
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
Épisodes
718 épisodes · page 5 sur 24

Travail le 1er-mai : Les syndicats vent debout
Les débats sur le travail le 1er mai s’enflamment à nouveau. 78% des Français se disent favorables au travail ce jour chômé pour les volontaires mais les syndicats refusent cette évolution à la suite de la proposition de loi débattue au Parlement. Yves Thréard et Elizabeth Martichoux ont débattu de ce sujet lors du club de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour l’éditorialiste politique de Public Sénat, elle estime : « Cette manœuvre parlementaire n’est pas très heureuse. Alors évidemment une majorité des Français est en accord pour travailler le 1er mai, à condition que ce soit majoré, sur la base du volontariat, etc. (…) A la limite on pourrait se dire qu’il n’y a pas de débat. Mais enfin, ce ne sont pas les Français qui choisissent. En l’occurrence Sébastien Lecornu veille sur le parlement comme le lait sur le feu. Il a un budget à faire passer et il a peut-être des ambitions qu’il ne dit pas, mais pour l’instant il a besoin de garder cette espèce de ‘consensus’. »Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro s’indigne sur le fait que le texte parte en commission mixte paritaire après le vote au Sénat et le rejet à l’Assemblée : « Ce qui est contesté c’est de contourner le débat. Sur le fond, il faudrait se débarrasser de cette histoire assez rapidement. Et puis qu’on autorise le travail pour ceux qui le veulent. C’est ça la vérité. C’est ce que souhaitent Gabriel Attal et Hervé Marseille. Après il y a aussi un jeu entretenu par la gauche qui est malsain. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Retour de la région Alsace : une menace pour l’unité de la République ?
Les députés ont approuvé, à 131 voix contre 100, une proposition de loi permettant à l’Alsace de sortir de la région Grand Est pour créer une région à part entière. La proposition de loi va maintenant être débattue au Sénat pour conclure ou non le futur de cette région. À ce sujet, Michael Darmon et Aurore Malval sont revenus sur ce vote à l’assemblée.Pour Aurore Malval, grand reporter à Marianne, le débat reste complexe. Elle précise : « Le projet de loi propose de créer une région Alsace, qui correspond à peu près aux compétences de la collectivité de la Corse. Ce n’est donc pas exactement un retour à la situation antérieure des ‘anciennes régions’. Et dans ce cas-ci, effectivement on ouvre la porte à un séparatisme régional. Que dire évidemment à la Bretagne, au Pays-Basque, qui ne manqueront pas de solliciter le même type de statut ? »L’éditorialiste politique Michaël Darmon se concentre davantage sur la volonté très forte de la population d’être liée à un mouvement d’appartenance : « Ce que je retiens dans cette démarche, c’est la volonté de pouvoir récupérer un récit. De pouvoir s’ancrer dans un collectif. De raconter à quel point il y a quand même une difficulté, dans cette société française, de proposer aux Français des sentiments d’inclusion. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gilles Kepel : " Le gouvernement américain est dirigé par des agents immobiliers"
Alors qu’un cessez-le-feu de 15 jours a été décrété entre l’Iran et les États-Unis, Israël continue de bombarder le sud du Liban, une région que l’État hébreu considère comme ne faisant ‘pas partie des zones incluses dans ce cessez-le-feu’. Le Liban a subi mercredi la vague la plus importante de frappes depuis le début du conflit. Le bilan s’établit à 200 morts et près de 1 000 blessés. Le professeur des universités, politologue spécialiste de l’islam et du Moyen-Orient, et co-auteur de : “Antiterrorisme, La traque des jihadistes”, Gilles Kepel apporte son analyse de la situation actuelle du Moyen-Orient, lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Concernant le président américain Donald Trump, Gilles Kepel estime que : « Le gouvernement américain n'est pas dirigé par des personnes compétentes. Les deux négociateurs sont deux agents immobiliers, dont l’un est le gendre de Donald Trump. Ils sont des requins de l’immobilier comme Trump. Et c’est comme ça que le président voit le monde. (..) Ce qui est très frappant aujourd’hui, c’est que cette guerre a été menée pour, certes, rapporter des victoires, mais la transformer en succès militaire, ça c’est une autre affaire. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jean-Baptiste Blanc : « Il y a 238 condamnations pour viols conjugaux en 2024, c’est énorme. »
Adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le texte sur l’abolition du devoir conjugal soulève plus d’opposition dans la chambre haute. Les sénateurs examinent cette proposition de loi ce jeudi, et à cette occasion, le rapporteur de ce texte, le sénateur (LR) du Vaucluse Jean-Baptiste Blanc était l’invité de la matinale. Jean-Baptiste Blanc précise l’encadrement de cette proposition de loi qu’il juge « historique » : « Je propose d’inscrire à l’article 215 ‘Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie, sans que cela consente à des relations intimes’. Je pense que c’est une meilleure rédaction beaucoup plus juridique, plus dans l’esprit du Code Civil et qui reprend les mots du juge. »Le sénateur estime qu’il faut aller plus loin pour combattre les violences conjugales : « 57% des femmes étaient victimes d’actes sexuels non consentis dans le cadre du mariage, c’est énorme. On pourrait citer aussi qu’il y avait 238 condamnations pour viols conjugaux en 2024, c’est énorme aussi. Donc, il y a quand même quelque chose qu’il faut entendre dans la société. Et à mon avis, il y a quelque chose qui va au-delà des rapports sexuels. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonjour chez vous ! du 9 avril 2026
