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Par Public Sénat
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718 épisodes · page 13 sur 24

Yannick Jadot : « Le Mercosur est un accord du XXème siècle qui poursuit le dérèglement climatique »
Malgré les manifestations répétées des agriculteurs à Bruxelles et désormais dans toute la France, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur devrait être signé le 17 janvier. Après plus de 25 ans d’errances, le texte aboutirait, avec pour seul opposant au texte : la France. La présidente de la commission européen Ursula von der Leyen s’est félicitée de sa ratification prochaine, et le président brésilien Lula da Silva a applaudi « un jour historique pour le multilatéralisme ».Yannick Jadot, sénateur écologiste de Paris et ancien candidat à l’élection présidentielle, est particulièrement réticent à ce traité. Il le considère « d’abord comme un échec pour l’Union européenne ». Il interroge : « Quelle est le modèle qu’elle veut porter ? Est-ce que c’est un modèle où l’on continue à détruire l’Amazonie ? L’Amazonie est à un point de bascule alors que c’est le premier poumon de la planète (...). Depuis trente ans, au total c’est l’équivalent de l’Espagne et du Portugal en surface qui a été détruit ».Yannick Jadot rappelle que « cet accord a été lancé en 1999. Il faut que nous développions avec les pays du Mercosur une relation politique et commerciale du XXIème siècle. Depuis, en France c’est 200.000 fermes qui ont été fermées. Et nous sommes encore dans les accords du XXème siècle, avec des accords de commerce qui, au fond, n’apportent pas grand-chose : les estimations c’est 0,05% du PIB en 2040. Mais on reste dans la logique de la mondialisation du dérèglement climatique, de la disparition des paysans, de la malbouffe et de l’effondrement de la biodiversité ».
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L'intégrale du lundi 12 janvier
Au programme de cette édition : Le Mercosur n'en finit pas de créer des tensions dans la classe politique. A l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu affronte deux motions et évoque la possibilité d’une dissolution et de législatives simultanées aux municipales. Coup de bluff ? On en débat avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux.Le vote du Mercosur, malgré l’opposition du gouvernement, illustre-t-il un affaiblissement de la France en Europe ? Réponse avec Yannick Jadot, sénateur écologiste de Paris.L’Union européenne peut-elle freiner les velléités de Donald Trump au Groenland ? Éclairage avec Christian Cambon, sénateur LR et envoyé spécial du Président du Sénat pour les relations internationales.Enfin "À la une de nos régions", nous partons à la rencontre du plus vieux maire de France, Guy Delattre, 93 ans et maire depuis 1971. Il est en campagne pour un nouveau.
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Agriculture : la culture du modèle qualitatif français menacée ?
Des agriculteurs en colère se sont rassemblés au Touquet, ce vendredi 19 décembre, pour déverser des choux-fleurs devant la villa du couple Macron. Les blocages routiers par des agriculteurs français se poursuivent. Politique Agricole Commune, prix cassés, accords de libre-échange : la dermatose nodulaire et l’abattage de troupeaux ont été la goutte qui fait déborder le vase. Le modèle agricole français saura-t-il survivre à ces crises successives non résolues ?Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards justifie la colère des agriculteurs : « Elle ne s’est pas arrêtée depuis maintenant au moins une dizaine d’années. À chaque fois ils se mobilisent avec des demandes très précises. Aujourd’hui ils sont mobilisés contre le traité de libre-échange du Mercosur, mais aussi contre toute une foultitude d’autres paramètres. C’est un secteur en crise structurelle ».Olivia Détroyat, journaliste du Figaro spécialisée sur l’agriculture, ajoute : « Il y a une vingtaine d’années, nous étions largement excédentaires en matière de balance commerciale et de souveraineté alimentaire, cette année nous serons déficitaires pour la première fois. Là où Emmanuel Macron est responsable c’est qu’il suscitait énormément d’espoirs avec la promesse en 2017 d’augmenter les revenus agricoles ».Alain Kruger, journaliste et auteur de « On ne parle pas la bouche pleine », considère que « l’un des plus beaux mots de la langue française c’est ‘paysan’. C’est notre pays, ce qui dessine le paysage. C’est une richesse culturelle, et ce n’est pas un hasard si ‘l’agriculture’ et la ‘culture’ sont des mots aussi proches. Il faudrait considérer l’agriculture - sous sa forme la plus noble, et pas sous sa forme la plus agro-industrielle – comme la culture française que l’on défend ».
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L'intégrale du vendredi 19 décembre
Au programme de cette édition : L’Union européenne débloque un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, faute d’accord sur l’utilisation des avoirs russes gelés. S’endetter pour soutenir Kiev est-ce la bonne option ? La question est posée à Manon Aubry, eurodéputée La France insoumise et coprésidente du groupe de la Gauche au Parlement européen.À Bruxelles, la Commission européenne annonce le report de la signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Un accord qui cristallise la colère des agriculteurs, tout comme les abattages de troupeaux liés à la dermatose nodulaire. Un débat avec nos invités.Le Parlement cherche un accord sur une version commune du projet de loi de finances. La négociation s’annonce délicate entre députés et sénateurs. Quelles concessions la droite est-elle prête à faire à la gauche ? Éclairage avec Louis Vogel, sénateur Les Indépendants de Seine-et-Marne, membre du parti Horizons.À la une de nos régions, une création spectaculaire mêlant cirque et catch. Le metteur en scène québécois Robert Lepage dévoile un nouveau spectacle à découvrir.
