Bonjour chez vous !
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Bonjour chez vous !

Par Public Sénat

Réseau : Public Senat

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Stéphane Piednoir : « Ces accords LFI-PS, c’est de la compromission, de la tambouille électorale. »

Stéphane Piednoir : « Ces accords LFI-PS, c’est de la compromission, de la tambouille électorale. »

17 mars 2026· 28:14

Depuis lundi matin, en coulisses, c’est la course aux tractations et la bataille aux alliances en vue du second tour des élections municipales 2026. Les candidats ont jusqu’à la fin de la journée ce mardi pour déposer leurs listes pour le second tour, éventuellement issues de fusions. Stéphane Piednoir, sénateur (LR) de Maine-et-Loire était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour commenter les résultats de ce premier tour et les stratégies des partis engagés dans la bataille.Concernant la position du Premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure sur les alliances PS-LFI, le sénateur LR Stéphane Piednoir s’indigne et s’interroge : « Qu’est-ce qu’un accord technique ? Je ne sais pas faire la différence entre 36 000 accords locaux et un accord national. Je caricature un peu, mais qu’est-ce qu’un accord technique ? ». En reprenant les termes de Manuel Valls, il poursuit : « Bien sûr que c’est de l’hypocrisie. On se moque du monde ! On veut faire croire aux électeurs que nous sommes très respectueux (…) Il y a des Insoumis qui ont quitté La France Insoumise, et ceux-là ont fait preuve de courage en se différenciant très nettement de l’attitude, des discours et des actes de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur l’antisémitisme. ». Le sénateur (LR) de Maine-et-Loire qualifie ces accords de « tambouille électorale » : « On a beaucoup parlé de déshonneur, c’est de la compromission. Ce ne sont pas des choses que l’on observe dans nos départements plus ruraux. Mais cette tambouille nationale correspond au mieux-disant, on voit bien que le parti socialiste essaie de sauver sa peau. (…) Les socialistes sont prêts à ces alliances contre nature, avec des gens qui se sont pourtant tapés dessus pendant des campagnes entières. »

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Bonjour chez vous ! du 17 mars 2026

Bonjour chez vous ! du 17 mars 2026

17 mars 2026· 1:28:34

Alors que les candidats qui peuvent se maintenir au second tour des élections municipales ont jusqu’à 18 heures ce mardi pour déposer leurs listes, les tractations vont bon train : maintien, fusion, alliance, retrait. Quelle sera la configuration de ce second tour ? Que disent les alliances des lignes politiques ? Les électeurs vont-ils suivre ? On en débat avec nos analystes Françoise Degois et Frédéric Dabi.Dans certaines villes, ces alliances sont particulièrement scrutées notamment celles entre LFI et le PS. Les frères ennemis de la gauche partiront ensemble pour le second tour à Limoges, Avignon, Toulouse, Clermont-Ferrand, Brest et Nantes. Mais feront listes séparées à Paris, Rennes et à Marseille. Éric Coquerel, député LFI de la Seine-Saint-Denis est notre invité pour l’entretien.Du côté de la droite, LR revendique d’être la première force politique locale mais le bilan n’est-il pas en demi-teinte face à la poussée du RN qui grignote leurs territoires et séduit leurs électeurs ? Le sénateur LR de Maine-et-Loire, Stéphane Piednoir nous répond.Enfin, nous allons dans nos régions faire le point sur les dernières négociations. On sera à Toulon et Nimes où la droite a finalement réussi à dépasser ses divisions locales. A Lyon où un accord a été trouvé entre LFI et les écologistes, l’affaire s’annonce compliquée pour le candidat soutenu par la droite Jean-Michel Aulas. Enfin à Lille, les socialistes devraient conserver la ville grâce à un accord avec les écologistes.

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PS-LFI : Les accords de la discorde

PS-LFI : Les accords de la discorde

17 mars 2026· 32:26

Au surlendemain du premier tour des élections municipales, l’éditorialiste politique Françoise Degois, et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi étaient les invités de la matinale Bonjour Chez Vous afin de débattre des premiers enseignements du scrutin.Pour Françoise Degois, c’est LFI qui gagne la bataille du récit : « Il y a ces images absolument fracassantes du candidat Bally Bagayoko soulevé par tous ses partisans et élu au premier tour pour la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, des images que l’on voit sur tous les 20heures. C’est la puissance de Mélenchon. Mais la réalité n’est pas là. C’est un véritable sujet pour moi. Ce que je vois de ce premier tour, c’est une forme d’effondrement à gauche, parce que les décisions qui ont été prises sur les accords sont des décisions qui fracturent la gauche, mais aussi fracturent le parti socialiste à l’intérieur. » Selon l’éditorialiste : « Le PS aurait dû être triomphal, et en réalité, je pense qu’il va sortir très abimé. »En évoquant le cas de la ville de Paris et la réaction des électeurs de Pierre-Yves Bournazel après son retrait du second tour et son appel à voter Rachida Dati, le sondeur Frédéric Dabi indique qu’« en politique, l’importance c’est la cohérence. Ce qu’il se passe, s’agissant du PS au national, c’est qu’on a entendu les mots, puis l’alliance avec La France Insoumise. A l’échelle locale, des alliances, il y en a partout, dans de très nombreuses grandes villes. Que comprennent les électeurs ? La cohérence, c’est toujours fondamental en politique et effectivement les électeurs de Bournazel ne vont effectivement pas suivre massivement. »

