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718 épisodes · page 14 sur 24

Après la Sécu, le défi du budget de l’État
Le budget de la Sécurité sociale a été voté à l’Assemblée nationale avec 247 voix pour, 234 contre et 93 abstentions. Le texte budgétaire poursuit sa navette parlementaire et revient au Sénat, ce vendredi 12 décembre. La majorité de sénateurs centristes et de droite ont prévu de rejeter d’emblée le texte pour qu’il soit adopté définitivement par l’Assemblée nationale dès le 16 décembre. Mais le deuxième texte budgétaire, le budget de l’État, saura-t-il trouver la même voie pour être adopté ?Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, juge que « ce sera différent pour le budget de l’État. Dans ce budget il y a vraiment un critère d’appartenance à l’opposition ou à la majorité de gouvernement. Mais l’issue qu’a su trouver la Sécurité sociale peut permettre de créer une forme de consensus. En tout cas, la méthode adoptée par Sébastien Lecornu était nécessaire pour arriver à un accord, et elle restera peut-être comme le début d’une mutation de la politique française, qui trouvera une résonance bien plus significative que ce que nous vivons aujourd’hui ».Bérengère Bonte, journaliste politique, considère qu’il « reste un certain nombre d’inconnues sur le budget. Et la bienveillance des socialistes sur la Sécurité sociale n’est pas acquise en considérant qu’ils n’ont pas obtenu pour le moment de taxe Zucman ou d’équivalent. Sur la Sécurité sociale, le Parti socialiste a eu sa suspension de la réforme des retraites et Les Républicains ont eu quelques baisses d’impôts, tout le monde en avait dans sa besace. Sur le budget de l’État, tout reste à faire ».
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Marine Tondelier : « La méthode Lecornu consiste à ménager la chèvre et le chou »
L’Assemblée nationale a voté le budget de la Sécurité sociale à 13 voix près, ce mardi 9 novembre : 247 pour, 234 contre et 93 abstentions. Ce sont 18 voix favorables du parti Les Républicains qui ont fait pencher la balance, alors que le président du groupe à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, avait appelé à s’abstenir.Marine Tondelier ignore « qui gagne réellement à la fin avec ce budget de la Sécurité sociale. Vous voyez bien que la méthode Lecornu qui consiste à ménager la chèvre et le chou en permanence, à voter des amendements avec la gauche, d’autres avec la droite et l’extrême droite, conduit à la fin à quelque chose qui n’est pas satisfaisant. Je suis extrêmement fière que les Écologistes ait été une force d’interposition entre Emmanuel Macron et les Françaises et les Français de l’autre côté ».Au total, ce budget de la Sécurité sociale cumule à lui seul en prévision 20 milliards d’euros de déficit. Pour Marine Tondelier « c’est la responsabilité du gouvernement parce qu’il n’a pas accepté les propositions sur la partie recette. Et quand vous refusez de taxer les plus riches, quand vous mettez beaucoup d’exonérations, forcément ça grève des recettes. Donc à dépense constante, ça fait plus de déficit. Normalement sur les exonérations, l’État compense sur la Sécurité sociale, et là il le fait imparfaitement. Ce budget de la Sécurité sociale est artificiellement en déficit parce que l’État ne verse pas à la Sécurité sociale les compensations qu’il devrait ».
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L'intégrale du mercredi 10 décembre
Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu signe une première victoire politique : les députés approuvent le budget de la Sécurité sociale sans recours au 49.3, dans un scrutin serré. Est-ce aussi une victoire pour la démocratie parlementaire et pour la culture du compromis ? Ce vote rebat-il les cartes alors que la gauche et le socle commun se divisent ?Analyse avec Elizabeth Martichoux et Benjamin Morel.Le texte est adopté grâce aux voix socialistes et à l’abstention des écologistes, une position vivement critiquée par LFI et le RN. La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, répond et détaille sa ligne.Autre réaction, celle du porte-parole du Parti communiste, le sénateur Ian Brossat, opposé au budget. Avec lui, nous revenons aussi sur le budget de l’immigration voté au Sénat.A la une de nos régions, un souffle de légèreté et d’esprit de fête : direction Colmar, où le marché de Noël attire un large public malgré une météo peu hivernale. Le maire, Éric Strautmann, nous en présente les coulisses.
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Ian Brossat : « Les députés communistes ont eu raison de s’opposer au budget dans sa copie finale »
Le budget de la Sécurité sociale a été voté par l’Assemblée nationale ce mardi 9 décembre. Le texte a été approuvé par les groupes Ensemble (macronistes), MoDem (centristes), le Parti Socialiste et le groupe LIOT (indépendants). Il a été rejeté par La France Insoumise, le Parti Communiste, l’Union des Droites d’Éric Ciotti et le Rassemblement national. Les élus d’Horizons, Les Républicains et les Écologistes ont été divisés, mais se sont majoritairement abstenus. Ian Brossat, sénateur (communiste) de Paris et porte-parole du PCF, constate « qu’un certain nombre de combats que nous avons mené, notamment contre les franchises médicales, ou l’augmentation du temps de travail, avancés par les sénateurs de droite, ont été mis en échec. La copie budgétaire est positive. Est-ce que pour autant il fallait un vote positif ou une abstention ? Je pense que les députés communistes ont eu raison de s’opposer à ce PLFSS dans sa version finale ».Ian Brossat fustige la manière dont est perçue la « méthode Lecornu » dans les médias : « Si le Parlement avait été véritablement respecté, la réforme des retraites aurait été purement et simplement abrogée. Il y a de fait une majorité à l’Assemblée nationale pour l’abroger, mais jamais il n’a été permis que ce vote ait lieu. Les députés communistes ont fait voter une résolution qui n’a pas de valeur contraignante pour se prononcer sur la réforme des retraites. Donc il y a encore du chemin pour que ce soit vraiment le Parlement qui dirige le pays ».