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Louis Vogel : « L’abattage des troupeaux contre la dermatose nodulaire est la seule solution »
Avec un budget de l’État prévoyant un déficit budgétaire de 5,3% l’année prochaine, la banque de France alerte sur la dégradation des finances publiques. L’objectif initial visé par le gouvernement était fixé à 4,7% de déficit. Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes a déclaré ce jeudi 18 décembre : « nous verrons déjà si nous pouvons atteindre les 5% de déficit, mais ça ne paraît pas très bien parti ».Louis Vogel, sénateur (Les Indépendants) de la Seine-et-Marne et membre d’Horizons considère « qu’il faut passer des réformes structurelles pour réellement réduire les dépenses de l’État. Le problème c’est que dans notre contexte on ne peut pas les mettre en place, il nous faut trouver des ressources. Et ces ressources sont nécessairement fiscales : il ne faut pas qu’elles soient trop lourdes pour la production, et il ne faut pas qu’elles touchent trop les Français car le taux d’imposition est déjà très lourd ».Louis Vogel est également revenu sur la crise agricole : « L’abattage des troupeaux contre la dermatose nodulaire est la seule solution pour éviter qu’elle ne se dissémine pour que ça devienne plus grave. Mais le monde agricole est en difficulté depuis très longtemps. Ils rencontrent de nombreuses problématiques : l’accord sur le Mercosur, la Politique Agricole Commune, maintenant il y a ces animaux malades… Ça fait beaucoup pour un seul homme j’ai envie de dire, et plus personne ne veut être agriculteur ».
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Manon Aubry : « L’Union européenne est en train de disparaître de l’Histoire »
Après négociation avec le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, a obtenu le report de la signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur, du samedi 20 décembre au mois de janvier. Un délai qui permettrait de renégocier les clauses de sauvegardes et les clauses miroirs pour les importations d’Amérique latine.Pour Manon Aubry, députée européenne de La France Insoumise : « C’est une énorme opération d’enfumage. Je sais que c’est bientôt Noël et qu’on a envie d’y croire. Mais que ce soit en décembre ou en janvier, cet accord ne va pas bouger d’une seule virgule. Tout est déjà finalisé : le contenu de l’accord, mais aussi les clauses de sauvegarde. Pour qu’elles soient activées, il faut une variation des prix et des volumes de 8%, à la seule initiative de la Commission européenne, prouver une causalité avec l’accord, etc. Elles n’ont aucune chance d’être activées, et quand bien même elles le seraient, elles ne prévoient pas une suspension des importations en provenance du Brésil et de l’Argentine ».Manon Aubry ajoute que « l’Union européenne est en train de disparaître de l’Histoire. Que ce soit pour l’accord de paix qui n’a pas été respecté à Gaza, sur la perspective d’un accord de paix en Ukraine, sur les questions commerciales, c’est Donald Trump qui est en train de dicter sa loi à l’Union européenne ».
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UE-Mercosur : la France peut-elle bloquer l’accord de libre-échange ?
Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, la chef d’État de l’Italie, se sont mis d’accord pour tenter de repousser la signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur, à contre-courant des gouvernements allemand et espagnol. Une volte-face à la veille du sommet européen qui a lieu ce jeudi 18 décembre pour l’adoption de l’accord du Mercosur. Alors que de très nombreux agriculteurs manifestent à Bruxelles, l’accord de libre-échange sera-t-il reporté ?Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP, rappelle que les agriculteurs sont « massivement soutenus par les Français. Quelle que soit la thématique, notamment avec la succession de crises agricoles que l’on traverse, il y a systématiquement un soutien aux agriculteurs. Et ensuite il ne faut pas imaginer les agriculteurs isolés et autarciques : ils vivent dans les communes rurales, et les communes rurales c’est 25% de la population française ».Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI, pense « possible » que le gouvernement ne parvienne plus à maîtriser la crise agricole. « Il y a une combinaison d’ingrédients explosifs, avec deux partis politiques, les extrêmes, qui mettent de l’huile sur le feu. Il est envisageable que La France Insoumise et le Rassemblement National parient sur une colère paysanne qui déborde, pour provoquer le désordre politique auquel ils aspirent ».
