
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
Épisodes
718 épisodes · page 3 sur 24

Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Au programme de cette édition : faut-il s’inquiéter de l’hantavirus ? Une Française est toujours en réanimation et l'ensemble des 22 personnes identifiées en France comme cas contacts sont actuellement hospitalisées. Le virus peut-il se propager ? Comment se transmet-il ? Comment s’en protéger ? L'infectiologue Benjamin Rossi répond à ces questions. Le Sénat a rejeté lundi le texte sur la fin de vie créant une aide à mourir. Que va devenir cette réforme sociétale d’Emmanuel Macron ? Faut-il un référendum comme le demande Bruno Retailleau ? Débat entre la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canalès et la sénatrice LR du Lot-et-Garonne, Christine Bonfanti-Dossat.Comment protéger nos enfants des réseaux sociaux ? Des familles attaquent TikTok en justice après des drames impliquant leurs enfants. La France va-t-elle interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? Une proposition de loi est dans les tuyaux du Parlement. La sénatrice centriste de la Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly, rapporteure de ce texte, est notre invitée.Enfin, à la une de¿nos régions, la France prépare déjà les JO d'hiver de 2030 et s’entraine à les sécuriser. Nous vous emmenons en Savoie, à Val-d'Isère, au cœur d’un exercice grandeur nature, une simulation d’attaque armée en haut des pistes. Reportage.
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Benjamin Rossi : "Il y a une épidémie médiatique sur l'hantavirus"
Faut-il s’inquiéter de l’hantavirus ? La ministre de la Santé Stéphanie Rist a tenu une conférence de presse ce mardi afin de faire un point sur les risques d’épidémie et la situation sanitaire dans le pays. Circulation, cas contaminés, hospitalisation, réanimation, le gouvernement souhaite rassurer. L’infectiologue Benjamin Rossi était l’invité du jour de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le médecin à l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois ne souhaite pas alarmer : « On n’est pas dans un problème de pandémie mondiale. (…) Le Covid, on ne le connaissait pas quand il est arrivé, alors que l’hantavirus, on le connaît depuis les années 90. On le connaît principalement en Amérique du Sud et on le connaît suffisamment pour se dire qu’il n’est pas très contagieux ». Pour Benjamin Rossi, en ce moment il y a davantage une « épidémie de communication et une épidémie médiatique » qu’un risque sanitaire mesuré.
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Catherine Morin-Desailly : "il faudrait une transparence totale des algorithmes TikTok"
La sénatrice centriste de la Seine-Maritime Catherine Morin-Desailly rapporteure du texte sur les réseaux sociaux nous apporte son expertise et son analyse sur les plates-formes numériques, leurs usages et leurs dérives. Est-ce que la loi visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans va pouvoir entrer en vigueur pour la rentrée prochaine ? Catherine Morin-Desailly nous explique que la suite des échéances dépend de l’agenda de la Commission européenne pour l’examen de cette loi. « Tout dépend du délai qu’elle va prendre pour répondre à la proposition du Parlement français sur ce texte de loi. Il faut qu’il soit notifié à Bruxelles ».Pour la vice-présidente de la commission des affaires européennes qui s’est spécialisée dans les affaires numériques, « il faudrait une transparence totale des algorithmes TikTok ». Elle demande « la responsabilité pleine et entière des plateformes, la transparence des algorithmiques, le safety by design (principe qui met la sécurité au cœur de la plateforme)».
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Alain Milon : "Moi je ne connais pas de maladies incurables"
Le Sénat a voté contre la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. Cette proposition avait été examinée lundi soir en 2ème lecture par les sénateurs, en séance publique.Lors de l’examen du texte en commission, la droite sénatoriale avait déjà restreint cette aide à mourir pour la transformer en assistance médicale à mourir qui ne pourrait être sollicitée que quelques jours, voire quelques heures avant la mort, ce qui limite la portée du texte. Le rapporteur du texte et sénateur LR du Vaucluse Alain Milon était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Parmi les craintes du sénateur, le fait que la recherche médicale « se débarrasse des maladies incurables ». En effet, comme celles-ci entraînent des coûts financiers très importants en termes de recherche médicale, le sénateur républicain redoute ainsi que les patients soient plus rapidement orientés vers l’aide à mourir, plutôt que par d’autres traitements médicaux. L’ancien médecin explique : « Moi, je ne connais pas de maladies incurables. Elles sont incurables à l’instant T. Si on avait eu cette loi, dans les années 50, la tuberculose était une maladie incurable. Dans les années 70-80, la poliomyélite. Dans les années 80-90, le cancer du sein ».
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Vers un dégel durable des relations France-Algérie ?
