
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
Épisodes
718 épisodes · page 12 sur 24

Bonjour chez vous ! du 21 janvier 2026
Au programme de cette édition : le recours au 49.3 pour faire adopter le budget ouvre une nouvelle séquence politique. Face aux motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national, une question s’impose : les orientations budgétaires défendues par Sébastien Lecornu sont-elles réellement soutenues par son propre camp ? Christian Estrosi, maire de Nice et vice-président d’Horizons, analyse la solidité de la majorité et les équilibres internes du bloc gouvernemental.On se penche ensuite sur un débat de société majeur : la fin de vie. Après plusieurs reports, le Sénat examine deux textes distincts, l’un sur les soins palliatifs, l’autre sur l’aide à mourir. Faut-il aller plus loin et légaliser le suicide assisté, voire l’euthanasie ? Le débat réunit Alain Claeys, auteur de la précédente loi, Laurence Garnier, sénatrice LR de Loire-Atlantique, et Ségolène Perruchio, présidente de la Société française de soins palliatifs.Au Sénat, focus sur l’examen du texte relatif à l’aide à mourir. Quels sont les équilibres recherchés par la majorité sénatoriale ? Quelles lignes rouges émergent entre accompagnement en fin de vie, soins palliatifs et évolution du cadre légal ? Alain Milon, rapporteur du texte, expose l’esprit du projet, les points de convergence possibles et les blocages persistants.Enfin, l’actualité des territoires met en lumière les inquiétudes du secteur viticole face aux menaces de hausses de droits de douane massives brandies par Donald Trump. Direction Reims, au cœur de la Champagne, pour comprendre les conséquences économiques et les réactions de la filière.
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Christian Estrosi : « J’ai trois mandats d’expérience à la mairie de Nice, Éric Ciotti n’en a pas »
A l’approche des municipales, Nice est devenue le théâtre d’une « campagne de caniveau » opposant Christian Estrosi et Éric Ciotti. Autrefois amis, les deux rivaux se livrent une bataille sans merci pour la mairie de Nice, avec de nombreux dérapages, au point que le préfet a appelé au calme les équipes des deux candidats.Christian Estrosi, maire de Nice, vice-président d’Horizons, était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir à cette situation : « Cette campagne est très peu digne de la part d’Éric Ciotti, qui tronque des vidéos, et qui dans cette période de vœux, essaye de faire passer de l’humour pour des attaques. On est dans un temps où il faut porter une campagne heureuse, dynamique. Il est temps de revenir sur le fond. J’ai trois mandats d’expérience, l’équipe d’Éric Ciotti n’a pas d’expérience ».Christian Estrosi a également alerté sur les menaces de hausse des taxes de Trump sur le vin : « C’est un véritable chantage. Sachant que je suis dans une région les plus productrices de vins exportés vers les États-Unis, 200% de taxes c’est mettre complètement à plat notre économie si jamais nous ne cédions pas à sa pression sur le Groenland. Après s’être emparé de l’exploitation du pétrole au Venezuela, des terres rares en Ukraine, maintenant aux ressources naturelles du Groenland, en ne respectant aucun principe diplomatique, jusqu’à s’attaquer aux Nations Unies, la position de Donald Trump est inacceptable ».
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Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Faut-il légaliser le suicide assisté ? Avec le début des discussions au Sénat sur le texte de loi sur la fin de vie, la matinale « Bonjour chez vous ! » organise un débat sur la question. Pour le moment, le texte prévoit une aide à mourir pour des patients condamnés par la maladie, qui refusent une agonie prolongée. Le patient s’administrerait lui-même le produit létal, sauf s’il n’est pas physiquement en mesure de le faire.Laurence Garnier, sénatrice (LR) de Loire-Atlantique, estime que « la législation sur la fin de vie aux Pays-Bas est ce à quoi nous ne voulons surtout pas arriver. Et c’est tout le travail que nous sommes en train de conduire. On constate que dès que l’on ouvre une porte, parce qu’on veut entendre la souffrance de patients en fin de vie, on arrive, sous couvert de lois d’exception qui ne concernent que quelques cas, à ce que proposent aujourd’hui les Pays-Bas : se voir proposer un droit à l’euthanasie à partir de 74 ans ».Alain Claeys, ancien député (PS), rappelle que dans la loi Claeys-Leonetti de 2016 dont il est co-auteur : « on autorise une sédation profonde et continue jusqu’au décès, avec l’arrêt de tous les traitements, l’hydratation et l’alimentation artificielles constituant un traitement. En ce qui me concerne, c’est une aide à mourir. Pourquoi nous n’avons pas utilisé le terme « d’euthanasie » ou de « suicide assisté » ? Parce que ce n’est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort elle est là, la seule question que la société peut se poser est ‘quel est le chemin le moins pire pour la personne ?’ ».Ségolène Perruchio, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, a immédiatement réagi aux propos d’Alain Claeys : « Vous avez dit que ‘la mort est déjà là’. Pour moi, qui suis médecin aux soins palliatifs, qui depuis 20 ans accompagnent des phases de fin de vie : la mort n’est jamais déjà là. Certes c’est parfois la vie difficile, c’est parfois la vie à l’ombre de la mort, et notre travail est de les soulager, notamment avec la sédation dans certains cas, mais c’est toujours d’accompagner la vie, et cette différence est fondamentale ».
