
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
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718 épisodes · page 20 sur 24

Pierre Ouzoulias : « Nous n’attendons rien des négociations avec Sébastien Lecornu »
Le lendemain des manifestations intersyndicales du 2 octobre, le Premier ministre reçoit, dans le cadre de ses consultations, le Rassemblement National, les écologistes, le Parti Communiste et le Parti Socialiste. La mobilisation ayant été moins suivie que la précédente, Pierre Ouzoulias, sénateur (Parti Communiste) des Hauts-de-Seine et vice-président du Sénat, a cependant déclaré que « la colère n’a pas baissé. La revendication sociale est de plus en plus forte, car il y a un consensus qui se forme face à la problématique du pouvoir d’achat et la volonté d’une justice fiscale ».Pierre Ouzoulias, est malgré tout sceptique à l’idée que les négociations avec le Premier ministre aboutisse à un résultat : « Nous n’attendons rien des négociations avec Sébastien Lecornu. […] Très sincèrement, ce que je ressens là au Sénat c’est une forme de démobilisation totale : plus personne n’y croit. Ce gouvernement on l’a trop attendu, et on a le sentiment que c’est Emmanuel Macron qui le compose ».
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Dominique Vérien : « On ne va pas remettre encore en discussion la réforme des retraites »
Nommé Premier ministre depuis 23 jours, Sébastien Lecornu ne trouve toujours pas d’accord pour sa feuille de route. La réforme Borne sur les retraites fait à nouveau débat y compris au sein du socle central. Pour Dominique Vérien, sénatrice (UC) de l’Yonne « il ne faut pas remettre encore en discussion la réforme des retraites. […] Il faut trouver d’autres compromis, même si je pense que cet accord de non-censure est de plus en plus difficilement trouvable ».Dominique Vérien est également revenue sur la condamnation à 5 ans de prison ferme de Nicolas Sarkozy avec exécution provisoire : « Sur les peines à plus de deux ans de prison, c’est 90% d’exécution immédiate pour le commun des mortels et 30% des prisonniers sont en attente de leur premier jugement (…). C’est peut-être attentatoire, mais imaginons en sens inverse : les gens ne comprendraient pas qu’on laisse en liberté des criminels en attente de leur appel ».
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L'intégrale du jeudi 2 octobre
Au programme : c'est une nouvelle journée de mobilisation à l’appel des syndicats. Le Premier ministre tente d’apaiser les tensions en adressant une lettre aux organisations, promettant notamment une amélioration des pensions de retraite pour les femmes. Est-ce suffisant pour désamorcer la colère ? Le débat s’ouvre avec nos éditorialistes Elizabeth Martichoux et Michaël Darmon.Dans nos régions, la mobilisation se vit aussi sur le terrain. Nous serons à Marseille avec Léo Purguette, rédacteur en chef du journal La Marseillaise, pour prendre le pouls de cette journée d’action.Alain Madelin est notre invité dans L'Entretien. L’ancien ministre des Finances et de l’Industrie, figure libérale, alerte sur l’ampleur des fractures sociales et sur la montée de la pauvreté dans le pays. Comment sortir de cette spirale ? Il répond à nos questions.Et puis dans l'actualité sénatoriale, la condamnation de Nicolas Sarkozy ravive le débat sur l’exécution provisoire des peines. Faut-il la maintenir en l’état ? Un rapport sénatorial conclut qu’il n’y a pas lieu de la remettre en cause et propose d’autres pistes : privilégier des peines courtes de prison et renforcer la réinsertion. La sénatrice (UC) de l'Yonne, Dominique Vérien, co-autrice de ce rapport, est avec nous pour en parler.
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Retraites : Lecornu redonne la main aux syndicats ?
Sébastien Lecornu est toujours en quête d’un accord avant de former son gouvernement. Le Premier ministre a accepté de recevoir à nouveau le Parti Socialiste dans le cadre de négociations. Sébastien Lecornu continue à travailler sur « l’équation insoluble du budget », en ajustant les différentes variables : oppositions, syndicats et patronat. Cependant, la date de rendu approche, avec une déclaration de politique générale promise « la semaine prochaine ».Pour Michaël Darmon, éditorialiste politique à Public Sénat et I24news : « Sébastien Lecornu a lui-même posé les conditions de cette difficulté en annonçant sur le perron de Matignon qu’il faudrait, non pas une rupture sur la forme, mais sur le fond. Face à cette promesse de rupture, le Rassemblement National menace de censurer si l’on retrouve les mêmes au gouvernement, et on a compris que le gouvernement allait se faire sur le périmètre du ‘socle commun’ ».Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique : « Cela fait plus de trois semaines que l’on n’a pas de gouvernement, ce qui est un record sous la Ve République. […] Sébastien Lecornu, dans une semaine, on ne sait pas encore s’il sera Premier ministre. Il rencontre aujourd’hui le Parti Socialiste, demain le Rassemblement National. Je ne crois pas trop à un accord avec ce dernier. Marine le Pen semble être dans une démarche très volontariste vers la dissolution ».
