Bonjour chez vous !
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Bonjour chez vous !

Par Public Sénat

Réseau : Public Senat

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
718 épisodesDernier épisode : 9 juin 2026
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Estrosi/Ciotti : duel fratricide à Nice

Estrosi/Ciotti : duel fratricide à Nice

5 mars 2026· 31:09

Brice Soccol, politologue, essayiste et co-auteur du livre : “L'écharpe et les tempêtes : Face aux maires, la défiance inattendue ?” était face à Jean-Baptiste Forray, rédacteur en chef délégué de La Gazette des communes et auteur du livre “Les Frères ennemis de la Côte” lors du débat de la matinale Bonjour Chez Vous. Les deux intervenants sont revenus notamment sur les municipales de Nice avec le duel fratricide entre les deux candidats pour la mairie de Nice : Christian Estrosi et Éric Ciotti.Pour Jean-Baptiste Forray, la situation est intense : « Ce qui est assez savoureux dans ce combat, c’est que c’est une guerre interne à la droite. Les violences intrafamiliales en politique, c’est ce qu’il y a de pire. On assiste à une guerre civile au sein de la droite dure. Avec un Christian Estrosi, qui a été tenté, de se rapprocher de l’extrême droite au moment des régionales de 1988. Et cela, Éric Ciotti l’a rappelé de manière fielleuse. Il y a toujours des allers-retours entre la droite et l’extrême droite à Nice. » Concernant cet ancien duo niçois, le chef délégué de La Gazette des communes rappelle que ce sont "deux personnages qui se connaissent par cœur, deux frères ennemis qui ont menés tous les combats électoraux de Nice et de l’arrière-pays, pendant 20 ans. »Le politologue Brice Soccol évoque l’importance de cette élection dans les enjeux de la Présidentielle : « D’un côté, vous avez un candidat qui représente la droite centriste et républicaine avec Christian Estrosi. D’un autre côté, il y a Éric Ciotti qui incarne une droite souverainiste et nationaliste. Ce sont deux visions stratégiques des droites de la droite que l’on pourrait retrouver à l’élection présidentielle. »Les intervenants ont également précisé que la situation conflictuelle au Moyen-Orient risquait d’impacter les enjeux des municipales françaises, Jean-Baptiste Forray se demande : « Est-ce que Donald Trump n’aurait pas finalement tué les élections musicales ? Le risque est que ce scrutin passe totalement au second plan. »

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Bonjour chez vous ! du 4 mars 2026

Bonjour chez vous ! du 4 mars 2026

4 mars 2026· 1:28:13

Au programme de cette édition : l’annonce majeure d'Emmanuel Macron hier soir dans son allocution télévisée, le porte-avions Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval font route vers la Méditerranée. Ses moyens aériens, ses frégates d’escorte, ainsi que des Rafale déjà déployés au Moyen-Orient, participent à la défense de l’espace aérien des alliés de la France. Que signifie ce repositionnement stratégique ? S’agit-il d’un signal dissuasif ou d’une préparation à un engagement plus large ? Analyse avec Françoise Degois et le Général Dominique Trinquand.Emmanuel Macron a mis en garde contre une opération terrestre israélienne au Liban, évoquant « une escalade dangereuse » et « une erreur stratégique ». Ces propos relèvent-ils de la diplomatie d’équilibre ou fragilisent-ils la position française ? Décryptage avec le sénateur Christian Cambon, envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales.Autre réaction politique avec Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste et député européen. Le chef de l’État a proposé la constitution d’une coalition internationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz. La France peut-elle entraîner ses partenaires ? Qui serait prêt à s’engager ?À l’approche du premier tour des municipales, la campagne entre dans sa phase décisive. À Toulouse, le Parti socialiste espère reconquérir la « ville rose » sur le plan politique. Quels sont les rapports de force locaux ?

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Guerre au Moyen-Orient : l'escalade s'intensifie

Guerre au Moyen-Orient : l'escalade s'intensifie

4 mars 2026· 31:02

Le Général Dominique Trinquand et l’éditorialiste politique Françoise Degois se sont exprimés lors de la matinale de Bonjour Chez Vous suite à l’allocution télévisée du Président Emmanuel Macron. Pour l’ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, il faut préciser que la France est engagée militairement « de façon défensive ». Le Général nous rappelle que les attaques contre l’Iran sont menées conjointement par les Etats-Unis et Israël, alors que pour la France, c’est différent : « Il s’agit de défendre ses alliés. Nous avons des accords avec le Qatar, le Koweït, L’Arabie Saoudite et une base en Jordanie, donc on remplit notre rôle. On ne signe pas des traités pour se faire plaisir. »L’éditorialiste relève l’attitude du Président lors de son discours : « Je l’ai trouvé extrêmement clair sur les objectifs. Envoyer le Charles-de-Gaulle n’est pas qu’un symbole. C’est-à-dire que vous montrez la puissance de la France. J’ai noté la différence entre le Emmanuel Macron de samedi soir un peu dépité et amer qui dit ‘’On n’a pas été prévenu’’ et le Emmanuel Macron d’hier où d’un seul coup la France montre sa puissance en étant partie prenante avec des objectifs clairs : la défense de nos compatriotes, le respect des traités que l’on signe et la défense économique avec le détroit d’Ormuz. »

