Bonjour chez vous !
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Bonjour chez vous !

Par Public Sénat

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Vincent Capo-Canellas : « La hausse des taux d’intérêts nous fait risquer l’asphyxie financière »

Vincent Capo-Canellas : « La hausse des taux d’intérêts nous fait risquer l’asphyxie financière »

24 octobre 2025· 24:28

Après trois jours de débat sur le budget 2026 devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, le texte amendé est finalement rejeté par les rapporteurs. Le texte du budget entre dans l’Hémicycle, ce vendredi 24 octobre, promettant de nombreux débats, notamment sur la suspension de la réforme des retraites, les hausses de dépenses et les hausses d’impôts. Si le vote se fera a priori sans la menace du 49.3, celle des ordonnances est avancée en cas d’impasse. Mais la question demeure : après la mise en place ou non de plusieurs milliers d’amendements, parfois contradictoires, qui pourra voter le projet de loi de finances ?Pour Vincent Capo-Canellas, sénateur (Union Centriste) de la Seine Saint-Denis et rapporteur à la commission des finances, « Alors que l’on a besoin d’un budget et de stabilité, les débats ne paraissent pas bien engagés à l’Assemblée Nationale. Le Premier ministre intervient cet après-midi : je pense qu’il faut lancer un appel à la raison. Il y a des divergences, des difficultés, mais le monde est instable, chacun nous regarde… Les marchés financiers nous rappellent que les taux d’intérêts auxquels nous empruntons augmentent ; on emprunte plus cher que l’Espagne, que le Portugal, que l’Italie. On risque d’être à nouveau déclassés ce soir par une agence. On vit ce qu’on appellerait le nœud coulant : l’étau se resserre sur nous, avec le risque d’une asphyxie financière ».

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Budget 2026 : bras de fer en vue à l’Assemblée nationale

Budget 2026 : bras de fer en vue à l’Assemblée nationale

24 octobre 2025· 37:20

Rejeté en commission des finances de l’Assemblée nationale dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 octobre, le texte budgétaire entre désormais dans l’arène des débats de l’Hémicycle. Le Premier ministre a annoncé sa présence tout au long des débats pour marquer sa volonté d’aboutir à un texte voté par le Parlement. Une volonté d’aboutir pour le moment compromise par les oppositions : notamment le Parti Socialiste, qui menace de voter la censure s’il n’y a pas « d’évolution sensible sur la justice fiscale », tandis que le Rassemblement National annonce qu’il votera de toute façon la censure du gouvernement Lecornu II.Pour Tâm Tran-Huy, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat, « les discussions à l’Assemblée nationale sont très mal parties. Les députés Renaissance sont les seuls à avoir voté pour le texte avancé en commission des finances. Il faut dire que c’est un budget qui avait perdu toute cohérence. On parlait du budget ‘Frankenstein’, effectivement on y est, et ça donne une idée aujourd’hui de la manière dont cela va se passer dans l’Hémicycle ».Louis Morin, journaliste politique et réalisateur : « On a du mal à voir où l’on va trouver un chemin, entre une droite qui propose des mesures toujours plus libérales et une gauche qui veut toujours plus pour les classes défavorisées, mais surtout plus d’impôts. On a parlé de la taxe Zucman, il y a aussi la contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus, il y a au milieu de tout ça la réforme sur les retraites, avec des coûts faramineux. On imagine mal les députés Les Républicains accepter ces réclamations de la gauche alors même que la note de la France est abaissée ».

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Pierre-Antoine Lévi : « Les collectivités territoriales doivent davantage être aidées par l’État »

Pierre-Antoine Lévi : « Les collectivités territoriales doivent davantage être aidées par l’État »

23 octobre 2025· 26:31

Dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 octobre, après de longs débats sur les amendements du budget, la commission des finances de l’Assemblée nationale a rejeté le texte proposé. Ce rejet initial en commission fait craindre un blocage similaire dans l’Hémicycle, où les discussions commenceront le vendredi 24 octobre.Pour Pierre-Antoine Lévi, sénateur (Union Centriste) du Tarn-et-Garonne : « Ce budget est le budget des horreurs, il est impossible à voter. Il va arriver à l’Assemblée nationale, donc on verra ce qu’il en ressort, et au Sénat, avec responsabilité, nous allons le retravailler. Nous verrons ce que nous pourrons voter à l’issue de ces travaux, mais aujourd’hui, vous me demandez si je voterais ce budget, je ne le voterais pas ».Pierre-Antoine Lévi a également déploré l’usage d’une lettre rectificative, rédigée le mardi 21 octobre et étudiée en conseil des ministres ce jeudi 23 octobre, pour faire entrer la suspension de la réforme des retraites dans le texte initial du PLFSS (le budget de la sécurité sociale) : « Nous sommes le seul pays de l’Union Européenne à revenir sur l’âge de départ à la retraite. C’est un très mauvais signal envoyé aux Français, car on est en train de leur mentir. Reculer l’âge de départ à la retraite ça coûte 400 millions d’euros au budget 2026, ça coûtera 1,6 milliard en 2027, et cet argent qui va nous manquer il va falloir le compenser par des augmentations de taxes supplémentaires ».

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Casse au Louvre : aurait-on pu l’éviter ?

Casse au Louvre : aurait-on pu l’éviter ?