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Alain Madelin : « La subvention des bas salaires a conduit à la smicardisation des Français »
L’intersyndicale organise ce 2 octobre, une nouvelle journée de manifestations dans le pays. Une journée de mobilisation en réaction à la crise, à la fois politique et économique, à laquelle fait face le pays. Devant cette colère sociale, Alain Madelin, ancien ministre de l’Économie et des Finances, sous Jacques Chirac, a déploré que : « le salaire médian est à 2183 euros. Beaucoup de Français rencontrent énormément de difficultés. Certains l’expriment par la colère, d’autres par le repli sur soi. Je pense d’abord à cette deuxième France, que l’on voit moins, qu’à la première, celle qui se mobilise aujourd’hui, qui est davantage une procession syndicale que l’expression d’une véritable colère ».Se réclamant d’un « libéralisme populaire », Alain Madelin a également remis en question le bien-fondé des aides aux entreprises : « Les entreprises paient trop d’impôts et reçoivent trop de subventions. On ne peut pas rester sur ce système sur le long terme. Dans un tel système, vous perdez le sens de la liberté responsable, vous rentrez dans un système d’assistance, voire de servitude volontaire. Mais sortir de cela ce n’est pas simple, parce qu’il y a des tas d’entreprises qui se sont habituées à être subventionnées, en les incluant dans leur budget prévisionnel. Il faut le faire progressivement. »
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L'intégrale du mercredi 1er octobre
Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu poursuit ses consultations alors que le Parlement reprend ses travaux et qu’une nouvelle journée de mobilisation se prépare. Le Premier ministre peut-il résister à la pression conjuguée de la rue et des oppositions ? Analyse avec le sondeur Frédéric Dabi et l’éditorialiste politique Françoise Degois.Dans l’entretien : quelle stratégie pour le Rassemblement national ? Le parti détient une partie des clés de la majorité mais pourrait être écarté de la bataille des postes à l’Assemblée. Le président délégué du groupe et député de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, répond à nos questions.Emmanuel Macron se rend au Danemark, pays visé par des incursions de drones. Faut-il y voir une nouvelle menace pour l’Europe ? La réponse de l’OTAN et de l’Union européenne est-elle à la hauteur ? Éclairage avec le sénateur (LR) du Pas-de-Calais Jean-François Rapin, président de la Commission des affaires européennes.En régions : les pompiers, de plus en plus souvent victimes d’agressions. En Ille-et-Vilaine, ils sont désormais équipés de caméras piétons. Reportage de nos partenaires de TV Rennes.
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Jean-François Rapin : « Le matraquage fiscal, c’est fini »
Après trois semaines de consultations, le Premier ministre n’effectue toujours pas d’annonce sur la feuille de route du budget et le futur gouvernement. Après avoir fermé la porte à la taxe Zucman et à la suspension de la réforme Borne sur les retraites, qui font partie des réclamations de la gauche, Sébastien Lecornu s’est dit ouvert « à un débat sur la justice fiscale ».Pour Jean-François Rapin, sénateur (LR) du Pas-de-Calais : « Pour Les Républicains, les lignes rouges sont claires, même si je n’aime pas ce terme car cela veut dire que l’on ne négocie plus rien, mais le matraquage fiscal, c’est fini ». Face à la menace d’une motion de censure du Parti Socialiste et du reste de la gauche, Jean-François Rapin pense que « le Premier ministre doit également trouver un accord de non-censure avec le Parti Socialiste. Il faut viser une non-censure large, car si elle est obtenue à quelques voix près, cela fragilise le gouvernement ».
