Bonjour chez vous !
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Bonjour chez vous !

Par Public Sénat

Réseau : Public Senat

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jean-François Husson : « Nous exigeons que tous les éléments du budget soient mis sur la table »

Jean-François Husson : « Nous exigeons que tous les éléments du budget soient mis sur la table »

14 octobre 2025· 26:25

Après cinq semaines à Matignon, Sébastien Lecornu prononce ce mardi 14 octobre, son discours de politique générale devant l’Assemblée générale. Deux motions de censure du gouvernement ont été déposées, respectivement par La France Insoumise et le Rassemblement National. La question demeure : est-ce que le budget avancé par Sébastien Lecornu comportera ou non une suspension de la réforme Borne sur les retraites ? Si ce n’est pas le cas, le Parti socialiste a annoncé voter la censure, ce qui ferait basculer le gouvernement Lecornu 2.Pour Jean-François Husson, sénateur (LR) de Meurthe-et-Moselle, « sur la suspension de la réforme des retraites, on nous demande de nous exprimer à l’aveugle. Quel est ce pays avec un Premier ministre tenu au bord d’une falaise avec une épée dans les reins, tenue par les socialistes ? L’émiettement des partis à l’Assemblée nationale fait un mal terrible à la France. On prend un retard considérable, avec un déficit qui ne cesse de croître ».Également rapporteur général de la commission des finances au Sénat, Jean-François Husson s’inquiète que « tous les éléments du budget n’aient pas encore été mis sur la table. Ce n’est pas raisonnable, c’est un manque de sérieux et de respect vis-à-vis du Parlement. Nous n’avons pour le moment aucun élément sur le budget. Nous sommes déjà en retard pour l’examiner. […] Pendant ce temps la gauche ne réclame que davantage de dépenses et d’augmentations d’impôts. C’est une fuite en avant ».

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Gouvernement Lecornu II : l’heure de vérité ?

Gouvernement Lecornu II : l’heure de vérité ?

14 octobre 2025· 36:37

Avec La France Insoumise et le Rassemblement national qui déposent de toute manière leur motion de censure, le Parti Socialiste détient le sort du gouvernement Lecornu 2 entre leurs mains. En gage de non-censure, il exige la suspension de la réforme Borne sur les retraites, des garanties fiscales et le non-usage du 49.3. Tout dépend donc de ce que contiendra la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu aujourd’hui, mardi 14 octobre, à 15 heures devant l’Assemblée nationale.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Lecornu peut éviter la censure en prononçant le mot magique : ‘suspension’. Et je ne pense pas que ce soit un caprice de la gauche. La suspension de la réforme des retraites et se départir du 49.3 c’est le tarif minimum syndical. Et c’est davantage qu’une simple suspension qu’il faut, c’est une réouverture du débat parlementaire sur la réforme lors du vote sur le PLFSS, le budget de la sécurité sociale. Sinon… je trouve déjà qu’ils sont déjà très gentils les socialistes ».Pour Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme : « Il ne faut pas oublier qu’Emmanuel Macron est le dernier avatar du socialisme, c’est l’enfant rebelle du président François Hollande. Au-delà de ce fait, on peut se demander : est-ce que nous assisterons enfin à la naissance du Premier ministre Sébastien Lecornu ? Le président de la République a dit qu’il lui donnait ‘carte blanche’. Est-ce que Lecornu va s’en affranchir ? Parce que même s’il échappe à la censure maintenant, il va falloir qu’il y échappe jusqu’en 2027. Ce qu’il faut obtenir c’est un accord de non-censure pour gérer finalement la sortie du macronisme ».