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Alain Milon : « En Suisse, l’aide au suicide est légale mais l’euthanasie est un délit et un crime »
Faut-il légaliser l’euthanasie et le suicide assisté ? Le texte de loi sur la fin de vie entre en discussion au Sénat. La droite, majoritaire au Sénat, s’oppose à la version du texte avancée par l’Assemblée nationale, certains refusant le principe même d’une aide à mourir.Alain Milon, sénateur (LR) du Vaucluse, rapporteur du texte relatif à l’aide à mourir au Sénat, explicite le débat entre aide au suicide et euthanasie : « Dans la plupart des pays qui ont mis en place l’aide au suicide et l’euthanasie, l’aide au suicide est mise de côté par les gens, et demandent que ce soit un professionnel de santé qui fasse le nécessaire pour les faire mourir. Car dans l’aide au suicide, c’est à eux-mêmes de s’administrer le produit létal. En Suisse, l’euthanasie est un délit et un crime. Si le patient refuse de prendre le produit, en disant ‘docteur faites-le à ma place’, le médecin n’a pas le droit de le faire ».Alain Milon a également réagi aux menaces de Donald Trump d’une hausse de 200% des droits de douanes sur les vins et champagnes français : « Je crois qu’on a actuellement au niveau mondial des dirigeants qui sont des gens un peu excités, pour ne pas dire autre chose. La seule façon de contrecarrer ce genre d’individus c’est la force, c’est la seule chose qu’ils craignent. Ce n’est qu’alors que Donald Trump, parmi d’autres, baissera d’un ton ».
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Sébastien Martin : « L’Europe doit être moins naïve, notamment sur la question industrielle »
Donald Trump menace d’une hausse drastique des droits de douane sur les pays européens qui s’opposent à son projet d’annexion du Groenland. Le président des États-Unis a fait un cas particulier du vin et du champagne français : « Je vais leur imposer des droits de douane de 200% et Macron rejoindra le Conseil de paix ». Un « Conseil de paix » pour gérer la reconstruction de la bande de Gaza, avec pour but d’offrir une alternative à l’ONU pour régler les conflits dans le monde ».Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie déplore cette situation : « La menace n’est pas œuvre de diplomatie. Se comporter exactement de la même manière, peu importe l’interlocuteur, interroge même de savoir qu’elle est la vraie ligne diplomatique des Américains. Je conçois qu’il puisse imaginer faire la pluie et le beau temps sur toute la planète à lui tout seul, mais au bout d’un moment on a toujours besoin d’alliés. Je pense que ça incite encore plus l’Europe à réagir, à s’affirmer comme puissance, et à faire preuve de moins de naïveté, notamment sur la question industrielle ».Sébastien Martin conteste l’échec du bloc présidentiel, des Républicains et du Parti Socialiste à trouver un compromis sur le budget : « Certains groupes politiques ont fait en sorte que ça ne fonctionne pas. On a réussi à trouver le compromis sur le budget de la Sécurité sociale, sur le budget de l’État, ces groupes sont venus faire durer ad vitam aeternam cette situation. Ils se nourrissent d’une forme d’irresponsabilité. Ça n’est certainement pas parce que nous n’avons pas réussi à embarquer le Parti Socialiste, mais à cause d’une alliance de circonstance RN-LFI ».
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Maire, l’engagement au cœur de la République
Les élections municipales approchent avec des scrutins qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026. Avec le contexte de crise politique et budgétaire que traverse la France, ces élections locales seront-elles impactées par les enjeux nationaux ? Parité des listes, sécurité des élus, finances locales, la matinale « Bonjour chez vous ! » organisait un débat entre trois maires autour de ces questions : Nathalie Gavoille, maire (sans étiquette) de Trochères, Vincent Chauvet, maire (MoDem) d’Autun et Patrick Haddad, maire (PS) de Sarcelles.Sur la question de la sécurité, les maires constatent, comme dans d’autres métiers qui y sont confrontés, une montée de la violence de la société. Vincent Chauvet remarque que « les citoyens sont de moins en moins citoyens- électeurs, et de plus en plus clients-consommateurs, comme dans une relation avec un fournisseur d’accès, avec des comportements extrêmement agressifs et sans patience ».Nathalie Gavoille témoigne « d’agressions verbales». Patrick Haddad, victime d’une agression à proximité de sa mairie, notamment d’un lancer de pierre, constate : « la violence des habitants. La protection fonctionnelle nous défend physiquement, mais il y aussi le problème de la lenteur de la justice derrière. Il y a trois ou quatre mandats nous étions peut-être dans un monde qui allait moins vite, et moins conflictuel ».
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Bonjour chez vous ! du 20 janvier 2026
Le gouvernement engage sa responsabilité en recourant au 49.3 pour faire adopter le budget, au terme d’une séquence marquée par l’échec du compromis parlementaire. Ce choix relance le débat sur la méthode de l’exécutif, la place du Parlement et le coût politique d’un passage en force.Au cœur de cette émission, Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie, analyse la stratégie du gouvernement face aux motions de censure déposées par le Rassemblement national et La France insoumise, et revient sur les conséquences économiques et industrielles de l’instabilité budgétaire.Côté Sénat, la question du rôle des collectivités territoriales s’impose. Quel effort leur est demandé ? Jusqu’où peut aller la contribution des territoires dans un contexte de finances publiques contraintes ? Bernard Delcros, président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et sénateur centriste du Cantal, apporte son éclairage.À l’approche des élections municipales, l’émission ouvre également le débat sur la place du maire dans la société française. Après un mandat marqué par des crises successives, comment les élus locaux vivent-ils leur fonction et leur rapport aux citoyens ? Trois maires viennent confronter leurs expériences et leurs visions.Enfin, à la une de nos régions un focus sur les inondations dans l’Aude, leurs conséquences locales et les réponses apportées sur le terrain.
