
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
Épisodes
718 épisodes · page 16 sur 24

L'intégrale du mercredi 19 novembre
Au programme de cette édition : Le Sénat ouvre l’examen du budget de la Sécurité sociale, avec un point de tension majeur : la suspension de la réforme des retraites, à laquelle la majorité sénatoriale s’oppose fermement. Le rapport de force rend tout compromis incertain et pose une question centrale : quelle issue politique est encore possible ? Françoise Degois et Hubert Coudurier analysent ces équilibres mouvants et les scénarios ouverts.L’Entretien : Le Parlement est confronté à un calendrier contraint et à un socle politique fragmenté. Le vote final sur le budget peut-il réellement aboutir alors que plusieurs forces refusent le texte en l’état ? Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, apporte son éclairage sur les marges de manœuvre gouvernementales et les conditions d’un accord.Le Sénateur : La marque Perrier est autorisée à maintenir l’appellation “eau minérale naturelle”, la justice tranchant après les révélations sur des pratiques de traitement illégal. Cette décision relance les interrogations sur la transparence et le contrôle du secteur. Le président de la commission d’enquête sénatoriale, Laurent Burgoa, sénateur LR du Gard, réagit et précise les suites politiques possibles.A la une de nos régions : Le supplément de 53 titres de presse quotidienne régionale met en lumière la question du vivre-ensemble à travers des initiatives locales qui cherchent à retisser le lien social. En Saône-et-Loire, un projet de démocratie alimentaire propose un modèle inédit pour rapprocher production, solidarité et participation citoyenne.
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Laurent Panifous : « Le volet des recettes du budget sera voté à l’Assemblée nationale »
Laurent Panifous, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans le contexte budgétaire actuel et les difficultés à trouver des compromis avec les différents groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, les discussions entre le bloc gouvernemental, le Parti Socialiste et Les Républicains continuent mais la question demeure : est-ce qu’au moins le premier volet du budget, le volet des recettes, sera soumis au vote à l’Assemblée nationale ? Pour Laurent Panifous : « D’après le nombre d’amendements qu’il reste à voter, d’après ce que je constate des groupes qui retirent un certain nombre d’amendements, je crois qu’on aura le vote de la partie une du budget, les recettes, avant la fin de la semaine. La séance s’arrêtera dimanche à minuit. Il est probable que le vote ait même lieu avant, sinon nous disposons de 24 heures supplémentaires le lundi, en cas de problème ».Le ministre s’est également exprimé au lendemain de la réunion sur le narcotrafic à l’Elysée à la demande d’Emmanuel Macron : « Chaque année, le narcotrafic voit son niveau de violence augmenter. (…) Nous devons adopter des méthodes qui sont celles comparables à celles que nous avons pu mettre en place contre le terrorisme. Il y a un parquet spécialisé contre le terrorisme, un parquet financier… Il faut, et il y aura, un parquet dédié au narcotrafic, avec la question de la justice, la question des moyens pour les forces de sécurité, les liens entre les deux ».
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L'intégrale du mardi 18 novembre
Au programme de cette édition : L’absence de budget est décrite comme un péril pour la France, alerte formulée par Sébastien Lecornu devant les entrepreneurs lors du sommet "Choose France". La question demeure : cette stratégie permet-elle de convaincre les parlementaires et d’aboutir à un vote ? Débat avec Antoine Oberdorff et Aurore Malval.L’Entretien : l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer publie "Civilisation française", un ouvrage dans lequel il expose sa vision des enjeux politiques, culturels et démocratiques. Il en décrit les fondements et les leviers pour répondre aux défis du pays.Face à la pénurie de médicaments, le Sénat défend un plan européen destiné à renforcer l’autonomie sanitaire et à sécuriser la production. Une proposition de résolution, portée notamment par le sénateur (Place Publique) de Paris, Bernard Jomier, en précise les objectifs et les moyens.A la une de nos régions : Le tribunal administratif de Strasbourg valide la liquidation de plusieurs sites de l’aciérie Novasco, entraînant la suppression de 550 emplois. Seul le site de Dunkerque poursuit son activité, tandis que le bassin industriel de Saint-Étienne fait face à un choc social majeur.
