
Bonjour chez vous !
Par Public Sénat
Réseau : Public Senat
100 épisodes
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Épisodes

Louis Giscard d’Estaing : "Mon père, c'était la rencontre permanente avec les Français"
A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé.
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Colombe Brossel : "Pierre-Édouard Stérin ne s'est pas caché de son agenda politique"
Stérin, Pigasse, Bolloré sont-ils les nouveaux magnats de l’influence ?Il y a quatre mois, la sénatrice socialiste de Paris Colombe Brossel a lancé une commission d’enquête au Sénat afin d’expertiser le poids des fondations privées dans la sphère politique. Dans le cadre de cette commission d'enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé et des risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie, l’entrepreneur milliardaire Pierre-Édouard Stérin, président du conseil d’administration du Fonds du bien commun, a été auditionné. Il n’a pas nié son agenda politique ni l’envie d’une victoire présidentielle politique de la « droite libérale conservatrice ». La rapporteure de la commission, qui avait réclamé la création de cette commission d’enquête au nom de la transparence, réagit dans la matinale de Public Sénat : « Il y a des acteurs comme Pierre-Édouard Stérin qui passent leur temps à être dans des stratégies d’opacité, avec manifestement un agenda politique. Et il ne s’en est pas caché lors de son audition la semaine dernière, c’est peu de le dire. […] Monsieur Stérin peut se définir comme étant au centre de la droite. Cependant, quand il affirme un projet de remigration, ce n’est pas un mot anecdotique dans l’histoire politique de notre pays. La ‘remigration’, c’est un concept théorisé par les plus identitaires de l’extrême droite. Il peut se ripoliner de centrisme libéral, mais quand il adresse des signes de cette manière-là à la frange la plus identitaire de l’extrême droite, c’est qu’il est bien en dehors du champ du centrisme libéral ». Colombe Brossel précise toutefois : « Il a droit d’avoir ses opinions politiques et personnelles, comme tout le monde. Le sujet, c’est : est-ce qu’il met sa fortune d’exilé fiscal au profit d’une forme d’orientation des politiques publiques en s’y introduisant et en les finançant largement ? »
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Mélenchon a-t-il "plié" la primaire à gauche ?
Le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a tenu son premier grand meeting de campagne dans la ville phare de Saint-Denis ce week-end. 26 000 sympathisants étaient présents dans le bastion de LFI déclamant "On est chez nous", s'inscrivant dans le concept de la "Nouvelle France".A travers ce meeting, Mélenchon décide de passer à l'offensive en concentrant ses attaques sur le RN et en lançant au reste de la gauche "la primaire est finie". La directrice Générale de Verian France Laure Salvaing analyse la prestation et la stratégie de Jean-Luc Mélenchon : "Il y avait une volonté d’ 'horizontaliser' la candidature de Mélenchon [...] Il a besoin de souder son camp, de mobiliser ses militants et en même temps il était mieux placé avant. Donc il a besoin de mesurer ses propos, ses ambitions et a besoin d'apparaitre entouré."Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Jean-Luc Mélenchon a une longueur d'avance dans le sens où "c'est le seul à avoir un récit, un récit très construit", qu'il porte avec des symboles forts comme la basilique de Saint-Denis, lieu qu'il a choisi en fond pour accueillir son meeting. Par le départ sur les chapeaux de roue, et en se proclamant 1ère force politique de la gauche, le fondateur de LFI a-t-il plié le match ? La journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel reste vigilante et s’appuie sur les sondages de second tour qui le monte à 25, 30, 35% des voix face à Jordan Bardella : « Il y a une partie du centre gauche (…) qui se dira 'si on envoie Mélenchon au second tour face à Bardella ou Le Pen, on s'assure la victoire du RN'. Ce n'est pas la même chose d'envoyer en 2022, Mélenchon au second tour face à Macron, parce que perdre contre Macron, c'est une chose qui n'est pas très grave. Mais perdre face à Marine Le Pen, ou Jordan Bardella, c'est tout autre chose."
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Bonjour chez vous ! du 8 juin 2026
Au programme de cette édition : l'interview de Louis Giscard d'Estaing. Il publie "VGE, le visionnaire". Un ouvrage dans lequel il revient sur les faits marquants du mandat de son père. 45 ans après le départ de Valéry Giscard d'Estaing, le centre peut-il reconquérir l’Elysée ? Nous l’interrogeons.Dans notre débat nous revenons sur la principale actualité du week-end : Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne présidentielle ce dimanche à Saint-Denis, se voulant comme la première force politique de gauche, actant la mort de la primaire. Peut-il encore incarner le vote utile ? Peut-il être le challenger du RN ? ¿Le débat¿dans entre nos éditorialistes¿Yves Thréard, Rachel Garrat-Valcarcel et la sondeuse Laure Salvaing.Cette présidentielle se fera-t-elle sous influence ? Ingérences étrangères, médias d’opinion : notre démocratie est-elle menacée ? ¿La sénatrice socialiste¿Colombe Brossel est notre invitée. Elle est la rapporteure de la Commission d’enquête du Sénat sur les mécanismes de financement des politiques publics par le privé. Elle a notamment auditionné le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin la semaine passée au Sénat.
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Louis Giscard d’Estaing : "Mon père, c'était la rencontre permanente avec les Français"
A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé.
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Philippe Mouiller : "La collecte de don d'organes, c'est un travail de tous les instants"
En 2025, près de 1 000 patients sont décédés faute de greffe disponible. Au 1er janvier 2026, plus de 23 000 personnes demeuraient inscrites sur les listes d’attente pour un don d’organes. Afin de faciliter les dons d’organes et attirer de nouveaux donateurs, une loi est actuellement étudiée au Sénat afin d’améliorer le processus du donateur. En théorie, l’opération ne devrait rien coûter au donneur. Si les frais engagés à l’hôpital sont pris en charge, certaines dépenses annexes demeurent toutefois à sa charge : coût de transport, éventuellement hébergement pour ceux qui passent la nuit sur place ou encore frais de restauration. Philippe Mouiller, auteur de la proposition de loi « Garantir la neutralité financière du don d'organes par les vivants » est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous » de Public Sénat pour nous expliquer le contexte et les enjeux de ce texte. Le sénateur (LR) des Deux-Sèvres affirme que cette proposition de loi vise à réduire les freins économiques des donateurs. Il rappelle l’objectif principal : « L’idée de ce texte est d’enlever tous les freins qui limitent finalement cet acte fondamental de donner ». Le président de la commission des affaires sociales revient sur le record de greffes d’organes en 2025 : « Oui c’est positif ; à la fois ça veut dire qu’il y a réellement un plan qui se déploie sur le territoire avec une meilleure communication, les moyens d’accès et les moyens de prise en charge également donc ça améliore mais on voit qu’aujourd’hui il y a encore quand même beaucoup de personnes qui sont en attente de greffe et donc on a vraiment une mobilisation de tous les instants qui doit se jouer à tous les niveaux, notamment à travers le texte que nous portons».
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Bonjour chez vous ! du 4 juin 2026
Au programme de cette édition : la guerre des drones s’intensifie en Ukraine comme en Russie, avec de nouvelles frappes sur des infrastructures stratégiques, notamment dans la région de Saint-Pétersbourg. Ces attaques traduisent-elles un basculement du conflit et une fragilisation du pouvoir russe ? Analyse avec l’ancien officier Guillaume Ancel.À Tours, la CGT tient son congrès cette semaine dans un contexte de profondes mutations du syndicalisme français. Recul de l’adhésion, concurrence du Rassemblement national dans les catégories populaires, transformation du monde du travail : le modèle syndical est-il en crise ? Nous en débattons.Alors que des milliers de patients restent en attente de greffe, la question du don d’organes demeure un enjeu majeur de santé publique. Comment encourager les dons et simplifier les procédures ? Le sénateur Philippe Mouiller, auteur d’une proposition de loi sur le sujet, nous répond.Et puis à la Une de nos régions, direction la Haute-Savoie où des viticulteurs expérimentent de nouvelles pratiques pour protéger les vignes des effets de la canicule et de la sécheresse, notamment en plantant des arbres autour des parcelles. Une adaptation concrète au changement climatique.
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Guillaume Ancel : "Seuls les Russes viendront à bout de Poutine"
La guerre des drones s’intensifie entre la Russie et l’Ukraine. Ce mercredi, des drones ukrainiens ont frappé un site énergétique et pétrolier à Saint-Pétersbourg. Attaque survenant quelques heures avant l’ouverture du Grand forum économique à la « Davos » russe situé dans la même ville et prévoyant d’accueillir 20 000 invités, de 130 pays différents. Poutine a-t-il été fragilisé sur son propre territoire ? Est-ce qu’un symbole a été franchi, en touchant la ville de Saint-Pétersbourg ? Jusqu’où ira l’escalade des frappes de drones entre les deux pays ? L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». L’auteur de “Petite leçons sur la guerre, Comment Défendre la paix sans avoir peur de se battre” aux éditions Autrement et auteur du blog : “Ne pas subir” qualifie cette attaque de « boomerang ». Selon lui, le Président Vladimir Poutine se prend un réel « retour dans la figure ». Il estime que cette opération des Ukrainiens rapproche encore plus la population russe des conséquences de la guerre et de sa proximité : « Je pense que pour la Russie de Poutine, c’est un traumatisme parce que finalement il y avait une espèce de contrat implicite entre Poutine et sa population qui […] ne devait pas pâtir de cette ‘opération militaire spéciale’. […] Les Russes prennent même maintenant peur de se dire ‘Mais en fait, les autres peuvent nous bombarder. Un drone est un attentat à la bombe, c’est une bombe volante ». Concernant la sécurité du Président, l’ancien officier défend l’idée que Poutine « sent monter une opposition très forte interne ». Il pronostique un affaiblissement de l’intérieur : « En fait, ce ne sont ni les Américains, ni Ukrainiens, qui viendront à bout de Poutine, ce sont les russes […] Aujourd’hui sa crainte la plus grande, c’est que toutes les frustrations qu’il a créées en Russie, y compris dans son propre cercle, se traduisent par une tentative de l’éliminer ».