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Bernard Delcros : « Le Premier ministre devrait privilégier la copie du Sénat pour le budget »
Ce lundi, Sébastien Lecornu a annoncé en conseil des ministres qu’il engageait la responsabilité de son gouvernement en déclenchant l’article 49-3 pour faire passer le budget de 2026. Trois motions de censure du gouvernement seront discutées dans l’Hémicycle. Le Premier ministre doit conserver tout ou partie des amendements votés à l’Assemblée nationale ou au Sénat pour les ajouter à la copie initiale du gouvernement : un nouveau compromis à trouver.Bernard Delcros, sénateur (Union Centriste) du Cantal, président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, constate que « le pays n’a toujours pas de budget dans la deuxième quinzaine du mois de janvier, je me satisfais que Sébastien Lecornu ait choisi une voie qui permet à la France d’en être dotée. C’est ce qu’attendent nos concitoyens, les élus, les acteurs économiques, etc. J’espère simplement que le Premier ministre conservera la copie du Sénat pour les collectivités, puisque nous avons préservé ces dernières d’une ponction trop lourde ».Bernard Delcros a également abordé le retour de la loi sur la fin de vie au Sénat : « C’est un texte qui donne toute liberté aux membres des groupes parlementaires de voter pour ou contre. Nous sommes sur un sujet qui touche à l’intime, à la conscience, aux convictions au plus profond de chacun, à son parcours, à la vie de ses proches, à son vécu familial, etc. En grande majorité, tout le monde aujourd’hui s’accorde pour dire qu’il faut aller un peu plus loin de la loi Leonetti, pour aller d’une ‘sédation profonde’ vers un ‘droit à l’aide à mourir’ ou une ‘assistance médicale à mourir’ ».
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Aurore Bergé : « Jusqu’au bout, le gouvernement a cherché le compromis sur le budget »
Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit faire savoir ce lundi, s'il a recours à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 dans sa version finale. Il espère avoir la clémence des socialistes, satisfaits par les nombreuses concessions gouvernementales.Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, insiste sur le fait que le gouvernement a « jusqu’au bout cherché la capacité de compromis, et peu importe la méthode, ce ne sera pas la copie initiale du gouvernement qui sera retenue. Vous savez que l’on vote d’abord les dépenses, sur lesquelles il est plus facile de s’accorder, et ensuite les recettes. Et nous, ce que nous voulions, et je crois que c’est la demande majoritaire des Français et des entreprises, c’est la question de la stabilité ».Aurore Bergé est également revenue sur l’opération « Talents de France », lancée ce lundi par son ministère : « pendant longtemps la lutte contre les discriminations a été une logique de segmentation. Je ne pense pas qu’il faille faire ça. Je pense qu’il faut une réponse républicaine. Il faut dire qu’on a un gâchis humain aujourd’hui, parce qu’on a des talents qui restent à la porte, on a une aberration économique parce que les entreprises sont en pénurie sur des secteurs de souveraineté. Il faut changer les méthodes de recrutement en fonction des compétences, et pas en fonction de critères qui ne devraient jamais avoir leur place ».
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Ordonnances ou 49.3 : Le dilemme de Sébastien Lecornu
Sébastien Lecornu s’était refusé jusqu’ici à utiliser le 49-3 pour laisser libre cours au débat parlementaire. Cette décision faisait face aux menaces du Parti Socialiste de censurer le gouvernement en cas de recours à l’article 49-3. Avec le risque de blocage, de censure, de dissolution et de législatives anticipées, la donne a changé et des élus socialistes appellent à présent le Premier ministre a faire usage de cet outil.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat juge « qu’il faut en finir de toute façon. Le 49-3 avait sa préférence, sauf qu’il y a renoncé sous la pression du Parti Socialiste. Maintenant il doit le ressortir, donc s’asseoir sur une partie de ses promesses. Mais il faut en terminer avec ce feuilleton extrêmement délétère. Nous aurons certainement un 49-3 dans les heures qui viennent, annoncé demain devant la représentation nationale, discuté ensuite face à trois motions de censure. Ce sont des mauvaises solutions. Tout ça pour en arriver là ».Le Parti Socialiste estime qu’un 49-3 maintenant ne serait pas « un 49-3 de blocage, mais un blocage de compromis ». Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, s’amuse de cette communication : « Ils peuvent habiller ça comme ils veulent, je n’oublie pas que le 49-3 est depuis le début, pour eux, un outil anticonstitutionnel. C’est dramatique pour le discours et la crédibilité des femmes et des hommes politiques de ce pays. Tout ça fait les choux gras des extrêmes ».
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Rachid Temal : « Il faut détruire le régime iranien pour que le peuple choisisse son destin »
Le régime iranien vit-il ses derniers jours ? Donald Trump déclare « qu’il est temps de chercher un nouveau dirigeant iranien ». Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé dimanche que toute attaque visant le guide suprême Ali Khamenei équivaudrait à « une guerre totale contre la nation ».Rachid Temal, sénateur (PS) du Val-d’Oise, estime « qu’il y a des pays qui participent à la situation actuelle en Iran. Il faut une réunion rapide du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour que le monde voit qui soutient qui. Parce qu’on sait bien que la Chine achète 90% du pétrole iranien, que du matériel militaire iranien rejoint la Russie contre l’Ukraine. Je pense qu’il faut qu’on le dise et que l’on détruise ce régime, pour que le peuple iranien choisisse librement son destin ».Rachid Temal est également revenu sur la détresse des lycéens et des parents d’élèves avec l’ouverture de Parcoursup : « Parcoursup est un scandale en soi. La réforme du Bac, avec ce système d’options, fait que très tôt on trie les élèves. Car en fonction de votre lycée, vous n’aurez pas toutes les options. C’est un tri social et géographique qui est détestable. Et sur Parcoursup, il faut déjà que les lycéens imaginent ce qu’ils veulent faire, ce n’est pas toujours très simple, et ensuite c’est un algorithme dont personne ne connaît rien qui choisit votre avenir. Quel adulte accepterait cela dans le monde du travail ? ».
