Bonjour chez vous !
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Bonjour chez vous !

Par Public Sénat

Réseau : Public Senat

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
718 épisodesDernier épisode : 9 juin 2026
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718 épisodes · page 17 sur 24

Sébastien Martin : « Sur l’automobile électrique, il nous faut un Made in Europe »

Sébastien Martin : « Sur l’automobile électrique, il nous faut un Made in Europe »

5 novembre 2025· 21:09

Avec le mouvement de désindustrialisation amorcé dans les années 1970, les thématiques de « souveraineté » et de « réindustrialisation » sont revenues dans le discours politique. Pour Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie : « La désindustrialisation de la France a baissé les salaires des Français. Forcément car en moyenne, l’industrie paye entre 25 et 30% plus que les métiers de service. Quand vous réduisez la part de l’industrie, vous réduisez quelque part les salaires, avec moins de gens qui bénéficient de salaires plus intéressants. C’est donc une question de pouvoir d’achat, et quand les gens sont mieux payés ils ont moins envie d’acheter du Shein, et on devient ensuite moins dépendants de la Chine : tout est lié ».Sébastien Martin et le ministre de l’Économie Roland Lescure étaient ce mardi 4 novembre à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris pour réunir les différents acteurs industriels du secteur automobile. Une norme européenne inquiète, fixée sur 2035 après un premier décalage : l’interdiction de vendre des voitures thermiques. Pour Sébastien Martin : « L’horizon 2035 il y a deux manières de le voir. On peut dire que c’est un totem, on n’y touche pas et c’est 100% de véhicules électriques. La France elle dit être prête à ‘des flexibilités sur 2035’, et à voir dans quelles dispositions elle peut avoir une part importante de véhicules électriques et pourquoi pas d’autres technologies à côté en complément. Mais à la condition que l’on continue à produire ces véhicules, et que tous leurs composants soient made in Europe ».

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Marc-Philippe Daubresse : « Les ordonnances feront des débats sur ce budget une vaste pantalonnade »

Marc-Philippe Daubresse : « Les ordonnances feront des débats sur ce budget une vaste pantalonnade »

5 novembre 2025· 23:11

Le vote du budget est mis sur pause à l’Assemblée nationale les députés ayant entamé l’examen des amendements sur le budget de la Sécurité sociale. Marc-Philippe Daubresse, sénateur (LR) du Nord et vice-président de la commission des lois constitutionnelles est « sidéré par l’information que l’on donne en laissant l’impression que tout ce qui a été voté, notamment les folies fiscales, restera dans le budget. (…) Supposons que le budget soit voté : il arrive au Sénat. Nous avons travaillé, nous avons un contre-budget à l’opposé de ce qui a été voté la semaine dernière. Donc ce budget ressortira du Sénat profondément transformé ou il n’ira pas à son terme. Et dans ce deuxième cas, on reprendra la copie initiale du gouvernement, avec éventuellement quelques amendements dedans, et tout ça n’aura été qu’une vaste pantalonnade ».Co-auteur du rapport parlementaire sur la relance de l’investissement locatif du 30 juin 2025, Marc-Philippe Daubresse est également revenu sur « une crise du logement historique et sans précédent. J’ai été ministre il y a quelques années, on en sortait d’une crise, mais elle n’était pas aussi violente. Là elle touche tous les segments : le neuf et l’ancien, le locatif et l’accession à la propriété, donc on doit à la fois agir sur la demande, notamment les taux d’intérêts trop élevés et agir sur l’offre, et pour que les gens aient envie d’investir dans la pierre, il faut que le statut de bailleur privé soit attractif, avec une déduction fiscale plus importante sur les loyers qu’il reçoit ».

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Détenus depuis 3 ans en Iran, Cécile Kholer et Jacques Paris libérés

Détenus depuis 3 ans en Iran, Cécile Kholer et Jacques Paris libérés

5 novembre 2025· 27:00

Après 1277 jours d’incarcération dans la prison d’Evin en Iran, Cécile Kholer et Jacques Paris ont obtenu une « libération conditionnelle » et se sont entretenus avec le président de la République par visioconférence. Ils avaient été arrêtés pour « espionnage » par la République islamique d’Iran, qui avait obtenu de Cécile Kholer des « aveux » forcés sur les raisons de sa présence en Iran. Les deux prisonniers français ont ensuite été maintenus en prison.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Pour une fois il y a des bonnes nouvelles, en tant que grand reporter on connaît bien la diplomatie française. Alors il est vrai que l’on a tendance à se moquer de la diplomatie française, mais la réalité c’est qu’on a un réseau diplomatique absolument hors norme, probablement l’un des plus beaux du monde, avec des ambassadeurs extrêmement rôdés, contrairement à la carricature que l’on peut en faire ».Pour Michael Darmon, éditorialiste politique chez i24NEWS : « Cette libération c’est l’aboutissement du travail de la diplomatie, adossée au service de renseignements, chapeautés par des discussions qui ont eu lieu au niveau présidentiel. On a tous tendance, et c’est normal, à critiquer un pouvoir lorsqu’il met du temps à faire sortir des otages. Mais il y a ce travail de l’ombre qui existe. Mais c’est aussi que les dictatures n’aiment pas le bruit, elles préfèrent le silence, et peut-être que ça a joué aussi ».

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Budget 2026 : un accord est-il possible ?

Budget 2026 : un accord est-il possible ?