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Municipales 2026 : les leçons du premier tour

Municipales 2026 : les leçons du premier tour

16 mars 2026· 1:11:59

Le premier tour des municipales 2026 s'illustre par un taux de participation de 56% ; le plus faible de la Vème République, hors période Covid-19. Lors de notre émission spéciale "Municipales 2026", les éditorialistes Elizabeth Martichoux, Yves Thréard, Stéphane Vernay et l'essayiste Mathieu Souquière ont analysé les résultats et les enjeux de ce scrutin décisif. Avec une percée du Rassemblement National dans certaines communes, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard soutient cette analyse sur la ville de Marseille : "La remontée du RN à Marseille ne m’étonne pas du tout. Marseille est une ville très particulière… C’est une ville de gauche, ça l’a toujours été. C’est la ville la plus pauvre des grandes villes françaises. Il y a donc un terreau populaire très important. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Rassemblement National a toujours fait des bons scores à Marseille, parce que c’est une ville qui est très particulière qui n’a rien à voir avec Lyon, ni Paris. Ce n’est pas une ville de ‘bobos’, pas du tout. »A Paris, le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire creuse l’écart avec Rachida Dati, lors de ce premier tour. Pour le rédacteur en chef délégué de Ouest France, Stéphane Vernay, une alliance est toujours possible à droite : « On pourrait avoir une grande alliance de la droite entre Dati, Bournazel qui est sous pression. Et il faut voir comment Knafo peut se positionner aussi. ». Concernant une éventuelle union de la gauche, il est plus catégorique : « Il y a vraiment quelque chose de cassé entre le PS et LFI. Le PS qui nous dit ‘Pas d’alliance nationale’. Il y a des cas dans certaines villes, très localement, où il peut avoir des tentatives de rapprochements. Mais en même temps, s’il y a des rapprochements entre LFI et le PS lors de ce premier tour, je pense qu’ils vont se compter sur les doigts d’une main. Ce sera extrêmement limité. Chacun campe sur ses positions, en remettant la faute sur l’autre… A Paris, je ne vois pas comment il peut y avoir une entente entre Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou à ce stade». Le suspense reste entier dans la capitale, selon l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux : « Dati a un score décevant mais n’a pas encore perdu la partie. La vérité des prix entre alliances et non-alliances, on l’aura dimanche ». L’essayiste Mathieu Souquière constate que les « grandes figures politiques ont été confortées. Les Bayrou, Jean-François Copé, Edouard Philippe, David Lisnard, Fabien Roussel ont tous été maintenus. Il n’y a pas eu de grosse surprise, ni de drame pour quelques têtes d’affiches que ce soit ».

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Municipales : la poussée des extrêmes au premier tour

Municipales : la poussée des extrêmes au premier tour

16 mars 2026· 44:32

La matinale « Bonjour Chez Vous » accueillait Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l'Oise, Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement National, président du groupe RN d'Auvergne-Rhône-Alpes, le sénateur (PS) de Paris Rémi Féraud et l'eurodéputé écologiste, président de la Délégation écologistes au Parlement européen David Cormand afin de débattre sur les résultats du premier tour du scrutin des Municipales.


Pour le sénateur (LR) de l'Oise : « Nous sommes en position de force, quand on prend les villes de plus de 9 000 habitants. Il y a plus de 1 100 villes de plus de 9 000 habitants et nous en avons déjà gagnées 414, dès le premier tour. Alors que le PS en a gagné 82 et le RN, 12. Le résultat de l'enracinement des LR est bon.»

Concernant les maires sortants du RN, Andréa Kotarac affirme : « Nos maires sortants ont quasiment tous été réélus dès le premier tour. Ça vaut pour les grandes villes comme Perpignan, les moyennes, tenues depuis longtemps par le RN telles qu' Hénin-Beaumont, avec plus de 80% dès le premier tour. Donc ça ne s'invente pas. Quand vous choisissez RN, vraisemblablement les habitants l'adoptent derrière. Et puis aujourd'hui, on a d'énormes progressions, en nombre de voix. Certes nous avons perdu à Lens, mais les résultats du RN sont exceptionnels dans cette ville. »

Le sénateur socialiste Rémi Féraud avertit : « Chacun va dire ses points de force, mais les municipales, c'est les municipales, donc c'est extrêmement différent selon les communes. On a beaucoup regardé les résultats des grandes villes, des métropoles. Oui la gauche est forte et oui les socialistes tiennent leurs rangs. C'est particulièrement le cas à Paris, où la dynamique est du côté de la gauche plus que ce qui a été annoncé, et je m'en réjouis évidemment. Mais ensuite il y a des situations qui sont extrêmement différentes. Oui, le RN s'enracine, mais il s'enracine particulièrement là où il l'était déjà. Oui, certainement, dans les petites villes les maires sortants de gauche ou droite sont confortés dans cette élection et puis il y a des surprises. Mais je trouve qu'on surestime les commentaires sur la percée de LFI dans cette élection. Toulouse et Limoges, sont liées à des situations locales, à des campagnes locales, à des candidats. Ce sont des élections municipales. »