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L'intégrale du lundi 19 janvier
Au programme de cette édition : quelle stratégie Sébastien Lecornu va-t-il choisir pour faire adopter le budget ? 49.3 ou ordonnances ? Peut-il réussir ce passage en force tout en évitant une censure parlementaire ? Décryptage dans notre dévat avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux.À l’approche des municipales, Renaissance cherche sa place dans un scrutin traditionnellement difficile pour les partis présidentiels. Quelle stratégie pour exister localement ? Faut-il nouer des alliances, soutenir des maires sortants ou présenter des candidats sous bannière Renaissance ? Nous en parlons avec Aurore Bergé, ministre et figure de Renaissance.Sur la scène internationale, l’Union européenne fait face à un monde sous tension. Est-elle suffisamment ferme face à l’Iran ? Peut-elle répondre aux menaces de Donald Trump sur les droits de douane visant les pays soutenant le Groenland ? Nous en parlons avec le sénateur socialiste Val-d’Oise et vice-président de la commission des affaires étrangères, Rachid Temal, et avec le témoignage rare du neveu du guide suprême iranien Ali Khamenei, installé en France.Enfin, dans nos régions, nous donnons la parole aux élus de terrain à l’approche des municipales. Qui sont ces maires qui cumulent les fonctions et portent seuls la vie locale ? Direction l’Eure, à Quittebeuf, à la rencontre de Benoît Hennart, un maire aux multiples casquettes.
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Budget 2026 : vers un 49.3 ou des ordonnances ?
Les débats budgétaires à l’Assemblée nationale ont été mis à l’arrêt par le gouvernement. Face à l’impasse et à l’impossibilité de trouver un accord entre le bloc présidentiel, Les Républicains et le Parti Socialiste, la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin a évoqué à nouveau la possibilité de recourir à l’usage du 49.3 ou des ordonnances pour doter la France d’un budget.Tâm Tran-Huy, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat explique le fait « que les débats soient interrompus hier à minuit, personne ne l’avait prévu. Mais on savait qu’il fallait absolument, pour le gouvernement, interrompre les débats avant le vote de la première partie du texte. Car on se doutait de l’issue de ces votes au vu de l’état des débats dans l’Hémicycle, et si le volet recettes du texte était rejeté, le gouvernement se trouverait coincé, sans possibilité de recourir aux ordonnances ou au 49.3 ».Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, analyse les options du gouvernement : « Il y a donc deux questions qui se posent. Le contenu : qu’est-ce que le gouvernement va conserver des débats parlementaires, et sur quoi les socialistes et Les Républicains sont-ils prêts à faire des concessions ? Et le véhicule, aussi important que le contenu, car ce n’est pas la même chose de passer par le 49.3 et les ordonnances. La dernière fois que l’on a utilisé des ordonnances pour faire passer un budget, ça remonte à la Restauration ».
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Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Prise de contrôle du Venezuela, velléités d’annexer le Groenland, menaces sur l’Iran et accord commercial avec Taïwan : les États-Unis de Donald Trump jouent sur tous les plans. Pour analyser cette actualité internationale en ébullition, Christophe Gomart, ancien chef du renseignement militaire et député européen (LR), était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ».Christophe Gomart estime que « Donald Trump ne compte pas s’emparer du Groenland par la force. Il va plutôt le faire de façon financière. Et quand on regarde ce qu’il fait au Venezuela, au Groenland, en Iran, à Taïwan, il cherche en fait à bloquer les Chinois et les Russes. Et tout est dit dans sa stratégie de sécurité nationale. Tout le pétrole vénézuélien qui intéressait les Chinois, les terres rares et les ressources fossiles du Groenland, le pétrole et le gaz iraniens, tout sera américain. Il vise l’assèchement de la Chine. Ce qu’il se passe en Ukraine, en fait il s’en fiche un peu ».En tant qu’ancien général et chef du renseignement militaire, Christophe Gomart est revenu sur les vœux d’Emmanuel Macron aux Armées : « il s’autosatisfait de ce qu’il a accompli pour la défense. Un bilan de mon point de vue injustifié quand on regarde les résultats et l’état réel des forces françaises. Il annonce qu’il a doublé la loi de programmation militaire. Dans les faits, à l’euro, c’est vrai, mais avec l’inflation et le coût d’entretien des matériels, on n’aura pas plus de chars, d’avions ou de canons. Or, avec la guerre de haute intensité qui existe aujourd’hui entre la Russie et l’Ukraine, on sait que l’on doit se préparer à cette éventualité ».
