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Par Public Sénat
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718 épisodes · page 21 sur 24

Jacques Attali : « Il faut un soutien massif à la majorité israélienne contre Netanyahou »
Devant les Nations Unies, le président de la République Emmanuel Macron a reconnu l’État palestinien, le lundi 22 septembre. Pour Jacques Attali, écrivain, président de Attali Associés et ancien haut-fonctionnaire, la reconnaissance de l’État palestinien va dans la bonne direction, même pour Israël : « Les Palestiniens hors du Hamas et les Israéliens hors de Netanyahou veulent la paix ».Cependant les sièges laissés vides par les États-Unis et Israël à l’ONU montrent que la situation est loin d’aller vers une solution à deux États. Pour Jacques Attali : « Si les États-Unis n’arrêtent pas Netanyahou, ce dernier annexera la base du territoire palestinien. […] J’ai dit dès la fin octobre 2023 que c’est un criminel de guerre et qu’il devait aller en prison. Il est complice et a participé à la création du Hamas. Il ne faut pas oublier qu’il a été nommé Premier ministre après les élections qui font suite aux attentats du Hamas, qui ont renversé l’opinion de la majorité en Israël ».
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Macron reconnaît la Palestine : le poids des mots
Le lundi 22 septembre, le président de la République Emmanuel Macron reconnaissait l’existence de l’État palestinien devant les Nations Unies. Un discours qui faisait face aux sièges vides d’Israël et des États-Unis. La position française fait suite à celles de l’Australie, du Canada, du Portugal et du Royaume-Uni.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « le discours du président de la République est une réussite. Pour une fois, on a vu un Emmanuel Macron qui n’était pas amphigourique. Je trouve qu’il a été assez sobre et qu’il a pris la dimension du moment. […] J’ai trouvé qu’il y avait une continuité avec François Mitterrand en 1982, qui était le premier à briser ce tabou sur un État palestinien ».Pour Hubert Coudurier, directeur de l’information de Télégramme : « Sur Israël, la France est un peu comme si la Jordanie venait nous donner des leçons sur le problème corse. Il y a une extraordinaire prétention de la diplomatie française à dire le droit. […] Il y a une incontinence verbale chez le président de la République qui fait qu’il a excellé dans l’exercice du discours. Mais beaucoup ne croient pas énormément en ses effets, il y a dans ce discours un côté incantatoire ».
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Gabriel Attal va-t-il dissoudre le macronisme ?
Le meeting à Arras de Gabriel Attal avait des allures de présidentielles anticipées ce dimanche. L’ancien Premier ministre qui avait proposé à Emmanuel Macron sa démission plutôt que d’opter pour la dissolution, est revenu sur cette décision qui a conduit au blocage du pays.Pour Mathieu Souquière, essayiste, « la faible présence de membres du gouvernement à ce meeting souligne les mauvaises relations entre Attal et Macron depuis la dissolution. C’est d’ailleurs assez cocasse que celui qui dirige aujourd’hui le parti présidentiel n’a plus aucun contact avec le président en place. […] Revendiquer l’héritage tout en s’en éloignant, chaque héritier politique a connu des difficultés de cette nature (Sarkozy avec Chirac, Jospin avec Mitterrand) ».Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, « nous sommes dans une phase terminale d’usure du pouvoir. Le macronisme sans Macron n’est plus rien qu’on le veuille ou non. Il faut donc que Gabriel Attal invente autre chose. En dehors du désaccord de l’ancien Premier ministre avec le président de la République, on ne retient pas grand-chose de ce meeting, c’est assez flou ».