Nous débattons avec nos éditorialistes autour des relations diplomatiques franco-algériennes. L’Elysée a annoncé que l’ambassadeur de France en Algérie allait retourner sur place et que les OQTF allaient reprendre. Le président Emmanuel Macron souhaite clairement apaiser les tensions entre les deux pays. En déplacement au Kenya, le chef de l’Etat annonce que cette nouvelle ère dans les relations doit « permettre d’apporter des solutions sur tous les sujets », il ajoute que « les derniers mois ont causé beaucoup de torts à l’Algérie et à la France ». Pour l’éditorialiste politique Françoise Degois, l’idée de l’histoire des mémoires est essentielle dans cette relation, elle explique : « nous devons régler notre histoire, nous devons regarder en face sans nous couvrir la tête de cendres ». L’éditorialiste poursuit : « la colonisation a été une abomination et on a le droit de le dire ».Arnaud Benedetti, directeur de la nouvelle revue politique et fondateur du comité de soutien à Boualem Sansal évoque une responsabilité commune : « quand vous voulez avoir une relation apaisée, il faut être deux. (…) Je ne confonds pas l’Algérie avec le régime algérien, mais les hiérarques qui, aujourd’hui, gouvernent à Alger, sont eux, fâchés avec la France. »
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Bonjour chez vous ! du 12 mai 2026
Au programme de cette édition : le Sénat supprime l’aide à mourir du texte sur la fin de vie. Comme en première lecture, il vide la loi de son article principal. Les sénateurs ont en revanche adopté l'autre partie du texte sur les soins palliatifs. Son rapporteur, le sénateur (LR) du Vaucluse Alain Milon, est l’invité de la matinale.À un an de la présidentielle, la primaire de la gauche a-t-elle déjà du plomb dans l'aile ? Le PS se déchire, Fabien Roussel se tient prêt à être candidat, Jean-Luc Mélenchon l’est déjà. Nous ferons le point avec l'une des candidates à cette primaire, Clémentine Autain, députée (L'Après) de Seine-Saint-Denis.Après deux ans de brouille, se dirige-t-on vers un dégel durable des relations entre la France et l'Algérie ? Emmanuel Macron appelle à une relation apaisée alors que l’ambassadeur de France est de retour à Alger et la ministre déléguée aux Armées Alice Ruffo s’est rendue à Sétif vendredi dernier. On analysera la situation avec Françoise Degois, éditorialiste politique, et Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique et fondateur du comité de soutien à l'écrivain Boualem Sansal.Enfin, à la une de nos régions, le choc à Nice. Une fusillade en plein jour a fait 2 morts et 6 blessés dans le quartier sensible des Moulins, un drame sur fond de narcotrafic. Nous serons à Nice avec Baptiste Bize, directeur de la rédaction de Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin.
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Clémentine Autain : « 80% des électeurs de gauche veulent une candidature commune »
Fabien Roussel se dit « prêt à consacrer toute son énergie » à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon confirme sa candidature au nom de LFI, François Ruffin annonce également entrer dans la course. Les ambitions présidentielles à gauche se multiplient. Une effervescence qui illustre les divisions. La candidate à la primaire de la gauche et députée (L’Après) de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain était l’invitée de la matinale. Est-ce qu’une primaire de la gauche a toujours un sens ?La députée est catégorique : « Oui, elle a un sens absolu. (…) Si nous partons façon puzzle, c’est-à-dire dans la dispersion et dans la division, nous perdons nos chances d’être au second tour pour la troisième fois. En effet, les deux dernières fois, la gauche était absente du second tour. C’est la condition sine qua non pour pouvoir l’emporter ». Selon Clémentine Autain « seule une union [pourrait] permettre une dynamique populaire ». La candidate à la primaire de la gauche regrette le peu d’optimisme qu’ont les médias envers le Nouveau Front Populaire, en déclarant « nous avons eu un meeting cette semaine et je suis assez ahurie de voir la couverture médiatique qui, en fait, fait le jeu de la division, fait le jeu des prophètes de la défaite, avec le grand bonheur à la fois de Hollande et de Jean-Luc Mélenchon. (…) 80% des électeurs de gauche veulent une candidature commune, et j’aimerais que ceux qui commentent, les politiques, prennent conscience de cela. »
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Edouard Philippe pourra-t-il faire l’union de la droite et du centre ?
C’était un discours au ton présidentiel pour Edouard Philippe ce dimanche à Reims devant les responsables du parti Horizons : « C’est cette France libre que je veux. Une France libre de se défendre contre ses ennemis lorsqu’ils la menacent. Une France libre de dire la vérité à ses amis quand ils se trompent. Une France libre de construire un destin à 27. Une France libre de faire cavalier seul, quand il le faut ». C’est ainsi qu’Edouard Philippe démarre sa campagne pour 2027. Mais pourra-t-il faire l’union de la droite et du centre ? Est-il le seul véritable adversaire face au RN ? Débat autour de campagne présidentielle de l’ancien Premier ministre, avec les éditorialistes Yves Thréard et Pablo Pillaud Vivien. Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro compare le candidat présidentiel à un moteur « diesel ». Il explique : « Edouard Philippe y va étape par étape, pas à pas. Et je crois qu’il a raison de ne pas trop s’emballer ». Pour lui, on ne peut pas qualifier son intervention dimanche à Reims de lancement de campagne car c’était uniquement face à « un public de cadres de son parti ».Le rédacteur en chef de la revue Regards rétorque : « Moi j’ai vu un meeting de campagne présidentielle. C’était très clairement le thème : l’Horizon, il a décliné ce qu’il allait faire pendant l’année à venir jusqu’à l’été et cela ressemblait vraiment à une campagne présidentielle ». Il illustre : « il y avait plein de choses très programmatiques et il y avait des choses liées à son positionnement politique particulier au sein de la grande famille éclatée du centre et de la droite. (…) Edouard Philippe est très clairement en campagne »