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François Patriat : « Le Parti Socialiste n’a fait aucune concession »

François Patriat : « Le Parti Socialiste n’a fait aucune concession »

14 octobre 2025· 19:43

À quelques heures de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale ce mardi 14 octobre, et avec deux motions de censure, déposées par La France Insoumise et le Rassemblement National, le gouvernement ne tient qu’à un fil : la suspension ou non de la réforme Borne sur les retraites, exigée par le Parti socialiste comme condition à la non-censure.Face à cette situation, François Patriat, sénateur (RDPI-Renaissance) de la Côte d’Or, considère que « c’est d’une gravité majeure pour la France. Les socialistes ont bien compris que s’il y avait censure et hypothétiquement une majorité relative, ou absolue du Rassemblement national, ce sont ensuite les élections qui tombent. Les socialistes n’ont pas intérêt à la censure à la veille des municipales. Mais ce que je remarque c’est que gouvernement a fait des petits pas, alors que le Parti socialiste n’en a fait aucun : on a parlé des jours fériés, du 49.3 et d’avancées sur la fiscalité, eux n’ont fait aucune concession ».François Patriat, président du groupe RDPI-Renaissance, considère également que revenir, même temporairement, sur la question des retraites serait une erreur : « La suspension de la réforme des retraites serait envoyer le mauvais signal aux Français et à nos prêteurs. Nous irions à contre-courant de l’ensemble de nos voisins européens, et les taux d’intérêts de notre dette grimperont, ce qui pèsera sur le long terme sur les Français ».

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Bernard Guetta : « Sur la place des otages, Netanyahou a été hué et Trump acclamé »

Bernard Guetta : « Sur la place des otages, Netanyahou a été hué et Trump acclamé »

13 octobre 2025· 19:46

Donald Trump a réussi à obtenir un accord de paix historique entre Israël et le Hamas, qui pourrait mettre fin à la guerre à Gaza. La libération des otages est en cours aujourd’hui, lundi 13 octobre. Alors que la désescalade du conflit s’amorce, l’avenir de l’extrême droite israélienne et de Benyamin Netanyahou comme Premier ministre est de plus en plus flou face aux contestations internes dans le pays.Pour Bernard Guetta, député européen (Renew, centriste) et journaliste spécialiste des questions internationales : « On a vu il y a peu une scène absolument incroyable, où sur la place des Otages le nom de Benyamin Netanyahou a été hué, pendant que celui de Donald Trump était acclamé. Il est étonnant que dans un pays le Premier ministre en fonction soit hué pendant qu’un dirigeant étranger est applaudi ».Une autorité de transition est prévue par le plan de paix organisé à Gaza, qui serait présidé par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Bernard Guetta considère que « ce ne sera pas facile à mettre en place parce qu’on va buter sur le désarmement. Le Hamas va dire ‘je veux bien rendre mes armes, mais à une autorité palestinienne’, certainement pas aux Israéliens ou à des Américains et des Britanniques. Il va donc y avoir un bras de fer diplomatique qui s’instaure ».

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Laurence Rossignol : « Contourner le vote du budget par ordonnance serait pire qu’un 49.3 »

Laurence Rossignol : « Contourner le vote du budget par ordonnance serait pire qu’un 49.3 »

13 octobre 2025· 25:51

Sébastien Lecornu, après avoir été renommé Premier ministre par Emmanuel Macron, a annoncé tard, hier, dimanche 12 octobre, la composition de son nouveau gouvernement. Douze ministres sont reconduits ; et avec quelques changements, l’équilibre des forces politiques reste inchangé en réunissant des personnes du « socle commun » - ou ce qu’il en reste. À peine le nouveau casting est-il dévoilé, que La France Insoumise et le Rassemblement National promettent la censure.Pour Laurence Rossignol, sénatrice (PS) du Val-de-Marne, « Personne ne voit bien quel est le cap de ce nouveau gouvernement. Il est déplorable que Emmanuel Macron ait encore refusé de nommer un Premier ministre de gauche ».Alors que pour Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National et Éric Coquerel de La France Insoumise, une manœuvre serait en cours pour raccourcir le délai d’examen du budget et le faire passer par ordonnance, Laurence Rossignol estime que l’on « donne trop de crédit au président de la République et au Premier ministre sur leur maîtrise de la situation. Je ne suis pas sûre qu’ils aient un plan aussi clair, par étapes, et organisé. Éventuellement c’est leur plan C, si le reste échoue. Car si cela arrive, contourner le Parlement pour faire passer le budget par ordonnance serait pire qu’un 49.3 ».