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Bernard Jomier : « Le Premier ministre agite une peur inutile : il y aura un budget pour la France »
Après un week-end de pause, l’Assemblée entame le sprint final dans son examen des amendements du projet de budget. Les débats devraient prendre fin le lundi 24 novembre avec le risque de ne pas pouvoir examiner tous les amendements. Sébastien Lecornu alerte : « L’absence de budget est un péril pour la France ».Pour Bernard Jomier, sénateur (Place Publique) de Paris : « Le Premier ministre agite une peur inutile sur le budget. Il y aura un budget pour la France, l’idéal serait que le Parlement l’adopte. Mais la Constitution prévoit d’autres éventualités : les ordonnances ou la loi spéciale. Donc de toute façon il y aura un budget pour la France. L’abstention des socialistes lors du vote du budget dépendra du gouvernement. Le gouvernement, s’il a fait des compromis avec la gauche, a une double attitude puisqu’en même temps il fait traîner les débats et le Premier ministre accuse la gauche des résultats des délibérations de l’Assemblée nationale ».Auteur de plusieurs rapports sur les pénuries de médicaments, Bernard Jomier est revenu sur le sujet. La Cour des comptes européenne recense 136 pénuries critiques sur certains médicaments dans les pays de l’Union européenne de janvier 2022 à octobre 2024. Des pénuries générées par la stratégie de délocalisation des entreprises européennes dans des pays où la main d’œuvre est peu chère. Pour Bernard Jomier, relocaliser la production « ne peut pas être fait au niveau français, on le voit bien, il faut chercher la solution au niveau européen. »
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Jean-Michel Blanquer : « Le narcotrafic est une puissance de corruption de l’autorité publique »
Ancien ministre de l’Éducation nationale et auteur de « Civilisation française », Jean-Michel Blanquer était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans ce livre, il propose un diagnostic sur l’état de la France. Face au péril croissant du narcotrafic en France, Jean-Michel Blanquer alerte : « La France peut devenir un narco-État, comme n’importe quel État, nous n’avons pas un vaccin contre ça. J’ai vécu en Colombie, j’ai travaillé sur l’Amérique latine, et j’ai vu naître ce type de problèmes dans des pays qui ont un État moins solide que le nôtre au départ, mais qui étaient partis de situations comparables. C’est-à-dire le moment où il y a un tellement d’argent en jeu, entre 4 et 10 milliards d’euros par an dans le narcotrafic, que la puissance de corruption crée une gangrène pour l’autorité publique ».À la suite des nombreuses promesses sur la décentralisation, Jean-Michel Blanquer considère que « le fait d’avoir une ville-monde comme Paris, a des aspects positifs pour la France. Quand vous êtes la capitale mondiale de la mode, vous avez des ateliers de maroquinerie qui se développent sur le territoire, l’industrie du luxe qui bénéficie aux villes et villages. Il y a de bons aspects dans la métropolisation, mais ce doit être au bénéfice du reste du territoire. Je parle beaucoup de l’axe Le Havre-Paris, dans notre histoire nous sommes passés à côté de notre gigantesque potentiel maritime. Nous sommes la première façade maritime européenne, or nous ne sommes pas du tout les premiers ports européens ».
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Budget : l’absence de vote met-elle la France « en péril » ?
Le Premier ministre a alerté sur « l’absence de budget » qui serait « un péril pour la France ». Dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale, les débats se poursuivent encore jusqu’au lundi 24 novembre, avec encore près de 1.500 amendements à discuter. Après un week-end de pause, les députés du socle gouvernemental sont accusés par les oppositions de ralentir volontairement les votes, avec de très nombreux amendements déposés. Le vote du Parlement sur le budget aura-t-il lieu ?Pour Aurore Malval, grand reporter politique pour Marianne : « Tout est possible pour qu’au bout du chemin le budget passe. Sébastien Lecornu rejette pour le moment les instruments à sa disposition : les ordonnances, qui n’ont jamais été utilisées pour le budget, et le 49.3, qui est un outil de brutalisation qui a été dévoyé par les gouvernements successifs pour simplement éviter le débat à l’Assemblée nationale. Peut-être que Sébastien Lecornu devra se résoudre à leur usage ».Pour Antoine Oberdorff, journaliste politique à L’Opinion : « Au regard du grand bazar budgétaire qu’on a vécu à l’Assemblée nationale, il serait temps de sonner le tocsin. Sébastien Lecornu, au début de l’examen budgétaire, avait déjà donné une marge supplémentaire. On était partis de 4,6% de déficit, il avait desserré l’étau à 5% de déficit. Mais au fur et à mesure que les débats avancent, qu’une taxe succède à une autre, qu’au contraire, des économies soient supprimées, le compromis pourrait se faire sur le dos du déficit ».
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David Lisnard : « Il y a eu 40 démissions de maires par mois sur ce mandat municipal »
Du 18 au 20 novembre 2025 se tient le Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité de France à Paris. Le président de l’Association des Maires de France, David Lisnard, maire (Nouvelle Énergie) de Cannes était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour alerter sur la situation des maires aujourd’hui dans le contexte budgétaire.Pour David Lisnard : « Il y a chez les maires de l’exaspération du fait que cela fait des années que nous alertons sur la montée de l’impuissance publique. On est dans une crise de la démocratie aujourd’hui. L’enjeu est de démontrer que la démocratie est plus efficace que les régimes autoritaires. Et on voit que la gangrène fiscale et normative nous plombe dans l’action. Tout est plus long, cher, coûteux et complexe. Les maires qui ont résisté à ce mandat sont costauds. Il y a eu 40 démissions de maires par mois, c’est quatre fois plus, qu’il y a vingt ans. Ceux qui ont tenu ont surmonté la fin des gilets jaunes, le COVID, l’inflation sur les prix alimentaires, avec, parallèlement, l’État qui nous prenait de l’argent. Donc il y a une forme d’exaspération, mais aussi une forme de détermination ».David Lisnard a alerté longuement sur le risque de pérennisation d’un « système de corruption généralisé » via les narcotrafics, avec un risque d’ingérence notamment dans les municipales : « Le sujet du narcotrafic doit être traité tous azimuts, et nous en sommes très loin. La loi narcotrafic, qui suivait un débat du congrès des maires il y a un an, est une bonne loi, mais comme toujours en France on crée un cadre juridique mais il faut ensuite l’exécuter. L’histoire du monde montre que les mafias naissent toujours lorsque l’État s’effondre. Et notre État - qui est le plus consommateur au monde, d’argent, de prélèvements obligatoires, d’impôts et de charges – paradoxalement, a considérablement diminué sa part régalienne depuis une dizaine d’années. Et quand l’État n’est plus là pour veiller à l’ordre, ce sont d’autres groupes qui mettent en place un ordre ».