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Michel Barnier : « Trump veut voir terminer ce conflit, il a besoin de le terminer »
L’ancien Premier ministre et ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Michel Barnier est revenu sur l’actualité internationale dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le gouvernement iranien a récemment menacé la France d’une « réponse décisive et immédiate » en cas de déploiement dans le détroit d’Ormuz. Emmanuel Macron, en déplacement au Kenya, évoque une « confusion ». Le président de la République souhaite corriger, c’est « une mission ad hoc, copilotée avec les Britanniques et autres pays/organisations internationales », qui serait en accord avec les Etats-Unis et le gouvernement iranien, et non d’une opération offensive. Michel Barnier s’est livré sur la position de Trump dans ce conflit au Moyen-Orient : « Est-ce lié à l’uranium enrichi ou à la destruction de nouvelles installations logistiques ou nucléaires ? Je ne peux pas le dire aujourd’hui. En tout cas Trump et son gouvernement cherchent un prétexte ou une raison d’arrêter ce conflit ». Le député LR de Paris assure : « Ce qui est clair c’est que Monsieur Trump veut terminer ce conflit. Il a besoin de le terminer, et si possible sur ce qu’il appellera un succès, mais on en est loin »
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Solanges Nadille : « La France n’a pas compris l’impact que l’esclavage a eu sur nos populations »
La loi Taubira promulguée le 10 mai 2001 a fait de la France le premier pays à reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité. À l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu au Sénat pour un moment de commémoration. Sébastien Lecornu a notamment rendu hommage à la loi Taubira, qui a été adoptée depuis maintenant un quart de siècle et est revenu sur « une page sanglante de l’histoire de notre pays, de l’Europe et du monde ». Solanges Nadille, sénatrice RDPI de la Guadeloupe et invitée de la matinale Public Sénat réagit : « Les mots sont justes, les mots sont forts mais les mots ont une signification. Premier pays à reconnaître la traite négrière comme un crime contre l’humanité, mais nous avons ce sentiment de faire un pas et de reculer de deux pas ». La sénatrice est également revenue sur l’abstention de la France lors du vote d'une résolution de l'ONU qui proclame la traite des esclaves africains comme "crime le plus grave contre l'humanité". Solanges Nadille regrette cette décision du gouvernement : « Je peux entendre leur justification sur l’abstention, mais je n’accepte pas ».
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Bonjour chez vous ! du 11 mai 2026
Au programme de cette édition : L’Iran menace la France en cas de déploiement dans le détroit d’Ormuz, déploiement démenti par Emmanuel Macron qui coprésidera mardi avec le Royaume-Uni une réunion sur la sécurisation du détroit. Quelle place pour l’Europe dans ce conflit ? Nous ferons le point avec l’ancien Premier ministre Michel Barnier, aujourd'hui député (LR) de Paris.Nous reviendrons également sur un lancement de campagne qui ne dit pas son nom. Édouard Philippe était ce dimanche à Reims où il a détaillé un calendrier sans vraiment esquisser de programme pour la présidentielle de 2027. Il en appelle à une recomposition politique. Avant de convaincre les Français, l'ancien Premier ministre doit déjà convaincre son camp. Peut-il s’imposer comme le candidat du bloc central et rallier à lui Gabriel Attal voire Bruno Retailleau ? On en parle¿avec nos éditorialistes,¿Yves Thréard et Pablo Pillaud-Vivien.On revient également sur les 25 ans de la loi Taubira. En 2001, La France devenait alors le premier pays au monde à reconnaitre la traite négrière et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Une loi au centre d'une cérémonie de commémoration qui avait lieu ce dimanche au Sénat. Mais faut-il aller plus loin sur le sujet, notamment sur la question des réparations ? La¿sénatrice (RDPI) de la Guadeloupe¿Solanges Nadille répond à nos questions.Enfin, c'est à la une de nos régions : pour aider les Français à faire face à la hausse des prix du carburant, certaines collectivités prennent des mesures en faveur du pouvoir d’achat. C’est le cas de l’agglomération de Laval où les tarifs des transports en commun vont être diminués.
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Transports : Une France à deux vitesses
Le conflit au Moyen-Orient provoque aussi une crise du transport, avec l’augmentation des prix à la pompe. Faire du covoiturage, prendre le train ou la voiture ? Les Français se posent des questions tous les jours sur le meilleur mode de transport à choisir afin de pénaliser le moins leur pouvoir d’achat. Les éditorialistes de la presse régionale Stéphane Vernay de Ouest France à Paris et Julien Lecuyer de La Voix du Nord sont revenus sur cette question, dans la matinale de Public Sénat notamment sur l’accélération de l’électrification du pays.Pour le rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris, c’est une opportunité, certes, mais « il faut également voir à l’usage et dans la durée ». Il explique : « La question c’est aussi de savoir si la technologie aujourd’hui est complètement prête et si les prix ou le coût d’achat des véhicules électriques (qui sont quand même supérieurs aux thermiques) est compensé par les économies à long terme. »Le coordinateur du bureau de Paris de La Voix du Nord souhaite alerter sur une France qui irait deux vitesses. Il évoque d’une part, « une France qui profiterait de la mondialisation », avec certains qui basculeraient vers l’électrique pendant cette crise et de l’autre, ces « Français qui n’ont absolument pas les finances pour même se projeter sur l’électrique et qui vont garder leur véhicule thermique. Ceux-là risquent de se faire doublement pénaliser par ça (…) Attention à cette France à deux vitesses ».
