
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
Épisodes
718 épisodes · page 1 sur 24

Corinne Imbert : "On constate que beaucoup de médecins formés n'exercent pas la médecine générale"
6,4 millions de Français n’ont pas de médecins traitants. Au cours des 5 dernières années, 73% des Français ont renoncé à un acte médical, faute de médecin. Comment en est-on arrivé là ? Comment y remédier ? C’est l’objet de la proposition de loi d'initiative transpartisane visant à lutter contre les déserts médicaux, en discussion au Sénat. La rapporteure de ce texte, la sénatrice (LR) de la Charente-Maritime, Corinne Imbert est l’invitée de la matinale de Public Sénat. Si le texte issu de l’Assemblée nationale remet largement en question la liberté d’installation des généralistes, le Sénat prévoit d’adoucir ce point : « On a voulu préserver la liberté d’installation mais on a voulu dire aux médecins : ‘vous vous installez où vous voulez, mais vous venez donner un coup de main quand il y en a besoin’ ».Concernant la formation de ces futurs médecins, la sénatrice souhaite soulever une autre problématique : "Malgré l'augmentation du nombre d'étudiants admis en deuxième année, pour autant, on constate que même à la fin de la formation, une part non négligeable de médecins généralistes formés n'exercent pas la médecine générale". Par conséquent, elle estime que c’est tout le parcours de formation et le cursus qu’il faut revoir.
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Bonjour chez vous ! du 11 juin 2026
Au programme de cette édition : l’avenir de notre système de retraites continue d’alimenter le débat. Face au vieillissement de la population et aux déséquilibres financiers annoncés, plusieurs scénarios sont régulièrement avancés pour garantir sa pérennité. Faut-il travailler plus longtemps ? Comment assurer le financement des retraites sans pénaliser les actifs ? Débat avec nos invités.Les Français épargnent davantage que la plupart de leurs voisins européens, alors que les finances publiques restent sous tension. Quel rôle l’épargne peut-elle jouer dans le financement de l’économie et des investissements de long terme ? Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des Dépôts, est notre invité.L’accès aux soins reste une préoccupation majeure dans de nombreux territoires. Déserts médicaux, difficultés à trouver un médecin traitant, inégalités territoriales : les solutions font débat. Faut-il encadrer davantage l’installation des médecins ? Comment garantir une offre de soins sur l’ensemble du territoire ? La sénatrice LR de la Charente-maritime, Corinne Imbert revient sur les propositions examinées au Sénat.Dans la Loire, le village de Marols s’est lancé dans une aventure collective : obtenir le label des Plus Beaux Villages de France. Un projet qui mobilise habitants, élus et associations, avec l’espoir de valoriser le patrimoine local et de renforcer l’attractivité touristique du territoire.
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La retraite, à quel âge ?
Dans son dernier rapport, le conseil d'orientation des retraites (COR) estime qu'il faudrait reculer l'âge moyen de départ à la retraite à "67,6 ans en 2070", soit trois ans après l’âge actuel pour assurer la pérennité du système. L'économiste et expert associé à l'Institut Montaigne, auteur de “J’ai cotisé, j’y ai droit : mensonges et vérités sur les retraites” aux éditions Hermann, Bertrand Martinot pose son diagnostic et alerte : "dans deux, trois voire cinq ans, on va avoir une crise financière majeure, et dans l'urgence, nous serons alors dans l'obligation de couper massivement dans les pensions". Pour l'économiste et enseignant-chercheur à l'Université Lumière Lyon 2 Michaël Zemmour, le système des retraites se pilote à long terme. Il illustre : "Depuis 2010 on a fait des réformes de très court terme et c'est une grosse erreur. La réforme de 2010 et celle de 2003, ce sont des réformes très dures (…). Il y a des personnes qui ont pris 3 trimestres à moins de 5 ans de la retraite".
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Olivier Sichel : "Les Français épargnent car ils sont inquiets de la conjoncture économique"
Dans un contexte international instable qui pousse les Français à épargner davantage, Olivier Sichel, directeur général de la Caisse des Dépôts depuis 2017, ainsi que le directeur de la Banque des territoires depuis 2018 était l'invité de la matinale "Bonjour Chez Vous" de Public Sénat. Comment reconstruire l'industrie française ? Comment assurer financièrement notre autonomie européenne et française ? À quoi sert la caisse de dépôt pour l'innovation de nos territoires ? Olivier Sichel a rappelé le rôle de la Caisse des dépôts et a affirmé l'importance de son institution pour aider les territoires et les collectivités à se développer de manière numérique notamment. Quant à ce qui touche les Français au quotidien, Olivier Sichel met en avant la gestion de leur épargne via le Livret A et fait l'annonce d'une augmentation du taux du livret A d'ici juillet : "On s'attend à ce que le taux qui est fixé par le Ministère de l'Économie et des Finances, soit remonté le mois prochain". Le directeur explique la formule de calcul de ce taux actuellement établi à 1,5% : "C'est une formule arithmétique, on prend la moyenne entre l'inflation et les taux courts." Il précise que le taux sera "aux alentours de 1,8%", et qu'il va de nouveau "croître l'an prochain".
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Qui peut calmer la tempête Lyhanna ?