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L'intégrale du lundi 17 novembre
Au programme de cette édition : À l’approche des élections municipales, les maires de France se retrouvent en Congrès pour faire entendre leurs priorités. Quel est leur état d’esprit ? Qu’attendent-ils de l’État, notamment sur le terrain budgétaire et financier ? Entretien avec David Lisnard, président de l’Association des maires de France.Vu du sénat, focus sur la Journée des Outre-mer, moment fort du Congrès : vie chère, logement, accès aux services publics… Les réponses apportées aux territoires ultramarins sont-elles à la hauteur des besoins ? Réponse avec notre invitée la sénatrice (PS) de La Réunion Audrey Bélim.Puis, dans le débat du jour : les municipales sont-elles encore une élection locale ou sont-elles devenues, plus que jamais, un scrutin à portée nationale ? Débat avec nos éditorialistes Yves Thréard et Mathieu Souquière.Enfin, dans l'Info dans nos régions, gros plan sur une préoccupation majeure des Français : la sécurité. Exemple à Saint-Avertin, près de Tours, où la municipalité propose une subvention pour encourager les habitants à s’équiper en systèmes d’alarme.
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Audrey Bélim : « Le texte sur la vie chère en outre-mer n’impacte pas les tickets de caisse »
Le Sénat a récemment adopté un texte pour lutter contre la « vie chère » en outre-mer, face à la flambée des prix : 40% plus élevés en moyenne que sur le territoire métropolitain. Le texte vise par différents ajustements techniques une baisse de 20% des prix. Une mesure jugée insuffisante par les sénateurs ultramarins.Pour Audrey Bélim, sénatrice (PS) de la Réunion : « Le texte sur la vie chère en outre-mer a le mérite de venir cranter la problématique de la vie chère dans nos territoires. Chose qui n’était jamais arrivée jusqu’alors. Symboliquement, c’est très important pour nous, parce que cela fait longtemps qu’on le dénonce. Mais le texte aurait mieux fait de s’appeler ‘loi relative à la structuration économique des territoires insulaires’. Parce qu’il est extrêmement technique, on parle de frais d’approche, de reventes à perte, et ce qui est attendu des ultramarins, c’est juste un impact sur les tickets de caisse. Or, les mesures présentées ne viennent pas impacter les tickets de caisse, bien au contraire ».Audrey Bélim est également revenue sur l’ampleur que prend le narcotrafic en outre-mer : « Nos territoires ultramarins, dans les bassins où ils sont positionnés, sont stratégiques. Les narcotrafiquants cherchent à contourner les contrôles. Donc ils utilisent ces emplacements stratégiques pour pouvoir alimenter l’Europe. Les Antilles sont devenues des zones d’impact impressionnantes. La Guyane est une zone de transit, et la Réunion également, même si ce n’est pas encore un hub international du narcotrafic. Mais il y a de plus en plus d’entrées d’héroïne, de cocaïne, de drogues de synthèse, des choses que nous ne voyions pas auparavant ».
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Budget : une semaine pour sortir de l’impasse
Les députés de l’Assemblée nationale ont jusqu’au dimanche 23 novembre minuit pour examiner l’ensemble des amendements déposés pour la partie recettes du projet de loi de finances. Avec encore 1.500 amendements à traiter, le socle du gouvernement (à l’origine de nombreux amendements) est accusé de jouer la montre pour pouvoir passer le budget par ordonnances.Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro : « Ce qu’il s’est passé ce week-end est étonnant. Ils ont décidé au Parlement de ne pas siéger, ce qui fait prendre du retard dans l’examen du budget. Est-ce qu’ils auront fini dans les temps ? Le gouvernement ne donne pas l’impression de vouloir aller jusqu’au bout. Cela peut être interprété comme une tactique politique, et je ne suis pas loin de le penser. Le gouvernement pourra alors passer le budget par ordonnances, ça leur évitera des déconvenues et leur permettra de faire passer un budget qui soit conforme à leurs vœux ».Pour Mathieu Souquière, essayiste politique : « Il y a pour Sébastien Lecornu, soit une impasse politique, soit une impasse budgétaire. L’impasse politique : il n’arrive pas à aller au bout et à faire adopter un budget. L’impasse budgétaire : pour faire adopter un budget, le coût politique est très élevé (…). Donc de toute façon son équation est extrêmement complexe. Mais il n’y a pas d’autre issue. S’il y a temporisation du gouvernement et usage des ordonnances, Sébastien Lecornu saute avec une motion de censure ».
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François Sauvadet : « L’Hémicycle vote des prestations sociales que nous ne pouvons plus financer »
Public Sénat et la matinale « Bonjour chez vous ! » sont délocalisées à Albi pour une émission spéciale pour suivre en direct les Assises nationales des Départements de France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu y est attendu pour son message aux présidents départementaux à 12h. L’échelon local est fortement impacté par la crise économique, le contexte budgétaire au Parlement exacerbe de plus en plus les tensions entre les départements et le gouvernement central.François Sauvadet, président du département de la Côte-d’Or et président des Départements de France, déplore que « cela fait 3 ans que j’alerte les gouvernements successifs. Nous sommes dans une situation inédite : pas de majorité et des ministres qui passent plus vite que les dossiers, donc évidemment ça nous place tous dans une situation d’incertitude. Les forces économiques également, certaines renoncent à embaucher car ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être grignotés demain. Nous-mêmes nous sommes dans une situation d’incertitude, car nous n’avons aucune réponse face à des enjeux qui deviennent colossaux ».François Sauvadet dénonce les charges qui augmentent à l’échelle départementale, sans ressources à leur disposition : « J’ai dit ce matin à mes collègues que c’était une partie du destin français qui est en train de se jouer en ce moment. À travers l’avenir du département, ce sont des pans entiers des investissements et des services publics du quotidien qui vont tomber. Aujourd’hui, la dépense sociale qu’on nous impose, et qui continue d’augmenter, moi je dis au Premier ministre ‘il faut arrêter de charger la barque’. Quand je vois que l’Assemblée nationale, débridée dans ses votes, continue d’augmenter toutes les prestations alors que nous n’avons pas les sources de financement… dans quel monde sommes-nous ? ».