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Pierre Jouvet : «Mélenchon au 2e tour ? La meilleure chance de voir l’extrême droite au pouvoir»

Pierre Jouvet : «Mélenchon au 2e tour ? La meilleure chance de voir l’extrême droite au pouvoir»

4 mars 2026· 24:01

Le député européen et secrétaire général du PS, Pierre Jouvet était l’invité politique de la matinale Bonjour chez vous. Dans un premier temps, il a félicité la réponse du Président Emmanuel Macron face aux attaques au Moyen-Orient, notamment concernant la protection de la France au niveau européen, la possibilité de déploiement, la condamnation de l’attaque américano-israélienne et les mesures prises pour assurer la sécurité des ressortissants français dans les pays de la zone. Pierre Jouvet est par la suite revenu sur les récents échanges interposés sur X et accusations visant Jean-Luc Mélenchon. Le député européen assure : « Je n’ai aucune leçon à recevoir d’un bourgeois sur son canapé qui fait aujourd’hui de l’antisémitisme une expression commune dans beaucoup de ses discours. La lutte antifasciste, personne au Parti Socialiste n’a attendu Jean-Luc Mélenchon pour la combattre. Personne. Tout ce qui est mené par Jean-Luc Mélenchon, depuis des semaines, ne fait que renforcer celles et ceux qui portent justement ce combat contre l’antifascisme. Parce que lorsque l’on est devenu, comme c’est le cas de Jean-Luc Mélenchon, par stratégie politique, par tactique politicienne, celui qui est aujourd’hui l’homme politique le plus détesté de ce pays, à cause de ses outrances, et qu’on est en train de mettre toute la gauche française au ban de la société, je lui dis que ‘’ce qu’on croit servir, on le dessert’’. »

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Guillaume Ancel : « La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran, c’est l’action terroriste »

Guillaume Ancel : « La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran, c’est l’action terroriste »

3 mars 2026· 19:28

L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous du 3 mars 2026. Selon lui, le conflit actuel qui impacte tout le Moyen-Orient « n’est pas tenable dans le temps ; dans moins de trois semaines, tout cela sera complètement terminé ».L’ancien lieutenant-colonel rappelle que la fermeture du Détroit d’Ormuz annoncée par les autorités iraniennes génère des conséquences négatives également dans le pays. Il précise : « L’Iran est en train de chercher quels sont les moyens qui leur permettraient réellement de perturber cette opération. Ils ont fermé le Détroit d'Ormuz, mais le problème c’est que l’Iran a aussi besoin du détroit, pour exporter son pétrole ; par conséquent, ça ne peut pas durer. Les marchés s’affolent et les compagnies pétrolières en profitent pour augmenter les prix à toute vitesse. » La position de Guillaume Ancel prend un tournant fort, lorsqu’il déclare :« La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran jusqu’ici c’est l’action terroriste, et c’est ça qui inquiète tous les pays, y compris Israël et les Etats-Unis parce que c’est une menace plus compliquée à gérer et par conséquent tous les services de renseignements du monde entier sont sur les dents pour éviter qu’il y ait un attentat qui touchera évidemment des innocents. »

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Cédric Perrin : « Le conflit au Moyen-Orient s’étend de manière incontrôlée »

Cédric Perrin : « Le conflit au Moyen-Orient s’étend de manière incontrôlée »

3 mars 2026· 32:30

Suite au discours prononcé par le Président Emmanuel Macron hier, lors de son déplacement en Bretagne à l’Ile Longue, le président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur LR du Territoire de Belfort, Cédric Perrin, s’est exprimé sur les conséquences de ce conflit armé, lors de la matinale Bonjour Chez Vous. Il rappelle les propos du Chef d'état-major des armées, en novembre 2025, concernant l’importance de se réarmer, mais surtout il insiste sur l’aspect économique de ces déstabilisations.Cédric Perrin, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées précise : « Les conséquences de ce conflit au Moyen-Orient ne sont pas encore mesurées, elles vont être économiques avec le détroit d'Ormuz, d’un point de vue commercial et énergétique. On voit déjà que les marchés se sont emballés, que l’augmentation du baril est en cours, car il y a des risques de pénuries. Les infrastructures des pays du Golfe sont à portée des missiles iraniens. Donc on ne sait pas comment tout cela va se jouer. »Des conséquences sur l’approvisionnement du marché de l’énergie qui touchent un certain nombre de pays : « Je pense à la Chine, le Japon, la Corée ou encore les pays européens qui dépendent de ces échanges commerciaux et énergétiques. Tout cela va générer un certain nombre de problématiques, les Américains de leur côté ont une certaine autonomie en matière énergétique, puisqu’ils ont du gaz de schiste, donc ils seront sans doute moins touchés par tout cela, mais il reste tout de même un risque inflationniste. » Le président de la Commission des affaires étrangères affirme sans détour que ces affrontements représentent « un risque économique et un bouleversement majeur. Je crois que, de plus en plus, on vit dans un monde de chaos, d’instabilité et on rajoute de l’instabilité à l’instabilité, le monde n’en manquait pas ».