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Budget de la Sécu : un texte sauvé de justesse
Ce mardi 9 novembre se jouait le vote du budget de la Sécurité sociale. L’Assemblée nationale a voté pour la copie finale présentée en fin de séance avec 247 voix pour et 234 contre. Mais peut-il en être de même pour le projet de loi de finances du budget de l’État qui avait été rejeté à l’unanimité moins un député ? Sans cela, Sébastien Lecornu devra choisir entre le 49.3, les ordonnances ou la loi spéciale.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique pour LCI et Public Sénat : « Incontestablement, Sébastien Lecornu a réussi son pari. Et il y en a un deuxième qui a réussi son pari : c’est Olivier Faure, qui avec le Premier ministre sont les artisans de ce compromis. Et le Parti Socialiste a fait voter pour, ce qui est quand même considérable dans la logique politique parlementaire. C’est la victoire de la stabilité ».Benjamin Morel, constitutionnaliste, considère que « le parlementarisme, d’habitude il forme des coalitions stables, avec des partis qui disciplinent leurs députés, ensuite on se met d’accord au sein de la coalition et on vote au moins le budget. C’est comme cela que ça fonctionne à peu près partout en Europe dans les démocraties parlementaires. Là on revit plutôt ce qu’il s’est passé sous la IVe République, avec des groupes politiques extrêmement divers, très indisciplinés, qui font des compromis temporaires et ponctuels ».
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L'intégrale du 9 décembre
Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu cherche à faire adopter le budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale. Parvient-il à réunir une majorité solide, alors même qu’Olivier Faure appelle les socialistes à le soutenir et que le socle gouvernemental reste incertain ? Nous recevons Clément Beaune, ancien ministre et Haut-Commissaire au Plan, pour en parler.Au Sénat, l’examen du budget met en lumière des choix contrastés : un budget de l’écologie en baisse, un budget de la sécurité en hausse, avec des moyens renforcés pour la police et la gendarmerie. Le sénateur Philippe Paul réagit à ces orientations.La loi de séparation des Églises et de l’État a été adoptée il y a tout juste 120 ans. Que représente-t-elle aujourd’hui ? La laïcité se trouve-t-elle fragilisée ? Nos éditorialistes Frédéric Dabi et Laurent Joffrin confrontent leurs analyses.A la une de nos régions, focus sur une initiative autour de la laïcité : des élèves de l’école du verre et du vitrail présentent leurs créations à la Sorbonne, reflet d’un travail pédagogique dédié aux valeurs républicaines.
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Philippe Paul : « Tous les chemins mènent à Rome, tous les drones mènent à Moscou »
Le jeudi 4 décembre, la base sous-marine de l’Île-Longue, qui abrite les sous-marins qui assurent la dissuasion nucléaire française, aurait été survolées pas des drones. Un dispositif de brouillage aurait été utilisé, sans résultat. « Aucun lien avec une ingérence étrangère n’est donc fait » a déclaré le procureur Frédéric Teillet, procureur de la République de Rennes.Philippe Paul, sénateur (LR) du Finistère est inquiet de cette situation : « C’est le site militaire le plus protégé de Bretagne, et il n’y avait pas qu’un drone, mais cinq. Je pense que ce sont des mesures d’intimidation plutôt qu’autre chose. On ne sait pas d’où viennent les drones, mais comme on dit dans les milieux autorisés : ‘tous les chemins mènent à Rome et tous les drones mènent à Moscou’. »Sur le vote du budget de la Sécurité sociale de l’Assemblée nationale ce mardi 9 novembre, Philippe Paul pense que : « Malgré tout, le budget va certainement passer à quelques voix près. Probablement que certains députés Les Républicains vont s’abstenir lors du vote du budget. Bruno Retailleau a appelé contre, mais on voit bien que les consignes du président du parti sont de moins en moins suivies. Mais je pense surtout à la population qui commence à en avoir ras-le-bol de tout ce micmac ».
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Clément Beaune : « Vouloir supprimer le Haut-commissariat au Plan c’est un peu le Milei du pauvre »
Le débat parlementaire sur le budget de la Sécurité sociale est supposé prendre fin ce mardi 9 décembre avec le vote ou le rejet de la copie à l’Assemblée nationale. Peu importe l’issue : les pronostics annoncent un vote extrêmement serré, qui se jouerait à quelques voix près.Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, ancien ministre de l’Europe et des Transports salue « ce budget de la Sécurité sociale, qui est le fruit d’efforts et de compromis. On peut saluer les députés pour leur travail. Quand on est un citoyen qui regarde les débats, cela peut créer de la confusion. Peut-être qu’il faudrait derrière revoir nos procédures budgétaires ? On a le débat budgétaire le plus long d’Europe. Mais il fallait en tout cas, dans cette Assemblée fragmentée, trouver une méthode, des compromis de gouvernement, et des parlementaires de tout bord ont joué le jeu ».Clément Beaune est également revenu sur la volonté de réduire les dépenses de Haut-commissariat, voire de sa suppression, notamment par des collègues de son propre parti : « Je l’ai pris un peu personnellement, mais ça ce n’est pas très grave. Je dirige une institution qui fête ses 80 ans en janvier prochain, et qui peut sans doute s’améliorer. On a commencé par la fusion des agences de l’État cette année. On fait 15% d’économies de fonctionnement cette année, à la demande du Sénat d’ailleurs. Proposer la suppression du Haut-commissariat au Plan c’est le Milei du pauvre »
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120 ans de laïcité : où en est le pacte républicain ?
