Bonjour chez vous !
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Bonjour chez vous !

Par Public Sénat

Réseau : Public Senat

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
718 épisodesDernier épisode : 9 juin 2026
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718 épisodes · page 6 sur 24

Bonjour chez vous ! du 26 mars 2026

Bonjour chez vous ! du 26 mars 2026

26 mars 2026· 1:28:03

Au programme de cette édition : l'interview politique d'Agnès Evren, porte-parole des LR et sénatrice de Paris. A droite, David Lisnard a quitté le parti avec fracas dénonçant le mode de désignation du candidat à la présidentielle. Les Républicains vont-ils se déchirer autour de la question de la primaire ? Et puis que pense la sénatrice des propos de Jordan Bardella qui déclare ce jeudi matin dans le Figaro que la droite française n’existe plus ?Nous recevons également Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d’Oise. A gauche, les municipales ont laissé des traces et après les alliances avec LFI, c'est l'heure des règlements de comptes. Olivier Faure peut-il rester à la tête du PS ? Plusieurs ténors, dont Patrick Kanner, chef de file des sénateurs socialistes, demandent un cap clair. Son homologue à l’Assemblée nationale Boris Vallaud menace de quitter les instances. Est-ce les prémices d’un putsch ?Enfin dans le débat, nous revenons sur le débat qui avait lieu mercredi au Parlement sur la situation au Moyen-Orient. Sébastien Lecornu a annoncé plus de 8 milliards supplémentaires de commandes de munitions. Le Premier ministre a évoqué les répercussions du conflit sur l’économie. Une crise qui touche déjà les Français au portefeuille. Comment le gouvernement peut-il aider les Français ? Va-t-il falloir recourir à la politique du chèque ?

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Présidentielle 2027 : Les LR se déchirent sur la primaire

Présidentielle 2027 : Les LR se déchirent sur la primaire

26 mars 2026· 33:34

La page des municipales est à peine tournée, les débats sur la présidentielle de 2027 débutent déjà. L’éditorialiste politique Michaël Darmon et Aurore Malval, Grand reporter à Marianne étaient en plateau dans Bonjour Chez Vous.Pour Michaël Darmon, les turbulences au sein du parti républicain sont lancées. Il précise : « Maintenant bas les masques. C’est-à-dire qu’il y a une incapacité à pouvoir s’entendre. Depuis dimanche, jour des résultats des municipales, on a beaucoup dit ‘c’est l’école des fans’, ‘Tout le monde a gagné’. La gauche et droite se préparent, dans le cadre de leurs qualités respectives, en vue de l’élection présidentielle et ça va donner un carnage politique. C’est évident. »Autre actualité politique du jour : la hausse des prix du carburant et l’impact budgétaire sur le gouvernement d’une potentielle aide généralisée. Aurore Malval réagit : « Le gouvernement rencontre autant de difficultés car on n’a rien à mettre en face. Il n’y a pas de mesures d’ampleurs, qui aient été programmées à la hauteur de la communication déployée au début. » La reporter fait évidemment allusion à la déclaration de ‘choc pétrolier’ mentionnée, puis démentie par le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique Roland Lescure. La grande reporter explicite la problématique principale pour le gouvernement face à l'hypothèse de potentielles aides : « Quand on fait la politique du chèque, on a dû mal à les couper. Ce sont des dispositifs qui, finalement, se prolongent beaucoup plus longtemps que la période où ils sont censés durer. »

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Bonjour chez vous ! du 25 mars 2026

Bonjour chez vous ! du 25 mars 2026

25 mars 2026· 1:28:28

Au programme de cette édition : À peine les municipales terminées, la bataille présidentielle est déjà lancée. Fort de sa réélection au Havre, Édouard Philippe confirme ses ambitions, tandis que la droite s’interroge sur sa stratégie de désignation. Entre primaire, candidature naturelle ou rassemblement élargi, les lignes restent floues. Peut-il émerger un candidat unique entre la droite et le centre ? Et cette recomposition est-elle réellement possible dans un paysage politique aussi fragmenté ? Analyse avec Pablo Pillaud-Vivien et Louis Morin.Les secousses post-municipales traversent la droite. Au sein des Républicains, la question des alliances avec le Rassemblement national ou Reconquête ! divise. Faut-il clarifier la ligne ou maintenir une ambiguïté stratégique à l’approche de la présidentielle ? Nous recevons Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat. La droite peut-elle encore éviter l’éparpillement et redevenir une force centrale ?À gauche aussi, les municipales laissent des traces. Au Parti socialiste, les tensions montent autour de la stratégie et du leadership. Les alliances avec La France insoumise interrogent sur l’avenir du parti à l’approche de la présidentielle. Le PS peut-il se reconstruire sans clarifier sa ligne politique ? Avec Audrey Linkenheld, sénatrice PS du Nord, nous revenons aussi sur les propositions pour préserver les commerces de proximité. Dans les territoires, les mutations sont déjà à l’œuvre. Face à la disparition progressive des services de proximité, certaines communes cherchent des solutions pour maintenir leur attractivité. Reportage dans le Loir-et-Cher. Comment enrayer la désertification commerciale et préserver la vie locale dans les petites communes ?