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CGT versus RN : La lutte finale ?
A l’occasion du 54ème congrès de la CGT qui s'est tenu toute cette semaine à Tours, les enjeux et les difficultés rencontrés par le syndicalisme français sont au cœur du débat de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Alors que les travailleurs et ouvriers du plus ancien syndicat français semblent de plus en plus attirés par le programme du Rassemblement National, les responsables syndicaux venus de 71 pays ont affiché leur volonté de construire une riposte internationale face à la montée de l’extrême droite.Pour le chargé de recherche au CNRS et sociologue Maxime Quijoux, la CGT subit les conséquences de la théorie du « panier percé ». Ca se traduit par une « perte progressive des adhérents tout simplement ». Il illustre : « on parle de 50 000 adhérents en 2024 suite au mouvement de la mobilisation des retraites, puis la même chose en 2025 avec une arrivée de nouveaux adhérents. Mais les syndicats n’arrivent pas à retenir ces adhérents ». Selon lui, la source du problème n'est pas encore trouvée : « On ne sait pas si ce sont les nouveaux adhérents qui s’en vont rapidement, ou si c’est un ensemble d’autres adhérents qui s’en vont pour des raisons x ou y ». L’éditorialiste politique Public Sénat I24News Michael Darmon avance le paradoxe suivant : « la CGT se présente officiellement comme étant un syndicat de masse qui pèse, mais en réalité, il pèse peu », notamment avec son nombre d’adhérents qui ne permet pas « d’influer sur la vie sociale du pays ». L’éditorialiste pose la question : « depuis combien de temps la CGT a-elle-réussi à faire bouger réellement un gouvernement sur une mesure ou sur une politique ? ». Et conclut « Cela fait des lustres ». Pour le grand reporter à Sud-Ouest Jefferson Desport, les syndicats ont « perdu le coche » à partir du moment où ils n’ont pas su répondre efficacement lors de la crise sur la réforme des retraites et celle des gilets jaunes : « On pensait qu’ils pouvaient reprendre la main sur le conclave lancé par François Bayrou sur la réforme des retraites, en montrant qu’ils avaient la responsabilité, qu’ils savaient travailler ensemble, qu’ils savaient sortir de la crise et qu’ils étaient des interlocuteurs crédibles. En réalité, le MEDEF a tout fait pour torpiller le conclave et éviter qu’on revienne sur la réforme de 2023 et de l’âge (…). Les syndicats ont juste perdu une occasion en or pour montrer qu’ils étaient des interlocuteurs du pouvoir public ».A l’approche de la campagne présidentielle, les syndicats se positionnent aussi politiquement. La journaliste au Nouvel Obs en charge des questions sociales Agathe Ranc, présente au congrès de la CGT évoque l’opposition du syndicat à l’extrême droite : « Cette opposition à l’extrême droite n’est pas un enjeu nouveau. Cela fait partie de leurs valeurs historiques. Il traverse la CGT depuis très longtemps, et à l’approche de la présidentielle, le sujet se rapproche, En début de congrès les intervenants l’ont souligné pendant une grande partie du discours d’ouvertur
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Johanna Rolland : "Nous devons sortir de l'enlisement avant l'été"
À Nantes, trois jeunes sont morts par balles en à peine un mois. La maire socialiste Johanna Rolland attend une réponse de l’Etat « à la hauteur » car l’inquiétude gagne peu à peu les habitants de sa ville. Sur le plateau de Public Sénat elle fait le constat de la hausse de la délinquance et du trafic de stupéfiants qui ne cesse de s’accroître. La numéro deux du Parti socialiste illustre : « depuis ces dernières années, le chiffre d’affaires de la cocaïne a doublé, et aujourd’hui c’est quasiment 7 milliards d’euros ». Ce sont les réseaux sociaux, en particulier Snapchat, qui sont « venus changer la nature de l’organisation du narcotrafic », précise Johanna Rolland. Celle qui s’est alliée à La France Insoumise lors du second tour des municipales ne souhaite pas armer la police municipale, mais ne transige pas sur les moyens alloués à la sécurité et à la vidéoprotection : « Les policiers sont équipés de pistolets à impulsion électrique. Et concernant les caméras, quand j'ai été élu maire, il y avait 0 caméra à Nantes, maintenant il y en a 500».Dans un second temps, la première secrétaire nationale déléguée du Parti socialiste est revenue sur la stratégie de la gauche non-mélenchoniste pour la campagne présidentielle. Elle appelle à un rassemblement : « La véritable question est de savoir si tous les autres (hors Mélenchon) décident de rester chacun dans leur couloir, et donc la fin de l’histoire ça sera quoi ? On la connaît déjà. S’il y a sept candidats de gauche à l’élection présidentielle, la gauche ne sera pas au deuxième tour, les Français nous en voudront durablement et ils auront raison. » Johanna Rolland est convaincue que « l’élection peut se gagner dans le rassemblement de la gauche et des écologistes ». Celle qui se disait favorable à une primaire de la gauche annonce : « Nous devons maintenant, avant l’été, sortir de l’enlisement. »
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Bonjour chez vous ! du 3 juin 2026
Au programme de cette édition : on revient sur le coup de théâtre ce mardi au Sénat. La majorité sénatoriale a rejeté la hausse du budget des armées prévue dans le cadre de la programmation militaire. Pourquoi ce vote ? Quelles conséquences pour les capacités de défense de la France dans un contexte international toujours plus incertain ? Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Cédric Perrin, nous éclaire sur les enjeux de cette décision.Face à la montée du narcotrafic et à la multiplication des règlements de compte, les élus locaux demandent davantage de moyens pour lutter contre la violence liée à la drogue. L’État est-il à la hauteur du défi ? Comment protéger les habitants et reconquérir les territoires touchés ? Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, répond à nos questions.Canicules, sécheresses, inondations, tensions autour de la ressource en eau : les effets du changement climatique s’imposent désormais aux collectivités. Comment adapter nos territoires à ces nouvelles réalités ? Quels investissements et quelles priorités pour les années à venir ? C’est le thème de notre débat à l’occasion de la publication d’un supplément « En quête de demain » dans les titres de la Presse quotidienne régionale en collaboration avec Sparknews.Dans l’Aude, plusieurs communes poursuivent leur adaptation face au risque d’inondation après les catastrophes qui ont marqué ces dernières années. Reportage à Trèbes, où habitants et élus tentent de préparer le territoire aux conséquences d’événements climatiques de plus en plus fréquents.
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Nos territoires sont-ils prêts face aux changements climatiques ?
Quelles solutions pour s’adapter au réchauffement climatique, pour lutter contre l’artificialisation des sols ou encore pour favoriser une meilleure gestion des ressources en eau ? Dans le cadre du partenariat de Public Sénat avec Sparknews et les titres de la Presse quotidienne régionale sous la forme d’un supplément de 16 pages, la matinale « Bonjour chez vous ! » propose un débat sur les grands enjeux de la transition écologique dans les territoires.L’hydrologue et présidente fondatrice de la société Mayanne, spécialisée dans l’adaptation de notre société au changement climatique Emma Haziza apporte son analyse sur la gestion de l’eau : « quand l’eau que les collectivités possèdent se réduit comme une poche à grain, on se retrouve confronté à des choix ».Pour le sénateur (Union Centriste) des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud, il faudrait « écouter les besoins des territoires, au niveau local » et « faire des analyses précises scientifiques ». Il poursuit avec l’exemple de la gestion de l’eau : « Sur les réseaux d’eaux potables, ce n’est pas l’économie d’eau à la sortie du robinet le problème mais le taux de fuite ». Le sénateur centriste plaide pour un plan « Eau » au niveau national afin de réduire ces fuites, qui représentent une perte à « hauteur d’un tiers, voire de 40 %, 50% ».Pour Sébastien Vincini, président (PS) du département de la Haute-Garonne avertit sur la situation climatique : « Il nous reste une décennie pour agir [..] Les ‘stop and go’ des gouvernements successifs depuis 5 ans sont dangereux ». Il estime de son côté que la politique des grands plans n’est pas la plus efficace et que « des alternatives ou des solutions complémentaires à ce qu’il y a déjà » seraient certainement plus utiles que l’initiative de grands plans à l’échelle nationale.