Au programme de cette édition : le Liban a été durement frappé dans la nuit de mercredi à jeudi, avec la vague de bombardements la plus importante depuis le début du conflit. Dans le même temps, Donald Trump annonce le maintien des forces américaines jusqu’à un nouvel accord. Le cessez-le-feu est-il déjà fragilisé ? Peut-on encore croire à une désescalade dans ces conditions ? Et surtout, la perspective d’une paix durable est-elle encore crédible ? Analyse avec Gilles Kepel, spécialiste du monde arabe.Sur le front économique, l’espoir d’un apaisement pourrait se traduire par une baisse des prix à la pompe. Le gouvernement assure vouloir en faire une priorité, sous l’impulsion de Sébastien Lecornu. Mais cela suffira-t-il à calmer la colère ? L’exécutif maîtrise-t-il réellement la situation ? Ou ce temps d’attente est-il perçu comme un signe d’impuissance ? Débat avec les éditorialistes Michaël Darmon et Aurore Malval.Au Sénat, un débat de société s’invite dans l’hémicycle. Un texte propose de mettre fin à la notion de devoir conjugal, déjà adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Pourquoi suscite-t-il davantage de réserves au Sénat ? Éléments de réponse avec le rapporteur du texte, le sénateur (LR) du Vaucluse, Jean-Baptiste Blanc.Enfin, un débat institutionnel qui pourrait rebattre les cartes territoriales. L’Alsace se dirige-t-elle vers un statut à part ? Les députés ont ouvert la voie à des compétences spécifiques, posant la question de son avenir au sein du Grand Est. Le Sénat suivra-t-il ? Les habitants seront-ils consultés ? Et cette évolution peut-elle faire jurisprudence pour d’autres territoires ? Première réaction avec Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cessez-le-feu en Iran : Nouvelle volte-face de Donald Trump
L’annonce dans la nuit de mardi à mercredi d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis marque un nouveau tournant dans le conflit au Moyen-Orient. Sur quoi ce cessez-le-feu peut-il déboucher ? La résolution du conflit est-elle proche ? Pour commenter les derniers événements, l’éditorialiste politique Elizabeth Martichoux et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi sont en plateau.Pour Elizabeth Martichoux : « La lecture est extrêmement compliquée parce qu’on passe d’un extrême à un autre ». Elle poursuit : « Alors on peut dire que Trump cherchait une porte de sortie, que ce qui a été annoncé ce matin est encore fragile. Je pense qu’il faut être très prudent, par définition avec le président américain. »Frédéric Dabi atteste, en déclarant : « Trump est quelqu’un de totalement imprévisible. Avant-hier, nous étions encore sur ‘on va raser, détruire le pays en 24 heures’ à un délai de deux semaines. Clairement, je le répète, les Français ne baissent pas la garde. L’inquiétude est extrêmement présente et ça a des conséquences sur le plan intérieur avec la pré-campagne présidentielle qui est totalement inexistante. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Général Vincent Desportes : « L’Iran a tenu face à la plus grande puissance mondiale »
Les Etats-Unis et l’Iran annoncent un cessez-le-feu dans le conflit, basé sur un accord énoncé en dix points. Les Iraniens prévoient de rouvrir le détroit d’Ormuz pour une durée de 15 jours ce qui devrait permettre une détente sur les marchés mondiaux du pétrole. Les négociations entre les deux nations se poursuivront en fin de semaine à Islamabad au Pakistan. Le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre, professeur de stratégie à Sciences PO et HEC et auteur de « Devenez leader » disponible aux Editions Odile Jacob analyse l’évolution du conflit en Moyen-Orient, dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il explique : « L’Amérique perd sa crédibilité en tant que puissance de réassurance et nous derrière. (…) L’Iran a tenu face à la plus grande puissance du monde. Ils ont beaucoup perdu, mais dans ce bras-de-fer qu’ils préparaient depuis 47 ans et auquel ils s’étaient préparés, ce sont eux qui ont tenu et c’est Trump qui s’est arrêté. Mais réjouissons-nous que Trump ait enfin pris une décision sensée. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonjour chez vous ! du 8 avril 2026
Au programme de cette édition : Après des menaces d’une extrême violence, Donald Trump change de cap. Un cessez-le-feu temporaire est instauré, l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz et un apaisement semble s’esquisser. Comment comprendre ce revirement spectaculaire ? Est-ce une stratégie de pression ou le signe d’une réelle volonté d’apaisement ? Et surtout, peut-on croire à une paix durable dans la région ? Analyse avec le général Vincent Desportes.En France, les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient s’étendent. La flambée des prix du carburant attise la colère sociale, des secteurs entiers se mobilisent et la pression monte sur l’exécutif. Le gouvernement peut-il encore temporiser ? Va-t-il devoir annoncer de nouvelles mesures pour soutenir le pouvoir d’achat ? Et jusqu’où peut-il aller sans fragiliser les finances publiques ? Débat avec Frédéric Dabi et Élisabeth Martichoux.Avec le sénateur socialiste représentant les Français de l’étranger, Yan Chantrel, nous aborderons aussi un autre défi majeur : la chute annoncée du nombre d’élèves. Comment adapter notre système éducatif à cette transformation démographique ? Et s’agit-il d’une contrainte ou d’une opportunité ?
