Bonjour chez vous !
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Bonjour chez vous !

Par Public Sénat

Réseau : Public Senat

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
718 épisodesDernier épisode : 9 juin 2026
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Franck Menonville : « Je ne comprends pas le principe de précaution soulevé contre la loi Duplomb »

Franck Menonville : « Je ne comprends pas le principe de précaution soulevé contre la loi Duplomb »

12 février 2026· 25:54

Pour la première fois ce mercredi, une pétition était débattue à l’Assemblée nationale. Cette pétition contre la Loi Duplomb avait rassemblé un record de 2,1 millions de signataires, dépassant le seuil minimal des 500.000 signatures pour être examinée dans l’Hémicycle. La loi Duplomb vise à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteurs », notamment à la réintroduction controversée de nombreux pesticides interdits : les néonicotinoïdes. Mais le débat à l’Assemblée était de nature purement symbolique car le texte a déjà été adopté de façon définitive en juillet 2025. « Un déni de démocratie » fustigent les oppositions.Franck Menonville, sénateur (UC) de la Meuse, et co-auteur de la loi Duplomb se dit « très favorable au fait que l’on puisse, au-delà d’un certain nombre de signatures et de pétitions, organiser un débat. Néanmoins, (…) Il faut essayer d’objectiver les choses et de dépassionner le projet, qui donne des garanties aux Français et aux consommateurs ».Concernant le sanitaire, Franck Menonville maintient le cap : « Je ne comprends pas le principe de précaution de l’Ordre des médecins. J’ai eu l’appel d’un oncologue cet été, qui m’a dit qu’il ne soignerait personne s’il appliquait le principe de précaution. Le président de l’Ordre des médecins a été très contesté en interne. L’acétamipride n’aurait jamais dû être retiré si l’on avait suivi les procédures européennes ».

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Martin Ajdari : « Le service public couvre la diversité de la société française et est impartial »

Martin Ajdari : « Le service public couvre la diversité de la société française et est impartial »

11 février 2026· 24:44

Alors que la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public poursuit ses travaux à l’Assemblée nationale, le président de l’Arcom, l’autorité de régulation de l’audiovisuel, Martin Ajdari est l’invité de Bonjour chez vous ! Le patron de l’Arcom estime que « le service public couvre très largement la diversité de la société française et est très largement impartial. Mais l’impartialité il faut précisément réussir à définir ce que l’on entend par là. Aujourd’hui, la loi dit que l’Arcom est garante de l’indépendance et de l’impartialité. L’indépendance on voit assez bien comment on la caractérise : c’est une nomination par une autorité indépendante (…). Sur la notion d’impartialité, depuis 40 ans, depuis que la loi audiovisuelle a été votée, elle n’est pas précisée. Notre objectif est de corriger cela avec des enquêtes d’opinion auprès des Français ».Martin Ajdari tient également à rappeler le rôle que joue l’Arcom : « Nous sommes une autorité publique indépendante, au service des publics. Notre mission principale est d’organiser la liberté de communication audiovisuelle, d’octroyer des fréquences à des dizaines de chaînes de télévision, à 1.200 radios sur tout le territoire, dans le cadre d’appels à candidature transparents. En échange de ces fréquences, octroyées gratuitement, nous demandons plusieurs engagements : financement de création, diversité des programmes, qualité et pluralisme de l’information. Des engagements pour faire partie d’une vision ambitieuse de la société, du débat démocratique, de la diffusion des œuvres de l’esprit ».

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Marie Mercier : « Il ne faut pas interdire la prostitution mais viser ses exploitants »

Marie Mercier : « Il ne faut pas interdire la prostitution mais viser ses exploitants »

11 février 2026· 23:44

La matinale « Bonjour chez vous ! » a reçu Marie Mercier, sénatrice (LR) de Saône-et-Loire, à l’origine d’une proposition de loi examinée ce mardi au Sénat. Le texte prévoit la prohibition de l'achat de services sexuels virtuels personnalisés et de lutter contre le proxénétisme en ligne. Il vise en particulier à la régulation de plateformes comme OnlyFans, ou MYM, mais vise surtout les « agents » commerciaux et managers qui cherchent à y développer des carrières de créateurs de contenus. De nombreuses dérives à ce sujet ont été répertoriés, pouvant être assimilées à un « proxénétisme 2.0 ».Marie Mercier déplore que sur un sujet aussi lourd, les sénateurs n’aient pas réussi à discuter dans le calme : « Nous étions dans un Hémicycle conscient qu’il allait voter pour la première fois une infraction tout à fait particulière, parce qu’il s’agissait de pénaliser des actes en ligne. (…) Mon sujet c’est de protéger ces jeunes qui rêvent, qui pensent qu’elles vont être influenceuses, qu’elles vont montrer un peu de lingerie, et puis qu’elles vont gagner beaucoup d’argent, facilement, depuis chez elles. Il faut que des plateformes comme OnlyFans comprennent bien qu’elles doivent effectuer davantage de contrôles ».Marie Mercier rappelle que son objectif est bien la pénalisation de pratiques managériales pouvant s’apparenter à du proxénétisme : «Ce que nous visons ce sont les exploitants sexuels, des hommes, souvent de 22 à 23 ans, avec une formation de commerce. Ce sont des entrepreneurs, ce qu’ils veulent c’est du chiffre. Pour ça il faut proposer un produit, et le produit c’est cette jeune fille, qui va le fabriquer dans sa chambre, avec son téléphone, et qui va être harcelée pour en produire davantage ».

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Municipales : la campagne s’accélère !