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Laurent Jacobelli : « L’histoire du front républicain ne fonctionnera pas une nouvelle fois »
Les négociations du Premier ministre Sébastien Lecornu avec les syndicats et les oppositions se poursuivent. Laurent Jacobelli, député de la Moselle et porte-parole du RN, déplore que les propositions de son parti ne soient pas prises en compte dans la construction du budget : « Sébastien Lecornu a dit qu’il allait nous écouter mais il n’a pas dit qu’il allait nous entendre ».Face aux manifestations du 10 et 18 septembre, Laurent Jacobelli estime que « les choses changeront par les urnes. Nous demandons une dissolution de l’Assemblée Nationale pour qu’enfin il y ait une majorité, un Premier ministre incarné par Jordan Bardella, et donc une cohérence ».Sur l’idée de mettre en place une taxe Zucman, une taxe sur le patrimoine des grandes fortunes, y compris sur le patrimoine actif dans les entreprises, Laurent Jacobelli estime « qu’une radicalité fiscale s’est emparée de la classe politique. Les entreprises ont besoin de liberté, pas de nouvelles taxes. […] Nous accumulons de la dette pour moins de santé, d’éducation et de sécurité. Il faut réduire le train de vie de l’État. »
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Rémi Féraud : « Une alliance de gauche pour la mairie de Paris n’est possible qu’autour du PS »
Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président de la République Emmanuel Macron reconnaîtra ce 22 septembre l’État de Palestine. Ce discours suivra ceux des représentants du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie et du Portugal, qui ont également reconnu l’existence du gouvernement palestinien. Pour Rémi Féraud, sénateur (PS) de Paris : « La reconnaissance de l’État de Palestine pousse pour une solution à deux États, à un moment où le risque d’annexion de la Cisjordanie est extrêmement fort. Je salue la démarche qu’a eu Anne Hidalgo d’afficher sur la tour Eiffel les deux drapeaux, celui d’Israël et de la Palestine. »Concernant la succession d’Anne Hidalgo, les prochaines élections municipales posent la question d’une éventuelle coalition des partis de gauche. Pour Rémi Féraud : « Une alliance pour la mairie de Paris n’est possible qu’autour du candidat socialiste Emmanuel Grégoire. Depuis 2001 le maire de Paris est socialiste, c’est autour d’un candidat socialiste que nous pourrons être plus efficaces ».
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L'intégrale du lundi 22 septembre
Au programme de cette édition : nouvelle semaine de discussions pour Sébastien Lecornu, toujours sans gouvernement et sans accord de non-censure. Le Rassemblement national détient une clé essentielle du maintien du Premier ministre : quelle sera sa stratégie ? Dans l’entretien, Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, nous répond.Le socle commun est-il vraiment uni derrière le Premier ministre ? Gabriel Attal vient de faire sa rentrée avec un discours aux accents présidentiels. Dissout-il déjà le macronisme ? Le débat avec Yves Thréard et Mathieu Souquière.L'autre actualité du jour, c'est la reconnaissance de l'Etat de Palestine par Emmanuel Macron, entraînant dans son sillage neuf autres pays. Emmanuel Macron a-t-il réussi son pari diplomatique ? Nous interrogeons notre invité le sénateur socialiste de Paris Rémi Féraud.Et puis à la une de nos régions : les pêcheurs français étaient réunis à Boulogne en fin de semaine dernière, premier port de pêche du pays. Nous serons sur place pour dresser le bilan.
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Quelles réponses à la colère sociale ?
Les manifestations intersyndicales du 18 septembre ont mobilisé hier 500.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, et plus de 1 million pour les syndicats. Un mouvement social important qui met la pression sur les négociations entre les oppositions et le gouvernement. Mais la situation n’en reste pas moins bloquée pour Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférences en droit public : « Si vous êtes le Parti Socialiste, c’est quoi votre vision de l’intérêt général ? Ce n’est pas le budget de Lecornu, c’est que votre parti survive, gagne et applique son programme. Idem pour Les Républicains. Et dans ce cadre-là, le coût du compromis devient extrêmement élevé pour eux, d’autant que ce sont des partis divisés en interne ».Pour Arnaud Beneditti, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire : « Nous sommes dans une situation inédite pour la Ve République, c’est pour la première fois qu’une coalition gouvernementale est arithmétiquement minoritaire. […] La technique qui a été adoptée le président de la République est celle de la IVe République, de nommer un Président du Conseil qui avait la charge de trouver un compromis politique avant de former un gouvernement. […] À la différence que sous la IVe République, les partis centraux et minoritaires avaient la possibilité de reconstituer des majorités de gouvernement ».