23 octobre 2025· 34:37

Suite au vol au musée du Louvre à Paris, dimanche 19 octobre, commis par quatre suspects toujours en fuite, la directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, a présenté sa démission, refusée par le président de la République et la ministre de la Culture. Convoquée en audition au Sénat par la commission des affaires culturelles, mercredi 22 octobre, la directrice a clamé qu’elle n’avait « cessé depuis sa prise de fonction en septembre 2021, d’attirer l’attention sur l’état de dégradation et d’obsolescence générale du Louvre ». Elle est notamment revenue sur les caméras de surveillance, qui ne couvre pas l’ensemble des expositions permanentes.Pour Antoine Oberdoff, journaliste pour l’Opinion, « le vertige éprouvé par Laurence des Cars lors de sa prise de fonction en tant que directrice du musée du Louvre est compréhensible. Le Louvre ce sont des dizaines de millions de mètres carrés, 35.000 œuvres, c’est un défi sécuritaire considérable. Le problème c’est que ce cambriolage arrive dans un contexte où un pré-rapport de la Cour des comptes pointait un certain nombre de manquements à la sécurisation du musée ».Pour Aurore Malval, grand reporter pour Marianne, « cela ne doit pas nous faire oublier que tout ce que l’on découvre là est un peu hallucinant. Quand on se rend compte qu’il n’y a pas de caméra sur le quai François Mitterrand, alors que l’on voit bien que cela peut être identifié comme une vulnérabilité, on voit que l’on s’inscrit dans une sorte de défaillance en série, c’est comme cela que l’on arrive à des faits aussi marquants, lorsque toute la chaîne a failli. Dans tous les cas il y aura un avant et après ce cambriolage dans la sécurisation du Louvre ».

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L'intégrale du jeudi 23 octobre 2025

L'intégrale du jeudi 23 octobre 2025

23 octobre 2025· 1:28:27

Au programme : « Le vol du Louvre est une blessure immense. » La présidente du musée reconnaît une faille dans la détection des voleurs, tout en assurant que les alarmes ont bien fonctionné. Elle demande désormais l’installation d’un commissariat au sein même du musée. Le sénateur centriste Pierre-Antoine Lévi, qui l’a auditionnée, revient sur cette affaire et sur les moyens de renforcer la sécurité de nos institutions culturelles.Info régions : Les musées régionaux ne sont pas épargnés. Des vols se produisent à Langres, à Limoges ou encore dans d’autres établissements moins médiatisés. Les élus locaux alertent sur le manque de moyens humains et techniques pour protéger les collections publiques.Le maire de Limoges témoigne de la vulnérabilité de son musée et des mesures envisagées pour prévenir de nouveaux cambriolages.L’entretien : Le gouvernement inscrit la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la Sécurité sociale. La droite sénatoriale hésite sur la position à adopter : compromis ou confrontation ? Le président du groupe LR au Sénat, Mathieu Darnaud, évoque les conditions d’un accord possible et les lignes rouges à ne pas franchir.Le Club : Au Parlement, le budget concentre toutes les tensions. Bruno Retailleau le juge « invotable en l’état », tandis que Sébastien Lecornu tente d’équilibrer les attentes des socialistes et celles de la droite. Nos éditorialistes politiques décryptent les marges de manœuvre du Premier ministre et les risques d’un blocage institutionnel durable.

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Mathieu Darnaud : « Il n’y aura pas d’union des droites, la position des LR est claire »

Mathieu Darnaud : « Il n’y aura pas d’union des droites, la position des LR est claire »

23 octobre 2025· 21:21

Si le gouvernement Lecornu II a su résister à la censure en offrant au Parti Socialiste la suspension de la réforme des retraites, le parti Les Républicains ne l’entend pas de la même oreille. Mardi 21 octobre, une lettre rectificative est envoyée au Conseil d’État, pour être examinée ce jeudi 23 octobre en conseil des ministres, pour faire entrer la suspension de la réforme des retraites dans le texte initial du PLFSS (le budget de la sécurité sociale). Cette mesure de précaution du gouvernement est un gage d’assurance supplémentaire à l’égard du Parti Socialiste, puisqu’en cas d’impasse au Parlement dans le vote du budget, et en cas de recours à des ordonnances pour faire passer le texte initial du budget, la suspension de la réforme des retraites sera bien appliquée.Mathieu Darnaud, sénateur (LR) de Limoges et président du groupe Les Républicains au Sénat, a fustigé cette démarche : « Nous ne voulons pas de la suspension de la réforme des retraites. On nous parle de compensations, on a de nombreuses questions sur elles, nous n’avons aucune réponse. Notre ligne est claire : nous ne voulons pas de nouvel impôt ou de nouvelle taxe. On ne peut pas faire des promesses à l’infini et en face, toujours parler de recettes, qui impliquent des impôts et des taxes nouvelles. Nous sommes le pays avec les prélèvements obligatoires les plus élevés, les Français ne veulent pas contribuer encore davantage ».L’Union des Droites pour la République, parti d’Éric Ciotti allié au Rassemblement National, a renouvelé ses appels du pied aux Républicains, en les invitant à les rejoindre. Plusieurs cadres de la mouvance LR ont estimé que le RN était désormais « un parti républicain comme les autres, avec lequel il était possible de travailler ». Mais Mathieu Darnaud rappelle, malgré des dissensions au sein de son parti, que : « Notre ligne a toujours été claire, il n’y aura pas d’union des droites. Bruno Retailleau l’a rappelé, Roger Karoutchi et Sophie Primas, eux-mêmes ont été très clairs, ils ont reprécisé quels avaient été leurs propos ».