Le 9 décembre 1905 était promulguée la loi de séparation des Églises et de l’État, dispositif indissociable pour la société française à la notion de « laïcité ». Ce mardi 9 novembre 2025 est donc le 120ème anniversaire de cette sécularisation, avec une hausse du nombre de personnes se déclarant sans religion.Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP, rappelle que « la laïcité est l’un des sujets sur lequel l’âge agit le plus fortement. Si on fait parler spontanément des jeunes, le terme ‘laïcité’ renvoie à des représentations d’imaginaires différents. Chez les plus de 35-40 ans, c’est clairement ‘séparer les religions et la politique et faire reculer l’influence des religions sur notre société’. Pour les jeunes, il s’agit de mettre toutes les religions sur un pied d’égalité, notamment dans leur visibilité, sans gêne sur la présence de signes religieux dans l’espace public ».Laurent Joffrin, journaliste et directeur du site LeJournal.info, considère que : « Quand on est religieux on n’a pas le droit, en raison de la laïcité française, d’imposer sa loi religieuse. Mais on peut très bien penser, et beaucoup de religions le pensent, que sa foi est supérieure à la loi. Les catholiques par exemple considèrent que l’avortement ce n’est pas bien du tout. Ils condamnent l’avortement alors que c’est une loi de la République, et qu’elle est même inscrite dans la Constitution. Donc on peut très bien voir cohabiter deux principes. Ce qui compte c’est le respect de la loi ».
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Budget de la sécu : Lecornu toujours en quête de voix
Le budget trouvera-t-il suffisamment de votes d’approbation pour passer devant les bancs de l’Assemblée nationale avant le 31 décembre ? Le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, appelle les députés à ne pas voter le budget, tandis que La France Insoumise et le Rassemblement national demeurent campés sur leur position : la nécessité d’un retour aux urnes.Aurore Malval, grand reporter pour Marianne, considère que « Sébastien Lecornu mouille la chemise. Il a fait de nombreux petits pas, là où on ne donnait pas cher de sa peau il y a encore quelques semaines. Tout est encore possible. Il y a quand-même un suspens, une dramaturgie qui est soigneusement entretenue par tous les acteurs de cette pantomime du budget. On pourrait en rire si ce n’était pas l’avenir des Français qui est en jeu ».Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro juge que : « Sébastien Lecornu met beaucoup d’énergie pour que ce budget aboutisse. Il est malin, rusé, comme un vieux briscard alors qu’il est plutôt jeune. Il est assez doué. Mais il y a l’exercice de la politique, l’art de la négociation, du compromis, ce qu’il maîtrise parfaitement, et puis il y a le résultat de la copie. Et là on ne va pas se mentir : la copie elle est nulle et sans logique, et elle tient par un équilibre précaire ».
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L'intégrale du lundi 8 décembre
Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu tente de bâtir une majorité autour du budget de la Sécurité sociale. Le vote s’annonce incertain et les équilibres politiques restent mouvants. Nos éditorialistes Yves Thréard et Aurore Malval analysent les rapports de force. Au Sénat, la majorité de droite examine le budget de l’État et valide plusieurs mesures de rigueur, dont la suppression de milliers de postes d’enseignants. Le sénateur LR de l’Oise Olivier Paccaud, professeur d’histoire, réagit.Dans ce contexte budgétaire tendu, les Français ajustent-ils leurs dépenses, notamment pour leurs achats du quotidien ? Réponses avec Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc.À la une de nos régions : un reportage de nos partenaires de TV7 sur ces maires qui se mettent au service de communes voisines, un engagement qui peut parfois peser sur leur moral.
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Michel-Édouard Leclerc : « Sur le Mercosur, il faut appliquer nos normes aux produits importés »
Alors que les assises de la souveraineté alimentaire s’ouvrent ce lundi 8 décembre, la balance commerciale agricole est déficitaire, pour la première fois depuis 50 ans. Ajouté à l’inflation et à la hausse des coûts de l’énergie, « Bonjour chez vous ! » a reçu Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, pour nous éclairer sur la situation de la grande distribution face à ces nouvelles contraintes.Michel-Édouard Leclerc constate qu’il y a « une chape de plomb sur la société française. Les émissions politiques : on baisse le son, on ne sait plus où on en est. Les Français constituent une épargne de précaution, et les jeunes ont compris qu’ils ne toucheraient jamais leur retraite. Nous n’écoutons plus les débats budgétaires. Nous réfléchissons à une stratégie au-delà de 2027. Il faut sortir du court-termisme de l’Assemblée nationale et du Sénat et se projeter pour nos enfants sur les dix ans qui viennent ».Face à la signature controversée du traité de libre-échange Mercosur, Michel-Édouard Leclerc adhère « au principe de réciprocité : l’application des normes françaises aux produits importés. Mais la distribution n’est pas très concernée, parce que nous n’importons que très peu de ces zones-là. Mais c’est à la puissance publique de négocier, moi on ne m’a jamais demandé mon avis ou de participer à une table de négociation de ces accords internationaux, bien qu’étant le premier distributeur français. Mais de l’autre côté, l’Amérique latine c’est également un formidable débouché pour nos industries ».