Pour l'eurodéputé écologiste et président de la Délégation écologistes au Parlement européen David Cormand, son parti n'a pas reculé dans l'opinion publique : « Moi j'attire votre attention sur le total gauche à Lyon, qui augmente de 5 points en six ans. Non seulement il n'y a pas de rejet de la gauche, ni de l'écologie et les Lyonnais ont adressé un message très clair à une alliance de toutes les droites de Wauquiez à Attal. En principe qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, le père Aulas devait faire 40-42% et en plus il a siphonné l'extrême droite. (...) Les Lyonnais et les Lyonnaises savent où est le danger et la violence à Lyon comme ailleurs. Là aussi ils ont adressé un message y comp

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Stéphane Troussel : « N’entrons pas dans cette guerre voulue par Trump et Netanyahou »

Stéphane Troussel : « N’entrons pas dans cette guerre voulue par Trump et Netanyahou »

13 mars 2026· 19:40

La guerre au Moyen-Orient va entrer dans sa troisième semaine. Emmanuel président a annoncé, dans la nuit, la mort du premier soldat français dans ce conflit. Les militaires présents sur cette base participaient à une opération de formation près d’Erbil, dans une base située au Kurdistan irakien.Selon Stéphane Troussel, porte-parole du Parti socialiste et l’invité de Bonjour Chez Vous, cet acte est « l’illustration que la priorité de la France, aujourd’hui c’est de protéger. Protéger la France, ses ressortissants, ses soldats et ses intérêts stratégiques. Et il ne faut pas rentrer dans cette guerre voulue par Trump et Netanyahou ». Le président du département de la Seine-Saint-Denis insiste sur l’importance de protéger la population : « La France doit porter une autre voie, il n’y aura pas de solutions politiques durables dans cette région du monde avec des interventions militaires, sans cadre des Nations Unies, sans respect du droit international. Je crois que c’est aussi la priorité de la France… Quand on voit la déstabilisation de la Libye, de l’Irak ou de la Syrie, on voit bien à quel point la logique de guerre dans laquelle nous font entrer Trump et Netanyahou est porteuse de grands dangers pour à la fois cette région, pour le monde dans son ensemble, y compris pour d’autres conflits. L’attention internationale portée actuellement sur le Proche et Moyen-Orient permet à d’autres de se sentir les mains libres. Je pense à l’Ukraine, à Gaza et la Cisjordanie. »

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Les partis à la conquête de la France rurale

Les partis à la conquête de la France rurale

13 mars 2026· 37:24

A deux jours du 1er tour des élections municipales, l’émission Bonjour Chez Vous ! accueillait le sociologue Jean Viard et le directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA, Stéphane Zumsteeg. Tous deux ont notamment débattu des enjeux majeurs de ce scrutin en dehors des grandes villes.Un enjeu qui change en fonction de la taille de la commune, selon le sociologue Jean Viard : « Nous n’avons pas les mêmes liens sociaux. Les liens sont beaucoup plus abstraits dans les plus grandes villes. Qui, à Paris, a rencontré madame Hidalgo ? Un certain nombre de personnes, mais quand vous êtes deux millions, ce n’est pas possible. Ce ne sont pas les mêmes types de liens, ni les mêmes demandes. En sociologie, j’appelle cela ‘double proche’ ; la différence entre ce que les gens voient à la télévision et ce qu’ils vivent. Plus les deux sont différents, plus ils ont peur. Quand les gens votent pour l’extrême-droite dans les zones rurales, en fait, ils votent ce qu’ils voient au poste et pas ce qu’ils voient dans la rue. »Pour Stéphane Zumsteeg, la Présidentielle l’an prochain se jouera dans les grandes villes : « Attention à l’effet de loupe, évidemment les enjeux locaux comptent dans la très grande majorité des 35 000 communes. Mais, dans les villes dont les médias parleront et dont nous parlerons dans la presse lundi, ce sont les gens qui auront fait le vote final. Ceux qui auront voté et fait la décision dans les grandes villes, l’auront fait aussi en fonction du contexte national… Donc à l’échelle des agglomérations, les choses restent très politisées et nationalisées. »

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Vincent Capo-Canellas : « Si on bloque les prix à la pompe, on va le payer sur nos impôts demain »

Vincent Capo-Canellas : « Si on bloque les prix à la pompe, on va le payer sur nos impôts demain »