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L'intégrale du jeudi 18 décembre
Au programme de cette édition : À la une de nos régions, la mobilisation des agriculteurs qui se poursuit. Sébastien Lecornu monte en première ligne, mais parvient-il à désamorcer la colère du monde agricole ? Direction l’Ariège, où le gouvernement affiche l’objectif de vacciner l’ensemble des exploitations.La France peut-elle encore faire barrage à l’accord du Mercosur ? Les agriculteurs se mobilisent à Bruxelles et à Strasbourg, là où se joue l’avenir du traité. Jordan Bardella est allé à leur rencontre. Y a-t-il une récupération politique de la colère agricole par le Rassemblement national ? Éclairage avec Jean-Philippe Tanguy, vice-président du groupe RN à l’Assemblée nationale.Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu montent au front dans la lutte contre le narcotrafic. Déplacement à Marseille pour le chef de l’État, débat au Parlement pour le ministre, qui appelle à une mobilisation générale en ciblant notamment les consommateurs. Analyse avec Elizabeth Martichoux et Frédéric Dabi.Comment mieux protéger les enfants face aux écrans et aux réseaux sociaux ? C’est l’objectif de la proposition de loi portée par la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, qui en détaille les enjeux.
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Catherine Morin-Desailly : « Nous voulons instaurer une hygiène numérique sur les réseaux sociaux »
Le Sénat a voté une proposition de loi visant « à protéger les jeunes de l’exposition excessive et précoce aux écrans et des méfaits des réseaux sociaux ». Elle sera examinée à l’Assemblée nationale le 19 janvier 2026. Cette proposition de loi s’inscrit dans un contexte où le président de République multiplie les rendez-vous avec la presse quotidienne régionale pour affirmer son ambition d’imposer à tous les réseaux sociaux la vérification de l’âge et de les interdire aux moins de 16 ans.Catherine Morin-Desailly, sénatrice (UC) de Seine-Maritime, rapporteur de la proposition de loi, considère que « les effets délétères de ‘trop d’écran’ ou de contenus inappropriés, dégradants, sont maintenant connus et documentés. Ce texte vise à mobiliser l’ensemble des adultes et des professionnels qui vont graviter dans l’environnement de l’enfant. Pour autant, nous sommes dans un monde hyper connecté, l’enfant verra des écrans partout. Il faut donc apprendre à utiliser les écrans, mais aussi à s’en passer ».Catherine Morin-Desailly considère nécessaire « d’instaurer une hygiène numérique pour choisir les bons usages et les bons contenus. Il faut donc une campagne massive d’information des trois ministères : numérique, santé et éducation. Sur la question de l’âge, il y a une proposition de résolution européenne, j’ai interpellé Bruxelles, elle a déjà été votée. Le but est de vérifier s’il y a bien l’autorisation parentale pour consulter les réseaux sociaux avant 16 ans, et il faut renvoyer cette responsabilité aux plateformes ».
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Jean-Philippe Tanguy : « L’Union européenne ne veut plus que l’élevage prospère »
La colère s’étend dans le monde agricole : prix cassés, Politique Agricole Commune européenne, accords de libre-échange et abattage de troupeaux pour lutter contre la dermatose nodulaire. Les agriculteurs poursuivent leurs manifestations dans le Sud-Ouest.Pour Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme et président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale : « Le précédent mouvement n’a pas trouvé de réponse de la part du gouvernement. On a une loi Duplomb qui rencontre beaucoup de difficultés, qui n’est pas encore appliquée, qui était très en deçà des attentes, les prix ne sont toujours pas rémunérateurs, le Mercosur va être signé si l’Italie ne vient pas en soutien de la France. La rapidité de cette crise dans l’élevage français vient du sentiment que le gouvernement et l’Union européenne ne veulent plus que l’élevage prospère, en considérant qu’il est polluant et nocif, avec l’idée de transférer cette activité dans les pays de l’Est ».Jean-Philippe Tanguy fustige le traité UE-Mercosur : « Je suis contre le mondialisme et ses accords de libre-échange. Les débouchés pour les vins, spiritueux et producteurs laitiers dans le Mercosur, c’est du chantage, ce sont les petits bouts de la lorgnette. On parle toujours des filières à qui ça profite et les autres s’effondrent. Est-ce que l’agriculture française va bien après 20 ans de libre-échange ? Non. Est-ce que les filières importatrices ont compensé sur les filières importatrices ? Non. Vous n’avez pas besoin d’un accord de libre-échange pour faire du commerce ».
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L'intégrale du mercredi 17 décembre
Au programme de cette édition : Le gouvernement accélère la campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire dans le Sud-Ouest, avec l’extension du dispositif à des centaines de milliers de bovins et le renfort de vétérinaires militaires. Une réponse suffisante pour apaiser la colère des agriculteurs ? Ce dossier sanitaire devient-il un risque politique majeur pour Sébastien Lecornu ? Analyse avec Françoise Degois et Hubert Coudurier.Autre source de tension pour le monde agricole : l’accord du Mercosur. Si le Parlement européen adopte des protections renforcées, le Sénat réclame un bras de fer juridique et appelle le gouvernement à saisir la justice européenne pour empêcher la ratification. Décryptage avec le sénateur RN Joshua Hochart.L’Union européenne renonce à l’interdiction des véhicules thermiques. Quelles conséquences pour l’industrie automobile française, pour l’emploi et pour la compétitivité européenne ? Éclairage avec Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité.À la une de nos régions, focus sur Marseille, au cœur de la lutte contre le narcotrafic. Le chef de l’État affiche une détermination totale face aux réseaux criminels. Analyse et regard local avec Olivier Biscaye, directeur de la rédaction de La Provence.