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Yan Chantrel : « La France doit sortir d’une forme de silence »
Le sénateur (PS) représentant les Français établis hors de France, Yan Chantrel, est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il est revenu sur les sujets d’actualité de son parti, ainsi que sur l’actualité internationale avec le conflit qui s’enlise au Moyen-Orient. Le sénateur socialiste déplore la position stratégique prise par la France dans ce conflit qu’il trouve trop « silencieuse ». Il s’explique : « Le problème c’est que notre pays, lui-même a été très absent de la séquence. Où est la parole de la France ? Où est la parole de l’Europe ? Nous sommes de simples spectateurs. Nous regardons se faire, à nos portes, une guerre sans aucune intervention, sans proposition de conciliation. (…) La France doit prendre des initiatives, vraiment. Parce qu’en plus nous avons des liens très forts, notamment avec le Liban, qui est très important. Je pense que la France doit sortir d’une forme de silence, peut-être de stupéfaction pour agir et accompagner et pour permettre de résoudre ce conflit. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Guerre en Iran : L’ultimatum sans fin
La guerre au Proche-Orient continue de nourrir l’actualité nationale et internationale. A la suite des nouvelles menaces de Donald Trump qui souhaite anéantir l’Iran en quelques heures, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot alerte sur le risque d’« escalade » et de potentielles représailles du gouvernement iranien. Les éditorialistes Yves Thréard et Françoise Degois échangent leur point de vue sur les derniers événements dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Sur le dernier ultimatum du Président américain, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro s’interroge : « Le problème c’est qu’on ne sait pas trop ce que Trump veut. ‘Anéantir l’Iran en quatre heures’, ça veut dire quoi ? L’Iran, c’est 100 millions d’habitants, c’est un territoire qui est trois fois grand comme la France. C’est quand même un état profond, avec une armée, etc. Sauf à utiliser l’arme nucléaire, je ne vois pas comment il compte faire. Il ne va pas utiliser l’arme nucléaire en Iran… Le problème, c’est toujours pareil ; quand on commence une guerre, on la commence mais on ne sait jamais comment ça se termine. »L’éditorialiste politique Françoise Degois s’accorde sur cette position : « En effet, et puis le problème c’est ‘à qui parle-ton ?’. Le changement de régime n’a pas eu lieu. La réalité c’est que maintenant, ce ne sont plus les mollahs, ce sont les pasdarans. J’entends que l’armée iranienne a été, en partie, détruite mais le problème n’est pas l’armée iranienne. Le problème ce sont les pasdarans, ce sont des militaires qui gèrent maintenant. Et puis on a le sentiment, très désagréable d’ailleurs, que depuis quelques jours, ce sont eux qui donnent le tempo. Ils donnent le tempo sur le détroit d’Ormuz, mais également dans leur manière de communiquer et dans leur manière de riposter. C’est donc très inquiétant quand le gendarme du monde, Trump, a ce type de comportement débilitant, en face. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Joshua Zarka : « Nous n’avons jamais demandé à l’Europe de participer à cette guerre »
Dans un contexte de combats massifs au Proche-Orient impliquant l’Iran, Israël et les Etats-Unis, l’approche diplomatique a laissé place à des attaques offensives des différents camps depuis maintenant plus d’un mois. L’ambassadeur d’Israël en France Joshua Zarka était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il a notamment réagi à la position de l’Europe dans ce conflit, à la résistance du régime iranien, ou encore à l’ultimatum fixé par Donald Trump. L’ambassadeur estime que le Président américain s’exprime d’une manière « très claire » dans cette guerre. Il admet que son style d’expression n’est pas le sien, mais il apprécie sa clarté : « Il est temps que les chefs d’Etats s’expriment de façon claire et qu’ils n’essaient pas de toujours faire un équilibre sur des différents points ». Et concernant la position européenne, Joshua Zarka est catégorique : « D’abord, nous n’avons jamais demandé à l’Europe de participer à cette guerre, nous, de notre côté. Puis, n’oublions pas que l’Europe n’a pas une très grande histoire quant à la protection des juifs contre un danger existentiel. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonjour chez vous ! du 7 avril 2026
Au programme de cette édition : La tension monte d’un cran au Moyen-Orient. Donald Trump menace l’Iran de destruction totale et fixe un ultimatum autour du détroit d’Ormuz. Quelle est la position d’Israël ? L’Etat hébreu va-t-il s’aligner sur Washington ? Et jusqu’où peut aller cette escalade ? Nous recevons l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka.En France, la flambée des prix du carburant met le gouvernement sous pression. Sébastien Lecornu promet de nouvelles propositions tout en fixant une limite claire : pas de dépenses supplémentaires. Peut-il réellement protéger les Français sans ouvrir les vannes budgétaires ? Est-il face à une équation insoluble entre soutien au pouvoir d’achat et rigueur financière ? Débat avec nos éditorialistes Françoise Degois et Yves Thréard.Autre front : celui de l’industrie automobile. La production française a été divisée par deux en vingt ans, sur fond de concurrence internationale accrue, notamment chinoise. Avec la sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine Christine Lavarde, nous posons la question des solutions. Peut-on encore enrayer le déclin ? Faut-il revoir les aides publiques ? Et la France peut-elle rester une grande puissance automobile ?Enfin, deux territoires au cœur des débats institutionnels. En Nouvelle-Calédonie, l’avenir politique reste incertain après le refus d’examiner une réforme majeure. Qu’attendent aujourd’hui les habitants ? Et l’État peut-il encore trouver une sortie de crise ? En Alsace, la question d’un retour au statut de région à part entière refait surface. Avec Franck Leroy, président du Grand-Est, nous interrogeons les enjeux. Faut-il redessiner la carte territoriale ? Et jusqu’où aller dans la différenciation des territoires ?