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Jean-Philippe Tanguy : « Les hauts fonctionnaires de Bercy préparent déjà un budget par ordonnance »
À seulement 12 jours des limites constitutionnelles pour voter le budget, la pression monte sur le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui n’a toujours pas mis en avant de feuille de route ou de nomination de gouvernement. Jean-Philippe Tanguy, député (RN) de la Somme et président délégué du groupe Rassemblement National à l’Assemblée nationale a publiquement annoncé que son groupe politique était prêt à ne pas censurer le gouvernement s’il baissait significativement les taxes et les dépenses de l’État.Sur le plateau de « Bonjour chez vous ! », il déclare que « si le Premier ministre annonce dans le discours de politique générale des orientations qui ne vont pas du tout dans le bon sens, nous ne nous interdisons pas de censurer. Parce qu’il y a le sentiment que Sébastien Lecornu, dans la droite ligne de Macron, joue en permanence la montre contre la démocratie […] J’ai des échos qui viennent de Bercy que les hauts fonctionnaires préparent des ordonnances. C’est-à-dire que pour la première fois sous la Ve République, le Premier ministre sait que nous n’avons pas le temps pour voter le budget, et s’il n’y a pas de vote, le gouvernement appliquera le budget par ordonnance ».
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Consultations de Lecornu : le match est-il déjà plié ?
Le Premier ministre Sébastien Lecornu cherche-t-il à gagner du temps ou construit-il véritablement son budget au travers des négociations qu’il effectue avec les oppositions et les représentations syndicales et patronales ? Pour Françoise Degois, éditorialiste politique, « le Parti Socialiste a raison de poser ses conditions : soit c’est la taxe Zucman, soit c’est la suspension de la réforme Borne sur les retraites. Pour le moment, Sébastien Lecornu ne peut pas les accepter, non pas parce qu’il n’en a pas envie, mais parce que je pense qu’il est prisonnier de la droite et de la décision d’Emmanuel Macron. Donc il est contraint de manœuvrer pour échapper à la censure lors de sa déclaration de politique générale ».Le dernier sondage de l’IFOP vient également d’être publié, sur les intentions de vote au 1er tour de la présidentielle de 2027, avec 33% pour Marine Le Pen / Jordan Bardella, 16% pour Édouard Philippe, 15% pour Raphaël Glucksmann et 12% pour Jean-Luc Mélenchon. Pour Frédéric Dabi, directeur général de l’Opinion de l’IFOP, « jamais le bloc Rassemblement National n’a été aussi fort. La dernière fois qu’un candidat a atteint 33% c’était François Mitterrand en 1988, et la dernière fois qu’il y a eu plus de 15 points d’écart entre le premier et le deuxième, ça ne nous rajeunit pas, c’est Alain Poher face à Georges Pompidou. On a ticket d’entrée au second tour qui n’est pas très cher ».
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Loïc Hervé : « Le RN et LFI veulent faire trébucher le gouvernement et nos institutions »
Les négociations du Premier ministre Sébastien Lecornu s’éternisent dans un climat politique particulièrement tendu. Alors que le budget doit être présenté devant le Parlement le 13 octobre, toujours aucune piste pour la formation du gouvernement n’a été annoncée. Une des concessions exigées par la gauche, la taxe Zucman, un impôt sur le patrimoine des plus grandes fortunes, mais qui pèserait également sur le patrimoine actif des entreprises, fait débat. Pour Loïc Hervé, sénateur (UC) de la Haute-Savoie, et vice-président du Sénat, « la taxe Zucman est une mauvaise idée, c’est un impôt confiscatoire qui va pénaliser l’outil de travail. En revanche sur les patrimoines et sur l’enrichissement, je pense que des mesures significatives seraient une forme de justice sociale. Ce que Sébastien Lecornu prévoit sur la baisse des charges de manière massive sur l’ensemble des salaires, surtout les plus bas, me paraît plus important ».Loïc Hervé a également déploré la propension des oppositions à mettre de l’huile sur le feu, notamment « Le Rassemblement National et La France Insoumise qui veulent faire trébucher le gouvernement et nos institutions ». Il appelle ainsi à la responsabilité « le socle commun, le Parti Socialiste et les Républicains » pour trouver une majorité de gouvernement, car à la fin « ça n’est pas Sébastien Lecornu qui votera le budget en fin de semaine ».