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Aurélie Filippetti : « Le cambriolage du Louvre est la responsabilité du gouvernement »

Aurélie Filippetti : « Le cambriolage du Louvre est la responsabilité du gouvernement »

22 octobre 2025· 20:45

Après le vol au musée du Louvre à Paris, dimanche 19 octobre, commis par quatre suspects toujours en fuite, la question de l’identification des failles de sécurité est à l’ordre du jour. La ministre de la Culture, Rachida Dati a affirmé, mardi 21 octobre, « qu’il n’y avait eu aucun dysfonctionnement dans les dispositifs de sécurité du Louvre ». La directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, a présenté sa démission après ce fiasco, une démission refusée par le président de la République. Elle est convoquée en audition de la commission des affaires culturelles, mercredi 22 octobre à 16h30 pour faire l’éclairage sur l’allocation des dépenses du musée.Pour Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture : « Le cambriolage du Louvre est la responsabilité du gouvernement et du ministère de la Culture. Mais puisque le président de la République décide maintenant de tout en matière culturelle dans notre pays, et que c’est lui qui avait annoncé le projet ‘Louvre-Renaissance’, on peut aussi se dire qu’il avait fait le mauvais choix. L’argent devait être mis dans les travaux de base du Louvre, pour lequel il y avait des alertes nombreuses ».Aurélie Filippetti ajoute : « La Cour des comptes avait identifié des problèmes de sécurité au Louvre depuis cinq ans. Par exemple : l’absence de vidéosurveillance dans certaines galeries des expositions permanentes. On met trop l’accent sur les expositions temporaires, car ça crée de l’évènementiel, ça attire les mécènes, mais on délaisse les collections permanentes. Il faut que l’on se concentre sur la mission de base du service public de la culture : préserver les collections, les transmettre et les faire connaître. C’est moins glamour que de faire une énième et nouvelle grande exposition ou une nouvelle entrée, mais c’est néanmoins indispensable ».

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Éric Kerrouche : « Emmanuel Macron est un pervers polymorphe, il envenime tous les domaines »

Éric Kerrouche : « Emmanuel Macron est un pervers polymorphe, il envenime tous les domaines »

22 octobre 2025· 27:17

Sébastien Lecornu a annoncé mardi 21 octobre, devant l’Assemblée nationale, qu’une lettre rectificative avait été envoyée au Conseil d’État sur la suspension de la réforme des retraites. Cela fait rentrer la suspension dans le texte initial du gouvernement sur le PLFSS (le budget de la sécurité sociale). C’est une garantie qu’en cas d’échec du vote du budget, et de passage par ordonnances du budget, la suspension soit bien appliquée. Cependant, le président de la République, depuis la Slovénie, a déclaré que la réforme des retraites ne subissait « ni une abrogation, ni une suspension, mais seulement un décalage ».Suite à cette intervention, Éric Kerrouche, sénateur PS des Landes, vice-président de la délégation sénatoriale des collectivités territoriales et de la décentralisation, estime que « Emmanuel Macron est un pervers polymorphe, il est destructeur dans tous les domaines. À chaque fois qu’il fait une prise de parole, il vient envenimer les choses. Quel est le plaisir pour le président de la République de mettre des difficultés au Premier ministre qu’il a nommé deux fois ? Pourquoi perturber le débat parlementaire volontairement ? Quelqu’un qui a été désavoué de manière successive et aussi importante, devrait apprendre à se taire, mais manifestement il n’en est pas capable. »Éric Kerrouche est également revenu sur le débat lancé sur l’exécution provisoire depuis l’incarcération de Nicolas Sarkozy : « J’invite tout le monde à consulter le document de justice qui fait 400 pages, et qui montre bien qu’il y a, sur la situation de N. Sarkozy, plus que des doutes et des soupçons. Je ne comprends pas que l’on ait une droite et une extrême droite qui nous demandent sans cesse d’être sévères, qu’il n’y ait pas de possibilité de récidive, que justement on condamne dès le départ avec une exécution provisoire des peines, mais quand ce sont elles-mêmes qui sont concernées, M. Sarkozy ou Mme le Pen, ça s’appliquerait à tout le monde sauf à eux ».

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Vote du budget : la suspension de la réforme des retraites aboutira-t-elle ?

Vote du budget : la suspension de la réforme des retraites aboutira-t-elle ?

22 octobre 2025· 35:42

Sébastien Lecornu déclarait, mardi 21 octobre, devant l’Assemblée nationale : « Le Conseil d’État a été saisi cette nuit d’une lettre rectificative, et un conseil des ministres aura lieu, jeudi matin, pour l’adopter ». C’est une mesure de précaution qui inscrit la suspension de la réforme des retraites dans le texte initial du PLFSS (le budget de la sécurité sociale). La suspension de la réformes des retraites aboutira-t-elle ?Benjamin Morel, constitutionnaliste, explique : « Si jamais il n’y a pas de budget in fine, et que ça passe par ordonnance, il y aura suspension de la réforme des retraites. Toutefois, il y a deux voies pour que la suspension n’ait pas lieu. On peut avoir un projet de financement de loi sur la sécurité sociale qui soit adopté sans l’adoption de la suspension de la réforme des retraites, c’est peu probable mais possible. L’autre option : c’est que l’on n’utilise pas les ordonnances, en reprenant, comme l’année dernière, une loi spéciale, mais ça a un gros coût pour l’économie ».Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Face à cette lettre rectificative, La France Insoumise et le Rassemblement National se rendent compte qu’ils sont à la ramasse politiquement. Ils étaient persuadés que la censure passerait et que le Parti Socialiste craquerait. Ils étaient également persuadés que la promesse de suspension de la réforme des retraites était une monnaie de singe, quand LFI entame sa polémique sur les socialistes, affirmant qu’ils se sont fait acheter pour une poignée de cerises. Et hier après-midi, coup de théâtre : les socialistes obtiennent la suspension ».