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Olivier Paccaud : « Notre pays a besoin de clarté : en Ve République c’est le retour aux urnes »
Les deux lois de finances pour le budget, PLF et PLFSS, doivent être promulguées avant le 31 décembre 2025. Les délais constitutionnels ne laissent plus de marge d’erreur au gouvernement sans avoir recours au 49.3 ou à la loi spéciale.Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l’Oise, déplore que l’on s’acharne à savoir s’il y aura un budget voté ou non : « Monsieur Lecornu agite toutes les peurs en parlant de 30 milliards d’euros de déficit. Il dit que s’il n’y a pas de vote du budget c’est le chaos, mais c’est déjà le chaos. On entend beaucoup le mot ‘instabilité’, mais qu’est-ce que c’est la ‘stabilité’ que tout le monde appelle de ses vœux ? Aujourd’hui on a la paralysie depuis 2024 et la dissolution, avec une Assemblée qui ne fonctionne plus, et un gouvernement qui n’a qu’un seul but : tenir. Non pas agir, mais durer ».Olivier Paccaud fait le constat d’un triste bilan : « Nous sommes dans un pays où il y a 3500 milliards de dette. Le chômage repart à la hausse, les faillites d’entreprises se multiplient, l’école est en souffrance, le logement est en berne, des narcotrafiquants se taillent des fiefs, l’accès aux services de santé est de plus en plus compliqué, le pouvoir d’achat est asphyxié. Je sais que mes propos ne plairont pas, mais notre pays a besoin de clarté. Et la clarification dans la Ve République c’est le retour aux urnes. De Gaulle l’avait fait, moi je suis favorable à une nouvelle dissolution ».
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Municipales : élections locales ou nationales ?
À l’approche des élections municipales, qui se jouent du 15 au 22 mars 2026, les débats budgétaires à l’Assemblée nationale et au Sénat prennent de plus en plus des tournures de tracts électoraux. Ces élections seront-elles davantage structurées comme une présidentielle anticipée, ou le vote suivra-t-il des enjeux plus locaux ?Tâm Tran-Huy, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat, rappelle que : « On a tendance à dire que le scrutin municipal est, pour de nombreuses villes, déconnecté de la vie politique national, avec notamment la prime aux sortants. Mais c’est vrai que ce scrutin va être bouleversé par le contexte politique, et c’est un sujet qui inquiète les Français et les maires. On a aussi tout le sujet du budget des collectivités, qui est revenu au congrès de maires, et qui impacte la campagne ».Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards déplore que « toutes les problématiques qui touchent le quotidien des gens ne sont pas présentes dans les campagnes menées par les différents acteurs municipaux. Ce dont ces derniers s’occupent pour le moment c’est la composition de leur liste et ‘avec qui je vais faire alliance ?’. On ne parle que de ça. On ne parle aucunement des difficultés que vont ensuite rencontrer les maires élus. Il y a une prise de force du national sur le local ».
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L'intégrale du vendredi 5 décembre
Au programme de cette édition : Faut-il s’inquiéter des déclarations de Vladimir Poutine, qui se dit prêt si l’Europe veut la guerre ? Cherche-t-il vraiment l’escalade ou prépare-t-il autre chose ? Le géopolitologue Nicolas Tenzer nous livre son analyse.Sébastien Lecornu peut-il réussir son pari sur le budget de la Sécurité sociale ? Il multiplie les compromis, notamment sur la CSG sur le capital, et cherche à réunir une majorité autour du texte. La sénatrice LR Christine Lavarde réagit alors que la partie « recettes » du budget vient d’être profondément réécrite par la droite sénatoriale.À l’approche des municipales, la situation politique et parlementaire influence-t-elle déjà le scrutin ? Décryptage avec Pablo Pillaud-Vivien et Tâm Tran-Huy. Focus ensuite sur les enjeux dans les Alpes-Maritimes et le Var avec nos partenaires de la presse régionale.À la une de nos régions, la magie de Noël s’empare du château de Blois : un parcours lumineux fait dialoguer la Renaissance et le contemporain. Découverte de ces illuminations spectaculaires.