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Christine Lavarde : « Aujourd’hui, il faut se préparer aux chocs futurs »
Invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », la sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde réagit à la guerre au Proche-Orient qui impacte les prix de les carburants pour les Français. La sénatrice approuve Sébastien Lecornu qui souhaite utiliser les recettes supplémentaires de cette crise énergétique pour « accélérer la décarbonisation ». Elle assure : « Aujourd’hui, il faut vraiment se préparer aux chocs futurs. Finalement, on vient de connaître deux chocs dans un laps de temps extrêmement court : 2022 et aujourd’hui, certainement 2026. Maintenant, il faut venir se doter des moyens pour que demain notre pays soit plus résilient. D’une part avec une diminution de notre consommation d’énergie carbonée, et d’autre part l’indépendance de notre pays. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Carole Delga : « La politique de zigzag du PS ne peut plus continuer »
Dans le cadre de l’anniversaire des 10 ans de la fusion des régions françaises, la présidente de Régions de France est l’invitée de la matinale de Public Sénat. Selon Carole Delga, le découpage du territoire en 18 régions, a été nécessaire pour pouvoir structurer des filières économiques comme les énergies renouvelables par exemple. Elle déplore, cependant, le montant du budget alloué à l’ensemble des régions, qu’elle juge trop faible.La présidente PS de la région Occitanie est également revenue sur l’état de son parti. A la suite de la campagne municipale et des alliances PS-LFI, Caroline Delga déclare : « Je pense que les propos d’Olivier Faure, dans l’entre-deux-tours, ont été très préjudiciables. Ils ont donné l’image d’un parti qui se vendait en fonction d’accords électoraux. Les Français nous ont donc sanctionnés au second tour, parce qu’ils en ont marre des ‘magouilles’ »La présidente PS de la région Occitanie en appelle au changement et une clarté au sein du parti parce que « la politique du zigzag ne peut plus continuer, elle va nous amener dans des grandes difficultés. (…) Maintenant, nous devons avoir une ligne claire. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonjour chez vous ! du 2 avril 2026
Au programme de cette édition : Les tensions au Moyen-Orient ravivent les inquiétudes économiques. Les déclarations de Donald Trump sur de possibles frappes contre l’Iran font déjà grimper les prix du pétrole. Quelles conséquences concrètes pour les Français à la pompe ? Le gouvernement peut-il maintenir sa ligne sans nouvelles aides pour les particuliers ? Et jusqu’où peut aller cette flambée des prix ? Analyse avec Michaël Darmon et Élisabeth Martichoux.Sur le terrain, la pression monte aussi dans le monde agricole. Réunis en congrès, les responsables de la FNSEA mettent en garde : sans mesures rapides, la mobilisation pourrait reprendre. Nous serons en Bretagne avec Loïg Chesnais-Girard, président de la région. Le gouvernement peut-il encore désamorcer la colère ? Et assiste-t-on aux prémices d’un nouveau mouvement social ?Autre sujet sensible : les règles des ruptures conventionnelles. Le gouvernement souhaite en modifier l’indemnisation, un accord ayant déjà été trouvé entre partenaires sociaux puis inscrit dans la loi. Nous interrogerons le sénateur (LR) du Gard Laurent Burgoa, rapporteur du texte. Cette réforme va-t-elle réellement inciter au retour à l’emploi ? Et risque-t-elle de fragiliser certains salariés ?Dix ans après leur création, les grandes régions dressent leur bilan. Ont-elles réellement gagné en efficacité et en poids politique ? Avec Carole Delga, présidente de Régions de France et présidente (PS) de la région Occitanie, nous posons la question de l’avenir. Faut-il aller plus loin dans la décentralisation ? Et les régions sont-elles armées pour faire face aux crises économiques et géopolitiques ?