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Joshua Hochart : « L’accord du Mercosur est l’arrêt de mort de l’agriculture française »
Alors qu’en France les agriculteurs se mobilisent contre l’abattage de leurs troupeaux, le sommet du Mercosur se tiendra ce samedi 20 décembre au Brésil, dans lequel Ursula von der Leyen souhaite signer le traité commercial qui importera de nombreux produits agricoles et d’élevage d’origine latine. Face à la colère des agriculteurs français, Emmanuel Macron essaye de repousser le vote du texte et de négocier avec l’Italie une opposition au projet.Joshua Hochart, sénateur (RN) du Nord, est ferme : « La France doit faire capoter cet accord du Mercosur. Cet accord c’est l’arrêt de mort de notre agriculture française. C’est négocié depuis des années et la France n’a pas su s’imposer, avec de nombreuses volte-face sur le sujet. Bœuf, volaille, maïs, porc, ce sont plusieurs milliers de tonnes qui seront importés. Il n’y a pas à transiger sur les avantages et les inconvénients de cet accord, pour notre souveraineté agricole française, c’est l’ensemble qu’il faut arrêter immédiatement ».Joshua Hochart est également revenu sur la question de la vaccination des troupeaux français pour lutter contre la dermatose nodulaire : « Enfin on vaccine les troupeaux. La ministre nous avait annoncé entre six et douze mois pour vacciner l’ensemble du cheptel français. On s’étonnait au début de ces délais, car nos vétérinaires sont plus efficaces que ça. C’est le délai pour s’approvisionner en doses, car l’Afrique du Sud est le seul fournisseur. Avant la France était capable de fournir des doses, aujourd’hui on n’en est plus capable. C’est une autre perte de souveraineté comme sur tant de domaines ».
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Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
Réaction de crise à Matignon face aux manifestations d’agriculteurs : la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, promet de faire vacciner 750.000 bovins dans les semaines qui viennent. Pour y parvenir, elle promet également d’acheminer 400.000 doses de vaccins supplémentaires dès demain. Et pour les petits éleveurs dont les troupeaux ont été abattus : un fond de soutien de 10.000 euros sera destiné aux zones touchées, avec des exonérations de charges fiscales.Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, comprend que « La situation soit source d’une grande émotion dans le monde agricole et chez les éleveurs du Sud-Ouest en particulier. J’ai été l’élu pendant plus de 30 ans de Charolaise et Limousine, où l’on a beaucoup d’élevages allaitants. Je sais ce que c’est pour un éleveur d’avoir soigné son troupeau, de génération en génération, avec un énorme travail génétique, avec une passion. Et cette crise qui est violente, dangereuse et qui peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français ».Le ministre du Commerce extérieur a alerté sur le risque d’une généralisation de la vaccination des bovins : « Quand les bovins sont vaccinés, normalement ils ne peuvent plus, pendant un certain nombre de jours, avec des délais qui peuvent être variés, être déplacés et exportés. Donc l’enjeu est de réduire au maximum, auprès de nos partenaires, les délais dans lesquels ils ne sont pas exportables. C’est ce qu’on a obtenu en discutant avec les Italiens pour les troupeaux touchés en Savoie, où la propagation de la dermatose a été totalement éradiquée ».
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Crise agricole : Lecornu peut-il calmer la colère ?
Après la détection d’un cas de dermatose sur un bovin, l’abattage de tout un troupeau a été ordonné dans une ferme des Bordes-sur-Arize en Ariège. Plusieurs dizaines d’opposants à l’abattage ont bloqué l’accès à la ferme. Face à eux, plus de 350 gendarmes ont été mobilisés, des Centaures (véhicules blindés de la gendarmerie) et des hélicoptères. Des heurts ont éclaté le jeudi 11 décembre. Sébastien Lecornu est revenu sur cet évènement. Il dénonce des « militants violents de l’utra-gauche ». La ministre de l’Agriculture suit la même ligne : « l’ultra-gauche est arrivée avec des armes de guerre ».François Degois, éditorialiste politique, déplore que « le monde rural soit aujourd’hui au bout du rouleau. L’an dernier on avait une autre crise agricole, avec Gabriel Attal Premier ministre qui venait faire des annonces sur des bottes de paille, avec l’effet qu’on a eu : un salon de l’Agriculture désastreux pour Emmanuel Macron. Cette crise agricole elle est latente, sous l’ombre portée du Mercosur. Imaginez maintenant la signature du Mercosur dans ce moment agricole français. Il faut la repousser ».Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme, estime que « 20% de la population française paysanne est en souffrance. On y ajoute les abattages pour faire respecter les exigences sanitaires, et tout ça avec les chaînes d’information finit par faire une crise et une hystérie totale. Et l’on voit les limites de Sébastien Lecornu pour désamorcer ce genre de crise à chaud, loin des arrangements à l’Assemblée ».