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Ian Brossat : « Il serait temps que le gouvernement tire les conclusions de la rue »
Le lendemain des manifestations inter-syndicales du 18, Ian Brossat, sénateur (PCF) de Paris, porte-parole du Parti Communiste Français, estime « que c’est une très belle mobilisation », de 500.000 à 1 million de manifestants, selon respectivement le ministère de l’Intérieur et la CGT. Ian Brossat ajoute que « ce mois de septembre est une rentrée marquée par les mobilisations sociales. Il y a eu le 10 septembre, une énorme fête de l’Humanité le week-end dernier avec plus de 610.000 participants, ce qui est un record absolu, et puis hier avec des très gros défilés […] Il serait temps, pour le gouvernement, de tirer les conclusions des législatives et de la rue ».Également candidat à la mairie de Paris, Ian Brossat annonce être en discussion avec les autres candidats de gauche pour une coalition : « Parce que la droite est en train de s’organiser pour gagner Paris, et qu’il y a eu des évènements cet été qui accroissent cette menace, notamment ce nouveau mode de scrutin qui a été voté, et qui est taillé sur mesure pour Mme Rachida Dati ».
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Jean-Claude Mailly : « Il faut bien que la colère s’exprime, sinon elle s’exprimera dans les urnes »
Alors que le Premier ministre ressort des négociations avec les syndicats et avec le PS, la manifestation inter-syndicales du 18 septembre renforce la pression sociale sur le gouvernement. Pour Jean-Claude Mailly, ancien secrétaire général de Force Ouvrière, « c’est une mobilisation réussie. De 500.000 à 1 million de personnes, il n’y a que les syndicats pour mettre autant de personnes dans la rue ».Les revendications gravitent autour de certaines exigences sociales : justice fiscale, suspension de la réforme Borne sur les retraites ; Jean-Claude Mailly revient sur l’échec du conclave sur les retraites organisé par François Bayrou en juin-juillet 2025 : « cet échec ne m’a pas surpris. Dans les réunions tripartites – État, patronat, syndicats - c’est comme les ménages à trois, il y en a toujours un qui se fait avoir. […] Il va falloir une autre réunion entre Sébastien Lecornu et les syndicats ». Jean-Claude Mailly déplore : « C’est la crise qui provoque la rue, et pas l’inverse. […] Il faut bien qu’une colère s’exprime. Sinon on se résigne et on l’exprime dans les urnes ».
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L'intégrale du vendredi 19 septembre
Au programme de cette édition : Un million de personnes selon les syndicats, la moitié selon le ministère de l’Intérieur… La mobilisation a été massive hier dans la rue. Mais comment Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu peuvent-ils répondre à la colère sociale ? Décryptage et analyse avec Arnaud Benedetti et Benjamin Morel.Au Sénat : dans ce contexte, la gauche peut-elle trouver un accord de non-censure avec le Premier ministre ? Nous interrogeons Ian Brossat, sénateur et porte-parole du Parti communiste.Dans l’entretien du vendredi, nous recevons une figure du monde syndical : Jean-Claude Mailly, ancien secrétaire général de Force ouvrière. Quel regard porte-t-il sur ces mobilisations ? Les syndicats ont-ils encore les moyens de peser et d’obtenir des victoires ?Et puis en régions : à la veille des Journées du patrimoine, nous irons à Chantilly, dont le château vient d’être élu monument préféré des Français.
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L'intégrale du jeudi 18 septembre
Au programme de cette édition : grande journée de mobilisation à l’appel des syndicats. Manifestants et grévistes répondent présents dans les transports, dans les écoles et dans les hôpitaux. À peine nommé, Sébastien Lecornu doit déjà affronter la colère de la rue. Quelle réponse peut-il apporter à cette contestation sociale ? Nous poserons la question à nos éditorialistes Mickaël Darmon et Pablo Pillaud-Vivien.Dans nos régions, la mobilisation est-elle suivie avec la même intensité ? Nous serons en direct de Périgueux et de Marseille pour mesurer la mobilisation sur le terrain.L’invitée politique : Manon Aubry, députée européenne La France insoumise. Le Premier ministre Sébastien Lecornu est resté évasif ce mercredi 17 septembre sur ses intentions en recevant les oppositions, qui sont restées sur leur faim et agitent toujours la menace d’une censure.Et puis au Sénat : le centriste Vincent Capo-Canellas est en plateau. Son groupe politique propose d’encadrer le droit de grève. Une piste crédible face aux blocages annoncés ou une atteinte aux libertés syndicales ? Le débat est ouvert.