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Baromètre Odoxa : les Français voient l'avenir en noir
Le dernier baromètre publié par l’institut de sondage Odoxa révèle des résultats alarmants pour la cote de popularité d’Emmanuel Macron, avec seulement 22% des Français qui estiment qu’il est un bon président. Erwan Lestrohan, directeur conseil de l’institut de sondage Odoxa ajoute que « sous la Ve République, seul François Hollande a fait moins face à cette question, avec 16%, à une époque où même son socle de référence, le Parti Socialiste était fracturé. […] Ce qui a fini de décrédibiliser l’actuel président de la République c’est peut-être de renommer à Matignon une personne issue de la majorité présidentielle, alors que la population attendait une alternance ».Pour Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra, ça n’est pas le seul facteur qui justifie une telle baisse de popularité. Elle explique « qu’il y a aussi une usure du pouvoir. Nous sommes à 18 mois de la prochaine présidentielle, Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter, et cela l’affaiblit. Nous sommes dans une situation de crise, avec une défiance très forte vis-à-vis de tous les politiques. Et quand trois Premiers ministres se succèdent en moins d’un an, la colère se focalise sur le chef de l’État en place ».
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L'intégrale du mardi 30 septembre
Au programme de cette édition : un record d’impopularité pour Emmanuel Macron, et pas d’état de grâce pour Sébastien Lecornu. Ce sont les enseignements de notre baromètre mensuel réalisé par l'institut de sondage Odoxa avec la presse régionale. Quels messages derrière ces chiffres ? Nous les détaillons avec Erwan Lestrohan de l'institut Odoxa et l’éditorialiste Nathalie Mauret du groupe Ebra.Dans l’entretien : Sébastien Lecornu se dit ouvert au débat sur la justice fiscale et promet des baisses d’impôts en faveur du travail. Mais bénéficie-t-il vraiment de l’appui total du socle commun ? La question est posée au maire de Nice et vice-président d’Horizons, Christian Estrosi.Le Premier ministre se dit sous tutelle du Parlement. Peut-il en attendre un budget non censuré ? Des compromis sont-ils possibles avec le Parti socialiste ? Décryptage et réactions avec le sénateur de Haute-Savoie Loïc Hervé, membre de l'Union centriste.Et à la Une de nos régions : face aux déserts médicaux, le gouvernement mise sur les maisons France Santé. Une solution de proximité, mais est-elle à la hauteur des attentes des habitants et des soignants ? Reportage en Gironde de notre partenaire TV7.
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Christian Estrosi : « Plus vous ferez payer d’impôt et plus notre pays sera faible »
Dans sa dernière interview au Parisien, le Premier ministre Sébastien Lecornu a fermé de nombreuses portes aux demandes du Parti Socialiste et des syndicats. Concernant la taxe Zucman ou le retour de l’ISF, Christian Estrosi, maire de Nice et vice-président d’Horizons déclare : « Je suis pour qu’il y ait plus de justice fiscale, c’est-à-dire moins d’impôt. Plus vous ferez payer d’impôt et plus notre pays sera faible ».À la suite de la condamnation de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy à 5 ans de prison ferme dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, le maire de Nice a souhaité donner le nom de « Nicolas Sarkozy » au futur parvis de l’hôtel des polices municipales et nationales. Christian Estrosi a tenu à souligner « qu’il ne tenait pas à rabaisser tout cela à un débat polémique entre magistrats et hommes politiques […] et que les menaces à l’égard de la présidente du tribunal sont intolérables ». Il soutient que cette inscription est « simplement un geste de reconnaissance. […] Nicolas Sarkozy a beaucoup apporté à ma ville, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur et lorsqu’il était président de la République ».
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Sébastien Lecornu a-t-il vraiment une stratégie ?
Pas de taxe Zucman, pas de retour de l’ISF, pas de suspension de la réforme Borne sur les retraites. Dans son interview ce week-end au Parisien, Sébastien Lecornu ne semble prêt à aucune concession à la gauche. Malgré cela, l’urgence de former un gouvernement et de proposer un budget pour le 13 octobre s’impose.Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro : « On ne voit pas très bien la stratégie du Premier ministre. Il se disait en rupture mais on voit que ses décisions sont alignées sur celles de ses prédécesseurs. Ce qui est incroyable, c’est que le président de la République ne l’a pas vu depuis le début, en demandant à Lecornu d’aller vers les socialistes, alors que ceux qui ont les clés du camion, c’est le Rassemblement National. […] Tout se passe au Parlement. On est dans un jeu de partis, assez typique de la IVe République. »Pour Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match : « Il y a quatre totems au Rassemblement National, l’immigration, l’Union européenne, la fraude et la réduction du train de vie de l’État. Il y en a trois sur quatre pour le moment qui sont remplis. Mais le RN n’acceptera jamais une taxe Zucman, même si on a pu le voir un peu flottant sur ce type de question. C’est un parti poujadiste, pas socialiste. Donc diminuer les charges, les aides, l’assistanat, oui, mais faire peser de nouveaux impôts… ce n’est pas pareil ».