Municipales : la campagne s’accélère !

11 février 2026· 26:37

Il reste un peu plus d’un mois avant le premier tour des élections municipales qui se tiendra le 15 mars. La campagne électorale entre dans une nouvelle phase. Le scrutin mobilisera-t-il davantage les Français, après le taux d’abstention record de 2020, à 55% ?Pour Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP, « la campagne municipale a commencé à bas bruit, parasitée par l’actualité internationale et la fin de vote du budget. On peut remarquer une vraie constante depuis maintenant plusieurs élections, on peut remonter cela à la présidentielle de 2022 : les campagnes deviennent ultra-courtes. C’était quinze jours pour les européennes, par définition c’était très peu de temps pour les législatives anticipées. Est-ce que les Français vont aller voter ? Bien sûr, on aura moins d’abstention qu’en 2020, avec le COVID, avec l’allonge du confinement la veille du vote. Mais la question demeure ».Françoise Degois, éditorialiste politique, juge « que les Français boudent. C’est le peuple le plus politique du monde, avec les Italiens aussi. Je constate moi-même que cette campagne municipale est d’un ennui mortel. Il n’y a pas grand-chose qui accroche, et à mon avis ça va se jouer dans les cinq derniers jours, avec la bonne vieille méthode du vote utile. La question qui va se poser pour la gauche, notamment le Parti Socialiste, c’est ce qu’elle aura réussi à faire sans La France Insoumise. Il faudra voir si Benoît Payan garde Marseille sans LFI, si Emmanuel Grégoire garde Paris sans LFI, si François Briançon gagne Toulouse sans LFI, etc ».

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Sécurité : les maires en première ligne

Sécurité : les maires en première ligne

10 février 2026· 30:12

A l’approche des élection municipales, la matinale « Bonjour chez vous ! » propose chaque semaine un débat sur une thématique touchant de près la vie locale. La sécurité, érigée dans les sondages comme la préoccupation majeure des Français, suivie en troisième position par la question du narcotrafic, était le sujet de ce mardi. Y a-t-il une emprise aujourd’hui du narcotrafic sur les élus ? La question a été posée à Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice (LR) du Val-d’Oise et Hussein Bourgi, sénateur (PS) de l’Hérault.Jacqueline Eustache-Brinio ignore si « on peut parler d’ingérence du narcotrafic dans les élections municipales, mais de l’intimidation il y en a dans les territoires. On assiste aujourd’hui à quelque chose d’extrêmement inquiétant, qui n’existait pas auparavant. Les narcotrafiquants intimident et ils menacent d’abord les concitoyens et maintenant les élus. Dans les grosses agglomérations, comme en Île-de-France, on connaissait déjà un peu ce phénomène, mais aujourd’hui c’est partout. Et il se déclarent comme des chefs de gang. J’ai moi-même été agressée, il y a douze ou treize ans, dans ma propre commune ».Hussein Bourgi déclare que « nous avons la preuve de ce que nous voyons au quotidien dans de nombreuses villes de France : il y a des gens qui vivent du narcotrafic. L’État et les maires ont décidé de combattre ce fléau, et ces gens se rebiffent. Ils multiplient maintenant les intimidations, les menaces, les intrusions dans les réunions publiques organisées par certains candidats aux élections municipales. Mais nous ne devons pas faiblir, nous devons mener le combat contre le narcotrafic. Il en va de l’ordre public et républicain. C’est une question de salut ».

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Loïc Hervé : « Il faut mettre un terme aux campements illicites des gens du voyage »

Loïc Hervé : « Il faut mettre un terme aux campements illicites des gens du voyage »

10 février 2026· 27:36

Le Sénat examine ce mardi une proposition de loi pour mieux encadrer l’accueil des gens du voyage qui est parfois une source de tension au niveau local. Loïc Hervé, vice-président du Sénat et sénateur centriste de Haute-Savoie rappelle que « aujourd’hui, les stationnements des gens du voyage dans nos territoires sont légion, et posent des problèmes énormes aux populations et aux habitants, parce que c’est très compliqué de vivre à côté d’un campement illicite. Donc l’idée c’est d’assouplir suffisamment les mesures pour que les obligations d’accueil des communes soient remplies au mieux et aussi de renforcer les pouvoirs de coercition pour mettre un terme à ces installations illicites ».Autre sujet au cœur de l’actualité : la question des contrats des sociétés d’autoroutes. À partir de 2031, les concessions autoroutières de l’État vers des sociétés prend fin. À la clé, ce sont des contrats à plusieurs milliards d’euros qui pourraient être renégociés pour renflouer les caisses de l’État. Le sujet sera discuté ce mercredi en Conseil des ministres.Loïc Hervé considère que « la manière dont l’État a concédé à des opérateurs privés la gestion des autoroutes, est à certains égards quelque chose de purement scandaleux. (…) Il est utile de regarder les milliards que l’État va récupérer, mais surtout de mettre à jour la manière dont l’État concède les autoroutes françaises. On a la chance d’avoir des routes en bon état, entretenues par des sociétés honorables. Le problème c’est la manière dont on contractualise et dont l’État vérifie la manière dont les choses sont faites. Et puis il y a la question des tarifs, qui doit être interrogée, quand on voit que dans d’autres pays d’Europe le fait d’emprunter une autoroute est beaucoup moins cher ».