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Cédric Perrin : « Ce débat sur notre politique en matière de défense fera date dans l’histoire »
Le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) de Belfort Cédric Perrin était l’invité de la matinale de Public Sénat. Il est revenu sur le coup de théâtre de la nuit alors que les sénateurs examinaient le texte portant sur l'actualisation de la loi de programmation militaire. La majorité LR a essuyé un échec cuisant alors qu’elle réclamait au gouvernement une rallonge budgétaire allouée aux armées de 14 milliards d'euros, soit 50 milliards au lieu de 36 d'ici 2030. « Nous avons assisté toute la journée à un déploiement d'efforts d'une ministre des Armées qui s'est battue pour faire baisser son budget de 14 milliards d'euros. C'est incompréhensible » a regretté le président LR de la commission de la Défense du Sénat, Cédric Perrin, évoquant des "menaces et pressions venues de Matignon" pour convaincre certains sénateurs de suivre la position gouvernementale.Le sénateur tient également à souligner que le débat était d’une « très grande richesse et d’une une grande tenue », ajoutant : « Il fera date dans l’histoire parce qu’il a permis aux uns et aux autres de cranter leur position et de dire comment ils voyaient et imaginaient la suite de l’Histoire. »
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Macron : le succès de la « start-up nation » ?
Ce lundi avait eu lieu la neuvième édition du sommet « Choose France », l’un des grands rendez-vous économiques lancés par Emmanuel Macron, visant à attirer des investissements étrangers. À 11 mois de la fin de son mandat, l’artisan de la « start-up Nation » annonce un « record de 93 milliards d’euros » d’investissements étrangers d’ici à 2031. Ces investissements sont appelés à soutenir la création de data centers, et à renforcer la robotisation, l’IA et l’industrialisation française, des secteurs stratégiques où la France souhaite combler son retard par rapport aux États-Unis et à la Chine. 93 milliards d’euros d’investissement et combien d’emplois ? Est-ce que ce sommet ne détournerait pas l’attention des résultats économiques du quinquennat de Emmanuel Macron ? L’éditorialiste politique de Public Sénat Elizabeth Martichoux, le maître de conférences et enseignant à Polytechnique Louis-Samuel Pilcer et la cheffe économiste et associée chez BDO Anne-Sophie Alsif débattent de ces enjeux lors de la matinale de Public Sénat.Lorsque Elizabeth Martichoux évoque une incertitude politique française qui pourrait influencer les investisseurs étrangers : « On ne sait pas si on aura un sommet Choose France en 2027 ou en 2028. Les deux prochaines années sont très incertaines, vu qu’on ne connait pas encore le successeur d’Emmanuel Macron. Sera-t-il dans la même logique ? Quand on écoute les discours des candidats à l’Elysée, on se dit que ce n’est sûr [..] C’est un miracle que les investisseurs viennent encore en France ». Une position que ne partage pas l’économiste Anne-Sophie Alsif, pour qui, dans un contexte incertain, « il est toujours possible de conduire une politique d’offre, de réindustrialisation et de développement des entreprises », cependant, elle appuie sur le fait que c’est faisable « seulement s’il y a une volonté politique derrière ».Concernant la réindustrialisation de la France, pour le maître de conférences et enseignant à Polytechnique Louis-Samuel Pilcer, le bilan est plutôt contrasté : « Le problème en France c’est qu’on accompagne avec des subventions, des grands projets industriels, des gigafactories, etc. Mais dans le même temps, on est incapable, au niveau français et européen, de se protéger contre la concurrence extrêmement féroce à laquelle font face les acteurs qui sont sur ces filières. »
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Général Olivier Kempf : « Nos amis européens sont abonnés à la garantie américaine depuis 80 ans »
Ce mardi, le Sénat débute l’examen en séance du projet de loi sur la programmation militaire. Le texte prévoit une augmentation de 36 milliards du budget de la défense pour renforcer le réarmement de la France, dans un contexte géopolitique perturbé. Selon le général Olivier Kempf, invité de Bonjour chez vous !, cette actualisation du budget est « nécessaire » pour faire face au contexte actuel. Il précise : « nous devons augmenter nos efforts de défense face à un monde devenu dangereux. Ils doivent être assez fort pour correspondre à tous les dangers et risques qui environnent ». Le chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et directeur du cabinet de synthèse stratégique La Vigie estime que l’imprévisibilité du président américain a conduit les Etats européens à repenser à leur autonomie stratégique. Il illustre le réveil des Européens face à l’Amérique de Trump : « Avec l’affaire du Groenland, avec les menaces contre Friedrich Merz, avec les menaces contre les Espagnols, et aussi avec ce qu’il se passe actuellement en Iran, on voit clairement qu’il y a une sorte de révélation, les écailles tombent des yeux de la part de tous nos alliés européens qui sont tous atlantistes ». Dans ce contexte, le général souhaite souligner la spécificité de la France : « il faut quand même comprendre que nous, à Paris, à cause de dissuasion nucléaire, nous avons une exception stratégique qui fait de nous, une île stratégique au milieu de nos alliés européens. Tous nos alliés européens, depuis 80 ans, sont abonnés, finalement, à la garantie de sécurité américaine au travers de l’alliance Atlantique, et maintenant on est en train de leur dire ‘Vous allez payer, vous allez-vous prendre en main’. Et quelque part cela peut représenter un bénéfice pour nous. »
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Bonjour chez vous ! du 2 juin 2026
Au programme de cette édition : Emmanuel Macron a réuni à Versailles le sommet Choose France, avec à la clé plusieurs dizaines de milliards d’euros d’investissements annoncés pour la France. Des investissements largement tournés vers l’intelligence artificielle. Ces annonces traduisent-elles un véritable renouveau industriel ou masquent-elles un bilan plus contrasté ? C’est notre débat du jour.Les armées françaises vont voir leurs moyens renforcés. Le Sénat examine le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire, avec un effort supplémentaire de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’ici 2030. Face à la menace russe, aux tensions internationales et aux interrogations sur la solidité de l’alliance américaine, quelles doivent être les priorités de la défense française ? Nous en parlons avec le général Olivier Kempf, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique.Les ventes de véhicules électriques progressent fortement, portées notamment par la hausse du prix des carburants. Cette dynamique peut-elle contribuer à relancer une industrie automobile française en difficulté ? Quels défis restent à relever pour accompagner cette transition ? Éléments de réponse avec Alain Cadec, sénateur LR des Côtes-d’Armor et spécialiste du sujet.
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Alain Cadec : « J’étais en Chine pour voir leurs véhicules électriques, je suis revenu terrifié »
Les chiffres des ventes de véhicules pour le premier trimestre sont tombés : plus 185 000 immatriculations pour le marché de l’électrique. Le conflit actuel au Moyen-Orient et les conséquences sur les prix à la pompe influencent clairement le choix des automobilistes en matière de motorisation. Pour le sénateur républicain des Côtes-d'Armor Alain Cadec, invité de la matinale « Bonjour chez vous », cette forte hausse de ventes de véhicules électriques est conjoncturelle notamment avec le blocage du détroit d’Ormuz. Cependant ce boost de l’électrique ne profite pas forcément qu’à l’industrie automobile française. En effet, la concurrence asiatique et en particulier chinoise s’est imposée dans le marché des véhicules électriques et hybrides, notamment grâce à une production moins coûteuse pour les fabricants et à des politiques de soutien, sous forme de subventions.L’auteur du rapport concernant « L'avenir de la filière automobile française » nous explique être allé en Chine l’année dernière pour constater le développement de l’industrie automobile chinoise : « je suis revenu terrifié car ils ont 15 ans d’avance sur nous en termes de technologie, d’ingénieurs pour fabriquer des véhicules de très grande qualité ». Il se remémore : « Auparavant on disait, ‘Ah ces chinois, c’est mal fait, mal fini’. Aujourd’hui, quand on voit des véhicules chinois, ils sont remarquablement faits. »
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Bonjour chez vous ! du 1er juin 2026
Au programme de cette édition : Le lancement de la bataille du bloc central à l’approche de la présidentielle. Gabriel Attal a réuni ce week-end plusieurs milliers de sympathisants pour affirmer ses ambitions et se positionner face à Édouard Philippe. Ce premier grand rendez-vous politique marque-t-il l’ouverture de la campagne de 2027 ? Décryptage avec nos éditorialistes.Également au sommaire, la question du pouvoir d’achat. Alors que le SMIC est revalorisé ce lundi 1er juin, comment améliorer durablement les revenus des salariés ? Quels leviers pour répondre aux attentes des travailleurs dans un contexte économique contraint ? Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est l’invitée de l’entretien politique.Nous reviendrons aussi sur les enjeux de la protection de l’enfance, alors que plusieurs affaires ont relancé le débat sur la prévention des violences et le contrôle des personnels encadrant les mineurs. Xavier Iacovelli, vice-président du Sénat et sénateur RDPI-Renaissance, apporte son éclairage.Enfin, direction les régions avec un focus sur les défis de sécurité et de maintien de l’ordre liés aux grands événements sportifs et festifs, un sujet devenu majeur pour de nombreuses collectivités.
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Marylise Léon : "Vous pouvez passer 19 ans sans augmentation salariale"
La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ». La représentante du premier syndicat de France est notamment revenue sur la réforme de retraite et les attentes des salariés en matière de formation et d’accompagnement des transitions professionnelles. Elle a également évoqué la question de l’augmentation du salaire minimum de 2,41% qui intervient ce lundi 1er juin. Désormais, un salarié payé au Smic touchera environ 35 euros net de plus par mois. Une augmentation qui n'est pas assortie d'un coup de pouce du gouvernement. Marylise Léon souhaite mettre l’accent sur la rémunération des fonctionnaires : « Aujourd’hui, cette augmentation du SMIC, fait que, il y a une majorité d’agents en catégorie C qui sont sous le SMIC. Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités, en tant qu’employeur ». Elle illustre ce constat préoccupant en déclarant : « Vous pouvez passer 19 ans sans augmentation salariale ».