Discussion autour des dysfonctionnements qui ont conduit au drame sociétal, le meurtre de Lyhanna, jeune fille de 11 ans, le 4 juin, dans le Gers mais qui bouleverse aujourd’hui l’ensemble de la société. Alors que les appels à la démission du garde des sceaux se multiplient, la sénatrice socialiste, Audrey Linkenheld, ne demande pas le départ de Gérald Darmanin car « nous ne sommes pas pour la recherche de bouc émissaire, ni du côté du ministre, ni du côté de nos institutions en général » explique-t-elle. Elle poursuit, se disant peinée d’entendre scander « Justice pourrie » lors des manifestations. « On est dans un état de droit où il peut y avoir des manquements, des manques de moyens, ou des fautes individuelles, nous allons le voir lors des enquêtes, mais on n’est pas dans un pays avec une ‘justice pourrie’ et une ´police pourrie’ », soutient-elle. On apprend qu’en 2025, les parents d’une autre jeune fille, Rosa, 12 ans, avaient déjà porté plainte pour viols contre Jérôme Barella, l’homme accusé dans l’affaire Lyhanna.L’avocat pénaliste et co-président de l'association des avocats pénalistes Romain Boulet estime de son côté que « ça prend du temps une expertise ». L’avocat illustre : « Les policiers ont des écoutes à mettre en place, des surveillances, des auditions. [..] Non ils n’attendent pas derrière leur bureau à se tourner les pouces en attendant les procès verbaux qui s’accumulent. [..] la justice est en sérieux manque de moyens. »La sénatrice rattachée au groupe LR de la Seine-Maritime Agnès Canayer nuance le propos : « j’entends qu’il y avait une procédure judiciaire, des enquêtes pénales, des délais à respecter. Néanmoins, cela pose quand même la question de la place de la victime dans nos procédures judiciaires. Il y a des réponses juridiques à donner, mais il y a un traitement humain aussi de la victime ».
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Maud Bregeon : « Nous proposerons une augmentation du budget de la justice en 2027»
Du drame au scandale d’État : l’affaire Lyhanna secoue la France, avec près de 200 rassemblements qui ont eu lieu sur l’ensemble du territoire. Les participants dénoncent les dysfonctionnements, défaillances de la justice et appellent parfois à la démission du garde des sceaux. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » dit entendre la colère des Français et la partager. Elle appelle toutefois à laisser la justice faire son travail : « je crois qu’il faut laisser le temps de ces enquêtes de manière à ce que celles-ci puissent se faire sereinement ».Alors que la société se demande si dans cette affaire, l’État a failli, Maud Bregeon répond : « Personne ne se dédouane de ses responsabilités. Des décisions seront prises : des décisions législatives, des sanctions individuelles si c’est nécessaire, et nous poursuivrons la montée en puissance du budget de la justice, l’année prochaine ». Par ailleurs, le gouvernement souhaite mettre un coup d’accélérateur à la « loi intégrale », un texte qui vise à réformer en profondeur la législation en matière de violences faites aux femmes et aux enfants. Pour quand exactement ? "Laissez-nous quelques jours le temps d'adapter, si nécessaire, le calendrier législatif", répond-elle.
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Bonjour chez vous ! du 10 juin 2026
Au programme de cette édition : après plusieurs affaires ayant suscité une vive émotion dans l’opinion publique, le gouvernement réfléchit à de nouvelles mesures pour améliorer le traitement judiciaire des violences faites aux enfants et renforcer la protection des victimes. La réponse de l’État est-elle à la hauteur des attentes ? Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, répond à nos questions.Défaillances institutionnelles, responsabilité de l’État, moyens de la justice et des forces de l’ordre : plusieurs affaires récentes relancent le débat sur le fonctionnement de la chaîne judiciaire. Faut-il renforcer les contrôles, les sanctions ou les moyens alloués à la justice ? Débat avec nos invités.La France figure parmi les pays où le niveau des prélèvements obligatoires est le plus élevé. Quel impact sur la compétitivité des entreprises, le pouvoir d’achat des ménages et l’attractivité économique du pays ? Le sénateur Horizons de Maine-et-Loire Emmanuel Capus revient sur les travaux engagés au Sénat pour évaluer les marges de manœuvre possibles en matière de fiscalité et de finances publiques.En Indre-et-Loire, des initiatives locales accompagnent les porteurs de projet dans la création d’entreprise, avec une attention particulière portée à l’entrepreneuriat féminin. Reportage à Tours auprès de celles qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.
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Emmanuel Capus : "Les entreprises ne demandent pas l'aumône, juste qu'on leur facilite la vie"
En France, le taux de prélèvement obligatoire qui avoisine les 43,6%, place notre pays en tête des taux les plus élevés d’Europe, derrière le Danemark. Que se cache-t-il derrière ces chiffres ? Où va l’argent de nos impôts ? Le travail paye-t-il encore ? Le sénateur (Les indépendants) de Maine-et-Loire Emmanuel Capus était présent sur le plateau la matinale « Bonjour Chez Vous », afin d’ expliquer les enjeux de la mission d’information consacrée au poids des prélèvements obligatoires en France, dont il est rapporteur.Pour lui, l’objectif est de réduire le poids de ses prélèvements obligatoires qui « pèsent sur nos entreprises, qui pèsent sur l’investissement, qui pèsent sur la compétitivité de nos entreprises et qui pèsent sur nos salaires ». L’idée est également de comprendre pourquoi ce taux est si élevé : à quoi servent ces prélèvements ?Le sénateur propose que « d’un côté, on baisse les impôts, notamment les impôts de production, qui pèsent sur les entreprises. Et d’un autre côté, en contrepartie, on puisse baisser les aides aux entreprises ; tout un ensemble de maquis d’aides qui sont extrêmement compliquées. Parce qu’au final les entreprises, elles ne demandent pas l’aumône, elles demandent juste à ce que l’on leur facilite la vie, qu’on leur facilite le travail. »
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Présidentielle : vers une primaire des sondages ?