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L'intégrale du mardi 16 décembre 2025
Au programme de cette édition : La mobilisation des agriculteurs se poursuit, alors que les clauses de sauvegarde de l’accord Mercosur sont au cœur du débat européen. Un accord jugé inacceptable par le gouvernement français. La France peut-elle encore peser et empêcher son entrée en vigueur ? Analyse avec François Patriat, ancien ministre de l’Agriculture et président du groupe RDPI-Renaissance au Sénat.À l’approche des municipales, la sécurité s’impose comme la première préoccupation des Français, selon notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. L’enquête révèle aussi une forte volonté de faire barrage à La France insoumise. Décryptage avec Nathalie Mauret, journaliste politique pour le groupe EBRA, et le sondeur Erwan Lestrohan.La situation au Louvre soulève de vives interrogations après une grève des salariés dénonçant leurs conditions de travail. Le Sénat s’empare du sujet en auditionnant les responsables actuels et passés du musée, alors que des alertes avaient été formulées. Éclairage avec la sénatrice centriste Sonia de La Provôté.À la une de nos régions, immersion au cœur d’une opération de fouille d’ampleur en milieu carcéral, destinée à lutter contre les trafics et à saisir les objets interdits. Nos partenaires de TV7 ont suivi cette opération à la prison de Gradignan, en Gironde.
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Sonia de La Provôté : « Face à la dermatose nodulaire, il faut une vaccination massive nationale »
La Coordination Rurale et la Confédération Paysanne étendent leurs opérations de blocage routier ce mardi 16 décembre. Les deux syndicats agricoles s’opposent à l’abattage de l’ensemble des troupeaux bovins comprenant un ou plusieurs cas d’infection de la dermatose nodulaire. Des blocages sont à prévoir sur les autoroutes en Corrèze et en Creuse.Sonia de La Provôté, sénatrice (Union Centriste) du Calvados, rappelle que « la dermatose nodulaire est une maladie contagieuse et quand elle s’installe dans un pays ça peut vite se diffuser et être dramatique. C’est donc une inquiétude très légitime de la part des agriculteurs. Les abattages se font sous contrôle, à condition que tout le monde joue le jeu, qu’il n’y ait pas de transfert ou de placement de bêtes sous les écrans radars, hors des contraintes et des consignes données ».Sonia de La Provôté explique que « les zones vaccinales sont établies dans les zones où un cas a été identifié. On vaccine alors à distance et on se rapproche du point où était présent le bovin contaminé. Il y a aussi le cas de la frontière en Espagne, car il suffirait d’une bête contaminée qui arriverait en Espagne et pour le coup les décisions européennes seraient assez dramatiques pour la filière dans notre pays. Il faut une vaccination massive à l’échelle nationale ».
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François Patriat : « Les solutions alternatives à l’abattage des troupeaux sont désastreuses »
Les agriculteurs sont en colère contre la stratégie du gouvernement des abattages de troupeaux pour lutter contre la propagation de la dermatose nodulaire. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, assure que « la situation est sous contrôle » et annonce un élargissement de la zone de vaccination. Elle ne renonce pas pour autant à l’abattage systématique de la totalité des cheptels comprenant un spécimen infecté.François Patriat, sénateur de la Côte d’Or et président du groupe centriste RDPI, considère « qu’il faut être ferme sur l’abattage des troupeaux et la vaccination. Il faut que la raison l’emporte sur l’émotion. Je pense que la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a pris la bonne décision quand il fallait. Car le problème si on en vient à vacciner tout le pays c’est qu’on ne peut plus exporter. Et la filière bovine vit de l’exportation, surtout en élevage allaitant, notamment vers l’Italie. Si on exporte plus, c’est désastreux pour la filière. Donc, ceux qui appellent à des solutions alternatives sans efficacité sanitaire mettent en danger l’ensemble de la filière ».François Patriat revient également sur la question de la signature du Mercosur dans les instances européennes : « Si la France n’avait pas été là, le traité serait déjà signé. C’est parce que la France résiste. Même si on voit bien que dans le Mercosur il y a des avantages pour l’industrie française, ou même pour une partie de l’agriculture française : je pense au lait et au vin. Je pense que si l’Italie se joint à nous, et d’autres partenaires, on peut obtenir un report du vote du Mercosur ».
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Municipales : faire barrage à La France Insoumise plutôt qu’au Rassemblement National ?
Selon le dernier baromètre Odoxa, 76% des Français sont intéressés par le prochain scrutin des municipales, qui aura lieu en mars 2026. En 2020, le COVID avait relégué tous les autres sujets et laissé seulement 42% de participation. Les débats de cette élection locale seront-ils un avant-goût de l’élection présidentielle ?L’institut Odoxa a interrogé les Français en demandant « aux prochaines élections municipales, pourriez-vous voter pour un candidat ou une liste que vous ne soutenez pas pour faire barrage ? ». En tête, 59% de votants pourraient voter pour faire barrage à la France Insoumise, et 44% pour le Rassemblement National.Pour Erwan Lestrohan, directeur conseil de l’institut Odoxa : « La France Insoumise est aujourd’hui la seule force politique qui pourrait susciter un vote de barrage majoritaire ». Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe EBRA revient également sur « le chiffre le plus intéressant du sondage : 43% des électeurs du Parti Socialiste se disent prêts à faire barrage à La France Insoumise ».
