bien que sur les logements privés, le fait de ne pas proposer de solution, notamment sur un foncier de plus en plus rare et cher, aboutit sur des résidences principales qui deviennent des résidences saisonnières ».
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Bonjour chez vous ! du 17 février 2026
Au programme de cette édition : À l’approche des municipales, l’émission poursuit sa série consacrée aux grands enjeux du scrutin local. Ce numéro est dédié au logement, un sujet central dans de nombreuses communes. Comment répondre à la crise du logement, à la pénurie et à la hausse des prix ? Quelles responsabilités pour l’État et quelles marges de manœuvre pour les collectivités ? Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, apporte son éclairage.Le débat se prolonge autour d’une question clé : faut-il accorder davantage de pouvoirs aux maires en matière de logement social ? Les communes doivent-elles disposer d’une plus grande liberté d’action ou faut-il renforcer les obligations existantes ? Échange entre Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice LR, et Viviane Artigalas, sénatrice PS.Avec le sénateur du Rhône Bernard Fialaire, nous revenons sur le meurtre du jeune Quentin à Lyon. Une ville marquée par des affrontements récurrents entre groupuscules d’ultra-droite et d’ultra-gauche. Comment analyser cette violence politique ? Quelles réponses institutionnelles et locales pour enrayer ces dérives ? Analyse avec le sénateur du Rhône Bernard Fialaire.Enfin, dans nos régions, plusieurs départements font face à des crues majeures. La Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont particulièrement touchés.Direction Angers pour mesurer l’ampleur de la situation et les réponses mises en œuvre sur le terrain.
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Éric Kerrouche : « Il y a régulièrement dans le débat politique des expressions antisémites »
Dans une interview ce week-end, Emmanuel Macron a exprimé des positions sur la France Insoumise concernant la question de l’antisémitisme. Il dénonce des « expressions antisémites » au sein du parti et soutient l’étiquetage politique du mouvement à « l’extrême gauche ». Éric Kerrouche, sénateur (PS) des Landes réagissait à cette intervention sur la matinale « Bonjour chez vous ».Pour Éric Kerrouche : « L’antisémitisme a été pendant longtemps un poison de la vie politique française depuis l’affaire Dreyfus. Il n’y a pas à rentrer dans les détails, c’est un comportement global qui n’est pas acceptable. Ce n’est pas une opinion, c’est un délit. Ensuite il y a les conséquences qu’envisagent Emmanuel Macron du strict point de vue de la classification politique de tel ou tel parti. Il y a des expressions antisémites dans le débat politique de manière régulière. Mais sur la stigmatisation d’un parti, on va coller des étiquettes sur les uns en oubliant ce que font les autres. Toute expression en ce sens, et d’où qu’elle vienne, est condamnable ».Éric Kerrouche est également revenu sur les inondations ces derniers jours dans les Landes : « On voit bien avec le dérèglement climatique que ce genre d’évènement extrême se multiplie. Dans le sud-ouest ça a pris la forme des inondations et d’une tempête qui est passée dans mon département. Je pense que l’on ne s’intéresse pas beaucoup à ces sujets, et qu’en tout cas ils passent à l’arrière de l’actualité, alors que pour les gens qui vivent ces évènements au quotidien, cela devient de plus en plus compliqué. Il faut que l’on voie les choses en face, et qu’on s’attelle à répondre à des vrais problèmes, et pas à des polémiques souvent superficielles. Sinon on oublie que de manière structurelle, nous allons vers un autre monde, et que nos départements seront touchés progressivement ».
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Bonjour chez vous ! du 16 février 2026
Au programme de cette édition : à la tête de la plus grande enseigne de distribution française, Michel-Édouard Leclerc, président des centres Leclerc, répond aux questions sur le pouvoir d’achat. Comment agit-il concrètement face à l’inflation ? Que répond-il aux critiques de la ministre de l’Agriculture, qui accuse certaines enseignes de pratiques de pression sur les producteurs ? Dans notre débat, retour sur un fait divers tragique qui provoque une onde de choc politique : le meurtre du jeune Quentin à Lyon. Le gouvernement évoque la responsabilité de l’ultra-gauche. Une partie de la classe politique met en cause La France insoumise. Faut-il y voir une instrumentalisation politique ? Débat avec nos éditorialistes Yves Thréard et Élisabeth Martichoux.À l’approche des municipales, la question de la confiance démocratique s’impose. Le maire demeure l’élu préféré des Français, alors que la défiance envers la classe politique progresse. Comment expliquer ce paradoxe ? Comment renforcer le lien entre citoyens et élus locaux ? Analyse avec le sénateur socialiste des Landes Éric Kerrouche.Enfin, dans nos régions, cap sur Toulon, ville stratégique dans la bataille municipale. Le Rassemblement national y nourrit des ambitions, dans un contexte marqué par les divisions de la droite après l’inéligibilité du maire Hubert Falco. Un scrutin local aux répercussions nationales.