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PS-LFI-Ecologistes : la guerre des gauches est relancée

PS-LFI-Ecologistes : la guerre des gauches est relancée

25 mars 2026· 29:18

La page des municipales est à peine tournée que la campagne en vue de la présidentielle commence déjà. Après avoir conquis la ville du Havre, Edouard Philippe annonce être « extrêmement déterminé » pour 2027 et confirme qu’il sera candidat. Dans un contexte où la droite et le centre tentent de s’allier sur un nom commun pour la présidentielle, la guerre des gauches est toujours aussi sanglante. Le journaliste politique et réalisateur Louis Morin et Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards étaient sur le plateau de l’émission Bonjour Chez Vous, pour en débattre.Pour Pablo Pillaud-Vivien, la guerre des gauches ne s’est jamais arrêtée. Il précise : « Il y a trois mois le Parti Socialiste et La France Insoumise se tapaient dessus. Il y a eu la campagne du premier tour où la plupart du temps ils sont partis en ordre dispersé. Là encore, ils se sont tapés dessus. (…) Donc même pendant la campagne ils ne se sont pas épargnés. Et depuis dimanche soir, cela continue à couteaux tirés. (…) Cela n’augure rien de bon pour 2027. »Le journaliste politique et réalisateur Louis Morin estime que la stratégie du parti socialiste n’a pas été claire lors de ces municipales. Il explique : « On a eu, effectivement, des positionnements locaux qui ont différé selon les territoires. Mais on n’a pas eu de doctrine au niveau national, si ce n’est que justement il n’y en avait pas. Vous savez ce qu’il y a de pire sur le fait de ne pas avoir de stratégie ? C’est de ne pas en avoir du tout. Et la réalité, c’est que le PS est dans cette situation. Résultat : rien n’est clair et les électeurs socialistes sont complètement déboussolés et perdus, alors qu’en même temps, LFI est resté très clair pendant cette élection. »

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Mathieu Darnaud : « Il faut des contrôles sur les prix des carburants pour éviter des dérapages »

Mathieu Darnaud : « Il faut des contrôles sur les prix des carburants pour éviter des dérapages »

25 mars 2026· 25:18

Au 26ème jour du conflit au Moyen-Orient, les incidences économiques sont toujours aussi visibles sur les prix du carburant et inquiètent les automobilistes. Le président du groupe LR au Sénat Mathieu Darnaud était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous et pour lui, il y a « urgence à agir, pour notamment parer aux conséquences de ce choc pétrolier. »Il poursuit : « Il faut du dialogue avec les distributeurs, mais dans le cas échéant de la coercition si des abus sont constatés. (…) Je vois les faits et je pense qu’il faut qu’il y ait des contrôles pour éviter des dérapages. »Après avoir évoqué les questions internationales et la crise énergétique, Mathieu Darnaud est revenu sur l’avenir des Républicains. Il affirme : « L’élection présidentielle, c’est la mère des batailles, c’est l’élection suprême. Notre famille politique a pour vocation, si elle veut durer, d’avoir un candidat qui porte sa voix ». Lorsqu’il évoque les municipales et les futures sénatoriales, le président du groupe LR au Sénat se dit rassuré : « J’ai bon espoir. Nous redoutions la perte d’une commune comme Toulon et ça n’a pas été le cas. Nous avons, dans des territoires où nous pensions perdre un certain nombre de sièges, la capacité à stopper une éventuelle hémorragie. Nous perdrons peut-être quelques sénateurs et sénatrices, mais nous ferons tout pour que cette perte soit la plus limitée possible. »

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Audrey Linkenheld : « Les maires veulent des outils pour lutter contre les commerces de ‘façade’ »

Audrey Linkenheld : « Les maires veulent des outils pour lutter contre les commerces de ‘façade’ »