4 novembre 2025· 32:27

Après le texte budgétaire de l’État (PLF), c’est au tour du texte budgétaire de la Sécurité sociale (PLFSS) de rentrer dans l’arène de l’Hémicycle ce mardi 4 novembre. La ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin s’engage à transmettre au Sénat le texte amendé par l’Assemblée nationale malgré l’absence de vote. Cela suffira-t-il comme gage pour trouver un accord sur le budget ?Pour Anna Pic, député (PS) de la Manche : « Il faut aller au bout de ce débat. Les Français ne comprendraient pas que nous passions tout ce temps à discuter de choses en ayant le sentiment que nous faisions exprès de le faire durer. Néanmoins, nous ne sommes pas parvenus aujourd’hui à quelque chose de satisfaisant. Il nous faut nous fixer l’objectif d’avancer et d’aboutir dans les temps ».Pour Thomas Ménagé, député (RN) du Loiret : « Il reste plus de 2.000 amendements, le vote devait être aujourd’hui, ce mardi 4 novembre, il est reporté pour que l’on commence à étudier le projet de loi de la Sécurité sociale. Vraisemblablement, on ne voit pas comment on va tenir les délais. Sauf grande surprise, le Rassemblement National s’opposera à ce budget, et le gouvernement devra recourir à des ordonnances ou à une loi spéciale ».Jean-François Husson, sénateur (LR) de Meurthe-et-Moselle et rapporteur général de la commission des finances, « admet sa perplexité ». Pour lui : « Les Français ne doivent plus y comprendre grand-chose. Je respecte le choix du Premier ministre d’ouvrir la discussion à 360°, mais je ne comprends toujours pas comment on décide de mettre de côté les règles constitutionnelles, comme le 49.3 ou d’autres modalités de travail, qui ont été imaginées sur les décombres de la IVe République ».

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Nathalie Goulet : « Le budget est dans une incertitude totale, il nous faudrait un bon astrologue »

Nathalie Goulet : « Le budget est dans une incertitude totale, il nous faudrait un bon astrologue »

4 novembre 2025· 27:57

Ce mardi 4 novembre était supposé se jouer le vote à l’Assemblée nationale du texte budgétaire de l’État (PLF). Cependant, avec plusieurs milliers d’amendements encore à examiner, le débat a été suspendu pour entamer l’examen du PLFSS, le budget de la Sécurité sociale. Pour Nathalie Goulet, sénatrice (Union Centriste) de l’Orne : « Nous sommes dans une incertitude totale, il nous faudrait un bon astrologue ou une bonne voyante pour nous éclairer sur l’avenir de ce budget. Nous sommes dans une République du chantage permanent, où chacun fait son marché en menaçant de censurer le gouvernement si l’on n’accepte pas ses dispositions. Dans tous les cas le Sénat retravaillera son propre budget ».Membre de la commission des finances et à l’origine de nombreux rapports sur la fraude fiscale, Nathalie Goulet déplore que les débats sur le budget l’obligent à simplifier sa proposition de loi pour lutter contre le blanchiment d’argent : « On parle d’estimations de 38 à 50 milliards d’euros d’argent blanchi. Avec 2% de recouvrement, je ne vois pas de quoi pavoiser. Donc ‘tout va bien, circulez il n’y a rien à voir’, moi je ne suis pas d’accord. Le blanchiment d’argent et le crime organisé sont les frères siamois de la fraude. Les criminels sont opportunistes et pluridisciplinaires : ils font de la drogue, de la contrefaçon, du trafic d’or, de bijoux, de migrants, tout ça dans le même circuit de criminalité. Il faut donc être beaucoup plus cohérents dans la lutte contre la fraude ».

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François-Xavier Bellamy : « Aux élections municipales, il faut tout faire pour sortir la gauche »

François-Xavier Bellamy : « Aux élections municipales, il faut tout faire pour sortir la gauche »

4 novembre 2025· 23:42

Dans le cadre des milliers d’amendements du volet « recettes » du budget de l’État, les propositions d’impôts, de taxes et de subventions se multiplient à l’Assemblée nationale. Pour le parti Les Républicains, c’est la ligne rouge : c’est à l’État de faire des économies sur son train de vie. François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président exécutif des Républicains, était l’invité de « Bonjour chez vous ! » pour défendre cette ligne. Pour lui, « il faut qu’un budget soit voté mais un budget avec moins d’impôts. Ce qui se joue aujourd’hui à l’Assemblée nationale c’est la résistance désespérée de nos collègues Les Républicains contre la folie fiscale qui est en train de s’emparer de la représentation nationale. En quelques jours nous avons vu se multiplier les impôts, les taxes créées de toutes parts, chaque fois avec les meilleurs intentions du monde, mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Et l’enfer fiscal français en l’occurrence est en train de s’aggraver de manière très dangereuse pour l’avenir de notre pays ».Le député européen est également revenu sur la prochaine échéance électorale, les municipales, où Les Républicains soutiennent dans certaines villes des candidats Renaissance : « Nous avons un seul objectif dans ces élections, c’est de tout faire pour sortir la gauche. On pourrait parler de ces villes conquises par la gauche en 2020, et qui ont été tellement abîmées : Lyon, Grenoble, Bordeaux, Strasbourg, Nantes. Nantes, que je connais bien, où il faisait bon vivre qui est devenue une catastrophe du point de vue de l’insécurité, avec un délitement économique… Ces villes, il faut les sauver ».

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Budget : l’impossible vote ?