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Michel-Édouard Leclerc : « On m’a doté d’une cote de popularité extraordinaire, elle m’oblige »
Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, a accusé la grande distribution d’effectuer un « chantage mortifère pour l’agroalimentaire », dans le cadre des négociations commerciales annuelles. Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc et invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » considère que « ce ne sont pas les bons mots […] Il y a chez les industriels des coûts qu’ils voudraient faire passer pour des coûts agricoles. Les grandes multinationales ne garantissent pas que l’on achète français. Et le véritable problème c’est que la loi n’a pas prévu l’obligation de transparence ».Michel-Édouard Leclerc demeure diplomate malgré tout : « J’aime bien la ministre de l’Agriculture, ce n’est pas facile d’être à son poste avec toutes ces tensions, notamment avec le débat sur le Mercosur. Elle ne peut qu’être pour la corporation qu’elle défend, et la corporation qu’elle défend à l’impression qu’en aval, industriels et distributeurs, empêchent d’augmenter les rémunérations. Et dans le prix final, la part de la distribution n’est que de 40-45%. C’est la matière première industrielle qui fait la différence. Il faudrait encore que le ministre de l’Industrie défende l’industrie. Et puis nous, distributeurs, on a en face de nous les consommateurs qui nous disent ‘s’il vous plaît, n’augmentez pas trop quand même’ ».Michel-Édouard Leclerc est revenu également sur sa première place en tant que personnalité préférée des Français dans un baromètre Ifop-Fiducial : « J’ai vu ce week-end que l’on m’avait doté d’une cote de popularité extraordinaire, je m’en félicite, et je remercie tous les collaborateurs de Leclerc qui participent à cette popularité. Et celle-ci m’oblige, même à 74 ans, de continuer à m’investir pour la société. Notamment pour la transition énergétique, pour préparer un monde meilleur pour nos enfants. Et je pense que ce qui fait la force de Leclerc c’est l’endurance et la constance dans le fait de vouloir faire profiter le consommateur du meilleur du marché».
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Municipales 2026 : Toulon face à la poussée du RN
De la même manière que Grenoble était la tête de pont des Écologistes dans les élections municipales, Toulon était un marqueur pour le Front National après la victoire aux municipales de 1995. Pour l’ancien parti à la flamme reconverti en Rassemblement National, reconquérir la ville serait un enjeu symbolique majeur. Si au premier tour, les sondages prédisent une nette avance de Laure Lavalette, candidate soutenue par le RN, le second tour s’annonce beaucoup plus serré.Élizabeth Martichoux éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, considère que Toulon « est une des nombreuses villes dans ces municipales où la droite est divisée face au Rassemblement National. La gauche aussi, mais principalement la droite. On a la maire sortante plus un sénateur Les Républicains, qui est soutenu par l’ancien maire, Hubert Falco. Et puis en face, Laure Lavalette, porte-parole du RN, sans étiquette sur les affiches. Elle veut faire oublier le passage compliqué de Jean-Marie Le Chevallier, c’était un coup de tonnerre en 1995 lorsque le FN s’était emparé de cette ville de plus de 100.000 habitants. Ce serait une énorme déception pour le RN de ne pas décrocher Toulon ».Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, anticipe une potentielle bascule de nombreuses villes : « on dira qu’il y a une poussée du Rassemblement National si le RN arrive à décocher plusieurs grandes villes. On dira même que c’est annonciateur peut-être de ce qu’il va se passer pour la prochaine présidentielle. Mais c’est vrai que dans le Midi, dans le pourtour méditerranéen, il y a des chances qu’il y ait beaucoup de villes qui passent au RN. C’est ce que l’on voit quand on regarde les sondages et si on regarde un peu le moral dans la France du Sud, on s’aperçoit que de nombreuses villes pourraient basculer ».
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Municipales : les maires écologistes en sursis ?