25 mars 2026· 23:57

Dans un contexte de désertification des centres-villes, les commerces de proximité rencontrent un déclin préoccupant dans nos communes dû en partie à la concurrence du commerce sur Internet. La question du prix des baux commerciaux constitue également un handicap pour les commerçants. Dans ce contexte, le Sénat travaille actuellement sur une proposition de loi pour encadrer les loyers des baux commerciaux, afin de rééquilibrer les relations entre bailleurs et locataires. Audrey Linkenheld, sénatrice PS du Nord était l’invitée la matinale Bonjour Chez Vous, pour nous expliquer cette proposition de texte.Elle explicite : « Plus de la moitié des commerçants interrogés disent que le niveau élevé des loyers est une des causes de la vacance. Il y a déjà eu des tentatives, avec la Loi Pinel de 2014 par exemple. Cette loi a fixé des éléments de plafonnement des prix. Mais ce qu’on nous dit sur le terrain, c’est que bien souvent c’est détourné, ça ne produit pas ses effets. Nous proposons, avec cette proposition, d’aller plus loin. En objectivant la situation d’une part, en mettant en place des observatoires locaux des loyers commerciaux. Et sur cette base, nous encadrerons les loyers commerciaux comme on a pu le faire pour les loyers d’habitation, d’autre part ». Autre problème souligné par la sénatrice : la question des commerces « de façade » : « Nous avons fait le constat que parfois il y a des commerces de proximité qui s’installent, qui ne sont pas forcément ce dont on a le plus besoin en termes de diversité. Je pense, par exemple, à ces commerces de façade qu’on voit fleurir dans lesquels il n’y a jamais aucun client. Au Sénat, nous avons beaucoup parlé de la loi contre le narcotrafic et elle a déjà montré comment certains commerces pouvaient servir de lieu de blanchiment. Là aussi, les maires nous demandent des outils. On a commencé avec la loi contre le narcotrafic, là on n’en propose un deuxième pour permettre, à un moment donné, aux maires d’empêcher ces installations. »

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Municipales : Le RN en quête de crédibilité locale

Municipales : Le RN en quête de crédibilité locale

24 mars 2026· 32:35

Lors du débat de la matinale Bonjour Chez Vous, nos deux intervenants ont échangé leurs analyses sur les enjeux et les tendances sur les municipales 2026, à quelques jours du scrutin. Pour Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme, la question des candidats RN reste ouverte. En prenant l’exemple du maire sortant de Perpignan Louis Aliot, il s’exprime : « Louis Aliot est finalement un homme assez peu connu. C’est un historique du Rassemblement National ; il a été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. On peut d’ailleurs se demander si la face de l’histoire n’aurait pas été différente pour les élections présidentielles, s’il avait été nommé et élu président du Rassemblement National à la place de Jordan Bardella. C’est un homme intelligent, cultivé, qui a fait des études de droit assez poussées. Et pourtant, il reste encore largement méconnu. C’est, à mon avis, une interrogation sur la suite. »L’éditorialiste politique Françoise Degois estime qu’il y a « un double-défi pour le Rassemblement National. Le parti doit montrer qu’il peut gagner autre chose que Perpignan. Au niveau local, est-ce que le RN peut reprendre la ville de Toulon, par exemple ? Et le deuxième enjeu qui va être majeur pour les futures campagnes présidentielles : est-ce que le front républicain fonctionne encore ? »

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Jean-Raymond Hugonet : « Le cas d'Aulas à Lyon nous montre que la politique c’est aussi un métier »

Jean-Raymond Hugonet : « Le cas d'Aulas à Lyon nous montre que la politique c’est aussi un métier »

24 mars 2026· 30:05

A l’issue du second tour des municipales, la droite demeure la première force politique du pays avec la victoire des élus républicains dans plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants. Les trois plus grandes villes du pays Paris, Lyon, Marseille, restent cependant aux mains de la gauche.Au surlendemain du scrutin, c’est l’heure du bilan dans tous les partis politiques, en vue de la présidentielle. Et pour Jean-Raymond Hugonet, sénateur apparenté LR de l'Essonne et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, l’enseignement premier de cette élection, c’est le taux d’abstention. Il observe : « Le premier enseignement de ces municipales que je retiens, c’est que tout le monde, sur les différents plateaux télévisés dimanche soir, dit qu’il a gagné. C’était assez drôle, si ce n’est pas à pleurer. Mais pour moi, le véritable gagnant c’est l’abstention, et c’est malheureux. Il faut se rendre compte que, y compris sur des scrutins locaux, qui traditionnellement ont une participation plus importante, là la participation est en baisse si l’on compare avec 2014. On est à 6 ou 7 points en retrait et c’est quelque chose d’extrêmement préoccupant. La cause ? C’est un désintérêt et un mécontentement. Ce désintérêt vient du fait que les gens y croient de moins en moins. C’est extrêmement important sur un scrutin comme celui des municipales et c’est grave."Autre enseignement de ces élections, selon le sénateur : l’évolution de la politique. Il illustre : « Je voudrais revenir sur le président de l’OL et sa candidature à la mairie de Lyon. Sa victoire était annoncée depuis le début, c’était un raz-de-marée, et puis finalement c’est une défaite. Ça dit une chose : ‘La politique c’est aussi un métier’, je ne dis pas cela dans un sens péjoratif. Ici, c’est l’exemple même où vous avez, en face, un candidat dont c’est le métier et les gens ont décidé de voter pour lui. Le fait que Lyon soit reparti dans cette direction-là, est une indication. C’est un vote démocratique, mais ça en dit beaucoup sur ce qu’est devenue la politique. »

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Fin des municipales, début de la campagne présidentielle