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Général Vincent Desportes : « La France est en guerre depuis ce matin »

Général Vincent Desportes : « La France est en guerre depuis ce matin »

2 mars 2026· 17:58

Alors que les tensions redoublent au Moyen-Orient, le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre et professeur de stratégie à Sciences Po et HEC, était l'invité de la matinale "Bonjour Chez Vous" pour apporter son éclairage sur les conflits armés en cours. Selon l'expert, les hostilités ont franchi un seuil : « On est dans une guerre régionale, mais aussi dans une guerre plus large que cela. La France est en guerre depuis ce matin, car elle a décidé, dans une posture défensive, d'aller réduire les armes qui tirent depuis l'Iran. Ce qui veut dire, de manière très concrète que nos avions vont monter en l'air et aller tirer leurs missiles en l'air (...). Pour nous défendre, nous allons prendre part à cette guerre. Certes, c'est une guerre régionale, tout le Moyen-Orient est enflammé, mais ça dépasse largement le Moyen-Orient : un pays européen a été frappé, c'est Chypre. » Le Général rappelle la notion de droit international et européen avec la potentielle application de l'article 42.7 du Traité sur l'Union européenne, qui prévoit d'ailleurs une défense mutuelle des États membres en fournissant aide et assistance, si l'un des états subit une agression armée sur son territoire.
Selon l'expert, l'ordre mondial est totalement bouleversé. « On est dans une guerre tellurique, c'est-à-dire dans une recomposition totale à la fois du Moyen-Orient et une recomposition à venir dans un monde qui était largement décomposé déjà depuis le 24 février 2022. »

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Rachid Temal : « Ceux vous expliquent ce qu’il va se passer en Iran, c’est de la boule de cristal»

Rachid Temal : « Ceux vous expliquent ce qu’il va se passer en Iran, c’est de la boule de cristal»

2 mars 2026· 34:22

Rachid Temal, Sénateur PS du Val-d’Oise et Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous. Evoquant les conflits aux Moyen-Orient, le Sénateur pose une question centrale sur le pouvoir iranien : « Est-ce qu’il préfèrera sauver son régime, même si pour cela il doit faire des concessions énormes, ou aller jusqu’au bout de sa guerre ? Je ne le mesure pas, je pense que personne ne le mesure. Tous ceux, sur les plateaux TV, qui vous expliquent ce qu’il va se passer… Très bien, mais c’est de la boule de cristal. »Suite au conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient organisé par l’Élysée ce samedi 28 février et dimanche 1er mars, le Président Emmanuel Macron a déclaré que la France n’a été ni prévenue de l’opération, ni impliquée dans ces frappes américano-israéliennes visant l'Iran. Pour le Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cette décision est le fruit de la méthode trumpienne. Rachid Temal y voit deux causes : « Il y a une logique de grands secrets et aussi, il y a une forme de méfiance du pouvoir américain vis-à-vis de tout ce qui n’est pas américain ou totalement aligné sur les Etats-Unis. C’est une opération totalement individuelle, et c’est bien regrettable. » Selon le Vice-président de la Commission des affaires étrangères : « Il serait préférable que l’exécutif réunisse dès à présent les forces politiques au Parlement pour les tenir informées de la situation, afin de faire face aux conséquences présentes (notamment avec les navigations pétrolières fermées), ainsi qu’à venir. »

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Attaques en Iran : le spectre d’un embrasement au Moyen-Orient

Attaques en Iran : le spectre d’un embrasement au Moyen-Orient

2 mars 2026· 26:50

Suite au lancement de l’opération « Fureur épique » du Président Donald Trump, les récentes attaques israélo-américaines portent un objectif : faire tomber le régime des mollahs en Iran. La riposte iranienne provoque un embrasement régional, en attaquant les bases militaires américaines situées en Israël, au Bahreïn, en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes Unis, au Qatar, en Jordanie ainsi qu’au Koweït. La question des conflits au Moyen-Orient est au cœur de notre débat ce matin dans la matinale "Bonjour Chez Vous". Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat ; le contexte actuel nous met dans une situation inconfortable, où à la fois, nous devons « être en communion avec les iraniens et les iraniennes, qui subissaient une situation de dictature religieuse épouvantable, et par ailleurs, nous subissons aussi la loi de la force trumpiste qui, pour des européens, nous met dans une situation compliquée car ce ne sont pas nos valeurs. » Pour Valerie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info, le contexte psychologique global de Trump est puissant où il faut « aller vite, taper fort avec un objectif ultime qui est très dur : changer la donne au Moyen-Orient ». Le géopolitologue et directeur de l'IRIS Pascal Boniface conclut le débat en rappelant que le président Trump a encore la possibilité de reprendre les négociations avec l’Iran, cependant « s’il négocie pour avoir le même régime, un peu moins répulsif, ce sera un échec pour lui. ».