Alors que les déclarations de candidatures présidentielles se multiplient au centre et dans la gauche non-mélenchoniste, avec par exemple la dernière annonce du maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, on se demande qui va les départager ? Va-t-on vers une primaire des sondages ? Débat dans la matinale du jour entre l’éditorialiste politique Françoise Degois, le constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris II Panthéon-Assas Benjamin Morel et le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi.Pour le sondeur, la situation n’est pas étonnante depuis l’élection d’Emmanuel Macron : « le côté ‘pourquoi pas moi’ fait florès ». En 2027, poursuit-il « c’est une présidentielle de renouvellement et traditionnellement l’offre électorale est connue très tardivement. Je rappelle le cas de Jospin en 1995, qui avait gagné le premier tour. Il avait commencé à être testé en février 2007 avant la primaire socialiste fermée et remportée par Ségolène Royal ». Le directeur général Opinion de l’IFOP remarque que, face à l’incertitude, l’opinion publique tend à ériger les sondages en juges de paix. Il réagit : « Ça, je n’y crois pas du tout, parce que les sondages n’ont pas cette vocation-là. »L’éditorialiste politique Françoise Degois privilégie aussi l’offensive : « Le réel c’est quand on se cogne. Vous ne pouvez pas désigner quelqu’un par les sondages, quelqu’un qui va perdre le moins mal ». L’éditorialiste prend le cas de la gauche « Je vois bien que tout l’entourage de Glucksmann, qui est en train de reculer, pense que l’on peut faire une désignation en conseil national du PS pour qu’il devienne le candidat du PS et prendre tous les moyens du PS, mais ça ne marche pas comme ça ». Françoise Degois nuance : « Si Raphaël Glucksmann était à 20 points, et surtout si vous aviez un seul sondage qui montre qu’il peut battre Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour, là, il n’y aurait même plus de discussions. C’est ce qu’il s’est produit avec Ségolène Royal lors de la primaire fermée de 2007. Elle renouvelle tout le logiciel de la gauche». Le constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris II Panthéon-Assas Benjamin Morel résume cette problématique par l’aspect financier des candidatures présidentielles. Il illustre : « Primaire ou sondages, au final, l’objectif c’est quoi ? Avoir de l’argent. Une campagne coûte environ 8 millions d’euros, voire un peu plus si vous voulez la jouer gagnante ». D’où l’importance de filtrer les candidatures : « En reprenant l’exemple du centre gauche, l’enjeu c’est d’obtenir la caisse du PS in fine. Vous ne faites pas campagne sans la caisse du PS. Il n’y a pas de Raphaël Glucksmann sans la caisse du PS ». Les sondages vont donc, selon lui, permettre aux candidats en haut de la liste d’ « obtenir des prêts bancaires, car si vous souhaitez être candidat, il faudra aller avoir une banque dès l’automne. C’est déjà compliqué, mais si en plus vous êtes bas dans les sondages, ils ont peur que vo
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Christian Cambon : « Nos forces armées ne sont pas encore à la hauteur, malgré les efforts faits"
Le Sénat doit se prononcer ce mardi sur une augmentation de l’effort de défense de la France d’ici 2030, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030. Dans un contexte de conflits internationaux, Ukraine-Russie, Iran-Israël, déstabilisations de l’administration Trump face aux Etats européens ou encore enjeux cybers, une actualisation de la LPM a été demandée afin d’adapter la défense française à l’évolution rapide du contexte stratégique, sécuritaire et aux risques qui nous menacent. Entre ambitions et contraintes budgétaires, les sénateurs ne semblent pas s’être mis d’accord sur le montant de l’enveloppe budgétaire allouée à ces ambitions : 36 milliards définis par le gouvernement mais contestés par une partie de l’hémicycle (la totalité des LR, la moitié du groupe centriste, ainsi que la moitié des voix du groupe Horizons) qui estime qu’une augmentation supplémentaire de 14 milliards serait nécessaire. Christian Cambon, sénateur (LR) du Val-de-Marne et envoyé spécial du Président du Sénat pour les relations internationales, invité de la matinale explique dans la matinale « Bonjour Chez Vous » la position du Sénat : « Elle est constante. Depuis deux lois de programmation militaire, à savoir qu’il faut absolument rehausser le niveau d'équipements et de moyens de nos armées compte tenu des dangers actuels. Les 36 milliards proposés par le gouvernement sont bienvenus et ils finiront par être votés en commission mixte paritaire. Cependant ce que nous disons, nous, c’est qu’il faut aller plus loin et nous ne sommes pas les seuls à le dire. La Revue Stratégique l’a dit, le Premier ministre lui-même lorsqu’il était ministre des Armées a dit qu’il faut un poids budgétaire d’environ 100 milliards par an et nous en sommes loin ».Pour le sénateur républicain et rapporteur des précédentes lois de programmation militaire, l’augmentation du budget de la défense est essentielle afin de faire face aux dangers qui nous menacent et face aux engagements pris auprès de l’OTAN : « Le Sénat dit : ‘nos forces armées ne sont pas encore à la hauteur, malgré les efforts qui ont été faits, indiscutables et on peut être redevable au Président de la République d’avoir doublé les ressources militaires en dix ans, c’est un fait. Mais cela ne va pas assez loin parce que les forces armées ont été éreintées pendant 20 ans. On s’est servi des dépenses militaires pour sabrer dans le budget et pour financer d’autres dépenses. »
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Bonjour chez vous ! du 9 juin 2026
Au programme de cette édition : le Sénat se prononce sur la future loi de programmation militaire. Au cœur des débats : le niveau d’effort budgétaire nécessaire pour adapter les armées françaises à un environnement stratégique de plus en plus instable. Les moyens prévus sont-ils à la hauteur des enjeux ? Le sénateur LR Christian Cambon analyse les points de friction entre le gouvernement et la majorité sénatoriale.Après plusieurs drames ayant suscité une vive émotion dans le pays, la protection de l’enfance, le fonctionnement de la justice et la prévention des violences sont au centre des préoccupations. Ces affaires marquent-elles une évolution du regard de la société sur ces questions ? Le sociologue Michel Wieviorka nous apporte son éclairage.À moins d’un an de l’élection présidentielle, les prétendants se multiplient dans chacun des camps politiques. Comment désigner un candidat lorsqu’ils sont nombreux à revendiquer le leadership ? Primaires, rapports de force internes, dynamique des sondages : quelles stratégies pour départager les concurrents ?Dans de nombreux territoires, les cafés et bistrots de village disparaissent progressivement. En Vendée, des habitants ont décidé de reprendre le café de leur commune pour lui redonner vie et recréer un espace de convivialité au cœur du village.