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Bonjour chez vous ! du 7 mai 2026
Au programme de cette édition : l'interview de Rachid Temal, sénateur (PS) du Val-d'Oise. Après la qualification du PSG pour une deuxième finale de Ligue des Champions consécutive, les dossiers politiques et économiques s'accumulent autour du football. L’avenir du PSG s’écrit-il encore au Parc des Princes ? Le modèle économique du foot est-il encore tenable ? Le foot est-il encore accessible au grand public ? Faut-il repenser les droits de diffusion ? Nous ferons le point sur toutes ces questions.Nous recevons également David Amiel, le ministre de l'Action et des Comptes publics. Avec la crise du détroit d'Ormuz, les prix élevés à la pompe ont entrainé une forte baisse de la consommation de carburant en France en avril. Quelles conséquences pour les finances de l’Etat ? Le gouvernement a-t-il des marges de manœuvre pour aider les Français ? Va-t-il accepter de taxer les super profits ? Éléments de réponse alors que l'État et TotalEnergies sont accusés par certains d'être des "profiteurs de guerre."La crise de l’énergie a des conséquences sur les transports, la voiture bien sûr mais aussi l'avion. À quelques semaines des vacances d'été, les Français vont-ils privilégier le train ? Ce mode de transport écologique est aussi un outil de désenclavement. Sébastien Lecornu est justement à Toulouse ce jeudi pour évoquer le dossier de la LGV, la ligne à grande vitesse qui prévoit de relier la Ville Rose à Bordeaux. On en parle avec nos éditorialistes Julien Lécuyer de La Voix du Nord et Stéphane Vernay de Ouest-France.
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Rachid Temal : « PSG est un club qui doit être très francilien, très parisien »
Au terme d’un match plein de suspens, le PSG s’est qualifié ce mercredi soir pour la Ligue des champions. L’actualité sportive était au cœur de la première partie de la matinale « Bonjour Chez Vous », avec le sénateur socialiste Rachid Temal. En effet, dans un contexte où le nouveau maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire annonce que la vente du Parc des Princes est en bonne voie, qu’à « 99.9%, le PSG va rester au Parc des Princes » et que le Sénat a auditionné Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, le sénateur du Val-d'Oise est revenu sur les problématiques liées au football, sur les droits de diffusion TV du football français et plus généralement sur le modèle économique de ce sport. Est-ce que l’avenir du PSG s’écrit aujourd’hui au Parc des Princes ? Pour Rachid Temal, c’est une évidence : « Le PSG ne peut que s’écrire et s’inscrire dans son écrin qui est le Parc des Princes évidemment. La question, pour moi, ne se pose même pas. Et je salue le travail d’Emmanuel Grégoire qui a la volonté de faire en sorte que le club de la capitale, finalement même de l’Ile-de-France et je crois dire de la France, reste effectivement au Parc des Princes. Et concernant la vente du mythique stade parisien, il évoque une question de prix : « Je ne connais le dossier parfaitement, mais on ne peut pas vendre le Parc des Princes pour quasiment rien. Il faut que chacun s’y retrouve dans cette affaire-là. C’est une discussion qui doit s’inscrire dans un schéma de développement. »
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David Amiel : « Quand il y a des profits exceptionnels, il faut une contribution exceptionnelle »
Avec l’augmentation des prix du carburant, la consommation des Français a radicalement baissé en avril. Quelles sont les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient ? Est-ce que l’Etat va-t-il accepter de taxer les superprofits des pétroliers ? Le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel était l’invité de la matinale de Public Sénat explique : « Sur TotalEnergies, il n’y a jamais eu de tabou. Les entreprises ont une patrie. La France a de la chance d’avoir Total. Beaucoup de pays européens, n’ont pas de grandes compagnies pétrolières. Mais Total a aussi de la chance d’avoir la France, c’est ce qui lui a permis de se développer, de se projeter pendant de très nombreuses décennies. Donc bien sûr, quand il y a des profits exceptionnels, il faut une contribution exceptionnelle ».
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Défense : Préparer la guerre, coûte que coûte
Nos armées sont-elles suffisamment préparées, équipées ou encore financées ? Les sénateurs ont débattu ce mardi de la loi de programmation militaire qui prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros sur le budget de la défense. 2 milliards seront consacrés à l’achat de drones, 5 milliards pour des munitions et plus largement davantage d’efforts logistiques. La question du financement de notre défense était au cœur du débat de la matinale de Public Sénat entre deux sénateurs membres de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.Pour Jean-Marc Vayssouze-Faure, sénateur socialiste du Lot et secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cette évolution du budget intervient dans un contexte de tensions avec les Etats-Unis de Donald Trump. Il confie : « On a pensé pendant trop longtemps que les Etats-Unis allaient continuer à être un allié fiable qui était en capacité de nous défendre si on était en difficulté. Nous avons pris conscience qu’on devait trouver aussi des partenaires nouveaux et travailler plus à l’échelle européenne. »Pour Pascal Allizard, sénateur (LR) du Calvados, et vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, il faut également regarder « à l’extérieur de l’Union Européenne ».