Budget : l’impossible vote ?

3 novembre 2025· 34:54

Alors que le vote du projet de loi de finances pour 2026 doit être voté mardi 4 novembre, même la première partie du texte seule, le volet « recettes » n’a pas été entièrement discuté et amendé. S’achemine-t-on vers un budget 2026 adopté par ordonnance ou loi spéciale ?Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat : « C’est le budget de l’impossible prévision, on ne sait pas où on va. Le plus vraisemblable, c’est que ce budget ne sera pas voté. La question demeure : est-ce que le budget ira bien jusqu’au vote, qu’il soit une approbation ou un rejet ? Mais l’hypothèse selon laquelle il y aurait une majorité pour voter ce budget 2026 est peu probable. Mais le drame de notre situation aujourd’hui, c’est que les députés ne pensent pas au budget, ils ne pensent qu’à leur clientèle ».Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro : « Il n’est pas souhaitable que ce budget passe finalement, car il risque de foutre l’économie en l’air. Le plus simple et le plus sage c’est le recours à la loi spéciale, qu’on reprenne les grandes lignes du budget de 2025, en faisant exactement ce que l’on a fait l’année dernière. Et puis une censure, et puis peut-être qu’il y aura cette fois une dissolution ? La difficulté étant que les élections municipales se tiennent au mois de mars ».

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Éric Coquerel : « C’est pratique pour le gouvernement que le budget passe au Sénat sans vote »

Éric Coquerel : « C’est pratique pour le gouvernement que le budget passe au Sénat sans vote »

3 novembre 2025· 20:37

Malgré des centaines d’heures de débats à l’Assemblée nationale et des milliers d’amendements votés, la date du vote du volet « recettes » du texte budgétaire a été repoussée à cause du nombre d’amendements qu’il reste à examiner.Éric Coquerel, député (LFI) de Seine Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, alerte : « Mon inquiétude est que l’on n’arrive pas à voter la partie ‘recette’ du budget parce qu’elle sera battue et que ça peut être pratique pour le gouvernement de justifier qu’elle parte au Sénat sans vote. Tel que nous sommes partis, elle ne sera même pas examinée le 23 novembre. J’entends beaucoup ‘les débats s’enlisent à l’Assemblée’, mais rappelons que tout est parti avec deux semaines de retard du fait du gouvernement».Éric Coquerel note également que tous les groupes parlementaires font des efforts sur le nombre d’amendements déposés, sauf les groupes centristes : « Le Parti Socialiste et le Rassemblement National ont fait le plus d’efforts sur le nombre d’amendements déposés. Depuis, La France Insoumise en a enlevés, Les Républicains en ont enlevés un peu, mais il en reste énormément. Il faut aussi que le gouvernement arrête de gagner du temps, les ministres prennent beaucoup de temps pour répondre : moi je pense qu’ils jouent la montre pour faire passer le budget par ordonnance ou loi spéciale ».

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Christine Lavarde : «J’ai du mal à comprendre quelle est la ligne directrice de ce budget»

Christine Lavarde : «J’ai du mal à comprendre quelle est la ligne directrice de ce budget»

3 novembre 2025· 26:20

Avec encore plus de 2000 amendements à discuter sur le budget 2026, les débats à l’Assemblée nationale prennent une tournure de course contre-la-montre.Pour Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine et présidente de la délégation sénatoriale à la prospective, le budget surnommé « Frankenstein » semble de plus en plus difficile à voter : « J’ai du mal à comprendre quelle est la ligne directrice de ce budget. Certains jours, on vient diminuer la pression fiscale, le lendemain on l’alourdit fortement, parfois en votant des dispositifs qui ne font plaisir qu’à ceux qui l’ont voté puisqu’ils sont inapplicables et anticonstitutionnels, voire qui remettent en cause la compétitivité de notre économie ».Christine Lavarde a déploré le fait que Sébastien Lecornu n’ait pas reçu les sénateurs et leurs chefs de groupe : « Autant avec le gouvernement Barnier, il y avait un véritable travail collaboratif entre députés et sénateurs des groupes politiques qui composaient le ‘socle commun’. Aujourd’hui on ne sait pas si c’est une ‘plateforme de stabilité’ ou un ‘socle commun’, on utilisera les termes que l’on veut. En tout cas, nous travaillerons ensemble de manière à donner un budget responsable, car il ne faut pas avoir peur de dire que nous sommes tous appelés à faire des efforts vu notre dépense publique ».

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Taxe Zucman : l’heure de vérité