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Colombe Brossel : « Pierre-Édouard Stérin organise la prise du pouvoir par l’extrême droite »
Les débats parlementaires sur le budget de l’État s’enlisent et ne trouvent pas de compromis alors que la date butoir avait été fixée au 31 décembre 2025. Pour passer en force, Sébastien Lecornu devra recourir au 49.3 ou aux ordonnances en s’assurant que le Parti Socialiste et Les Républicains ne voteront pas une motion de censure.Colombe Brossel, sénatrice (PS) de Paris, estime « qu’en tant que socialistes, que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Sénat, nous avons contribué au débat parlementaire, notamment face à la radicalité de nos collègues de la droite sénatoriale. Ce n’est pas le Premier ministre qui y a contribué. Sur la question des ordonnances, je suis quand même heurtée : ce serait un pas supplémentaire en enlevant des pouvoirs au Parlement. Mais la question ça n’est pas tellement le moyen, mais « à quoi servira ce budget ? ».Colombe Brossel justifie également le lancement d’une commission d’enquête sur Pierre-Édouard Stérin, entrepreneur milliardaire français promoteur de politiques allant de la droite à l’extrême droite dans le cadre du « projet Périclès » : « sous couvert de financements d’un certain nombre de politiques publiques, c’est en fait l’organisation et le financement de la prise du pouvoir par l’extrême droite qui est programmée par ce plan Périclès. On voit à quel point les politiques publiques, parce qu’il y a une perte de financement public, sont comblées par cette galaxie autour de Pierre-Édouard Stérin, avec un agenda politique ».
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L'intégrale du vendredi 16 janvier
Au programme de cette édition : Le gouvernement suspend le vote sur le budget et ouvre une période de clarification stratégique. Sébastien Lecornu hésite entre plusieurs options institutionnelles pour sortir de l’impasse. Quel choix peut encore préserver l’équilibre politique et parlementaire ? Décryptage dans le Club avec Arnaud Benedetti et Tâm Tran-Huy.Au Sénat, la méthode envisagée par l’exécutif interroge. Une procédure jugée trop brutale peut-elle devenir un motif de censure pour les socialistes ? Ou la recherche d’un compromis reste-t-elle possible malgré les tensions ? Nous posons la question à la sénatrice socialiste de Paris Colombe Brossel.Sur la scène internationale, la France s’engage militairement au Groenland dans le cadre d’une mission européenne. Face aux déclarations et aux ambitions de Donald Trump sur ce territoire stratégique, l’Union européenne est-elle en mesure d’imposer un rapport de force crédible ? À quel coût politique, diplomatique et militaire ? Analyse avec l’eurodéputé LR et ancien chef du renseignement militaire Christophe Gomart.Enfin, dans les territoires, nous plongeons au cœur d’un service public essentiel mais invisible. Comment anticiper les aléas climatiques et garantir la continuité des déplacements en période hivernale ? Direction la Savoie, aux côtés des agents chargés de sécuriser les routes face à la neige.
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Éric Lombard : « Les statistiques démontrent une suroptimisation fiscale des plus hauts revenus »
Lors d'un entretien dans « Libération », l'ancien ministre de l'Économie Éric Lombard, sous le Premier ministre François Bayrou, a affirmé que des milliers de Français parmi les plus fortunés, échapperaient à l'impôt sur le revenu. Le président de la commission des finances du Sénat, Claude Raynal, et son homologue de l'Assemblée nationale, Éric Coquerel, ont demandé à Bercy des chiffres. Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics et Roland Lescure, actuel ministre de l'Économie, contestent les déclarations d'Éric Lombard.
Éric Lombard maintient malgré tout ses propos : « Nous savons que pour des personnes ayant des revenus et des patrimoines importants, se sont développées des techniques légales qui permettent de baisser fortement la base fiscale. C'est documenté, d'ailleurs il y a des moyens sur lesquels nous travaillons pour corriger cela. Il faut que les éléments statistiques soient publiés ».
Éric Lombard explique que « les équipes de Bercy sont tout à fait capables de regarder le patrimoine de nos concitoyens les plus fortunés, ils ont par définition les revenus déclarés. S'il y a un écart trop important entre les revenus déclarés et le patrimoine, ça veut bien dire qu'il y a suroptimisation et que cela doit être corrigé. Amélie de Montchalin a contesté, mais je ne veux pas polémiquer. Les chiffres vont être publiés, en tout cas moi je souhaite qu'ils soient publiés ».
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L'intégrale du jeudi 15 janvier
Au programme de cette édition : notre invité est Éric Lombard, ancien ministre de l’Économie. Ses déclarations suscitent de vives réactions : il affirme que la méthode de Sébastien Lecornu ne fonctionne pas et que des milliers de Français parmi les plus aisés ne paient pas d’impôt sur le revenu. Maintient-il ces propos ? Que révèlent-ils de l’état du système fiscal français et du débat budgétaire ? Il s'explique en exclusivité sur notre plateau.Sébastien Lecornu échappe à deux motions de censure liées au Mercosur. Mais cette séquence politique lui permet-elle réellement de sortir de l’impasse politique ? Dispose-t-il encore des marges nécessaires pour construire un compromis durable sur le budget ? Débat avec Michaël Darmon et Émilie Zapalski.Et puis la crise du logement reste l’une des premières préoccupations des Français. Le Sénat examine un texte consacré au logement social et à la relance de la construction. Peut-on encore inverser la tendance face à la pénurie et à la hausse des prix ? L’auteure du texte, la sénatrice LR des Alpes-Maritimes et présidente de la commission des affaires économiques Dominique Estrosi-Sassone, est notre invitée.À l’approche des municipales, les recompositions politiques locales se dessinent. À Bourg-en-Bresse, la droite soutient un candidat issu de Reconquête. Cette alliance locale annonce-t-elle une stratégie nationale ? Sommes-nous face à un laboratoire de l’union des droites ? Reportage.