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Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »
Dans son interview au Parisien, Sébastien Lecornu semble fermer de nombreuses issues de secours dans ses négociations. Pas de taxe Zucman, pas de retour de l’ISF, pas de suspension de la réforme Borne sur les retraites, aucune concession n’est faite à la gauche. Laurent Lafon, sénateur (UC) du Val-de-Marne, « redoute que nous soyons dans une impasse politique, notamment vis-à-vis du budget. Les Français jugeront très durement la situation. Il ne faut pas se tromper dans les petits calculs politiques actuellement, la sentence des Français sera, à mon avis, très forte ».L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été condamné à 5 ans de prison ferme avec exécution provisoire, jeudi 25 septembre. Pour Laurent Lafon : « Il ne faut pas commenter la décision de justice, qui fait partie de notre état de droit. Une des difficultés de la justice en ce moment c’est d’arriver à mieux faire comprendre ses décisions. Il faudrait qu’elle communique davantage à ce sujet ».
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Éric Coquerel : « Pour le bien du pays, il faut remettre en question le mandat présidentiel »
20 jours après sa nomination à Matignon, Sébastien Lecornu semble enlisé dans les négociations pour tenter de former une coalition gouvernementale. Comment le Premier ministre peut-il s’assurer la non-censure de la gauche ? Pour Éric Coquerel, député (LFI) de Seine Saint-Denis et président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, « il faut un retour au peuple. Nous souhaitons une élection présidentielle car le problème part de l’Élysée, et dans la Ve République tout procède de là. On ne peut pas continuer un an de plus avec des gouvernements minoritaires qui essayent d’imposer une politique minoritaire qui est, en plus, mauvaise ».Le député insoumis est également revenu sur la condamnation à 5 ans de prison ferme avec exécution provisoire jeudi dernier de Nicolas Sarkozy. Pour Éric Coquerel : « Les accusations sur les juges, vu la gravité du dossier, sont déplacées. Sur l’exécution provisoire, tout ceux qui ont voté des aggravations de peine, les emprisonnements pour un oui ou pour un non, le fait que l’on passe désormais de deux à un an le fait d’avoir droit à des peines de substitution, tous ces camps-là, qui sont souvent autour de Nicolas Sarkozy, se regardent aujourd’hui dans la glace ».
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L'intégrale du vendredi 26 septembre
Au programme de cette édition : Un tournant historique pour la Vème République : pour la première fois, un président est condamné à de la prison. Nicolas Sarkozy entre dans l’histoire judiciaire et politique du pays. La presse régionale titre ce matin sur cet événement inédit : « Je dormirai en prison la tête haute » pour La Charente Libre, « Un jugement historique » pour les DNA, « La déflagration » pour Sud Ouest, « Un président en prison » pour Var-Matin. Des unes qui traduisent l’onde de choc provoquée par cette décision. Réaction politique également avec le sénateur centriste Vincent Delahaye : comment la classe politique accueille-t-elle cette décision ? Était-elle attendue ou totalement imprévisible ?
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Bruno Tertrais : « Moscou teste l’unité de l’Europe et de l’OTAN »
Des incursions de drones non-identifiés se répètent et prennent de l’ampleur dans de nombreux pays européens : Norvège, Danemark, Estonie, Roumanie et Pologne. La Russie dément toute association aux opérations qui font les unes de la presse européenne depuis plus d’une semaine.Pour Bruno Tertrais, directeur adjoint du think-tank « Fondation pour la recherche stratégique », « c’est un climat semblable à celui de la guerre froide, où l’on constatait de nombreuses incursions d’avions qui testaient les espaces aériens des pays membres de l’OTAN. Aujourd’hui s’y ajoutent les drones et les cyber-attaques. Il est clair que Moscou teste la résistance de l’Union européenne et l’unité de l’alliance Atlantique ».Sur la reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron à l’ONU, le 22 septembre, Bruno Tertrais considère que « la diplomatie française est excessive sur le succès de la reconnaissance de l’État palestinien. […] L’aspect humanitaire n’est pas étranger à la démarche du président de la République. Je ne serais pas surpris que la situation intérieure française et la crainte que la question israélo-palestinienne crée de plus en plus de tensions dans la société française fasse partie du raisonnement ».
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N. Sarkozy : exemple de justice ou justice pour l’exemple ?