Taxe Zucman : l’heure de vérité

31 octobre 2025· 31:52

Le budget 2026 examiné à l’Assemblée nationale, surnommé « Frankenstein » pour ses amendements aussi divers que parfois contradictoires, semble nécessiter un miracle pour voir le jour. Si le texte pourrait ne pas être rejeté, il n’est même pas certain qu’il aboutisse : il reste trop d’amendements déposés à examiner pour que le vote ait lieu, et le gouvernement prépare le passage en force avec des ordonnances. C’est donc avec un rythme effréné qu’est abordé, ce vendredi 31 octobre, la question de la fameuse taxe Zucman, cet impôt sur le patrimoine des entreprises à plus de 100 millions d’euros de revenus soutenu par l’ensemble de la gauche.Pour Anne-Laure Delatte, directrice de recherche économique au CNRS rattachées à l’université Paris-Dauphine PSL : « La taxe Zucman est une des bonnes mesures dont on a besoin. Les caisses sont vides. Il y a eu des baisses de prélèvements obligatoires massives depuis 2017, et c’est ce qui fait qu’on est dans cette situation de déficit budgétaire. Ces baisses de prélèvements obligatoires auraient dû générer de l’activité, des emplois et compenser, mais ça n’a pas eu lieu. Gabriel Zucman estime la mise en application de sa taxe à 20 milliards d’euros, mais on a besoin en réalité de plus de 100 milliards d’euros sur 6 ans. ».Pour Bertrand Martinot, économiste expert et associé à l’institut Montaigne : « Les revenus du capital sont déjà surtaxés en France, comme toutes les assiettes d’ailleurs, nous sommes les champions du monde de la taxation. S’il y avait un prix Nobel de fiscalité, c’est un Français qui le gagnerait chaque année. Les députés sont hors-sols, en une semaine le monde a changé : Apple s’est associé à Space-X pour connecter ces iphones aux satellites Starlink, ce qui est peut-être la fin des opérateurs télécoms, Nvidia a dépassé les 5.000 milliards de capitalisation boursière, Amazon licencie 30.000 personnes à cause de l’intelligence artificielle… Et pendant ce temps-là, on a un Parlement qui vote des taxes massives, estimées à plus de 15 milliards d’euros, en espérant que ça n’ait aucun effet collatéral sur l’économie française ».

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Franz-Olivier Giesbert : « Je ne crois pas que la France soit finie »

Franz-Olivier Giesbert : « Je ne crois pas que la France soit finie »

31 octobre 2025· 25:16

Franz-Olivier Giesbert, éditorialiste politique et auteur, était l’invité de « Bonjour chez vous ! » suite à la parution de ce qu’il qualifie « d’ouvrage d’une vie ». C’est un livre qui regarde avec nostalgie la France du XXème siècle : « Voyage dans la France d’avant ». Il y fait un portrait de la France tel qu’il l’a étudiée dans l’histoire, depuis la Révolution, et telle qu’il l’a vue évoluer depuis sa naissance, après la Seconde Guerre mondiale.Évitant le pessimisme, Franz-Olivier Giesbert proclame : « Je ne crois pas que la France soit finie. Sans dire que ‘c’était mieux avant’, même si c’était mieux avant sur certains plans, il y a de nombreuses choses qui ont périclitées, notamment la chanson française, qui donnait l’impression à l’époque de dominer le monde, qui était davantage basée sur les paroles. Brassens était écouté autant par la duchesse que la femme de ménage, qui chantonnaient et connaissaient ses airs. Ce n’est plus vrai aujourd’hui, la chanson n’est plus un ciment, elle est devenue générationnelle ».Pour Franz-Olivier Giesbert : « La France a énormément d’atouts, mais elle a vraiment été massacrée par toute une série de gouvernants. On a des dirigeants qui ont tout laissé filer : la dette, l’immigration, l’autorité à l’école ou ailleurs, et ça il faut le reprendre. On est un peu finalement dans la situation de 1958, quand le général de Gaulle est arrivé, la France était par terre : 15% d’inflation, un endettement dingue, un risque de guerre civile avec la guerre d’Algérie. En un an ou deux on était déjà remonté, la croissance est revenue très vite car cela était bien géré. Évidemment quand on fait un déficit budgétaire chaque année vous n’avez pas de croissance ».

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Véronique Guillotin : « Le budget doit être réorganisé en faveur des sujets régaliens »

Véronique Guillotin : « Le budget doit être réorganisé en faveur des sujets régaliens »

31 octobre 2025· 26:52

Avec encore plus de 2500 amendements à examiner d’ici le mardi 4 novembre, l’Assemblée nationale semble se diriger vers une impasse sur le texte budgétaire. En cas de non-vote du budget par insuffisance de temps pour examiner toutes les propositions, le gouvernement fera passer par ordonnance le texte budgétaire initial, qui comprend par lettre rectificative la suspension de la réforme des retraites, mais aucun des autres amendements de façon obligatoire. Malgré cela, c’est la fameuse taxe Zucman qui est discutée dans l’Hémicycle ce vendredi 31 octobre.Pour Véronique Guillotin, sénatrice (RDSE, centriste) de Meurthe-et-Moselle et vice-présidente de la commission des affaires sociales : « On doit avoir un travail de réorganisation en profondeur et mieux flécher l’argent vers la santé, l’éducation, tous les sujets régaliens. On ne peut pas s’en sortir budgétairement avec la foire à la taxation. Quand on taxe, il faut mettre en parallèle l’économie du pays, c’est une question de curseur. Et sur la taxe Zucman, ce qui pose problème c’est le pilier du patrimoine professionnel. Il faut être vigilant à ne pas casser l’outil de travail parce que c’est l’emploi de demain ».Lors d’un dernier vote au Sénat, jeudi 30 octobre, le Parlement a introduit dans la définition pénale du viol la notion de « consentement ». Pour Véronique Guillotin : « C’est une bonne chose, et c’est important qu’on l’ait fait. Cela ne rajoutera pas davantage de cas englobés dans cette définition du viol, par contre elle exprime clairement ce qui était implicite, c’est-à-dire le non-consentement. La loi doit dire les choses pour sanctionner, mais également pour que notre pays ait un langage commun. Le viol c’était plutôt la surprise, la menace, la violence ».