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Louis Giscard d’Estaing : "Mon père, c'était la rencontre permanente avec les Français"
A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé.
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Mélenchon a-t-il "plié" la primaire à gauche ?
Le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a tenu son premier grand meeting de campagne dans la ville phare de Saint-Denis ce week-end. 26 000 sympathisants étaient présents dans le bastion de LFI déclamant "On est chez nous", s'inscrivant dans le concept de la "Nouvelle France".A travers ce meeting, Mélenchon décide de passer à l'offensive en concentrant ses attaques sur le RN et en lançant au reste de la gauche "la primaire est finie". La directrice Générale de Verian France Laure Salvaing analyse la prestation et la stratégie de Jean-Luc Mélenchon : "Il y avait une volonté d’ 'horizontaliser' la candidature de Mélenchon [...] Il a besoin de souder son camp, de mobiliser ses militants et en même temps il était mieux placé avant. Donc il a besoin de mesurer ses propos, ses ambitions et a besoin d'apparaitre entouré."Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Jean-Luc Mélenchon a une longueur d'avance dans le sens où "c'est le seul à avoir un récit, un récit très construit", qu'il porte avec des symboles forts comme la basilique de Saint-Denis, lieu qu'il a choisi en fond pour accueillir son meeting. Par le départ sur les chapeaux de roue, et en se proclamant 1ère force politique de la gauche, le fondateur de LFI a-t-il plié le match ? La journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel reste vigilante et s’appuie sur les sondages de second tour qui le monte à 25, 30, 35% des voix face à Jordan Bardella : « Il y a une partie du centre gauche (…) qui se dira 'si on envoie Mélenchon au second tour face à Bardella ou Le Pen, on s'assure la victoire du RN'. Ce n'est pas la même chose d'envoyer en 2022, Mélenchon au second tour face à Macron, parce que perdre contre Macron, c'est une chose qui n'est pas très grave. Mais perdre face à Marine Le Pen, ou Jordan Bardella, c'est tout autre chose."
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Colombe Brossel : "Pierre-Édouard Stérin ne s'est pas caché de son agenda politique"
Stérin, Pigasse, Bolloré sont-ils les nouveaux magnats de l’influence ?Il y a quatre mois, la sénatrice socialiste de Paris Colombe Brossel a lancé une commission d’enquête au Sénat afin d’expertiser le poids des fondations privées dans la sphère politique. Dans le cadre de cette commission d'enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé et des risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie, l’entrepreneur milliardaire Pierre-Édouard Stérin, président du conseil d’administration du Fonds du bien commun, a été auditionné. Il n’a pas nié son agenda politique ni l’envie d’une victoire présidentielle politique de la « droite libérale conservatrice ». La rapporteure de la commission, qui avait réclamé la création de cette commission d’enquête au nom de la transparence, réagit dans la matinale de Public Sénat : « Il y a des acteurs comme Pierre-Édouard Stérin qui passent leur temps à être dans des stratégies d’opacité, avec manifestement un agenda politique. Et il ne s’en est pas caché lors de son audition la semaine dernière, c’est peu de le dire. […] Monsieur Stérin peut se définir comme étant au centre de la droite. Cependant, quand il affirme un projet de remigration, ce n’est pas un mot anecdotique dans l’histoire politique de notre pays. La ‘remigration’, c’est un concept théorisé par les plus identitaires de l’extrême droite. Il peut se ripoliner de centrisme libéral, mais quand il adresse des signes de cette manière-là à la frange la plus identitaire de l’extrême droite, c’est qu’il est bien en dehors du champ du centrisme libéral ». Colombe Brossel précise toutefois : « Il a droit d’avoir ses opinions politiques et personnelles, comme tout le monde. Le sujet, c’est : est-ce qu’il met sa fortune d’exilé fiscal au profit d’une forme d’orientation des politiques publiques en s’y introduisant et en les finançant largement ? »
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Louis Giscard d’Estaing : "Mon père, c'était la rencontre permanente avec les Français"
A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé.
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Bonjour chez vous ! du 8 juin 2026
Au programme de cette édition : l'interview de Louis Giscard d'Estaing. Il publie "VGE, le visionnaire". Un ouvrage dans lequel il revient sur les faits marquants du mandat de son père. 45 ans après le départ de Valéry Giscard d'Estaing, le centre peut-il reconquérir l’Elysée ? Nous l’interrogeons.Dans notre débat nous revenons sur la principale actualité du week-end : Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne présidentielle ce dimanche à Saint-Denis, se voulant comme la première force politique de gauche, actant la mort de la primaire. Peut-il encore incarner le vote utile ? Peut-il être le challenger du RN ? ¿Le débat¿dans entre nos éditorialistes¿Yves Thréard, Rachel Garrat-Valcarcel et la sondeuse Laure Salvaing.Cette présidentielle se fera-t-elle sous influence ? Ingérences étrangères, médias d’opinion : notre démocratie est-elle menacée ? ¿La sénatrice socialiste¿Colombe Brossel est notre invitée. Elle est la rapporteure de la Commission d’enquête du Sénat sur les mécanismes de financement des politiques publics par le privé. Elle a notamment auditionné le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin la semaine passée au Sénat.