C’est un procès historique qui a condamné hier, le 25 septembre, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, à cinq ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs ». Cette condamnation intervient dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007 et provoque des réactions contrastées, tant chez les élus que dans la population.Pour Bérengère Bonte, journaliste politique, « la sentence pour ‘associations de malfaiteurs’ c’était pour les bandits jusque-là. Je suis terrifiée par le fait qu’un président de la République soit convaincu de tels actes. Non pas terrifiée que la justice l’ait condamné mais convaincu que ça ait manifestement eu lieu. Dans l’état actuel de notre démocratie c’est assez inquiétant car cela abîme l’image de Nicolas Sarkozy, évidemment, mais aussi celle de son ancienne fonction, ainsi que celle de la France ».Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire rappelle que Nicolas Sarkozy « n’est pas condamné pour corruption, ni pour recel de corruption, ni pour financement illégal de campagne électorale, mais pour une présomption d’intentionnalité d’association de malfaiteurs. […] À ce titre, la question de l’exécution provisoire pose évidemment problème ».
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Vincent Delahaye : « Il est étrange d’avoir un président de la République qui aille en prison »
C’est un procès historique qui a condamné hier, le 25 septembre, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, à cinq ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs ». Cette condamnation intervient dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007 et provoque des réactions contrastées, tant chez les élus que dans la population.Pour Vincent Delahaye, sénateur (UC) de l’Essonne, « on se demande si l’exécution provisoire va devenir la norme en justice […] Je ne veux pas dire que les élus ne doivent pas être exemplaires. Par contre, ils doivent être traités sur le plan judiciaire comme tout citoyen, et pas de façon trop sévère comme ici ». Pour Cécile Cukierman, présidente du groupe Communiste au Sénat et sénatrice de la Loire, « l’objectif n’est pas d’envoyer Nicolas Sarkozy en prison par principe. J’entends que la justice n’aime pas les élus, mais j’entends aussi beaucoup d’élus qui n’aiment pas la justice ».
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Syndicats, patronat : Lecornu face à l’impasse sociale
Les négociations entre le Premier ministre Sébastien Lecornu avec l’intersyndicale mènent à une impasse. Les syndicats ont appelé à une journée de mobilisation le 2 octobre. Des manifestations qui s’additionnent à celles prévues demain, menées par les agriculteurs, le vendredi 26 septembre.Pour Michael Darmon, éditorialiste politique, « la formation du gouvernement est totalement sortie de la chronique. […] Sébastien Lecornu a également répondu à l’ultimatum des syndicats par un autre ultimatum, au travers de questions, pour gagner du temps ».Pour Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris II Panthéon-Assas, « si l’on veut respecter les délais constitutionnels, Sébastien Lecornu doit trouver un accord sur le budget avant le 13 octobre. […] Sébastien Lecornu n’est pas dans la position d’un Premier ministre de la Ve République, mais d’un président du Conseil de la IVe République. Sa fonction n’est plus de prendre l’opinion à témoin comme a pu le faire François Bayrou et Michel Barnier, il doit d’abord négocier avec les groupes politiques »
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L'intégrale du jeudi 25 septembre
Au programme de cette édition spéciale :Dans l’entretien, le président du Sénat Gérard Larcher répond aux questions de la presse régionale : premiers pas de Sébastien Lecornu, mobilisation syndicale et agricole, état d’esprit des maires, rôle du Sénat ou encore situation en Nouvelle-Calédonie. Il est interrogé par Stéphane Vernay de Ouest-France et Fabrice Veysseyre-Redon, avec la participation de nos journalistes en région : Delphine Blanchard à Poitiers, Stéphane Besnier à Rennes et Nicolas Vignoles à Nouméa.
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Entretien avec Gérard Larcher : le débrief
Suite à notre entretien spécial avec le président du Sénat, Gérard Larcher, nous effectuons un débrief de ces annonces sur les nombreux sujets qu’il a pu aborder : l’accentuation des tensions et la volte-face de Donald Trump sur le conflit russo-ukrainien, la reconnaissance de l’État palestinien par le président de la République Emmanuel Macron à l’ONU, le blocage des institutions françaises au travers du Premier ministre, ou la question de la décentralisation qui a été remise au goût du jour.Michael Darmon, éditorialiste politique et Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris II Panthéon-Assas, ont commenté en direct les annonces du président du Sénat. Pour Michael Darmon. Pour Benjamin Morel : « Les Républicains, dont Gérard Larcher fait partie, répondent d’une logique de stabilité qui résonne chez les électeurs de centre-droit. Ils prônent d’être un parti de gouvernement, mais il y a un risque pour eux de trop se compromettre sur les concessions. D’où les lignes rouges de Gérard Larcher sur une taxe sur les plus riches ». Michael Darmon remarque que Gérard Larcher « a beaucoup répété la notion de ‘socle commun’ avec cette volonté de mener les négociations. […] C’est ce qui permet aux LR de se remettre au premier plan de la scène politique, à s’immiscer au gouvernement et maintenant à y garder sa place ».