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Laurent Nuñez : « La République ne perdra pas le combat contre le narcotrafic »

Laurent Nuñez : « La République ne perdra pas le combat contre le narcotrafic »

10 février 2026· 25:49

La sécurité s’impose comme l’un des enjeux majeurs dans la campagne pour les municipales. Un texte en discussion au Sénat porte sur l’élargissement des compétences de la police municipale. Pour aborder le sujet dans son ensemble, mais aussi le danger que représente le narcotrafic, et plus généralement la délinquance, la matinale « Bonjour chez vous ! » reçoit Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur.Sur le projet de loi qui porte sur l’élargissement des compétences des polices municipales, Laurent Nuñez estime que « c’est un texte extrêmement important. Son but est de permettre aux polices municipales de constater un certain nombre de délits et d’avoir recours à l’amende forfaitaire délictuelle. Ce sont des délits simples à constater et ceux qui embêtent le plus la vie de nos concitoyens : l’occupation de halls d’immeuble, la vente à la sauvette, la consommation de stupéfiants, etc. ».Concernant le fléau du narcotrafic, Laurent Nuñez se veut rassurant : « La République ne perdra pas le combat contre le narcotrafic. La guerre n’est pas finie, mais nous ne perdrons pas ce combat. Cela fait des années que nous luttons contre, grâce notamment à la proposition de loi arrivée au Sénat, nous avons des armes nouvelles. Effectivement nous n’arrivons pas à éradiquer tous les points de deal. Mais des points de deal il y en a deux fois moins qu’avant, il y a cinq ans. Par ailleurs, le trafic se déplace sur l’ubérisation, les consommateurs se font livrer aussi à domicile. S’il n’y avait pas de consommateurs, il n’y aurait pas de trafic. L’idée, c’est aussi de frapper les consommateurs ».

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Bonjour chez vous ! du 9 février 2026

Bonjour chez vous ! du 9 février 2026

9 février 2026· 1:27:25

Au programme de cette édition : l'interview politique d'Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie. Avec elle, nous revenons sur l'affaire Epstein et ses répercussions en France. Jack Lang a annoncé sa démission de la direction de l’Institut du monde arabe ce week-end. Qu'en dit la ministre ? Le maintien en poste de l'ancien ministre de la culture aurait-il pu risquer de ternir l'image de la France à l'étranger ? Nous reviendrons également sur l'opération d'ingérence russe destinée à faire croire à une implication d'Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein.Nous recevons également la sénatrice (Ecologistes) représentant les Français de l'étranger Mélanie Vogel. Avec l'élue écologiste, nous parlons du retour de la loi Duplomb. Le sénateur repart en bataille¿en déposant un texte qui vise à réintroduire deux molécules classées parmi les néonicotinoïdes. Le conseil constitutionnel avait retoqué cette partie de la loi Duplomb l’été dernier.¿Les écologistes sont vent debout.Enfin dans le débat, retour sur l'interview accordée par Sébastien Lecornu à la presse quotidienne régionale. Il y annonce sa feuille de route pour les mois à venir et un "réajustement" ministériel prévu d'ici au 22 février concernant notamment les candidats aux municipales. Parmi eux, Rachida Dati. Qui succèdera à Rachida Dati, ministre de la culture candidate à la Mairie de Paris ?

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Mélanie Vogel : « Le retour de la loi Duplomb est un crachat à la figure du débat démocratique »

Mélanie Vogel : « Le retour de la loi Duplomb est un crachat à la figure du débat démocratique »

9 février 2026· 25:57

La loi Duplomb, en partie retoquée par le Conseil constitutionnel, revient dans le débat parlementaire. Une pétition réclamant l’abrogation de la loi, avec 2,1 millions de signataires, franchissant la barre des 500.000 signatures, est à l’origine d’un nouveau un débat sur le sujet à l’Assemblée nationale ce mercredi 11 février alors qu’au Sénat, une « nouvelle loi Duplomb » porté par plusieurs groupes politiques, a été déposée. Elle propose la réintroduction de certains pesticides.Pour Mélanie Vogel, sénatrice (Écologistes) représentant les Français hors de France : « Le retour de la loi Duplomb 2, c’est un crachat à la figure des 2,1 millions de personnes qui ont signé la pétition contre. C’est un crachat à la figure du débat démocratique et du débat parlementaire, parce que celui-ci, suite à la pétition, doit avoir lieu le 11 février, et que M. Duplomb n’a pas attendu cela pour déposer sa deuxième version. C’est un crachat à la figure du conseil constitutionnel, qui, après la censure de son texte, a dit que la ré-autorisation des néonicotinoïdes était contraire à la Charte de l’environnement. Nous avons le droit de vivre dans un environnement sain qui interdit la réintroduction de produits dangereux pour la santé humaine et la biodiversité. Les néonicotinoïdes sont des neurotoxiques qui passent la barrière placentaire et on a des études qui démontrent leur lien avec toute une série de maladies ».Réagissant à l’affaire Epstein, Mélanie Vogel est soulagée de la démission de Jack Lang de l’Institut du monde arabe : « Je ne vais pas l’applaudir pour avoir fait ce qui s’imposait. Par ailleurs, je pense que Jack Lang est un épiphénomène dans cette histoire. Il n’y a pas que des hommes impliqués dans l’affaire Epstein. Mais ce que révèle l’affaire c’est que ce sont les hommes puissants et riches qui font réseau, et qui se retrouvent dans une situation de jouissance et d’impunité pour commettre ensemble des crimes, en particulier des crimes sexuels. Je pense que c’est un sujet qui peut faire l’objet d’une commission d’enquête parlementaire ».