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Julien Denormandie : « Il y a une vision commune dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs »

Julien Denormandie : « Il y a une vision commune dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs »

1 mars 2026· 24:49

Julien Denormandie, ingénieur agronome et ancien ministre de l'Agriculture et du Logement était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir à l'actualité bouillonnante autour des agriculteurs français : traités de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, baisse budgétaire de la Politique Agricole Commune et épidémie de dermatose nodulaire. Également auteur de « Le Chant du Sol », Julien Denormandie espère remettre la qualité du sol au centre des considérations politiques sur notre production agricole.
Julien Denormandie déplore que « la seule résolution au niveau international sur le sol, c'est cette journée internationale du sol le 5 décembre avec le roi de Thaïlande. Alors c'est très bien de l'avoir fait, c'est une forme de considération, mais on est très éloignés de la réalité de nos politiques (...). Les seuls qui avaient tenté de remettre le sol au centre des politiques économiques, ce sont les physiocrates, on en est très loin aujourd'hui. Qu'est-ce que le sol aurait dit au salon de l'Agriculture ? Probablement `écoutez-moi'. Tout ce que le sol a enterré on a essayé de le sortir, le pétrole, même des virus avec la fonte des glaces au nord, alors que le sol nous avait dit qu'il était bien de le laisser là. Et à l'inverse, tout ce qu'il nous redonne, l'eau, l'oxygène, on devrait peut-être l'utiliser avec parcimonie ».
Julien Denormandie explique les difficultés qu'ont les politiques à trouver des solutions à la question agricole face à la diversité des cas et des crises sur le terrain : « On devrait parler de `nos agricultures', même de `nos territoires agricoles'. Aujourd'hui vous avez des territoires ou des productions en souffrance, parfois les deux. Par exemple, la crise céréalière dans les zones intermédiaires, due à des causes structurelles sur la qualité du sol, mais aussi à des raisons économiques avec le cours de matières premières et les prix des intrants. Il faut accepter cette complexité et apporter des réponses territoire par territoire et filière par filière. Sur les syndicats, ce sont parfois des visions qui s'opposent. Mais ça fait partie de la beauté d'une démocratie. Mais il y a quand même une vision partagée dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs ».

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Salon de l'Agriculture : révélateur d'une crise profonde ?

Salon de l'Agriculture : révélateur d'une crise profonde ?

1 mars 2026· 33:05

Fréquentation en baisse avec l'absence des bovins, traité de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, négociations des prix des produits agricoles et des marges de l'agro-industrie et de la grande distribution, baisse du budget de la Politique Agricole commune : le Salon de l'Agriculture est-il le révélateur d'une crise profonde du monde agricole ou la seule façade positive qu'il lui reste ?
Emmanuelle Ducros, journaliste économique spécialiste des questions agricoles et alimentaires à l'Opinion, décrit « un Salon de l'Agriculture avec un côté presque désespéré. Le monde agricole répète la même chose depuis des années, face à un politique dont le temps n'est pas le même et face à une société qui n'a pas entièrement compris la complexité des enjeux. Cela fait trois ans que l'on enchaîne les crises avant le Salon de l'Agriculture. Aujourd'hui il manque l'euphorie habituelle où la famille agricole se retrouve. On a plutôt un poids et une exaspération qui pèsent sur tout le monde ».
Frédéric Denhez, auteur et journaliste spécialiste des questions d'environnement, chroniqueur pour Marianne, va plus loin : « Les agriculteurs ne sont plus désespérés, ils sont passés au-delà du stade de la colère. Ils sont désabusés, ils se sentent déconsidérés, et encore, il faudrait pour cela qu'ils aient été considérés à un moment ou à un autre. Il y a environ 60 à 70% d'entre eux qui ne votent pas lors des élections syndicales. Mais surtout ils se sentent invisibilisés par la population, complètement schizophrène, qui aime l'image des agriculteurs, de la France d'avant, mais c'est simplement un rapport affectif à une prétendue ascendance agricole. Pour moi, le Salon de l'Agriculture ne devrait même pas exister c'est l'agriculture carte postale ».

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Pierre Barros : « Le marché de l'acier est inondé, il faut nationaliser ArcelorMittal »

Pierre Barros : « Le marché de l'acier est inondé, il faut nationaliser ArcelorMittal »

27 février 2026· 24:35

La nationalisation de l'entreprise ArcelorMittal, considérée comme un fleuron français de la sidérurgie est avancée par une partie de la gauche et des syndicats de travailleurs. Mercredi, des délégations de la CGT, de Safran, d'EDF manifestaient devant le Sénat pour préconiser cette solution : « Sans acier, il n'y a ni automobile, ni naval, ni énergie ». Pierre Barros, sénateur (PC) du Val-d'Oise, était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour défendre cette proposition au sein de l'Hémicycle.