13 mars 2026· 25:52

La guerre au Moyen-Orient, notamment le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, fait grimper le prix du carburant à des niveaux jamais vus depuis le début du conflit russo-ukrainien en 2022.Le sénateur (Union Centriste) de la Seine-Saint-Denis Vincent Capo-Canellas était l’invité de l’émission Bonjour Chez Vous ! Il s’est montré très critique sur les propositions faites par le Rassemblement National et La France Insoumise pour réguler les prix à la pompe et limiter les fluctuations liées à cette crise énergétique. Vincent Capo-Canellas avertit : « ces propositions présentent deux difficultés. D’abord, nous avons un problème budgétaire. Si on met à baisser les taxes avec des marchés qui sont très volatiles, on risque de ‘boire un bouillon financier’ et de se retrouver avec beaucoup moins de recettes durablement et donc de creuser notre déficit. Le risque c’est que l’on paie demain plus cher en impôts qu’aujourd’hui en prix d’essence. Ensuite, il y a un obstacle parlementaire car il faudrait outiller des mesures. A l’Assemblée nationale, cela me semble particulièrement difficile à faire aujourd’hui. Le gouvernement est parti plutôt sur une auto-régulation du marché, avec un plafonnement volontaire que nous devons vérifier, et avec les stocks stratégiques. »

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Michel Barnier : « Notre parti est en convalescence, il revient de loin »

Michel Barnier : « Notre parti est en convalescence, il revient de loin »

12 mars 2026· 25:34

Michel Barnier, ancien Premier ministre et député LR de Paris était l’invité politique de la matinale Bonjour Chez Vous de Public Sénat. Il est revenu sur les prochaines échéances de l’agenda politique notamment marqué par les élections municipales et l’élection présidentielle de 2027.Le député LR de Paris rappelle, dans l’ordre, la priorité des municipales : « Les municipales représentent un grand moment de démocratie au quotidien et de démocratie du quotidien ». Michel Barnier définit également l’enjeu pour son parti, les Républicains : « Là où l’on est uni, on peut gagner, entre autres Lyon et Bordeaux. Alors que là où l’on est divisé, on va perdre. Un appel à l’unité va venir de la base pour remonter vers Paris. Et il faudra faire très attention à tous les ‘déresponsables’ politiques. Ceux qui compromettront et qui fragiliseront cette unité prendront un très grand risque et devront assumer leur responsabilité ». Et concernant l’échéance présidentielle, l’ancien Premier ministre souhaite concentrer ses efforts à l’échelle nationale sur « un projet ». Il précise : « Je vais travailler, avec d’autres, à un projet pour l’alternance et pour une action de redressement et de rassemblement du pays. Je vais travailler avec des candidats potentiels et différentes formations. Il faut un esprit et un socle communs entre la droite républicaine et le centre ». Pour l’ancien chef du gouvernement, il est primordial qu’un futur candidat à la présidentielle se pose trois questions : « Un. Est-ce que je suis capable d’être Président de la République ? Les citoyens doivent savoir si ceux qui se présentent font un petit tour de piste ou sont vraiment capables d’être chef de l’Etat et c’est une grande responsabilité. Deux. Est-ce que j’ai le bon projet pour redresser le pays pour ne pas raconter d’histoire, pour dire la vérité, pour avoir le courage d’être populaire et impopulaire. Trois. Est-ce que je rassemble au-delà de mon camp ? »

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Bonjour chez vous ! du 12 mars 2026

Bonjour chez vous ! du 12 mars 2026

12 mars 2026· 1:28:28

Cela fait à présent 13 jours qu’Américains et Israéliens ont lancé une attaque sur l’Iran. Donald Trump affirme que l’Iran est proche de la défaite. Téhéran de son côté se dit prêt pour une Guerre d’usure. Et Emmanuel Macron appelle à l’apaisement au Liban... Mais pèse-t-il dans ce conflit ? Nous recevons l’ancien Premier ministre Michel Barnier.Un conflit qui a des conséquences sur les prix de l’énergie à travers le monde. Le prix du baril de pétrole remonte malgré la décision de nombreux pays de débloquer des stocks stratégiques. Sébastien Lecornu demande à ses ministres des propositions pour protéger les consommateurs. Mais dans un contexte budgétaire tendu, le gouvernement a-t-il les moyens de prendre des mesures ? Nous en parlons avec la sénatrice centriste de la Mayenne Élisabeth Doineau.En France, les électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales. La présidentielle s’invite dans la campagne. Le RN et LFI nationalisent le scrutin. Un prétendant est engagé dans la course : Edouard Philippe qui était en meeting au Havre ce mercredi. En plus de son fauteuil de maire, il joue son avenir présidentiel. On en parle dans notre débat avec Jefferson Desport et Aurore Malval.A la une de nos régions, on poursuit notre tour de France de la campagne. Direction Toulon dans le Var que le RN rêve de reconquérir 30 ans après. Et puis on va également à Lens, fief socialiste qui pourrait également basculer RN. Enfin étape à Montpellier où le maire sortant socialiste pourrait sortir vainqueur de la guerre des gauches.

