Les quatre saisons du vin
Society & Culture

Les quatre saisons du vin

Par Sud Ouest

Réseau : Sud Ouest

Amateurs de vin, nos spécialistes César Compadre et Mathieu Hervé vous donnent rendez-vous au fil des saisons pour discuter bonnes bouteilles, vignoble bordelais et actualité viticole. Dans chaque épisode, ils vous guident sur les événements immanquables de la filière, décryptent ses enjeux et vous dévoilent leur bons plans (à consommer avec modération !). Ils reçoivent également des acteurs majeurs du monde viticole pour de longs entretiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Henri Duboscq. 1/2 « Avantage extraordinaire, mon père était sans un sou. » Confessions d’Henri Duboscq, à la tête du château Haut-Marbuzet

Henri Duboscq. 1/2 « Avantage extraordinaire, mon père était sans un sou. » Confessions d’Henri Duboscq, à la tête du château Haut-Marbuzet

9 décembre 2022· 35:12

Plongée dans l’histoire des vins du Médoc et dans l’histoire d’un château iconique : Haut-Marbuzet. « En 1952, mon père Hervé Duboscq, venu de presque rien, sous-chef de gare à Langon, lisant le journal, s’aperçoit qu’il y a un vignoble de sept hectares en rente viagère à acquérir à Saint-Estèphe. Il voulait faire quelque chose. Il l’achète. […] Le courtier de passage, pour le négoce, donnait à mon père le prix du vin de Narbonne… Il ne pouvait pas en vivre. Alors mon père a décidé de mettre son vin en bouteille, mon père a été le premier à la faire et à décider de le vendre en direct au public et aux restaurateurs, en montant à Paris… »

Ce premier volet de cette conversation avec Henri Dusboscq est une traversée dans l’univers et les métamorphoses des vins du Médoc des années 50 aux années 2000. Avec sa verve habituelle, Henri Duboscq raconte : « Les voitures arrivaient de Bordeaux et se garaient sur la route non-carrossée de Haut-Marbuzet. Je vendais mes bouteilles sept francs la bouteille… C’était un show. Je mettais mes tripes sur table pour vendre mon vin. On a dit : Haut-Marbuzet, il est bon jeune, il ne vieillira pas. On a dit, Haut-Marbuzet est la pute des vins du Médoc. Les plus raffinés disaient, c’est le vin à la jupe fendue. Des critiques qui m’ont vexé au début. Puis, je les ai prises en compliment, car cela ramène à la volupté ».

Les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à "Sud Ouest", interrogent le propriétaire du « hameau de Haut-Marbuzet » sur ses débuts de vigneron, les prémices de l’œnotourisme, ses convictions et sa vision du vin. Un entretien fleuve à ne pas manquer.

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Nicolas Mähler-Besse. Le goût de barrique est-il voué à disparaître ?

Nicolas Mähler-Besse. Le goût de barrique est-il voué à disparaître ?

2 décembre 2022· 24:23

La note de chêne ou le « goût de barrique », il y a ceux qui l'aiment et ceux qui au contraire, voudraient la voir disparaître. Derrière ce débat se cache une évolution des goûts des consommateurs. Mais seulement moins de 2 % des vins au monde, et uniquement les plus hauts de gamme, sont élevés en barrique.

Dans cet épisode, la parole est donnée à un spécialiste du secteur de la tonnellerie : Nicolas Mähler-Besse, issu d’une grande famille de négociants à Bordeaux. Le quinquagénaire a plus de 25 ans d’expérience dans l’univers de la tonnellerie et des barriques. Propriétaire du Château de Montaigne, en Bergeracois, il est aussi administrateur du château Palmer, à Margaux dans le Médoc (dont sa famille est copropriétaire aux côtés de la famille Sichel), l’un des crus classés de 1855 les plus en vue et les plus demandés du monde.

Goût des vins, influence des barriques, innovation par les copeaux, « parkérisation »… Dans ce nouvel épisode des "Quatre saisons du vin", le podcast vitivinicole de la rédaction de Sud Ouest, les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest, interrogent Nicolas Mähler-Besse sur l’évolution du goût des consommateurs et sur le marché de la tonnellerie en France et dans le monde, un panorama du bourbon au vin en passant par le cognac.

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Suspension des cotations du vin en vrac à Bordeaux : est-ce grave docteur ?

Suspension des cotations du vin en vrac à Bordeaux : est-ce grave docteur ?