Pierre Barros affirme que : « ArcelorMittal est un totem, c'est un acteur majeur de la sidérurgie. C'est un symbole et des milliers d'emplois. Si au sortir de la Seconde Guerre mondiale on a créé le CECA, la Communauté européenne du charbon et de l'acier, c'est que à un moment donné nous sommes très attentifs aux questions stratégiques, notamment sur les forces motrices, à l'époque c'était le charbon, aujourd'hui c'est l'électricité. Et puis sans acier il n'y a plus d'industrie. Le marché est inondé par l'acier étranger, notamment chinois, mais on voit que sur la question de la nationalisation, il reste surtout un clivage idéologique gauche-droite ».

Pierre Barros est également revenu sur le Salon de l'Agriculture. Pour lui cet espace « devient un endroit où l'on fait salon. Tout le monde y va ça devient un passage obligé, une agora. C'est comme un plateau télé, on se montre, on se fait filmer, on peut faire passer des messages et des scandales aussi. Cela devient un espace politique parce qu'il y a une crise agricole, il y a aussi des choix économiques, liés à la production de produits à la consommation courante et qui ont des effets directs sur notre alimentation. Il est donc évident que les politiques de tous bords y feront un saut ».

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Frédéric Dabi : « On est dans une crise politique jamais vue, l'homme politique est un astre mort »

Frédéric Dabi : « On est dans une crise politique jamais vue, l'homme politique est un astre mort »

26 février 2026· 22:50

Le scrutin municipal approche à grand pas avec un premier tour le 15 mars et le second le 22 mars. Alors que les campagnes sur le terrain s'accélèrent, la matinale « Bonjour chez vous ! » recevait Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l'IFOP pour nous éclairer sur les enjeux qui sous-tendent l'élection locale dans un contexte de crise particulier. Une question est au centre du débat : le vote local va-t-il être influencé par des enjeux nationaux ?

Frédéric Dabi explique que « ces élections municipales se tiennent dans un contexte inédit, car comme en 2001, c'est le dernier scrutin organisé avant l'élection présidentielle. Inédit également parce que nous sommes dans une crise politique jamais vue, avec une décrédibilisation de l'homme politique : les Français ont l'impression qu'il ne fait rien, que c'est un astre mort. La question qui se pose aujourd'hui c'est quel sera l'impact au niveau local. Car, au contraire, les maires sont des élus de terrain, qui inspirent davantage la confiance, et ils contribuent à réenchanter la promesse du politique ».

Frédéric Dabi se penche sur le cas particulier de « Nice, qui est peut-être l'une des villes les plus importantes en termes de symbole, avec une élection où le scrutin est plus qu'incertain. Le maire sortant, Christian Estrosi, est en danger, et là aussi, on le verra en fonction des configurations de vote au second tour, s'il y a une union des droites, si au contraire il y a un front républicain contre Éric Ciotti, d'ailleurs Christian Estrosi en avait bénéficié en 2015 aux élections régionales. En général, le second tour est convenu dans le premier tour, mais je ne pense pas que ce soit le cas dans ce scrutin, on remarquera plutôt une discontinuité de l'un à l'autre ».

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Le Rassemblement National et Mélenchon reprennent leur duel à distance

Le Rassemblement National et Mélenchon reprennent leur duel à distance

26 février 2026· 34:43

C'est un duel à distance qui se met en place entre le Rassemblement National et La France Insoumise. Avec le scrutin municipal comme enjeu, mais aussi l'élection présidentielle de 2027, Marine le Pen et Jordan Bardella échauffent leur écurie politique au Salon de l'Agriculture, tandis que Jean-Luc Mélenchon exalte ses partisans depuis un meeting en soutien à Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate à la mairie de Lyon. Ces tensions mettent en évidence qu'à un an de la présidentielle, l'élection des maires est un enjeu symbolique majeur pour les partis politiques.

Arnaud Benedetti, Directeur de la Nouvelle Revue Politique, estime que Jean-Luc Mélenchon « est depuis très longtemps dans une stratégie de conflictualisation dans laquelle il accélère. Il ne peut que susciter une indignation tout à fait légitime. Jean-Luc Mélenchon est suffisamment intelligent et cultivé pour savoir ce qu'il fait. On ne peut pas considérer que c'est une maladresse de sa part. Il cherche à solidifier son socle électoral central, l'électorat dont il a absolument besoin dans la dynamique d'une élection présidentielle. C'est cet électorat qui le portera in fine à la qualification au second tour. Je ne suis pas sûr que ce soit une stratégie gagnante, mais c'est la sienne ».

Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, c'est « Jean-Luc Mélenchon qui est en train d'installer un match entre La France Insoumise et le Rassemblement National. Cela m'avait beaucoup frappé lorsque Jordan Bardella avait tenu sa conférence de presse après la mort de Quentin Deranque : il avait presque moins parlé de LFI que du bloc central, d'avoir favorisé l'élection de la gauche avec le front républicain. On aurait pu imaginer que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon serait l'effacement, le profil bas, mais il fait tout le contraire ».

