
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
Épisodes
718 épisodes · page 11 sur 24

BONJOUR CHEZ VOUS 26/02/02 Lu P1
Christine Lavarde : « Le Sénat ne sera pas comptable du budget porté par le gouvernement »
Sébastien Lecornu a-t-il rempli sa mission principale : doter la France d'un budget ? « Un budget qui dégouline d'impôts » dénonce Jordan Bardella, président du Rassemblement National. « Ce n'est pas un bon budget, car il ne prépare pas l'avenir » estime la députée du bloc présidentiel, Agnès Pannier-Runacher. « Ce texte ne satisfait personne » résume le député LFI Éric Coquerel. Malgré tout, le budget 2026 devrait être adopté ce lundi à l'issue d'un recours à l'article 49-3.
Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine et présidente de la Délégation sénatoriale à la prospective, considère que « la copie qui nous a été présentée ne correspond absolument pas à la vision que le Sénat apportait en écrivant son texte en première lecture. Le Sénat ne se portera pas comptable des décisions du gouvernement sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale, qui ont des conséquences très fortes sur l'équilibre budgétaire. »
Christine Lavarde est également revenue sur sa proposition de loi face aux difficultés à mobiliser les acteurs de l'assurance face à la gestion du risque climatique : « À l'échelle des collectivités, on avait un double écueil : d'abord un marché très concentré, souvent avec un seul assureur ; ensuite la nécessité d'améliorer les politiques de prévention pour diminuer la vulnérabilité des bâtiments publics ou individuels. Il faut diminuer la sinistralité en prévision du jour où un évènement d'intensité forte se produit ».
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Municipales : une bataille stratégique pour les partis
Crise agricole, blocage parlementaire, multiplication des 49-3, ébullition de l’actualité internationale : les élections municipales du 15 et 22 mars parviendront-elles à imposer dans le débat les enjeux locaux ? À six mois des élections sénatoriales, et à un an de la présidentielle, le scrutin municipal est crucial pour les partis politiques qui cherchent les meilleures stratégies d’alliances pour le premier et le second tour.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat remarque que « de nombreux candidats font campagne sans étiquette, même dans les plus grandes villes, tout en appartenant à des partis. Le Rassemblement National joue gros en faisant le pari de l’implantation locale. S’il n’arrive pas à conquérir quelques grandes villes qu’il convoite, ça ferait un petit accroc dans ce cheminement victorieux qui semble l’amener vers la présidentielle. Mais je ne suis pas sûre que ça change énormément le vote des Français en 2027 ».Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, ajoute que « l’implantation locale n’est pas seulement un enjeu pour le Rassemblement National. Les partis les plus forts à l’échelle nationale sont les plus faibles localement. Et les partis qui sont en complète décomposition sur le plan national, le Parti Socialiste et surtout Les Républicains, demeurent forts sur le plan local. On est effectivement sur un front renversé. En perspective de la présidentielle, je pense que le Rassemblement National a tout à fait intérêt d’avoir des barons locaux qui s’installent, éventuellement sur Perpignan, Marseille, Toulon et Nice, et puis de nombreuses autres villes, de taille moyenne ou plus réduites ».
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Gilles Kepel : « Trump est un promoteur immobilier, il cherche à négocier avec l’Iran »
A la suite de la désignation par l’Union européenne des Gardiens de la Révolution comme « organisation terroriste », Téhéran a convoqué les ambassadeurs européens. Pour éclairer sur cette situation de crise majeure, la matinale « Bonjour chez vous ! » a invité Gilles Kepel, professeur des universités, politologue spécialiste de l’islam et du Moyen-Orient.L’Iran affirme qu’un « cadre » de négociations avec les États-Unis sera officialisé dans les prochains jours. Gilles Kepel analyse les motivations de Donald Trump dans ce bras de fer : « Comme toujours avec Donald Trump, c’est une affaire de deal. C’est un promoteur immobilier. Il essaye de terroriser ceux qui possèdent le terrain qu’il veut acquérir pour faire un immeuble épouvantable. Et c’est un peu la situation avec l’Iran. Trump a amassé des forces considérables dans le Golfe Persique et il est en négociations avec les Israéliens. Toutes les préparations sont faites pour mettre la pression maximale sur Téhéran pour contraindre à une négociation. Une négociation que les Iraniens veulent retarder le plus possible puisque les demandes des États-Unis vont équivaloir à une sorte de capitulation militaire ».Gilles Kepel établit le triste bilan de la révolte en Iran : « Nous n’avons pas encore une idée précise du nombre de morts pendant les deux-trois jours de répression totale. On parle en dizaines de milliers, mais entre 20.000, 30.000 on ne sait pas malheureusement. Les Gardiens de la Révolutions ont tiré dans la tête. On a vu les piles de morts, le racket des familles qui devaient payer 25.000 dollars pour pouvoir les enterrer. Un régime ne peut pas tenir uniquement sur une répression pareille ».
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« Les Glucksmann, une histoire de famille » - À voir sur Public Sénat
Un documentaire exceptionnel sur la famille Glucksmann a été réalisé par Steve Jourdin, journaliste et doctorant en histoire à l’EHESS. L’émission sera diffusée sur Public Sénat à 21h. C’est en participant à la réalisation de ce documentaire que Raphaël Glucksmann, candidat déclaré à la présidentielle de 2027, apprend que son grand-père était un espion russe. Steve Jourdin a fait cette découverte en reprenant le travail d’un historien allemand qui avait travaillé sur de nombreuses figures de mai 68, notamment André Glucksmann, le père de Raphaël Glucksmann.Steve Jourdin raconte les coulisses de la réalisation : « cet historien allemand voulait révéler à André Glucksmann que son père était un agent russe. Il n’a pas pu le faire car André Glucksmann était déjà mort, et donc il n’y avait pas eu la transmission de cette information à Raphaël Glucksmann. On a aussi beaucoup épluché les archives du contre-espionnage britannique, où se trouvait toute l’histoire du grand-père, et on a trouvé de nombreuses choses dans ce document-là ».Bérengère Bonte, journaliste politique, a pu voir le film en avance pour le commenter. Elle juge « très savoureux de pouvoir retracer toute cette période marquée par le marxisme, le maoïsme, et voir comment cette gauche a évolué. C’est très éclairant à propos de Raphaël Glucksmann ».Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, rappelle que « l’histoire des gauches a toujours été une histoire en tension, davantage que la droite. Il y a toute la génération des ‘Nouveaux philosophes’, à la fin des années 60 jusqu’au milieu des années 70, qui avait été forgée dans un logiciel d’extrême gauche, et qui en est sortie progressivement. C’est le cas d’André Glucksmann, c’est le cas aussi de Bernard-Henri Lévy ou même d’Alain Finkielkraut ».