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Municipales : des alliances locales aux conséquences nationales
À l’approche des élections municipales, les enjeux électoraux se précisent et n’échappent pas à la politique nationale. À Bourg-en-Bresse, un candidat du parti « Reconquête ! » d’Éric Zemmour est soutenu par des élus locaux Les Républicains. Est-ce l’amorce d’une alliance pérenne ?Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news estime que « le cas de Bourg-en-Bresse est très observé et peut-être sera amené à se reproduire sur le territoire. C’est un des enjeux de ces municipales : à quel point sur le terrain, et contrairement aux consignes officielles des partis, les exécutifs locaux vont s’unir pour gagner. Cela vient aussi s’articuler avec ce que l’on a vu dans les enquêtes d’opinion : l’intention de constituer un front républicain contre La France Insoumise ».Émilie Zapalski, fondatrice de l’agence Émilie Conseil, considère que « ce type d’union risque de fracturer le centre et la droite, parce que de nombreux élus locaux ne sont pas alignés sur cette idée. Le risque est l’effacement des Républicains face à une extrême droite plus forte, et qui ira toujours plus loin dans les propos extrémistes au niveau régalien. Mais il y a cette tentation opportuniste de réussir le coup aux municipales ».
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Dominique Estrosi-Sassone : « Les maires sont les premiers confrontés à la crise du logement »
Face à la crise du logement, le Sénat s’est emparé du sujet dans le cadre d’un projet de loi de régulation du foncier examiné cette semaine. Il vise à relancer la production de logements : rétablissement d’une programmation nationale avec 400.000 logements par an d’ici à 2030 et les maires deviendraient présidents des commissions d’attribution. La sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes Dominique Estrosi-Sassone, à l’origine de la proposition de loi, était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! ».Dominique Estrosi-Sassone estime que « pour encourager la production de logements sociaux, la base c’est de redonner confiance aux élus locaux. Et pour leur redonner confiance, il faut que dans l’acte de construire, ils puissent avoir un retour autour de l’attribution des logements sociaux. Cela ne veut pas dire que les maires feront n’importe quoi. Les maires sont des élus responsables et les premiers confrontés à la crise du logement. J’insiste vraiment, mais c’est une question de confiance ».La sénatrice est également revenue sur « la colère des agriculteurs qui s’exprime depuis plusieurs semaines. Mais elle est montée d’un cran supplémentaire la semaine dernière. Les agriculteurs sont malheureusement aujourd’hui pris en tenaille de toutes parts. Il faut plus que jamais les soutenir. Le gouvernement a à nouveau annoncé des mesures. Mais le plus important c’est la question économique des fermes, les problèmes de trésorerie des entreprises familiales, à taille humaine ».
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L'intégrale du mercredi 14 janvier
Au programme de cette édition : nous recevons Vanessa Pérée, procureure du nouveau Parquet national de lutte contre la criminalité organisée, juridiction présentée comme l’un des piliers de la lutte contre le narcotrafic. Quels changements concrets apporte ce parquet dans l’organisation judiciaire ? Dispose-t-il des moyens à la hauteur des attentes de l’État ? Ce nouveau parquet marque-t-il un tournant dans la lutte contre la criminalité organisée en France ?La loi de lutte contre le narcotrafic a été adoptée le 29 avril 2025. Son initiateur, le sénateur LR du Rhône Étienne Blanc est notre invité. Après l’audition du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez ce mardi au Sénat, les outils juridiques et policiers sont-ils enfin adaptés à l’ampleur de la menace ?Face à la colère des agriculteurs, Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence examinée au Parlement. Cette réponse politique est-elle suffisante pour apaiser la crise ? Budget, agriculture, sécurité : l’exécutif peut-il encore reprendre la main ou se retrouve-t-il dans une impasse politique ? Débat et analyse avec nos éditorialistes Frédéric Dabi et Françoise Degois.Enfin dans nos régions, les agriculteurs multiplient les actions pour alerter les consommateurs sur l’origine des produits. Ces mobilisations locales peuvent-elles peser durablement sur les choix politiques et économiques ?
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Étienne Blanc : « Il faut une coalition avec les États-Unis pour détruire le régime iranien »
Alors que la répression des manifestations en Iran inquiète les pays occidentaux, le sénateur (LR) du Rhône Étienne Blanc dénonce les procès « rapides » qui pourraient être organisés avec la menace de la peine de mort : « Ce qui se passe en Iran appelle la France à une véritable réaction. Cette démocratie du verbe doit se transformer et devenir une démocratie de l’action. Aujourd’hui l’Europe est d’une impuissance invraisemblable vis-à-vis du régime iranien. Nous devons, avec les États-Unis, participer à une coalition pour aller détruire le régime des mollahs, car il ne nous entendra pas. Maintenant la rue est là, ce sont des milliers d’iraniens qui disent qu’ils n’en peuvent plus. Il faut que l’Occident profite de cela ».La loi narcotrafic, adoptée le 29 avril 2025 dote l’État de moyens dans la lutte contre la montée du narcotrafic : création d’un parquet national anticriminalité organisée, prisons renforcées et statut de « repenti ». Co-auteur du texte avec le sénateur Jérôme Durain, Étienne Blanc pointe que seuls 14% des décrets de la loi ont été mis en vigueur en huit mois : « Vous avez des décrets qui tournent d’un ministère à l’autre, vous avez le Conseil d’État qui se prononce, et vous avez un gouvernement qui passe son temps à créer des normes, donc il crée des administrations au service des normes, on les empile. Cette impuissance publique d’agir rapidement c’est une marque de notre démocratie contemporaine. Mais je crois que nous sommes à bout de souffle ».