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Sébastien Chenu : « Pour le moment, le texte budgétaire est un musée des horreurs »

Sébastien Chenu : « Pour le moment, le texte budgétaire est un musée des horreurs »

21 octobre 2025· 23:02

Avec des délais particulièrement contraints, du 20 au 22 octobre, la commission des finances de l’Assemblée nationale examine et amende le texte initial du budget présenté par le gouvernement. De nombreuses mesures ont été discutées lors de cette première journée : rejet de la médiatique taxe Zucman, réduction des indemnités fiscales pour les journalistes, rétablissement de « l’exit tax », approbation de la prolongation de la contribution différentielle des hauts revenus (CDHR), etc.Pour Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National et de l’Assemblée nationale, député (RN) du Nord, « le texte budgétaire est pour le moment un musée des horreurs » que le Rassemblement National ne votera pas. « Gérard Larcher a déjà ouvert la possibilité de recourir à des ordonnances. Il y un scénario qui est écrit par la macronie et Les Républicains, qui consisterait à ne pas geler cette réforme des retraites et à nous faire avaler un budget très anti-social, qui va aller chercher l’argent dans la poche des Français, sans s’attaquer aux dépenses toxiques de l’État ».Sébastien Chenu est également revenu sur l’exécution provisoire qui frappe l’ancien président Nicolas Sarkozy, incarcéré à la prison de la Santé après sa condamnation à cinq ans de prison avec mandat de dépôt dans l’affaire du financement libyen. Pour Sébastien Chenu : « Le problème n’est pas la fermeté de la justice, mais l’exécution provisoire. C’est-à-dire d’une mesure qui est appliquée de façon punitive, volontairement médiatique, pour envoyer un message qui contredit la possibilité d’appel ». Il est important de rappeler que Marine le Pen, à la tête du Rassemblement National, subit également une exécution provisoire, avec une peine d’inéligibilité, en attente d’un jugement en appel début 2026.

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Muriel Jourda : « La réforme des retraites est nécessaire, la capitalisation partielle aussi »

Muriel Jourda : « La réforme des retraites est nécessaire, la capitalisation partielle aussi »

21 octobre 2025· 25:57

La commission de l’Assemblée nationale a commencé, lundi 20 octobre, à amender le texte budgétaire dans le cadre de la commission des finances. Le chemin vers le vote du budget semble pavé d’embûches, et la cadence est importante : l’Assemblée nationale doit terminer son texte le 12 novembre pour que le Sénat et la CMP (commission mixte paritaire) puissent l’examiner ensuite.Muriel Jourda, sénatrice (LR) du Morbihan, annonce déjà la couleur que devrait prendre le budget : « Les Républicains ne voteront pas le budget que nous a promis Sébastien Lecornu. Les hausses d’impôts nous apparaissent déraisonnables. Nous ne sommes pas un pays qui manque d’impôt. Nous sommes déjà le pays le plus taxé au monde, si l’impôt était la solution, on le saurait depuis longtemps. La véritable solution c’est la baisse des dépenses de l’État, car c’est lui qui pèse sur les entreprises ».Muriel Jourda fustige « la suspension d’une réforme des retraites déjà trop timide ». Elle insiste sur le fait que le système par répartition pèse sur les actifs : « Nous sommes le seul pays européen à ne pas réussir à réformer les retraites. On oublie que nous sommes dans un régime par répartition, que les actifs payent pour les retraités, avec des actifs de moins en moins nombreux et des retraités de plus en plus nombreux. C’est un régime qui ne peut pas tenir, c’est une folie, et c’est pourquoi il faut introduire une capitalisation partielle ».

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Budget : la course contre-la-montre est lancée

Budget : la course contre-la-montre est lancée

21 octobre 2025· 33:56

La commission des finances de l’Assemblée Nationale a achevé, lundi 20 octobre, son premier jour d’examen du PLF, le budget de l’État. Les amendements en commission se poursuivent encore jusqu’au mercredi 22 octobre, pour ensuite gagner les débats qui auront lieu dans l’arène de l’Hémicycle. La taxe Zucman, cet impôt sur le patrimoine des entreprises à plus de 100 millions d’euros de revenus soutenu par l’ensemble de la gauche (Parti Communiste, La France Insoumise, Écologistes, Parti Socialiste) a été battue en brèche par le reste des forces politiques.Pour Laurent Baumel, député (PS) d’Indre-et-Loire, « l’ambiance de la commission n’est pas tout à fait celle de l’Hémicycle. On est sur un format de travail qui est davantage un premier round où on se contente d’observer. Ce qui m’a beaucoup frappé c’est que la fraction des députés macronistes présente dans la commission défende le bilan des sept dernières années d’Emmanuel Macron, comme si toute la logique de concessions et de compromis qui s’était mise en place n’avait pas eu lieu ».Pour Marta de Cidrac, sénatrice (LR) des Yvelines, « l’annonce de la suspension de la réforme des retraites par le gouvernement a provoqué beaucoup de mécontentement, ici, au Sénat. Nous allons suivre avec beaucoup d’attention les débats qui ont lieu à l’Assemblée nationale, et qui vont sans doute être animés. Mais j’appelle les députés à faire en sorte que ce budget ne se résume pas à des ponctions pour compenser un certain nombre de déficits. Par exemple la taxe Zucman, qui a été rejetée en commission, et qui sera probablement rediscutée dans l’Hémicycle ».