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Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »

Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »

26 février 2026· 23:16

Les suites de la mort du militant nationaliste sous les coups de militants antifascistes Quentin Deranque agitent toujours les débats politiques. Ce mercredi aux questions d'actualité au Sénat, Sébastien Lecornu s'en est pris à LFI : « Au moment où je vous parle, le député Raphaël Arnault est toujours membre de La France Insoumise ».
Marion Canalès, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme insiste : « Je veux revenir sur ce que Laurent Wauqiez a dit sur le `cordon sanitaire' vis-à-vis de La France Insoumise. Cela me fait doucement rire. Je viens d'Auvergne Rhône-Alpes, le `cordon sanitaire' il a été mis en place contre le Rassemblement National (...). Ce cordon, que nous avons mis en place, nous, la gauche, a permis de sauver 11 députés Les Républicains dans notre région. Je ne pense qu'on n'a pas de leçons à recevoir en matière de `cordon sanitaire', on a fait notre part, et l'inverse a été moins vrai ».
Marion Canalès porte une proposition de loi pour réserver la vente de protoxyde d'azote aux professionnels pour éviter les dérives : « Sur le protoxyde d'azote, on est face à un vrai phénomène de société. Beaucoup de parlementaires en ont parlé avant moi, tout a été dit ou presque, mais ça peine encore à avancer. (...) Valérie Létard a été précurseur sur le sujet autour des mineurs, aujourd'hui c'est un sujet qui touche également les majeurs. Maintenant il va falloir passer à la vitesse supérieure. C'est un vrai fléau, avec une consommation massive, une accessibilité. Il faut une réponse à la hauteur. On ne va pas tout résoudre avec nos textes et nos enjeux. Les maires sont en première ligne et prennent des arrêtés sur lesquels il faut les accompagner à tout prix ».

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Bonjour chez vous ! du 26 février 2026

Bonjour chez vous ! du 26 février 2026

26 février 2026· 1:28:19

Au programme de cette édition : une émission consacrée pour une large partie au Salon de l'agriculture. Dermatose, accords commerciaux comme le Mercosur, revenus insuffisants, concurrence internationale : comment enrayer les crises successives qui touchent nos agriculteurs ? La France demeure-t-elle une grande puissance agricole ? Doit-elle préserver son modèle productiviste ou le réinventer ? Débat avec Frédéric Denhez et Emmanuelle Ducros.
L'entretien se poursuit avec Julien Denormandie, ancien ministre de l'Agriculture. La politique agricole menée ces dernières années est-elle un échec des quinquennats d'Emmanuel Macron ? Quelles réformes auraient dû être engagées ? Quelles marges de manoeuvre restent possibles ?
Dans la séquence Sénat, focus sur l'usage détourné du protoxyde d'azote, un gaz en vente légale devenu pour certains une drogue. Face à l'ampleur du phénomène, la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canales propose d'en réserver l'usage aux seuls professionnels, notamment dans les secteurs médical et culinaire. Cette restriction est-elle la bonne réponse ? Peut-elle réellement endiguer le fléau ?
Enfin, dans nos régions, la campagne des municipales entre dans une phase décisive.
Au Havre, Édouard Philippe brigue un nouveau mandat. Un sondage le donne battu par son adversaire communiste. Ce scrutin local peut-il préfigurer des dynamiques nationales, voire présidentielles ? Analyse dans notre journal de campagne.

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Municipales : le grand brouillage à gauche

Municipales : le grand brouillage à gauche

25 février 2026· 35:20

Barrage contre le Rassemblement National, « cordon sanitaire » contre La France Insoumise, les alliances entre appareils politiques sont de plus en plus brouillées à l'approche du premier et du second tour des municipales, les 15 et 22 mars. Mais les oppositions entre le Parti Socialiste et La France Insoumise se multiplient. Des divisions internes à la gauche qui font oublier l'alliance Nupes (la Nouvelle Union populaire écologique et sociale) formée en 2022 pour les législatives.
Françoise Degois, éditorialiste politique, rappelle qu'en 2024, « le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête des législatives, ça c'est un fait. Là où les choses changent aujourd'hui, c'est que la gauche et Les Républicains sont en train de perdre la partie dans le petit monde rural. C'est tout le travail de Marine le Pen en 2017 et en 2022, où elle était quasiment la candidate des champs face au candidat des villes qu'était Emmanuel Macron avec l'élite mondialisée. Si la gauche et la droite traditionnelle perdent pied depuis quelques années c'est sur le monde rural, pas sur les bastions ouvriers que la gauche est en train de récupérer ».
Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, contredit cette analyse : « La gauche récupère des ouvriers qui n'existent plus. C'est une classe sociale en France qui n'existe pratiquement plus. En revanche, le déclassement généralisé des zones périurbaines a fait que le Rassemblement National a pu progresser sur l'ensemble du territoire et arriver jusque dans des catégories socio-professionnelles et géographiques où on ne le trouvait pas jusqu'à maintenant. On verra le 15 et 22 mars si le RN a réussi à rentrer dans les municipales via les petites listes Divers droite, dont on sait qu'elles sont généralement sponsorisées par le RN en coulisses. Et cela suit le dernier sondage Odoxa, qui montre que pour la première fois, l'envie des électeurs est de ne pas renouveler le mandat ».