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Budget, crise agricole : Lecornu à la recherche d’une voie de sortie
Avec le blocage du Parlement sur le débat budgétaire, Sébastien Lecornu pourrait revenir sur sa promesse de ne pas avoir recours à l’usage du 49.3 ou des ordonnances. Françoise Degois, éditorialiste politique, juge que « c’est absolument idiot de la part de Sébastien Lecornu d’avoir fait planer la dissolution et des législatives anticipées à l’approche des élections municipales. C’est prendre les députés et l’opinion publique pour des imbéciles. À partir du moment où Emmanuel Macron a dit non au Mercosur, comment vous imaginiez que le Parti Socialiste, qui détient encore la clé, vote la censure ? Ils le savent parfaitement ».Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP, considère que le contexte « est symptomatique d’un personnel politique qui ne parle plus aux Français, et qui se parle à lui-même. On se souvient de la rentrée 2025 où des Français qui pronostiquaient la dissolution, qui même la souhaitaient, sur le mode de la table rase, du « reset », et ça s’est complètement évanoui. Et lorsqu’on interroge les Français, cette question ne se pose pas, avec une éclipse du politique ».
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Vanessa Perrée : « Nous privilégions la piste du crime organisé sur l’assassinat d’Alain Orsoni »
Avec la montée du crime organisé en France, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a dressé devant les sénateurs un premier bilan de la loi narcotrafic, votée en avril 2025, avec seulement 14% de décrets appliqués. Vanessa Perrée, procureure du nouveau parquet national anti-criminalité organisée créé par la loi narcotrafic votée en avril dernier, était l’invitée de notre matinale sur « Bonjour chez vous ! ».Vanessa Perrée considère que « les moyens déployés par l’État pour lutter contre le crime organisé augmentent, notamment grâce à cette prise de conscience dans le cadre de la loi narcotrafic. Le parquet national anti-criminalité organisée a été créé par ce biais, avec une équipe pour le moment de 34 personnes : 16 magistrats, 13 personnels de greffe, des assistants spécialisés, c’est-à-dire des policiers, des inspecteurs de finances publiques qui peuvent nous aider en matière de saisie et de confiscation, un officier de liaison gendarme. L’idée est d’avoir une équipe pluridisciplinaire ».Vanessa Perrée est revenue sur l’assassinat d’Alain Orsoni, homme d’affaires et nationaliste corse, lors des obsèques de sa mère, ce lundi : « Le parquet national anti-criminalité a été saisi de ces faits au vu de la personnalité de la victime en co-saisine avec le parquet de Marseille pour faire des investigations conjointes pour élucider cette affaire. Nous privilégions la piste du crime organisé, mais le parquet national anti-terroriste, qui est à Paris également, et avec qui j’ai des contacts, est également en observation ».
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L'intégrale du mardi 13 janvier
Au programme de cette édition : À l’approche des municipales, on s'arrête sur la question des transports. Comment sortir du tout-voiture, notamment dans les zones rurales ? La gratuité des transports est-elle une solution durable et efficace ? Cap sur plusieurs communes, à Montpellier, Cérons en Gironde et Limeil-Brévannes en Île-de-France.Quel modèle de mobilité pour les territoires ? Éclairage avec le ministre des Transports, Philippe Tabarot.À la une de nos régions, direction la Corse, après l'assassinat de l’ancien militant nationaliste Alain Orsoni, survenue lors des obsèques de sa mère. Quelles réactions sur l’île ? Analyse avec Henri Mariani, journaliste à Corse Matin, en direct d’Ajaccio.Et puis les discussions autour du budget reprennent au Parlement. Sébastien Lecornu peut-il obtenir son adoption ? Un accord de non-censure avec les socialistes est-il envisageable, et à quelles conditions ? Réponse avec Thierry Cozic, sénateur socialiste, chef de file du PS sur le budget au Sénat.
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Thierry Cozic : « Le débat parlementaire a eu lieu, mais l’usage du 49.3 s’impose »
La recherche de compromis sur la question budgétaire reprend son cours à l’Assemblée nationale ce 13 janvier. Le gouvernement cherche à maintenir le cap des 5% de déficit, mais Les Républicains et le Parti Socialiste restent fermes sur leurs revendications. À la demande de ces derniers, le spectre de l’article 49.3 réapparaît.Thierry Cozic, sénateur (PS) de la Sarthe et vice-président de la commission des finances au Sénat regrette « que chacun reste campé sur ses positions, que ce soient Les Républicains ou le bloc central. Le Parti Socialiste s’est mis à disposition pour trouver un compromis. Un compromis nécessite que tout le monde soit d’accord sur un texte. Les Français attendent un budget, les collectivités en ont besoin. Nous sommes simplement dans un moment où la droite sénatoriale est revancharde avec la sortie ratée du gouvernement de Bruno Retailleau ».Thierry Cozic trouve « difficile d’adopter le budget avec la composition actuelle de l’Assemblée nationale. Donc je pense que le 49.3 s’impose, une fois que le débat parlementaire s’est tenu de façon riche et variée avec beaucoup d’échanges. Le fait que nous ayons initialement interdit l’usage du 49.3 sous peine de voter la censure du gouvernement n’était pas une erreur, car cela a eu le mérite d’ouvrir ce débat parlementaire ».
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La gratuité des transports publics est-elle généralisable ?