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Municipales : Bardella tend la main à LR

Municipales : Bardella tend la main à LR

9 février 2026· 34:49

Jordan Bardella était ce week-end en déplacement dans l’Hérault et à Carcassonne pour soutenir les candidats du Rassemblement national aux élections municipales. Alors que le premier tour du scrutin se tiendra le 15 mars, l’élection prendra-t-elle une tournure nationale, ou reconduira-t-elle les maires sortants ? Le Rassemblement National n’hésite pas en tout cas à envisager des alliances avec Les Républicains pour le second tour, en tendant la main à leurs électeurs.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, considère « qu’il y a autour de Jordan Bardella un effet groupie qui est extravagant, il faut le reconnaître. Mais la combinaison entre la structure très solide du vote RN et la personnalité de Jordan Bardella, fait qu’aujourd’hui c’est très efficace, y compris dans les sondages. À Carcassonne, les reporters racontaient qu’il avait du mal à progresser, de centimètres en centimètres, tellement il y avait de ferveur, en tout cas d’enthousiasme et de prises de selfies. Donc il y a un phénomène populaire ‘Bardella’. Et il a l’art de poser en plus quelques pièges aux Républicains ».Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, pense que Jordan Bardella « a le souci d’aller au-devant des gens, mais il n’en a pas besoin, ce sont les gens qui viennent au-devant de lui. Mais la campagne va être très longue. Car ce sont les municipales qui se jouent ici, mais pour lui c’est aussi le début de la campagne présidentielle. Il prépare le terrain. Aller soutenir des candidats municipaux à droite et à gauche c’est pour lui un tour de chauffe et ça lui permet de commencer à enraciner sa campagne dans le territoire, et on voit que ça marche ».

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Éléonore Caroit : « Nous prenons acte de la démission de Jack Lang de l’Institut du monde arabe »

Éléonore Caroit : « Nous prenons acte de la démission de Jack Lang de l’Institut du monde arabe »

9 février 2026· 20:16

La tentaculaire affaire Epstein est-elle aussi une affaire française ? Empêtré dans l’affaire pour sa proximité avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, Jack Lang a annoncé sa démission de l’Institut du monde arabe. Ce dernier, avec Caroline Lang, sa fille, font l’objet d’une enquête du Parquet National Financier pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », pour avoir co-fondé avec Epstein une société off-shore dans les Îles Vierges. La ministre déléguée chargée de la Francophonie, Éléonore Caroit était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir notamment à ces actualités.Éléonore Caroit déclare que le gouvernement « prend acte de la démission de Jack Lang et nous allons surtout nous atteler à nommer très rapidement quelqu’un pour le remplacer. Parce que l’Institut du monde arabe est un endroit incroyable, où nous construisons des ponts entre la France et le monde arabe. Je suis ministre, mais également avocate, dans le maniement de la preuve et la recherche de culpabilité, je ne m’en remets pas aux médias ou à ce que l’on peut voir sur les réseaux sociaux. Je m’en remets à des enquêtes en cours. Moi je pense surtout aux victimes, qui se retrouvent sur les réseaux sociaux, qui ont déjà vécu tout ce que l’on sait, et qui se retrouvent aujourd’hui avec ce tribunal médiatique ».Éléonore Caroit revient également sur les fausses informations accusant Emmanuel Macron d’être impliqué dans les dossiers Epstein : « Il y a eu une affaire montée de toutes pièces avec des faux documents, témoignages et images. C’est Viginum qui a lancé l’alerte. Et c’est grâce au nouvel instrument du Quai d’Orsay, French Response, qui est un compte sur les réseaux sociaux pour réagir extrêmement vite, y compris à des fausses informations qui deviennent virales. Le but est de répondre à ces informations avec des faits, en y répondant de manière inattendue, avec humour, vous savez comment marchent les algorithmes. Il faut répondre à la désinformation avec les mêmes armes, mais évidemment par la vérité, avec des faits, donc avec des réponses virales ».

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Nicolas Dufourcq : « La machine à produire du déficit budgétaire tourne à plein en France »

Nicolas Dufourcq : « La machine à produire du déficit budgétaire tourne à plein en France »

8 février 2026· 21:24

Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance (Banque publique d’investissement française) était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Quel avenir pour l’industrie française ? Quelle issue au déficit budgétaire chronique du pays pour faire reculer la dette ? Nicolas Dufourcq, auteur de La Dette sociale de la France : 1974-2024, est venu répondre à ces questions à notre micro.Nicolas Dufourcq déplore le déficit budgétaire qui se poursuit en 2026 : « C’est un budget en grand déficit, comme l’année dernière, comme l’année d’avant, comme l’année encore d’avant, etc. La machine à produire du déficit budgétaire, qui est en fait un déficit social, tourne à plein depuis très longtemps, et personne n’a pu l’arrêter. Est-ce que ça aurait coûté plus cher de ne pas avoir de budget ? Je n’en sais rien. Je crois que personne ne le sait. Ce que l’on peut constater c’est que nos voisins espagnols, ça fait trois ans qu’ils n’ont pas de budget, ils sont à 3% de croissance et ils baissent leur déficit ».Nicolas Dufourcq relativise l’ampleur du phénomène de désindustrialisation en France : « Nous ne sommes pas repartis sur un toboggan comme celui qu’on a déjà vécu, mais c’est sûr que c’est difficile sur l’industrie. Vis-à-vis de nos concurrents mondiaux, qui sont extrêmement puissants, c’est une guerre d’attrition. On renouvelle le tissu industriel de France à un rythme qui est peut-être insuffisant. Une partie de l’industrie tombe, car elle ne s’est pas nécessairement modernisée sur des produits ultra-concurrencés, notamment par nos concurrents asiatiques. Mais à sa place viennent d’autres usines, qui sont ultra-productives et ultra-technologiques, qui n’ont absolument rien à voir avec l’industrie que l’on connaissait par le passé. Mais elles ouvrent dans une proportion légèrement inférieure à celles qui ferment, de quelques dizaines ».