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L'intégrale du jeudi 30 octobre

L'intégrale du jeudi 30 octobre

30 octobre 2025· 1:28:09

Au programme de cette édition : L’examen du budget se poursuit au Parlement. Les débats s’enchaînent et les tensions s’aiguisent : la gauche et le Rassemblement national votent de nouvelles taxes sur les grandes entreprises — le gouvernement dénonce une folie fiscale, tandis que Les Républicains jugent le texte de plus en plus invotable. Le budget pourra-t-il aller au bout du parcours parlementaire, et surtout sous quelle forme ? Nos éditorialistes Élizabeth Martichoux et Michaël Darmon décryptent les rapports de force politiques et les scénarios possibles.L’entretien : Au cœur des discussions budgétaires, le Pacte Dutreil : cette niche fiscale qui facilite la transmission familiale des entreprises. Elle est aujourd’hui contestée. Son créateur, Renaud Dutreil, revient sur l’esprit de cette mesure et sur la manière dont elle s’inscrit dans le modèle économique français.Le Sénat s’interroge sur l’avenir de la viticulture française, confrontée à une crise profonde. Un rapport sénatorial formule vingt-quatre recommandations pour redonner de l’air à la filière.L’un de ses auteurs, le sénateur socialiste de l'Aude Sébastien Pla, partage son diagnostic et ses pistes d’action.Dans nos régions, c’est l’industrie automobile qui cherche à se réinventer. Reportage dans la Somme, où un sous-traitant historique se diversifie pour éviter la fermeture et accompagner la transition vers le véhicule électrique.

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Sébastien Pla : « La filière du vin n’a pas su anticiper les changements de mode de consommation »

Sébastien Pla : « La filière du vin n’a pas su anticiper les changements de mode de consommation »

30 octobre 2025· 24:57

Avec une filière des vins et spiritueux représentant autour de 15 milliards d’euros dans la balance commerciale française, le secteur viticole est un enjeu majeur pour l’économie française. Cependant, de nombreuses contraintes frappent la filière : la désolation provoquée par les incendies cet été, notamment dans l’Aude, les changements climatiques qui obligent un déplacement des viticulteurs, les taxes douanières américaines et les taux de change qui frappent de plein fouet les ventes vers le premier acheteur mondial de vins, et la baisse de consommation drastique en France.Pour Sébastien Pla, sénateur (PS) de l’Aude et viticulteur lui-même : « Aujourd’hui il y a une déculturation au vin. Il est vrai que par le passé, il y a quarante ans en arrière, c’était un produit de consommation courant, il y avait aussi une culture où l’on passait beaucoup plus de temps à table. Il y a une coupure générationnelle claire avec une baisse de consommation auprès des moins de 30 ans. C’est une culture qu’il faut remettre en avant, l’art de la table, car le vin est avant tout un terroir, un art de vivre et du partage. On voit que la filière n’a pas su anticiper les changements de mode de consommation, alors que les spiritueux y sont parvenus ».Sébastien Pla est par ailleurs revenu sur la politique nationale, notamment sur les risques d’impasse sur le vote du budget 2026 : « Il faut absolument que la France soit dotée d’un budget et fonctionne correctement. Ce que je déplore c’est que les partis politiques aujourd’hui pensent beaucoup plus à l’échéance de la présidentielle qu’aux problématiques que rencontrent le pays et les gens au quotidien. En particulier les partis extrêmes qui ne veulent pas faire d’effort de compromis. Notre ADN au Sénat c’est la recherche permanente du compromis ».

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Budget : est-il encore possible de tenir les délais ?

Budget : est-il encore possible de tenir les délais ?

30 octobre 2025· 35:39

Sur les 3500 amendements du texte budgétaire à étudier dans l'Hémicycle, 2000 doivent encore être examinés d'ici le 4 novembre, date du vote de l'Assemblée nationale. Un objectif irréalisable qui été souligné par le président de la commission des finances de l'Assemblée, Éric Coquerel. Le budget semble aller droit à l'impasse, et s'il n'est pas voté dans les délais, le gouvernement Lecornu II pourrait mettre en place les ordonnances pour passer en force.
Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique, « il est encore possible d'éviter les ordonnances, et le budget pourrait être adopté par l'abstention d'un certain nombre de groupes. Mais on savait déjà dès le départ que ce serait un miracle que ce budget passe. La question fondamentale c'est : est-ce que le Parti Socialiste peut reculer ? Est-ce que le PS a intérêt à rester sur cette ligne de rupture avec La France Insoumise et la conclusion d'un pacte provisoire sur le budget avec le bloc central ? Le PS n'a pas besoin de voter pour le budget, mais simplement de s'abstenir et de ne pas censurer ».
Pour Michaël Darmon, éditorialiste : « On a le sentiment que le mur approche. Le fait qu'il n'y ait pas de 49.3, que l'on discute maintenant jusqu'au bout de la nuit dans l'Hémicycle, qu'il y ait des amendements qui tombent en embuscade comme celui sur la surtaxe sur les multinationales, voté par la gauche et le Rassemblement National ; ce sont autant de signaux qui révèlent que ce sera compliqué de faire passer ce budget. Mais il faut rester lucide : ce n'est pas parce que ce budget passerait par miracle que les problèmes de la France seront réglés ».