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Xavier Iacovelli : "À chaque fois qu'il y a des enfants, il y a des prédateurs"
Ce jeudi 28 mai, le Sénat a adopté la proposition de loi visant à garantir l’assistance systématique d’un avocat à tous les enfants concernés par une mesure d’assistance éducative. Cette proposition de loi, qui avait été portée à l’Assemblée nationale par la députée socialiste Ayda Hadizadeh, a été défendue au Sénat par le sénateur (RDPI-Renaissance) des Hauts-de-Seine Xavier Iacovelli. Invité de la matinale de Public Sénat, il détaille les enjeux de cette loi visant à renforcer la protection judiciaire des enfants, en particulier des plus vulnérables. Il est également revenu sur le « metoo des enfants », le scandale du périscolaire à Paris qui est un véritable électrochoc et devrait, selon le sénateur, nécessiter toute l’attention des pouvoir publics. Il explique : « Je me dis qu’il faut peut-être renforcer notre système judiciaire pour faire en sorte que les juges puissent avoir des sanctions beaucoup plus lourdes pour ceux qui, aujourd’hui, détruisent la vie. » Xavier Iacovelli est formel : « En fin de compte, ces enfants-là, ils ont peut-être été victimes une fois, mais c’est toute leur vie qu’ils vont porter les séquelles (…). Je pense que la première chose pour les protéger et leur montrer que la République est là pour eux, c’est de faire en sorte de condamner les bourreaux. »Le sénateur se dit favorable à l’ouverture de la commission d’enquête parlementaire sur les violences dans le périscolaire demandée la sénatrice LR de Paris Agnès Evren. Il souhaite cependant que le spectre géographique soit ouvert à d’autres territoires que la capitale parisienne, mais aussi élargir au secteur public également car « c’est une évidence [avec les témoignages que nous avons à ce jour], mais à chaque fois qu’il y a des enfants, il y a des prédateurs ». Il poursuit : « Aujourd’hui, il faut qu’on puisse absolument avoir cette commission pour montrer ce qui ne va pas »
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Gabriel Attal : Candidat de l'optimisme ?
Le sécrétaire général du parti Renaissance Gabriel Attal a lancé ce week-end sa campagne présidentielle, avec son premier meeting en tant que candidat. L’ex-Premier ministre entend être celui qui va « briser la tenaille des extrêmes ». La journaliste politique de Paris Match Lou Fritel, le rédacteur en chef de la revue Regards Pablo Pillaud Vivien et la journaliste politique Bérengère Bonte ont analysé la première intervention de Gabriel Attal en qualité de candidat de « l’optimisme », dans la matinale de Public Sénat. Pour le rédacteur en chef de la revue Regards, Gabriel Attal a véritablement fait une erreur d’analyse dans son positionnement lors de ce meeting : « La phrase la plus importante pour moi, c’est quand il dit, ‘Je ne veux pas être dans les tenailles des extrêmes’. En fait il fait une erreur d’analyse de la société profonde à cet endroit-là, car aujourd’hui les gens ils ont plutôt envie de renverser la table. Et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils vont plus du côté de la France insoumise ou du Rassemblement National, pour des raisons qui sont certes très différentes, mais parce qu’ils ont clairement envie de renverser la table ».L’autrice de « Gabriel Attal, L’ange exterminateur », Bérengère Bonte pronostique que le président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, va « labourer, labourer, labourer » le terrain et être « là tout le temps » lors de cette campagne.Pour Lou Fritel, le point de vigilance se trouve dans le mimétisme qu’il pourrait y avoir entre lui et le président sortant. En effet l’opinion publique pourrait se dire « certes c’est un jeune de 34-35 ans, mais qui, finalement, recycle la même chose que son prédécesseur Emmanuel Macron. Quelque chose qu’il ne revendique même pas, alors que ça peut quand même être un problème parce que le bloc macroniste c’est 15 % à peu près de l’électorat, donc c’est intéressant d’avoir cela pour passer au second tour ». Pour la journaliste de Paris Match, Gabriel Attal défie directement Jordan Bardella notamment dans sa stratégie de mettre en scène sa vie privée : « Quand, par exemple, il se retrouve et s’affiche avec son conjoint Stephane Séjourné juste après que la sortie de Paris Match de Jordan Bardella avec la Princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles ».
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Vers un groupe RN au Sénat ?
Le RN vient de lancer sa campagne pour les élections sénatoriales qui auront lieu le 27 septembre prochain avec l’espoir d’obtenir au moins 10 sénateurs, pour former un groupe et donc avoir plus de poids au sein de la chambre haute du Parlement. Selon Jefferson Desport, grand reporter à Sud-Ouest, le maillage territorial du Rassemblement national s’est effectivement illustré lors des dernières municipales. Il précise : « Le RN a crevé le plafond de verre de l’enracinement à l’échelon local. Dans le sud-ouest, ils sortent avec 156 élus municipaux. Leurs résultats ont été multipliés par 7. […] Le contingent d’élus municipaux ne va pas nécessairement suffire pour envoyer des sénateurs dans tous les départements ». En effet, les résultats des municipales incluaient les maires sans étiquette. Mais c’est précisément « un vivier qui ne nous dit pas son nom », insinue le grand reporter. Les cadres du RN seraient actuellement en train d’étudier l’option de « regarder ces maires sans étiquettes dans les petites communes. C’est un vivier qui n’apparaît pas, mais qui va se révéler et qui va leur permettre de faire ce contingent-là ». Pour l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, le rapprochement au sein de la droite UDR, et une partie des votes provenant de l’électorat LR pourrait être la clé pour que le parti de Marine Le Pen obtienne son fameux groupe dans l’hémicycle. Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti, explique que l’élan provient des dernières législatives. Le RN avait alors recueilli 33% des voix dès le premier tour. Il explique : « Quand vous avez un groupe parlementaire de 120-130 députés, vous finissez par acquérir une implantation politique qui vous permet justement de vous installer. Parce qu’un député, c’est quelqu’un qui laboure sa circonscription, qui est à la rencontre des maires, de ses administrés, etc. Ce sont des outils de professionnalisation de la vie politique qui sont absolument essentiels. »
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Bonjour chez vous ! du 28 mai 2026
Au programme de cette édition : Le RN lance sa campagne des sénatoriales avec un objectif inédit : obtenir pour la première fois un groupe au Sénat. Après sa percée aux municipales, le parti de Marine Le Pen peut-il transformer l’essai dans les territoires ? Les Républicains et les Centristes doivent-ils craindre une recomposition de la droite au Palais du Luxembourg ? Analyse et décryptage dans notre débat.Violences, dysfonctionnements, manque de contrôles… Après plusieurs signalements dans le périscolaire à Paris, la sénatrice LR de Paris Agnès Evren réclame une commission d’enquête. Quelles failles dans le système ? Qui est responsable ? Elle est notre invitée.Face au scandale dans le périscolaire, le gouvernement annonce la création d’une liste noire d’adultes interdits d’exercer auprès des enfants. Cette réponse est-elle suffisante ? Comment mieux protéger les mineurs ? Aurore Bergé, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, répond à nos questions.À la une de nos régions, la vague de chaleur continue de frapper une grande partie du pays. Comment les communes s’organisent-elles pour protéger les personnes âgées et les plus fragiles ? Reportage en Indre-et-Loire, à Ballan-Miré, où les services municipaux multiplient les initiatives de prévention.
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Agnès Evren : « La ville de Paris avait été alertée dès 2015 sur le périscolaire »
Alors que le scandale du périscolaire éclabousse la mairie de Paris depuis plusieurs semaines, la sénatrice (LR) de Paris Agnès Evren, invitée de la matinale de Public Sénat, souhaite rappeler le constat : « Les chiffres sont glaçants. 110 écoles parisiennes concernées et il y a clairement un caractère systémique, puisqu’en fait il y a une école sur six. La difficulté, c’est que les alertes existaient. Et plutôt que de saisir la justice, la ville de Paris a tout simplement déplacé des animateurs d’école en école qui, sont passés des délits à des crimes. Et ce sont les parents qui se sont substitués à l’institution, en portant plainte et en saisissant la justice ». Elle insiste : « C’est inadmissible, parce qu’il y avait une responsabilité politique et, moi je le dis, une responsabilité pénale aussi car la ville de Paris avait été alerté dès 2015 sur le périscolaire, via un rapport de l’inspection générale avec des préconisations et qu’en fait il ne s’est rien passé. ». Pour faire toute la lumière sur cette affaire, la sénatrice réclame une commission d’enquête parlementaire.