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La sécurité au cœur des municipales

La sécurité au cœur des municipales

8 février 2026· 33:57

La sécurité s’impose-t-elle comme un sujet de préoccupation majeur ? Est-il possible que les enjeux autour de la sécurité aient été renforcés par une bulle médiatique ? À un mois et demi des élections municipales, le texte sur l’élargissement des compétences des polices municipales au Sénat a en tout cas remis la question dans le débat politique. Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique rappelle « qu’il y avait un sondage juste avant le salon des maires qui montrait que parmi les trois priorités des Français vis-à-vis de ces municipales c’était d’abord la sécurité, ensuite la fiscalité et enfin le narcotrafic, qui est directement lié à l’insécurité. Manifestement, il y a une dissémination sur l’ensemble du territoire du narcotrafic. Vous voyez bien qu’une ville comme Bourges aujourd’hui est touchée également par ce phénomène. Il y a donc une attente très forte à ce que l’on s’empare de ces enjeux ». Émilie Zapalski, fondatrice de l’agence Émilie Conseil, estime « que la sécurité est montée en termes de préoccupation. En 2020, ce n’était pas aussi flagrant, il y a vraiment eu une évolution là-dessus. On a l’impression qu’un peu partout il y a ce phénomène d’insécurité, ressentie, réelle, avec une attente très forte du maire pour régler ces questions-là. Les gens ne se sentent plus en sécurité chez eux ou dans la rue, et veulent des actions concrètes. On voit se multiplier dans les propositions des candidats, tous bords confondus, une augmentation de la vidéosurveillance et des effectifs de police ».

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Jean-Michel Arnaud : « Il ne faut pas de dépassement financier sur nos Jeux Olympiques d’hiver »

Jean-Michel Arnaud : « Il ne faut pas de dépassement financier sur nos Jeux Olympiques d’hiver »

6 février 2026· 25:50

La loi olympique pour les Jeux Olympiques d’hiver dans les Alpes françaises a été votée ce mardi à l’Assemblée nationale. Le texte définit une enveloppe de 1,3 milliards d’euros au total. Le COJOP (le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques), responsable de la planification reçoit 462 millions d’euros. La Solideo (la Société de livraison des ouvrages olympiques) qui produit l’ensemble des équipements et des espaces pour les jeux, reçoit 869 millions d’euros. D’autres financements sont prévus, mais doivent être obtenus avec le démarchage d’entreprises privées.Jean-Michel Arnaud, sénateur (Union Centriste) des Hautes-Alpes était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Il justifie ces dépenses, malgré le contexte budgétaire actuel de la France et tient à rassurer : « La ligne est claire : il ne faut pas de dépassement financier. Dans le projet de loi qui a été voté hier par le Parlement, l’article 5 prévoit des plafonnements en cas de déficit et les régions sont engagées au maximum à 75 millions d’euros pour chacune d’entre elles. Qu’il n’y ait pour le moment aucun partenaire privé ne nous rend pas pessimistes. Les grands acteurs traditionnels seront certainement présents, notamment La Poste et EDF, et quelques grandes entreprises, par ailleurs ».Jean-Michel Arnaud déplore le remaniement de l’équipe du COJOP : « Il est assez fréquent que dans des évènements de cette nature-là il y ait des recalages. Mais ça tombe au pire moment puisqu’on est aujourd’hui à l’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver à Milan-Cortina. Dès le lendemain de ces J.O on est à une échéance de quatre ans. Il faut que les choses soient mises en ordre. Nous avons un cadre législatif. Ce qu’il faut maintenant c’est la carte des sites ».

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Fabrice Barlesi : « Nous sommes assez mauvais en France pour le dépistage du cancer »

Fabrice Barlesi : « Nous sommes assez mauvais en France pour le dépistage du cancer »

5 février 2026· 20:44

Si la majorité des cancers restent associés au vieillissement de la population, une augmentation de 70% des cas chez les sujets « jeunes », moins de 40 ans, est constatée depuis les années 1990. C’est le triste constat que réalise Fabrice Barlesi, directeur général de l’Institut Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Avec plus de 400.000 cancers diagnostiqués par an, la France est le pays champion du monde en taux d’incidence.Fabrice Barlesi acte « exactement 460.000 diagnostics du cancer par an en France, c’est à peu près 1.200 diagnostics par jour. Et malheureusement ils ne sont pas tous dépistés, ce sont parfois des maladies à un stade plus avancé qui sont diagnostiquées. (…) Il y a un certain nombre d’expositions dont on pense qu’elles peuvent avoir un rapport : l’exposition aux microplastiques, aux pesticides, à la pollution, à la consommation de produits ultra-transformés. Mais on a quatre facteurs sur lesquels on est certain qu’ils ont un lien avec l’apparition du cancer : tabac, alcool, sédentarité et surpoids ».Fabrice Barlesi constate que « nous sommes assez mauvais en France dans le dépistage du cancer. Nous avons trois dépistages organisés aujourd’hui : le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer du col. La ministre de la Santé a annoncé hier le lancement d’expérimentation de dépistage pour le cancer du poumon, qui seront, je l’espère, rapidement généralisées. Mais notre taux d’adhésion au dépistage, donc le nombre de personnes qui devraient le faire et qui le font vraiment, n’est pas bon : c’est un peu moins de 50% pour le cancer du sein. Or, il est démontré, sans aucun doute possible, que ces dépistages diminuent la mortalité par cancer de façon significative ».