En 2020, les campagnes municipales sous la période COVID avait vu naître une « vague verte ». Les Écologistes avaient remporté plus d’une centaine de communes, dont de grandes villes, notamment Besançon, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Annecy, Poitiers, etc. À un moins du scrutin municipal 2026, de nombreux maires sortants Écologistes craignent de ne pas être reconduits. Grenoble, « le fief historique » des Verts, gagné en 2014, pourrait basculer.Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, constate que « quand on regarde un certain nombre d’intentions de vote dans des villes qui ont été gagnées à l’époque par cette vague verte, et qui sont symboliques, on voit les maires sortants issus des Verts en difficulté. Il faut rappeler que l’élection municipale de 2020 s’est produite dans des conditions exceptionnelles, en pleine crise sanitaire, avec une mobilisation électorale bien plus faible. Cela peut partiellement expliquer la victoire d’un certain nombre de Verts dans des municipalités importantes ».Alors que de nombreux candidats Les Républicains font campagne pour les municipales à l’échelon local, Bruno Retailleau, patron des LR, a annoncé officiellement sa candidature. Un « timing » qui a surpris. Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match, est revenue sur ce calendrier : « lorsque nous parlions avec les équipes du patron des Républicains en décembre, il nous était dit qu’il devait encore réfléchir, et surtout convaincre sa femme à Noël, c’est quand même une question importante la famille sur ce genre de décision. Il visait donc à faire l’annonce en janvier, pour éviter de percuter le scrutin des municipales. Le problème dans cet agenda, c’était ensuite de s’extraite de l’actualité des primaires de la droite ».
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Olivier Paccaud : « Nous devons regagner l’électorat qui est parti au Rassemblement National »
Bruno Retailleau, patron du parti Les Républicains et ministre de l’Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025, annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle. Alors que de nombreux candidats municipaux LR font campagne sur le terrain à un moins du scrutin local, l’agenda de Bruno Retailleau a surpris. Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l’Oise, invité de la matinale « Bonjour chez vous ! », confesse : « C’était un petit peu dans les tuyaux, mais personnellement je ne m’attendais pas à ce qu’il le fasse maintenant ». Olivier Paccaud qualifie le « timing » de l’annonce de Bruno Retailleau « non pas de précipité, mais peut-être d’accéléré. Si c’est trop tôt, l’avenir nous le dira. Et aujourd’hui la forme a son importance : avec Retailleau on a quelqu’un de beaucoup plus classique que Jupiter avec ses Ray Ban. Mais la présidentielle c’est le rendez-vous d’un homme avec un peuple. Un drapeau tricolore, un fond bleu et quelque chose d’austère et de sobre, qui correspond à la personnalité de Bruno Retailleau, ça ne me choque pas, non ». Face aux enjeux électoraux de la présidentielle, Olivier Paccaud ne peut que constater que « une partie de notre électorat est partie du côté du Rassemblement National, et peut-être parce qu’elle avait senti dans la famille LR moins de courage et de fermeté. Nous avons un modèle électoral, celui de 2007, où Nicolas Sarkozy, qu’on ne peut pas qualifier de fasciste, a ramené énormément d’électeurs qui avait voté Jean-Marie le Pen en 2002. Le bilan de Sarkozy c’est ‘travailler plus pour gagner plus’, j’en suis très fier, c’était peut-être la meilleure mesure politique de ces trente dernières années. Nous n’avons pas à en rougir, même si quand on est battu par François Hollande il y a un petit problème. Mais sur la philosophie de Nicolas Sarkozy, moi j’adhère à 100% ».
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Laurent Jacobelli : « Avec Bruno Retailleau on a un candidat présidentiel de plus de la macronie »
Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle. Mettant en avant son passage au gouvernement en tant que ministre de l’Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025, il promet des mesures qui remettent de l’ordre dans le pays, tant sur le plan économique que sécuritaire, des thématiques chères au Rassemblement National. Laurent Jacobelli, porte-parole du RN et député de la Moselle réagissait à sa candidature, sur la matinale « Bonjour chez vous ! ».Laurent Jacobelli dément l’idée que l’actuel patron des LR lui couperait l’herbe sous le pied : « Bruno Retailleau est surtout un adversaire sérieux pour M. Darmanin, M. Attal, Mme Borne, tous ces candidats de la macronie, qui affluent. On en a un de plus maintenant. Je rappelle quand même qu’il a été ministre sous Emmanuel Macron, qu’il a travaillé avec des socialistes et qu’il est responsable du bilan d’Emmanuel Macron. Il n’est sûrement pas quelqu’un qui nous fait peur, mais comme tout macroniste, c’est un adversaire politique. En 2024, le RN avait passé un accord avec Les Républicains pour aller aux législatives ensemble. Le président des LR s’appelait à l’époque Éric Ciotti. M. Retailleau a eu le choix, il aurait pu travailler avec un parti qui veut plus de sécurité, moins d’immigration et moins d’impôts ».Laurent Jacobelli est également revenu sur le changement de cap du gouvernement sur la question énergétique, en promettant davantage d’investissement dans le nucléaire, et moins dans le renouvelable : « Le gouvernement déploie des éléments de langage mais ne freine pas l’éolien et le solaire, et c’est bien ça le problème. Il va y avoir encore un surinvestissement dans ces deux énergies, alors qu’on est déjà en surcapacité. Ces énergies, il faut les utiliser au moment où elles sont produites, une éolienne quand il y a du vent, le panneau solaire, quand il y a du soleil. Et lorsque c’est le cas, on arrête de faire tourner nos centrales nucléaires. Ce qui crée de l’érosion dans nos centrales. Le bilan c’est l’augmentation du coût de l’énergie et du coût de l’entretien du nucléaire. Le gouvernement prépare une électricité plus chère, avec toujours plus d’énergies alternatives, et ça passe par décret, sans que les Français aient leur mot à dire ».