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Gouvernement Lecornu II : le nouveau casting dévoilé

Gouvernement Lecornu II : le nouveau casting dévoilé

13 octobre 2025· 36:59

Que penser de ce gouvernement Lecornu 2 ? Après les départs d’Élisabeth Borne, Manuel Valls et Bruno Retailleau, le gouvernement s’est quelque peu allégé de certains « poids lourds » politiques. Douze ministres ont été reconduits et l’équilibre des forces en jeu reste similaire, à la différence de huit ministres issus de la société civile, sur lesquels s’appuie Sébastien Lecornu pour faire valoir sa politique de « rupture ».Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, « ce qui compte maintenant c’est de voir la durée de vie du gouvernement. L’objectif c’est de surmonter une motion de censure. Pour ce qui est de sa composition, on voit qu’il y a de moins en moins d’hommes politiques qui aspirent à faire une carrière politique qui manifestent leur envie d’entrer dans des ministères à courte durée de vie. C’est cela qui explique la présence de personnes issues de la société civile dans le gouvernement, qui ont peut-être envie de vivre une nouvelle expérience : je pense à M. Papin et M. Farandou, qui sont des hommes d’entreprise ».Pour Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards : « Il y a un fantasme du gouvernement technique qui serait composé de gens issus de la société civile, d’abord on remarque qu’ils restent minoritaires face à des poids lourds politiques : Rachida Dati, Annie Genevard, Gérald Darmanin. Ce mythe d’aller chercher des gens compétents, sous-entendant que les politiques ne sont pas compétents pour être ministres, il faudrait le mettre de côté. Ces nouveaux ministres de la société civiles seront, de la même manière que les autres ministres, pris dans des dynamiques idéologiques et de partis ».

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Denis Lacorne : « Il est possible que Trump reçoive le Prix Nobel de la paix l’année prochaine »

Denis Lacorne : « Il est possible que Trump reçoive le Prix Nobel de la paix l’année prochaine »

10 octobre 2025· 19:34

Donald Trump a réussi à obtenir un accord de paix historique entre Israël et le Hamas qui pourrait mettre fin à la guerre à Gaza et aboutir à la libération des otages. La défense civile de Gaza annonce que l’armée israélienne commence à se retirer de certains secteurs de l’enclave palestinienne, supposée quitter le territoire avec l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.Pour Denis Lacorne, politologue, directeur de recherche au CERI (Sciences Po) : « Donald Trump a démontré que si on met la pression sur ceux qui sont réticents à signer la paix, je pense à Netanyahou, elle demeure atteignable. Il y a eu un moment décisif, lorsqu’Israël a tué les négociateurs du Hamas au Qatar. C’était la goutte d’eau qui fait déborder le vase et Trump a obligé Netanyahou à faire des excuses publiques à l’émir du Qatar en passant par le téléphone de la Maison Blanche. Avec cette démonstration de force, il n’est pas impossible que Trump reçoive le Prix Nobel de la paix l’année prochaine, mais pas cette année, car généralement on évalue les accomplissements de l’année passée ».Auteur de « De la race en Amérique », Denis Lacorne estime également que la question raciale est à nouveau au cœur de la politique américaine : « Le chef des armées et l’un des acteurs clé de la réserve fédérale sont noirs et ont été remplacés par Trump, pour des raisons qui ne sont pas particulièrement claires, par des blancs. Et la hantise des trumpistes c’est que, dans l’Amérique de 2050, la majorité des blancs d’origine européenne deviennent une majorité de minorité, c’est-à-dire où l’ensemble des autres minorités seraient plus nombreuses qu’eux ».

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Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »

Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »