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Renaud Dutreil : « S’attaquer au pacte Dutreil, c’est faire le bonheur de Wall Street »

Renaud Dutreil : « S’attaquer au pacte Dutreil, c’est faire le bonheur de Wall Street »

30 octobre 2025· 21:59

Alors que le débat sur le budget fait rage dans l’Assemblée nationale, l’héritage des entreprises familiales entre dans le viseur de la gauche et de la Cour des comptes. Il s’agit du pacte Dutreil, créé en 2003 pour faciliter la transmission des entreprises familiales avec une exonération de 75% des droits de succession. Selon la Cour des comptes, cette « niche fiscale » coûterait plus de « 5 milliards d’euros » au budget de l’État chaque année.Pour Renaud Dutreil, ancien ministre de la Transformation et de la Fonction publiques et auteur du pacte Dutreil : « Ce pacte n’est pas une niche, une niche c’est pour les chiens, pas pour développer l’économie. C’est un dispositif qui permet de maintenir une souveraineté économique en France, avec des entreprises familiales qui restent ancrées dans des territoires, comme des arbres qui ont des racines. La meilleure façon de conserver les emplois sur un territoire c’est le capitalisme familial. Quand on s’attaque au capitalisme familial, on fait le bonheur du capitalisme financiarisé, notamment anglo-saxon. S’attaquer au pacte Dutreil, c’est faire le bonheur de Wall Street ».Renaud Dutreil a également attaqué le rapport de la Cour des comptes : « Entre 1981, avec l‘arrivée de François Mitterrand au pouvoir et le moment où j’ai mis en place les pactes Dutreil, nous avons eu une perte très forte d’ETI (entreprise entre 250 et 4999 salariés avec un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros). J’ai mis en place ce dispositif, et depuis, le nombre d’ETI a progressé. Cependant, l’État n’a pas de statistiques sur les entreprises familiales, donc il est incapable d’analyser de façon scientifique l’impact du pacte Dutreil. L’INSEE n’a pas les outils pour distinguer les entreprises familiales et non-familiales. Donc quand la Cour des comptes sort un rapport sur le sujet, c’est un rapport idéologique, c’est un rapport socialiste, mais ce n’est pas un rapport d’une institution de la République ».

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Max Brisson : « Le budget actuel est une frénésie fiscale, il nous faut avoir la main légère »

Max Brisson : « Le budget actuel est une frénésie fiscale, il nous faut avoir la main légère »

29 octobre 2025· 24:23

L’examen du budget se poursuit à l’Assemblée nationale. Le mardi 28 octobre, un texte pour lutter contre la fraude fiscale des multinationales en France a été adopté par la gauche et le Rassemblement National, tandis que la question de la taxe Zucman sera abordée prochainement. Pour Max Brisson, sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques, « nous sommes dans une frénésie fiscale. Nous sommes le pays avec le plus haut taux de prélèvements obligatoires. Je ne dis pas qu’il faille ici ou là lutter contre des formes d’optimisation fiscale, mais en tout cas il faut que nous ayons la main légère en matière de fiscalité. Il faut également que l’on s’interroge à l’Assemblée nationale, en dehors des recettes, sur les économies nécessaires. Le gouvernement a déjà baissé la voilure : on était à 4,7% de déficit public dans le budget Bayrou, on est tombé à 5% ».Max Brisson a fustigé en particulier la taxe Zucman : « Si c’était la panacée, tous les pays d’Europe l’aurait choisie. Il y a eu le report de l’âge de la retraite, il y a eu les 35 heures, nous sommes les meilleurs du monde puisqu’on a des socialistes uniques, qui ont une inventivité extraordinaire pour prendre des décisions que les autres socialistes en Europe ne prennent pas. Et on s’aperçoit vingt ans après que notre pays a reculé, donc de grâce, regardons ce que font les socialistes en Espagne, au Danemark, et pas les Français, qui sont les seuls dans leur genre ».

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Censure ou compromis : le gouvernement Lecornu sur le fil

Censure ou compromis : le gouvernement Lecornu sur le fil

29 octobre 2025· 38:01

Le budget surnommé « Frankenstein », pour ses nombreux amendements divergents voire contradictoires, verra-t-il le jour ? Suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, défiscalisation des heures supplémentaires et des pensions alimentaires, rabotage de la niche fiscale des journalistes, hausse des taxes sur les multinationales et les GAFAM : les nouvelles recettes s’accumulent alors que la taxe Zucman et la suspension de la réforme des retraites n’ont toujours pas été votées dans l’Hémicycle.Pour Laurence Garnier, sénatrice (LR) de Loire-Atlantique, « le compromis semble complexe en l’état actuel des choses. Le Premier ministre a fait le choix audacieux, risqué, voire inadapté, de se priver de l’arme constitutionnelle qu’est le 49.3 pour doter le pays d’un budget. Aujourd’hui les débats parlementaires se font, mais je suis dubitative sur cette façon de faire dans un paysage politique aussi parcellaire et émietté».Loïc Hervé, sénateur (UC) de Haute-Savoie rappelle que « nous avons au Sénat une méthode de travail différente, qui honore la trajectoire budgétaire qui doit être la nôtre. Car avec la réforme des retraites et la pseudo taxe Zucman on oublie de parler des économies à faire ».Arthur Delaporte, député (PS) du Calvados se défend lorsqu’on met en avant d’éventuels accords entre le Parti Socialiste et les macronistes : « Il n’y a pas de deal, au sens que rien n’est acté. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas des discussions, mais nous sommes dans une démocratie que l’on essaye de re-parlementariser. Tout le monde doit discuter, sinon on ne s’en sortira jamais. Nous faisons le pari de dire que le budget initial présenté par le gouvernement est inacceptable, mais qu’avec le Parlement, on puisse obtenir une copie qui ne soit pas défavorable aux Français ».