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L'intégrale du vendredi 14 novembre 2025
Au programme de cette édition en partie délocalisée à Albi au congrès des assises des Départements de France : qu’attendent les Présidents de départements du discours du Premier Ministre alors qu’ils alertent sur leurs difficultés financières ? On posera la question à François Sauvadet, président des Départements de France puis deux présidents de départements débattront.Nous recevrons également Raphaël Daubet, sénateur RDSE du Lot, nous reviendrons avec lui sur les commémorations des attentats de 2015. Qu'a-t-il retenu des cérémonies? Dix ans après, qu'est-ce qui a changé et qu'en est-il de la menace terroriste alors que le ministre de l’Intérieur cette semaine au Sénat parlait d’une menace endogène et des personnes radicalisées de plus en plus jeunes ?
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Le difficile entretien des routes pour les départements
Un des nombreux enjeux financiers pour les départements est l’entretien du réseau routier des départementales. Avec le contexte économique et les efforts demandés à l’échelon local, de nombreux départements seraient contraints de diminuer l’enveloppe dédiée à l’entretien routier. En outre-mer, notamment en Mayenne, l’entretien des routes est directement menacé, faute de budget.Pour Nicolas Lacroix, président (LR) du département de la Haute-Marne et président du groupe droite-centre-indépendants à l’ADF : « Il y a le danger que l’on ne puisse plus entretenir notre réseau de routes départementales. Réseau fréquenté par 80% des Français, notamment dans leurs mobilités du quotidien. Nos départements vont de voir faire des choix, certains ont déjà commencé à réduire l’entretien sur nos routes. On parle de routes, mais il faut aussi parler d’ouvrages d’art, de ponts, qui sont des investissements conséquents ».Pour Stéphane Troussel, président (PS) du département de la Seine Saint-Denis : « C’est non seulement une difficulté pour l’entretien quotidien, mais aussi pour transformer nos routes. Par exemple, dans un département urbain comme le mien, il faut désormais assurer l’intermodalité, il faut que nos routes soient davantage végétalisées. Dans mon département, j’ai des routes en environnement urbain dense, donc il faut y insérer des sites pour les bus, il faut des pistes cyclables, il faut élargir les trottoirs. La transformation écologique de nos routes, elle a un coût. Donc il faut investir massivement ».
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Raphaël Daubet : « Les départements ruraux subissent directement la désertification médicale »
Les élections municipales de mars 2026 approchent et se matérialisent de plus en plus comme la prochaine échéance politique. Selon les chiffres de l’AMF (Association des Maires de France), 6 maires sur 10 souhaiteraient présenter à nouveau leur candidature, un chiffre en hausse par rapport aux élections de 2020, et malgré une hausse constatée des violences qu’ils subissent.Raphaël Daubet sénateur (centriste, RDSE) du Lot, se réjouit « de voir que l’engagement local a toujours cette vigueur. J’ai été maire pendant des années, c’est passionnant, mais très difficile. Les maires sont sortis essorés de ce mandat, entre la crise sanitaire et le reste. Ils ont le sentiment de ne pas avoir eu les moyens financiers et humains dont ils auraient eu besoin pour leur action publique. Et en même temps, on met sur leurs épaules beaucoup de responsabilités. Ils sont les derniers piliers de la République et ils bénéficient d’une forme de légitimité et de crédibilité dans la société que les autres élus ont perdu, y compris les parlementaires, dont je suis ».Ancien dentiste, Raphaël Daubet a proposé au Sénat une loi pour la création d’un nouveau métier en soins dentaires, notamment pour libérer l’accès aux rendez-vous : « Les départements ruraux subissent une érosion de leurs effectifs, une sorte de désertification médicale. J’ai vu des salles d’attente pleines à craquer, j’ai vu des rendez-vous qu’on ne peut pas honorer parce que le téléphone sonne en permanence. Je sais la difficulté pour les professionnels de la santé d’assumer cela, et pour nos concitoyens surtout d’obtenir un rendez-vous. Je ne pense pas que cette proposition de loi règlera ce problème, mais elle le solutionnera en partie ».
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L'intégrale du jeudi 13 novembre
Au programme de cette édition : l'interview politique de François Patriat, sénateur Renaissance de la Côte-d'Or et président du groupe RDPI. Nous l'interrogeons sur la suspension de la réforme des retraites, votée ce mercredi par les députés. Demandée par les socialistes, elle a divisé le camp présidentiel. Les macronistes ont-ils renié leurs convictions ? Nous recevons également Rémi Féraud, sénateur PS de Paris, maire du 10e arrondissement lors des attentats du 13 novembre 2015. 10 ans après la pire vague meurtrière ayant frappé la France depuis la Seconde Guerre Mondiale, les commémorations ont lieu ce jeudi en présence du Chef de l’Etat, en hommage aux 132 morts et aux presque 400 blessés au Bataclan, au Stade de France et des terrasses en plein coeur de Paris.Enfin dans notre débat, nous analysons les conséquences politiques de la suspension de la réforme des retraites, votée par les députés ce mercredi, avec l'éditorialiste Élizabeth Martichoux et Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP.