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Manon Aubry : « Après Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron se nommera lui-même Premier ministre »
Le Premier ministre Sébastien Lecornu est sous la pression des oppositions et de la rue, en cette journée de manifestions inter-syndicales. Pour Manon Aubry, députée européenne, « Emmanuel Macron n’a toujours pas compris que tant à l’Assemblée nationale, que dans la rue, que de la part des syndicats, ce que l’on attend c’est une rupture avec la politique macroniste ». « Rupture », un mot volontairement employé par Sébastien Lecornu dans les médias, qui essaye de temporiser avec les revendications et les lignes rouges.Manon Aubry insiste sur la nécessité de « ne pas subir un budget austéritaire, comme celui présenté par François Bayrou ». Pour La France Insoumise, « tout le monde a bien compris que le blocage du pays vient de l’Élysée » (…) « Nous demandons le départ d’Emmanuel Macron, par démission ou destitution ».
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Mobilisations et oppositions : Lecornu cherche l’issue de secours
Sébastien Lecornu a entamé mercredi ses négociations avec les oppositions, le PS et le RN pour aboutir à un accord de non-censure du futur gouvernement. Pour Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards, « la marge de manœuvre de Sébastien Lecornu est nulle ». Il revient sur la responsabilité du blocage du pays, que les forces politiques se rejettent les unes sur les autres : « Le Parlement n’est pas respecté et c’est ce qui conduit au blocage. […] Le blocage est entre le Parlement et l’Exécutif. Emmanuel Macron ne sait pas adapter sa politique. C’est là qu’il y a une crise institutionnelle profonde ».En plus de cette crise institutionnelle et des lignes rouges des oppositions, il y a aussi les contestations dans la rue. Michael Darmon, éditorialiste politique a remarqué que « la dernière fois qu’un mouvement social a eu un impact sur le vote c’était sur la crise du Contrat première embauche (CPE), sous de Villepin », un évènement qui date de presque vingt ans.
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Vincent Capo-Canellas : « La taxe Zucman porterait atteinte à la propriété des entreprises »
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a publié une lettre aux maires, promettant une plus juste reconnaissance des élus locaux, notamment financière. En remettant sur la table les rapports parlementaires sur la décentralisation, et après avoir fait ses annonces dans la presse quotidienne régionale, Sébastien Lecornu marque la volonté de trouver un consensus transpartisan sur cette question. Vincent Capo-Canellas, sénateur (UC) de Seine Saint-Denis, trouve que « c’est une bonne idée du Premier ministre de poser la question de plus d’autonomie des collectivités locales ».Face aux mouvements sociaux inter-syndicaux, Vincent Capo-Canellas a appelé à ce que « le dialogue social soit basé sur une logique de responsabilité » et ne pas aboutir à une situation où « nos concitoyens ont l’impression d’être pris en otages ». La taxe Zucman, cette proposition de taxation du patrimoine des plus grandes fortunes, était certainement au cœur des négociations entre Sébastien Lecornu et le PS. Pour Vincent Capo-Canellas, « La taxe Zucman porterait atteinte à la propriété des entreprises et sa mise en place ne serait pas réalisable ».
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Lecornu, coincé entre les oppositions et la rue ?