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Agnès Canayer : « Le dossier calédonien subit l'inconstance politique de la métropole »

Agnès Canayer : « Le dossier calédonien subit l'inconstance politique de la métropole »

25 février 2026· 24:53

Le Sénat a adopté mardi le projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. Parmi les mesures les plus importantes d'un point de vue symbolique, on retrouve : la reconnaissance d'un « État de Nouvelle-Calédonie » et la création d'une nationalité néo-calédonienne, qui permettra de bénéficier d'une double nationalité, en plus de la nationalité française. Le texte est cependant rejeté par le FLNKS, le principal parti indépendantiste en Nouvelle-Calédonie, mais aussi par des partis non-indépendantistes, comme « Calédonie ensemble ».
Agnès Canayer, sénatrice (LR) de la Seine-Maritime, membre de la Délégation sénatoriale aux outre-mer, considère que « l'avenir de la Nouvelle-Calédonie est un sujet extrêmement sensible et compliqué, avec des enjeux forts pour la France. C'est un sujet qui a toujours été piloté par Matignon, et Édouard Philippe avait été à l'époque extrêmement investi dans ce dossier. Depuis, c'est vrai que les Premiers ministres successifs avaient plus ou moins lâché l'affaire. Le dossier calédonien subit aujourd'hui les conséquences politiques de la métropole. Aujourd'hui on a en permanence des changements gouvernementaux et ça rend la constance de l'action publique compliquée. Cela accolé au timing de l'évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie, ça n'aide pas à trouver une solution imposée ».

Agnès Canayer rappelle « qu'il y a eu les émeutes de mai 2024, qui ont été sanglantes, qui ont largement déstabilisé et appauvri la Nouvelle-Calédonie. Mais il faut remonter plus en amont, sur le cycle des trois référendums prévus par l'accord de Nouméa, sur la sortie de la dépendance de la Nouvelle-Calédonie par rapport à la France. Les néo-calédoniens ont dit `non' par trois fois, donc il fallait trouver un nouveau statut. C'était le but de l'accord de Bougival, complété par l'accord d'Élysée-Oudinot de janvier dernier, et que nous tentons de transposer dans la Constitution pour tenter de trouver une solution ».

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Carole Delga : « Jean-Luc Mélenchon est l'homme politique le plus détesté de France »

Carole Delga : « Jean-Luc Mélenchon est l'homme politique le plus détesté de France »

25 février 2026· 21:37

Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie et présidente de Régions de France, était l'invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Depuis longtemps opposée à toute alliance avec La France Insoumise, elle était même la frondeuse socialiste face à la Nupes, elle réitère son opposition encore plus affirmée vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon : « Jean-Luc Mélenchon ne sera plus le vote refuge comme il a pu l'être dans les précédentes élections ».

Carole Delga ajoute que « les Français sont lucides sur ce que représente Jean-Luc Mélenchon. (...) Lorsque vous allez sur le terrain, que ça soit en Bretagne, en Occitanie ou en Auvergne Rhône-Alpes, c'est l'homme le plus détesté de France. Que ce soit lui, Bardella ou le Pen, ça les arrange d'avoir cette confrontation des extrêmes. Mais mon engagement politique c'est pour que la République gagne et pour que les idées socialistes et les idées de gauche gagnent. Et nous, Républicains, nous devons ouvrir les yeux aux Français sur le danger de l'extrême droite ».
Carole Delga fustige également « la course des candidatures à la présidentielle de 2027. Il y en a trop. Vu le nombre de candidats, j'ai l'impression que personne ne réalise ce que c'est que d'être président de la République française. Ce genre de candidatures spontanées, tous bords confondus, ça n'est pas à la hauteur du moment et de ses problèmes. Donc je ne rajouterai pas mon nom à la liste. En revanche, je serai toujours autour d'une table de travail pour faire des propositions. Nous devons avoir une France qui retrouve sa puissance, qui ait un poids plus fort à l'échelle internationale, mais aussi une France qui construit une Europe plus forte ».