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Vincent Capo-Canellas : « En Iran, le changement doit venir de l’intérieur, pas d’une intervention »
Alors que le gouvernement martèle qu’un budget est nécessaire avant la fin janvier, le texte budgétaire a été examiné jeudi au Sénat, pour relecture. Relecture qui aura été de courte durée, puisqu’une majorité de sénateurs s’est accordée pour rejeter le texte d’emblée, le renvoyer à l’Assemblée nationale et accélérer la procédure de navette parlementaire. Le budget de « compromis », négocié entre le bloc présidentiel, Les Républicains et le Parti Socialiste, devrait être adopté par Sébastien Lecornu, avec un troisième recours au 49-3.Pour Vincent Capo-Canellas, sénateur (UC) de Seine Saint-Denis :« Les discussions sur ce budget ont été un peu longues et chaotiques. Nous avons revisité parfois la procédure et le 49-3 arrive un peu tard. Nous avons cherché un compromis à l’Assemblée nationale, nous avons vu que ce n’était pas possible et il a fallu que le Premier ministre revienne sur ses engagements. Notre temps, à nous en tant que sénateurs, importe peu, nous sommes là pour trouver une solution. Mais le dialogue n’a pas pu se nouer, et le compromis auquel nous avons abouti est coûteux, et nous le payerons plus tard ».L’Union européenne inscrit les Gardiens de la Révolution, la colonne vertébrale du régime de Téhéran, comme organisation terroriste. Vincent Capo-Canellas est revenu sur le mouvement de révolte d’ampleur en Iran : « Nous sommes en solidarité avec le peuple iranien, qui mène une révolte pacifique, et on sait le climat de répression qu’il subit. Les mollahs veulent noyer cette révolte dans un bain de sang. La France a pris des positions claires là-dessus, je pense que l’Europe aussi. L’Iran est dans une région qui peut également à tout moment s’embraser. Il est évident que la diplomatie du coup de poing de Donald Trump trouve parfois ces limites là-dessus. Je ne crois pas à une intervention américaine, le changement en Iran viendra de l’intérieur ».
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Bonjour chez vous ! du 30 janvier 2026
Au programme de cette édition : Pour la première fois depuis l’assassinat d’Alain Orsoni, Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, prend la parole. Comment lutter contre la criminalité organisée sur l’île ? Quel bilan tire-t-il de dix années à la tête de la collectivité ? Pourquoi s’engage-t-il à nouveau dans la bataille municipale à Bastia ? Et comment analyse-t-il la progression du Rassemblement national en Corse ? Il répond à nos questions depuis Ajaccio.Le Sénat rejette le budget sans entrer dans son examen de fond. Un choix assumé par des sénateurs qui jugent le projet insatisfaisant, tout en souhaitant éviter un enlisement des débats budgétaires. Vincent Capo-Canellas, sénateur centriste, en explique les raisons et les conséquences.Dans nos régions, le budget devient aussi un sujet pédagogique. À Moutiers-les-Mauxfaits, en Vendée, des collégiens sont initiés à la gestion budgétaire et à l’épargne à travers des ateliers organisés par la Banque de France. Un regard original sur l’éducation financière.Un documentaire inédit revient sur la saga de la famille Glucksmann et révèle une facette méconnue de son histoire. Son réalisateur, notre journaliste Steve Jourdin, dévoile les coulisses de cette enquête et les enjeux de cette révélation.
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Gilles Simeoni : « L’assassinat d’Alain Orsoni dessine la trame de pratiques mafieuses »
Depuis les locaux de France 3 Corse, Gilles Simeoni, président du conseil exécutif Corse, était l’invité exceptionnel de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Il est revenu sur l’assassinat d’Alain Orsoni, nationaliste corse, le 12 janvier dernier : « Un assassinat dramatique, commis dans des circonstances qui ont légitimement choqué, alors qu’il assistait aux obsèques de sa mère. Et un assassinat qui s’inscrit malheureusement dans une trop longue cohorte de drames en Corse, notamment avec le décès tragique d’un jeune homme à Ajaccio, ou l’assassinat d’une toute jeune fille de dix-huit ans. Ces faits, même s’ils sont de natures différentes, dessinent la trame de pratiques mafieuses qui existent en Corse, contre lesquelles il faut s’élever avec sérénité et détermination ».Gilles Simeoni a rappelé le passé particulièrement instable des relations de la Corse avec l’État français : « Historiquement, et c’est écrit dans de nombreux rapports et ouvrages documentés, il y a eu des collusions entre le banditisme organisé, des officines parallèles et des services de l’État dans les années 80-90, pour mettre en place une forme de contre-violence, un peu à l’instar de ce qu’on pu faire les GAL (Groupes Anti-terroristes de Libération) au Pays basque, contre les indépendantistes. C’est l’histoire dramatique de la Corse. Une histoire qu’il faut d’ailleurs réinscrire dans les discussions politiques actuelles ».