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Gérard Larcher : « Le sujet n’est pas de taxer les plus riches »
Le président du Sénat, Gérard Larcher, était l’invité spécial de notre émission. Le deuxième personnage de l’État a réagi à de nombreux sujets d’actualité. Face à l’accentuation des tensions et la volte-face de Donald Trump sur le conflit russo-ukrainien, Gérard Larcher a réaffirmé l’importance des accords de l’OTAN, et que dans ce cadre « nous sommes aux côtés de l’Ukraine de façon déterminée ».Suite à la reconnaissance de l’État palestinien par le président de la République Emmanuel Macron à l’ONU, le 22 septembre, Gérard Larcher rappelle que « la solution à deux États est mise en avant par la France depuis plus de 40 ans. La Palestine n’a toujours pas de siège aux Nations Unies à cause du veto américain au Conseil de sécurité ».Vis-à-vis du blocage des institutions françaises au travers du Premier ministre, et face à la presse régionale, Gérard Larcher a « recommandé à Sébastien Lecornu de faire devant le Parlement une déclaration de politique générale. […] Sur le fond, l’impasse du budget, c’est d’abord la dépense, il faut diminuer la dépense publique et conforter les recettes sans alourdir les prélèvements obligatoires. La martingale devrait nous permettre d’avancer ».
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Climat, nouvel enjeu des municipales ?
Un sondage sur la perception des Français sur le dérèglement climatique et ses conséquences vient d’être publié par l’institut Odoxa. Erwan Lestrohan, directeur conseil de l’institut nous explique que « le fatalisme progresse sur la question. Ils sont 35% à penser qu’il est déjà trop tard pour lutter contre le dérèglement climatique. C’est quelque chose qu’il va falloir traiter politiquement car le fatalisme va entraîner de la démobilisation. […] Il faut par ailleurs noter que les réseaux sociaux ont donné une caisse de résonnance particulière aux climato-sceptiques qui représentent en réalité une personne sur dix en France ».Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique : « Les Français ressentent une forme de fatigue par rapport à la mobilisation nécessaire face au changement climatique. Les Français ont adopté des attitudes écolos, le vélo, le tri, le compost, etc. Mais il y a un sentiment de solitude que traduisent ces chiffres de l’institut Odoxa. Individuellement les Français font des efforts, mais les pouvoirs publics donnent l’impression de faire peu. Et c’est même plus qu’un sentiment ».
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L'intégrale du mercredi 24 septembre
Au programme de cette édition : la colère des agriculteurs s’intensifie. Une grande journée de mobilisation a lieu vendredi et une nouvelle date est déjà annoncée le 14 octobre prochain. Au cœur de leur protestation : l’accord de libre-échange Mercosur. Comment répondre à leurs revendications ? L’invité politique, Stéphane Le Foll, ancien ministre de l’Agriculture et maire socialiste du Mans, nous répond.Dans le débat : 28 % des Français disent qu’ils pourraient déménager pour une commune moins exposée aux risques climatiques selon une enquête Odoxa. C’est aussi un enjeu des prochaines municipales. On en débat avec le sondeur Erwan Lestrohan et Elizabeth Martichoux.Au Sénat : le sénateur socialiste Jérôme Durain, connu pour sa loi contre le narcotrafic, quitte le Palais du Luxembourg pour prendre la présidence de la région Bourgogne–Franche-Comté. Il dresse le bilan de son mandat.Et à la une de nos régions : téléphoner au volant pourrait à l'avenir coûter très cher dans les Landes. Le préfet expérimente la suspension de permis.