10 octobre 2025· 26:26

Emmanuel Macron a lancé une invitation, dans la nuit du 9 au 10 octobre, aux chefs de partis pour les recevoir à 14h30, à l’exception du Rassemblement National et de La France Insoumise. Si la perspective la nomination d’un Premier ministre issu de la gauche est une perspective qui a été avancée par la promesse éventuelle d’une suspension de la réforme Borne sur les retraites, la volonté des Républicains de censurer automatiquement un gouvernement de gauche pourrait reconduire le président de la République à reconduire Sébastien Lecornu, ou un autre représentant du « socle commun ».Pour Alexandre Ouizille, sénateur (PS) de l’Oise, « un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable », pour trouver un accord de non-censure «il faut montrer un front républicain avec un gouvernement de gauche. Nous essayons de concilier la stabilité du pays avec la nécessite de changement. La surdité d’Emmanuel Macron à cette aspiration au changement du pays n’est pas un petit sujet. Par exemple, la suspension de la réforme sur les retraites : est-ce un enfumage ou y sont-ils prêts ? »Alexandre Ouizille est également revenu sur la cérémonie de panthéonisation de Robert Badinter hier, le jeudi 10 octobre, qu’il a estimé « très belle ». Il a également réagi à la profanation de la tombe de l’ancien ministre de la Justice : « Le débat de la peine de mort est toujours vivace et sulfureux, et cette profanation le montre. Il y a évidemment quelque chose de répugnant à ce que cet acte soit perpétré le jour où la nation vient lui rendre hommage ».

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Emmanuel Macron peut-il renommer Sébastien Lecornu ?

Emmanuel Macron peut-il renommer Sébastien Lecornu ?

10 octobre 2025· 37:17

Après cinq semaines de blocage, existe-t-il encore une marge de manœuvre pour un nouveau Premier ministre sans un retour aux urnes ? Entre les exigences du Parti Socialiste sur la suspension de la réforme Borne sur les retraites et la censure automatique brandie par Les Républicains en cas de la nomination d’un gouvernement de gauche : quel choix a Emmanuel Macron ? Va-t-il renommer Sébastien Lecornu ?Pour Bérengère Bonte, journaliste politique, « On a le sentiment depuis ces dernières semaines, avec cette succession de Premiers ministres, que le président de la République et tout le monde gagne du temps. Cela va être long d’attendre jusqu’à la présidentielle de 2027. Mais dans l’idée d’une élection présidentielle anticipée, que ce soit par la destitution que prône La France Insoumise, ou la démission proposée par Édouard Philippe, il y a quelque chose d’assez dangereux, en mettant d’ailleurs en péril une fonction qu’ils brigueraient lui-ensuite ».Pour Arnaud Benedetti, éditorialiste politique : « On a un précédent sous l’histoire de la Ve République, d’un président qui a démissionné, c’est le général de Gaulle. Et ça n’a pas fragilisé pour autant les institutions. Donc l’argument qui consiste à dire ‘ça fragiliserait le futur président’… Mais c’est vrai que l’époque n’est plus la même ».

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Premier ministre : retour à la case départ

Premier ministre : retour à la case départ

9 octobre 2025· 36:06

Après deux jours « d’ultimes négociations » pour aboutir à un accord de non-censure, l’Élysée demande deux jours de plus avant de nommer un nouveau Premier ministre. Alors que Marine le Pen a annoncé ce mercredi 8 octobre, que « la plaisanterie a assez duré, maintenant le Rassemblement National censurera tout », Sébastien Lecornu affirme, lors de son interview sur France 2, que « l’hypothèse d’une dissolution s’éloigne »,Pour Michaël Darmon, éditorialiste politique, « Sébastien Lecornu a trouvé l’énoncé pour que la formule ‘majorité absolue’ puisse être à nouveau prononcée. En réalité, l’enjeu désormais n’est pas de trouver un accord de non-censure mais de non-dissolution. Mais c’était en tout cas la première fois que Sébastien Lecornu s’est exprimé aussi longuement, exercice auquel il n’est pas habitué. Il a pu nous révéler son style. Il y a eu un moment Lecornu. En politique française les discours de défaite sont bien souvent meilleurs que les promesses de campagne ».Pour Émilie Zapalski, communicante et fondatrice de l’agence Émilie conseil, « Sur la forme, Sébastien Lecornu a pris une posture humble et silencieuse, quasiment mutique, tout en se définissant comme un ‘moine-soldat’. Sur le fond, il parle de ‘partage du pouvoir’ et a eu la vie, contrairement à Emmanuel Macron, de conseiller départemental, d’élu et de sénateur avant d’être ministre. Il a réussi à imposer l’idée que l’on pouvait être d’accord pour travailler un peu ensemble, de mettre de côté les divergences pour aller dans le bon sens, et surtout dans le sens de voter un budget pour la France ».