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Françoise Gatel : « La décentralisation sera proposée avant les prochaines municipales »

Françoise Gatel : « La décentralisation sera proposée avant les prochaines municipales »

20 octobre 2025· 21:43

L’examen du budget 2026 débute ce lundi 20 octobre en commission à l’Assemblée Nationale. Face aux oppositions et différents amendements qui vont se confronter dans le débat parlementaire sur ce texte, le gouvernement Lecornu II va-t-il tenir jusqu’en décembre pour réussir à faire voter un texte, le passer par ordonnance, et éviter la censure ?Membre du nouveau gouvernement, François Gatel, ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation était l’invitée de « Bonjour chez vous ! ». Ancienne sénatrice d’Ille-et-Vilaine du groupe Union Centriste, et rapporteuse en commission sur la question de la décentralisation, elle n’est pas allée plus loin que les annonces du Premier ministre au Sénat : « Un grand projet de loi sur la question de la décentralisation sera proposé avant les prochaines municipales ».Françoise Gatel a par ailleurs rappelé la nécessité de trouver des compromis : « chacun doit aujourd’hui prendre conscience de l’exigence de responsabilité ». Sur la question des concessions faites par le gouvernement, notamment celle accordée au Parti Socialiste sur la suspension de la réforme Borne sur les retraites, la promesse de la déclaration de politique générale du Premier ministre demeure elle-même en suspens. Les Républicains contestent la suspension de la réforme, tandis que le budget proposé avant les amendements parlementaires ne comprend pas cette suspension. Cela signifie qu’en cas de passage en force par ordonnance, le budget ne comportera pas la suspension de la réforme des retraites. Françoise Gatel tient tout de même à rassurer : « Sébastien Lecornu a entendu la demande de suspension de la réforme des retraites ».

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Rachid Temal : « Nous sommes face à un gouvernement de droite et à un budget de droite »

Rachid Temal : « Nous sommes face à un gouvernement de droite et à un budget de droite »

20 octobre 2025· 27:46

Après avoir évité la censure le jeudi 16 octobre, le gouvernement Lecornu II doit désormais affronter le débat parlementaire sur le budget. Le Premier ministre, lors de ses discours de politique générale, devant l’Assemblée nationale et le Sénat, a annoncé la suspension de la réforme des retraites et le renoncement à l’usage du 49.3. Des concessions qui semblent de plus en plus discutées au sein du "socle commun", notamment par Les Républicains.Pour Rachid Temal, sénateur (PS) du Val d’Oise, « le fait que Gérard Larcher, en tant que chef de file des Républicains, annonce qu’ils s’opposeront à la suspension de la réforme Borne sur les retraites nous interroge. Je rappelle que de l’autre côté, leurs députés n’ont pas voté la censure contre le gouvernement Lecornu, alors qu’il annonçait cette suspension. Nous sommes face à un gouvernement de droite et à un budget de droite ».Rachid Temal est revenu sur les dissensions internes au ‘socle commun’ et fustige « les agents du chaos ces dernières semaines soient issus du socle commun, quand vous entendez Édouard Philippe, Bruno Retailleau ou Gabriel Attal. La question qui se pose pour le Parti Socialiste est : est-ce que nous mettons du chaos dans le chaos, ou est-ce que l’on essaye de faire avancer les choses pour les Français ? Avant même le début de l’examen du budget, nous avons obtenu une victoire, pas pour les socialistes, mais pour les Français, avec la suspension de la réforme Borne sur les retraites ».

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Le socle commun survivra-t-il à la tempête budgétaire ?

Le socle commun survivra-t-il à la tempête budgétaire ?

20 octobre 2025· 35:02

La course contre la montre a commencé ce lundi 20 octobre avec le premier jour de l’examen du budget par l’Assemblée nationale en commission. Pour respecter le calendrier parlementaire et appliquer le budget en décembre, l’Assemblée devra voter ses amendements avant le 12 novembre, pour que le texte soit ensuite examiné au Sénat, puis certainement en CMP (commission mixte paritaire). Si cet objectif n’est pas atteint, le gouvernement sera probablement contraint de recourir à des ordonnances, auquel cas le texte initial sera appliqué, texte qui ne comprend pas la suspension de la réforme Borne sur les retraites.Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, « Tout a explosé depuis la fin de l’été. Il va y avoir pour la première fois une co-production du budget : l’exécutif va devoir collaborer avec des formations à l’intérieur du Parlement, qui ne sont pas en harmonie avec lui. Comment ce budget sera adopté, s’il est adopté ? En tout cas on sait que ça ne correspond pas à la philosophie du président de la République depuis 2017, puisque ses promesses portaient sur l’augmentation de la fiscalité et la réforme des retraites ».Pour Bérengère Bonte, journaliste politique : « La situation est d’autant plus complexe par le fait que Sébastien Lecornu a annoncé qu’il n’utiliserait pas le 49.3. Je pense qu’il faut continuer à envisager qu’il puisse, en dernier recours, et face au blocage, quand même l’activer. Je ne donnerai alors pas cher de sa peau. Mais très franchement aujourd’hui, premier jour d’examen du budget en commission : la voie de passage semble très étroite ».