15 novembre 2022· 15:26

Le prix du vin en vrac est aujourd’hui le principal indicateur économique de la filière vin à Bordeaux. Que signifie sa non-publication ? S’agit-il de « casser le thermomètre pour ne pas voir la fièvre », comme cela a été dit dans le vignoble ? La disparition de la cotation des vins en vrac dans la lettre hebdomadaire du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux - la suspension pour être exact - a suscité bien des commentaires, pour ne pas dire un certain émoi dans le vignoble de Bordeaux. 42 % de l’ensemble de la production bordelaise fait l’objet d’une transaction en vrac et toutes les appellations, des plus simples au plus prestigieuses, sont concernées.


« Le producteur produit, le négociant vend, c’est le cœur de la machine ». « C’est un élément clé qui n’est pas connu du consommateur, mais qui détermine le prix de vente des bouteilles ». Dans ce nouvel épisode des Quatre saisons du vin, le podcast vitivinicole de la rédaction de Sud Ouest, les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest, s’interrogent sur le sens à donner à la décision de l’interprofession, dans un contexte où le vignoble traverse une crise historique. Est-elle compréhensible ? « Cet indicateur était incomplet, mais c’était le seul que nous avions… »

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Hubert de Boüard, Château Angelus : “Les grands vins sont bons de leur naissance jusqu’à leur mort”

Hubert de Boüard, Château Angelus : “Les grands vins sont bons de leur naissance jusqu’à leur mort”

3 mai 2022· 1:29:10

Le monde entier connaît le château Angelus à Saint-Emilion, et pour cause : c’est l’une des étoiles de première grandeur des vins de Bordeaux, premier Grand Cru Classé A du classement de Saint-Emilion depuis 2012, au même rang que Château Pavie, Cheval Blanc et Ausone.


Dans cet épisode des “Quatre saisons du vin”, Mathieu Hervé et César Compadre reçoivent Hubert de Boüard, copropriétaire du Château Angélus, copropriétaire du Château Bellevue (qui fait face à Angélus) et du vignoble de Klein Constantia, en Afrique du Sud. Un homme qui dans le monde du vin, qui ne laisse jamais indifférent… et qui avoue, dans cet épisode, que son Château La Fleur de Boüard (Lalande-de-Pomerol), qu’il a créé, est en cours de cession…

Père de quatre enfants, Stéphanie (aujourd’hui aux commandes d’Angelus), Coralie, Mathieu, et Quentin, il est aussi un consultant reconnu pour près de 80 propriétés à Bordeaux et à l’étranger. Entre Parcours personnel, vision de la viticulture, stratégie pour Angelus, goût des vins de Bordeaux et avenir du vignoble, il évoque les sujets qui préoccupent amateurs et professionnels dans cette longue conversation. Il revient aussi sur sa condamnation dans l'affaire du classement Saint Emilion 2012, et nous explique comment il a réussi à placer son vin dans certains James Bond.

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Vin et religion catholique : "Ceci est mon sang", et quoi d'autre ?

Vin et religion catholique : "Ceci est mon sang", et quoi d'autre ?

12 avril 2022· 25:57

“Ceci est mon corps. Ceci est mon sang.” A l’approche de Pâques, Les Quatre Saisons du vin, le podcast viti-vinicole de la rédaction de Sud Ouest est consacré cette semaine de la place du vin dans la religion catholique.


Pour le père Ayliès, invité de cet épisode : « Une grappe accepte d’être broyée, pressée et ça n’est plus rien mais c’est au service de quelque chose d’encore plus beau qui va susciter beaucoup de joie dans le cœur des hommes. Il a donc fallu que quelque chose meurt pour quelque chose de meilleur surgisse. »


Nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique Vin à Sud Ouest, reçoivent le père Francis Aylies, prêtre de la Paroisse des Bassins à Flots à Bordeaux. Il officie en l’église Saint-Remi-de-la-Vigne, un lieu unique et original en France et dans le monde. Les histoires mêlées de Bordeaux, la ville et son vin et des influences religieuses qu’elles soient catholique ou protestante sont abordées ici. La vigne et le vin sont cités plus de 140 fois dans la Bible, pourquoi une telle place ? La culture de la vigne a suivi les chemins de l’évangélisation et notion de terroir est apparue grâce à la papauté d’Avignon. Le père Francis Aylies revient sur ces thèmes – et bien d’autres- et apporte de nombreux éclairages dans cette conversation.

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Millésime 2021 à Bordeaux : comment se préparent les primeurs ?