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Cécile Cukierman : « Ce budget n’est pas un budget de gauche »
Alors que le gouvernement martèle qu’un budget est nécessaire avant la fin janvier, le texte budgétaire a été renvoyé au Sénat, ce jeudi, pour relecture. Relecture qui aurait été de courte durée, puisqu’une majorité de sénateurs s’est accordée pour rejeter le texte, et le renvoyer directement à l’Assemblée nationale et accélérer la procédure de navette parlementaire. Le budget de « compromis », négocié entre le bloc présidentiel, Les Républicains et le Parti Socialiste devrait être adopté par 49-3.Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste au Sénat et sénatrice de la Loire, déplore la position du Parti Socialiste : « quand on appelle ceux qui ont perdu aux élections pour essayer de trouver un compromis et gouverner ça ne fonctionne pas. Ce budget n’est pas un budget de gauche : il n’y a pas suffisamment de recettes nouvelles pour satisfaire les dépenses. Les inflexions obtenues par le Parti Socialiste n’ont pas seulement été insuffisantes, mais elles ne répondent pas aux besoins des Français. Et je ne pense pas que la démocratie sortira grandie de cette année qui vient de s’écouler ».Cécile Cukierman est également revenue sur l’arrivée prochaine au Sénat du texte sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : « Je pense que c’est un texte d’affichage plus que de réalité. Nous avons un vrai problème sur les réseaux, avec une jeunesse sous emprise, mais la difficulté c’est l’interdiction. Comment interdire alors que la plupart de ces réseaux passent par d’autres pays ? Je ne sais pas s’il faut déclarer une interdiction que nous ne savons pas tenir. Nous savons d’ailleurs que la prohibition n’est pas toujours la meilleure méthode. Il nous faut davantage de pédagogie ».
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Média vs réseaux sociaux : la guerre de l’information ?
« Liberté d’expression » et « liberté d’information », un colloque sur ces thèmes, organisé par l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) se tient au Sénat. Catherine Jentile de Canecaude, membre de l’Arcom, présidente de ce colloque sur le pluralisme et la déontologie, était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! ».Catherine Jentile de Canecaude présente une étude menée par l’Arcom sur la perception des médias par les Français : « 94% des Français déclarent s’intéresser à l’information. La question qui se pose ensuite c’est où s’informent-ils ? La surprise, c’est que 63% des Français qui continuent à s’informer en regardant la télévision, alors qu’on aurait pu croire que tout cela était l’ancien monde, et 45% sur la radio. Mais il y a une fracture générationnelle, les jeunes se tournant davantage vers le numérique. S’il y a une défiance vis-à-vis des médias, et de la classe politique, il y a toujours un respect des valeurs du journalisme ».Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP trouve « très intéressant le décalage entre le respect des valeurs et une défiance. La fracture générationnelle, elle est effectivement immense. Notamment pour les élections, la manière dont les jeunes s’informent n’a plus rien à voir avec les autres générations ».
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Jean-François Husson : « 38 jours de débat sur le budget, une seule voix pour, tout ça pour ça »
Après l'échec des deux motions de censure, déposées par la gauche - hormis le Parti Socialiste - et par le Rassemblement national et l'Union des droites pour la République, le texte budgétaire de « compromis » a été transmis au Sénat pour relecture. Une majorité des sénateurs s'est accordée pour rejeter d'emblée le texte.
Jean-François Husson, sénateur (LR) de de Meurthe-et-Moselle et président de la commission des finances du Sénat, justifie cette décision : « Je pense que la plaisanterie a assez duré. Il y avait un triptyque : le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Entre le dépôt du projet de loi de finances, qui était d'ailleurs plutôt le travail préparatoire de l'ancien ministre des Finances, sous François Bayrou, et la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, en quatre mois, que de changements de pied et de revirements ! Tout ça pour ça. Ils ont débattu 38 jours, seulement sur la partie recettes : 1 voix pour, 404 contre ».
Jean-François Husson déplore : « le Sénat a été entendu, pas écouté. Il faut essayer de trouver la voie de l'équilibre et de la raison, mais surtout penser à l'étape d'après. Et l'étape d'après c'est le redressement des comptes publics. Et là, c'est échec et mat pour le gouvernement. Et le gouvernement est assez contradictoire sur le budget : il nous dit qu'il faut un budget avant fin janvier. Il choisit ensuite une seconde lecture à l'Assemblée nationale et il nous dit ensuite `stop, mission impossible, il n'y a rien à faire' ».
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Bonjour chez vous ! du 29 janvier 2026
Au programme de cette édition : Le Sénat rejette le texte sur la fin de vie et la création d’une aide à mourir. Le projet est renvoyé à l’Assemblée nationale, révélant des fractures profondes au sein de chaque camp politique. Dans ce débat sensible, Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste au Sénat, incarne une voix dissonante à gauche et analyse les enjeux politiques et éthiques du texte.Focus sur le budget : les sénateurs refusent de rouvrir le débat et renvoient le projet directement à l’Assemblée nationale. Pourquoi ce choix ? Jean-François Husson, rapporteur général du budget au Sénat, en explique les raisons et les conséquences.Au cœur de l’émission, une question centrale : comment les Français s’informent-ils aujourd’hui ? Télévision, radio, presse, réseaux sociaux : quelles sources dominent encore ? Quels sont les impacts des plateformes numériques sur le débat public et la démocratie ? Débat avec Catherine Gentile de Canecaude, membre de l’Arcom, et le sondeur Frédéric Dabi.Enfin, dans nos régions, focus sur un aspect souvent méconnu des municipales : le financement des campagnes locales. Dans de nombreuses communes, les candidats investissent leurs propres moyens pour mener leur campagne. Direction Montfort-sur-Argens, dans le Var, pour comprendre les réalités du terrain.