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Christine Lavarde : « Chaque année, le nouveau budget est le plus mauvais jamais voté »
Le gouvernement s’est engagé à ne pas augmenter les franchises médicales, mais a parallèlement établi un arrangement sur la CSG (contribution sociale généralisée). Ce prélèvement sur les revenus des pensions retraites, du patrimoine ou de placements financiers est revu à la hausse, selon le souhait du Parti Socialiste. Un pas de plus vers le centre-gauche qui déplaît au centre-droite. Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine, déplore que le sujet soit actuellement de « savoir combien de milliards de déficit de moins on fait. On n’est pas dans une logique de remettre la Sécurité sociale à l’équilibre. Certaines branches à l’intérieur du budget sont excédentaires, par exemple la branche ‘famille’. Et alors qu’on a un vrai un problème de démographie, on va ponctionner la branche ‘famille’ pour financer d’autres branches du budget. L’année dernière on disait que le budget était le plus mauvais, je pense qu’on pourra répéter exactement cette phrase ».Christine Lavarde insiste sur le fait que pour Les Républicains : « les entreprises ne doivent pas être les vaches à lait de la fiscalité. Le recours à la fiscalité est ici une mauvaise réponse. À court terme, on a des recettes immédiates, mais sur le moyen terme c’est moins d’investissements dans les entreprises, moins de recrutements, donc des conséquences sur l’emploi et des délocalisations. On prend des décisions qui vont à l’encontre de la réindustrialisation qu’on avance ».
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Nicolas Tenzer : « Une trêve en Ukraine serait un moyen pour la Russie de regagner des forces »
La délégation américaine, menée par l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner, poursuit ses pourparlers depuis le 2 décembre pour tenter de trouver un accord de paix sur la guerre en Ukraine. Moscou et Kiev ont affirmé ce mercredi être prêts à poursuivre les discussions sur le conflit en Ukraine.Mais pour Nicolas Tenzer, essayiste et expert en géostratégie à Sciences Po : « Il n’y aura pas d’accord de paix, parce qu’il ne peut pas y avoir d’accord de paix avec la Russie. La paix permettrait à la Russie de se réarmer, et les Européens qui disent qu’il faut continuer à négocier sont dans un théâtre d’ombres, à répéter les vieux mantras diplomatiques, qui, avec la Russie, n’ont pas de sens. La Russie ne veut pas la paix. Et même si une sorte de trêve serait conclue, ce serait un moyen pour la Russie de regagner des forces. Pour s’en sortir, il faut gagner la guerre ».Nicolas Tenzer est également revenu sur la déclaration du président de la Fédération de Russie, qui se dit prêt à une guerre avec l’Europe si c’est ce que les Européens souhaitent : « Les déclarations de Vladimir Poutine, on ne les a pas assez écoutées, car cela aurait instruit les dirigeants européens sur ce qu’il voulait : la destruction totale de l’Ukraine, de l’Europe et du droit international. Et aujourd’hui, à chaque fois qu’il dit quelque chose, on en fait des choux gras alors qu’il répète ce que tout le monde sait. Il est toujours dans la menace pour nous dissuader de rétorquer et d’agir. Jusqu’à maintenant ça marchait, cela marche moins depuis deux ans ».
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Jean Hingray : « Nous sommes contraints d’accepter la suspension de la réforme des retraites »
Édouard Philippe, patron d’Horizons, membre de la coalition gouvernementale, a annoncé ce 2 décembre que son groupe ne votera pas le budget de la Sécurité sociale en cas de suspension de la réforme des retraites. Un ultimatum qui pose la question : va-t-on vers un rejet du texte dans l’Hémicycle ?Jean Hingray, sénateur (Union Centriste) des Vosges, dit avoir « été un peu étonné de cette annonce d’Édouard Philippe. Sur la suspension de la réforme des retraites, nous sommes au pied du mur, nous ne pouvons pas faire autrement que l’accepter. Il faut que certains groupes politiques admettent la situation de la France telle qu’elle est. On nous demande de faire des efforts budgétaires conséquents dans nos collectivités, il faut que l’État le fasse aussi ».Également membre de la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport, Jean Hingray a réagi à la manifestation du 11 octobre dernier, où plusieurs milliers de bénévoles et de salariés du monde associatif et du milieu sportif ont manifesté à travers le pays pour dénoncer des coupes sans précédent : « On ne peut que partager cette opinion. C’est un peu plus de 25% du budget national alloué au sport qui est supprimé, notamment pour les plus jeunes au travers du pass sport. Mais en même temps, on doit trouver de l’argent dans tous les budgets, donc il faut que chacun se responsabilise ».
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Laurent Jacobelli : « Le Parti Socialiste a un revolver sur la tempe du Premier ministre »
La course contre-la-montre se poursuit pour voter les deux projets de loi de finances de l’État (PLF) et de la Sécurité sociale (PLFSS), qui doivent constitutionnellement être promulguées avant le 31 décembre. Malgré les risques de rejet du PLFSS à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a maintenu qu’il n’aurait pas recours à l’article 49-3.Laurent Jacobelli, député de la Moselle et porte-parole du Rassemblement National, explique les raisons pour lesquelles le RN ne votera pas le budget : « M. Lecornu appelle à la cohérence, mais il faut une cohérence entre les discours et les actes. Le Parti Socialiste a un revolver sur la tempe du Premier ministre, et celui-ci accepte notamment une augmentation de la CSG. Or, il soutenait qu’il ne fallait pas matraquer les Français et faire peser le risque fiscal sur tous nos concitoyens. Vous voyez bien que le Premier ministre est plus occupé à s’agripper à son siège et à sauver les sièges du Parti Socialiste qu’à défendre les Français ».Laurent Jacobelli est revenu sur la polémique autour d’un éventuel projet de « labellisation des médias » : « Le président de la République a depuis longtemps une tentation de contrôle des médias, souvent par le biais des réseaux sociaux, et ce depuis l’affaire Benalla. Il n’a jamais supporté que l’on révèle que son homme fasse le coup de force dans les rues de Paris. Et depuis, il a une méfiance vis-à-vis de la presse qu’il ne contrôle pas. Je rappelle qu’il y a seulement 11% des Français qui lui font encore confiance, et c’est ce moment qu’Emmanuel Macron choisit pour parler de ‘labellisation des médias’ ».