Fin des municipales, début de la campagne présidentielle

23 mars 2026· 32:30

Au surlendemain du résultat des municipales, chacun fait son bilan sur les principaux enseignements à en tirer. Rivalités, tensions et alliances inédites, la campagne municipale a été marquée par des enjeux concrets et locaux, avec, pour certains partis, une résonance nationale. Le scrutin a été marqué également par des surprises électorales, le sondeur Frédéric Dabi et l’éditorialiste Françoise Degois étaient les invités de la matinale du jour pour en débattre.« Tout le monde nous dit que l’union des droites est en marche, mais regardez Rachida Dati à Paris ! », s’étonne Françoise Degois. Elle poursuit : « Rachida Dati à Paris fait converger sur son nom Sarah Knafo, l’extrême droite d’Éric Zemmour Reconquête !, Thierry Mariani du RN, Renaissance le parti d’Emmanuel Macron et les LR. Elle incarne cette alliance des droites. Je ne dis pas que Paris, c’est la France, mais regardez ce que les Parisiens envoient comme message. Ils envoient un ‘non’ absolument cinglant et terrible d’ailleurs je pense à titre personnel, pour Rachida Dati. »Dans la perspective de la présidentielle, Gabriel Attal et Laurent Wauquiez ont évoqué la possibilité d’alliances du bloc central. Leur spectre est totalement différent, avec l’un, Laurent Wauquiez qui accepte un périmètre au plus large, et l’autre Gabriel Attal qui le refuse catégoriquement. Le sondeur Frédéric Dabi illustre : « J’observe une chose, c’est qu’il y a une pression assez forte du peuple, non pas de droite, mais du socle commun. C’est-à-dire les sympathisants LR, Renaissance, Horizons, MoDem. On sent une pression à vouloir éviter à tout prix un second tour Mélenchon- Bardella, qui est vu comme le second tour catastrophe. Et il y a une pression pour que ces différents partis s’entendent dans le cadre d’une primaire. Au fur et à mesure que l’on va rentrer dans la campagne présidentielle, si la petite musique c’est un Bardella à coup sûr au second tour et un Jean-Luc Mélenchon en dynamique, alors il y aura cette pression pour avoir une offre électorale plus réduite. »

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Pierre Jouvet : « Je me suis lancé en politique parce que j’admirais la droiture de Lionel Jospin »

Pierre Jouvet : « Je me suis lancé en politique parce que j’admirais la droiture de Lionel Jospin »

23 mars 2026· 23:05

L’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé ce dimanche 22 mars, à l’âge de 88 ans. Figure emblématique de la gauche plurielle, Lionel Jospin avait marqué une génération en annonçant son retrait de la vie politique le soir du 21 avril 2002, après n’être pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Invité à la matinale Bonjour Chez Vous, le secrétaire général du PS et député européen Pierre Jouvet regrette un homme qu’il a « admiré par sa droiture ». Il reconnait : « C’est pour nous une très grande tristesse. Vous savez, moi j’ai commencé mon engagement politique le 22 avril 2002, au lendemain de la défaite qu’il avait vécu au premier tour de cette élection présidentielle dont on se souvient tous. J’avais 15 ans, et je me suis engagé en politique parce que j’admirais l’homme, la droiture et surtout la façon qu’il avait d’incarner la politique. Il changeait la vie par des actes concrets : contrat des 35h, couverture universelle, le PACS, les emplois jeunes. C’était une histoire, une époque et surtout un engagement. Lionel Jospin était un homme fidèle. Fidèle à sa formation politique, le PS et puis une histoire, celle du rassemblement de la gauche plurielle, qui reste pour nous, une boussole. Pour les socialistes que nous sommes, Lionel Jospin reste un modèle quotidien. »

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Municipales 2026 : Le grand test avant 2027