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Municipales : les Écologistes en difficulté

Municipales : les Écologistes en difficulté

5 février 2026· 35:43

Le groupe de presse Ebra a organisé un grand sondage sur cinq grandes villes écologistes de l’est de la France. Fabrice Veysseyre-Redon, rédacteur en chef du bureau parisien du groupe Ebra, contextualise : « ce sondage, en collaboration avec l’institut de sondage IPSOS, s’est déroulé sur la deuxième quinzaine de janvier sur Lyon, Strasbourg, Grenoble, Besançon et Annecy, avec un échantillon de représentatif de 600 habitants pour chaque ville. Les résultats sont une douche froide pour les maires sortants », notamment avec 40 à 50% des sondés d’une ville à l’autre étant fermement opposés à la réélection de l’équipe sortante.Mathieu Souqière, essayiste, relativise et ne « Il faut d’abord rappeler que les élections municipales de 2020 se sont déroulées dans un contexte très particulier : le COVID et une abstention massive. À un certain nombre d’endroits, les élections se sont déroulées de façon un peu inédite, parfois décorrélées d’une forme de sociologie électorale locale, donc il y a eu des surprises en 2020, et rien ne garantit que ces surprises se reproduisent aujourd’hui. Il faut aussi noter que les situations d’une ville à l’autre, parmi les cinq testées, sont contrastées ».Bérengère Bonte, journaliste politique, cite Brice Teinturier d’IPSOS : « un tel désamour n’est pas si fréquent à l’échelle municipale, en un mandat. Quand vous avez une Jeanne Barseghian qui est élue à Strasbourg à 41% des voix, il y a 6 ans, avec 35% pour le candidat macroniste, il risque d’y avoir une inversion assez violente. Ce que je retiens, c’est que malgré le recul des Écologistes dans les sondages, une foule d’autres études montre que l’écologie est toujours dans les préoccupations des gens. Donc ils veulent l’écologie mais pas les Verts ».

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François-Noël Buffet : « L’adoption de ce budget 2026 est un moindre mal »

François-Noël Buffet : « L’adoption de ce budget 2026 est un moindre mal »

5 février 2026· 26:07

Depuis mardi, les sénateurs examinent un texte visant à élargir les compétences des polices municipales : amendes forfaitaires, fouilles de véhicules, usage de drones… La droite sénatoriale insiste sur l’urgence d’appliquer cette loi pour les policiers « en première ligne » sur le terrain. Mais une grande partie de la gauche au Sénat craint que le renforcement des pouvoirs et des effectifs de la police municipale précède la diminution des engagements de la police nationale sur le territoire.François-Noël Buffet, sénateur (LR) du Rhône et invité de la matinale « Bonjour chez vous ! », contredit cette idée d’un désengagement de l’État à l’échelon local : « Nous avons veillé à cela lorsque nous avions préparé le texte avec Bruno Retailleau au gouvernement, qu’il n’y ait pas ce glissement justement, car c’était une inquiétude des maires. Mais nos policiers municipaux sont aujourd’hui les premiers au contact de la violence qui s’est fortement développée sur nos territoires. Seules 58% de nos polices municipales sont équipées d’armes létales. Le maire doit avoir la liberté de faire ce qu’il veut : il armera ou il n’armera pas sa police municipale ».François-Noël Buffet est également revenu sur l’adoption du budget « de compromis » par l’article 49-3 : « Ce budget est un moindre mal. Nous savons tous que ce n’est pas le budget que nous aurions aimé C’est un budget utile à la France en matière de résorption du déficit, qui est fondamentale. Mais il fallait bien que l’on sorte de cette situation de blocage, qui est principalement liée à la situation politique de l’Assemblée nationale. Bon, tant mieux, le budget est voté. On en avait besoin, je rappelle que nos industries de défense et nos armées ont besoin d’évoluer très rapidement maintenant, compte tenu du contexte international ».

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Laurent Jacobelli : « Des millions de Français, veulent savoir si Marine le Pen peut se présenter »

Laurent Jacobelli : « Des millions de Français, veulent savoir si Marine le Pen peut se présenter »

4 février 2026· 23:14

Quatre ans de prison et cinq ans d’inéligibilité ont été requis ce mardi par le parquet général contre Marine le Pen. Avec ce procès en appel, le parquet a relevé que « le choix d’une ligne de défense ne saurait constituer un risque de récidive » et est revenu sur la demande d’exécution provisoire. Le jugement sera prononcé en juin 2026.Laurent Jacobelli, député de la Moselle et porte-parole du Rassemblement National, demeure optimiste : « Pas d’exécution provisoire, c’est déjà une bonne nouvelle. Ça prouve que tout ce que l’on disait lors de la première étape du procès était réaliste. Je me rappelle des plateaux de télévision où l’on nous disait que l’exécution provisoire était nécessaire et systématique. Mais il y a une impatience évidemment, parce que nous avons envie de savoir comment va se passer la présidentielle. Comme des millions de Français, nous voulons savoir si Marine le Pen va pouvoir se présenter ».Laurent Jacobelli rassure : « Nous n’allons pas attendre juin pour travailler sur notre programme. Les équipes de Jordan Bardella et Marine le Pen sont les mêmes. Ils travaillent la campagne présidentielle en duo. Ils défendent le même programme et il y a un besoin d’alternance dans le pays. On voit bien que l’ère Macron arrive à sa fin. Il faut reprendre les rênes avec 3.400 milliards d’euros de dette, une pression fiscale intenable, une insécurité qui explose avec l’immigration. Face à cette urgence, nous ne perdrons pas un jour, une heure, dans l’élaboration de notre campagne ».