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Municipales 2026 : la campagne s’accélère partout en France

Municipales 2026 : la campagne s’accélère partout en France

12 mars 2026· 31:24

La matinale Bonjour Chez Vous sur Public Sénat accueillait le grand reporter à Sud-Ouest Jefferson Desport et Aurore Malval, grand reporter au service Politique de Marianne pour échanger sur les enjeux des municipales à Montpellier, Toulon, Lens, Lille ou encore Paris. Dans certaines municipalités à l’instar de Montpellier, ce sont La France insoumise et le Parti Socialiste qui s’affrontent dans une bataille à gauche. Pour Aurore Malval, « A Montpellier, le débat se pose sur des questions d’écologie concrète appliquées à la ville. C’est un débat de gauche, dans une ville de gauche. Je n’aime pas faire l’astrologue, mais il y a assez peu de suspense sur le résultat des élections. On verra maintenant la composition du conseil municipal.Pour Jefferson Desport, la ville apparait comme « un laboratoire des divisions de la gauche ». Pour le grand reporter à Sud-Ouest le prochain scrutin va permettre de clarifier les choses : « Le maire de Montpellier Michaël Delafosse a été élu en 2020 et comme tous ceux qui ont été élus pour la première fois à cette période, il a dû affronter la ‘théorie de l’accident’ ; oui mais c’était l’après-covid, oui mais il n’y avait pas beaucoup de participation. Il y avait toujours un ‘oui-mais’ pour tous ces élus. C’est également valable pour le maire de Bordeaux. Et aujourd’hui c’est le rendez-vous de la confirmation. Le moment de faire contredire la théorie de l’accident pour tous les élus de 2020. »

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Hervé Marseille : « Ce qu’il se passe sur le plan international inquiète les électeurs »

Hervé Marseille : « Ce qu’il se passe sur le plan international inquiète les électeurs »

11 mars 2026· 24:31

Dans le cadre du conflit international embrasant le Moyen-Orient, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué ce mercredi les chefs de partis pour leur rendre compte du « positionnement de la France ». En tant que président de l’UDI, Hervé Marseille se rend à Matignon. Concernant la flambée des prix des carburants, le Président du groupe Union centriste au Sénat rejette toute idée de subventions : « Concernant les réserves stratégiques qui vont être potentiellement déstockées, ça a été fait pour cela, comme dans beaucoup d’autres pays européens. Demander des aides ou baisses de taxes sur les carburants, comme le RN ou d’autres partis ? Non, nous n’avons pas les moyens. Nous ne sommes pas dans l’opulence. »Face au contexte perturbé, le sénateur des Hauts-de-Seine explique : « Aujourd’hui, on est en train de payer ce qu’on n’a pas fait depuis des décennies. On a dormi tranquillement à l’ombre de l’OTAN, pendant des années en pensant que s’il se passait quelque chose, les Américains seraient là. A ce jour, on tombe sur un Monsieur Trump qui dit ‘Vous êtes bien gentils, mais assumez enfin votre propre défense. Nous on sera là, mais commencez déjà par investir’… Trump a réveillé l’Europe. C’est souvent avec les épreuves qu’on voit nos propres faiblesses ». Le sénateur des Hauts-de-Seine est également revenu sur les enjeux des municipales 2026, en évoquant les conséquences du conflit international, à l’échelle nationale : « Ce contexte ne prédispose pas à avoir des votes de changements ou éclatés. On a tendance à se rassurer en votant pour les candidats déjà en place, Il y a un effet de conservatisme. »

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Bonjour chez vous ! du 11 mars 2026

Bonjour chez vous ! du 11 mars 2026

11 mars 2026· 1:28:32

Au programme de cette édition : Le conflit au Moyen-Orient s’installe dans la durée. Israël affirme vouloir poursuivre ses opérations tandis que l’Iran promet de nouvelles ripostes. La guerre provoque déjà de lourdes conséquences humanitaires, notamment au Liban. Par ailleurs, il y a encore de nombreux Français coincés dans les pays impactés par le conflit. Comment assurer au mieux leur rapatriement ? Analyse avec la sénatrice (RDSE) des Français de l’étranger Sophie Briante Guillemont.Cette guerre fait planer des incertitudes économiques, particulièrement sur les marchés de l’énergie. Quelles conséquences pour l’Europe et pour la France ? En France, la hausse des prix du carburant commence à peser sur les ménages comme sur les entreprises. Quelles réponses politiques et économiques peuvent être apportées ? Entretien avec Hervé Marseille, président du groupe Union centriste au Sénat et président de l’Union des démocrates et indépendants.À l’approche du premier tour des municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Quels rapports de force se dessinent dans les grandes villes ? Quelles dynamiques politiques pourraient émerger de ce scrutin ? Débat et analyse avec les éditorialistes Françoise Degois et Hubert Coudurier.Tour de France de la campagne municipale avec la presse régionale. Focus sur Perpignan, plus grande ville dirigée par le Rassemblement national, et immersion au Le Havre, où l’avenir politique d’Édouard Philippe se joue dans ce scrutin.