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Sébastien Lecornu échappe à la censure, le plus dur commence ?

Sébastien Lecornu échappe à la censure, le plus dur commence ?

17 octobre 2025· 36:32

La motion de censure du jeudi 16 octobre n’a pas été votée, avec 271 voix pour (il en fallait 289 pour faire chuter le gouvernement). Le gouvernement Lecornu II entre donc en période de sursis. Place désormais au débat parlementaire sur le budget qui aura lieu à l’Assemblée nationale et au Sénat, puis probablement en CMP (commission mixte paritaire). De nombreux blocages peuvent survenir tout au long de ces travaux parlementaires, et s’annoncent comme une nouvelle épreuve à surmonter pour l’exécutif.Pour Arnaud Benedetti, éditorialiste politique : « C’est grâce aux deux flotteurs, que sont le Parti Socialiste et Les Républicains, les deux anciens partis de gouvernement, qui, en ne votant pas la censure ont permis au Premier ministre de passer ce premier obstacle. Ce n’était pas une surprise à partir du moment où les deux groupes ont manifesté leurs intentions. Maintenant, le parcours d’obstacles se poursuit. Ce sera certainement compliqué, que ce soit sur le budget de l’État ou le budget de la Sécurité sociale ».Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP revient en particulier sur la décision de Sébastien Lecornu de suspendre la réforme Borne sur les retraites pour éviter la censure du Parti Socialiste : « Pour la réforme des retraites, ‘66’ est presque un chiffre magique. Le jour du vote, dans les circonstances que l’on sait, on avait 66% des Français qui étaient défavorables à la réforme des retraites. Sur sa suspension il y a quelques semaines, 66% y étaient déjà favorables. Et aujourd’hui, 66% des Français considèrent que Sébastien Lecornu a eu raison d’annoncer sa suspension. Cela montre qu’il s’agissait d’un point de blocage, que la page n’a jamais été tournée, que c’est un verrou qui a sauté ».

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Gaëlle Paty : « L’Éducation nationale a essayé de se dédouaner de la mort de S. Paty »

Gaëlle Paty : « L’Éducation nationale a essayé de se dédouaner de la mort de S. Paty »

17 octobre 2025· 19:57

Il y a tout juste cinq ans, Le 16 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty, professeur, était décapité par un terroriste islamiste pour avoir montré en classe des caricatures de Charlie Hebdo représentant le prophète Mahomet. La Cour d’assises spéciale de Paris a reconnu coupable les huit accusés responsables de l’engrenage qui a conduit à l’assassinat de Samuel Paty, condamnés à des peines allant d’un an à seize ans de réclusion criminelle. Gaëlle Paty, la sœur de Samuel Paty, était l’invitée de « Bonjour chez vous ! ».Gaëlle Paty raconte son vécu lors du procès de l’assassinat de Samuel Paty : « Côtoyer les accusés a été une souffrance : d’être à quelques mètres d’eux, des accusés qui refusent de répondre avec un minimum d’honnêteté, sans jamais reconnaître la moindre responsabilité. C’est extrêmement frustrant, car dans un procès on attend toujours une part de vérité, que l’enquête n’a pas pu démontrer. Ils ne me l’ont pas donnée, à part un des accusés, qui a un véritable repenti de ce qu’il a fait. Mais les sept autres nient en bloc, même ce qu’ils ont pu dire en garde à vue ».Gaëlle Paty a tenu également à clarifier certaines accusations dirigées vers les enseignants : « Les collègues de Samuel Paty n’ont pas fait preuve de lâcheté et l’ont soutenu. Cependant, l’Éducation nationale a très vite essayé de se dédouaner de la mort de Samuel Paty, avec un rapport bâclé, fourni quelques semaines après l’attentat. […] C’est une institution qui est un peu militaire, j’ai été professeure de l’Éducation nationale, donc je sais comment on nous parle. Vous rentrez dans ce corps : vous n’avez plus le droit de parler. Au niveau du collège, les deux procès qui ont eu lieu m’ont permis de comprendre ce qu’il s’était passé à l’intérieur du collège. J’aimerais maintenant comprendre ce qu’il s’est passé à l’intérieur de l’Éducation nationale ».

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Louis Vogel : « Édouard Philippe a toujours été opposé à la suspension de la réforme des retraites »

Louis Vogel : « Édouard Philippe a toujours été opposé à la suspension de la réforme des retraites »