Municipales 2026 : Le grand test avant 2027

23 mars 2026· 50:42

Gauche divisée, percée du Rassemblement national, retour de la droite dans de nombreuses villes moyennes ou encore échec des alliances LFI-PS, ces élections municipales ont marqué un tournant dans l’équilibre politique local révélant une France fragmentée au sein de territoires contrastés. Et pour certains, la campagne était déjà révélatrice des rapports de force en vue des présidentielles de 2027. Pour débattre autour des résultats de ce second tour : Matthieu Valet, député européen et porte-parole du Rassemblement National, Chloé Ridel, députée européenne (PS), Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône et Laure Darcos, sénatrice (Les Indépendants) de l'Essonne étaient les invités de la matinale « Bonjour Chez vous ».La députée européenne (PS) estime que le parti socialiste a réussi son pari ce dimanche. Elle déclare : « La gauche que nous représentons au Parti socialiste a démontré sa force en gardant des villes comme Paris, Marseille, Montpellier, Nantes, Lille. Mais aussi en allant chercher des conquêtes à la droite à Amiens, Saint Etienne, Pau, etc. C’est l’union de la gauche derrière les socialistes qui a montré son efficacité hier soir. Il y a des pertes, mais comparées à celles que nous avons gagnées, la soirée était très bonne pour notre parti. »Pour le porte-parole du Rassemblement national Matthieu Valet, les résultats de ces élections vont permettre au parti une progression considérable dans leur conquête de sièges au Sénat : « On passe de 1 500 conseils municipaux à 3 000. Mais c’est peut-être ici au Sénat que nous allons faire des élus supplémentaires. Vous ne nous attendez pas au rendez-vous, mais on espère avoir de nombreux sénateurs. On espère convaincre les collectivités locales et toutes celles et ceux qui veulent un groupe au sénat et que le RN soit représenté, c’est important. »Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône souligne l’aspect complexe des alliances. Il précise : « J’observe que là où la gauche est unie, nous, nous sommes divisées. Quand nous sommes nous-même unis et la gauche divisée, nous gagnons. Donc déjà, nous gagnons. A un moment donné, il faudra faire quelque chose. (...) On ne peut pas dire qu’on ne veut pas l’union des droites, et ne pas être capable de faire l’union de la droite et du centre. C’est l’un ou c’est l’autre. Il faut choisir. »Enfin, dans cette campagne municipale, la sénatrice (Les indépendants) de l'Essonne Laure Darcos déplore la nationalisation des enjeux : « Je trouve que nous avons extrêmement politisé cette campagne municipale, alors qu’au fond il fallait faire du terrain, du porte-à-porte. Ceux qui ont gagné sont ceux qui se sont retrouvés à parler de politique de proximité. C’est normal c’est le jeu, la presse et les médias, mais au fond je pense que c’était cette conclusion aussi. Avoir surinterprété, surpolitisé certains combats, finalement ça les a fait perdre les uns et les autres.

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Municipales 2026 : Les Leçons du deuxième tour

Municipales 2026 : Les Leçons du deuxième tour

23 mars 2026· 1:07:07

Émission spéciale de la matinale de « Bonjour Chez Vous » pour tirer les enseignements du second tour des Municipales 2026. Tandis que les grandes métropoles Paris, Lyon et Marseille restent à gauche, les Républicains maintiennent leur ancrage local dans des villes moyennes, des territoires ruraux et des villes symboliques telles que Clermont-Ferrand, Brest et Limoges. Le Rassemblement national gagne du terrain à Carcassonne, Orange, Liévin ou encore dans le bassin minier. Les alliances formées entre les partis de gauche et LFI conclues entre les deux tours n’ont pas porté les fruits, sauf à Nantes, avec la maire socialiste réélue Johanna Rolland. L’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, l’éditorialiste politique I24News Michael Darmon, et le rédacteur en chef délégué Ouest France à Paris Stéphane Vernay ont débattu sur les leçons tirées de cette élection. Pour Michael Darmon, l’une des observations majeures concernant le RN reste leur « ciblage des villes moyennes, des villes où les gens se sentent abandonnés par le pouvoir, ou celles où l’on a des difficultés à vivre au quotidien. (…) Pour le Var, il est beaucoup plus significatif pour le parti d’avoir gagné La Seyne-sur-Mer, ville ouvrière depuis des lustres et d’avoir récupéré encore un électorat populaire. C’est un résultat majeur pour 2027. » L’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux estime que les résultats du RN ne constituent pas une « leçon pour les présidentielles ». Elle admet tout de même que « les leçons à tirer sont les stratégies d’alliances. Est-ce que ce rapprochement structurel entre Éric Ciotti et Marine Le Pen est transposable ? On verra, mais je pense que c’est une brèche. On ne peut pas complètement décorréler la puissance de l’extrême droite, de la conquête du RN. Du travail a été fait, les esprits ont été préparés, la France est en colère. » Concernant les présidentielles de 2027, Yves Thréad suppose : « Même s’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives pour les présidentielles, je pense que la droite et le centre ont un espace pour avoir un candidat présidentiel, beaucoup plus qu’il y a un espace pour le parti socialiste, à côté de Monsieur Mélenchon. J’ai l’impression que ce second espace est plus restreint. » Le rédacteur en chef délégué Ouest France à Paris Stéphane Vernay annonce que l’union de la gauche reste potentielle pour la présidentielle. Il explique : « Même si les alliances n’ont pas fonctionné partout, on ne peut pas dire que La France Insoumise soit mise hors course à l’issue de ces municipales. Au contraire, elle peut revendiquer ces victoires de positions de force. (…) Ce que vient de nous montrer l’épisode de l’entre-deux-tours c’est que l’alliance PS-LFI n’est pas du tout entérinée. »

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Bruno Cautrès : « Dans ces municipales, il y a des gagnants numériquement et politiquement »

Bruno Cautrès : « Dans ces municipales, il y a des gagnants numériquement et politiquement »