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Attentats du 13 novembre : 10 ans après, l’hommage aux victimes
Dix ans après les attentats du 13 novembre, les cérémonies officielles en commémoration des 132 morts et plus de 350 blessés sont organisées à Paris. Un jour de mémoire, selon le dernier sondage de l’IFOP, 60% des Parisiens se souviennent où ils se trouvaient le 13 novembre 2015.Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat : « Après des décennies de paix, il y a eu ce sentiment de vulnérabilité extrême à laquelle nous étions exposés. C’était une forme de sidération. Étions-nous prêts ou pas ? Il y a eu depuis des révisions, des processus de détection de ce type d’attaques. Des attentats sont, chaque année, déjoués, et en permanence l’ennemi tente de nous atteindre. Nous ne serons jamais prêts à 100%. Et si la France a tenu, elle reste par ailleurs extrêmement divisée ».Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP explique : « Quand on interroge les Français, pour eux ces attentats ont été un premier choc. Quand on le leur demande spontanément, pas dans des sondages, mais dans des études qualitatives, le mot qui sort c’est ‘choc’, ou ‘les chocs’ en comprenant l’ensemble des attentats de 2015-2016, Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher, puis ce 13 novembre qui a été un véritable ‘climax’ ».
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François Patriat : « Qu'on vote ou que l'on ne vote pas, la réforme des retraites sera rétablie »
Les députés ont adopté ce mercredi 12 novembre la suspension de la réforme des retraites au cours de l’examen du budget de la Sécurité sociale. L’adoption de l’article a été permise par le Parti Socialiste, les Écologistes, le Rassemblement National, et un tiers du groupe MoDem. La plupart des députés du groupe Renaissance se sont abstenus.François Patriat, sénateur (Renaissance) de la Côte d’Or et président du groupe RDPI, annonce d’emblée que la suspension de la réforme des retraites votée dans l’Hémicycle ne changera rien : « De toute façon, que l’on vote ou que l’on ne vote pas, la réforme des retraites sera rétablie, et moi je m’en félicite ». Il poursuit : « Le groupe Renaissance au Sénat est partagé entre s’abstenir ou voter contre. Parce que le fait de se renier en revenant sur la réforme des retraites n’est pas le sujet, puisque cette réforme il faudra la faire. Elle sera poursuivie malgré tout, quoi qu’on fasse après 2027 »
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Rémi Féraud : « Je me souviens du silence et de la sidération des rescapés du 13 novembre »
Ce jeudi 13 novembre a lieu la commémoration des attentats du Bataclan, du stade de France et des terrasses. Dix ans après ce que certains appellent le « 11 septembre français », l’émotion demeure intacte.Rémi Féraud, sénateur (PS) de Paris, maire du 10ème arrondissement à l’époque, raconte ce qu’il a vu ce jour-là : « Nous avions eu des indications qu’un attentat de masse se préparait. Nous ne savions pas quand ou comment, mais probablement à Paris. Dès que j’ai appris pour les fusillades, même si le lieu me paraissait incroyable pour une cible terroriste, j’ai tout de suite pensé qu’il pouvait s’agir de cela. Je me souviens évidemment de la vision des personnes décédées sur le trottoir, des corps… et évidemment du silence et de la sidération des rescapés. C’est ce silence qui m’a beaucoup marqué, moi qui n’ai pas été présent au moment de l’attentat lui-même.Rémi Féraud ajoute que « c’est un attentat, dans l’arrondissement dont j’étais maire. Dans la rue où j’habite, rue Bichat. Les terroristes étaient directement liés à une organisation installée au Moyen-Orient, qui avait créé un califat et qui avait décidé d’attaquer la France. C’était un acte de guerre. 132 morts, c’est un attentat comme la France n’en a jamais connu. Et d’abord, on cherche à comprendre. François Hollande est intervenu assez tard dans la soirée, de manière très solennelle, en décrétant l’état d’urgence. Face à la crise terroriste, François Hollande a été un grand président ».
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François Molins : « Je n’imaginais pas trouver 90 corps dans la fosse du Bataclan »
À la veille des commémorations des attentats du 13 novembre 2015, « Bonjour chez vous ! » a reçu François Molins, le procureur de la République de Paris de 2011 à 2018. Il témoigne sur ce qu’il a vu et vécu ce jour-là, « ce jour qui restera dans la mémoire collective française comme un moment de bascule ».François Molins retient, dix ans après, encore « beaucoup d’émotions. Une émotion que le temps n’a pas apaisée, une émotion que je garde à cause de toutes les images que j’ai dans la tête, à cause du caractère dramatique de ce qu’il s’est passé. Une émotion aussi du fait que je pense beaucoup aux victimes. J’en vois assez régulièrement, notamment au moment des commémorations. »François Molins raconte l’effroi le soir même des attentats : « Je me souviens de façon très précise du déroulement de cette soirée. Je suis chez moi à ce moment-là. J’ai un appel du directeur de la police parisienne vers 21h25, qui m’annonce qu’une explosion a eu lieu au stade de France, et qu’il y a un mort a priori. J’ai croisé l’information avec la chef de la section anti-terroriste et avec le directeur général de la sécurité intérieure, et au bout de dix minutes j’ai allumé mon téléviseur sur les chaînes d’infos en continu, et là je vois apparaître des bandeaux annonçant des fusillades multiples avec de nombreux morts sur les terrasses de café du 11ème. C’est là que j’ai compris l’ampleur de l’attentat terroriste. Mais je n’imaginais pas trouver 90 corps dans la fosse du Bataclan ».