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Agnès Canayer : « Il faudra un seul et unique candidat pour le bloc central à la présidentielle »
L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été approuvée à l’Assemblée nationale. Le texte va désormais être examiné par les sénateurs. De nombreuses voix se sont levées sur l’impossibilité d’appliquer cette loi, notamment par rapport au droit européen sur le numérique. La Commission européenne a malgré tout donné son feu vert au projet de loi, au travers de Thomas Regner, porte-parole de l’exécutif européen : « les grandes plateformes en ligne ont l’obligation de respecter la législation nationale ». Cependant, la mise en application de la mesure inquiète toujours, notamment sur la question de l’identification numérique de tous les usagers, et sur la mise en danger des données personnelles.Agnès Canayer, sénatrice (LR) de Seine-Maritime, soutient que « la question des réseaux sociaux, de l’accès aux écrans et ses conséquences sur les enfants, est aujourd’hui essentielle, et je pense que c’est une bonne chose d’interdire les réseaux sociaux. Les jeunes ont des téléphones portables de plus en plus tôt, il faut faire en sorte qu’ils ne l’utilisent pas en permanence pour aller sur les réseaux sociaux. Il y a des outils européens pour agir auprès des plateformes, et puis il y a l’enjeu pour nous d’avoir un vrai contrôle ».Agnès Canayer est revenue également sur le lancement à nouveau officialisé des candidatures à la présidentielle de Gabriel Attal et d’Édouard Philippe : « L’intérêt c’est d’avoir un échiquier large, mais de toute façon il faudra un seul et unique candidat pour le bloc central. J’espère qu’ils auront la raison de s’entendre. Comment vont-ils s’entendre ? Ça c’est une grande question. Même si les sondages ne font pas tout, il faudra regarder les tendances qui apparaîtront dans l’opinion publique. Mais je pense qu’Édouard Philippe est le meilleur candidat, qu’il porte une vraie vision et qu’il a la stature et la capacité de rassembler ».
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Bonjour chez vous ! du 28 janvier 2026
Au programme de cette édition spéciale : à l’approche des élections municipales, notre grand débat de maires met face à face des élus issus de sensibilités politiques différentes. Sécurité, logement, écologie, qualité de vie, services publics : quelles priorités pour les villes et quels choix pour répondre aux attentes des citoyens ? Quatre maires confrontent leurs visions et leurs stratégies : Florence Portelli, maire LR de Taverny, Éric Piolle, maire écologiste de Grenoble, Luc Carvounas, maire socialiste d’Alfortville et Denis Thuriot, maire Renaissance de Nevers.Le Sénat se prononce sur les textes relatifs à la fin de vie, dans un contexte marqué par la suppression de la création de l’aide à mourir par la majorité sénatoriale. Quels équilibres politiques et éthiques se dessinent ? Éclairage avec Agnès Canayer, sénatrice LR de Seine-Maritime.
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Municipales : quatre maires face aux enjeux du quotidien
À l’approche des élections municipales, la matinale « Bonjour chez vous ! » organise un grand débat avec quatre maires : Florence Portelli, maire (LR) de Taverny, Denis Thuriot, maire (Renaissance) de Nevers, Luc Carvounas, maire (PS) d’Alfortville et Éric Piolle, maire (Écologistes) de Grenoble. Imposition, pouvoir d’achat, accès au logement, transports, sécurité, pouvoirs publics et santé : tous les grands enjeux du scrutin des 15 et 22 mars sont abordés dans ce débat.Sur les questions de sécurité, notamment face à la montée du narcotrafic, un profond désaccord oppose Florence Portelli et Éric Piolle sur l’armement de la police municipale. Le maire de Grenoble explique avoir « armé nos polices municipales de pistolets à impulsion électrique. Et je considère qu’elles seraient plus exposées en étant armées d’armes létales ». La maire de Taverny est immédiatement revenue sur ces propos : « Je ne veux pas que ma police municipale soit de la chair à canon. Je n’ai aucun dogme là-dessus, c’est une question de pragmatisme. Une policière municipale a été victime d’un terroriste en 2015. À partir du moment où il y a un uniforme, on prend des balles. Donc je ne vais pas désarmer avec un tonfa. On ne peut pas rester sur des mesurettes à la bisounours ».Face aux difficultés des maires à financer la construction de logements sociaux, Luc Carvounas déplore que « ce soit la double peine pour le maire. Il n’a pas la taxe d’habitation, il ne touchera pas non plus pendant quinze ans la taxe foncière puisque les bailleurs en sont exonérés. Mais les politiques qui nous gouvernent n’ont pas le courage de dire que supprimer la taxe d’habitation était la plus grosse bêtise ». Denis Thuriot, membre du parti présidentiel, a tenu à défendre le bilan d’Emmanuel Macron : « On ne peut pas reprocher au président de la République, quel qu’il soit, quand il est élu, de respecter son programme. C’est le seul impôt qui ait été supprimé qui n’a pas été remplacé. C’est du pouvoir d’achat redonné aux gens ».
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Quelle place pour l’écologie dans nos villes ?
À un mois et demi des élections municipales, la question écologique fait-elle partie des grands enjeux de la campagne ? Tempêtes, inondations, sécheresses et canicules, les épisodes récents de ces dernières années frappent à l’échelle locale. La question de la gestion du risque devient un enjeu majeur dans la gestion municipale. Deviendra-t-il aussi un enjeu dans les urnes ?Erwan Lestrohan, directeur conseil de l’institut Odoxa, explique que les questions écologiques « font partie des choses qui inquiètent beaucoup les Français. Très schématiquement, si je demande aux Français s’ils veulent qu’on lutte pour la protection de l’environnement dans leur commune, ça arrive assez bas dans un sondage. En revanche si l’on dit qu’il faut adapter votre commune pour mieux se protéger face aux évènements climatiques, là ça inquiète tout le monde face à la multiplication de ces derniers ».Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra, rappelle que « Avec les 14% de Yannick Jadot aux élections européennes de 2019, on avait vu arriver une vague verte aux municipales, en installant un climat ‘climato-inquiet’. L’écologie est un thème qui a beaucoup été rappelé aux municipales de 2020, où il y avait eu énormément de nouvelles villes dans l’escarcelle d’Europe Écologie les Verts ».