20 mars 2026· 19:34

Merci beaucoup, voici la P2A 48h du second tour des municipales, Bruno Cautrès, chercheur au CNRS au CEVIPOF et enseignant à Sciences Po, était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous » afin d’analyser les enjeux majeurs de cette campagne, dans un contexte international perturbé. Campagne électrique à Paris, Nice ou encore Marseille, l’auteur du livre “Jeux de pouvoir. Quand les politologues regardent des séries” (Co-ecrit avec Virginie Martin) est plutôt catégorique : « Cette campagne n’a pas pris l’ampleur d’une campagne nationale. On aurait pu, par exemple, se pencher sur des questions lourdes concernant le rôle des mairies par rapport aux autres collectivités. Les collectivités par rapport à l’Etat. C’est un gros sujet dont beaucoup en parlent, et c’est dommage que nous ne l’ayons pas évoqué. »Bien que le dénouement des municipales ne soit pas encore connu, et bien que le PS et les LR et que les partis LR et PS conservent leur ancrage dans la majorité des villes de plus de 9 000 habitants, Bruno Cautrès estime que ’il y a deux vainqueurs dans cette campagne : « Les vainqueurs politiques sont incontestablement La France Insoumise et Le Rassemblement National, parce qu’ils ont montrés qu’ils étaient là, durablement installés dans le paysage politique. LFI vient de montrer aux socialistes qu’il fallait compter avec eux, ils ont même obligé, dans l’entre-deux-tours, les socialistes à mettre un genou à terre. (..) Il y a des vainqueurs numériques et des vainqueurs politiques. Les vainqueurs politiques représentent ceux qui arrivent à imposer aux autres de faire avec eux ou d’obliger les autres à reconnaître qu’ils sont là. »

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Paris, Nice, Marseille : Campagne électrique

Paris, Nice, Marseille : Campagne électrique

20 mars 2026· 36:58

Retour sur les principaux enseignements à tirer de la campagne des municipales françaises, avec l’éditorialiste politique Arnaud Benedetti et la communicante Emilie Zapalski. Invités lors de la matinale de Public Sénat « Bonjour Chez Vous », ils ont analysé et décrypté les tendances politiques de cette période décisive, aussi bien à l’échelle locale que nationale.Pour la fondatrice de l’agence Émilie conseil, il y a eu un rapport de force intéressant au niveau de la gauche. Elle illustre : « Il y a eu ce positionnement, ces postures très dignes de Benoît Payan, on a la même chose à Paris où Emmanuel Grégoire a dit ‘Non, ça sera sans LFI’, quitte à maintenir une candidate Chikirou qui va l’embarrasser.(...) Il y avait donc ces positions de villes très visibles, avec ces postures-là. Et en dessous, au contraire, nous avons vu plein d’alliances entre le PS et LFI, ou d’autres configurations. Et je trouve que c’est assez malin, parce que si les choses vont dans le bon sens pour la gauche, je pense qu’on leur pardonnera ces alliances qu’on leur rapprochait initialement. S’ils s’en sortent à Marseille et Paris, sans LFI, ça représente un signe assez fort de ces grandes villes et le reste, si ça permet de continuer à décrocher des villes plus petites...c’est comme une espèce de vague et s’il y a cette vague, on va leur pardonner. »Zoom sur le pourtour méditerranéen avec la campagne niçoise qui a fait couler beaucoup d’encre entre le duel fratricide Estrosi-Ciotti. Pour l’éditorialiste politique Arnaud Benedetti, la victoire de Ciotti semble se profiler. Il précise : « A partir du moment où la candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux se maintient, on peut considérer qu’il n’y a pas de front républicain à ce stade à Nice, au moins organisé au niveau des appareils politiques. C’est vrai, aussi qu’il y a une sociologie très spécifique à Nice. La ville a déjà élu un candidat qui était un ancien Front National ; Jacques Peyrat. Certes, il n’avait plus l’étiquette Front National, mais si vous voulez, il y a une culture politique à Nice qui favorise indéniablement la dynamique d’Éric Ciotti. (..) Son élection me paraît être une hypothèse assez forte. »

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Municipales 2026 : La cacophonie des LR