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Pierre Jouvet : « Je ne sais pas si l’union fait gagner, mais je sais que la division fait perdre »
Alors que Jean-Luc Mélenchon vient d’annoncer sa candidature officielle à la présidentielle, la gauche dite « non-mélenchoniste » s’est réunie ce mardi à l’occasion du « Front Populaire 2027 ». Olivier Faure, Marine Tondelier, François Ruffin, Lucie Castets, Benjamin Lucas ou encore Clémentine Autain, tous prônent l’unité face aux grandes échéances à venir. Le secrétaire général du PS et député européen Pierre Jouvet, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », reprend les exemples des élections présidentielles de 2002, de 2017 et de 2022 en faisant le constat : « Tout le monde dit une chose simple, que je vais redire, et ça peut vous paraître basique. Je ne sais pas si l’union, ça fait gagner, ce que je sais c’est que la division, ça fait perdre ». Il assure que tout le monde « se battra pour avoir un candidat commun ». Et pour ceux qui ne veulent pas de primaire, comme François Hollande ou Raphaël Glucksmann ? Pierre Jouvet répond : « Moi je ne suis pas un afficionado de la primaire, mais ils y seront contraints à un moment ou à un autre. (…) Le peuple de gauche nous regarde et nous attend. Et en réalité, ceux qui vont prendre la responsabilité, dans les semaines et les mois à venir, de maintenir la désunion artificielle de la gauche non-mélenchoniste prendront une responsabilité historique devant le pays. »
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Lauriane Josende : "La criminalité organisée est aussi une criminalité financière"
La sénatrice (LR) des Pyrénées-Orientales Lauriane Josende était l’invitée de la matinale de Public Sénat. En tant que rapporteure sur le projet de loi RIPOST, elle est est revenue sur les mesures phares notamment pour la lutte contre le narcotrafic, les rodéos urbains, les rave-parties ou encore la consommation de protoxyde d’azote chez les jeunes. Loi fourre-tout ou réel avancement législatif dans la sécurité des citoyens ?Concernant la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée, le texte porté par Laurent Nuñez contient deux volets : un volet préventif qui prévoit de donner davantage de moyens aux élus qui « connaissent leur ville, leur quartier » et un volet répressif qui permet un élargissement des marges de manœuvre des préfets et des procureurs. Pourquoi instaurer une nouvelle loi moins d’un an après celle qui prévoit déjà de lutter contre stupéfiants et la violence des réseaux de narcotrafic ? La sénatrice LR illustre : « Les forces de l’ordre et les parquets nous ont fait la demande de rallonger la durée de garde-à-vue. De plus, nous avons observé que la criminalité organisée est aussi une criminalité financière. Il y avait quelques trous dans la raquette avec la loi promulguée le 13 juin 2025, tout n’est pas parfait et on essaie de combler cela par ce texte. »
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Bonjour chez vous ! du 6 mai 2026
Au programme de cette édition : Le Sénat a débattu ce mardi de la loi de programmation militaire. Une discussion dans un contexte international toujours sous tension entre guerre en Ukraine, instabilité au Moyen-Orient et inquiétudes croissantes sur la sécurité européenne. La France est-elle réellement prête en cas de conflit majeur ? Nos armées disposent-elles des moyens suffisants ? Et l’Europe peut-elle encore compter sur la protection américaine ? Débat avec les sénateurs Jean-Marc Veyssouze-Faure et Pascal Allizard.À gauche, l’équation présidentielle devient de plus en plus complexe depuis la candidature déclarée de Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, plusieurs responsables continuent d’appeler à l’unité. Une primaire de la gauche a-t-elle encore un sens ? Les autres candidats peuvent-ils exister face au leader insoumis ? Et le risque d’absence au second tour pousse-t-il déjà certains à envisager un ralliement ? Nous recevons Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste.Comment répondre au sentiment d’insécurité du quotidien ? Rave parties illégales, rodéos urbains, trafic de stupéfiants, protoxyde d’azote… Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez est venu défendre devant les sénateurs son projet de loi Ripost. Ce texte permettra-t-il réellement de restaurer l’autorité ? Répond-il aux attentes des élus locaux et des forces de l’ordre ? Ou risque-t-il de devenir une loi trop large, sans priorités claires ? Nous en parlons avec la rapporteure du texte, la sénatrice (LR) Lauriane Josende.Et puis en région, on évoque une autre manière de repenser le quotidien au travail. Alors que la semaine de cinq jours reste largement majoritaire, certaines entreprises expérimentent désormais la semaine de quatre jours. Peut-on travailler moins tout en restant aussi productif ? Ce modèle améliore-t-il réellement la qualité de vie ? Et pourrait-il s’imposer plus largement dans les années à venir ? Reportage à Saint-Just-Saint-Rambert dans la Loire.
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Défense : Préparer la guerre, coûte que coûte
Nos armées sont-elles suffisamment préparées, équipées ou encore financées ? Les sénateurs ont débattu ce mardi de la loi de programmation militaire qui prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros sur le budget de la défense. 2 milliards seront consacrés à l’achat de drones, 5 milliards pour des munitions et plus largement davantage d’efforts logistiques. La question du financement de notre défense était au cœur du débat de la matinale de Public Sénat entre deux sénateurs membres de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.Pour Jean-Marc Vayssouze-Faure, sénateur socialiste du Lot et secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cette évolution du budget intervient dans un contexte de tensions avec les Etats-Unis de Donald Trump. Il confie : « On a pensé pendant trop longtemps que les Etats-Unis allaient continuer à être un allié fiable qui était en capacité de nous défendre si on était en difficulté. Nous avons pris conscience qu’on devait trouver aussi des partenaires nouveaux et travailler plus à l’échelle européenne. »Pour Pascal Allizard, sénateur (LR) du Calvados, et vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, il faut également regarder « à l’extérieur de l’Union Européenne ».