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Jean-Philippe Tanguy : « La classe moyenne et les retraités paieront la lâcheté des Républicains »

Jean-Philippe Tanguy : « La classe moyenne et les retraités paieront la lâcheté des Républicains »

29 octobre 2025· 19:33

C’est un vote qui a créé la surprise, dans la soirée du mardi 28 octobre, l’Assemblée nationale a voté largement pour un impôt sur les multinationales par la gauche et le Rassemblement National. L’impôt sur les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) a été doublé, passant de 3 à 6%. Le gouvernement a fustigé ce vote, très inquiet des représailles de Donald Trump, tandis que Les Républicains se disent opposés « à toute forme de nouvelle taxe ».Pour Jean-Philippe Tanguy, député (RN) de la Somme, cette victoire est vaine, puisque le budget sera fait par ordonnance : « Le Parlement n’a pas le temps d’examiner le budget dans les bonnes conditions. Nous avons seulement 35 jours à l’Assemblée nationale. Le parti du bloc central a déposé beaucoup trop d’amendements : 2000 sur les 3500 amendements déposés. Le camp macroniste, Les Républicains et le Parti Socialiste vont lentement et ne veulent pas aller au vote, mais faire passer le budget par ordonnances. Le Parlement sera court-circuité et la classe moyenne et les retraités paieront la lâcheté des Républicains lors du vote de la censure ».Jean-Philippe Tanguy est également revenu sur la position du Rassemblement National sur la taxe Zucman, qui sera examinée par l’Hémicycle prochainement : « La taxe Zucman est mal faite, ça n’est qu’un slogan. Nous avons des formes de taxation des plus privilégiés, c’est l’impôt sur la fortune financière, que Marine le Pen propose depuis 2022, ce qui protège les investissements dans les entreprises de toute taille et évite l’exil des capitaux qui financent l’économie ».

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Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »

Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »

28 octobre 2025· 20:22

Alors que les textes budgétaires sont en débat à l’Assemblée nationale depuis plus d’une semaine (le PLF, le budget de l’État et le PLFSS, le budget de la Sécurité sociale), l’incertitude demeure sur l’issue du vote qui aura lieu le mardi 4 novembre. Le Parti Socialiste, menace à nouveau de censurer le gouvernement pour faire passer une taxe Zucman, allégée ou non (taxe de 2 à 3% sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d’euros, y compris pour les entreprises).Pour Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité et membre suspendu des Républicains, la taxe Zucman telle qu’elle a été pensée initialement ne peut être appliquée : « Dès sa conception, elle intègre dans sa base taxable l’outil de travail, c’est une catastrophe en termes de compétitivité, et j’ai le sentiment que de nombreux députés socialistes le savent. Donc il faut trouver une solution qui permette d’avoir une solidarité avec un rétablissement de la justice fiscale, proportionnellement à ce que les autres payent pour un certain nombre de ménages. Comme le propose le gouvernement, seule l’imposition des dividendes en holding est à garder de la taxe Zucman ».Nicolas Forissier a ensuite répété l’appel à la responsabilité : « Ce qu’il faut c’est de la stabilité. Pout le monde, à gauche comme à droite, dans le grand rassemblement des partis qui souhaitent être au gouvernement et qui se disent au gouvernement, il faut que les choses soient posées, elles sont dites dans les batailles parlementaires. Cela n’a jamais été vu dans la Ve République, c’est le Parlement qui fait le budget. Le Parlement a déposé une proposition, le Premier ministre l’a dit clairement : ce ne sera pas le budget Lecornu, c’est aux parlementaires de le voter ».

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Lecornu maintient sa popularité, Macron au plus bas depuis 2017

Lecornu maintient sa popularité, Macron au plus bas depuis 2017

28 octobre 2025· 37:10

Le budget débattu à l’Assemblée nationale, surnommé « Frankenstein » pour son aspect composite, chargé de hausses de dépenses par la gauche comme la droite, a un avenir de plus en plus incertain. Si le débat parlementaire a pu avoir lieu dans l’Hémicycle, la France Insoumise et le Rassemblement National accusent le Parti Socialiste d’avoir conclu un accord officieux avec le gouvernement en échange de la non-censure. Le budget sera-t-il voté par l’Assemblée nationale ? Selon le dernier sondage Odoxa, 52% des Français pensent que non.Erwan Lestrohan, directeur conseil de l’institut Odoxa analyse cela comme « une préoccupation très forte dans la population à l’égard de la dette publique. Nécessairement, on s’intéresse à ce budget qui est un totem de l’instabilité politique : va-t-on voter un budget pour 2026 ? Le pronostic des Français est très pessimiste. On voit surtout les clivages au travers des forces politiques sur certains sujets comme la suspension de la réforme des retraites ou la taxation des transmissions et des héritages ».Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Ce pays fait enfin à nouveau de la politique. C’est ce qui est passionnant, et il suffit de voir le nombre de députés qui siègent en débat dans l’Hémicycle : je n’ai jamais vu ça pour un budget. Il en est de même pour le nombre de journalistes qui suivent dans la Salle des Quatre Colonnes, ou les audiences des chaînes qui diffusent les débats sur le budget. Parce que le budget ça n’est pas que des chiffres, c’est la politique, c’est la vie des gens et c’est ce qui les intéresse ».