Millésime 2021 à Bordeaux : comment se préparent les primeurs ?

5 avril 2022· 28:09

Les primeurs, c’est une période clé de l’économie du vin à Bordeaux. En cette année 2022, la semaine des primeurs aura officiellement lieu du 25 au 28 avril. 

Petit rappel : les primeurs, c’est ce système de vente de vin très particulier et typique de Bordeaux, consistant à vendre au printemps suivant la récolte des vins dont l’élevage n’est pas encore terminé, après la dégustation d’échantillons. On parle ici du millésime 2021.


Comment un vin arrive-t-il à naître ? Des vendanges à la sélection parcellaire, de la vinification à l’élevage en barriques, comment réussir la subtile alchimie entre plusieurs facteurs ? “On va mettre certaines parcelles avec d’autres, certains tonneliers avec d’autres, et il faut également du temps pour que tout ça se digère et pour que le vin soit le meilleur possible ” explique Charly Lassus, l’invité de cet épisode des “Quatre saisons du vin”, le podcast qui décrypte l’actualité du vin. 


Charly Lassus est responsable qualité, vigne et environnement au Château La Conseillante, prestigieuse propriété de Pomerol (les bouteilles du premier vin sont commercialisées à plus d’une centaine d’euros auprès du consommateur). Ingénieur agronome de formation, passé par le Château Giscours à Margaux, Charly Lassus apporte son éclairage de terrain sur cette période “cruciale” pour les grandes étiquettes de Bordeaux, sur la rive droite comme sur la rive gauche, interrogé par nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest. 


Bonne écoute !

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Vins de Bordeaux : les négociants font-ils encore leur boulot ?

Vins de Bordeaux : les négociants font-ils encore leur boulot ?

22 mars 2022· 42:32

Les négociants : ils sont des acteurs à la fois centraux et méconnus du commerce et de la production des vins à Bordeaux. Et ces quelques chiffres donnent une idée de leur importance : les deux tiers des vins de Bordeaux sont commercialisés par le négoce. 45 % des vins de Bordeaux sont élevés et affinés dans les chais du Négoce… 70 % de la commercialisation des vins de Bordeaux est assurée par la Place de Bordeaux (le surnom des négociants) qui distribue ses produits à l’international dans 170 pays…


Mais le marché est très segmenté entre le sommet de la pyramide (les crus classés) et l’entrée de gamme (les vins à 4 euros qu’on trouve en grande surface) et il compte de nombreux opérateurs (on en dénombre 300). Les négociants ont-ils une responsabilité dans la crise actuelle ? Comment voient-ils la situation et l’avenir du vin de Bordeaux ?


Pour Philippe Tapie : “Je crois que le Bordeaux bashing est derrière nous, parce que d’abord le monde avance et nous aussi. Je crois qu’on a aussi su corriger à Bordeaux une certaine dérive dans nos messages parce qu’on est pas des oies blanches non plus : on a notre part de responsabilité et il faut l’assumer.”


Dans ce nouvel épisode des Quatre saisons du vin, Mathieu Hervé et César Compadre reçoivent Jean-Pierre Rousseau, de la société Diva et Philippe Tapie, de la maison de négoce Haut Medoc Sélection, deux acteurs bien connus à Bordeaux, pour aborder sans langue de bois ces sujets au cœur des discussions du monde du vin en Gironde.


“C’est l’histoire du nom millésimé : certains s’y sont essayés et ça n’a pas fonctionné. Bordeaux c’est un millésime qui recommence chaque année et c’est ça la formidable aventure de Bordeaux !”

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Michel Rolland : "il n'y a pas de style Rolland"

Michel Rolland : "il n'y a pas de style Rolland"

22 février 2022· 1:13:34

« Flying winemaker », « gourou du vin »… Les surnoms de l’oenologue-conseil Michel Rolland sont nombreux. Bordeaux, Californie, Argentine, Espagne, Italie, Chine… Avec près de 50 millésimes au compteur, le truculent septuagénaire né à Libourne est un acteur incontournable la scène de la viticulture mondiale. « Dans la vie, il faut trois choses pour réussir : d’abord, travailler beaucoup, on a tendance à l’oublier aujourd’hui. Deuxièmement, quand vous faites un métier où il y a un peu de manipulations, il faut un peu de talent… Et troisièmement, il faut aussi un peu de chance ».