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Sophie Primas : « Nous demandons de relancer le nucléaire »

Sophie Primas : « Nous demandons de relancer le nucléaire »

10 mars 2026· 25:04

Invitée de la matinale Bonjour chez vous de Public Sénat, l'ancienne porte-parole du gouvernement Sophie Primas s'est exprimée sur la stratégie défensive de la France face au conflit actuel contre l'Iran, ainsi que sur l'état des lieux de la crise énergétique. Elle déclare : « Je fais partie des parlementaires qui ont regretté les décisions prises dans les mandats précédents et notamment sous François Hollande d’aller vers l’arrêt du nucléaire. Il a donc fallu beaucoup de temps pour relancer le nucléaire. Beaucoup trop de temps. La fermeture de Fessenheim est vraiment quelque chose de dommage, parce que c’était un outil de production qui pouvait encore durer et nous être très utile. Je rappelle que c’est la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) qui a été prise il y a quelques semaines qui acte enfin véritablement le redémarrage de notre politique nucléaire ».Concernant l’échéance électorale de dimanche, la sénatrice (LR) des Yvelines est revenue sur la nouveauté des municipales de 2026 : le changement du mode de scrutin pour les habitants des métropoles de Paris, Lyon et Marseille. Concernant la « prime majoritaire », Sophie Primas reste prudente : « On verra si ça marche, ou si ça ne marche pas. Et puis, ce qu’une loi fait, elle peut le défaire. Dans ces trois métropoles, l’organisation des élections sera extrêmement difficile pour les municipalités et les agents. Il faut trois fois les bénévoles et les agents qui viennent tenir les bureaux. Trois fois le matériel, les urnes, les isoloirs, les barrières. Honnêtement, Bon courage ! »

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Sébastien Martin : « La possibilité de recourir aux stocks stratégiques a apaisé les marchés »

Sébastien Martin : « La possibilité de recourir aux stocks stratégiques a apaisé les marchés »

10 mars 2026· 24:22

Avec l’augmentation historique du prix du pétrole, les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient sont immédiates pour l’Hexagone. Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour nous livrer les scénarios envisagés par le gouvernement afin d’éviter que les conséquences ne soient trop sévères. Il rassure : « Le gouvernement est en action depuis le déclenchement de cette crise. Tous les jours il y a un suivi qui est effectué à Bercy. (…) Hier, dès qu’il a été mentionné la possibilité éventuelle de recourir aux stocks stratégiques, ça a eu un effet d’apaisement sur les marchés. Maintenant il faut que cet apaisement se voit sur les prix à la pompe, car on est repassé sous les 100 dollars sur les marchés. Et maintenant, la vraie question de fond c’est sur le détroit d’Ormuz ». Après avoir rappelé la nécessité des contrôles à la pompe demandés par le Premier ministre, le ministre délégué chargé de l’Industrie de France explique que les réserves stratégiques représentent l’équivalent de « quatre mois de disponibilités que nous avons sur le territoire national et qui peuvent être utilisées ». Sébastien Martin rappelle que « Pour le moment, nous sommes sur des réactions de marchés et qui ont quelque part une part de rationalité avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Mais en même temps, il y a une part très spéculative. Quand vous avez des réactions spéculatives, il faut envoyer des signaux pour dire à la spéculation de se calmer, de redescendre et que les prix à la pompe puissent rebaisser. »

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Municipales : Le spectre d'un "cordon sanitaire" autour de LFI

Municipales : Le spectre d'un "cordon sanitaire" autour de LFI

10 mars 2026· 33:02

A cinq jours du premier tour des municipales, la directrice générale du pôle société d’Ipsos-BVA Adélaïde Zulfikarpasic débattait face au rédacteur en chef de la revue Regards Pablo Pillaud-Vivien.Pour Pablo Pillaud Vivien, les électeurs de gauche sont encore dans une logique d’union. En prenant l’exemple de la ville de Nantes, il explique : « Les électeurs vont se dire : Est-ce qu’il y a un risque que Nantes passe à droite ? Même si nous avons plus d’affinités pour tel candidat de la France Insoumise, nous irons voter pour Johanna Rolland, parce que nous voulons donner de la force à sa candidature pour que Nantes reste à gauche. Et il en va de même pour Paris ; il y en a qui ont plus d’affinités avec Sophia Chikirou, mais qui savent, que pour battre Rachida Dati il va falloir donner sa voix à Emmanuel Grégoire. Ça, c’est le peuple de gauche qui décide, c’est pas Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou ou les cadres du partis socialistes ».La directrice générale du pôle société d’Ipsos-BVA partage cet avis : « On peut avoir des stratégies de partis, se dire on va faire des alliances techniques, pas techniques, des retraits, etc. In fine, ce sont les électeurs qui vont être les juges de paix de tout ça. Quand vous regardez l’image de La France Insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon, elle s’est passablement détériorée ces derniers mois, et années. Aujourd’hui 71% des Français jugent que La France Insoumise est un parti dangereux pour la démocratie. Pour le Rassemblement National, c’est 51%. Aujourd’hui, c’est LFI qui stigmatise vraiment la question du danger. C’est un parti qui attise les violences, ce qui fait écho à la mort de Quentin Deranque. Tous ces éléments vont être pris en compte par les électeurs. Il y va avoir des vrais cas de conscience chez ces électeurs, qui, dans l’isoloir, vont se poser des questions pas simples. Tout ceci sera en fonction de ce qu’il se passera au premier tour. Les électeurs vont se faire de véritables nœuds aux cerveaux »

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Christine Lavarde : « Les Libanais ont l’impression d’un éternel recommencement »