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Micheline Jacques : « Les nouvelles taxes proposées dans le budget sont populistes »

Micheline Jacques : « Les nouvelles taxes proposées dans le budget sont populistes »

28 octobre 2025· 24:44

Les débats sur le budget à l’Assemblée nationale se poursuivent dans une atmosphère animée. Le Parti Socialiste menace le gouvernement d’une censure en cas de non-accord et profite de ses 69 députés et de sa position sur l’échiquier politique pour essayer d’imposer l’idée d’une taxe Zucman, plus ou moins allégée (taxe de 2 à 3% sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d’euros, y compris pour les entreprises).Pour Micheline Jacques, sénatrice (LR) de Saint-Barthélemy et présidente de la délégation sénatoriale aux outre-mer : « Le budget est une période très compliquée, et le Premier ministre y joue sa place. Les socialistes profitent de cette situation en menaçant systématiquement de censure. On s’enfonce de plus en plus dans les taxes. Les nouvelles taxes proposées dans le budget sont populistes, et ne vont faire qu’affaiblir l’économie, alors qu’il faut, au contraire développer l’entreprise et le travail. »Dans l’après-midi de ce mardi 28 octobre, après de longs mois d’attente pour les outre-mer, le texte sur la vie chère arrive dans l’Hémicycle. Les mêmes produits alimentaires coûtent 30 à 40% plus cher dans les outre-mer que dans l’Hexagone. Pour Micheline Jacques, également présidente de la délégation sénatoriale aux outre-mer : « Depuis 2012, un projet de loi similaire avait été déposé, auquel on n’a jamais répondu. Il faut revoir le sujet sous toutes ses formes. Actuellement, on se focalise sur les marges et les prix, mais il faut savoir que 15% des produits arrivent de l’Hexagone, donc il est indéniable qu’ils n’auront pas le même prix ».

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Examen du budget : premiers débats, premiers revers

Examen du budget : premiers débats, premiers revers

27 octobre 2025· 34:37

Cap sur l’Assemblée nationale où les députés débattent en hémicycle depuis la fin de la semaine dernière du projet de budget pour 2026. Les deux premiers jours de discussion ont abouti à plusieurs amendements : la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la défiscalisation des heures supplémentaires et des pensions alimentaires, le rabotage de la niche fiscale des journalistes... C’est au total plus de 3 milliards de dépenses supplémentaires prévues.Pour Émilie Zapalski, communicante et fondatrice agence de Émilie Conseils : « On pensait qu’il y aurait censure tout de suite, et que le gouvernement Lecornu II tomberait. On peut se réjouir que l’on débatte sur le fond à l’Assemblée nationale, autour de ce texte budgétaire. Mais c’est très loin d’être gagné pour le gouvernement. Après la confrontation à l’Hémicycle il y a le passage au Sénat, et il y a aussi le PLFSS (le budget de la sécurité sociale, qui suit le budget de l’État en commission des finances) ».Pour Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards : « Le texte budgétaire et la manière dont il est débattu ne permet pas que se tracent des horizons pour la France, ou même que les Français comprennent ce qu’il est en train de se passer. On a de nombreuses forces politiques en place qui sont loin d’être convergentes. C’est un budget ‘Frankenstein’, comme le disait le président de la commission des finances, où chacun essaye d’échanger des carottes contre des tomates. C’est un ‘jeu’ parlementaire, j’aimerais maintenant qu’on parle de politique ».

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Christian Saint-Étienne : « Emmanuel Macron a raté sa promesse de relance de l’économie française »

Christian Saint-Étienne : « Emmanuel Macron a raté sa promesse de relance de l’économie française »

24 octobre 2025· 20:04

Avec une dette publique de plus de 3300 milliards d’euros, augmentant de plus de 5000 euros par seconde, selon les chiffres de l’Insee, le rejet du budget 2026 en commission des finances à l’Assemblée nationale pose de nombreuses questions. La suspension de la réforme des retraites, la hausse des dépenses publiques et la création de nouvelles taxes entrent en débat dans l’Hémicycle, ce vendredi 24 octobre. L’accord qui ressortira ou non face au texte budgétaire, aura un autre impact indirect : la fluctuation du taux d’intérêt pour emprunter et financer notre dette. Un enjeu majeur, puisque le remboursement des taux d’intérêts est en passe de devenir le premier budget de l’État.Selon Christian Saint-Étienne, économiste et universitaire, ancien membre du parti Les Républicains : « L’année prochaine, le gouvernement a annoncé qu’on allait emprunter 310 milliards d’euros. Au moins la moitié de ces sommes sont empruntées à l’étranger, par l’intermédiaire de fonds de pension, dans des pays dans lesquels l’âge de départ à la retraite est à 67 ans. La question centrale est : jusqu’à quel point on va pouvoir emprunter à des pays qui ont un âge de départ supérieur au nôtre, tout en continuant à ne pas vouloir réformer le système des retraites ? Nous sommes dans La Fontaine, avec des cigales qui veulent travailler encore moins, et qui disent aux fourmis de leur prêter encore plus ».Christian Saint-Étienne est également revenu sur les enjeux de réindustrialisation de la France : « Nous avons une protection sociale de pays riche et une production de pays pauvre. Emmanuel Macron a raté sa promesse de relance de l’économie française. Il pensait qu’on allait relancer l’économie simplement en réformant la fiscalité. Or, toute la réflexion sur l’économie industrielle montre qui si l’on veut relancer la production, il faut une politique de filière ».

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