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Aurore Bergé : "La présomption d'innocence ne peut pas devenir une présomption de culpabilité"
En réponse au scandale dans le périscolaire, le gouvernement annonce la mise en place d’une liste noire pour interdire à certains adultes considérés comme des prédateurs, ayant commis délits ou crimes sur mineurs, de travailler au sein des structures accueillant des enfants lors des temps périscolaires.Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et invitée de la matinale est revenue est sur cette affaire, sur le mouvement #MeToo, sur la polémique autour de Patrick Bruel ou encore sur le pacte Nouveau départ pour les femmes victimes de violences conjugales. En réaction au scandale « Patrick Bruel », la ministre entend rétablir de l’ordre dans le débat : « Premièrement, nous devons dire aux victimes que nous les croyons. Et parce que nous les croyons, nous respectons leur parole et les incitons à porter plainte. Mais dans un second temps, la présomption d'innocence ne peut pas devenir une présomption de culpabilité ». Aurore Bergé assure que « ce n’est pas simple de tenir les deux bouts, mais c’est nécessaire. »
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Jean-Philippe Tanguy : « Avec les résultats aux municipales, on espère avoir un groupe au Sénat »
Si les Français étaient amenés à voter pour la présidentielle dès aujourd’hui, le Rassemblement National arriverait en tête du premier tour selon le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. En effet, avec 32 % des intentions de vote au premier tour, le candidat Jordan Bardella conserve une confortable avance notamment face aux candidats Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon, qui rassemblent respectivement 17% et 16%. Le président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, et député de la Somme, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », Jean-Philippe Tanguy assure que quel que soit le candidat du RN, il n’y a pas de divergences majeures entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Même si pour Jean-Philippe Tanguy, ils ont certes des différences qui les caractérisent car « ce ne sont pas des clones ».En attendant la présidentielle de 2027, cap sur les sénatoriales. Le député de la Somme espère qu’ils auront un groupe grâce aux derniers résultats des municipales. Il ajoute : « On va faire des campagnes actives. On estime qu’effectivement on peut gagner des sénateurs ». Par ailleurs, le député de la Somme se montre confiant : « Avec les résultats aux municipales, on espère avoir un groupe au Sénat ».
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Bonjour chez vous ! du 27 mai 2026
Au programme de cette édition : Un nouveau record de température pour un mois de mai a été battu ce mardi… et les fortes chaleurs vont encore s’intensifier dans les prochaines heures. Des pointes à 39 degrés sont attendues, tandis que plusieurs drames ont déjà été recensés, notamment des noyades. Ces épisodes de chaleur extrême deviennent-ils la nouvelle norme ? La France est-elle réellement préparée à faire face à ces événements climatiques ? Et comment protéger les populations les plus vulnérables ? Nous serons à Tours, où plusieurs accidents ont endeuillé ce week-end.Face au réchauffement climatique et aux tensions énergétiques liées à la crise au Moyen-Orient, Emmanuel Macron appelle à accélérer l’électrification du pays. Un milliard d’euros investis par Stellantis à Mulhouse, 240 000 bornes de recharge supplémentaires promises d’ici 2030… Ces annonces sont-elles suffisantes face à l’urgence climatique ? La France peut-elle réussir sa transition sans fragiliser son industrie et son pouvoir d’achat ? Et les territoires sont-ils prêts pour cette révolution énergétique ? Nous en parlons avec la sénatrice RDSE de la Gironde, Nathalie Delattre.Le Rassemblement national reste largement en tête dans les intentions de vote selon notre dernier baromètre Odoxa. Mais cette position dominante à un an de la présidentielle est-elle forcément un avantage ? Le RN peut-il éviter le piège de l’hyper-exposition ? Le parti est-il traversé par des divergences stratégiques entre ses différentes figures ? Et comment transformer une avance dans les sondages en victoire réelle ? Nous recevons Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale.L’intelligence artificielle s’invite désormais dans les collectivités locales, les transports, les services publics ou encore la gestion énergétique. L’IA peut-elle améliorer concrètement le quotidien dans nos territoires ? Les collectivités françaises sont-elles prêtes à cette révolution technologique ? Et comment éviter que ces outils ne creusent davantage les fractures sociales et territoriales ? Débat avec le sénateur Alexandre Basquin et Laetitia Dordain de la Banque des Territoires. la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan.
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Nathalie Delattre : « L'électrique n'est pas un gros mot »
Dans un contexte de crise énergétique, le président de la République Emmanuel Macron, a appelé ce mardi à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs économiques dans le plan de l’électrification de la France. La sénatrice (RDSE) de la Gironde Nathalie Delattre, qui était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », réagit à cette initiative en consentant que « l’électrification des usages est impérative ». La guerre en Ukraine et le contexte géopolitique actuel avec le Moyen-Orient nous l’ont prouvé, selon elle « nous devons avoir un bouquet électrique. L’électrique n’est pas un gros mot. De plus, la souveraineté énergétique est fortement liée à la souveraineté numérique ». Face au coût de cette transition énergétique, la sénatrice est catégorique : « de toute façon, ce sont les Français qui payent ». Et il n’y a plus besoin de les convaincre à franchir le pas : « c’est le prix à la pompe qui pousse les gens à passer à l’électrique »
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L'IA est-elle un véritable atout pour les territoires ?
La question est au cœur de notre débat. Les collectivités territoriales tentent de se positionner dans la transition numérique en marche, selon leurs moyens, leurs subventions et leur agenda politique.La directrice du digital de la Banque des territoires Laetitia Dordain souhaite généraliser cette révolution numérique sur l’ensemble du territoire : « Nous travaillons activement avec les collectivités territoriales dans ce but, dans le cadre de l’IA Factory. On est en partenariat avec Mistral AI, pour pouvoir effectivement développer ces cas d’usages ». Laetitia Dordain souhaite tout de même alerter sur les risques de disparité : « il ne faut pas qu’il y ait des collectivités à deux vitesses. Avoir de l’intelligence artificielle dans les métropoles, et dans les petites collectivités, ne pas en avoir. [..] C’est important de pouvoir les accompagner, et ne pas laisser seules les collectivités qui peuvent avoir moins d’expertise, moins de moyens. »Pour le sénateur communiste du Nord et auteur de "Numérique : stop à l’exploitation !" Alexandre Basquin, il faut, au contraire, clairement limiter les effets de l’IA et se concentrer sur une souveraineté numérique assurée par l’Etat français, au lieu d’utiliser des logiciels qui ont des actionnaires étrangers tels que Mistral AI. Il illustre : « On a constaté plus de 6 000 fuites de données sur la dernière année, avec également une cybercriminalité qui se développe. Tant en termes de souveraineté, que de protection de nos données, on a encore beaucoup à faire ». Pour le sénateur communiste, la seule solution résiderait dans un investissement orchestré par l’Etat « dans un bien public, qui nous permettrait d’être pleinement souverain. »
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Anne-Catherine Loisier : « Nous vivons un crash agroalimentaire »
6 mois de travaux, 189 auditions : la commission d'enquête du Sénat portant sur les marges des industriels et de la grande distribution s’est conclue en fin de semaine dernière par un rapport avec 24 préconisations afin de rétablir un équilibre entre les différents acteurs économiques concernés. La sénatrice UC de la Côte d’Or, Anne-Catherine Loisier évoque, dans la matinale de Public Sénat, des pratiques trompeuses de la part des distributeurs et un rapport de force déséquilibré. Les industriels ont réagi rudement aux conclusions de la commission. De quoi provoquer l’indignation de la sénatrice : « C’est leur politique de communication, qui veut clairement se faire passer pour des victimes. Ils crient au loup. Je les invite à plus de responsabilité. Il faut qu’on discute, parce que ce genre de posture ne résoudra pas ce problème. L’agriculture vit un drame. Tout le monde parle d’industrie, de réindustrialisation de la France. Cependant, l'industrie agroalimentaire qui était un des fleurons de la France vit actuellement un crash agroalimentaire. »
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Bonjour chez vous ! du 26 mai 2026
Au programme de cette édition : la course à la présidentielle se resserre. Le baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale révèle une baisse de la cote de popularité d’Édouard Philippe, désormais talonné par Jean-Luc Mélenchon, qui atteint un niveau inédit à onze mois du premier tour. Le Rassemblement national reste largement en tête. Comment expliquer la dynamique de Jean-Luc Mélenchon ? Édouard Philippe est-il fragilisé par les affaires et les divisions du bloc central ? Analyse avec Nathalie Mauret du groupe Ebra et Erwan Lestrohan d’Odoxa.Vie chère, inégalités sociales, dépendance aux importations… Les territoires ultramarins restent particulièrement exposés à la hausse des prix et aux crises économiques. Le gouvernement doit-il aider davantage les Outre-mer ? Les réponses apportées jusqu’ici sont-elles suffisantes ? Et comment réduire durablement les écarts entre l’Hexagone et les territoires ultramarins ? Nous recevons la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou.Le Sénat publie un rapport sévère sur les pratiques de la grande distribution. Menaces, déséquilibres commerciaux, pression sur les producteurs… Les sénateurs dénoncent des rapports de force jugés abusifs envers les industriels et les agriculteurs. La grande distribution abuse-t-elle de sa puissance ? Les agriculteurs et producteurs sont-ils devenus les variables d’ajustement des prix bas ? Et les propositions du Sénat peuvent-elles réellement changer les règles du jeu ? Nous en parlons avec la présidente de la commission d’enquête sénatoriale, la sénatrice centriste de la Côte d’Or, Anne-Catherine Loisier.Et puis en régions, les secours en montagne sont de plus en plus sollicités. Le nombre d’interventions explose, tout comme leur coût pour les collectivités. Faut-il mieux encadrer certaines pratiques à risque ? Les comportements imprudents doivent-ils être davantage sanctionnés ? Et qui doit payer le coût des secours en montagne ? Reportage dans les Pyrénées-Orientales.