Christine Lavarde : « Les Libanais ont l’impression d’un éternel recommencement »

9 mars 2026· 24:15

Alors que le conflit au Moyen-Orient se régionalise et s'intensifie depuis dix jours, le Liban est la cible de l'aviation israélienne qui a frappé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah faisant près de 400 morts. Invitée sur notre plateau, la sénatrice LR des Hauts-de-Seine et présidente du groupe d’amitié France-Liban au Sénat Christine Lavarde affirme que la population libanaise a « l’impression d’un éternel recommencement ». Elle poursuit : « Les Libanais sont déplacés et quand ils sont installés, ils sont redéplacés de nouveau. Il faut se rappeler que c’est un tout petit pays ; qui fait la taille de la Gironde. Ce pays a déjà vu arriver des populations palestiniennes déplacées qui ont été installées. Il y a donc des camps dans le pays, il y a des populations syriennes qui avaient fui leur pays pendant la guerre et qui s’étaient installées aussi et qui commençaient progressivement à repartir en Syrie avec le renversement du régime politique. Et désormais c’est un déplacement à l’intérieur du pays ; les populations du sud qui fuient la zone de combat pour s’installer là où elles trouvent de la place. »La présidente du groupe d’amitié France-Liban au Sénat rappelle également la particularité du système politique et social libanais : « C’est un monde très différent de celui que l’on peut connaitre. Mais ce qui est le plus dramatique c’est que le Liban était vraiment en train d’engager un réel processus de transformation et de reconstruction de ses institutions. Il y a quand même eu une vacance du poste présidentiel pendant deux ans. Le président Aoun est en poste depuis maintenant un peu moins d’un an et demi, il a quand même déclaré et mis en place avec son gouvernement la volonté de désarmer le Hezbollah. Alors, ça ne va pas assez vite pour ceux qui voudraient que le Hezbollah n’existe plus. Mais c’était la première fois qu’il y avait une telle déclaration. Et là récemment, il vient de proclamer que le Hezbollah était persona non grata (…). C’est un message très fort »

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Bonjour chez vous ! du 9 mars 2026

Bonjour chez vous ! du 9 mars 2026

9 mars 2026· 1:28:10

Au programme de cette édition : Le conflit au Moyen-Orient se poursuit et rebat les équilibres régionaux. En Iran, la succession au sommet du pouvoir relance les interrogations sur la solidité du régime. Ce changement de leadership marque-t-il la continuité du pouvoir ou ouvre-t-il une nouvelle phase dans le conflit ? Quelles conséquences pour la région et pour l’équilibre des forces ? Analyse avec le géopolitologue Frédéric Encel.Le conflit au Proche-Orient a aussi des répercussions directes au Liban, confronté à une crise humanitaire majeure et à des déplacements massifs de population. Quel rôle la France peut-elle jouer dans l’aide aux civils et dans la stabilisation de la région ? Éclairage avec la sénatrice Christine Lavarde, présidente du groupe d’amitié France–Liban au Sénat. La crise internationale fait également craindre une hausse durable des prix de l’énergie. Quels impacts pour le pouvoir d’achat des Français et pour notre économie ?À quelques jours des municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Le scrutin peut-il consacrer une rupture durable entre le Parti socialiste et La France insoumise ? Observe-t-on au contraire une porosité croissante entre Les Républicains et le Rassemblement national ? Débat avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux.Dans nos territoires, tour de France de la campagne municipale avec la presse régionale. Focus sur Bordeaux et Lyon, deux grandes villes dirigées par des majorités écologistes. Reportage également à Roubaix, dans le Nord, où la dynamique électorale pourrait redistribuer les cartes politiques.

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Frédéric Encel : « Extrêmement courageuse, la population iranienne n’a jamais utilisé la violence. »

Frédéric Encel : « Extrêmement courageuse, la population iranienne n’a jamais utilisé la violence. »

9 mars 2026· 26:00

Au dixième jour de guerre au Moyen-Orient, le docteur en géopolitique et maître de conférences à Sciences-Po Paris, Frédéric Encel l'invité de la matinale Bonjour Chez Vous. À la question de l’état d’esprit de la population iranienne et d’un potentiel soulèvement face au régime des Mollahs, le docteur en géopolitique apporte de la nuance : « C’est une question très difficile. (…) Je pense que la population a été extrêmement courageuse, en cela qu’elle n’a jamais voulu utiliser la violence. Aucun soldat, aucun pasdaran, aucun bassidji n’a été tué, à ma connaissance, par un manifestant. Ce qui est extrêmement rare dans la longue histoire politique des oppositions à des régimes assassins. Donc gloire à cette population ». Le docteur en géopolitique affirme, cependant, qu’ «il faut un rapport de force face à ce régime extrêmement violent. » Selon lui, ce rapport de force se constituerait d’ « une partie substantielle de l’armée régulière qui basculerait du côté de la population. Pour l’instant ça ne s’est pas fait. Parce que si ça ne s’obtient pas, et si vous n’avez pas non plus à la frontière un corps de troupes d’opposants iraniens venant pénétrant dans le pays pour créer un front (...) Si vous n’avez ni l’un, ni l’autre, je ne vois pas par quelle pensée magique ce régime pourrait tomber. »

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Municipales : le cordon sanitaire anti-LFI peut-il fonctionner ?