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Anne Souyris : « Les ZFE sont une obligation de l’Europe et une question de santé publique »
L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans a été votée ce lundi par les députés à l’Assemblée nationale. C’était l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron, et le texte a été voté par tous les groupes, à l’exception du Parti Socialiste, qui s’est abstenu, et de La France Insoumise, qui a voté contre. La mise en place d’une telle mesure questionne, notamment sur son mode opératoire. La France serait le premier pays européen à mettre en place une telle mesure, suivant l’exemple de l’Australie et de la Chine. Le texte arrive désormais au Sénat, et la sénatrice (Écologistes) de Paris, Anne Souyris, le soutient pleinement : « Il est important, et même pas du tout suffisant. Il va falloir éduquer les jeunes à se servir des réseaux sociaux, à contrôler les sources. Il faut un vrai travail de l’Éducation nationale, qui n’est pour le moment pas assez fait pour pouvoir vivre avec les réseaux sociaux. Il faut une réflexion sur la manière dont on vérifie les choses et on ne se laisse pas manipuler par l’information. On a pu le faire avec la télévision, et bien il va falloir le faire avec les réseaux sociaux ».La sénatrice est également revenue sur la possible suppression des ZFE (Zones à Faible Émission), ces zones dans lesquelles de nombreux véhicules se voyaient interdits de circulation pour restreindre la pollution de l’air : « Les ZFE sont une obligation de l’Europe et une question de santé publique. Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités. On sait qu’Emmanuel Macron tenait à ce sujet et en même temps il a supprimé toutes les aides pour la transition de véhicules les plus polluants. Ce n’est pas possible de faire cela à un moment où les Français sont dans une situation d’inégalité majeure ».
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Gaspard Koenig : « Nous n’avons plus confiance dans notre eau, et dans nos institutions au fond »
Gaspard Koenig, philosophe et auteur était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour présenter les enjeux de son nouveau livre, « Aqua », notamment pour alerter sur la finitude des ressources en eau potable. Il cite également le rapport récent de l’ONU sur la crise de l’eau : « Ce n’est pas une crise de l’eau, car une crise c’est quelque chose que l’on peut surmonter. C’est une banqueroute, c’est irréversible ».Gaspard Koenig rappelle que « l’eau n’est pas seulement une question de politique publique, c’est aussi une question mythologique. L’eau c’est la pureté, la purification, le lien, l’angoisse aussi. Parce que dans les légendes normandes de l’eau que j’ai été rechercher pour ce livre, il y a aussi l’eau maléfique, l’eau qui vous tue».Gaspard Koenig considère que « le fait d’appuyer sur un bouton pour que l’eau vienne toute seule participe à l’illusion que l’eau est infinie. Ça coule, ça n’est pas très cher, le problème de la quantité de l’eau ne se pose pas. Mais la question de la qualité et de la pollution de l’eau commence à émerger : les gens commencent à regarder quel filtre acheter, et le marché des filtres est en pleine expansion. Et c’est assez existentiel, car si l’on n’a plus confiance dans son eau, on n’a plus confiance dans toutes nos institutions au fond ».
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Bonjour chez vous ! du 27 janvier 2026
Au programme de cette édition : Les Républicains apparaissent-ils comme les grands perdants de la séquence politique et budgétaire ? C’est ce que révèle notre baromètre mensuel réalisé par Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. Décryptage avec Nathalie Mauret, éditorialiste, et Erwan Lestrohan, sondeur.Chaque semaine, nous vous proposons un éclairage sur les grands enjeux des municipales. Aujourd’hui, la place de l’écologie dans les villes. Peut-elle encore s’imposer comme un thème central du débat local ? Réflexion avec le philosophe Gaspard Koenig, à l’occasion de son dernier livre, qui raconte une campagne municipale sur fond de crise de l’eau et interroge nos contradictions collectives.Autre débat écologique au cœur des villes : les Zones à Faibles Émissions. Le Parlement envisage leur remise en cause, mais le vote est reporté après les municipales. Recul écologique ou réponse sociale ? Analyse avec la sénatrice écologiste de Paris Anne Souyris.À la une de nos régions, direction Trèbes, dans l’Aude. Frappée par une crue meurtrière en 2018, la commune se reconstruit et apprend à vivre avec le risque climatique. Un territoire devenu laboratoire de l’adaptation face aux aléas du climat.
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Sébastien Chenu : « Le budget construit par Sébastien Lecornu va ruiner la France »
L’Assemblée nationale a rejeté, ce vendredi, les deux motions de censure du gouvernement, déposées d’une part, par La France Insoumise, les écologistes, et le Parti Communiste, et d’autre part, par le Rassemblement National et l’Union des droites pour la République. Le premier texte a été rejeté malgré 269 voix pour, le second malgré 142 voix pour. Un nombre de voix insuffisant pour faire tomber le gouvernement. Alors que le Parti Socialiste avait indiqué qu’il ne voterait pas cette nouvelle motion de censure, 5 députés sur 69 n’ont pas respecté la consigne de vote.Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, vice-président de l’Assemblée nationale et député du Nord, a justifié le vote de son parti en faveur des deux motions de censure : « Lorsque nous sommes d’accord, nous votons, lorsque nous sommes en désaccord, et nous le sommes sur ce budget, nous nous opposons. Enfin, c’est le principe d’une opposition. Si à un moment les députés Les Républicains ont un peu de courage, un peu de dignité, de respect pour leurs électeurs, enfin ce qu’il en reste, parce qu’il ne leur en reste pas beaucoup, ils voteraient la censure. Mais ils disent : ‘on n’est pas d’accord avec ce budget, c’est un mauvais budget, mais nos ministres ont envie de rester ministres parce qu’ils aiment bien les voitures, les chauffeurs et les titres’. Et surtout : les LR ont tellement peur des législatives anticipées ».Sébastien Chenu martèle que « le budget qui est en train d’être construit par Sébastien Lecornu va ruiner la France. Il prévoit une hausse de la dépense publique, avec 7 milliards de dépenses supplémentaires et zéro économie. On va dans le mur et on klaxonne. Il y a les municipales dans un mois et demi. On pourrait très bien voter en même temps pour des législatives et on repart avec une majorité, pour que les quinze mois qui viennent soit utiles à la France ».