Municipales 2026 : La cacophonie des LR

19 mars 2026· 34:31

A quelques jours du second tour des municipales, Bruno Retailleau, le patron des Républicains sème le trouble dans son parti en ne soutenant pas Christian Estrosi, candidat à Nice face à Eric Ciotti. Dans le reste des métropoles, les enjeux s’intensifient auprès des candidats encore en lice, qui pour la plupart, se sont déjà prêtés à des débats. Ce mercredi, les candidats encore en lice à Paris débattaient sur BFM TV. Des enjeux locaux, mais avec une résonance nationale. À de nombreuses reprises lors des échanges, la candidate insoumise Sophia Chikirou a qualifié Rachida Dati de « macroniste ». Le coordinateur du bureau de Paris de La Voix du Nord Julien Lecuyer clarifie « Il faut savoir que beaucoup de gens qui ont choisi Pierre-Yves Bournazel au premier tour, c’était en résistance par rapport à cette candidature de l’ex-ministre de la Culture, et parce qu’ils ne voulaient pas voter pour E. Grégoire. C’était une troisième voix et je ne suis pas sûr que beaucoup voient avec une joie inébranlable le fait de voter Rachida Dati. »Concernant le débat parisien, l’éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info Valérie Lecasble conclut : « Sophia Chikirou est apparue très bonne. Elle est claire, elle défend bien ses sujets. Elle parle correctement. Rachida Dati et elle n’avaient pas l’air en désaccord en termes de personnalité. Et il y a le pauvre Emmanuel Grégoire, qui était coincé entre les deux comme le punching-ball. D’un côté parce qu’il est l’adversaire de Rachida Dati, et de l’autre côté parce que Sophia Chikirou est furieuse qu’il n’y ait pas eu d’alliance. »

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Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »

Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »

19 mars 2026· 22:39

À l’heure où les tensions internationales sont au plus haut, la France maintient sa position défensive dans le conflit au Proche et Moyen-Orient. Par ailleurs, le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé, ce mercredi sur le site de Naval Group, à Indret, le nom du porte-avions prévu pour une utilisation dès 2038. « France Libre » représente plus qu’un porte-avion, il représente un symbole et un véritable outil militaire de projection de puissance. Bernard Guetta, député européen (Renew) et journaliste spécialiste des questions internationales était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour analyser la succession des évènements au vingtième jour de ce conflit. Concernant l’appel lancé par Donald Trump pour que la France prenne part à une opération d’ouverture et de libération du détroit d’Ormuz, l’expert est catégorique : « Je sais ce qu’on ne doit pas faire. On ne doit certainement pas répondre à un coup de sifflet venu de la Maison Blanche en disant ‘Allez les petits gars, maintenant on vous donne la consigne.’ L’OTAN est faite pour protéger l’Europe. L’Alliance atlantique ne concerne pas cette région. Nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d’autant que l’article 5 du traité appelle à la défense mutuelle des États membres. Un état membre de l’Alliance qui est attaqué a le droit à la protection des autres états-membres, en l’occurrence les États-Unis n’ont pas été attaqués, ils ont attaqué. »

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Henri Cabanel :  « Avec ce jeu des alliances, le citoyen n’y comprend plus rien »

Henri Cabanel : « Avec ce jeu des alliances, le citoyen n’y comprend plus rien »

19 mars 2026· 25:13

Les élections municipales étaient au cœur des discussions dans la matinale Bonjour Chez Vous de Public Sénat. Des élections bousculées par des fusions et des accords « techniques » inédits. Selon le ministère de l’Intérieur, le taux de partition s’est élevé à 57,17% lors du premier tour des élections municipales, un taux record qui traduit une hausse d’abstention et un sentiment de malaise démocratique d’après le sénateur (RDSE) de l'Hérault Henri Cabanel, invité de la matinale du jour. Le sénateur s’explique : « Lors de ces municipales les grands perdants, ce sont la démocratie et les citoyens et les citoyennes. Aujourd’hui, on parle effectivement des problématiques entre la droite et l’extrême droite ou bien le PS et l’extrême-gauche. Cependant moi ce que je retiens pendant ces municipales, c’est l’augmentation de l’abstention. En reprenant l’expression de Jacques Chirac lors de son passage à Johannesburg quand il a dit ‘La France brûle et nous regardons ailleurs’, pour l’environnement, moi je dirai que notre démocratie est en danger, et nous regardons ailleurs. (…) À partir des années 80, il y avait une augmentation de l’abstention sur les élections territoriales et nationales. Et l’on n’a pas voulu se rendre compte qu’à un moment donné ça toucherait l’élection préférée des Français, c’est-à-dire les élections municipales. » Lorsqu’on lui demande les causes de cette abstention, Henri Cabanel, membre du parti socialiste, déplore « que les partis de gouvernement ; les LR et le PS, n’aient pas réussi à convaincre ». Selon lui, les partis ne sont pas arrivés à retisser une confiance avec les citoyens, avec notamment des promesses qui n’ont jamais été réalisées. Il illustre : « Les seules ambitions des partis politiques aujourd’hui, c’est 20% d’idées et 80% pour gagner les élections donc on s’associe avec l’un, avec l’autre, pour gagner les élections. »

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Municipales 2026 : le PS sous l’emprise de LFI ?

Municipales 2026 : le PS sous l’emprise de LFI ?