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Municipales à Paris : récit d’une campagne mouvementée
Près de deux semaines après le sacre d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris, retour sur la campagne municipale. Public Sénat propose la diffusion de « Bataille de Paris : Scènes de campagne ». Le journaliste et réalisateur Quentin Calmet a partagé les coulisses de la campagne Dati/Grégoire : « Depuis le mois de janvier, nous, les journalistes, avons sollicité Dati pour faire ces fameuses rencontres au plus près du débat, avec les Parisiens. Mais ça n'était pas des déplacements ouverts aux journalistes. (…) Elle s’est dit qu’elle avait une renommée, une notoriété qui serait considérée comme un avantage parce qu’elle était identifiée comme la principale opposante à Anne Hidalgo, et que ce serait suffisant ».Elizabeth Martichoux, éditorialiste, le confirme en reprenant les propos d’Agnès Evren : « Oui, il y avait une soif d’alternance telle, que dans le fond, on se dit ‘ça suffit’. Cependant je vous rappelle qu’il y a eu le poison de la division à droite, qui a nui à Rachida Dati ». Pour Michael Darmon, la question de l’alternance était surtout théorique. Selon lui, dans la réalité la capitale est et restera de gauche. Il affirme « En réalité, beaucoup ont critiqué Hidalgo, mais nous sommes juste face à une maire qui a strictement appliqué son programme. (…) On n’a pas vu de manifestation de Parisiens dire ‘on veut retourner à la voiture’».
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Laurent Burgoa : « Ce n’est pas à nous, parlementaires, de s’immiscer dans la vie de l’entreprise »
Dans le cadre de la nouvelle réforme de l’assurance chômage, le dispositif de ruptures conventionnelles se durcit. En effet ce projet de loi prévoit notamment une réduction de la durée de l’indemnisation : désormais 15 mois d’indemnisations chômage pour les moins de 55 ans au lieu de 18 mois. Ces indemnisations seraient raccourcies également pour les plus de 55 ans : 20,5 mois post-réforme contre 22,5 mois à l'heure actuelle. Une évolution de ces règles qui va permettre des économies. Le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa est l’invité de la matinale « Bonjour Chez vous », afin de nous éclairer, en tant que membre de la commission des affaires sociales, sur ce projet de loi. Pour lui, cette évolution issue d’un accord entre les partenaires sociaux va dans le bon sens : « Je me réjouis que les représentants du patronat et des salariés soient même allés au-delà de la lettre de mission du ministre. Lettre qui prévoyait une économie de 400 millions d’euros. Ils sont arrivés à un accord qui pourrait faire économiser entre 700-800 millions d’euros sur deux ou trois ans. (…) On devrait plutôt se réjouir de ce dialogue social entre salariés et patronat. Ce n’est pas à nous, parlementaires, de s’immiscer dans la vie de l’entreprise. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonjour chez vous ! du 1er avril 2026
Au programme de cette édition : face à la flambée des prix du carburant, la colère monte. Agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, tous jugent les mesures gouvernementales insuffisantes. L’exécutif peut-il aller plus loin sans creuser davantage le déficit ? Et surtout, les particuliers seront-ils les prochains oubliés de cette crise ? Avec l’économiste Philippe Dessertine, nous posons une question centrale : les prix à la pompe peuvent-ils encore grimper… et jusqu’où ?A la une de nos régions, la hausse des carburants a des conséquences très concrètes. Dans l’Indre, nous avons suivi une aide à domicile contrainte de multiplier les kilomètres chaque jour pour travailler. Comment faire face, quand la voiture n’est pas un choix mais une nécessité ? Et ces situations du quotidien sont-elles suffisamment prises en compte dans les politiques publiques ?Au Sénat, un autre débat de société s’impose : celui de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Une priorité portée par Emmanuel Macron, avec un objectif d’application rapide.Avec le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, nous interrogerons les contours du texte. Faut-il aller jusqu’à une interdiction stricte ? Et surtout, est-elle réellement applicable ?Sur le plan politique, les regards se tournent déjà vers l’après municipales. Selon notre baromètre, Édouard Philippe apparaîtrait comme le mieux placé face au Rassemblement national. Mais peut-il s’imposer dans son propre camp ? Les Républicains accepteront-ils de se ranger derrière lui ? Une candidature unique de la droite et du centre est-elle crédible ? Et pourrait-elle rebattre les cartes au point d’écarter la gauche du second tour ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Lisnard/Retailleau : fracture chez les Républicains
Avec le départ de David Lisnard, maire de Cannes, du parti Les Républicains, la fracture se creuse au sein du premier parti de France. Le président de l’Association des maires de France déplore un manque de « lisibilité » et de « cohérence » au sein du parti. Il a d’ailleurs annoncé sa candidature à la présidentielle. Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et l’éditorialiste politique Françoise Degois ont réagi à la division des LR dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Pour Arnaud Benedetti, il y a plusieurs fractures chez les Républicains, il précise : « David Lisnard n’a pas tort quand il dit qu’il n’y a pas de ligne claire aujourd’hui pour le parti. Est-ce que vous êtes capable de les situer à ce jour ? Est-ce qu’ils sont dans le bloc central ou dans l’opposition au bloc central ? C’est extrêmement difficile, même au niveau des observateurs et commentateurs que nous sommes, de dire où ils se retrouvent.»Pour Françoise Degois, la tourmente de la droite permet de montrer à la gauche qu’elle n’est pas seule dans sa division. Elle déclare : « Il y a deux formations qui ont gagné ces municipales : les républicains et les socialistes. Ce sont deux vieilles maisons. (…) Mais je ne vois pas le chemin de la droite, tant que la droite n’a pas réussi à clarifier non seulement son offre programmatique et son offre de personnes. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Philippe Dessertine : « En fait, tout le monde perd dans cette crise »
Dans un contexte international économiquement perturbé marqué par les conflits au Moyen-Orient, les conséquences de la crise énergétique sur les Français se font sentir tous les jours à la pompe avec une augmentation de 50 centimes par litre depuis cinq semaines. Est-ce que l'Etat profite de cette crise ? L'économiste Philippe Dessertine répond et nous livre son analyse lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ».