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Jean-Michel Arnaud : « Nous attendons des réponses claires sur l’organisation des JO de 2030 »

Jean-Michel Arnaud : « Nous attendons des réponses claires sur l’organisation des JO de 2030 »

24 février 2026· 28:08

Après deux semaines de compétition à Milan et Cortina, les Jeux Olympiques d’hiver de 2026 se sont achevés dimanche. A l’issue de la cérémonie de clôture, le drapeau olympique a été remis à la France et a fait son grand retour ce lundi à Albertville, en Savoie : car la prochaine édition des JO d’hiver en 2030 aura lieu dans les Alpes françaises. Jean-Michel Arnaud, sénateur (UC) des Hautes-Alpes se réjouit : « Les Jeux Olympiques sont une perspective joyeuse, portée par l’enthousiasme des J.O de Milan Cortina, l’enthousiasme des très nombreux téléspectateurs sur FranceTélévisions et toutes les chaînes associées. Il y a cette envie d’avoir envie d’avoir de beaux jeux, de retrouver l’esprit olympique de Paris 2024, mais aussi l’enthousiasme vécu au bord des pistes de ski, de bobsleigh, même sur le curling et cette razzia française sur les médailles. Cela montre que malgré quelques esprits chagrins, il y a toujours un enthousiasme autour du sport. Le sport fédère et peut rassembler les territoires de la Haute-Savoie jusqu’à Nice pour les JO de 2030 ».Concernant la crise de gouvernance et les départs au sein du COJOP (le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques), le sénateur veut regarder le verre à moitié plein : « La feuille de route est installée, nous avons une loi olympique qui a été votée, nous avons Solideo, la Société de Livraison des Exports Olympiques qui est au travail, nous avons un délégué interministériel aux JO, M. Molina qui est en place. Il y a une volonté très claire au plus haut sommet de l’État - le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Sports et la présidente du CNOSF, le comité national olympique et sportif français. Nous aurons le plaisir d’auditionner demain matin M. Grospiron et la DIJOP (délégation interministérielle aux Jeux Olympiques et Paralympiques au Sénat). Nous attendons des réponses claires sur l’organisation pour rapidement passer la première ».

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François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »

François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »

23 février 2026· 21:54

Le Premier ministre Sébastien Lecornu se rend ce mardi au Salon de l’agriculture, porte de Versailles à Paris alors que le monde agricole traverse une crise majeure.François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or, président du groupe centriste RDPI-Renaissance au Sénat, et ancien ministre de l’Agriculture, témoigne : « Je suis élu maintenant depuis presque un demi-siècle. J’ai fait des salons de l’Agriculture tous les ans, et toutes les années il y a eu des difficultés, voire des crises. Et je pense que dire que les quinquennats d’Emmanuel Macron n’auraient pas été favorables à l’agriculture est un non-sens. Prenons trois sujets liés à l’agriculture : la retraite portée au SMIC, personne ne l’avait faite et tout le monde la demandait depuis des années, l’assurance récolte, une mesure qui permet de sauver l’agriculteur face aux conditions climatiques que l’on connaît aujourd’hui et la loi EGalim, qui permet aux éleveurs de viande de gagner beaucoup mieux leur vie ».François Patriat a également réagi aux suites politiques du meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque. Convoqué au Quai d’Orsay, l’ambassadeur américain Charles Kushner ne s’est pas présenté à la convocation du ministre des affaires étrangères. Le diplomate avait commenté la mort de Quentin Deranque la qualifiant de "drame qui concerne la communauté nationale". Pour François Patriat, « c’est inadmissible. Quand on se permet de porter un jugement sur ce qu’il se passe à l’intérieur du pays, alors que dans son propre pays le nombre d’homicides est six fois supérieur à celui de la France. Venir donner des leçons ici, dans un pays dans lequel il est hôte, me paraît inapproprié et incorrect. Il est dans la méthode de son mentor, M. Trump, avec aujourd’hui ce mépris pour l’Europe, en croyant que la loi et l’ordre c’est lui. Cela méritera certainement des suites de la part du gouvernement français, compte tenu du fait qu’un ambassadeur qui ne répond pas à une invitation c’est non seulement une maladresse mais une grossièreté ».

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Baromètre Odoxa : un intérêt croissant des Français pour les municipales

Baromètre Odoxa : un intérêt croissant des Français pour les municipales

23 février 2026· 33:28

Selon le dernier baromètre Odoxa publié aujourd’hui, les municipales intéresseraient de plus en plus les Français et seraient « de plus en plus politisées sur fond d’aspiration au dégagisme ». 75% des Français disent désormais s’intéresser aux élections municipales. On assiste également à un retournement : « 55% des Français souhaitent l’élection d’un autre maire plutôt que la réélection du maire actuel, alors qu’en juin dernier une majorité de 52% des Français souhaitaient son maintien ».Émile Leclerc, directeur d’études de l’institut Odoxa, considère que « la campagne des municipales démarre assez tardivement, si vous comparez aux élections nationales comme la présidentielle, où l’on a l’impression d’être déjà en 2027. Dans le détail, quand vous creusez un peu, on constate qu’il y a des catégories de population qui sont plus intéressées, notamment les plus âgées par rapport aux plus jeunes, mais aussi les CSP+ et les cadres par rapport aux ouvriers. Cela donne aussi une idée de l’électorat que l’on aura le jour J ».Stéphane Vernay, rédacteur en chef délégué de Ouest-France à Paris, rappelle « que les municipales restent une élection locale, autour de figures connues par les gens : des équipes, des personnalités, des grands sportifs, des capitaines d’industrie, mais ça peut aussi être des présidents d’association. Les candidats qui font partie intégrante du tissu local ont un avantage par rapport à d’autres, évidemment ».

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