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Fabien Genet sur la dermatose : "Le gouvernement prend les moins mauvaises décisions"
Sacrifice inacceptable ou incontournable ? L'abattage d'un troupeau entier de bovins dès le premier cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) alimente la colère agricole. Une position gouvernementale que le sénateur LR de Saône-et-Loire Fabien Genet acquiesce sur notre plateau. "Je crois que le gouvernement prend les moins mauvaises décisions, il fait confiance aux scientifiques, il fait confiance aux vétérinaires. Je crois que nous avons la chance en France d'avoir un système sanitaire très efficient, avec sur le terrain des vétérinaires ruraux qui connaissent la profession, qui sont en parfait dialogue avec les agriculteurs. Cette maladie est arrivée très tard en France, elle est arrivée à l'été, et je crois que tout est fait pour l'éradiquer sur le sol français... Et pour cela, ça passe par les trois piliers de la stratégie qui a été mise en place par le gouvernement : que ce soit le dépeuplement des foyers qui sont touchés, que ce soit la vaccination autour mais également l'interdiction des déplacements des bovins. L'idée c'est de pouvoir éradiquer cette maladie, ce virus sur le sol français ".
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Mercosur : la France peut-elle obtenir le report du vote européen ?
Au programme de ce débat : la mobilisation des agriculteurs face à l’abattage de bovins pour enrayer la dermatose nodulaire contagieuse interroge. Un mouvement qui s’inscrit dans un contexte européen tendu, alors que l’accord avec le Mercosur suscite de fortes inquiétudes dans le monde agricole. Face à la pression des agriculteurs et à l’approche d’un sommet décisif ce samedi, la France réclame des garanties concrètes avant toute avancée sur l’accord, et demande le report des prochaines échéances européennes. Le gouvernement est-il confronté à un risque de crise majeure ? Débat avec Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, et Émilie Zapalski, fondatrice de l’agence Émilie conseils.
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L'intégrale du lundi 15 décembre 2025
Au programme de cette édition : la mobilisation des agriculteurs face à l’abattage de bovins pour enrayer la dermatose nodulaire contagieuse interroge. Un mouvement qui s’inscrit dans un contexte européen tendu, alors que l’accord sur le Mercosur suscite de fortes inquiétudes dans le monde agricole. Le gouvernement est-il confronté à un risque de crise majeure ? Débat avec Yves Thréard et Émilie Zapalski.Le Sénat examine le budget, profondément remanié par la droite et le centre. Ces choix rendent-ils tout compromis impossible et fragilisent-ils l’adoption d’un budget pour le pays ? Le sénateur LR de Saône-et-Loire Fabien Genet est notre invité.A Berlin, les pourparlers de paix sur l’Ukraine avec la médiation américaine interpellent sur l’avenir du conflit. Peuvent-ils ouvrir la voie à un plan de paix sans concession territoriale à la Russie ? Analyse avec Jean-Louis Bourlanges, ancien président de la Commission des Affaires étrangères.À la une de nos régions, un patrimoine d’exception : les caves de Champagne, classées à l’UNESCO, au cœur d’un projet de numérisation pour en faciliter l’accès et la transmission. Le sénateur Les Indépendants de la Marne Cédric Chevalier nous en explique les enjeux.
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Jean-Louis Bourlanges : « Emmanuel Macron a voulu surfer sur le mécontentement des agriculteurs »
Invité de notre émission, l'ancien député MODEM Jean-Louis Bourlanges est revenu sur la position de la France concernant le Mercosur, qui rejette le texte en l'état. Il déplore le manque de concertation. "Le Mercosur a été condamné partout, sans avoir été débattu. Le problème dans ce pays, c'est qu'on ne débat pas en profondeur des problèmes, sur tous les domaines : stratégique, européen, économique... Quelle est la politique économique qu'il faut faire, comment il faut effectivement relever les défis technologiques comme nous y invite Mario Draghi. Sur tous les sujets, il y a un immense étouffoir, et on ne discute que de deux choses : à qui on va prendre de l'argent, et à qui on va en donner. Et ça, ça tient lieu, en tout cas depuis la dissolution, de débat politique."Selon l’ancien président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale, Emmanuel Macron a souhaité tirer profit de la colère agricole en demandant à l'Europe le report du vote. "Je crois qu'il a vraiment voulu exploiter, surfer sur un mécontentement très profond des agriculteurs, en se disant : c'est un domaine de politique internationale, je suis compétent, je vais coller à la population. Et en réalité, tous ceux qui observent attentivement la chose savent que ce n'était certainement pas dans un rejet du Mercosur... Pas plus que ça n'a été dans un rejet du CETA".