Municipales : le cordon sanitaire anti-LFI peut-il fonctionner ?

9 mars 2026· 30:51

C'est dans un contexte international marqué par de fortes tensions politiques et géopolitiques, que vont se tenir les élections municipales les dimanches 15 et 22 mars. A moins d'une semaine du premier tour, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard et l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux échangent dans la matinale de Bonjour Chez Vous. Pour les partis de gauche, Elizabeth Martichoux se réjouit : « Le deuxième tour, ça va être passionnant. On va regarder ce que vont faire les socialistes par rapport à LFI dans l’entre-deux-tours. Parce que là on va avoir la vérité entre les déclarations ‘’Pas d’accord national’’ et ce qui se fera aux municipales. Evidemment on va essayer de comprendre. Et cela, c’est déjà un début de cordon. C’est le cordon entre PS et LFI ». De son côté, Yves Thréard observe que : « Les deux partis dominants de la vie politique aujourd’hui sont des partis qui sont localement faibles. Et les partis qui sont en voie de disparition sur le plan national sont les partis qui tiennent la plupart des municipalités donc ça va être intéressant de voir le rapport de force. On risque d’assister à un petit bouleversement avec ces municipales (…) ça va être intéressant de voir comment la gauche se comporte de manière générale. »

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Bonjour chez vous ! du 6 mars 2026

Bonjour chez vous ! du 6 mars 2026

6 mars 2026· 1:27:51

Bonjour chez vous !, c'est votre rendez-vous quotidien avec l'actualité qui vous concerne. Des débats, des reportages en régions et bien sûr toute l'actualité politique et parlementaire. Nous serons au plus près de vous, avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan.Au programme de cette édition : La guerre au Moyen-Orient s’installe dans la durée. La France assure ne pas être engagée dans le conflit, mais la situation soulève de nombreuses inquiétudes, notamment pour les Français présents dans la région et pour la stabilité internationale. Quelles conséquences diplomatiques, sécuritaires et politiques pour la France ? Éclairage avec le sénateur des Français de l’étranger Ronan Le Gleut.À l’approche des élections municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Quels rapports de force se dessinent dans les grandes villes ? La gauche peut-elle conserver ses bastions urbains ? Entretien avec Emmanuel Grégoire, candidat du rassemblement de la gauche à la mairie de Paris.À quelques jours du scrutin, quels partis apparaissent en position de force ? Qui peut gagner ou perdre gros lors de ces municipales ? Dans un contexte international tendu, les crises géopolitiques peuvent-elles influencer le vote ou la participation ? Débat et analyse avec le politologue Arnaud Benedetti, le directeur général de l’IFOP Frédéric Dabi et la journaliste Bérengère Bonte.À travers la presse régionale, tour de France de la campagne municipale. Quels sont les enjeux locaux et les rapports de force sur le terrain ? Focus notamment sur Grenoble, première grande ville conquise par les écologistes, et sur la Corse, où l’évolution du paysage politique pourrait rebattre les cartes locales.

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Municipales : RN, le pari d'une implantation locale

Municipales : RN, le pari d'une implantation locale

6 mars 2026· 34:48

Dans la dernière partie d'émission, Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP, la journaliste politique Bérengère Bonte, et Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle revue politique ont analysé les enjeux locaux et l'intensification des rapports de force sur le terrain notamment à Grenoble, première grande ville conquise par les écologistes en 2014, et la Corse, où l’évolution du paysage politique pourrait rebattre les cartes localement.À la question de la stratégie d’implantation municipale du RN, Bérengère Bonte appelle à la prudence : « Il ne faut pas oublier que ce sont des enjeux locaux. Des enjeux avec la reconduction de 70-80% des maires sortants. On va s'intéresser plutôt à des grosses communes. Mais faudra-t-il pour autant en faire des déductions au niveau national ? Je veux rester prudente sur les municipales."Le politologue et directeur de la Nouvelle revue politique Arnaud Benedetti contredit cette analyse : " Dans l’histoire électorale, on a des élections municipales qui ont parfois été annonciatrices de restructurations politiques importantes, souvenons-nous des municipales de 1977 avec le Parti Socialiste qui remporte ces élections, et en 1981 François Mitterrand est élu. De même en 1983 avec les municipales qui annoncent le résultat des législatives de 1986. Est-ce qu'on est dans ce cas aujourd'hui ? Je ne sais pas, mais ce que je pense c'est que l'objectif du Rassemblement National est de disposer d'un groupe parlementaire au Sénat au mois de septembre prochain, avec dix sénateurs."Pour Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP : "Les partis vont essayer d'imposer cette grille de lecture. Par exemple, si le Parti Socialiste conserve Paris, Lille, Marseille et remportent Strasbourg, voire Toulouse, ce sera vu comme un succès et cela peut augurer d'une dynamique présidentielle, même si les deux scrutins n'ont absolument rien à voir. Une présidentielle s'inscrit dans un continuum d'élections."

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