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Bonjour chez vous ! du 4 juin 2026
Au programme de cette édition : la guerre des drones s’intensifie en Ukraine comme en Russie, avec de nouvelles frappes sur des infrastructures stratégiques, notamment dans la région de Saint-Pétersbourg. Ces attaques traduisent-elles un basculement du conflit et une fragilisation du pouvoir russe ? Analyse avec l’ancien officier Guillaume Ancel.À Tours, la CGT tient son congrès cette semaine dans un contexte de profondes mutations du syndicalisme français. Recul de l’adhésion, concurrence du Rassemblement national dans les catégories populaires, transformation du monde du travail : le modèle syndical est-il en crise ? Nous en débattons.Alors que des milliers de patients restent en attente de greffe, la question du don d’organes demeure un enjeu majeur de santé publique. Comment encourager les dons et simplifier les procédures ? Le sénateur Philippe Mouiller, auteur d’une proposition de loi sur le sujet, nous répond.Et puis à la Une de nos régions, direction la Haute-Savoie où des viticulteurs expérimentent de nouvelles pratiques pour protéger les vignes des effets de la canicule et de la sécheresse, notamment en plantant des arbres autour des parcelles. Une adaptation concrète au changement climatique.
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CGT versus RN : La lutte finale ?
A l’occasion du 54ème congrès de la CGT qui s'est tenu toute cette semaine à Tours, les enjeux et les difficultés rencontrés par le syndicalisme français sont au cœur du débat de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Alors que les travailleurs et ouvriers du plus ancien syndicat français semblent de plus en plus attirés par le programme du Rassemblement National, les responsables syndicaux venus de 71 pays ont affiché leur volonté de construire une riposte internationale face à la montée de l’extrême droite.Pour le chargé de recherche au CNRS et sociologue Maxime Quijoux, la CGT subit les conséquences de la théorie du « panier percé ». Ca se traduit par une « perte progressive des adhérents tout simplement ». Il illustre : « on parle de 50 000 adhérents en 2024 suite au mouvement de la mobilisation des retraites, puis la même chose en 2025 avec une arrivée de nouveaux adhérents. Mais les syndicats n’arrivent pas à retenir ces adhérents ». Selon lui, la source du problème n'est pas encore trouvée : « On ne sait pas si ce sont les nouveaux adhérents qui s’en vont rapidement, ou si c’est un ensemble d’autres adhérents qui s’en vont pour des raisons x ou y ». L’éditorialiste politique Public Sénat I24News Michael Darmon avance le paradoxe suivant : « la CGT se présente officiellement comme étant un syndicat de masse qui pèse, mais en réalité, il pèse peu », notamment avec son nombre d’adhérents qui ne permet pas « d’influer sur la vie sociale du pays ». L’éditorialiste pose la question : « depuis combien de temps la CGT a-elle-réussi à faire bouger réellement un gouvernement sur une mesure ou sur une politique ? ». Et conclut « Cela fait des lustres ». Pour le grand reporter à Sud-Ouest Jefferson Desport, les syndicats ont « perdu le coche » à partir du moment où ils n’ont pas su répondre efficacement lors de la crise sur la réforme des retraites et celle des gilets jaunes : « On pensait qu’ils pouvaient reprendre la main sur le conclave lancé par François Bayrou sur la réforme des retraites, en montrant qu’ils avaient la responsabilité, qu’ils savaient travailler ensemble, qu’ils savaient sortir de la crise et qu’ils étaient des interlocuteurs crédibles. En réalité, le MEDEF a tout fait pour torpiller le conclave et éviter qu’on revienne sur la réforme de 2023 et de l’âge (…). Les syndicats ont juste perdu une occasion en or pour montrer qu’ils étaient des interlocuteurs du pouvoir public ».A l’approche de la campagne présidentielle, les syndicats se positionnent aussi politiquement. La journaliste au Nouvel Obs en charge des questions sociales Agathe Ranc, présente au congrès de la CGT évoque l’opposition du syndicat à l’extrême droite : « Cette opposition à l’extrême droite n’est pas un enjeu nouveau. Cela fait partie de leurs valeurs historiques. Il traverse la CGT depuis très longtemps, et à l’approche de la présidentielle, le sujet se rapproche, En début de congrès les intervenants l’ont souligné pendant une grande partie du discours d’ouvertur
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Philippe Mouiller : "La collecte de don d'organes, c'est un travail de tous les instants"
En 2025, près de 1 000 patients sont décédés faute de greffe disponible. Au 1er janvier 2026, plus de 23 000 personnes demeuraient inscrites sur les listes d’attente pour un don d’organes. Afin de faciliter les dons d’organes et attirer de nouveaux donateurs, une loi est actuellement étudiée au Sénat afin d’améliorer le processus du donateur. En théorie, l’opération ne devrait rien coûter au donneur. Si les frais engagés à l’hôpital sont pris en charge, certaines dépenses annexes demeurent toutefois à sa charge : coût de transport, éventuellement hébergement pour ceux qui passent la nuit sur place ou encore frais de restauration. Philippe Mouiller, auteur de la proposition de loi « Garantir la neutralité financière du don d'organes par les vivants » est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous » de Public Sénat pour nous expliquer le contexte et les enjeux de ce texte. Le sénateur (LR) des Deux-Sèvres affirme que cette proposition de loi vise à réduire les freins économiques des donateurs. Il rappelle l’objectif principal : « L’idée de ce texte est d’enlever tous les freins qui limitent finalement cet acte fondamental de donner ». Le président de la commission des affaires sociales revient sur le record de greffes d’organes en 2025 : « Oui c’est positif ; à la fois ça veut dire qu’il y a réellement un plan qui se déploie sur le territoire avec une meilleure communication, les moyens d’accès et les moyens de prise en charge également donc ça améliore mais on voit qu’aujourd’hui il y a encore quand même beaucoup de personnes qui sont en attente de greffe et donc on a vraiment une mobilisation de tous les instants qui doit se jouer à tous les niveaux, notamment à travers le texte que nous portons».