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Stéphane Le Foll : « Il nous faut des hommes et des femmes à la hauteur des enjeux politiques »
Dans un contexte de blocage du pays et de ses institutions, le Premier ministre Sébastien Lecornu n’effectue toujours aucune annonce à propos du futur gouvernement. Pour Stéphane le Foll, maire (PS) du Mans, président de Le Mans Métropole et ancien ministre de l’Agriculture : « Nous sommes dans une crise politique majeure, qui peut déboucher sur une crise de régime. S’il n’y a pas d’accord ou de compromis trouvé, on ira vers une destitution ou une dissolution alors qu’il nous faut un budget, et qu’il faut que l’on puisse tenir les débats démocratiques des municipales et des présidentielles avec la sérénité nécessaire ».Pour débloquer des propositions de lois sur lesquelles le gouvernement et les oppositions pourraient faire consensus, la question de la décentralisation a été remise au goût du jour. Pour Stéphane le Foll, « Depuis que la taxe d’habitation a été supprimée, il y a nécessité de remettre en place un impôt local pour redonner de l’autonomie financière aux collectivités. Cela avait été évoqué par Mme Catherine Vautrin un jour avant d’être remisé dans je ne sais quel carton. […] Sinon les communes serrent la vis sur la taxe foncière, et les métropoles sur la TVA ».
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Jérôme Durain : « Le narcotrafic est une menace majeure de corruption de nos institutions »
Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu se mure dans le silence depuis sa nomination, les partis d’opposition attendent toujours les compromis que le futur gouvernement serait prêt à concéder. C’est le cas du Parti Socialiste. Jérôme Durain, sénateur (PS) de Saône-et-Loire insiste sur « l’immense attente de davantage de justice fiscale dans le pays. Il y a un besoin de redistribution. […] Si on nous propose autre chose que la taxe Zucman, pourquoi pas. »Après dix ans de mandat, Jérôme Durain quittera dans les prochains jours sa fonction de sénateur au profit de la présidence de la région Bourgogne-Franche-Comté. L’un des projets de loi phare du sénateur portait sur la lutte contre le narcotrafic. Pour Jérôme Durain : « C’est un travail transpartisan, voté à l’unanimité, conjoint avec l’exécutif, avec de nombreux compromis. Cependant la réalité du terrain nous fait comprendre que le travail n’est pas fini. […] L’élément qui a retenu notre attention dans la commission d’enquête c’est la dimension corruptive. Quand il y a tellement d’argent, évidemment que les institutions sont menacées ».
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Christian Cambon : « L’absence d’Israël et des États-Unis aux Nations Unies est déplorable »
Le lundi 22 septembre, le président de la République Emmanuel Macron reconnaissait l’existence de l’État palestinien devant les Nations Unies. Un discours qui intervient sans que les conditions préétablies – comme le démantèlement du Hamas ou la libération des otages – n’aient été remplies. Pour Christian Cambon, sénateur (LR) du Val-de-Marne, envoyé spécial du Président du Sénat pour les relations internationales : « Il est déplorable que les deux acteurs essentiels sur le conflit aient laissé des sièges vides à l’ONU, lors du discours du président de la République ».La reconnaissance de l’État palestinien n’est toujours pas officielle, car elle nécessite trois cinquièmes des États membres, ainsi qu’un consensus des membres du Conseil de sécurité. Christian Cambon rappelle que « quatre des cinq membres du conseil de sécurité des Nations Unies reconnaissent l’État de Palestine. La Chine et la Russie depuis longtemps, le Royaume-Uni depuis avant-hier soir, et la France depuis hier. Il en manque un, et on peut imaginer sans se tromper que les États-Unis vont bloquer toute initiative ».
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L'intégrale du mardi 23 septembre
Au programme de cette édition : « La France reconnaît aujourd’hui l’État de Palestine pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien. » Ce sont les mots prononcés par Emmanuel Macron à la tribune de l’ONU. Était-ce le bon moment pour cette reconnaissance ? Quelle suites politique et diplomatique derrière cette annonce ? Nous en débattrons longuement avec nos éditorialistes Hubert Coudurier et Françoise Degois.Dans l’entretien, nous recevrons l’écrivain et économiste Jacques Attali. Ancien conseiller de François Mitterrand, auteur de nombreux essais sur l’économie, la mondialisation et l’avenir des sociétés, il porte un regard singulier sur la guerre au Proche-Orient, sur la place de la France dans le monde et sur l’état de nos démocraties. Quelle lecture fait-il de cette reconnaissance de l’État palestinien et, plus largement, des grands défis géopolitiques et économiques du moment ? Son analyse dans un entretien exceptionnel.Au Sénat, le sénateur LR Christian Cambon, envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales, reviendra sur les conséquences concrètes du geste français à l’ONU, et sur l’équilibre diplomatique fragile que tente de maintenir Emmanuel Macron.Et puis en régions : alors que les avis de taxe foncière arrivent dans les boîtes aux lettres, comment les Français réagissent-ils à la hausse quasiment générale ? Reportage en Indre-et-Loire.
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