Avant même la nomination de son gouvernement, en pleine négociations avec les oppositions, le Premier ministre Sébastien Lecornu est sous la pression de la rue, à la veille des manifestations inter-syndicales du 18. Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique, « cette journée va mettre beaucoup de Français dans la rue, dans un contexte où le sentiment d’injustice fiscale a gagné énormément d’esprits ». La question de la taxe Zucman, une proposition de taxer de 2% sur le patrimoine des fortunes de plus de 100 millions d’euros fait débat, et semble être la clé des négociations de Sébastien Lecornu avec le PS.Pour Pierre Jacquemain, directeur de la rédaction de Politis, « sur cette histoire de taxe Zucman on entend tout et n’importe quoi […] taxer 2% du patrimoine d’une entreprise ça ne paraît pas dingue. Je pense à Thomas Piketty qui parle de jusqu’à 90% de taxation, 2% c’est vraiment un minimum que l’on peut espérer ». Élizabeth Martichoux rappelle « la nécessité de trouver des compromis et d’exclure de la taxe Zucman les entreprises qui ne sont pas en situation de rémunérer leurs actionnaires. La France est déjà le pays qui a le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé au monde ».
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Gisèle Jourda : « Les Palestiniens de Gaza doivent pouvoir vivre dignement »
Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien lance une offensive terrestre à Gaza-city, une nouvelle phase dans la riposte israélienne qui est condamnée par la France. Le Quai d’Orsay appelle le gouvernement de Netanyahou à « mettre fin à cette campagne destructrice qui n’a plus de logique militaire ». Cela résonne également avec la volonté du président de la République, Emmanuel Macron, de reconnaître l’État palestinien à l’ONU, lundi prochain.Gisèle Jourda, sénatrice (PS) de l’Aude et présidente du groupe interparlementaire d’amitié France-Palestine, revient d’un voyage de quatre jours à Ramallah, Bethléem et Jérusalem pour rencontrer la société civile, les congrégations religieuses et le Premier ministre de l’État de Palestine, Mohammad Mustafa. Gisèle Jourda décrit « les difficultés, le désespoir mais aussi l’espérance de co-exister pacifiquement entre Palestiniens et Israéliens » en ajoutant que « les Palestiniens de Gaza doivent pouvoir vivre dignement. […] La lutte contre le Hamas ne doit pas permettre l’éradication du vécu des populations autochtones ».
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Christophe Béchu : « Si chacun reste campé sur ses lignes rouges, ça n’est pas la démocratie »
Les discussions avec les oppositions sont ouvertes à Matignon. Sébastien Lecornu reçoit les représentants du Parti Socialiste pour essayer de trouver un accord sur le budget. Ces négociations se tiennent à la veille de manifestations inter-syndicales prévues le 18. Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et ancien ministre de la Transition écologique, a « apprécié que la majorité des syndicats n’aillent pas soutenir un mouvement ‘Bloquons Tout’, qui ne s’inscrivait pas dans une démarche à trouver un débouché démocratique ».Christophe Béchu a déploré l’incapacité à trouver un accord avec les oppositions : « Les partis de gouvernement sont incapables de construire un front républicain budgétaire après avoir réclamé un front républicain électoral ». Il invoque à ce compte l’urgence de la situation : « L’absence de stabilité coûte à l’économie ; elle entraîne une dégradation de l’image de notre pays, des doutes sur notre capacité à rembourser notre dette, une augmentation des taux d’intérêts, avec une conséquence directe sur les impôts de demain ».
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L'intégrale du mercredi 17 septembre
Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu poursuit ses consultations et reçoit les partis de gauche à Matignon. Quelles concessions est-il prêt à faire ? L’invité politique : Christophe Béchu, maire d’Angers et secrétaire général d’Horizons.Dans le débat du jour : Lecornu peut-il trouver un accord avec la gauche sans perdre ses appuis à droite ? Le débat avec nos éditorialistes Pierre Jacquemain et Elizabeth Martichoux.Alors qu’Israël lance une opération terrestre pour prendre le contrôle de Gaza, jusqu’où ira Benjamin Netanyahou ? Est-ce le bon moment pour la France de reconnaître l’État de Palestine ? La sénatrice Gisèle Jourda, présidente du groupe d’amitié France–Palestine, est notre invitée.Et en régions : mobilisation annoncée demain, elle s’annonce massive. Reportage sur les préparatifs à Poitiers.