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Municipales à Paris : Dati et Grégoire à couteaux tirés
La campagne municipale à Paris déborde du cadre d’un simple scrutin local. Au fil des semaines, l’issue semble de plus en plus incertaine. Selon les résultats du dernier sondage de l’IFOP pour le premier tour du scrutin, Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste serait en tête avec 32% des voix, suivi de près par Rachida Dati des Républicains. Pierre Yves Bournazel d’Horizons et Renaissance, Sophia Chikirou de La France Insoumise et Sarah Knafo de « Reconquête ! », pourraient dépasser le seuil des 10% de voix engrangées pour passer le second tour, respectivement à 14%, 11% et 9%. Un passage ou non au second tour qui sera décisif pour l’issue finale du scrutin.Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, estime que « c’est bien une élection locale à enjeu national, mais elle n’est pas du tout représentative de l’élection présidentielle. Mais c’est passionnant, parce qu’à Paris vous avez des têtes d’affiche qui sont des stars. Vous avez Rachida Dati, ministre de la Culture, Sarah Knafo qui entre dans la danse, Sophia Chikirou, qui n’est pas la dernière à dire son avis… Bon, c’est un peu moins vrai pour Emmanuel Grégoire... Et puis il y a le cas Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Gabriel Attal et Édouard Philippe, alors que Rachida Dati est soutenue par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Ça rend la campagne très compliquée ».Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, atteste que « c’est une campagne très compliquée à suivre. Rachida Dati multiplie les interventions médiatiques. Elle ne sait pas très bien comment cela va se passer, parce qu’elle est concurrencée sur sa gauche par Bournazel, et elle ne sait pas vers qui se tournera son électorat au second tour. Et sur sa droite, des électeurs sont fascinés par la candidature de Sarah Knafo, qui prône une ‘capitale heureuse’. C’est l’attrait de la nouveauté, certains disent même qu’elle ‘ringardise’ Rachida Dati ».
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Catherine Dumas : « Toutes les issues sont possibles pour les élections municipales de Paris »
À moins de deux mois des élections municipales, le premier tour à Paris promet un scrutin décisif pour la suite. Tout candidat ayant engrangé plus de 10% des voix peut participer au second tour. Avec l’éparpillement des candidatures et des voix, les sondages laissent imaginer la perspective d’une quadrangulaire au second tour, voire d’un second tour à cinq candidats.Catherine Dumas, sénatrice (LR) de Paris, et soutien de Rachida Dati atteste : « Le sondage montre que tout est ouvert. Pour une fois, l’opposition a une vraie fenêtre. Il y a un ras-le-bol des électeurs par rapport à une gestion passée de l’équipe municipale sortante. D’ailleurs, je prends note qu’Emmanuel Grégoire, candidat du Parti Socialiste à la mairie de Paris, ne fait pas le plein des électeurs d’Anne Hidalgo en 2020 : il lui manque un quart de ses électeurs. Ça prouve bien qu’il y a un profond mécontentement ».Catherine Dumas est également revenue sur la décision de son parti de ne pas voter la motion de censure du gouvernement, malgré un budget qui perpétue la hausse de la dépense publique : « La logique serait d’aller voter la censure car nous ne sommes pas d’accord avec ce budget. Après il y a la raison, celle de penser à la suite, à l’instabilité que cela engendrerait, donc il faut être sage, et ne pas voter la censure. Il nous faut un budget, on ne peut pas attendre. C’est un budget de compromis, certains disent même de ‘compromission’. C’est un budget qui a été fait avec la gauche, qui ne comporte pas assez d’économies, alors que c’était le sujet principal ».
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Bonjour chez vous ! du 26 janvier 2026
Au programme de cette édition :la bataille politique pour les municipales qui s’intensifie, notamment dans les grandes villes où les résultats dépassent l’enjeu local. À Paris, la confrontation entre la gauche et la droite s’annonce particulièrement serrée, révélatrice des recompositions politiques à l’œuvre. Analyse avec Yves Thréard et Élisabeth Martichoux.Focus sur la bataille parisienne avec Catherine Dumas, sénatrice LR de Paris et soutien de Rachida Dati. Elle analyse les équilibres politiques et les fractures du camp gouvernemental. Les divisions du socle commun peuvent-elles empêcher la droite de conquérir Paris ? Quelles alliances sont envisageables pour le second tour ?Dans l’entretien politique, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national et député du Nord, expose la stratégie de son parti dans la bataille municipale et ses ambitions dans les grandes villes.Enfin, dans nos régions, un phénomène inattendu : la médiatisation mondiale des lunettes d’Emmanuel Macron. Une exposition qui profite à l’entreprise jurassienne Henry Jullien et met en lumière un savoir-faire industriel français. Le maire de Lons-le-Saunier revient sur cette success story aussi soudaine qu’imprévue.
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Bonjour chez vous ! du 23 janvier 2026
Au programme de cette édition : Le gouvernement parvient à faire adopter le budget tout en évitant la censure. Cette séquence marque-t-elle un tournant politique pour Sébastien Lecornu ? Quelles conséquences pour l’équilibre du paysage politique ? Le Premier ministre peut-il apparaître comme une figure centrale en vue de l’échéance présidentielle ? A-t-il réussi à bâtir un nouvel arc politique allant de la gauche socialiste à la droite républicaine ?Analyse et débat avec Françoise Degois et William Thay.Le Sénat poursuit l’examen du texte sur la fin de vie, profondément remanié après la suppression de la création de l’aide à mourir. Ce choix traduit-il un décalage entre la représentation politique et l’opinion publique ? Quels sont les enjeux démocratiques, éthiques et politiques de ce débat ? Dominique Reynié, politologue et auteur d’une étude sur la fin de vie, apporte son éclairage.La question de la souveraineté nationale s’invite également dans le débat parlementaire. Un projet de transfert au Canada du contrôle d’une partie de l’espace aérien au-dessus de Saint-Pierre-et-Miquelon suscite l’inquiétude. La France est-elle en train de céder une part de sa souveraineté ? Annick Girardin, sénatrice et ancienne ministre, alerte sur les conséquences de ce projet.Enfin, dans les territoires, la forêt bretonne devient un laboratoire de l’adaptation climatique. Face au changement climatique, de nouvelles espèces d’arbres sont plantées pour renforcer la résilience des écosystèmes. Comment les territoires anticipent-ils les transformations environnementales ? Reportage au cœur d’une forêt en mutation.