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L'intégrale du jeudi 4 décembre
Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu maintient sa ligne. Il refuse d’utiliser l’article 49.3 pour faire adopter le budget de la sécurité sociale à l’Assemblée nationale et appelle les parlementaires à la cohérence. Peut-il être entendu alors que certains dans son propre camp, à l’image d’Edouard Philippe, lui font défaut ? Analyse de nos éditorialistes Michaël Darmon et Emilie Zapalski.L’entretien : Quelle est la réaction du Rassemblement national à cette position ? Voteront-ils contre les budgets, quel que soit leur contenu ? Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national et député de la Moselle, répond à ces questions.Le Sénat poursuit l’examen du budget. Le budget du sport, de la jeunesse et de la vie associative est en net recul. Le sénateur centriste des Vosges Jean Hingray fait le point.A la Une de nos régions : Dans le Cher, un maire innove pour maintenir sa maternité en activité¿: il propose une prime pour encourager les naissances dans sa commune, à Saint-Amand-Montrond. Le maire Emmanuel Riotte explique cette initiative.
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Emmanuel Capus : « On ne reconnaît plus le Sénat, il est à l’initiative de la majorité des taxes »
Le Sénat poursuit l’examen du budget. D’ores et déjà de nombreuses nouvelles taxes ont été votées par la Chambre haute pourtant plutôt mesurée d’habitude sur la hausse de la fiscalité : augmentation de la taxe sur la gaz, taxe sur les croisières internationales, augmentation de la taxe sur les petits colis, hausse de la taxe spéciale sur les contrats d’assurance des automobilistes, élargissement de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, prolongation de la contribution différentielle sur les hauts revenus, création d’une taxe sur les holdings et création d’un nouvel ISF.Face à une telle avalanche de nouvelles recettes, Emmanuel Capus, sénateur (Horizons) du Maine-et-Loire fustige « un Sénat que l’on ne reconnaît plus. Je l’ai dit avec fermeté dans les débats, et c’est ce qui m’a étonné, c’est que la grande majorité de ces taxes, ont été à l’initiative de la droite sénatoriale. On ne s’attend pas à ce que la majorité sénatoriale vote autant de nouvelles taxes. On a déjà les impôts les plus élevés de l’OCDE. On a bien compris que la situation économique ne permettait pas de les baisser, mais on aimerait au moins ne pas en créer de nouveaux ».Alors que les débats se tendent à l’Assemblée nationale en deuxième lecture du budget de la Sécurité sociale, Emmanuel Capus rappelle que « si le texte voté par l’Assemblée nationale suit la copie du Sénat, les députés Horizons le voteront. Mais la réforme des retraites est un de nos points de blocage, incontestablement. Il y a donc de très grandes chances que si les socialistes maintiennent leur position sur la suspension de la réforme des retraites, le budget ne soit pas voté ».
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« Labellisation » des médias : pourquoi une telle polémique ?
La polémique, après les propos d’Emmanuel Macron sur la proposition de « labellisation » des médias ne dégonfle pas. Reprenant une proposition issue des Etats généraux de l’information, le chef de l’Etat avait précisé que cette labellisation devait être faite par des professionnels et non par l’Etat. Droite et extrême-droite sont vent debout contre cette idée.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat considère que « la labellisation n’est pas une bonne idée, chacun peut en convenir. D’ailleurs tout ce qui émane d’Emmanuel Macron est radioactif. Il devrait éviter de faire des propositions aussi importantes. La détestation qu’il inspire, qui est considérable, et il ne s’en rend pas compte, fait que tout ce qu’il propose est disqualifié dans l’instant. Donc pour les besoins de l’information, il devrait l’éviter.De son côté, Françoise Degois, éditorialiste politique affirme que : « Emmanuel Macron est en colère. Moi je le sais. Il considère qu’il est un génie incompris dans sa démarche. Aucun président de la République ne doit s’emparer de ce sujet. Ça ne peut pas être un sujet porté par un politique, et a fortiori par Emmanuel Macron. L’image qui s’est construite de lui varie entre la manipulation et le mépris de la presse ».
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Emmanuel Grégoire : « Rachida Dati doit démissionner de son ministère pour faire campagne »
L’échéance électorale du 15 mars 2026 pour les municipales approche. La course s’est engagée entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati pour briguer la mairie de Paris. Emmanuel Grégoire, député et candidat (Parti Socialiste) à la mairie de Paris était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ».Emmanuel Grégoire refuse catégoriquement toute union avec La France Insoumise, même au second tour : « Je ne peux pas travailler avec quelqu’un qui lance sa campagne en disant ‘il ne faut pas de maire socialiste à Paris’. Et ce n’est pas valable qu’à Paris. C’est un sujet de confrontation dans toutes les grandes villes de France, avec deux stratégies de gauche. Ce ne sont pas des gauches irréconciliables, puisque ce sont les électeurs qui se retrouvent et qui font un choix. À Paris, nous devons séduire des gens qui ont voté Jean-Luc Mélenchon ou Emmanuel Macron. Je veux m’abstraire, me mettre au-dessus des querelles de partis : mon seul adversaire c’est la droite. Pour que Paris reste à gauche, il faut voter notre liste ».Emmanuel Grégoire accuse « Rachida Dati d’instrumentaliser à outrance son ministère au service de sa campagne. Je crois que personne n’en est dupe. Cela renvoie à quelque chose d’assez profond dans l’image qu’elle dégage : elle se croit tout permis. Je ne parle pas de ses affaires et de son renvoi en correctionnel, ça c’est le travail de la justice. Mais jamais un ministre n’a fait campagne pour une élection aussi majeure. Elle doit démissionner ».