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Élections municipales 2026 : les grandes échéances

Élections municipales 2026 : les grandes échéances

4 février 2026· 34:02

Les sondages pour les municipales de mars 2026 à Paris laissent entrevoir la possibilité d’un second tour animé, avec trois, quatre, voire cinq candidats : Emmanuel Grégoire (Parti Socialiste), Rachida Dati (Les Républicains), Pierre Yves Bournazel (Horizons et Renaissance), Sophia Chikirou (La France Insoumise) et Sarah Knafo (« Reconquête ! »). Des perspectives de qui maintiennent l’incertitude sur l’issue de ce scrutin et qui reflètent l’éclatement du spectre politique dans la capitale.Françoise Degois, éditorialiste politique, cite Guy Mollet en disant que « Paris c’est au bonheur de la droite la plus bête du monde, je ne vais pas pleurer. Mais Paris, depuis 2001, a toujours sombré sur les divisions de la droite. Quand Bertrand Delanoë prend la mairie, c’est la bataille qui fait rage entre Philippe Séguin et Jean Tiberi. C’est du popcorn tous les jours. Et puis Françoise de Panafieu, traitée par son camp de ‘pintade à roulette’. La dernière fois c’était entre Agnès Buzyn et Rachida Dati. C’est certain que l’équation va être compliquée pour le second tour ».Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme considère que « il y a des cycles en politique. Les socialistes ont été au pouvoir depuis extrêmement longtemps, il y a une poussée à droite, même s’il y a une division classique. Mais je pense qu’elle finira par se retrouver. On sait que Sophia Chikirou essaye de débaucher un certain nombre de candidats socialistes qui s’estiment mal placés, pour venir avec La France Insoumise. Et La France Insoumise nous réserve des surprises, comme toujours, en voulant faire élire Rachida Dati, et en plantant tous les maires socialistes ».

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Marion Canalès : « La police municipale ne doit pas devenir un supplétif de la police nationale »

Marion Canalès : « La police municipale ne doit pas devenir un supplétif de la police nationale »

4 février 2026· 23:21

Le Sénat examine depuis ce mardi un projet de loi pour élargir les pouvoirs de la police municipale. Avec la montée du narcotrafic et de l’insécurité comme préoccupation majeure des Français à l’échelle locale, l’extension des prérogatives des policiers municipaux qui sont placés sous l’autorité des maires, est un enjeu important pour les municipales à venir.Invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! », Marion Canalès, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme, rappelle « qu’en 40 ans il y a eu une multiplication par cinq des effectifs de la police municipale, avec un volontarisme de la part des communes. Aujourd’hui il faut réussir à concilier efficacité et complémentarité avec la police nationale, sans tomber dans la surenchère. (…) Avec la dégradation du ratio police nationale et gendarmerie par habitant, il ne faut pas que les polices municipales deviennent des supplétifs ».Marion Canalès soutient que « sur l’armement de la police, ce sont le maire et son conseil municipal qui décideront de le mettre en place ou non. Tout dépend aussi de ce qu’on entend par ‘armement’. Si ce sont des armes de catégorie 1, (…) les tasers comme les armes de poing, cela peut s’entendre, pour que la police puisse se défendre et remplir ses missions de protection. Mais c’est une décision qui doit relever du maire. Nous essayons justement de préserver son autorité ».

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Cédric Vial : « Nous avons les Jeux Olympiques d’hiver les plus sobres financièrement »

Cédric Vial : « Nous avons les Jeux Olympiques d’hiver les plus sobres financièrement »

3 février 2026· 26:20

Les 26èmes Jeux Olympiques d’hiver seront organisés dans les Alpes françaises en 2030. La carte des sites olympiques et des infrastructures devrait être dévoilée avant la fin de l’année. Cédric Vial, sénateur (LR) de Savoie était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour répondre à nos interrogations sur le sujet.Cédric Vial a tenu à rassurer sur l’ampleur des dépenses réservées à ce projet, face au contexte de crise budgétaire : « Ça a un coût. Mais nous avons les jeux d’hiver les plus sobres financièrement, avec à peu près 2 milliards d’euros de budget pour les Alpes françaises de 2030. Lors de la précédente édition, nous étions à 4 milliards d’euros. Et sur le total de 2 milliards, un quart est de l’argent public, tout le reste ce sont des sponsors, et de l’argent privé. Donc 500 millions d’euros c’est toujours important, mais on peut relativiser quand on voit ce qu’il vient de se passer dans le 49-3, et ce que l’on est capable de dépenser en une minute dans une négociation avec un autre parti politique ».Cédric Vial est également revenu sur la poursuite expérimentale de l’utilisation de caméras de surveillance algorithmiques, assistées par intelligence artificielle : « Les Jeux Olympiques de Paris c’était en 2024. Là nous serons en 2030. L’intelligence artificielle (…) sera un million de fois plus puissante que Chat GPT4 que l’on a aujourd’hui. Ce qui est certain, c’est que les Jeux Olympiques sont un enjeu de sécurité majeur. En quinze jours, on a des flux de population, avec des risques importants. Donc pourquoi se priver d’un tel outil ? La seule limite c’est la reconnaissance faciale. C’est un outil de sécurité pour toutes les personnes qui vont participer, mais aussi pour l’image de la France dans le monde »