17 octobre 2025· 25:53

Jeudi 16 décembre, à 18 voix près, le gouvernement Lecornu II échappe à la censure grâce au soutien du Parti Socialiste et des Républicains. Ce sursis a été accordé suite au discours de politique générale du Premier ministre, qui suspend la réforme Borne sur les retraites. Les Français nés entre 1964 et 1968 gagneront un trimestre sur leurs cotisations. Cependant, avec la promesse de ne pas recourir au 49.3, c’est maintenant le débat parlementaire qui s’engage autour du budget.Louis Vogel, sénateur (Indépendants, centriste) de Seine-et-Marne et membre d’Horizons, explique l’organisation des débats sur le budget : « Les deux textes budgétaires seront discutés et amendés dans les deux assemblées. Le texte qui va sortir de l’Assemblée nationale sera rose clair, le texte qui va sortir du Sénat sera bleu horizon. On aura deux textes, donc on aura une CMP (commission mixte paritaire) qui va se réunir pour trancher. Mais supposons que l’Assemblée nationale n’accepte pas les résultats de la CMP : normalement il y a une deuxième lecture. Mais en pratique, le délai dont nous disposons pour discuter le texte ne permet pas une deuxième lecture. Et dans ce cas, le gouvernement reprendra la main : soit par des ordonnances, soit par une loi spéciale ».Le 7 octobre, Édouard Philippe, ancien Premier ministre et président d’Horizons à ce que le président de la République démissionne : « le départ anticipé d’Emmanuel Macron est la seule décision digne qui permette d’éviter 18 mois d’indétermination et de crise ». Membre d’Horizons et soutien du maire du Havre dans ses ambitions présidentielles, Louis Vogel affirme : « Édouard Philippe a pris toute une série de positions, toujours orientées vers l’intérêt général et comment restaurer l’autorité de l’État. Il a toujours été opposé à la suspension de la réforme des retraites. Il a été le premier à proposer un contrat de gouvernement, du Parti Socialiste jusqu’aux Républicains. Mais si la crise perdure, le seul dans notre constitution qui puisse y mettre fin : c’est le président de la République ».

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Motions de censure : l’incertitude jusqu’au bout

Motions de censure : l’incertitude jusqu’au bout

16 octobre 2025· 21:41

C’est la question d’actualité du jour : le gouvernement Lecornu II va-t-il tenir face au vote des motions de censure de ce jeudi 16 octobre ? La France Insoumise, le Parti Communiste, les Écologistes, l’Union des Droites pour la République et le Rassemblement National ont annoncé qu’ils voteront la censure. S’y ajoutent les votes de députés sans étiquettes, du groupe LIOT ou de membres du Parti Socialiste ou des Républicains qui ne respecteront pas les consignes de vote de non-censure exigées par Olivier Faure et Laurent Wauquiez, respectivement présidents du groupe socialiste et LR à l’Assemblée nationale.Pour Michaël Darmon et Élizabeth Martichoux, éditorialistes politiques, la censure ne sera pas votée, même si cela se jouera à quelques voix près. Michaël Darmon insiste sur les conséquences de cette issue : « Même si le gouvernement Lecornu II échappe ici à la censure, on voit déjà les difficultés à venir, notamment avec la fragilité après ce vote passé de justesse. Le chaos est encore devant nous. Rien ne sera réglé aujourd’hui, cela ne fera que commencer. Le débat parlementaire sur le budget sera un véritable champ de bataille dont on ne connaît pas l’issue ».Pour Élizabeth Martichoux, « Le pays vit au jour le jour. Quand le Parti Socialiste a annoncé qu’il ne censurerait pas, les marchés ont étonnamment bien réagi, il y a eu une forme de soulagement en se disant que la France gagne quelques semaines de tranquillité. Mais assurément, le débat budgétaire va être monstrueux, il a d’ailleurs un surnom quasiment institutionnalisé : ‘le budget Frankenstein’. Certaines mesures vont être votées et passées en étant totalement à l’opposé d’autres, et à la fin ce qui arrivera au Sénat sera très complexe à amender ».

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L'intégrale du jeudi 16 octobre

L'intégrale du jeudi 16 octobre

16 octobre 2025· 1:18:48

Au programme : Sébastien Lecornu joue son avenir à Matignon. Deux motions de censure sont débattues à l’Assemblée, et le résultat pourrait se jouer à quelques voix, certains députés LR et PS annonçant qu’ils voteront contre les consignes de leur parti. Les heures du Premier ministre sont-elles comptées ? Analyse et décryptage avec nos éditorialistes Élisabeth Martichoux et Michaël Darmon.L’entretien : à gauche, seul le Parti socialiste refuse de censurer le gouvernement, misant sur le débat parlementaire plutôt que sur la rupture. Une stratégie qui interroge. Quelle lecture en fait Marine Tondelier ? La secrétaire nationale des Écologistes est notre invitée.Le Sénat : face aux sénateurs ce mercredi, Sébastien Lecornu a tenté de convaincre Les Républicains de soutenir la suspension de la réforme des retraites au cours de la Déclaration de politique générale. A-t-il réussi ? Réponse avec le sénateur (LR) Cédric Perrin, président de la commission des affaires étrangères. Nous reviendrons également avec lui sur la fin du conflit à Gaza et sur la guerre en Ukraine.En régions : focus sur la Corse. Le Premier ministre affirme que l’État ne doit pas renier sa parole sur le projet de loi concernant l’autonomie de l’île. Comment ce message est-il perçu sur place ? Henri Mariani, directeur de la rédaction de Corse-Matin, nous répond.