L’oenologue-conseil a parcouru tous les plus prestigieux vignobles de la planète. il est idolâtré ou détesté pour l’influence qui lui est - à tort ou à raison- attribuée sur le style et la consommation des vins durant une vingtaine d’années. Il s’en explique ici. « Il n’y a pas de style Rolland. Je mets au défi n’importe qui de reconnaître dans une dégustation à l’aveugle les Derenoncourt, les Boissenot, les Rolland… Je défie n’importe qui. Je suis prêt à l’organiser même cette dégustation, s’il faut… »


« Robert Parker ? On peut dire ce que l’on veut, on peut le critiquer mais il a fait parler du vin et il a fait parler de Bordeaux »


Parcours personnel, évolution du goût des vins, mutation des techniques viticole, terroirs («On ne fait jamais de grands vins sur un mauvais terroir ») et millésimes, rencontres marquantes, relations avec Robert Parker («On peut dire ce que l’on veut, on peut le critiquer mais il a fait parler du vin et il a fait parler de Bordeaux ») et les autres critiques du vin, regard rétrospectif sur le film « Mondovino » qui l’a rendu célèbre, diagnostic sur la situation des vins de Bordeaux et leur avenir, analyse sur les prix des grands vins : interrogé par les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, Michel Rolland n’élude aucune question dans cette longue conversation qui intéressera tous les passionnés de vin. « On ne peut pas dire que le phénomène de spéculation soit totalement négatif. Le problème, c’est que les vins passent de main en main et ne sont pas bus… Et en général, celui qui les cède gagne de l’argent… Où l’on se fourvoie complètement, les médias comme les consommateurs, c’est qu’on ne sait pas repérer et différencier des bons vins des grands vins ».


Bonne écoute !

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Où va le classement 2022 des vins de Saint-Émilion ?

Où va le classement 2022 des vins de Saint-Émilion ?

8 février 2022· 43:49

Saint-Emilion, petite cité médiévale de carte postale célèbre dans le monde entier… Son église monolithe, ses placettes et terrasses ombragées, ses ruelles. Tout y est paisible. Sauf quand on y parle de vin. Et là l’ambiance y est passablement tendue, à quelques mois de l’annonce du futur classement de 2022 des vins de Saint-Emilion qui va se faire sans de grands noms. Ausone, Cheval Blanc et Angélus, emblématiques premiers grands crus classés A ont annoncé qu’ils ne présenteraient pas de dossier. Chez les “A”, seul le Château Pavie reste dans la course. Pourquoi une telle stratégie et quelles conséquences pour le futur classement et les autres propriétés ? Le rayonnement de ce classement 2022 en sera-t-il amoindri ?


Après un classement de 2012 qui a fait l’objet de nombreux recours sur le plan administratif mais aussi d’une procédure pénale, le classement 2022 va-t-il emprunter le même chemin ? Figeac, Canon, Troplong-Mondot : qui sont les nouveaux favoris et les outsiders ? Grands crus classés (GCC), Premiers GCC B et Premiers GCC A : sur quels critères cette nouvelle hiérarchie sera-t-elle établie ? Comment fonctionne en pratique le règlement ? Rive droite et rive gauche : que nous dit l’histoire des classements à Bordeaux sur la situation actuelle ? Les notions de marques et de réputation numérique ont-elles supplanté les classements depuis quelques années ?


Dans ce nouveau podcast des Quatre saisons du vin, nos journalistes Mathieu Hervé, César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest et Mathieu Doumenge, reporter à Terre de vins apportent les premiers éléments de réponses à ses nombreuses questions.  

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Sylvie Cazes : “Bordeaux est une institution, et aujourd’hui, on est facilement contre les institutions”

Sylvie Cazes : “Bordeaux est une institution, et aujourd’hui, on est facilement contre les institutions”

11 janvier 2022· 59:31

« Au début, je ne voulais pas travailler dans le vin..« Présidente de la Cité des Civilisations du Vin, viticultrice, chef d’entreprise (l’agence œnotouristique Bordeaux Saveurs et le restaurant Le Chapon fin), ex-conseillère municipale déléguée aux affaires du vin sous une des mandatures d’Alain Juppé, présidente de l’Union des grands crus de Bordeaux (de 2008 à 2012) : Sylvie Cazes est une personnalité incontournable dans le monde du vin à Bordeaux. « Il faut saisir les opportunités et aller les chercher », dit-elle.