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Gisèle Jourda : « Les Palestiniens de Gaza doivent pouvoir vivre dignement »
Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien lance une offensive terrestre à Gaza-city, une nouvelle phase dans la riposte israélienne qui est condamnée par la France. Le Quai d’Orsay appelle le gouvernement de Netanyahou à « mettre fin à cette campagne destructrice qui n’a plus de logique militaire ». Cela résonne également avec la volonté du président de la République, Emmanuel Macron, de reconnaître l’État palestinien à l’ONU, lundi prochain.Gisèle Jourda, sénatrice (PS) de l’Aude et présidente du groupe interparlementaire d’amitié France-Palestine, revient d’un voyage de quatre jours à Ramallah, Bethléem et Jérusalem pour rencontrer la société civile, les congrégations religieuses et le Premier ministre de l’État de Palestine, Mohammad Mustafa. Gisèle Jourda décrit « les difficultés, le désespoir mais aussi l’espérance de co-exister pacifiquement entre Palestiniens et Israéliens » en ajoutant que « les Palestiniens de Gaza doivent pouvoir vivre dignement. […] La lutte contre le Hamas ne doit pas permettre l’éradication du vécu des populations autochtones ».
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« Les premières félicitations de la reconnaissance de l'État de Palestine sont venues du Hamas
Les négociations du Premier ministre Sébastien Lecornu avec les oppositions patinent. Le Parti Socialiste et les Républicains tentent respectivement de trouver des compromis pour entrer au gouvernement, tout en refusant de collaborer l’un avec l’autre. Roger Karoutchi, sénateur (LR) des Hauts-de-Seine estime que « certains représentants du PS ont défendu un projet complètement opposé au nôtre ». Pour lui, la composition actuelle de l’Assemblée nationale rendra impossible tout accord, imposant la dissolution.Lundi prochain, le président de la République Emmanuel Macron se rend à l’ONU à New York pour reconnaître l’Etat palestinien. Roger Karoutchi, également président au Sénat du groupe d’amitié France-Israël a réagi : « On exige la libération des otages, le désarmement du Hamas, la reconnaissance par les Etats arabes de l’Etat d’Israël et une nouvelle gouvernance palestinienne. Quatre conditions, qui avaient été fixées par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères : aucune des quatre n’a été réunie ».
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L'intégrale du mardi 16 septembre
Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu poursuit ses consultations pour trouver un accord de non-censure. Il reçoit le Parti socialiste : un compromis est-il possible ? L’invité politique, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, nous répond.Dans le débat du jour : Majorité et socialistes peuvent-ils s’entendre sur le budget ? Débat entre le sénateur Horizons Louis Vogel et le député socialiste Arthur Delaporte.Au Sénat : Emmanuel Macron annonce la reconnaissance de l’État palestinien à l’ONU. Réaction du sénateur LR Roger Karoutchi, président du groupe d’amitié France–Israël.Et à la une de nos régions : alors que les agriculteurs préparent une nouvelle mobilisation, le plus grand salon de l’élevage ouvre ses portes à Rennes. Nous sommes sur place.
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« Lecornu aura devant lui une opposition déterminée à obtenir des victoires pour les Français »
Le Premier ministre Sébastien Lecornu entamait ce lundi les négociations avec les organisations patronales et syndicales. Il doit recevoir mercredi les représentants du Parti Socialiste. La question se pose : est-il possible de trouver un accord de non-censure, ou même un accord de gouvernement avec la gauche ? Hausse du déficit public, variation des taux d’intérêts, remboursement de la dette, système de financement des retraites, face à la maîtrise budgétaire requise par la droite et le gouvernement, comment trouver un compromis ?Le sénateur (PS) du Nord, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, a déjà pu échanger avec Sébastien Lecornu. Le sénateur du Nord insiste sur la place centrale qu’occupe pour lui aujourd’hui le Parti Socialiste : « une gauche responsable, de gouvernement » qui se démarque de « la gauche protestataire et infertile », en faisant référence à la France Insoumise. « Le Premier ministre nous recevra à la veille des manifestations du 18, il doit comprendre que ce qu’il nous dira ne sera pas neutre à ce mouvement ».
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Sébastien Lecornu : quel accord avec le PS ?