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Réforme des retraites : un compromis est-il possible ?

Réforme des retraites : un compromis est-il possible ?

8 octobre 2025· 36:05

Avec seulement quelques heures pour pouvoir trouver un accord et éviter le recours à la dissolution de l’Assemblée nationale ou la démission du président de la République, Sébastien Lecornu doit conclure « d’ultimes négociations ». Alors que le Rassemblement National boycotte les discussions à Matignon, à l’instar de La France Insoumise, le Parti Socialiste essaye de s’avancer sur la scène politique tentant d’obtenir une remise en cause de la réforme sur les retraites.Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur Public Sénat : « Sur cette idée de suspension de la réforme sur les retraites, il ne faut pas déborder d’optimisme. Elle coûterait plusieurs centaines de millions à court terme et plusieurs milliards en 2027, alors qu’il faut un budget à l’équilibre. D’ailleurs, techniquement, je crois que la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) ne sait pas faire. Suspendre la réforme des retraites est devenu un mantra, un slogan, alors que cela va peser sur le budget ».Pour Pierre Jacquemain, directeur de rédaction de la revue Politis : « Il n’y a pas plus politique que la construction d’un budget. Le contexte exige que les forces politiques s’accordent dessus, mais les trajectoires de la gauche et de la droite sont contraires. La droite veut moins de dépenses et de recettes tandis que la gauche veut plus de dépenses et de recettes. On ne sait pas faire de compromis car on a également fait l’expérience de ce que ça provoque ».

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Patrick Kanner : « Olivier Faure est le plus légitime à occuper Matignon »

Patrick Kanner : « Olivier Faure est le plus légitime à occuper Matignon »

8 octobre 2025· 21:43

Après un mois de négociations infructueuses et sa démission, Sébastien Lecornu, entame ses « ultimes négociations » avec les partis d’opposition. La question de la réforme des retraites est au cœur des discussions notamment avec le Parti socialiste. L’ancienne Première ministre Élisabeth Borne a confirmé lors d’une interview être disposée dans cette crise politique à une suspension de sa réforme sur les retraites.Optimiste face à cette ouverture, Patrick Kanner, sénateur (PS) du Nord et président du groupe socialiste au Sénat, se réjouit de voir que « Mme Borne est passée de ‘Mme 49.3’ à l’idée de remettre en question sa propre réforme. Pour l’intérêt du pays et des Français, il y a cette proposition de suspendre la mesure d’âge. […] Et pour financer cette suspension de la réforme nous devons trouver de nouvelles recettes : en taxant les plus hauts revenus ».Par ailleurs, « le socle commun » continue à se disloquer. Ce mardi, deux anciens Premiers ministres ont ouvertement critiqué les décisions d’Emmanuel Macron. Gabriel Attal a annoncé « ne plus comprendre les décisions du président de la République », et Édouard Philippe a appelé à sa démission pour une élection présidentielle anticipée. Patrick Kanner a réagi à cette dernière prise parole : « Je m’étonne qu’un ancien Premier ministre appelle à la démission de notre président de la République. C’est anti-constitutionnel et nous n’avons pas à être dépendants de l’agenda de candidat à la présidentielle de M. Édouard Philippe, qui fait face à des sondages qui montrent qu’il n’est plus la ‘personne-recours’ évidente qu’il était ».

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Ultimes négociations : la mission impossible de Sébastien Lecornu