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Stéphane Rist : « Contraindre les médecins à s’installer dans les déserts médicaux est inefficace »

Stéphane Rist : « Contraindre les médecins à s’installer dans les déserts médicaux est inefficace »

3 février 2026· 21:53

La désertification médicale touche désormais la totalité du territoire. Maisons de Santé, télémédecine, bus soignants itinérants, de nombreuses solutions sont expérimentées pour résorber le problème que rencontrent désormais de nombreux Français. La loi Garot, adoptée à l’Assemblée nationale et remaniée au Sénat en mai 2026, prévoit des mesures plus coercitives sur les médecins, notamment l’obligation à s’installer dans des déserts médicaux. Une mesure que Stéphanie Rist, ministre de la Santé, juge « inefficace », sur la matinale « Bonjour chez vous ! ».Stéphanie Rist rappelle qu’elle « fait partie des députés qui ont été contre cette proposition de loi et qu’(elle) n’a pas changé d’avis en tant que ministre. Cela ne m’aurait pas posé de problèmes de mettre des contraintes si elles étaient efficaces derrière. Quand on est dans une dynamique démographique trop basse et quand vous mettez des contraintes à l’installation, les professionnels arrêtent. C’est le même schéma à l’étranger, aucun pays n’a anticipé le vieillissement de la population et la transformation en maladies chroniques, qui prennent plus de temps aux médecins ».Stéphanie Rist demeure optimiste sur le déficit de la Sécurité sociale, malgré des prévisions de dépenses en hausse : « La Sécurité sociale a été créée en 1945, où l’on avait beaucoup plus d’actifs qu’aujourd’hui. La transition démographique, la baisse de la natalité et le vieillissement de la population doivent nous faire poser la question : comment finance-t-on notre modèle de protection sociale ? Nous serons en-dessous des 20 milliards de déficit de la Sécurité sociale. Je rappelle que c’est une amélioration par rapport au budget de cette année, et il faut poursuivre cette maîtrise de nos dépenses sociales ».

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Municipales : comment lutter contre les déserts médicaux ?

Municipales : comment lutter contre les déserts médicaux ?

3 février 2026· 33:29

Alors que de plus en plus de communes sont confrontées à la désertification médicale, la santé devient un enjeu majeur pour les municipales de mars 2026. La matinale « Bonjour chez vous ! » organisait un débat avec Daniel Chasseing, médecin et sénateur (Les Indépendants) de la Corrèze, Martial Jardel, président de Médecins Solidaires et Anaïs Werestchack, médecin généraliste et co-auteure de « Urgent, recherche médecin ! ».Anaïs Werestchack témoigne après son « Tour de France » de remplacements dans les déserts médicaux avec son conjoint : « Nous nous sommes rendus compte que si 86% du territoire est aujourd’hui concerné par un manque de soignants, il y a des zones bien plus touchées que d’autres, voire totalement démunies. J’ai remplacé un médecin dans l’Aveyron qui était seul sur 652km², donc je vous laisse imaginer le nombre de patients qu’il faut prendre en charge ».Martial Jardel, président de Médecins Solidaires ajoute que « Quand on voit les patients qui n’ont plus de traitement, quand on voit les ordonnances qui ont été renouvelées huit fois, qui sont fines comme du papier parchemin, avec des patients en colère, on ressent un sentiment d’injustice totale. Des gens sont en train de mourir dans ce pays parce qu’ils n’ont plus de traitement sur leurs pathologies chroniques ».Daniel Chasseing, médecin et sénateur (Les Indépendants) de la Corrèze, a exercé pendant son mandat pour pallier un désert médical : « un médecin retraité venait m’aider un ou deux jours par semaine, et je le remercie beaucoup car nous avons pu ainsi maintenir les soins jusqu’à ce qu’un jeune médecin vienne s’installer. Nous avions été obligés de tenir jusque-là ».

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BONJOUR CHEZ VOUS 26/02/02 Lu P1

BONJOUR CHEZ VOUS 26/02/02 Lu P1

2 février 2026· 26:40

Christine Lavarde : « Le Sénat ne sera pas comptable du budget porté par le gouvernement »
Sébastien Lecornu a-t-il rempli sa mission principale : doter la France d'un budget ? « Un budget qui dégouline d'impôts » dénonce Jordan Bardella, président du Rassemblement National. « Ce n'est pas un bon budget, car il ne prépare pas l'avenir » estime la députée du bloc présidentiel, Agnès Pannier-Runacher. « Ce texte ne satisfait personne » résume le député LFI Éric Coquerel. Malgré tout, le budget 2026 devrait être adopté ce lundi à l'issue d'un recours à l'article 49-3.
Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine et présidente de la Délégation sénatoriale à la prospective, considère que « la copie qui nous a été présentée ne correspond absolument pas à la vision que le Sénat apportait en écrivant son texte en première lecture. Le Sénat ne se portera pas comptable des décisions du gouvernement sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale, qui ont des conséquences très fortes sur l'équilibre budgétaire. »
Christine Lavarde est également revenue sur sa proposition de loi face aux difficultés à mobiliser les acteurs de l'assurance face à la gestion du risque climatique : « À l'échelle des collectivités, on avait un double écueil : d'abord un marché très concentré, souvent avec un seul assureur ; ensuite la nécessité d'améliorer les politiques de prévention pour diminuer la vulnérabilité des bâtiments publics ou individuels. Il faut diminuer la sinistralité en prévision du jour où un évènement d'intensité forte se produit ».

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