Alors que les négociations entre le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu et le Parti Socialiste sont en cours, Arthur Delaporte, député (PS) du Calvados et Louis Vogel, sénateur (Les Indépendants) de la Seine-et-Marne et membre d’Horizons, tentent sur notre plateau de trouver des points d’accord sur plusieurs points. Arthur Delaporte insiste sur le fait que le PS « attend du nouveau gouvernement une alternance, et donc des gestes forts au-delà d’une capacité d’écoute, sinon ce sera la censure ». Louis Vogel affirme « qu’un dialogue doit se faire sur des compromis, et non sur des lignes rouges pour que le pays soit stabilisé ».Il semble y avoir blocage sur une des principales demandes de la gauche : la taxe Zucman, une taxe sur le patrimoine des plus grandes fortunes. Louis Vogel pense que « c’est une mauvaise réponse à une excellente question, car elle touche au patrimoine professionnel et à la valeur de la capitalisation boursière, et non à l’argent réel dont dispose les entreprises ». Arthur Delaporte propose d’autres moyens de taxation, comme le paiement différé sur la revente future des actions. Les deux intervenants trouvent cependant des terrains d’entente sur la suspension de la réforme Borne sur les retraites ou sur la lutte contre la désertification médicale.
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« Les premières félicitations de la reconnaissance de l'État de Palestine sont venues du Hamas
Les négociations du Premier ministre Sébastien Lecornu avec les oppositions patinent. Le Parti Socialiste et les Républicains tentent respectivement de trouver des compromis pour entrer au gouvernement, tout en refusant de collaborer l’un avec l’autre. Roger Karoutchi, sénateur (LR) des Hauts-de-Seine estime que « certains représentants du PS ont défendu un projet complètement opposé au nôtre ». Pour lui, la composition actuelle de l’Assemblée nationale rendra impossible tout accord, imposant la dissolution.Lundi prochain, le président de la République Emmanuel Macron se rend à l’ONU à New York pour reconnaître l’Etat palestinien. Roger Karoutchi, également président au Sénat du groupe d’amitié France-Israël a réagi : « On exige la libération des otages, le désarmement du Hamas, la reconnaissance par les Etats arabes de l’Etat d’Israël et une nouvelle gouvernance palestinienne. Quatre conditions, qui avaient été fixées par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères : aucune des quatre n’a été réunie ».
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Xavier Iacovelli : « La taxe Zucman est incompréhensible et inapplicable »
Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu est revenu sur la proposition de suppression de deux jours fériés, une annonce qui précède sa rencontre ce lundi avec les organisations patronales et syndicales. C’est également un premier pas vers les oppositions, avec une gauche qui réclame une taxe des grandes fortunes et le RN qui exige un retour aux urnes.Xavier Iacovelli, sénateur RDPI des Hauts-de-Seine et vice-président du Sénat était l’invité de Public Sénat. Il considère l’annulation de la suppression de deux jour fériés, supposée rapporter 4 milliards sur le budget, comme une annonce « de bon sens et de pragmatisme de ne pas toucher les travailleurs et ceux qui créent de la richesse dans notre pays ». Le débat sur le budget aura lieu le mois d’octobre, « il faut trouver d’autres pistes de financement […] c’est maintenant aux groupes politiques et aux parlementaires de faire des propositions ».
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Christophe Gomart : « Si Emmanuel Macron était un véritable homme d’État, il démissionnerait »
Face aux crises multiples qui traversent la France, les oppositions réclament un retour aux urnes, à la suite d’une dissolution de l’Assemblée nationale ou la démission du président de la République. Pour Christophe Gomart, député européen LR, Emmanuel Macron doit présenter sa démission aux Français, pour que le pays retrouve sa stabilité.Ancien général et directeur du renseignement militaire, Christophe Gomart est également revenu sur l’actualité du conflit russo-ukrainien. Pour lui, la posture de l’Union Européenne serait purement symbolique et financière, mais manquerait d’effectivité : « une guerre soit on la fait, soit on va vers un plan de paix pour éviter qu’il y ait plus d’ukrainiens qui meurent demain. […] Aujourd’hui l’Union Européenne exige que la Russie se retire de la Crimée, mais ça n’arrivera pas, c’est de la pensée magique. Sur le terrain, les Russes avancent, grignotent du terrain et détruisent tout ce qui est devant eux ».