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Budget : quels espoirs pour un compromis ?
Après le rejet du budget de l’État à l’Assemblée nationale, l’idée d’un retour du 49-3 semble faire son chemin au sein du Parti Socialiste. Face à la levée de boucliers au Sénat contre les nouvelles dépenses, plusieurs élus du PS considèrent désormais l’article 49-3 comme un instrument acceptable pour faire passer en force un budget comprenant des mesures obtenues par la gauche.Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, explique cette volte-face du Parti Socialiste : « Les deux sauvent leur peau dans cette histoire. Personne n’a intérêt à la dissolution en dehors de La France Insoumise et du Rassemblement National. Le gouvernement a à perdre car il chuterait. Les partis du bloc central partiraient en charpie, que ce soit le Parti Socialiste ou Les Républicains. Ce ne sont que des perdants».Mathieu Souquière, essayiste politique juge que « le spectacle auquel on assiste est à la fois inintéressant et incompréhensible. On a un appel au compromis qui vient d’à peu près tout le monde et on a un budget voté par un député. Avec un vote où l’ex-socle commun, supposé soutenir Sébastien Lecornu, n’est même pas au rendez-vous pour le vote. C’est un spectacle d’immaturité, voire d’irresponsabilité politique inédit. Et les sondages le montrent : l’antiparlementarisme progresse ».
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Jean-François Husson sur le budget : « Il faut laisser le Sénat agir »
Crise politique, institutionnelle, économique, diplomatique, démographique : la France entre dans une période de grandes turbulences. Le sénateur (LR) de Meurthe-et-Moselle, Jean-François Husson, également rapporteur général de la commission des finances du Sénat, alerte : « Nous sommes dans une période d’hyper-instabilité ».Jean-François Husson fait part de ses inquiétudes : « Des tensions géopolitiques, qui n’ont jamais été aussi fortes depuis des décennies. Et en France la vie politique est traversée de courants divers, d’un délitement de la pensée : les partis politiques n’ont plus la place qu’ils avaient, les syndicats non plus. Et le point d’orgue de cet affaissement de cette fragmentation : c’est la dissolution. Le chef de l’État a, par cette décision, précipité les choses ».Sur la question budgétaire, Jean-François Husson garde une once d’optimisme : « Je pense qu’un compromis est possible, et que le texte budgétaire peut aboutir, avec une commission mixte paritaire conclusive. Nous avons deux Chambres. Je redis au gouvernement : ‘laissez le Sénat agir, délibérer et poser ses priorités, d’autant que l’Assemblée nationale l’a fait pour ne rien valider’. Il nous faut donner un budget à la France avant le 31 décembre de cette année ».
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Budget de la Sécu : droite et gauche peuvent-elles trouver un accord ?
Le Parti Socialiste a renouvelé sa visite à Matignon, ce lundi 1er décembre. Une fois de plus, l’enjeu de la rencontre avec le Premier ministre était de trouver un accord sur le budget de la Sécurité sociale en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Le texte comporte la suspension de la réforme des retraites, mais aussi des économies que la gauche ne veut pas voter.Ian Brossat, sénateur de Paris et porte-parole du Parti Communiste, évoque la copie du texte budgétaire renvoyée par le Sénat : « Si la copie finale du budget de la Sécurité sociale ressemble à ce qui a été adopté par le Sénat, nous ne la voterons pas. Parce que c’est une version qui est tellement injuste qu’elle confine à l’indécence. Quand vous avez mis bout à bout : le gel des prestations sociales, le gel des pensions retraites à moins de 1400 euros, la taxation des mutuelles, les apprentis qui sont mis à contribution ; c’est impossible pour nous de valider une copie pareille ».A l’inverse Dominique Estrosi Sassone estime que « la majorité sénatoriale a choisi de voter en responsabilité. La première mesure sur laquelle nous avons souhaité ne pas nous renier, c’est de rétablir la réforme des retraites. Et là-dessus, nous ne pouvons pas faire de compromis, parce que cela fait des années que nous expliquons que c’est arithmétique : plus la France vieillit, plus l’on doit travailler plus longtemps ».