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Commémoration du 13 novembre : l’émotion intacte
Ce jeudi est marqué par les commémorations des attentats du Bataclan, du stade de France et des terrasses du 13 novembre 2015. Dix ans après, la menace terroriste islamique demeure, dont 2015 était l’année charnière sur le territoire français.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Le seul souvenir de cette soirée du 13 novembre 2015 est glaçant et réveille un chagrin très intense. Et puis le silence. Chez moi, personne n’a dormi de la nuit. Je suis très émue, c’était presque un massacre en direct. On allumait les chaînes d’info et on savait que ce qu’on allait trouver au cœur du Bataclan était probablement encore plus terrible en termes de nombre de morts que ce qu’il était advenu sur les terrasses. J’ai le souvenir d’être descendue prendre un café, il y avait un silence dans Paris… nous étions tous en état de sidération ».Pour Michaël Darmon, éditorialiste politique à Public Sénat et I24News : « Comme tous les évènements qui marquent, c’est le sentiment d’avoir vécu le 11 septembre français. C’est-à-dire tout d’un coup s’apercevoir que le territoire pouvait être frappé de cette manière-là. Et ça venait conclure une année déjà dramatique, avec Charlie Hebdo, l’attentat de l’Hyper Cacher, les attaques sur les policiers municipaux. Là c’était symboliquement encore plus fort : ça venait toucher le mode de vie des Français dans leur ensemble. Et tout le monde connaissait quelqu’un qui avait été au Bataclan, comme si tout le monde avait été là ce soir-là ».
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Isabelle Florennes : « Le vote du Modem est partagé sur la suspension de la réforme des retraites »
Ce mercredi 12 novembre a lieu le vote de l’Assemblée nationale sur la suspension de la réforme des retraites. Isabelle Florennes, sénatrice (Union Centriste) des Hauts-de-Seine, porte-parole du Modem et vice-présidente de la commission des lois, explique : « Les députés Modem sont partagés entre l’abstention et un vote favorable. C’est la solution de compromis avec la gauche modérée, mais au-delà de ça, la réforme Borne sur les retraites de 2023 a été mal votée et n’était pas dans le sens de ce que nous voulions et qui était pourtant inscrit dans le programme du président de la République en 2017 : une retraite universelle, par points, avec une réforme globale. La capitalisation, fait partie des solutions dont il faut discuter. Des exemples existent dans le reste de l’Europe ».La sénatrice est également revenue sur la réforme de l’échelle des peines avancée par le ministre de la Justice Gérald Darmanin par ordonnances : « Quand on est parlementaire on n’aime pas énormément les ordonnances. Nous sommes là pour débattre. Soyons prudents sur une nouvelle modification de l’échelle des peines. Je crois qu’il y a déjà de nombreux outils qui existent. Le précédent garde des Sceaux avait déjà fait beaucoup de modifications dans ce domaine. »
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L'intégrale du mercredi 12 novembre
Au programme de cette édition, retour sur une nuit qui a marqué la France : il y a dix ans, les attaques du 13 Novembre frappent la nation en plein cœur. Bilan : 130 morts, des centaines de blessés, et une mémoire collective à jamais bouleversée. Comment ce traumatisme continue-t-il d’habiter notre société, nos institutions, notre rapport à la sécurité et à la liberté ? Invité exceptionnel : François Molins, ancien procureur de la République de Paris. Il revient sur cette soirée tragique et sur la manière dont la menace terroriste façonne encore notre époque. Nos éditorialistes Françoise Degois et Michaël Darmon prolongent la réflexion autour de la mémoire, de la résilience et de la politique de sécurité en France.Vu du sénat : cap sur les débats parlementaires autour de la suspension de la réforme des retraites : mesure d’apaisement ou signal de fragilité du pouvoir ? Le camp présidentiel soutiendra-t-il cette mesure ? Isabelle Florennes, sénatrice centriste des Hauts-de-Seine et porte-parole du MoDem, apporte son éclairage sur ce fragile équilibre politique.Enfin, à la une de nos régions, coup de projecteur sur Duralex, symbole industriel français qui renaît grâce à un élan collectif et une levée de fonds record. L’histoire d’un savoir-faire, d’une marque patrimoniale, et d’un attachement populaire toujours intact.
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François-Xavier Ménage : « La notion de France périphérique peut être absolument partout »
François Xavier Ménage, grand reporter et auteur de ‘Les Oubliés, enquête aux racines de la colère française’, était l’invité de « Bonjour chez vous ! ». Le journaliste a recueilli pendant quatre ans les témoignages d’infirmières, de policiers, d’agriculteurs, d’éboueurs, d’agents d’État, de bénévoles, etc, qu’il appelle « Les Oubliés » ou les « premiers de cordée ».François Xavier Ménage reconnaît sur le terrain la difficulté à comprendre une société française de plus en plus fragmentée et complexe à conceptualiser : « D’une rue à l’autre, on a des réalités différentes. Je suis paumé pour vous dire aujourd’hui où est-ce qu’elle va la France. Je ne peux pas dire que la colère est éruptive et que tout le monde va descendre dans la rue. On pensait que ça allait être le cas en septembre. Quant il y a un brouillard énorme, c’est en allant voir ceux qui font qu’on comprend un peu mieux. Pendant quatre ans j’ai pu suivre tous ces métiers qui bossent pour faire société, mais qui presque tous disent ‘on a un problème de pouvoir d’achat bien sûr, mais aussi de mépris, d’invisibilisation’. Et ça je crois que ça crée une colère que l’on n’arrive pas à définir ».Pour François-Xavier Ménage : « Ce sont ces mêmes soldats invisibles du quotidien, qu’on a appelés ‘les essentiels’ pendant la période COVID, qu’on a oublié ensuite. Il y a eu des promesses faites au niveau gouvernemental, et toutes ces marques d’attention ont ensuite disparues au profit de rien, et donc s’installe une colère qui n’est pas politique, qui est une colère abyssale. C’est une France périphérique, mais qui existe aussi dans les grands boulevards, même dans les ministères des agences de l’État. La notion de ‘France périphérique’, on a appris des milliards de choses grâce à elle, mais la périphérie elle peut être absolument partout, aujourd’hui ».