Ultimes négociations : la mission impossible de Sébastien Lecornu

7 octobre 2025· 34:45

Après un mois de négociations infructueuses, un sursis de deux jours est accordé à Sébastien Lecornu par le président de la République pour « d’ultimes négociations » afin d’aboutir à un accord de non-censure. La nomination et la chute du gouvernement Lecornu en moins d’un jour ont mis en évidence les fractures au sein même du « socle commun ». Le Rassemblement National a annoncé lundi 6 octobre, ne plus ouvrir la porte à des négociations, et être inconditionnellement en faveur d’une dissolution de l’Assemblée Nationale ou d’une démission du président de la République, à l’instar de La France Insoumise.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique, « Emmanuel Macron se refuse à une dissolution pour le moment, qui entraînerait quasiment obligatoirement quand on voit les chiffres que l’on a, à une démission. Je ne vois pas comment vous pouvez rester quand c’est un tel désastre électoral pour votre propre camp ».Édouard Philippe, maire du Havre et ancien Premier ministre a demandé la démission d’Emmanuel Macron et des présidentielles anticipées sur RTL ce mardi matin. Pour Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info, « Édouard Philippe a tout à fait intérêt à des présidentielles anticipées pour de multiples raisons » notamment parce que « Emmanuel Macron entraîne le camp présidentiel dans sa chute, c’est-à-dire que l’on voit de jour en jour les sondages dégringoler à l’égard du socle commun ».

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Yannick Jadot : « Les électeurs sont matures pour une clarification politique »

Yannick Jadot : « Les électeurs sont matures pour une clarification politique »

6 octobre 2025· 23:31

Un nouveau record vient d’être battu pour la Ve République, celui du gouvernement le plus court. Sébastien Lecornu, après avoir reconduit dimanche soir la plupart des ministres du précédent gouvernement a déposé, en matinée, ce lundi 6 octobre, sa démission au président de la République.Yannick Jadot, sénateur (écologiste) de Paris, et ancien candidat à la présidentielle, fustigeait déjà, quelques heures avant, « la faillite sur tous les plans de ce gouvernement : faillite économique avec Bruno Le Maire qui revient par la petite porte après avoir accumulé 1.000 milliards de dettes ; faillite scientifique avec Mme Genevard à l’Agriculture, qui a défendu la loi Duplomb contre toute la science ; faillite morale avec le Garde des Sceaux qui a préféré rencontrer Nicolas Sarkozy plutôt que de défendre les magistrats […] Honnêtement, on ne sait même pas s’il va y avoir une déclaration de politique générale demain ».Face aux deux solutions qui reviennent sur la table, dissolution de l’Assemblée Nationale et destitution du président de la République, Yannick Jadot insiste sur le fait que « notre pays a besoin d’un grand débat politique, c’est aussi pour cela que je ne suis pas pour la destitution. Notre pays est terriblement frustré de ne pas avoir eu de campagne électorale en 2022, on ne peut pas maintenant faire une campagne électorale en quelques semaines. Une campagne en quatre semaines, c’est donner un avantage supplémentaire à ce qui y sont prêts : le Rassemblement National et La France Insoumise ».

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Gouvernement Lecornu : la fin du socle commun ?

Gouvernement Lecornu : la fin du socle commun ?

6 octobre 2025· 34:56

Moins d’un mois après la chute du Premier ministre François Bayrou, son successeur Sébastien Lecornu quitte à son tour Matignon après avoir remis sa démission au président de la République, en cette matinée du lundi 6 octobre. Une nuit aura suffi pour faire chuter son gouvernement, dont les noms avaient été révélés à la presse dimanche soir, en reconduisant 12 des 18 ministres du gouvernement Bayrou.Avant l’annonce de cette démission, Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro analysait la situation politique : « Il y a vraiment une ambiance particulière, et jamais vue sous la Ve République. On ne l’a pas vécue les uns et les autres, mais on me l’a raconté et je l’ai lu, c’est une ambiance de IVe République. C’est un problème de règlement de compte interne à la droite, avec Les Républicains, mais aussi au sein même du Sénat, avec l’Union des démocrates et indépendants, le groupe centriste, qui est en révolte vis-à-vis du socle commun. La nomination de certains ministres, notamment Bruno Le Maire, a fait exploser la cocotte ».Pour Pablo Pillaud-Vivien, Rédacteur en chef de la revue Regards : « Tout ceci ressemble à une farce. Les Français ne comprennent pas que l’on reconduise un gouvernement semblable au précédent sous Bayrou, qui ressemblait lui-même au gouvernement Barnier. Les gouvernements successifs sont renversés par les députés, mais c’est toujours les mêmes qui reviennent. Ce qui se passe aujourd’hui dans l’exécutif est le symptôme d’une crise politique bien plus profonde. L’idée que Sébastien Lecornu puisse diriger un gouvernement après la chute de François Bayrou était une hérésie. »

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