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Olivier Cadic : « Les Jeux Olympiques ont réussi puisqu’on les a préparés, la guerre c’est pareil »
« On ne veut pas prendre la représentation nationale en traître », déclarent Le Premier ministre et la ministre des Armées après avoir rassemblé, ce lundi 1er décembre, les parlementaires des commissions chargés des sujets de défense dans une réunion à huis clos. L’enjeu : faire accepter via des débats organisés en vertu de l’article 50-1 l’augmentation de 6,7 milliards d’euros le budget des Armées.Olivier Cadic, sénateur (Union Centriste) des Français établis hors de France, justifie cette nouvelle hausse de dépenses : « On a trop attendu. J’entends Laurent Fabius dire ‘nous devons toucher les dividendes de la paix’ après la chute du mur de Berlin, il faut maintenant rattraper cette erreur stratégique. Nous avons baissé l’arme. L’adversaire s’est dit que c’était le bon moment. Aujourd’hui on voit que les efforts d’investissements pour se rétablir sont beaucoup plus importants. Nous devons aujourd’hui payer pour ceux qui ont bénéficié des dividendes de la paix ».Olivier Cadic pense qu’il faut « prendre avantage de l’expérience sur le terrain en Ukraine, mais aussi de la confrontation Iran-Israël. Si nos forces armées réclament des forces supplémentaires c’est justement parce qu’elles considèrent que nous ne sommes pas à niveau. Mais malheureusement, c’est comme le jour du match, ce n’est que dans la confrontation que l’on sait si l’on est au niveau ou pas. Et il ne faut pas attendre le jour de l’entrée au conflit pour voir si l’on est au rendez-vous. Les Jeux Olympiques, si ça a été un succès fantastique, c’est parce qu’on les avait préparés, et bien là c’est pareil ».
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L'intégrale du mardi 2 décembre
Va-t-on vers un compromis sur le budget ? Après leur rencontre à Matignon avec Sébastien Lecornu, les socialistes le jugent possible. Mais le bloc central est-il vraiment prêt à accepter les demandes du PS au prix d'un déficit plus lourd ? C'est la question que nous posons à Marc Fesneau, Vice-Président du MoDem et président du groupe à l’Assemblée. Ce budget est en cours de discussion au Sénat. La droite sénatoriale qui ne veut pas d’impôt et de taxe supplémentaire s'emploie à la détricoter. Sur quelles mesures droite et gauche peuvent-elles tomber d’accord ? C’est le thème de notre débat politique entre la sénatrice LR Dominique Estrosi-Sassonne et le sénateur communiste Ian Brossat.Le sénateur du jour est le centriste Olivier Cadic qui représente les Français de l'étranger. Emmanuel Macron a apporté son soutien à Volodymyr Zelensky qu’il a reçu à l’Elysée. Est-on dans un moment décisif pour la paix en Ukraine ? A la une de nos régions, cap sur Saint-Etienne après la condamnation du maire Gaël Perdriau. Les cartes sont-elles rebattues pour les municipales ? Comment ce jugement a-t-il été accueilli ?
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Marc Fesneau : « Il faut trouver un compromis sur un déficit supportable, autour de 20 milliards »
Face au risque que le budget de la sécurité sociale soit une fois de plus rejeté par l’Assemblée nationale, certains élus socialistes considèrent désormais que l’usage du 49-3 pour faire passer un texte comprenant leurs demandes serait acceptable.Marc Fesneau, président du groupe les Démocrates à l’Assemblée nationale et premier vice-président du MoDem, tempère : « Nous sommes prêts à bouger sur un certain nombre de lignes dès lors que l’on m’explique comment on arrive à tenir un déficit, non pas un excédent, qui soit supportable pour tout le monde. Faire 35 milliards de déficit sur la Sécurité sociale, c’est non. C’est autour du chiffre des 20 milliards que le compromis peut s’organiser. Et si on n’a pas de budget, on sait que c’est 30 milliards de déficit. Nous sommes ceux ayant fait le plus d’efforts pour trouver un point d’équilibre ».En tant que vice-président du Modem, Marc Fesneau s’est expliqué sur les alliances en vue des municipales : « C’est un choix auquel nous nous tenons depuis 2008. Il y a une donnée nouvelle cette fois-ci, pour 2026, c’est la question de ceux qui pourraient avoir envie de faire des alliances avec La France Insoumise ou le Rassemblement National. En tout cas, nous on sera fermes sur nos positions et on est capable de dialoguer avec tous ceux qui refusent le populisme ».
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Florence Blatrix Contat : « Les exigences des socialistes sont claires, la balle est à Lecornu »
Le Parti Socialiste est à nouveau reçu ce 1er décembre par Sébastien Lecornu pour aborder l’avenir du budget de la Sécurité sociale. Boris Vallaud, député et chef du groupe parlementaire PS à l’Assemblée nationale a prévenu : « ça peut mal se terminer : s’il n’y a pas de compromis, 49.3 ou pas, il n’y aura pas de budget ».Florence Blatrix Contat, sénatrice (PS) de l’Ain, reprend la rhétorique du compromis : « Les socialistes sont à la recherche d’un accord. La loi spéciale serait catastrophique et obligerait à reprendre les débats budgétaires. Les ordonnances ne sont pas une option car c’est l’exclusion du Parlement. La suspension de la réforme des retraites et le doublement des franchises médicales sont les lignes rouges du Parti Socialiste. Maintenant, la balle est dans le camp de Sébastien Lecornu ».En pleine crise du logement, la sénatrice alerte : « Je suis dans un département avec deux métropoles voisines : lyonnaise et genevoise. Le prix du logement ne cesse de flamber et la part des loyers et des remboursements prend une place de plus en plus importante dans le budget des ménages. Le logement est à l’arrêt depuis le premier mandat d’Emmanuel Macron, il faut le relancer et le rendre plus accessible ».
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