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Shein suspendu en France : faut-il aller plus loin ?
L’ouverture d’une boutique Shein dans le grand centre commercial parisien, le BHV, crée la polémique en France. L’entreprise chinoise est décriée entre autres pour la vente d’armes ou de poupées sexuelles à caractère pédopornographique. Une grande opération de contrôle par les douanes a été lancée par le gouvernement. Des dizaines de produits ouverts seraient non conformes aux réglementations européennes. Le gouvernement menace Shein de sanctions financières. Plusieurs actions en justice ont été lancées contre l’entreprise, et la France réclame en plus des sanctions au niveau européen.Pour Arnaud Benedetti, éditorialiste politique et professeur à l’université Panthéon-Sorbonne : « Shein c’est la mondialisation, la globalisation. Il est tout à fait légitime que le gouvernement français réagisse lorsqu’on ne respecte pas un certain nombre de normes face à une plateforme qui commercialise des produits qui sont scandaleux. Après la réponse ne peut pas être que française, elle doit aussi être européenne. Après il y a un autre sujet : c’est aussi le comportement des consommateurs, car les Français, et ce ne sont pas les seuls, utilisent ces plateformes ».Pour Bérengère Bonte, journaliste politique : « C’est un grand exercice de communication de la part du gouvernement, et la riposte politique pose beaucoup de questions. Quand on entend le ministre de l’Économie Roland Lescure dire ‘la prochaine fois notre bras ne tremblera pas’, mais pourquoi on attend la prochaine fois ? Il y a des produits dangereux, comme ces poupées et ces armes, mais derrière il y a aussi le milieu de la fast-fashion, c’est beaucoup de gaz à effet de serre, c’est du plastique dans les océans, c’est toutes sortes de dangers environnementaux, et tout ça on l’a complètement laissé de côté. Et maintenant qu’il y a une boutique en plein Paris ça commence à faire mauvais genre, donc on va faire quelque chose contre Shein ».
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Sophie Briante Guillemont : « Il y avait 50 peines d’inéligibilité par an, maintenant c’est 6500 »
Suite à l’annulation d’élections anticipées avec des candidats arrivés au second tour - malgré leur condamnation par la justice à une peine d’inéligibilité - la sénatrice Sophie Briante Guillemont a proposé un texte de loi pour centraliser l’ensemble des fichiers de personnes déclarées inéligibles. Un texte approuvé de manière transpartisane mais sur lequel le gouvernement s’est abstenu.Pour Sophie Briante Guillemont, sénatrice (RDSE, centriste) représentant les Français de l’étranger : « Avant la loi de confiance sur la vie publique de 2017, il n’y avait environ que 50 peines d’inéligibilité prononcées par an. Maintenant on est montés à 6.500. Et ce n’est prononcé que dans 42% des cas, c’est-à-dire que pour le reste, le juge pénal devrait prononcer l’inéligibilité mais ne le fait pas, pour des motifs variables. Le fait que le gouvernement n’ait pas soutenu politiquement ce texte est inexplicable. La ministre était dans la caricature du ‘en même temps’, en disant être pour puis en s’abstenant. Je pense qu’il y a une sorte de guerre entre administrations, entre l’Intérieur et la Justice, pour savoir qui va s’occuper de ce fichier ».Sophie Briante Guillemont est également revenue sur la polémique autour du magasin chinois Shein depuis l’ouverture d’un magasin en plein Paris : « L’œil médiatique est sur Shein. L’entreprise clame respecter la loi française mais elle ne va pas dire le contraire. Il y a toute une opération de communication de leur part. Elle a pris des engagements, mais on n’en serait pas à des sanctions si l’on était certain qu’elle faisait ce qu’elle dit. La France ne remportera pas seule ce bras de fer face à Shein. C’est pour ça que la procédure devant la Commission européenne est fondamentale. En tout cas on voit une opposition forte à ce sujet, et c’est aussi la responsabilité de BHV d’avoir choisi Shein comme partenaire ».
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L'intégrale du vendredi 7 novembre
Au programme de cette édition : cap sur un affrontement qui dépasse les frontières : l’État français peut-il réellement tenir tête à Shein ? Contrôles renforcés sur les colis, appel à une riposte européenne, engagement affiché de la plateforme chinoise à respecter les règles…S’agit-il d’une reprise en main ou d’une bataille symbolique face à la logique du low-cost mondialisé ? Décryptage avec Arnaud Benedetti et Bérengère Bonte.Dans L’Entretien, nous donnons la parole à François-Xavier Ménage. Depuis plusieurs années, il traverse les territoires en marge, à la rencontre de celles et ceux qui se sentent oubliés du débat public. Il en tire le récit d’un pays fracturé, où les colères silencieuses forment une autre histoire nationale.Au Sénat : La question de la probité démocratique est au cœur des débats, avec la création d’un répertoire national des personnes inéligibles. Un outil pensé pour clarifier le jeu électoral et restaurer la confiance dans la représentation politique. Nous en parlons avec la sénatrice Sophie Briante-Guillemont, à l’initiative de ce texte.Enfin, à la une de nos régions, et plus précisément Brive, où se tient l’une des plus grandes foires littéraires de France. La 43e édition de la Foire du Livre de Brive s'ouvre ce vendredi. Jusqu'à dimanche, 400 auteurs sont attendus et 80.000 visiteurs pour un chiffre d'affaire qui a dépassé le million d'euros l'année dernière. Les retombées touchent toute la ville à commencer par les commerçants du centre.