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Annick Girardin : « La France abandonne une partie de son espace aérien au Canada »
Annick Girardier, sénatrice (RDSE, centre-gauche) de Saint-Pierre-et-Miquelon, a adressé une lettre au président de la République où elle alerte sur « un abandon de la souveraineté », en dénonçant un projet de transfert au Canada, du contrôle d’une partie de l’espace aérien français au-dessus de l’archipel qu’elle administre. Représentant le Quai d’Orsay au Sénat, la ministre Éléonore Caroit a répondu qu’il s’agissait « simplement de rationnaliser, de simplifier et de réduire les coûts sur un territoire. Cela n’est en aucun cas un renoncement à notre souveraineté ».« ‘Rationnaliser’ c’est quand-même lunaire », réagit Annick Girardier, invitée de « Bonjour chez vous ! ». Elle fustige que « l’on découvre seulement avec le conflit avec les États-Unis sur le Groenland à quel point les enjeux ultra-marins sont forts. On parle de la France, 7ème puissance mondiale, qui, parce qu’elle ne peut pas envoyer un ou deux fonctionnaires ou donner les moyens suffisants, va demander au Canada de pouvoir reprendre la gestion de son espace aérien ».Annick Girardier déplore la décision du gouvernement : « nous faisons des économies de bout de chandelle sur la gestion de notre espace aérien. Comment la France peut-elle prendre de telles décisions ? Je vais vous le dire : le désordre interministériel. Ce dossier a été traité en quatre jours, et je pense que la décision rendue est purement technique, qui pète aujourd’hui à la figure de tout le monde, car l’on n’a pas pensé à la dimension souveraine et politique, ce qui est très inquiétant, compte tenu de la période que nous traversons ».
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Dominique Reynié : « Chaque année, 180.000 Français meurent sans accès aux soins palliatifs »
Faut-il légaliser l’euthanasie et le suicide assisté ? Les discussions au Sénat sur le texte de loi sur la fin de vie se poursuivent. Mercredi soir, le Sénat a rejeté toute création d’un droit à l’aide à mourir en modifiant en profondeur l’article majeur de la loi examinée auparavant en commission des affaires sociales. La matinale « Bonjour chez vous ! » a choisi de recevoir Dominique Reynié, politologue, professeur à Sciences Po. En tant que directeur de Fondapol, un think-tank « libéral, progressiste et européen », Dominique Reynié revient sur une étude menée sur la perception des Français sur la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté.Pour Dominique Reynié : « Il y a un discours qui ne repose sur aucune information documentée, qui est que la société française serait en attente d’une légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Ce qui est ressorti de notre étude, où nous avons interrogé plus de 3.000 personnes, en posant plus de 30 questions, car il faut rentrer dans le détail, ce que demande les Français c’est que les soins palliatifs soient disponibles pour tous ceux qui en ont besoin. En France, chaque année, 180.000 personnes meurent sans pouvoir accéder aux soins palliatifs, alors qu’ils en ont besoin ».Dominique Reynié interroge les défenseurs d’un droit à l’euthanasie ou au suicide assisté : « Quelle est la part de liberté dont vous disposez quand vous souffrez, quand vous êtes seul et démuni socialement et économiquement ? Il y a une pression qui s’exerce sur vous, pression qui existe parce que vous coûtez cher - je suis désolé de le dire, c’est triste de dire cela, mais ça joue un rôle très important – les assurances ne veulent plus financer vos soins lorsque vous êtes victime d’une maladie chronique, qui ne va pas guérir. Et même parfois c’est sordide, mais la famille est pressée de vous voir partir, parce que vous consommez les ressources sur lesquelles elle comptait. Il y a les enjeux d’héritage : 70% des Français que nous avons interrogées craignent les conflits au sein des familles ».
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Comment Donald Trump bouleverse-t-il l’ordre du monde ?
Depuis plus d’une semaine, l’actualité internationale est en ébullition. L’une des sources majeures de cette instabilité : les velléités de Donald Trump sur le Groenland. Pour faire plier l’Union européenne sur ce dossier, le président américain a lancé des menaces de hausse des droits de douanes sur tous les produits européens importés. Il est ensuite revenu sur ses propos, à la suite d’une discussion avec Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN. Pour le moment, aucune hausse de taxe commerciale ne prendra effet, comme cela était initialement prévu, le 1er février.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique, c’est une victoire d’Emmanuel Macron et de l’Union européenne : « ça devient viral, Top Gun a gagné. Cette semaine est incroyable, l’Europe se réveille véritablement. Dimanche, l’Élysée commence déjà à demander l’utilisation du dispositif anti-coercition. On voit que le Danemark marche. Les Allemands sont sous la pression de leur business. Meloni qui essaye de jouer les médiatrices. Et puis tout change en réalité parce qu’il y a Davos, où Macron dit ‘non’ à Trump avec le Premier ministre du Canada ».William Thay, président du think-tank « le Millénaire », relativise grandement la « victoire » de la France ou de l’Union européenne : « C’est une victoire sur le plan de la communication, mais je ne sais pas si c’est tout à fait vrai sur le pouvoir réel. Les États-Unis se désaxent du camp occidental. Et l’Europe, d’un point de vue militaire, diplomatique et économique, risque vraisemblablement et sous la pression des Allemands et de la Commission européenne, de lâcher nos intérêts sur de nombreux sujets et pour différentes raisons, notamment le patronat qui a besoin d’accords économiques avec les États-Unis ».