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Pierre Jouvet : « Je ne sais pas si l’union fait gagner, mais je sais que la division fait perdre »
Alors que Jean-Luc Mélenchon vient d’annoncer sa candidature officielle à la présidentielle, la gauche dite « non-mélenchoniste » s’est réunie ce mardi à l’occasion du « Front Populaire 2027 ». Olivier Faure, Marine Tondelier, François Ruffin, Lucie Castets, Benjamin Lucas ou encore Clémentine Autain, tous prônent l’unité face aux grandes échéances à venir. Le secrétaire général du PS et député européen Pierre Jouvet, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », reprend les exemples des élections présidentielles de 2002, de 2017 et de 2022 en faisant le constat : « Tout le monde dit une chose simple, que je vais redire, et ça peut vous paraître basique. Je ne sais pas si l’union, ça fait gagner, ce que je sais c’est que la division, ça fait perdre ». Il assure que tout le monde « se battra pour avoir un candidat commun ». Et pour ceux qui ne veulent pas de primaire, comme François Hollande ou Raphaël Glucksmann ? Pierre Jouvet répond : « Moi je ne suis pas un afficionado de la primaire, mais ils y seront contraints à un moment ou à un autre. (…) Le peuple de gauche nous regarde et nous attend. Et en réalité, ceux qui vont prendre la responsabilité, dans les semaines et les mois à venir, de maintenir la désunion artificielle de la gauche non-mélenchoniste prendront une responsabilité historique devant le pays. »
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Agnès Canayer : « L'entrisme, c'est à bas bruit, c'est insidieux. »
La proposition de loi pour la lutte contre l’entrisme islamiste est à l'agenda sénatorial ce mardi 5 mai. Le texte, qui va être étudié par les sénateurs est porté par Bruno Retailleau. La sénatrice Agnès Canayer rattachée au groupe LR et rapporteur du texte était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Elle explique : « Le cœur du sujet c'est de savoir de quoi on parle quand on évoque le terme d'entrisme. Mais également de savoir qu'est-ce que c'est que ces manœuvres d'entrisme qui risque de déstabiliser nos Institutions. (...) L'entrisme n'est pas un acte individuel isolé, c'est le fait de porter des propos de manière concertée, dans le cadre de groupements de fêtes ou d'associations pour introduire un projet politique sur du long terme qui viserait à supplanter nos valeurs de la République par les lois religieuses". La sénatrice pointe du doigt un mouvement "à bas bruit, insidieux", "lent, de long terme", et qui est "concerté et collectif."
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Bonjour chez vous ! du 5 mai 2026
Au programme de cette édition : la pression monte entre les États-Unis et les Européens autour du détroit d’Ormuz. Retrait partiel des soldats américains d’Allemagne, menaces douanières, exigences accrues vis-à-vis des alliés européens, Donald Trump durcit le ton. Cherche-t-il à affaiblir l’Union européenne ? Les États-Unis sont-ils encore un allié fiable pour les Européens ? Et surtout, l’Europe a-t-elle réellement les moyens de son autonomie stratégique ? Analyse avec le géopolitologue François Heisbourg.Comment lutter contre l’entrisme islamiste ? Le Sénat examine ce mardi après-midi un texte porté par Bruno Retailleau visant à renforcer les outils de prévention et de contrôle. Le dispositif est-il suffisant face à la menace ? Faut-il aller plus loin comme le réclame Laurent Nuñez ? Et comment concilier efficacité sécuritaire et respect des libertés publiques ? Nous en parlons avec la sénatrice Agnès Canayer, rapporteure du texte.Dans un an, les Français seront appelés aux urnes pour l’élection présidentielle. Et déjà, la question de l’après-Emmanuel Macron s’impose dans le débat politique. Que peut encore accomplir le chef de l’État durant cette dernière année de quinquennat ?Le macronisme a-t-il encore un avenir politique ? Et la prise de distance de figures comme Édouard Philippe ou Gabriel Attal marque-t-elle déjà la fin d’un cycle ? Débat avec Frédéric Dabi et Élizabeth Martichoux.Et puis un peu d’évasion à l’approche des week-ends prolongés du mois de mai. La saison touristique démarre dans les châteaux de la Loire, avec déjà des professionnels optimistes. Le tourisme français retrouve-t-il des couleurs ? Les Français privilégient-ils davantage les destinations locales ? Et ces sites historiques peuvent-ils continuer à attirer malgré les tensions économiques ?
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Macron, sa dernière année...
Alors que les candidatures à la présidentielle de 2027 se multiplient ces dernières semaines, le sort politique du président actuel Emmanuel Macron reste flou. Va-t-il se retirer entièrement de la vie politique au terme de son mandat, comme il le confiait la semaine dernière aux élèves d'une école de Nicosie à Chypre ? Le macronisme a-t-il un avenir ? Le bilan du chef de l'Etat était le sujet principal du débat du club de la matinale « Bonjour Chez Vous ».
Pour l'éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, ce qui fait le caractère inédit du départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée l'année prochaine, c'est qu'il ne soit « pas atteint physiquement, comme ses deux prédécesseurs ». Elle poursuit : « Il a 49 ans. Il va défendre son bilan, parce qu'il peut éventuellement imaginer de revenir. »
Le directeur général opinion de l'IFOP Frédéric Dabi la rejoint : « Emmanuel Macron n'a rien à voir avec un François Mitterrand ou en Jacques Chirac en fin de mandat, fatigué, usé, qui étaient très silencieux dans leurs derniers mois ou semaines de mandat. Ils laissent la campagne présidentielle se dérouler. Est-ce qu'on peut imaginer un Emmanuel Macron complètement silencieux pendant la campagne ? Je n'y crois pas. Il sera, à mon avis, actif. Pas au coeur de la campagne, mais il sera présent, un peu comme une statue du commandeur. »
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Macron, sa dernière année...