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Carole Delga : « Le nouvel acte de décentralisation est indispensable »
Public Sénat et sa matinale « Bonjour chez vous ! » organisent une émission spéciale, ce mardi 6 novembre pour couvrir en direct le 21e Congrès des Régions de France, qui se tient dans le Palais des Congrès de Versailles. Avec le contexte budgétaire actuel, le gouvernement demande pour le moment 4,6 milliards d’efforts de réduction des dépenses aux collectivités territoriales. Le Sénat et les présidents de régions tentent de négocier un effort de 2 milliards, comme l’année dernière.Pour Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie et présidente des régions de France, « les présidents de région font partie de l’équipe France et nous voulons participer au redressement de notre pays. En priorité, nous demandons à Sébastien Lecornu les moyens d’agir pour les régions et les collectivités de manière générale. Nous avons une crise institutionnelle, nous avons une crise budgétaire, en plus une crise climatique mondiale, nous n’allons pas rajouter une crise territoriale ».Carole Delga a insisté sur la nécessité pour Emmanuel Macron de tenir sa promesse de décentralisation de 2017 : « Le nouvel acte de décentralisation est indispensable. La France se trouve, en 2025, dans une situation beaucoup plus préoccupante qu’en 2017. Pourquoi on a besoin de donner plus de pouvoir localement ? Pour répondre à la crise institutionnelle. Les Français n’ont plus confiance dans le pouvoir politique, parce qu’ils pensent que les politiques ne connaissent pas leurs difficultés de vie. En donnant plus de pouvoirs à toutes les collectivités, nous avons la capacité à nous adapter à la réalité et à être réactifs aux besoins des Français ».
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Sauver l’industrie : quel rôle pour les régions ?
L’entreprise Duralex est sauvée de la faillite après une récolte de dons et de promesses d’investissement de 19 millions d’euros en 24 heures. La région Centre-Val de Loire a participé à ce refinancement à l’aide d’un prêt à la hauteur de 1 million d’euros. Pour les présidents de région, ce geste est un autre exemple qui vient justifier le rôle des régions dans l’investissement industriel à l’échelle locale. Le sujet est au cœur du 21 congrès des régions de France à Versailles.François Bonneau, président (PS) de la région Centre-Val de Loire, analyse l’engouement autour de la renaissance de Duralex : « Depuis que nous avons soutenu la relance de Duralex, il y a autour de cette entreprise, autour de produits qui font partie de nos vies, un engagement extraordinaire, au niveau citoyen, au niveau des régions, au niveau national. Cela veut dire que les Français croient et aiment notre industrie. Qu’ils ont véritablement envie d’un patriotisme, d’une souveraineté industrielle ».Pour Franck Leroy, président (Divers Droite) du conseil régional du Grand Est : « La réindustrialisation est un engagement que nous avons tous pris. On pensait dans les années 80-90 que l’Europe pourrait se passer d’ateliers de production, qu’on pourrait envoyer ça en Chine ou ailleurs, et qu’on pourrait simplement garder les cols blancs chez nous. C’était une erreur monumentale. Il n’y a pas de souveraineté européenne ou de souveraineté française sans une industrie ancrée dans ses territoires ».
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Olivier Cadic : « La Roumanie, la Bulgarie et la Serbie sont le laboratoire de la Russie »
Quels sont les risques d’ingérences étrangères sur les élections en France ? Une question au cœur d’une table ronde ce mercredi au Sénat. Pour Olivier Cadic, sénateur (Union Centriste) représentant les Français de l’étranger, « en manipulant bien les réseaux sociaux on arrive à avoir des résultats qui ne sont pas ceux qui auraient pu être, si vraiment la démocratie s’était exercée sereinement. La France, comme tous les autres pays, est victime d’ingérences étrangères extérieures. Taïwan est le laboratoire de la Chine. La Roumanie, la Bulgarie et la Serbie sont le laboratoire de la Russie. Et on voit chez nous se développer des choses qui sont testées ailleurs (…). On voit ce que ces puissances étrangères sont capables de faire en soutenant les extrêmes pour polariser le débat ».Également vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Olivier Cadic affirme que : « La Russie considère que les démocraties sont faibles. Et c’est justement l’enjeu, de se battre pour continuer à vivre dans un monde démocratique. Nous subissons la désinformation, le sabotage, une guerre hybride, les cyber-attaques, on a affaire à quelqu’un qui est déjà en guerre avec nous. Le problème c’est qu’en démocratie on ne se fait pas élire pour faire la guerre. Il faut faire comprendre qu’il est indispensable qu’on augmente notre budget de défense ».
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L'intégrale du jeudi 6 novembre
Dans cette émission, nous interrogeons d’abord la capacité de la France à protéger ses élections. Face aux ingérences étrangères, comment garantir l’intégrité du scrutin et la confiance démocratique ? Le sénateur centriste Olivier Cadic, représentant des Français établis hors de France, nous en parle.Puis, nous prenons la direction du Congrès des Régions de France, à Versailles, où se joue une autre bataille : celle de la répartition du pouvoir entre l’État et les territoires. Décentralisation, finances publiques, responsabilités locales : qui décide, et à quelles conditions ? Nous parlerons de ces enjeux avec Carole Delga, présidente de la région Occitanie et présidente de Régions de France, avant de retrouver plusieurs présidents de région pour un échange sur le rapport de force avec l’exécutif.
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