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Nicolas Roussellier : « Sur le budget, on peut saluer la méthode parlementaire, pas le résultat »
Face aux crises, politique et institutionnelle, que nous traversons aujourd’hui, la méthode de compromis entre le gouvernement et les forces parlementaires employé par Sébastien Lecornu est une première dans l’histoire de la Ve République. Nicolas Roussellier, historien et enseignant à Sciences Po et Polytechnique était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour nous éclairer sur le sujet.Pour Nicolas Roussellier, la méthode Lecornu « est une surprise et plutôt une bonne nouvelle sur le fonctionnement parlementaire de notre Ve République, fonctionnement auquel on n’était absolument pas habitué. La Ve République est comme un moteur hybride, électrique et classique, elle peut marcher sur deux modes. Sauf que le mode parlementaire de fabrication du budget, on ne l’avait jamais connu. Il faut donc saluer toute la méthode qui est apparue. Simplement, la méthode aboutit à un résultat très faible, avec un budget médiocre, qui ne diminue pas le déficit ».Nicolas Rousselier considère que « le parlementarisme du XXIe siècle fait face à un budget beaucoup plus complexe que sous la IIIe République. À l’époque il n’y avait pas de budget de la Sécurité sociale. Sous la IIIe République, et même encore sous la IVe, la nature même du budget était compréhensible par un député ou un sénateur moyen. Il était à portée de connaissance humaine. Aujourd’hui il est impossible d’avoir la capacité à suivre tous les aspects de la fiscalité ».
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L'intégrale du vendredi 12 décembre
Au programme de cette édition : La colère agricole éclate en Ariège, des affrontements opposent agriculteurs et forces de l’ordre autour de l’abattage d’un troupeau contaminé par la dermatose nodulaire contagieuse. Cette colère peut-elle gagner l’ensemble du pays ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois.Retour sur une séquence politique marquée par l’adoption du budget de la Sécurité sociale. Victoire du Parlement ? Naissance d’une véritable culture du compromis ? Éclairage avec l’historien Nicolas Roussellier, enseignant à Sciences Po et à Polytechnique.Le Sénat examine le budget de la culture, alors que s’intensifient les interrogations sur l’entretien et la sécurité des grands musées, dont le Louvre. La sénatrice Else Joseph réagit.À la une de nos régions, choc et colère après la liquidation du fabricant d’électroménager Brandt. Plus de 700 emplois supprimés et tout un territoire fragilisé. Le président de la région Centre–Val de Loire, François Bonneau, nous en expose les conséquences.
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Industrie : liquidation de Brandt, symbole d’un déclin français ?
Après 100 ans d’activité, Brandt, le dernier fabricant de gros équipements électroménagers français entre en liquidation, avec la perte de 750 emplois. C’est un énième choc industriel pour la France. Parmi les offres présentées pour sauver le groupe, celui de la SCOP, une coopérative des salariés qui promettait de sauver 295 emplois, a été rejeté par les juges du tribunal des activités économiques de Nanterre.Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, considère que se situe au niveau « du logiciel qu’Emmanuel Macron nous vend sur une prétendue ‘réindustrialisation’ du pays ces dernières années qui s’effondre devant la réalité. Brandt, qui est une marque centenaire, d’un atelier historique, est en train de s’effondrer avec plus de 700 personnes sur le carreau. C’est le témoignage de ce lent processus de désindustrialisation qui s’est amorcé depuis les années 70 ».Françoise Degois, éditorialiste politique, juge « qu’il n’y a pas d’empathie dans les mots du jeune ministre de l’Industrie. J’ai déjà fait des reportages dans des usines où l’on apprend qu’on va fermer juste avant Noël : ça brise le cœur des salariés. Alors parler avec un langage froid et techno comme seule réponse, non. Ce n’est pas de la communication, c’est un souci profond. Ça pose la question : est-ce que ce gouvernement est concerné ou pas, autrement que par des chiffres ? ».
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Else Joseph : « La colère des agriculteurs face au Mercosur, je la redoute et je la comprends »
Après la détection d’un cas de dermatose sur un bovin, l’abattage de tout un troupeau a été ordonné dans une ferme des Bordes-sur-Arize en Ariège. Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture ont proposé que seules les vaches contaminées soient abattues, et qu’une campagne de vaccination massive soit lancée. Un protocole expérimental refusé par le ministère de l’Agriculture. Des heurts ont éclaté entre les gendarmes et plusieurs dizaines d’opposants à l’abattage.Else Joseph, sénatrice (LR) des Ardennes, témoigne de la récurrence récente de ces abattages massifs pour des raisons sanitaires : « On a vécu ça déjà dans les massifs alpins cet été. Je comprends les agriculteurs, qui subissent coup après coup des crises successives, et je partage leur désarroi. Je travaille avec beaucoup d’agriculteurs sur mon territoire : nous ne sommes pas touchés par la dermatose, mais on a connu malheureusement d’autres crises, avec la fièvre catarrhale par exemple. Et la colère des agriculteurs, face à la PAC, au Mercosur, à la fois je la redoute et je la comprends ».Else Joseph est également revenue sur les coupes budgétaires dans le cadre de la commission de la culture : « Ce que l’on regrette c’est que le patrimoine paye le prix fort dans ces réductions budgétaires, notamment les monuments historiques, avec un grand nombre de projets mis à l’arrêt. On parle de Chambord, du Mont Saint-Michel mais surtout aussi les actions des DRAC qui vont être limitées, concernant tous les patrimoines auxquels nous sommes attachés, notamment les églises. C’est un mauvais budget dans un mauvais contexte budgétaire ».