18 mars 2026· 35:56

Les candidats aux municipales avaient jusqu’à mardi soir pour déposer leur liste définitive. Pour le second tour des municipales, à Paris, il y aura une triangulaire entre les candidats E. Grégoire, R. Dati et S. Chikirou. A Marseille, le combat contre le RN se poursuit avec le retrait du candidat insoumis Sébastien Delogu. Les partis ont fini d’abattre leurs cartes et la fusion entre les listes PS et LFI est actée à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand ou encore Avignon. Pour débattre des ultimes tractations et fusions de cet entre-deux-tours, Jean-Baptiste Forray de La Gazette des communes et Bérengère Bonte étaient les invités de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour la journaliste politique, autrice de “Gabriel Attal, l’Ange exterminateur” (L’Archipel), “Le Sioux” (L’Archipel) et présentatrice du podcast “Dans l’Hémicycle“, il y a un « réel morcellement, qui fait qu’aujourd’hui les candidats sont contraints, les uns les autres, à des fusions pour éviter des quadrangulaires ou quinquangulaires. Les candidats sont contraints à reconstituer une espèce d’affrontement entre la droite et la gauche. Chacun veut faire son front républicain ; la droite et l’extrême-droite contre LFI. La gauche et l’extrême gauche contre le RN. »Lorsqu’on évoque la campagne municipale de Nice, l’auteur du roman « Les Frères ennemis de la Côte » et rédacteur en chef délégué de La Gazette des communes Jean-Baptiste Forray, la qualifie de « violente, pathétique, poignante ». Il poursuit : « Estrosi ne comprend pas ce qui lui arrive dans cette campagne. Pour lui c’est une injustice insupportable d’être devancé par celui qui était sa créature, son obligé. Il y a quelque chose de très cruel. On assiste à une sorte de mise à mort, à Nice. »

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Ian Brossat : « Tout peut encore changer si les quartiers populaires vont voter ce dimanche »

Ian Brossat : « Tout peut encore changer si les quartiers populaires vont voter ce dimanche »

18 mars 2026· 25:17

A 4 jours du deuxième tour des municipales, les listes officielles et définitives incluant pour certaines des fusions et alliances, ont été déposées. A Paris, le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel a annoncé fusionner sa liste avec la candidate Rachida Dati, tout en se retirant de la course. Malgré un refus de fusion entre Rachida Dati et la candidate Sarah Knafo, le sénateur communiste Ian Brossat, invité de la matinale Bonjour Chez Vous, la qualifie de « candidate de l’extrême droite ». Il souligne : « Madame Dati est désormais la candidate soutenue par la fachosphère, la candidate soutenue par Jordan Bardella et Sarah Knafo. (..) Toute l’extrême droite se réconcilie autour de la candidature de Madame Dati. C’est ça que nous avons face à nous. Est-ce que nous voulons demain que Paris soit dirigé par une maire qui devra son élection à l’extrême droite ? Quand on est confronté à un danger tel que celui-là, bien sûr qu’on a l’obligation de faire barrage. »Pour Ian Brossat, la balle est encore dans le camp des électeurs, tant à Paris qu’au Havre, et spécialement dans les quartiers populaires, il précise : « J’ai regardé les résultats dans le détail et la réalité, c’est que vous avez un différentiel de participation entre les quartiers populaires et les autres quartiers du Havre, avec un vote très inférieur dans les quartiers populaires. Tout peut encore changer si les quartiers populaires se mobilisent pour faire en sorte que Jean-Paul Lecoq soit maire du Havre et puisse battre Edouard Philippe. C’est un enjeu de mobilisation électorale et nous avons le même à Paris. (…) Vous savez les gens qui ont beaucoup d’argent votent toujours, il faut que les quartiers populaires sortent et aillent voter massivement. »

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Éric Coquerel : « Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne catastrophique »

Éric Coquerel : « Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne catastrophique »

17 mars 2026· 21:35

Un des enseignements principaux du premier tour des municipales 2026 est la montée des extrêmes. Principalement avec le parti Rassemblement National qui s’implante davantage et la constatation d’une percée des Insoumis. À Marseille et à Paris les socialistes refusent de s’allier aux insoumis, tandis qu’à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Lille, Clermont-Ferrand, Nantes, Avignon ou encore Brest, la fusion est déjà proposée entre PS et LFI. Éric Coquerel, député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, était l’invité de notre matinale et s’est exprimé sur le discours d’Olivier Faure concernant ces alliances. Il déclare : « En disant que ‘les Insoumis ne sont pas tous des clones de Mélenchon’, Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne qui est une catastrophe. Parce que finalement, Monsieur Faure a repris la ligne de Monsieur Hollande, c’est-à-dire la ligne droite du PS qui avait amené le parti à moins de 2% à la présidentielle (…) Comme il est là-dessus, il faut bien qu’il explique pourquoi sur le terrain, ça ne suit pas. Pourquoi ça ne suit pas ? C’est parce que tout cela, c’est un récit. LFI, par exemple, n’est pas d’extrême gauche. Je n’ai rien contre l’extrême gauche. Elle existe dans ce pays ; monsieur Poutou fait 5% à Bordeaux, le parti Révolution Permanente fait 7% à Saint-Denis par exemple. Il y a une extrême gauche en France, mais ce n’est pas nous. »

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