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Cédric Perrin : « On donne les clés du camion à un Parti Socialiste extrêmement minoritaire »

Cédric Perrin : « On donne les clés du camion à un Parti Socialiste extrêmement minoritaire »

16 octobre 2025· 25:31

Alors que le vote des motions de censure à lieu à 9 heures, ce jeudi 16 octobre à l’Assemblée nationale, Cédric Perrin, sénateur (LR) du Territoire de Belfort était l’invité de « Bonjour chez vous ! ». Pour lui, « la participation des Républicains à ce gouvernement dont nous ne soutenons pas les idées est une erreur. On donne les clés du camion à un Parti Socialiste extrêmement minoritaire ». Pour le sénateur, tout a été fait pour écarter la droite du socle commun : « Moi-même, je suis président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées : je vois qu’on annonce Bruno Le Maire ministre des Armées, je me demande si c’est une fake news ou le 1er avril. Ce type a tout fait pour que le budget des Armées n’augmente pas à la hauteur de ce que l’on espérait tout en aggravant la dette de 1.000 milliards. Je pense que tout cela a été fait pour piéger Bruno Retailleau ».Cédric Perrin est également revenu sur l’actualité du conflit russo-ukrainien, notamment sur la production et la distribution de matériel français : « J’ai toujours dit que l’OTAN était un outil de domination économique des États-Unis sur l’Europe, en dehors du rôle que cette alliance joue en matière de sécurité. On ne peut pas demander aux pays européens de financer les entreprises américaines pour que ces dernières fournissent les Ukrainiens en armes et munitions ».

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Marine Tondelier : « Emmanuel Macron nous fait cinquante nuances d’obstruction »

Marine Tondelier : « Emmanuel Macron nous fait cinquante nuances d’obstruction »

16 octobre 2025· 23:11

Les motions de censure du gouvernement Lecornu II sont discutées ce jeudi 16 octobre à l’Assemblée nationale. « Bonjour chez vous ! » a reçu Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, qui nous confirme que son groupe votera la censure, malgré la suspension de la réforme des retraites.La secrétaire nationale des Écologistes a fustigé la confusion autour du sujet du PLFSS, le budget de la sécurité sociale : « Nous ignorons tout de la manière dont le budget va être voté. On a entendu tout et son contraire, mêmes les socialistes ne savent plus comment cela va se passer et on comprend que c’est un piège pour obliger la gauche à voter un budget qui contient : augmentation des franchises médicales, gel des prestations sociales, diminution du budget vert, etc… »Marine Tondelier ajoute que « Sébastien Lecornu n’a pas suspendu la réforme des retraites, il l’a simplement décalée. Ce décalage n’affecte que les Français nés entre 1964 et 1968, qui ne vont gagner qu’un trimestre. C’est plus de 3 millions de personnes concernées, je ne dis pas que ce n’est rien. Je me suis battue pour obtenir tout ce que nous pouvions, mais ce que nous avons obtenu n’est pas grand-chose, et il faut le dire aux Français. Et ça ne vaut pas de laisser ce gouvernement qui n’a rien à faire là. Emmanuel Macron maintient sa politique et nous fait cinquante nuances d’obstruction. Nous faisons face à un travail de sape morale et de nos institutions ».

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Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »

Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »

15 octobre 2025· 20:20

Dans son discours de politique générale ce mardi devant l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a intégré l’ensemble des exigences du Parti socialiste à sa feuille de route, notamment la suspension de la réforme Borne sur les retraites. Avec ces concessions, il espère échapper à la censure, qui sera débattue jeudi 16 octobre.La France Insoumise, le Parti Communiste, les Écologistes, l’Union des Droites pour la République et le Rassemblement National ont annoncé qu’ils voteraient la censure. Il manque donc 20 à 30 voix pour atteindre les 289 nécessaires à la censure du gouvernement. Pour Patrick Kanner, sénateur (PS) du Nord et président du groupe socialiste au Sénat, « rien n’est encore gagné face aux défections de vote, surtout celles au sein des Républicains. Les plaques tectoniques de la droite glissent de plus en plus vers l’extrême droite. Il est possible que l’union des droites se concrétise ».Malgré ce risque, Patrick Kanner félicite le Premier ministre Sébastien Lecornu : « Il nous a écouté et nous a entendu. […] Censurer le Premier ministre nous amènerait vers la dissolution, et ensuite c’est terra incognita ». Cependant le budget passera par la commission mixte paritaire, à majorité centriste, et il est possible que la suspension de la réforme des retraites soit bloquée dans le processus de navette parlementaire à cette étape. Patrick Kanner « imagine mal qu’une majorité favorable à la suspension de la réforme des retraites ne se dégage pas. […] S’il y a un coup de Trafalgar, nous dégainerons la motion de censure ».

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Gouvernement Lecornu II : un sursis, à quel prix ?

Gouvernement Lecornu II : un sursis, à quel prix ?

15 octobre 2025· 32:02

Au lendemain de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu, « Bonjour chez vous ! » organise un débat entre les partis qui, a priori, ne voteront pas la censure jeudi pour voir s’il est encore possible pour le gouvernement Lecornu II de tenir. Le Premier ministre a cédé aux exigences du Parti Socialiste pour un accord de non-censure, notamment sur la suspension de la réforme Borne sur les retraites et Laurent Wauquiez, chef des députés LR, a indiqué à l’Assemblée nationale que Les Républicains ne voteraient pas la censure.Cependant, pour Frédérique Puissat, sénatrice (LR) de l’Isère, il est possible que tous les députés Les Républicains ne suivent pas les consignes de vote de Laurent Wauquiez, « entre hier et aujourd’hui je n’ai pas fait le tour de tout le monde, donc je ne sais pas ». Alexandre Ouizille, sénateur (PS) de l’Oise, annonce que « l’écrasante majorité des députés socialistes ne votera pas la censure. S’il y a des défections aux consignes de vote chez nous, on les comptera sur les doigts d’une main ». Pour Violette Spillebout, députée (Ensemble pour la République) du Nord, « une solution est possible, un espoir est réouvert, même s’il est très vite éteint par tous ceux qui veulent le chaos, la dissolution et la démission du président de la République ».

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