Il clarifie : « L'Etat ne gagne ne pas d'argent dans cette affaire. Il en gagne directement avec les taxes sur le pétrole, mais c'est une part fixe, qui ne bouge pas, même s'il y a des variations de prix. Ce qui veut dire que sa part diminue quand le prix du pétrole augmente du fait, par exemple, de l'augmentation du baril. En revanche, vous avez une augmentation de la TVA. C'est la TVA qui va permettre d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires. (...) Quand il y a des crises, le gouvernement fait des chèques énergie qui vont lui coûter beaucoup plus cher que le gain qu'il a eu en termes de TVA, mais qui ne vont pas complètement compenser la perte de pouvoir d'achat des ménages. En fait tout le monde perd. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Max Brisson : « En France, on fait des subventions pour calmer la colère »
Les syndicats des agriculteurs demandent actuellement au gouvernement des aides aux carburants plus importantes afin que les professionnels puissent surmonter la crise actuelle. La politique des chèques ou d'une aide « généralisée » à tous les ménages n'est tout de même pas envisagée par l'exécutif pour le moment. Le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, invité de la matinale Bonjour Chez Vous réagit à cette actualité : « Aujourd'hui dès qu'il y a un problème en France, on demande des subventions. Et donc des chèques qui creusent le déficit de l'Etat. On fait des subventions pour calmer la colère. Mais on la calme très provisoirement, on ne règle pas le problème de fond et on creuse structurellement la dette publique. (...) Le « quoiqu'il en coûte » a été une sorte de cancer de notre vie politique et économique. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Karine Daniel : « Je demande au Ministre de revoir ces fermetures d’écoles, c’est inacceptable »
Les enseignants du public appellent à la grève pour protester contre la suppression annoncée de postes dans le cadre des discussions autour de la carte scolaire. Ces fermetures de classes seraient une réponse à la chute démographique que connaît la France. Le ministre de l’Education nationale parle d’une perte historique d’« un million d’élèves sur 6,5 millions, en école primaire, depuis 2019 ». Une suppression de près de 4 000 postes est prévue pour la rentrée 2026, pour s’adapter à la baisse d’effectifs des élèves. La sénatrice (PS) de la Loire-Atlantique Karine Daniel est l’invitée de la matinale Bonjour Chez Vous. Pour elle, il est indispensable que « le gouvernement porte un regard particulier sur les écoles rurales ». Elle poursuit : « Ces écoles ont souvent des indices de position (IPS) assez faibles. Nous sommes sur des élèves, pour qui la République, et l’Education nationale doivent avoir une attention particulière. J’appelle la rectrice, dans notre département de Loire-Atlantique, et le ministre de l’Education nationale à avoir un regard particulier sur ces situations. (…) Je vous le dis avec l’exemple de mon département, mais il y a des décisions que nous ne comprenons pas. Il y a des postes qui sont sauvés, tant mieux pour les écoles qui en avaient besoin et puis, il y a certaines écoles qui ont été fermées, alors qu’il n’y a aucune baisse d’effectif et même des besoins spécifiques. (…) Je le dis c’est inacceptable, et je demande au Ministre de revoir ces situations parce qu’elles créent de la défiance dans des territoires qui ont déjà beaucoup de défiance vis-à-vis des politiques publiques et de la politique. La République doit être là où les élèves et les familles en ont besoin. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Marc Fesneau : « Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain »
L’annonce du gouvernement d’aides aux carburants à destination des pêcheurs, agriculteurs et transporteurs routiers ne calme pas la colère. Certains appellent à la manifestation dans les rues ou à ‘faire des chèques’ pour élargir cette mesure qui ne touche qu’une partie de la population. Certains partis réclament au gouvernement des aides généralisées, mais pour Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, le ciblage de cette mesure est absolument nécessaire. Il est catégorique : « Nous n’avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient. Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain parce que c’est à crédit tout ça. Et à la fin ce sont les Français qui paieront. La dette, ce sont les Français qui la paient dans leur taux d’intérêt, les entreprises, dans leur TVA. (…) Si les fluctuations des prix du pétrole durent plus longtemps, alors se posera la question d’un choc un peu plus systémique. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonjour chez vous ! du 31 mars 2026
Au programme de cette édition : l'interview politique de Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale. La droite et le centre sont-ils en capacité de trouver un candidat commun en vue de la présidentielle de 2027? Les centristes peuvent-ils s’allier avec Bruno Retailleau qui juge qu’un macroniste ne peut pas être élu président de la République ? Nous recevons également Karine Daniel, sénatrice PS de Loire-Atlantique. Les enseignants du public appelés à la grève ce mardi pour dénoncer les suppressions de postes d’enseignants et les fermetures de classes liées à la carte scolaire. La baisse de la démographie justifie-t-elle ces mesures ? Enfin dans le Club : Édouard Philippe est-il le mieux placé pour battre le RN à la présidentielle ? L’ancien Premier ministre réélu maire du Havre fait une remontée de popularité dans notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, et battrait Jordan Bardella, le potentiel candidat RN au second tour. Détails et analyses dans une heure avec Erwan Lestrohan d’Odoxa et Nathalie Mauret du groupe Ebra.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Edouard Philippe : le seul à pouvoir battre Jordan Bardella ?