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L'intégrale du vendredi 12 décembre
Au programme de cette édition : La colère agricole éclate en Ariège, des affrontements opposent agriculteurs et forces de l’ordre autour de l’abattage d’un troupeau contaminé par la dermatose nodulaire contagieuse. Cette colère peut-elle gagner l’ensemble du pays ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois.Retour sur une séquence politique marquée par l’adoption du budget de la Sécurité sociale. Victoire du Parlement ? Naissance d’une véritable culture du compromis ? Éclairage avec l’historien Nicolas Roussellier, enseignant à Sciences Po et à Polytechnique.Le Sénat examine le budget de la culture, alors que s’intensifient les interrogations sur l’entretien et la sécurité des grands musées, dont le Louvre. La sénatrice Else Joseph réagit.À la une de nos régions, choc et colère après la liquidation du fabricant d’électroménager Brandt. Plus de 700 emplois supprimés et tout un territoire fragilisé. Le président de la région Centre–Val de Loire, François Bonneau, nous en expose les conséquences.
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L'Intégrale du jeudi 11 décembre 2025
Il y a 10 ans était signé l’accord de Paris sur le climat. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? L’écologie est-elle remise en cause, notamment par la Présidence Trump ? Nous recevons l’artisan de cet accord, l'ancien Premier Ministre Laurent Fabius. Quid du budget de nos armées en cas d’enlisement des débats budgétaires ? Pourra-t-il être augmenté pour faire face à la menace russe ? Nous interrogeons le Président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat Cédric Perrin.Enfin dans le Club des Territoires, focus sur la méthode de Sébastien Lecornu. Après le vote du budget de la Sécurité sociale, le Premier Ministre fera-t-il coup double en faisant passer le budget de l'Etat actuellement examiné au Sénat ? L’équation s’annonce plus compliquée à résoudre, et les débats pourraient se prolonger en janvier annonce le gouvernement qui refuse d’utiliser le 49.3. Analyse avec nos éditorialistes Michaël Darmon, éditorialiste politique Public Sénat - I24News et Bérengère Bonte, éditorialiste politique.
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Cédric Perrin : « Une alliance risque de se créer entre les États-Unis, la Russie et la Chine »
La nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis a été rendue publique le vendredi 5 décembre, dont la publication ciblait clairement les politiques européennes. Donald Trump et son vice-président J.D. Vance déplorent « la censure de la liberté d’expression et la répression de l’opposition politique » avec le risque d’un « effacement civilisationnel de l’Europe ».Cédric Perrin, sénateur (LR) du territoire de Belfort et président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, rappelle qu’il « faut être conscient du basculement géopolitique auquel nous sommes en train d’assister, notamment ce week-end avec la revue stratégique de sécurité des États-Unis, qui est quasiment une trahison diplomatique, avec le risque de voir une alliance se créer entre les États-Unis, la Russie et la Chine, en oubliant évidemment l’Europe ».Cédric Perrin juge prioritaire que nous retrouvions « une autonomie stratégique, une souveraineté, une indépendance. La France est mieux lotie que les autres pays européens parce que nous avons la dissuasion nucléaire, mais cette dissuasion ne nous empêche pas évidemment de nous réarmer pour avoir une masse suffisante, non pas pour faire la guerre, mais pour être suffisamment dissuasifs pour éviter que la guerre ne nous soit imposée ».
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Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
Laurent Fabius, ancien Premier ministre et ancien président du Conseil Constitutionnel, était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Suite à la COP30, il revient sur les négociations diplomatiques internationales pour lutter contre le réchauffement climatique. Il y a 10 ans, le 12 décembre 2015, Laurent Fabius annonçait lors de la COP21 l’adoption de l’Accord de Paris par 196 nations pour limiter l’augmentation de la température à 2° Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.Pour Laurent Fabius : « L’Accord de Paris est le plus grand accord diplomatique depuis 20 ans à l’initiative de la France. C’est le pilier fondamental de l’action contre le réchauffement climatique. Ce qui me frappe lorsqu’on revoit les images lors de la signature, c’est l’émotion des ministres qui étaient dans la salle. Il y avait là le monde entier, et ils sautaient de joie, ils s’embrassaient, car tout d’un coup, il y avait une fenêtre qui s’ouvrait ».Laurent Fabius a souligné l’inefficacité de l’écologie punitive en taxant les consommateurs avec l’exemple des Gilets Jaunes : « Les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s’ils sont écologistes, ils nous ont dit que c’était bien gentil, mais impossible. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il n’y a pas d’action efficace sans accompagnement social. Et c’est vrai au niveau du monde. En Europe, nous sommes des pays relativement riches, mais les gouvernants africains ils n’acceptent de nous aider sur le climat qu’en contrepartie de technologies et de financements ».
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