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Annie Le Houérou : « Le Sénat a changé la nature du texte sur la fin de vie »
Le Sénat a profondément modifié, mercredi soir, l’article 4 du texte sur la question de la fin de vie, refusant la création de toute forme d’aide à mourir, avec 144 voix contre et 123 pour. Les parlementaires en faveur d’une « avancée sur les questions autour de la fin de vie » déplorent que « la droite sénatoriale vide de sa substance ». Le président de la commission des affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller a concédé que « le texte n’a plus de sens ».Annie Le Houérou, sénatrice (PS) des Côtes d’Armor a avoué être « surprise que l’article 4 soit rejeté, parce que la commission des affaires sociales a changé la nature du texte qui nous avait été présenté par l’Assemblée nationale en changeant l’aide à mourir en un complément à la loi Claeys-Leonetti. Je crois que la droite a été prise à son propre jeu. Elle a voulu changer le cap par rapport au texte qui nous a été présenté et n’a pas suivi la proposition de la commission des affaires sociales ».Annie Le Houérou est également revenue sur les manifestations des agriculteurs qui se poursuivent en France et devant les institutions européennes face à la mise en place du traité de libre-échange avec le Mercosur : « Je comprends les agriculteurs et les agricultrices qui se sont mobilisés car ils doivent pouvoir vivre de leur travail. Il y a de la concurrence internationale, on voit les produits venant de pays étrangers. Le Mercosur va accentuer ceci, notamment avec des droits de douane qui ne seront plus ce qu’ils sont aujourd’hui. En tant qu’élus, nous pouvons agir, notamment les collectivités avec la question de la restauration collective de nos écoles ».
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Monseigneur Matthieu Rougé : « La fraternité est l’accompagnement de la vie, pas des gestes létaux »
Faut-il légaliser l’euthanasie et le suicide assisté ? Le texte de loi sur la fin de vie est en discussion au Sénat. Mercredi soir, le Sénat a rejeté toute création d’un droit à l’aide à mourir en modifiant en profondeur l’article majeur de la loi examinée auparavant en commission des affaires sociales. La matinale « Bonjour chez vous ! » reçoit Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, qui espérait une opposition franche de la part des sénateurs sur ce texte.Monseigneur Rougé souhaite clarifier les raisons de sa prise de parole en tant qu’homme d’Église : « Je dois préciser que je ne viens pas ici pour défendre une position confessionnelle. Les Eglises, avec beaucoup d’autres acteurs du monde de la santé, promeuvent un rapport particulier avec la fraternité. Elle passe par le meilleur accompagnement possible, et c’est toute la logique des soins palliatifs. Pour nous, la fraternité passe par l’accompagnement de la vie, pas par des gestes létaux ».Monseigneur Rougé insiste sur le fait que : « inscrire un geste létal dans le contexte du soin est contre-nature. Ce n’est pas moi-même qui le dit, mais de nombreux acteurs du secteur médical. D’autre part, nous ne pensons pas que le geste létal soit légitime, et c’est tout l’enjeu de ce débat. Le dernier comité consultatif national d’éthique, malgré le fait que plusieurs membres avaient pris des réserves par rapport à cet avis, était plutôt en faveur du suicide assisté. Mais il avait bien précisé qu’avant toute évolution législative sur ce sujet-là, il fallait pleinement prendre en compte la question des soins palliatifs ».
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Bonjour chez vous ! du 22 janvier 2026
Au programme de cette édition : Le Sénat rejette toute forme de droit d’aide à mourir et durcit le texte sur la fin de vie, au terme de débats particulièrement tendus. Ces choix provoquent de vives critiques à gauche et relancent un débat majeur sur l’évolution du cadre légal et éthique. Annie Le Houérou, sénatrice socialiste des Côtes-d'Armor et cheffe de file du groupe socialiste sur ce texte, analyse les implications politiques et sociétales de cette décision.Le débat sur la fin de vie interroge aussi les convictions religieuses. Les autorités spirituelles sont-elles prêtes à une évolution de la loi ? Quelle place pour la parole religieuse dans une société laïque confrontée à ces questions ? Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, apporte son éclairage.Sur le plan international, les tensions diplomatiques s’intensifient. Donald Trump multiplie les déclarations contre Emmanuel Macron et réaffirme ses ambitions sur le Groenland, tout en excluant l’usage de la force. Jusqu’où peut aller cette confrontation politique et symbolique ? Quelles conséquences pour les relations transatlantiques et pour le débat politique en France ? Décryptage avec Michaël Darmon et Pablo Pillaud-Vivien.Enfin, l’actualité des territoires met en lumière la mobilisation agricole face à l’accord avec le Mercosur. La décision du Parlement européen de saisir la justice européenne retarde l’application du traité. Comment ce vote est-il perçu par les agriculteurs et les territoires ? Direction la Bretagne avec les équipes de Ouest-France.
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Trump-Macron : le bras de fer continue
La guerre commerciale entre les États-Unis et l’Union européenne aura-t-elle lieu ? Les velléités de Trump sur le Groenland sont à l’origine des menaces de hausse des droits de douanes sur tous les produits européens importés. Le président américain, à la suite d’une discussion avec Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a reconsidéré sa position et annoncé les bases d’un futur accord sur le Groenland sans imposer de nouveaux tarifs douaniers dès le 1er février.Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, explique ce que « l’on connaît maintenant comme la méthode Trump. Le premier épisode c’est le matamore, il vient en promettant le pire. Il va expliquer qu’il va créer le chaos. Ensuite il recule, il baisse le ton, et puis là tout d’un coup ses interlocuteurs sont soulagés en se disant ‘ah, finalement il n’a pas cassé la vaisselle, il a juste renversé la table. Et donc on est très contents et on a gagné’. C’est à la fois la limite du personnage et le piège qu’il tend ».Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards rappelle que même « des cadres du parti républicain aux États-Unis se sont exprimés publiquement pour dire que Trump allait trop loin sur la question du Groenland. Il y a aussi de nombreux chefs d’État étrangers qui commencent à proposer un front peu uni mais assez offensif, allant de certains pays asiatiques jusqu’au Premier ministre canadien en passant par Emmanuel Macron, qui, avec ses lunettes, a tenu un discours assez punchy à la tribune de Davos ».
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