Alors que les candidatures à la présidentielle de 2027 se multiplient ces dernières semaines, le sort politique du président actuel Emmanuel Macron reste flou. Va-t-il se retirer entièrement de la vie politique au terme de son mandat, comme il le confiait la semaine dernière aux élèves d'une école de Nicosie à Chypre ? Le macronisme a-t-il un avenir ? Le bilan du chef de l'Etat était le sujet principal du débat du club de la matinale « Bonjour Chez Vous ».
Pour l'éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, ce qui fait le caractère inédit du départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée l'année prochaine, c'est qu'il ne soit « pas atteint physiquement, comme ses deux prédécesseurs ». Elle poursuit : « Il a 49 ans. Il va défendre son bilan, parce qu'il peut éventuellement imaginer de revenir. »
Le directeur général opinion de l'IFOP Frédéric Dabi la rejoint : « Emmanuel Macron n'a rien à voir avec un François Mitterrand ou en Jacques Chirac en fin de mandat, fatigué, usé, qui étaient très silencieux dans leurs derniers mois ou semaines de mandat. Ils laissent la campagne présidentielle se dérouler. Est-ce qu'on peut imaginer un Emmanuel Macron complètement silencieux pendant la campagne ? Je n'y crois pas. Il sera, à mon avis, actif. Pas au coeur de la campagne, mais il sera présent, un peu comme une statue du commandeur. »
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François Heisbourg : « Trump méprise les Européens depuis 40 ans »
Donald Trump annonce une nouvelle opération militaire, « Projet Liberté », visant à escorter les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz depuis deux mois. Dès le début du conflit au Moyen-Orient, les déclarations du président américain se sont enchaînées, se heurtant à des offensives militaires iraniennes ainsi qu'à des échanges tendus sur les réseaux sociaux du côté du gouvernement iranien, qui semble résister dans ce conflit que Trump jugeait pourtant gagné d'avance. Face aux revirements de Donald Trump et aux différentes déclarations virulentes à l'égard de ses alliés, qui refusaient de s'engager dans ce conflit, le camp européen ne se montre pas rassuré quant à sa sécurité.
Le risque sécuritaire tient plus précisément au fait que le président américain souhaite réduire drastiquement son engagement en matière de défense auprès de ses alliés européens dans le cadre de l'OTAN. En réponse, le Canada et les pays européens se sont réunis à Erevan en Arménie, dans le cadre du huitième sommet de la Communauté politique européenne, pour faire front face à Trump. Cette réunion a pour but de renforcer les liens des Etats membres et des pays extérieurs à l'UE, de permettre le dialogue et la coopération de ces pays sur des thématiques telles que la sécurité.
François Heisbourg, géopolitologue, auteur de « L'Europe face aux prédateurs » disponible aux éditions Odile Jacob et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, est revenu sur ces relations transatlantiques tendues. En évoquant le chancelier allemand Friedrich Merz, ancien interlocuteur principal entre l'UE et les Etats-Unis, il s'étonne : « On dirait que Monsieur Merz a pu constater au fil des jours que Monsieur Trump avait pour l'Europe non pas les yeux de Chimène, mais plutôt un regard d'un mépris absolu, mais ce n'est pas une nouveauté. Cela fait 40 ans que Trump parle de la même façon de l'Europe et des alliances américaines avec l'Europe ». Le conseiller spécial de la Fondation pour la Recherche Stratégique insiste : « Tactiquement, le président Trump est capable de dire une chose le matin, et se contredire l'après-midi. Mais sur le sujet de l'Europe, il est extrêmement constant sur la durée. Son discours n'a pas varié depuis la fin des années 1980. Il éprouve du mépris absolu. Même si nous ne savons pas très d'où ça vient. (...) Il fait les yeux doux à la Russie, à l'URSS d'abord, depuis les années 80 et il a un regard d'un mépris profond vis-à-vis de l'Europe depuis lors également. ».
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François Heisbourg : « Trump méprise les Européens depuis 40 ans »
Donald Trump annonce une nouvelle opération militaire, « Projet Liberté », visant à escorter les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz depuis deux mois. Dès le début du conflit au Moyen-Orient, les déclarations du président américain se sont enchaînées, se heurtant à des offensives militaires iraniennes ainsi qu'à des échanges tendus sur les réseaux sociaux du côté du gouvernement iranien, qui semble résister dans ce conflit que Trump jugeait pourtant gagné d'avance. Face aux revirements de Donald Trump et aux différentes déclarations virulentes à l'égard de ses alliés, qui refusaient de s'engager dans ce conflit, le camp européen ne se montre pas rassuré quant à sa sécurité.
Le risque sécuritaire tient plus précisément au fait que le président américain souhaite réduire drastiquement son engagement en matière de défense auprès de ses alliés européens dans le cadre de l'OTAN. En réponse, le Canada et les pays européens se sont réunis à Erevan en Arménie, dans le cadre du huitième sommet de la Communauté politique européenne, pour faire front face à Trump. Cette réunion a pour but de renforcer les liens des Etats membres et des pays extérieurs à l'UE, de permettre le dialogue et la coopération de ces pays sur des thématiques telles que la sécurité.