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Naïma Moutchou : « On est à un moment où la République est capable de regarder l'histoire en face »
La ministre des Outre-mer était l’invitée politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Elle a abordé plusieurs sujets, notamment la vie chère dans les territoires ultramarins, l'élargissement du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, le contexte sanitaire lié à Ebola, ainsi que la proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale visant à abroger le Code noir. La ministre des outre-mer a publié une tribune dans la presse dans laquelle elle expose sa vision : « Réparer, c’est reconnaître. Reconnaître pleinement ce qui a été commis au nom de l’État et sous l’autorité du droit ». En plateau, Naïma Moutchou précise : « On est à un moment où la République est capable de regarder l'histoire en face »Concernant la reconnaissance de l'esclavage comme crime étant le plus grave dans les différents crimes contre l'humanité, la ministre prend ses précautions : "Je fais toujours très attention au déni d'un côté ou aux réponses très simplistes ou populistes de l'autre. Le crime contre l'humanité est d'abord le pire crime qui soit dans notre ordonnancement juridique. Donc si vous voulez créer une espèce de concurrence des victimes, ou du côté victimaire, cela est très très dangereux. Le crime contre l'humanité est déjà le pire crime qui existe en soi."
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2027 : Les candidats prêts au départ ?
Chute d’Edouard Philippe, remontée du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national toujours en tête de lice. Nous tirons les principaux enseignements du baromètre mensuel Odoxa lors de la matinale « Bonjour Chez Vous », de Public Sénat avec Erwan Lestrohan et Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra.Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, le directeur conseil à l'institut Odoxa analyse les intentions de vote au premier tour : « les résultats nous montrent deux surprises : - 4points pour Edouard Philippe, qui passe de 21% à 17% et + 4 points pour Jean-Luc Mélenchon débutant à 12% pour atteindre 16% au premier tour (…). Mélenchon se trouve ainsi aux portes du premier tour. La première surprise est la percée électorale de Mélenchon, bien devant Gluckmann. La deuxième réside dans la baisse d’E. Philippe dans les sondages. Le candidat paye sa stratégie de recul, alors même qu’il avait un regain de sympathie dans l’opinion publique post-municipale. »Pour Nathalie Mauret, l’augmentation des intentions de vente envers Jean-Luc Mélenchon provient de la stratégie de communication digitale de la France insoumise. Selon elle, le candidat LFI aurait effectué « une entrée de campagne parfaite ». Elle souligne, cependant : « son problème, c’est plutôt de rester au second tour ».La journaliste politique explique également que les résultats de ce sondage se traduisent par le fait qu’à ce stade, « les Français ne soient pas dans cette campagne ». Elle précise : « Nous, les journalistes politiques, les équipes de candidats, nous le sommes. Mais personnellement j’ai encore une interrogation sur le fait que les Français y soient réellement. Par contre, ils s’intéressent à la politique, mais impliqués, pas sûre. […]. On est à onze mois du premier tour. »
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Emmanuel Macron : la dernière marche ?
Dans un an, Emmanuel Macron quittera l'Elysée après 10 ans de pouvoir. Que peut-on attendre de cette dernière année de mandat. Les nominations de proches du président comme celle d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France s'accélèrent. Certains, dans les oppositions, dénoncent un « copinage ». Pour Elizabeth Martichoux, éditorialiste à Public Sénat et TF1, il ne faut pas y voir une atteinte aux pratiques démocratiques : « Le principe de ne pas laisser tomber les gens, ça ne me choque pas ». Alors que certains dénoncent un « verrouillage des institutions » dans la perspective d'une accession du Rassemblement national au pouvoir, Jean-Rémi Baudot constate : « On est dans une pratique monarchiste, c'est évident. Certains diront que c'est le système qui se protège, le système qui met en place des anticorps un peu partout pour éviter que le pays ne bascule ».
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Nicolas Tenzer : « Poutine est allé voir son maître »
Xi Jinping a accueilli tour à tour Donald Trump et Vladimir Poutine s'imposant comme l'homme incontournable de la scène international. Le géopolitologue Nicolas Tenzer tire les leçons de cette séquence diplomatique : « Pour Trump, ça a été un échec cuisant (...). Il n'a rien obtenu». L'expert des relations internationales poursuit son analyse : « Poutine est allé voir son maître. La Russie est totalement dépendante de la Chine. Xi Jinping joue avec Poutine. La Chine utilise la Russie quand ça l'intéresse (...), ça fait très longtemps que la Russie est un astre mort. La Russie est destinée à décliner et Poutine la précipite dans la chute». Pour Nicolas Tenzer, Xi Jinping s'impose donc comme l'homme fort : « La Chine veut montrer que c'est elle qui fixe les règles du jeu et qui décide ». Face à ce nouvel ordre mondial, quelle est la place de l'Europe ? La réponse de Nicolas Tenzer est sans appel : « L'Europe apparait comme la puissance de résistance qui peut agréger toutes les puissances de résistances attachées au Droit, au principe de société ouverte. C'est ça que peut faire l'Europe »
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Olivier Rietmann : « Je ne voudrais pas être à la place de Sébastien Lecornu »
Face à la crise au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu présente en fin de journée de nouvelles aides pour les métiers les plus touchés par la hausse des prix de l'énergie. Mais les marges de manoeuvre du Premier ministre sont étroites avec un déficit public inquiétant et une dette abyssale. Un dilemme qui fait dire à l'invité de la matinale, le sénateur LR de la Haute-Marne, Olivier Rietmann : « Je ne voudrais pas être à la place de Sébastien Lecornu ». Le président de la Délégation sénatoriale aux entreprises fait le point sur les conséquences de la guerre et du blocage du détroit d'Ormuz sur les entreprises : « L'impact n'est pas seulement énergétique mais également sur le coût des matières premières, et donc l'impact sur les coûts de production et sur les emplois ».
En tant que président de la Délégation aux entreprises, Olivier Rietmann accueille ce jeudi 250 chefs d'entreprise au Sénat pour les Journées des entreprises. Parmi les thèmes abordés : la montée en puissance de l'Intelligence artificielle dans les entreprises françaises. A ce jour, 55% des PME utilisent l'IA. Pour le sénateur : « On n'est plus dans la prospective mais dans l'application (...). La question n'est plus de savoir s'il faut aller ou pas sur l'IA. Il faut y aller et mettre des moyens européens. » Quant aux craintes des conséquences sur l'emploi, Olivier Rietmann reste optimiste : « L'IA ne doit pas prendre la place des emplois mais mettre en place de nouveaux emplois. »
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Bonjour chez vous ! du 20 mai 2026
Le nom d’Édouard Philippe apparaît désormais dans une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de détournement de fonds publics au Havre. Des accusations contestées par l’ancien Premier ministre, qui assure vouloir répondre “avec sérénité”. Cette affaire peut-elle fragiliser sa candidature présidentielle ? Les Français sont-ils devenus plus sensibles aux questions d’exemplarité politique ? Et le calendrier judiciaire peut-il rebattre les cartes à droite et au centre ? Nous recevons Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et directeur de campagne d’Édouard Philippe.Le chanteur Patrick Bruel est visé par plusieurs plaintes pour viol, dont une déposée par l’animatrice Flavie Flament. Des accusations qu’il conteste fermement. Plusieurs concerts prévus au Canada ont été annulés. Comment encourager la parole des victimes, même des années après les faits ? La présomption d’innocence est-elle suffisamment respectée dans l’espace médiatique ? Et les affaires visant des personnalités publiques changent-elles durablement le regard de la société ? Nous en parlons avec la sénatrice socialiste et ancienne ministre Laurence Rossignol.Fusillades, règlements de comptes, victimes de plus en plus jeunes… Le narcotrafic continue de gagner du terrain en France. Le gouvernement promet une réponse plus ferme avec la loi Ripost actuellement examinée au Sénat. L’État est-il en train de perdre le contrôle face aux réseaux criminels ? Faut-il frapper davantage les consommateurs pour casser les trafics ? Et la réponse uniquement sécuritaire peut-elle suffire ? Débat avec la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, le sénateur ps Hussein Bourgi et la commissaire de police Anouck Fourmigué.Et puis en régions, comment transformer nos déchets alimentaires en énergie ? À Rennes, les invendus des supermarchés connaissent une seconde vie grâce à la méthanisation. Peut-on faire des déchets une ressource énergétique ? Ces initiatives sont-elles réellement efficaces pour la transition écologique ? Et pourraient-elles se généraliser dans d’autres villes françaises ? Reportage en Bretagne.