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Bonjour chez vous ! du 13 février 2026
Au programme de cette édition : l'interview politique de Laurent Jacobelli, porte-parole du RN. Nous reviendrons sur le procès en appel des assistants parlementaires du FN, Marine Le Pen sera fixée sur son sort le 7 juillet. Le parquet général a requis cinq ans d'inéligibilité contre la présidente du groupe à l'Assemble nationale, de quoi compromettre sa candidature à la présidentielle. Nous recevons également le sénateur Olivier Paccaud. Retour avec l'élu LR sur la candidature à la présidentielle de Bruno Retailleau. Que pense-t-il de cette annonce à un mois des municipales ? Quid de la primaire LR appelée de ses vœux par David Lisnard ?Enfin dans le débat, nous revenons sur la campagne des municipales à Grenoble. Alors que le maire écologiste Eric Piolle ne se représente pas, la vague verte va-t-elle refluer ? Ce mandat marque-t-il l’échec de l’écologie municipale ? L'écologie est-elle une force pivot à gauche pour ce scrutin ? Ou le signe d’un parti qui manque de clarté politique ? On en débat.
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Bonjour chez vous ! du 12 février 2026
La loi Duplomb était de retour ce mercredi à l’Assemblée. Il y a 6 mois une pétition contre le texte rassemblait plus de 2 millions de signatures ouvrant la voie à un débat inédit entre députés. Un débat qui s’est déroulé dans une ambiance un peu tendue autour de la question de la réintroduction d’un pesticide. Le co-auteur de cette loi, le sénateur (UC) de la Meuse, Franck Menonville est notre invité. Le 23 février, Amélie de Montchalin prendra la tête de la Cour des Comptes. Une nomination qui divise la classe politique. « République des copains » dit l’opposition à Emmanuel Macron. Ce choix va-t-il creuser un peu plus le fossé entre les politiques et les Français ? C’est l’objet de notre débat. A moins de cinq semaines du premier tour des élections municipales, la campagne s’intensifie. A Paris, malgré ses divisions, la droite va-t-elle prendre la ville ? Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Gabriel Attal et Edouard Philippe est notre invité.Enfin à la Une de nos régions, la journée historique des Français aux JO de Milan. 4 médailles dont 2 en or. Parmi les athlètes récompensés, Perrine Laffont qui a remporté ce mercredi la médaille de bronze en ski de bosses. Une médaille olympique qui fait la fierté de tout un département : l’Ariège.
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Franck Menonville : « Je ne comprends pas le principe de précaution soulevé contre la loi Duplomb »
Pour la première fois ce mercredi, une pétition était débattue à l’Assemblée nationale. Cette pétition contre la Loi Duplomb avait rassemblé un record de 2,1 millions de signataires, dépassant le seuil minimal des 500.000 signatures pour être examinée dans l’Hémicycle. La loi Duplomb vise à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteurs », notamment à la réintroduction controversée de nombreux pesticides interdits : les néonicotinoïdes. Mais le débat à l’Assemblée était de nature purement symbolique car le texte a déjà été adopté de façon définitive en juillet 2025. « Un déni de démocratie » fustigent les oppositions.Franck Menonville, sénateur (UC) de la Meuse, et co-auteur de la loi Duplomb se dit « très favorable au fait que l’on puisse, au-delà d’un certain nombre de signatures et de pétitions, organiser un débat. Néanmoins, (…) Il faut essayer d’objectiver les choses et de dépassionner le projet, qui donne des garanties aux Français et aux consommateurs ».Concernant le sanitaire, Franck Menonville maintient le cap : « Je ne comprends pas le principe de précaution de l’Ordre des médecins. J’ai eu l’appel d’un oncologue cet été, qui m’a dit qu’il ne soignerait personne s’il appliquait le principe de précaution. Le président de l’Ordre des médecins a été très contesté en interne. L’acétamipride n’aurait jamais dû être retiré si l’on avait suivi les procédures européennes ».
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