Alors que le déficit public explose et que le débat budgétaire s’éternise au Parlement, de plus en plus de collectivités françaises promettent à leurs habitants l’usage de transports urbains gratuits. Mais qui en paye le prix ? À l’approche des élections municipales, la question se pose. Danielle Attias, économiste et professeur émérite à Centrale Supélec / Paris-Saclay, estime que « la gratuité des transports prise en charge par plusieurs commune est viable, à condition de se poser les questions à court terme et à plus long terme. À plus long terme, toute la question des investissements est posée, parce qu’à court terme ça redynamise les centres urbains, ça crée un peu plus de pouvoir d’achat pour les usagers qui peuvent abandonner leur voiture ».Mathieu Flonneau, historien des mobilités et professeur à Paris 1, rappelle que « la gratuité a un coût, c’est évident. Il faut voir qui le paye, et c’est tout l’enjeu des municipales. L’effet de transfert-modèle sur la gratuité des transports en commun n’a pas eu lieu aussi massivement que l’on pouvait l’espérer. Autrement dit, la chasse à la voiture en centre-ville, la décarbonation, les impératifs de mobilité pour rendre la société plus agréable n’ont pas été cochés par cette mesure ».
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Philippe Tabarot : « Les usagers du train couvrent environ 25% du coût du transport »
À l’approche des élections municipales, « Bonjour chez vous » propose chaque semaine un débat sur un enjeu précis, avec aujourd’hui la question des transports. Philippe Tabarot, ministre des Transports était l’invité de l’émission.Sur les tarifs du transport ferroviaire, un chiffre frappe, une augmentation des prix Ouigo de 73% en 6 ans. Philippe Tabarot explique « qu’un Français sur deux qui ne prenait pas le train l’a pris à travers Ouigo, qui avait, au début, des tarifs attractifs. Au début, Ouigo pouvait se le permettre car les trains partaient de gares secondaires et pour des trajets plus réduits en distance. Les choses ont évolué aujourd’hui et il y a eu une évolution tarifaire. Mais je rappelle que les usagers paient seulement 25% du billet de train et que le reste est pris en charge, alors que dans d’autres pays européens, la contribution on peut aller jusqu’à 60% ».Philippe Tabarot est revenu également sur le débat budgétaire enlisé à l’Assemblée nationale et les instruments pour passer en force : « Ceux qui réclament le 49.3 sont ceux qui ont demandé pendant des années de ralentir le rythme de son usage. Moi-même au Sénat j’ai toujours vu d’un mauvais œil l’usage de cet article. Il ne doit être utilisé, au même titre que les ordonnances, qu’en cas d’extrême impossibilité de faire voter le budget ».
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Christian Cambon : « L’Europe n’a pas les moyens d’empêcher l’annexion du Groenland »
Main-mise des États-Unis sur le Venezuela, menaces de Donald Trump sur Cuba, volonté d’annexion du Groenland, signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, manifestations révolutionnaires en Iran réprimées dans le sang : l’actualité internationale est en ébullition. Le sénateur (LR) Christian Cambon du Val-de-Marne et envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales est notre invité pour revenir sur l’ensemble de ces sujets.Christian Cambon considère notamment « que l’Europe n’a pas les moyens d’empêcher l’annexion du Groenland par les États-Unis. Si Donald Trump va au bout de son projet de manière offensive, je pense que l’Europe ne peut pas y faire grand-chose. Est-ce que le Danemark va partir en guerre contre les États-Unis ? C’est impossible alors qu’une partie de l’Europe compte sur les Américains eux-mêmes pour leur propre défense ».Concernant les débats sur le Mercosur, Christian Cambon tient à nuancer « la complexité du Mercosur vient du fait qu’un certain nombre de secteurs économiques profitent de la mise en œuvre de ce traité. Pour les secteurs gagnants, on pense aux services, à l’industrie, aux viticultures, la filière laitière, et tous ces gens-là ne se prononcent pas. Et de l’autre côté, pour les perdants, il y a le miel, mais le plus grave c’est l’élevage. Et c’est important, car c’est la qualité de ce qui se trouve dans nos assiettes qui est en jeu ».
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Mercosur, censure : Lecornu joue son va-tout ?
Le Rassemblement national et La France Insoumise ont déposé chacun une motion de censure en protestation de la future signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Le Parti Socialiste a déjà assuré qu’il ne les voterait pas, mais Les Républicains maintiennent l’ambiguïté. La censure du gouvernement entraînerait probablement une dissolution de l’Assemblée nationale, et donc des législatives anticipées qui s’additionneraient aux municipales en mars.Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, estime que les motions de censure du RN et de LFI : « n’ont pas beaucoup de chances d’aboutir. Le Parti Socialiste et Les Républicains n’ont pas intérêt à ce qu’il y ait des élections. Les Républicains sont dans un état subclaquant, et ils font tout pour d’ailleurs. Et le Parti Socialiste n’est pas en mesure de mener une campagne législative qui leur soit favorable. Lecornu souhaite simplement renforcer la pression sur ces deux partis ».Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, juge que « Sébastien Lecornu a été exaspéré par deux choses. D’abord le fait que les écologistes ne jouent pas le jeu d’être allés à Bercy et d’aborder une piste d’atterrissage sur le budget de l’État. Et par ailleurs, une petite musique courait au Parti Socialiste sur le thème d’un hypothétique vote de la censure, quelle qu’elle soit, parce qu’il y en a cinq à venir quand même : trois sur le budget et deux sur le Mercosur.
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