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Guillaume Ancel : "Seuls les Russes viendront à bout de Poutine"
La guerre des drones s’intensifie entre la Russie et l’Ukraine. Ce mercredi, des drones ukrainiens ont frappé un site énergétique et pétrolier à Saint-Pétersbourg. Attaque survenant quelques heures avant l’ouverture du Grand forum économique à la « Davos » russe situé dans la même ville et prévoyant d’accueillir 20 000 invités, de 130 pays différents. Poutine a-t-il été fragilisé sur son propre territoire ? Est-ce qu’un symbole a été franchi, en touchant la ville de Saint-Pétersbourg ? Jusqu’où ira l’escalade des frappes de drones entre les deux pays ? L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». L’auteur de “Petite leçons sur la guerre, Comment Défendre la paix sans avoir peur de se battre” aux éditions Autrement et auteur du blog : “Ne pas subir” qualifie cette attaque de « boomerang ». Selon lui, le Président Vladimir Poutine se prend un réel « retour dans la figure ». Il estime que cette opération des Ukrainiens rapproche encore plus la population russe des conséquences de la guerre et de sa proximité : « Je pense que pour la Russie de Poutine, c’est un traumatisme parce que finalement il y avait une espèce de contrat implicite entre Poutine et sa population qui […] ne devait pas pâtir de cette ‘opération militaire spéciale’. […] Les Russes prennent même maintenant peur de se dire ‘Mais en fait, les autres peuvent nous bombarder. Un drone est un attentat à la bombe, c’est une bombe volante ». Concernant la sécurité du Président, l’ancien officier défend l’idée que Poutine « sent monter une opposition très forte interne ». Il pronostique un affaiblissement de l’intérieur : « En fait, ce ne sont ni les Américains, ni Ukrainiens, qui viendront à bout de Poutine, ce sont les russes […] Aujourd’hui sa crainte la plus grande, c’est que toutes les frustrations qu’il a créées en Russie, y compris dans son propre cercle, se traduisent par une tentative de l’éliminer ».
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Cédric Perrin : « Ce débat sur notre politique en matière de défense fera date dans l’histoire »
Le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) de Belfort Cédric Perrin était l’invité de la matinale de Public Sénat. Il est revenu sur le coup de théâtre de la nuit alors que les sénateurs examinaient le texte portant sur l'actualisation de la loi de programmation militaire. La majorité LR a essuyé un échec cuisant alors qu’elle réclamait au gouvernement une rallonge budgétaire allouée aux armées de 14 milliards d'euros, soit 50 milliards au lieu de 36 d'ici 2030. « Nous avons assisté toute la journée à un déploiement d'efforts d'une ministre des Armées qui s'est battue pour faire baisser son budget de 14 milliards d'euros. C'est incompréhensible » a regretté le président LR de la commission de la Défense du Sénat, Cédric Perrin, évoquant des "menaces et pressions venues de Matignon" pour convaincre certains sénateurs de suivre la position gouvernementale.Le sénateur tient également à souligner que le débat était d’une « très grande richesse et d’une une grande tenue », ajoutant : « Il fera date dans l’histoire parce qu’il a permis aux uns et aux autres de cranter leur position et de dire comment ils voyaient et imaginaient la suite de l’Histoire. »
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Nos territoires sont-ils prêts face aux changements climatiques ?
Quelles solutions pour s’adapter au réchauffement climatique, pour lutter contre l’artificialisation des sols ou encore pour favoriser une meilleure gestion des ressources en eau ? Dans le cadre du partenariat de Public Sénat avec Sparknews et les titres de la Presse quotidienne régionale sous la forme d’un supplément de 16 pages, la matinale « Bonjour chez vous ! » propose un débat sur les grands enjeux de la transition écologique dans les territoires.L’hydrologue et présidente fondatrice de la société Mayanne, spécialisée dans l’adaptation de notre société au changement climatique Emma Haziza apporte son analyse sur la gestion de l’eau : « quand l’eau que les collectivités possèdent se réduit comme une poche à grain, on se retrouve confronté à des choix ».Pour le sénateur (Union Centriste) des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud, il faudrait « écouter les besoins des territoires, au niveau local » et « faire des analyses précises scientifiques ». Il poursuit avec l’exemple de la gestion de l’eau : « Sur les réseaux d’eaux potables, ce n’est pas l’économie d’eau à la sortie du robinet le problème mais le taux de fuite ». Le sénateur centriste plaide pour un plan « Eau » au niveau national afin de réduire ces fuites, qui représentent une perte à « hauteur d’un tiers, voire de 40 %, 50% ».Pour Sébastien Vincini, président (PS) du département de la Haute-Garonne avertit sur la situation climatique : « Il nous reste une décennie pour agir [..] Les ‘stop and go’ des gouvernements successifs depuis 5 ans sont dangereux ». Il estime de son côté que la politique des grands plans n’est pas la plus efficace et que « des alternatives ou des solutions complémentaires à ce qu’il y a déjà » seraient certainement plus utiles que l’initiative de grands plans à l’échelle nationale.