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Laurence Rossignol : « Il faut croire les femmes qui parlent, moi je les crois »
Le chanteur Patrick Bruel fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles dont celle de l’animatrice Flavie Flament qui l’accuse de l’avoir violée lorsqu’elle avait 16 ans. Plusieurs voix s’élèvent pour demander à l’artiste d’annuler ses concerts. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol ne signerait pas les pétitions pour empêcher Patrick Bruel de monter sur scène mais elle estime qu’il « y a un malaise à voir des hommes qui continuent de nier, de parader et de rechercher l’amnistie du public ». Pour l’ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, il faut écouter la parole des victimes : « Longtemps, le système judiciaire n’a pas cru les femmes. (…) Il y a une présomption du mensonge qui pèse depuis des décennies, voire même des siècles sur la parole des femmes » (…) Il faut croire les femmes qui parlent, moi je les crois ».En tant que ministre, Laurence Rossignol avait confié à Flavie Flament une mission sur le viol et les délais de prescription. 10 ans plus tard, le ministre actuel de la justice Gérald Darmanin veut aller plus loin et rendre imprescriptibles les viols sur mineurs. Une évolution qui réjouit Laurence Rossignol : « Cette modification législative, on la doit à l’engagement de Flavie Flament (…). En dix ans, elle a obtenu ce qu’elle voulait, c’est assez touchant ».
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Le gouvernement tient-il sa « ripost » contre le désordre ?
L’examen du projet de loi « Ripost » est en cours au Sénat depuis lundi. Un projet de loi qui a pour but de fournir aux forces de l’ordre de nouveaux outils pour lutter contre la délinquance du quotidien et contre le narcotrafic. Pour en parler, la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, le sénateur PS Hussein Bourgi et la commissaire de police Anouck Fourmigué sont sur le plateau de « Bonjour chez vous ». Tous sont unanimes sur la portée de cette loi. Jacqueline Eustache Brinio déplore que ce texte n’apporte pas un « choc d’autorité » mais pour elle, « cette loi a le mérite d’exister et de donner des moyens nouveaux pour essayer de sanctionner ». Pour son homologue, Hussein Bourgi, « le texte à lui seul ne suffit pas, c’est une boite à outil, c’est un texte utile ». Sur le terrain, le texte est bien accueilli à en croire la commissaire de police Anouck Fourmigué : « Sur la délinquance du quotidien, les forces de police se heurtent régulièrement à une certaine forme d’impuissance (…). Le fait qu’on permette de simplifier certaines formes de répression des comportements qui troublent l’ordre public, la tranquillité, c’est intéressant pour les policiers ».Concernant la lutte contre le narcotrafic, le gouvernement espère apporter une réponse plus ferme avec la loi Ripost. Pour Anouck Fourmigué, « l’Etat n’a pas perdu la bataille mais a pris du retard » face aux réseaux de narcotrafiquants. Même espoir du côté du sénateur Bourgi : « il n’est jamais trop tard : ni résignation, ni renoncement, ni défaitisme, ni fatalité »
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Christophe Béchu : « On est peut-être rivaux mais pas ennemis »
Edouard Philippe est dans le viseur de la justice. Le nom de l’ancien Premier ministre apparaît désormais dans une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de détournement de fonds publics au Havre. Des accusations contestées par Edouard Philippe, qui assure vouloir répondre “avec sérénité”. Cette affaire peut-elle fragiliser sa candidature présidentielle ? Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et directeur de campagne d’Édouard Philippe est l’invité de la matinale de Public Sénat. Pour lui, « c’est une vieille affaire, il n’y a rien de nouveau ». Il constate en revanche que « les débuts de procédures judiciaires arrivent dans des moments qui ne sont pas des moments politiquement neutres (…). Il peut y avoir des plaignants qui jouent avec un calendrier électoral et politique ».Interrogé sur la multiplication des candidatures au sein du bloc central dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, l’élu fait le constat qu’ « il y a pléthore d’ambitions légitimes » mais pour lui le danger serait un deuxième tour opposant Jean-Luc Mélenchon au candidat du Rassemblement national. Pour écarter cette hypothèse, il estime que les discussions doivent être maintenues avec toutes les composantes du bloc central y compris les Républicains : « On est peut-être rivaux mais pas ennemis on aura vocation à se retrouver à la fin »
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Bonjour chez vous ! du 19 mai 2026
Au programme de cette édition : c’est un coup de froid sur le tapis rouge cannois. Le patron du groupe Canal+, premier financeur du cinéma français, annonce ne plus vouloir travailler avec les signataires d’une tribune anti-Vincent Bolloré. Cette riposte est-elle légitime ? Vincent Bolloré défend-il simplement ses intérêts économiques ou mène-t-il un combat idéologique ? Et jusqu’où l’influence d’un grand groupe privé peut-elle peser sur le monde culturel et médiatique ? Débat avec Frédéric Dabi, Françoise Degois et Jean-Sébastien Ferjou.Le Sénat examine le projet de loi Ripost porté par Laurent Nuñez, un texte présenté comme un “choc d’autorité” face à l’insécurité et au narcotrafic. Les mesures proposées sont-elles à la hauteur ? L’État est-il en train de perdre la bataille contre les narcotrafiquants ? Et faut-il désormais changer totalement de stratégie face à l’ampleur du phénomène ? Nous recevons Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat.Le narcotrafic est aussi à la une de nos régions. À Marseille, le procès de l’un des plus importants narcotrafiquants français s’est ouvert ce lundi. Félix Bingui, présenté comme le chef du clan Yoda, est jugé notamment pour trafic de stupéfiants, blanchiment et association de malfaiteurs. Comment les réseaux criminels ont-ils pris une telle ampleur ? La guerre entre clans peut-elle encore être contenue ? Et pourquoi certains territoires deviennent-ils des bases stratégiques du narcotrafic ? Reportage dans le Gard, la région d’origine du principal accusé, avec Midi Libre.Jeudi, Sébastien Lecornu doit présenter de nouvelles mesures face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et à la flambée des prix du carburant. Mais dans un contexte budgétaire déjà très tendu, où trouver les financements ? La crise énergétique menace-t-elle notre modèle social ? Et l’État a-t-il encore les moyens de protéger durablement les Français sans creuser davantage la dette ? Le sénateur centriste du Nord Olivier Henno nous répond.
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Olivier Henno : « On a un modèle social qui vit à crédit depuis très longtemps »
Le sénateur (Union Centriste) du Nord et vice-président de la commission des affaires sociales Olivier Henno était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ». Il est revenu sur les derniers projets de loi liés à l'assurance chômage, la fraude fiscale et sociale et d'autres textes concernant la démocratie sociale. D'abord rejeté par l'Assemblée nationale, l'accord entre les partenaires sociaux sur la rupture conventionnelle a été adopté au Sénat. Cet accord prévoit notamment de réduire la durée maximale d'allocation à l'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle. L'objectif est de réguler la dépense en réduisant de 18 à 15 mois la durée maximale d'indemnisation pour les allocataires âgés de moins de 55 ans et de 20,5 mois au lieu de 26 mois, pour les plus de 55 ans. Pour Olivier Henno, la dette sociale est devenue incontrôlable : « On va bientôt dépasser les 3500 milliards de dette. Il y a 2000 milliards qui sont une dette sociale. C'est d'ailleurs le drame du pays parce que l'endettement en soi, ce n'est pas gravissime si ça concerne les nouvelles technologies, la production des ponts, des infrastructures des écoles, enfin tout ce qui concerne les équipements. Mais là le pays ne s'est pas endetté pour les équipements, mais pour ses soins, ses retraites et c'est tout à fait irresponsable pour les générations futures. On vit à crédit depuis très longtemps ».
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Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »
Le président du groupe socialiste au Sénat et le sénateur du Nord Patrick Kanner était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ». Il s'est exprimé sur la loi Ripost qui permet en autres de mieux lutter contre le narcotrafic mais également la hausse des prix du carburant et la stratégie de la gauche en vue de l'élection présidentielle. Autre s ujet abordé : la question de l'élargissement du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Patrick Kanner a rappelé le contexte qui avait mené aux émeutes de 2024 : « Ce n'est pas la réforme sur la loi constitutionnelle qui a déclenché les émeutes de 2024. C'est l'entêtement du ministre de l'époque, Monsieur Darmanin qui a poussé les feux de manière brutale en disant, `ce sera ça et pas autrement'. Aujourd'hui il y a un consensus autour du corps électoral, car on a pris le temps de trouver ce consensus et de ne pas forcer le destin comme ça avait été le cas en 2024. Je vous rappelle qu'en mai 2024, le constat avait été 14 morts, et plus de 2 milliards de dégâts. Depuis cette époque la Nouvelle-Calédonie a perdu 12 000 emplois, 700 entreprises ont disparu, le PIB a chuté de 15% pour un archipel accueillant 300 000 habitants. [..] Faites la comparaison avec la France, ce seraient des chiffres absolument insupportables pour l'hexagone. »
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Cinéma : Que veut Vincent Bolloré ?