Le principal enseignement du baromètre de popularité Odoxa ce mois-ci est la forte pousse de popularité d’Edouard Philippe. En effet, dans un contexte de repli de la majorité présidentielle, Edouard Philippe sort victorieux de la campagne municipale du Havre et assoit sa crédibilité pour la prochaine échéance présidentielle. Le directeur conseil à l'institut Odoxa, Erwan Lestrohan et la journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra Nathalie Mauret ont analysé le sondage d’opinion pour la matinale de Public Sénat.Concernant la candidature présidentielle d’Edouard Philippe juste après avoir remporté Le Havre, la journaliste politique est sceptique : « Sa victoire au Havre lui a permis de retrouver une dynamique, certes. Mais il a décidé de ne rien en faire, et de continuer à cultiver le surplomb. Il avait décidé de présenter son ‘projet massif’, après les municipales avec un grand meeting organisé le 12 avril. Finalement, tout ça c’est fini, il a décidé de se donner du temps et sûrement de faire une pause jusqu’à septembre. Pourquoi ? Il estime que l’actualité est plus à l’internationale. Et puis traditionnellement, le printemps c’est une période où il émerge des candidatures à la présidentielle (…), donc Edouard Philippe reste en arrière-plan pour l’instant. »Pour Erwan Lestrohan, le positionnement du candidat dans le sondage est très intéressant. Il illustre : «Jordan Bardella stagne avec un résultat, depuis novembre 2025, très élevé mais stable. Alors que pour Edouard Philippe, il y a une augmentation de + 4 points entre ces deux périodes. Il y a un vrai mouvement. On voit que les élections locales ont des conséquences, peut-être sur les rapports de force politique sur le plan national. Il va chercher chez ses électeurs du côté des sympathisants des partis du centre et de la droite modérée, qui élargissent leurs intérêts pour Edouard Philippe. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bonjour chez vous ! du 30 mars 2026
Au programme de cette édition : l'interview politique d'Aurore Bergé, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Le gouvernement débloque 70 millions pour aider les secteurs les plus touchés à faire face à la hausse des prix du carburants. Mais faut-il s’arrêter là ? Face aux difficultés croissantes d’un grand nombre de Français pour faire le plein, faut-il des aides pour les particuliers ? Nous recevons également le sénateur RN Joshua Hochart. Avec lui, nous parlons des prochaines élections sénatoriales qui ont lieu en septembre prochain. Le RN a de fortes chances d’obtenir un groupe politique au Sénat, une première dans l’histoire. Un groupe changerait-il la donne politique pour le RN ? Le parti de Marine Le Pen espère-t-il convaincre d’autres élus le rejoindre ? Enfin dans le débat : les partis se projettent également sur la présidentielle. La droite et le centre auront-ils un candidat commun ? Les appels à l’union se multiplient, mais comment désigner le ou la futur(e) candidat(e)? Les candidats déjà déclarés s’effaceront-ils ? L’absence d’union est-elle synonyme de victoire du RN ?