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Johanna Rolland : "Nous devons sortir de l'enlisement avant l'été"
À Nantes, trois jeunes sont morts par balles en à peine un mois. La maire socialiste Johanna Rolland attend une réponse de l’Etat « à la hauteur » car l’inquiétude gagne peu à peu les habitants de sa ville. Sur le plateau de Public Sénat elle fait le constat de la hausse de la délinquance et du trafic de stupéfiants qui ne cesse de s’accroître. La numéro deux du Parti socialiste illustre : « depuis ces dernières années, le chiffre d’affaires de la cocaïne a doublé, et aujourd’hui c’est quasiment 7 milliards d’euros ». Ce sont les réseaux sociaux, en particulier Snapchat, qui sont « venus changer la nature de l’organisation du narcotrafic », précise Johanna Rolland. Celle qui s’est alliée à La France Insoumise lors du second tour des municipales ne souhaite pas armer la police municipale, mais ne transige pas sur les moyens alloués à la sécurité et à la vidéoprotection : « Les policiers sont équipés de pistolets à impulsion électrique. Et concernant les caméras, quand j'ai été élu maire, il y avait 0 caméra à Nantes, maintenant il y en a 500».Dans un second temps, la première secrétaire nationale déléguée du Parti socialiste est revenue sur la stratégie de la gauche non-mélenchoniste pour la campagne présidentielle. Elle appelle à un rassemblement : « La véritable question est de savoir si tous les autres (hors Mélenchon) décident de rester chacun dans leur couloir, et donc la fin de l’histoire ça sera quoi ? On la connaît déjà. S’il y a sept candidats de gauche à l’élection présidentielle, la gauche ne sera pas au deuxième tour, les Français nous en voudront durablement et ils auront raison. » Johanna Rolland est convaincue que « l’élection peut se gagner dans le rassemblement de la gauche et des écologistes ». Celle qui se disait favorable à une primaire de la gauche annonce : « Nous devons maintenant, avant l’été, sortir de l’enlisement. »
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Bonjour chez vous ! du 3 juin 2026
Au programme de cette édition : on revient sur le coup de théâtre ce mardi au Sénat. La majorité sénatoriale a rejeté la hausse du budget des armées prévue dans le cadre de la programmation militaire. Pourquoi ce vote ? Quelles conséquences pour les capacités de défense de la France dans un contexte international toujours plus incertain ? Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Cédric Perrin, nous éclaire sur les enjeux de cette décision.Face à la montée du narcotrafic et à la multiplication des règlements de compte, les élus locaux demandent davantage de moyens pour lutter contre la violence liée à la drogue. L’État est-il à la hauteur du défi ? Comment protéger les habitants et reconquérir les territoires touchés ? Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, répond à nos questions.Canicules, sécheresses, inondations, tensions autour de la ressource en eau : les effets du changement climatique s’imposent désormais aux collectivités. Comment adapter nos territoires à ces nouvelles réalités ? Quels investissements et quelles priorités pour les années à venir ? C’est le thème de notre débat à l’occasion de la publication d’un supplément « En quête de demain » dans les titres de la Presse quotidienne régionale en collaboration avec Sparknews.Dans l’Aude, plusieurs communes poursuivent leur adaptation face au risque d’inondation après les catastrophes qui ont marqué ces dernières années. Reportage à Trèbes, où habitants et élus tentent de préparer le territoire aux conséquences d’événements climatiques de plus en plus fréquents.
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Macron : le succès de la « start-up nation » ?
Ce lundi avait eu lieu la neuvième édition du sommet « Choose France », l’un des grands rendez-vous économiques lancés par Emmanuel Macron, visant à attirer des investissements étrangers. À 11 mois de la fin de son mandat, l’artisan de la « start-up Nation » annonce un « record de 93 milliards d’euros » d’investissements étrangers d’ici à 2031. Ces investissements sont appelés à soutenir la création de data centers, et à renforcer la robotisation, l’IA et l’industrialisation française, des secteurs stratégiques où la France souhaite combler son retard par rapport aux États-Unis et à la Chine. 93 milliards d’euros d’investissement et combien d’emplois ? Est-ce que ce sommet ne détournerait pas l’attention des résultats économiques du quinquennat de Emmanuel Macron ? L’éditorialiste politique de Public Sénat Elizabeth Martichoux, le maître de conférences et enseignant à Polytechnique Louis-Samuel Pilcer et la cheffe économiste et associée chez BDO Anne-Sophie Alsif débattent de ces enjeux lors de la matinale de Public Sénat.Lorsque Elizabeth Martichoux évoque une incertitude politique française qui pourrait influencer les investisseurs étrangers : « On ne sait pas si on aura un sommet Choose France en 2027 ou en 2028. Les deux prochaines années sont très incertaines, vu qu’on ne connait pas encore le successeur d’Emmanuel Macron. Sera-t-il dans la même logique ? Quand on écoute les discours des candidats à l’Elysée, on se dit que ce n’est sûr [..] C’est un miracle que les investisseurs viennent encore en France ». Une position que ne partage pas l’économiste Anne-Sophie Alsif, pour qui, dans un contexte incertain, « il est toujours possible de conduire une politique d’offre, de réindustrialisation et de développement des entreprises », cependant, elle appuie sur le fait que c’est faisable « seulement s’il y a une volonté politique derrière ».Concernant la réindustrialisation de la France, pour le maître de conférences et enseignant à Polytechnique Louis-Samuel Pilcer, le bilan est plutôt contrasté : « Le problème en France c’est qu’on accompagne avec des subventions, des grands projets industriels, des gigafactories, etc. Mais dans le même temps, on est incapable, au niveau français et européen, de se protéger contre la concurrence extrêmement féroce à laquelle font face les acteurs qui sont sur ces filières. »
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Bonjour chez vous ! du 2 juin 2026
Au programme de cette édition : Emmanuel Macron a réuni à Versailles le sommet Choose France, avec à la clé plusieurs dizaines de milliards d’euros d’investissements annoncés pour la France. Des investissements largement tournés vers l’intelligence artificielle. Ces annonces traduisent-elles un véritable renouveau industriel ou masquent-elles un bilan plus contrasté ? C’est notre débat du jour.Les armées françaises vont voir leurs moyens renforcés. Le Sénat examine le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire, avec un effort supplémentaire de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’ici 2030. Face à la menace russe, aux tensions internationales et aux interrogations sur la solidité de l’alliance américaine, quelles doivent être les priorités de la défense française ? Nous en parlons avec le général Olivier Kempf, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique.Les ventes de véhicules électriques progressent fortement, portées notamment par la hausse du prix des carburants. Cette dynamique peut-elle contribuer à relancer une industrie automobile française en difficulté ? Quels défis restent à relever pour accompagner cette transition ? Éléments de réponse avec Alain Cadec, sénateur LR des Côtes-d’Armor et spécialiste du sujet.