Le Festival de Cannes se retrouve sous tension après la publication d’une tribune « anti-Bolloré ». Cette tribune signée par 600 signataires, réalisateurs, acteurs et producteurs critique l’influence grandissante de l’homme d’affaires Vincent Bolloré sur les médias et la culture française. En réaction, le directeur général de Canal+, Maxime Saada a indiqué qu’il ne souhaitait pas que le groupe Canal+ continue à collaborer avec les signataires de cette pétition.On en débat avec le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi, l’éditorialiste politique Françoise Degois et le fondateur d’Atlantico Jean-Sébastien Ferjou. Pour ce dernier, il n’y a clairement pas une « volonté d’emprise de Bolloré ». Il étaye : « Oui il a certainement un projet et on le voit plus à travers son groupe de presse et il ne s’en cache pas. Mais il me semble que la censure fonctionne plutôt à l’inverse, et ce, depuis des années ». Le fondateur d’Atlantico va plus loin : « Il y a de facto dans ce milieu-là de l’audiovisuel une forme emprise idéologique de la gauche, et là on voit juste une gauche qui panique à l’idée de perdre son hégémonie culturelle. »Frédéric Dabi estime que les Français ne se préoccupent pas de cette question : « Je suis frappé par l’indifférence des Français sur cette affaire. Ils sont davantage préoccupés par les questions internationales entre l’Iran et les USA, écrasés par les préoccupations autour du pouvoir d’achat, et ce n’est pas une surprise. […] Dans le top 50 ex-JDD que réalise désormais l’IFOP avec TF1-LCI : il y a l’idée que les artistes ne connaissent pas notre vie. Et puis sur cette affaire en tant que telle, il y a cet adage qui peut prendre chez les Français c’est ‘ne mordez pas la main qui vous nourrit’. »De son côté, l’éditorialiste politique Françoise Degois est formelle : « On peut s’en foutre, on peut considérer que c’est la main qui vous nourrit, etc. Mais nous sommes dans un combat culturel. […] Nous sommes déjà dans la présidentielle. Et les gens peuvent s’en foutre maintenant, mais la réalité profonde c’est que ce combat est idéologique. »
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Bonjour chez vous ! du 18 mai 2026
Au programme de cette édition, le déplacement en Algérie de Gérald Darmanin qui tente de relancer la coopération entre Paris et Alger. Lutte contre le narcotrafic, contre le terrorisme, dossier Christophe Gleizes, les sujets sensibles ne manquent pas. Cette visite marque-t-elle un véritable dégel diplomatique ? La France et l’Algérie peuvent-elles renouer une relation de confiance durable ? Et jusqu’où les tensions mémorielles continuent-elles d’empoisonner les relations entre les deux pays ? On en débat.À un an de la présidentielle, les soutiens à Gabriel Attal s’organisent. 500 maires et élus viennent de lancer un appel en faveur de sa candidature. Gabriel Attal peut-il incarner le renouveau du macronisme ? Et cette initiative risque-t-elle d’accentuer les rivalités avec Édouard Philippe ou d’autres ambitions du bloc central ? Nous recevons l’un des signataires de cet appel : Franck Riester, maire de Coulommiers et numéro 2 de Renaissance.Après le spectaculaire casse du musée du Louvre, la commission d’enquête parlementaire a rendu ses conclusions en fin de semaine dernière. Mais d’autres musées en région ont également été visés ces derniers mois. La sécurité de nos musées est-elle aujourd’hui insuffisante ? L’État protège-t-il correctement notre patrimoine culturel ? Et comment sécuriser les collections sans transformer les musées en forteresses ? Nous en parlons avec le sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson.Et puis en régions, la lutte contre le narcotrafic reste au cœur des préoccupations des élus locaux. Après la mort d’un adolescent à Nantes, le gouvernement promet une nouvelle intensification de l’action policière. Les maires disposent-ils des moyens suffisants pour agir ? Comment lutter contre l’emprise des trafics dans certaines communes ? Et les habitants ont-ils le sentiment d’être abandonnés face à cette violence ? Nous interrogeons le maire de Saint-Yon, dans l’Essonne.
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Max Brisson : « Le rapport du Louvre est révélateur de la faiblesse de la tutelle de l’Etat »
La Commission d'enquête parlementaire sur le casse du Louvre a rendu ses conclusions. Le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson évoque dans la matinale « Bonjour Chez Vous » les conclusions de la commission en matière de sécurisation du Louvre et plus généralement de la sécurisation des musées partout sur le territoire.
Près de sept mois après le spectaculaire cambriolage du musée du Louvre, les députés ont recommandé une augmentation des moyens dédiés à la sécurité, une meilleure formation des personnels ou encore une évolution dans la gouvernance de l'établissement. Le vice-président de la commission de la culture du Sénat est notamment revenu sur ce dernier aspect. Selon lui, le principe de la nomination par le chef de l'État du président du musée du Louvre doit être remis en question : « Ce rapport est un révélateur de l'immense fragilité de nos musées, de l'immense fragilité du musée du Louvre. C'est un révélateur aussi d'une certaine gouvernance qui évite de donner la priorité à ce qui ne se voit pas, pour donner la priorité à ce qui est visible, à ce qui se voit. C'est aussi révélateur de la tutelle de l'Etat sur ce type d'établissement. On a à la fois une tutelle forte, celle du président de la République qui décide comme un prince. Et puis, par ailleurs, le contrôle du ministère qui est faible parce qu'on a affaire à une présidente en l'occurrence qui est un fil direct avec l'Elysée. »
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France-Algérie : la début du dégel ?
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin se rend en Algérie avec plusieurs dossiers sur la table : lutte contre le narcotrafic, la criminalité organisée ou encore le terrorisme. Se dirige-t-on vers un dégel des relations franco-algériennes ?
Face à l'essayiste Mathieu Souquière, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard estime que l'Algérie « a besoin de revenir sur la scène internationale ». Il poursuit : « L'Algérie a besoin de rompre un peu son isolement. Un isolement qui s'était accentué aussi par le fait que de plus en plus de pays aujourd'hui reconnaissent la `marocanité' du Sahara occidental. »
L'essayiste Mathieu Souquière souhaite, quant à lui, souligner l'aspect singulier de la relation entre les deux puissances : « Cette relation est unique, d'une certaine façon. Le binôme France-Algérie dans cette situation internationale aujourd'hui est relativement unique. Le seul point de comparaison ce serait les Etats-Unis et le Mexique. L'imbrication entre deux histoires, entre deux peuples, entre deux pays, entre deux démographies et même deux économies, c'est à l'échelle de la France et de l'Algérie que ça se joue. L'Angleterre n'a aucune relation avec aucune de ses ex-colonies qui a la même connotation. »
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Franck Riester : « Nous sommes plusieurs à dire qu'on souhaite que Gabriel Attal soit candidat »
500 élus locaux ont lancé un appel en faveur d'une candidature présidentielle de Gabriel Attal. Le numéro deux du parti Renaissance, Franck Riester figure parmi les signataires de cet appel. Sur le plateau de la matinale « Bonjour Chez Vous », il dresse le bilan de l'ancien Premier ministre : « Attal est à la tête de Renaissance et a redynamisé le parti. Il a remis ce parti en ordre de marche et a fait en sorte que ce parti retravaille sur le fond parce qu'un parti politique c'est présenter des candidats, mais c'est aussi travailler un projet. Il y a des groupes de travail, il y a eu des conventions thématiques, il y a tout un travail de militants, de cadres (...) pour proposer effectivement un projet pour Renaissance ». L'actuel maire de Coulommiers et ancien ministre de la Culture, est catégorique : « il faut changer l'organisation de notre pays en matière politique et administrative, en faisant davantage confiance au terrain, confiance aux élus locaux. Nous sommes beaucoup d'élus locaux à vouloir qu'Attal se présente car c'est clairement ce qu'il souhaite faire : donner davantage de responsabilités et de confiance aux élus locaux. »
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Quelle suite après le rejet de l'aide à mourir ?
Le Sénat a terminé mardi en seconde lecture l’examen des projets de loi sur la fin de vie. Les sénateurs ont adopté le texte sur les soins palliatifs, mais ont rejeté celui sur la création d’un droit à l’aide à mourir. Débat autour du projet de loi sur l’aide à mourir entre deux sénatrices, dans la matinale du jour. La sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canales et la sénatrice LR du Lot-et-Garonne Christine Bonfanti-Dossat ont échangé sur l’avenir de la loi sur la fin de vie.Christine Bonfanti-Dossat déclare : « Aujourd’hui pour supprimer la souffrance, on supprimerait le souffrant et c’est inacceptable dans ce qu’il peut arriver. Moi, je suis soignante et je connais un peu le problème puisque j’ai accompagné des tas de gens. Et je rappelle que les soins palliatifs ou à domicile, la devise c’est que je ne t’abandonnerai pas, je ne m’acharnerai pas et tu ne souffriras pas. (…) En tant que soignante je mets toujours en avant le principe de précaution, de prévention ».Pour la sénatrice Marion Canales, « le Sénat s’obstine de manière déraisonnable » avec les débats sur ce texte. Elle affirme : « Ce n’est pas la mort assurée, c’est la délivrance et la dignité administrée quand on la demande »
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Catherine Morin-Desailly : "il faudrait une transparence totale des algorithmes TikTok"
La sénatrice centriste de la Seine-Maritime Catherine Morin-Desailly rapporteure du texte sur les réseaux sociaux nous apporte son expertise et son analyse sur les plates-formes numériques, leurs usages et leurs dérives. Est-ce que la loi visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans va pouvoir entrer en vigueur pour la rentrée prochaine ? Catherine Morin-Desailly nous explique que la suite des échéances dépend de l’agenda de la Commission européenne pour l’examen de cette loi. « Tout dépend du délai qu’elle va prendre pour répondre à la proposition du Parlement français sur ce texte de loi. Il faut qu’il soit notifié à Bruxelles ».Pour la vice-présidente de la commission des affaires européennes qui s’est spécialisée dans les affaires numériques, « il faudrait une transparence totale des algorithmes TikTok ». Elle demande « la responsabilité pleine et entière des plateformes, la transparence des algorithmiques, le safety by design (principe qui met la sécurité au cœur de la plateforme)».
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