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Joshua Hochart : « Le Sénat, c’est l’étape suivante pour le RN »
Les municipales à peine terminées, les partis font les comptes pour la présidentielle et pour la prochaine échéance : les élections sénatoriales. D’ici septembre 2026, le Rassemblement National souhaite capitaliser sur ses nouvelles victoires locales en les mobilisant dans le but d’obtenir, pour la première fois, un groupe au Sénat. Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur (RN) du Nord Joshua Hochart nous en dit plus : « Avoir un groupe sénatorial RN, c’est confirmer l’implantation du RN dans l’ensemble des parlements : Parlement européen, Assemblée nationale, au Sénat, en vue de la présidentielle. Ces municipales ont été un signe d’ancrage local du parti, le Sénat c’est l’étape suivante. En 2023, nous sommes rentrés à 3 et pour l’élection de septembre 2026, nous espérons avoir un groupe pour pouvoir être plus forts, plus puissants et appuyer le programme de Marine Le Pen au Sénat. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aurore Bergé : « Il faut une primaire avant l’automne »
Les partis politiques se mobilisent déjà en vue de la prochaine campagne présidentielle, alors que les résultats des municipales ont montré un pays fragmenté et divisé. Des alliances qui échouent à la gauche, entre PS-LFI, tandis que l’électorat des Républicains se posent la question de la ligne directrice de leur parti. Pendant ce temps, les extrêmes ont progressé dans le pays, avec notamment le RN qui a multiplié par quatre son nombre de communes remportées aux municipales, comparé à la dernière élection de 2020. Selon Aurore Bergé, actuelle ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, invitée de "Bonjour Chez Vous", il est urgent que le bloc central et la droite s’allient pour faire front face aux extrêmes, à la prochaine élection présidentielle. Elle précise : « Le risque c’est que le pays soit irréconciliable, qu’il y ait des factures telles qu’on n’arrive plus à faire ensemble. On doit assumer une candidature unique. (…) Je n’ai pas envie qu’on attende qu’il soit trop tard. Il faut une primaire avant l’automne. Si on attend davantage, on sera responsable encore une fois de l’élection du RN dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux ». La ministre conclut son propos en soulignant l’aspect « vital » d’une candidature unique.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Présidentielle 2027 : Qui peut battre le RN ?
Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, le Rassemblement nationanl pourrait sortir vainqueur de l’élection présidentielle. Seuls certains candidats semblent pouvoir battre Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour. Avec des hypothèses posées sur les deux candidats d’extrême droite face à Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau, Édouard Philippe ou encore Gabriel Attal, le seul candidat qui l’emporte sur le RN serait le maire du Havre Édouard Philippe. Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Yves Thréard et la journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel étaient invités dans la matinale Bonjour Chez Vous pour apporter leurs analyses post-municipales.Pour Rachel Garrat-Valcarcel, ces municipales ont démontré que la victoire des RN n’est pas encore assurée pour la présidentielle. Elle précise : « Ce qui a bien marché c’est l’union entre la droite et le centre. Les électorats ont quand même très bien coagulé. Et dans les villes où le RN n’avaient aucune chance, l’électorat RN a largement voté utile pour des candidats de droite ou du centre pour faire barrage à la gauche, ou pour tenter de faire basculer des villes. La ville de Nantes est un cas très symptomatique, et ne parlons même pas de Brest, Clermont-Ferrand où le score pour le RN entre le premier et second tour est parfois divisé par trois. »Selon le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, les municipales nous donnent déjà un aperçu sur la présidentielle et rien n’est encore joué pour le RN. Il illustre : « Le centre et la droite ont gardé leurs villes, en ont gagné certaines. Certes le RN fait mieux que d’habitude dans des villes petites et moyennes mais il a échoué dans les grandes. Et le PS se maintient aussi, d’une certaine façon. (…) Concernant le sondage Bardella-Philippe, je suis très étonné car cela fait quand même six ans qu’il a quitté le gouvernement et il n’a pas perdu beaucoup de plumes depuis. Pour la suite, on verra bien, la route est encore longue et tout le monde n’est pas encore sur la ligne de départ. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Présidentielle : Une primaire d’Edouard Philippe à Sarah Knafo ?
Les Républicains, première force politique en France, apparaissent fracturés après ces municipales, avec notamment le départ de David Lisnard qui déclare qu’il n’y a « aucune cohérence, aucune lisibilité » au sein du parti. Au parti socialiste c’est aussi la crise, avec l’échec des alliances LFI-PS et les tensions internes au sein d’une gauche « irréconciliable ». Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et Emilie Zapalski, Communicante, Fondatrice de l’agence Émilie conseil sont revenus sur ces actualités politiques, dans la matinale de « Bonjour Chez Vous ».Arnaud Benedetti estime que « Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari ». Il précise : « La crise où elle se trouve ? Au bureau politique du PS, mais chez les LR aussi. Les vieilles forces du gouvernement que constituent LR n’ont pas résolu leur problème de concurrence. Parce qu’elles sont écartelées au plan national entre d’un côté le bloc central et l’épaule qui sont à leur gauche ou leur droite, respectivement. Ce problème, elles ne l’ont pas solutionné et les élections municipales l’ont encore moins solutionné. Les élections municipales ont vraisemblablement aggravé la situation. »Concernant les Républicains, Emilie Zapalski semble plus sceptique sur une potentielle union des droites : « On n’a pas l’impression qu’il y ait des signaux dans ce sens. On a plutôt l’impression que c’est l’autre sens. Ciotti a réussi à amener cette union des droites, mais il est le seul à l’avoir fait. Et cela semble plus être une histoire locale. Cette idée d’union des droites qui reste dans la tête comme un fantasme, elle ne prend pas tellement corps. Et on sent bien la résistance de beaucoup au sein du parti, de ne pas aller là-dedans et de voir que ce serait la perte du parti. (…) Elle conclut : « Et au final, même si LFI et le RN ont symboliquement gagné les mondiales, il y a quand même quelque chose de l’ordre de la résistance, en France, sur ces deux partis d’extrêmes. »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.