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Général Olivier Kempf : « Nos amis européens sont abonnés à la garantie américaine depuis 80 ans »
Ce mardi, le Sénat débute l’examen en séance du projet de loi sur la programmation militaire. Le texte prévoit une augmentation de 36 milliards du budget de la défense pour renforcer le réarmement de la France, dans un contexte géopolitique perturbé. Selon le général Olivier Kempf, invité de Bonjour chez vous !, cette actualisation du budget est « nécessaire » pour faire face au contexte actuel. Il précise : « nous devons augmenter nos efforts de défense face à un monde devenu dangereux. Ils doivent être assez fort pour correspondre à tous les dangers et risques qui environnent ». Le chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et directeur du cabinet de synthèse stratégique La Vigie estime que l’imprévisibilité du président américain a conduit les Etats européens à repenser à leur autonomie stratégique. Il illustre le réveil des Européens face à l’Amérique de Trump : « Avec l’affaire du Groenland, avec les menaces contre Friedrich Merz, avec les menaces contre les Espagnols, et aussi avec ce qu’il se passe actuellement en Iran, on voit clairement qu’il y a une sorte de révélation, les écailles tombent des yeux de la part de tous nos alliés européens qui sont tous atlantistes ». Dans ce contexte, le général souhaite souligner la spécificité de la France : « il faut quand même comprendre que nous, à Paris, à cause de dissuasion nucléaire, nous avons une exception stratégique qui fait de nous, une île stratégique au milieu de nos alliés européens. Tous nos alliés européens, depuis 80 ans, sont abonnés, finalement, à la garantie de sécurité américaine au travers de l’alliance Atlantique, et maintenant on est en train de leur dire ‘Vous allez payer, vous allez-vous prendre en main’. Et quelque part cela peut représenter un bénéfice pour nous. »
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Alain Cadec : « J’étais en Chine pour voir leurs véhicules électriques, je suis revenu terrifié »
Les chiffres des ventes de véhicules pour le premier trimestre sont tombés : plus 185 000 immatriculations pour le marché de l’électrique. Le conflit actuel au Moyen-Orient et les conséquences sur les prix à la pompe influencent clairement le choix des automobilistes en matière de motorisation. Pour le sénateur républicain des Côtes-d'Armor Alain Cadec, invité de la matinale « Bonjour chez vous », cette forte hausse de ventes de véhicules électriques est conjoncturelle notamment avec le blocage du détroit d’Ormuz. Cependant ce boost de l’électrique ne profite pas forcément qu’à l’industrie automobile française. En effet, la concurrence asiatique et en particulier chinoise s’est imposée dans le marché des véhicules électriques et hybrides, notamment grâce à une production moins coûteuse pour les fabricants et à des politiques de soutien, sous forme de subventions.L’auteur du rapport concernant « L'avenir de la filière automobile française » nous explique être allé en Chine l’année dernière pour constater le développement de l’industrie automobile chinoise : « je suis revenu terrifié car ils ont 15 ans d’avance sur nous en termes de technologie, d’ingénieurs pour fabriquer des véhicules de très grande qualité ». Il se remémore : « Auparavant on disait, ‘Ah ces chinois, c’est mal fait, mal fini’. Aujourd’hui, quand on voit des véhicules chinois, ils sont remarquablement faits. »
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Bonjour chez vous ! du 1er juin 2026
Au programme de cette édition : Le lancement de la bataille du bloc central à l’approche de la présidentielle. Gabriel Attal a réuni ce week-end plusieurs milliers de sympathisants pour affirmer ses ambitions et se positionner face à Édouard Philippe. Ce premier grand rendez-vous politique marque-t-il l’ouverture de la campagne de 2027 ? Décryptage avec nos éditorialistes.Également au sommaire, la question du pouvoir d’achat. Alors que le SMIC est revalorisé ce lundi 1er juin, comment améliorer durablement les revenus des salariés ? Quels leviers pour répondre aux attentes des travailleurs dans un contexte économique contraint ? Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est l’invitée de l’entretien politique.Nous reviendrons aussi sur les enjeux de la protection de l’enfance, alors que plusieurs affaires ont relancé le débat sur la prévention des violences et le contrôle des personnels encadrant les mineurs. Xavier Iacovelli, vice-président du Sénat et sénateur RDPI-Renaissance, apporte son éclairage.Enfin, direction les régions avec un focus sur les défis de sécurité et de maintien de l’ordre liés aux grands événements sportifs et festifs, un sujet devenu majeur pour de nombreuses collectivités.
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Marylise Léon : "Vous pouvez passer 19 ans sans augmentation salariale"
La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ». La représentante du premier syndicat de France est notamment revenue sur la réforme de retraite et les attentes des salariés en matière de formation et d’accompagnement des transitions professionnelles. Elle a également évoqué la question de l’augmentation du salaire minimum de 2,41% qui intervient ce lundi 1er juin. Désormais, un salarié payé au Smic touchera environ 35 euros net de plus par mois. Une augmentation qui n'est pas assortie d'un coup de pouce du gouvernement. Marylise Léon souhaite mettre l’accent sur la rémunération des fonctionnaires : « Aujourd’hui, cette augmentation du SMIC, fait que, il y a une majorité d’agents en catégorie C qui sont sous le SMIC. Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités, en tant qu’employeur ». Elle illustre ce constat préoccupant en déclarant : « Vous pouvez passer 19 ans sans augmentation salariale ».
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