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Sébastien Lecornu : peut-il éviter la censure immédiate ?
Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a choisi la presse quotidienne régionale pour annoncer sa feuille de route. Concernant le budget, il annule la proposition très impopulaire de suppression de jours fériés avancée par François Bayrou. Est-ce une main tendue suffisante pour entamer les discussions avec les oppositions ?Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, « Sébastien Lecornu doit trouver un trou de fourmi […]. Il arrive dans un climat social chargé avec ‘Bloquons Tout’ jeudi dernier et deux rendez-vous sociaux le 18 et 27 septembre ». Pour Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP, le nouveau chef du gouvernement a bien engagé sa nomination d’un point de vue médiatique. Mais selon le dernier sondage IFOP pour le JDD, 38% de Français sont satisfaits de Sébastien Lecornu comme Premier ministre : « Il y a une sorte de péché originel dans le fait qu’il s’agisse d’un proche de Macron. C’est Macron-Midas qui transforme en plomb tout ce qu’il touche ».
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L'intégrale du lundi 15 septembre
Au programme de cette édition : l'interview politique du Général Christophe Gomart, député européen (LR). Alors que Sébastien Lecornu poursuit en ce début de semaine ses consultations pour tenter de bâtir une nouvelle majorité et constituer un gouvernement, son parti, Les Républicains, sera-t-il toujours présent au sein de la nouvelle équipe gouvernementale¿? Malgré cette nomination à Matignon, la pression sur Emmanuel Macron ne faiblit pas. Le président de la République doit-il démissionner ?Nous recevons également le sénateur macroniste Xavier Iacovelli. Sébastien Lecornu doit-il rompre avec le macronisme¿? Nous l’interrogeons.Enfin dans le débat, nous revenons sur la première interview de Sébastien Lecornu accordée à la presse quotidienne régionale. Pas de suppression de jour férié, un acte fort de décentralisation, une nouvelle méthode avec le Parlement, le nouveau locataire de Matignon dévoile ses premières mesures : va-t-il convaincre et échapper à la censure ? Analyse avec nos éditorialistes.
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Pierre Ouzoulias sur l’audiovisuel public : « L’obstruction est du côté de Rachida Dati »
La session parlementaire se termine ce vendredi 11 juillet avec l’examen de la réforme de l’audiovisuel public au Sénat. Porté par Laurent Lafon et soutenu par la ministre de la Culture, le texte avait déjà été rejeté à l’Assemblée nationale avant d’être renvoyé à la chambre haute quelques jours plus tard. Et ce calendrier interroge les parlementaires de l’opposition. Pour Pierre Ouzoulias, sénateur communiste, Rachida Dati « refuse le débat démocratique sur ce sujet ». Reste à savoir si les parlementaires iront au bout du texte, avant ce soir.Ensuite, le Vice-président du Sénat a réagi à la prise de parole du Premier ministre hier soir sur LCI, quelques jours avant ses annonces pour le budget de l'année prochaine. Pierre Ouzoulias regrette que le gouvernement ne se penche que sur la dépense publique : « quel est le bilan de Macron depuis 2017 ? Une baisse drastique des recettes de l’Etat ». Au Premier ministre de convaincre, le 15 juillet prochain.
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François Bayrou : l’immobilisme en marche ?
Hier, le Premier ministre était l’invité de LCI : l’occasion pour lui de préparer le terrain avant les annonces du 15 juillet. En effet, François Bayrou présentera les premières pistes du gouvernement pour le budget 2026 mardi prochain. Si le chef de gouvernement anticipe les débats à l’automne, c’est avant tout pour éviter la débâcle de cette session parlementaire. Dissolution, motion de censure… Le Parlement a vécu des heures agitées. Qu’espérer pour la session prochaine ? Débat et analyse avec Arnaud Benedetti, Rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, et Frédéric Dabi, Directeur général Opinion de l’IFOP.
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