François Heisbourg, géopolitologue, auteur de « L'Europe face aux prédateurs » disponible aux éditions Odile Jacob et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, est revenu sur ces relations transatlantiques tendues. En évoquant le chancelier allemand Friedrich Merz, ancien interlocuteur principal entre l'UE et les Etats-Unis, il s'étonne : « On dirait que Monsieur Merz a pu constater au fil des jours que Monsieur Trump avait pour l'Europe non pas les yeux de Chimène, mais plutôt un regard d'un mépris absolu, mais ce n'est pas une nouveauté. Cela fait 40 ans que Trump parle de la même façon de l'Europe et des alliances américaines avec l'Europe ». Le conseiller spécial de la Fondation pour la Recherche Stratégique insiste : « Tactiquement, le président Trump est capable de dire une chose le matin, et se contredire l'après-midi. Mais sur le sujet de l'Europe, il est extrêmement constant sur la durée. Son discours n'a pas varié depuis la fin des années 1980. Il éprouve du mépris absolu. Même si nous ne savons pas très d'où ça vient. (...) Il fait les yeux doux à la Russie, à l'URSS d'abord, depuis les années 80 et il a un regard d'un mépris profond vis-à-vis de l'Europe depuis lors également. ».
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Bally Bagayoko : « La victoire de 2027 est absolument à portée de main »
Le maire LFI de Saint-Denis et Président de Plaine-Commune Bally Bagayoko était l’invité politique de la matinale Public Sénat. Au lendemain de l’officialisation de Jean-Luc Mélenchon en tant que candidat à la Présidentielle de 2027, l’élu de Saint-Denis est notamment revenu sur cette annonce. Il souhaite expliquer le contexte : « Ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui s’est autoproclamé, c’est d’abord l’intergroupe qui s’est réuni, auquel j’ai fait partie et qui, après avoir discuté sur le fond politique, a mené à l’unanimité quasiment pour proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon. »Celui qui portera les couleurs de la France Insoumise à la présidentielle a déclaré hier lors de sa première intervention au journal de 20 heures de TF1 avoir « une équipe, un programme qui est prêt, et un seul candidat ». Pour le maire de Saint-Denis et ancien entraîneur de basket, le succès de l’équipe est possible : « J’ai l’intime conviction qu’on va pouvoir rentrer sur le terrain parce que la victoire de 2027 est absolument à portée de main. »
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Mélenchon met le cap sur la présidentielle de 2027
Après trois tentatives, Jean-Luc Mélenchon réitère son ambition présidentielle, avec une annonce officielle de candidature pour 2027 ce dimanche au journal du 20h de TF1.Est-ce le bon moment ? Quelles conséquences pour le reste de la gauche ? Est-il en capacité de rassembler et de battre le Rassemblement national donné gagnant dans les sondages ? Les éditorialistes Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Pablo Pillaud Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards en parlent lors de la matinale de Public Sénat.Pablo Pillaud Vivien souhaite souligner la différence avec les autres candidatures à gauche : « Ce qu’il a, par rapport aux autres, c’est que vous avez toute une série groupée derrière Jean-Luc Mélenchon, mais aussi de personnalités politiques de premier plan, que les Français commencent à connaître ».Pour Yves Thréard, tout n’est pas encore joué à un an de la présidentielle : « Je crois qu’il ne faut surtout pas faire de pari aujourd’hui. Ce qui est sûr, si vous voulez, c’est que le RN domine la vie politique (…) et dans les sondages d’opinion, Jean-Luc Mélechon est encore loin derrière eux. »
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Isabelle Florennes : « Donnons aux autorités les moyens de prévenir ces rave parties illégales »
Tandis que phénomène des rodéos urbains se généralise dans les ruralités et que la dernière rave-party dans le Cher est au cœur de l’actualité, le manque de moyens dont disposent les autorités face à ce genre de troubles est criant. La sénatrice centriste des Hauts-de-Seine et porte-parole du Modem Isabelle Florennes est co-auteure d’un récent rapport sénatorial sur le sujet. Elle est invitée à se prononcer sur le projet de loi RIPOST, très prochainement étudié au Sénat. Ce texte, porté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, entend apporter des Réponses Immédiates aux Phénomènes Troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité (RIPOST), en durcissant les peines des récidivistes et en donnant les moyens aux autorités d’agir. Délit d’inhalation pour les consommateurs de « gaz hilarant », amende pour les participants aux raves-parties ou encore utilisation de vidéosurveillance algorithmique, le projet de loi entend apporter un « choc de sécurité » et un « choc d’autorité », selon le ministre de l’Intérieur. Pour la sénatrice, le dernier cas de rave-party organisé près de Bourges montre clairement que la loi actuelle est « trop peu répressive ». De plus, avec les moyens actuels, les autorités rencontrent de nombreuses difficultés à tracer l’organisation des rave-parties. Isabelle Florennes explique : « Avec les sénateurs, nous nous sommes alignés sur le durcissement de ces sanctions, qui sont nécessaires pour avoir un effet dissuasif. Au-delà de ça, il est nécessaire aussi que les forces de l’ordre, les forces de sécurité intérieure puissent avoir des moyens nouveaux pour détecter et pour prévenir ce type de rassemblement ».
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