Politique, ville de Bordeaux, place des femmes… Avec franchise, elle livre aussi son analyse sur la crise des vins de Bordeaux : « Aujourd’hui, à Bordeaux, nous ne sommes pas assez performants car nous ne sommes pas assez compétitifs ». Le Bordeaux bashing ? « Bordeaux est une institution, et aujourd’hui, on est facilement contre les institutions : c’est pour ça que beaucoup de jeunes sommeliers trouvent formidable d’aller trouver le petit vigneron du fin fond du Vaucluse… »


Durant un long entretien d’une heure, au micro de nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, Sylvie Cazes revient surtout sur son itinéraire et sur ses valeurs. Fille d’André Cazes (qui fut maire de Pauillac durant 40 ans), sœur de Jean-Michel Cazes (qu’elle a un temps épaulé au Château Lynch-Bages), elle raconte comment elle a trouvé sa propre voie de chef d’entreprise et a quitté la rive gauche pour s’établir avec ses enfants sur la rive droite, au Château Chauvin à Saint-Emilion.


Alors que le futur classement 2022 des vins de Saint-Émilion interroge après le départ des “classés A” Ausone, Cheval Blanc et Angélus, Sylvie Cazes pointe : « Je regrette que des gens aient attaqué le classement de 2012 et qu’on arrive aujourd’hui, avec la lenteur de la justice et la complication de son administration à ce qu’en 2022 tout ne soit pas réglé » […] Mais elle reste combative : « Les crus classés de Saint-Emilion proposent une homogénéité remarquable et le consommateur doit le retenir ».

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Xavier Planty : "On a perdu le sens du partage"

Xavier Planty : "On a perdu le sens du partage"

7 décembre 2021· 47:53

Xavier Planty, une figure de Sauternes et de la viticulture bio à Bordeaux est l’invité de notre série « Les Grands invités des Quatre saisons du Vin ».


Un homme libre, une personnalité entière qui a porté haut les couleurs du Sauternais… Xavier Planty, ancien gérant et ancien copropriétaire du Château Guiraud, 1er Grand Cru Classé de 1855 à Sauternes, ex- président de l’organisme de défense et de gestion de Sauternes et Barsac est une voix qui compte à Bordeaux. Aujourd’hui tout jeune retraité, il reste à la tête, avec votre épouse Aude, d’un domaine familial d’une vingtaine hectares de vignes à Castillon-de-Castet, le château du Carpia (en appellation Bordeaux)


« Le problème de notre viticulture et de notre agriculture, c’est qu’on a perdu le sens du partage avec la vie microbienne. Si on ne nourrit pas son sol, petit à petit, le sol s’appauvrit. « Xavier Planty est l’un des pionniers de la « bio-viticulture » et l’agro-foresterie dans le Bordelais. « Quand on voit que le vignoble bordelais a un temps participé à la défense de l’usage du glyphosate, c’est une connerie ! Tu achètes un produit, tu tues l’herbe, tu payes pour recycler emballage et ensuite tu payes pour remplacer l’herbe que tu as tué par de l’engrais et du fumier : tu es c.. comme une mule ». 


Avenir des grands vins botrytisés, impact environnemental, marché des vins blancs secs, évolution des consommations, perspectives pour les jeunes viticulteurs... Interrogé par les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, Xavier Planty revient sur son parcours et livre des analyses sans concession sur la viticulture et le monde du vin à Bordeaux.

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Bernard Magrez : “Tu ne réussiras jamais”

Bernard Magrez : “Tu ne réussiras jamais”

12 octobre 2021· 59:55

L’homme d’affaires Bernard Magrez inaugure notre nouvelle série “Les Grands invités des Quatre saisons du Vin”, un rendez-vous avec de grands acteurs et de grandes actrices du vin en France qui reviennent sur leur parcours et leur vision du vin.


Classé en cinquième position des "Fortunes du vin" selon le classement du magazine Challenges en 2021, le Bordelais Bernard Magrez possède un millier d’hectares de vignes, dans différentes régions de France et du monde (Espagne, Italie, Portugal, USA, Chili, Argentine, Uruguay, Brésil et Japon). 


Interrogé par les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, le propriétaire de quatre crus classés dans les plus prestigieux vignobles de Bordeaux (Pape Clément en Pessac-Léognan, Fombrauge à Saint-Emilion, La Tour Carnet dans le Médoc et Clos Haut-Peyraguey à Sauternes) remonte le cours de sa vie professionnelle. Comment après ses débuts chez le négociant bordelais Jean Cordier a-t-il bâti un puissant groupe dans la un grande distribution de spiritueux (porto et whisky notamment) qu'il a ensuite transformé en un empire du vin et du luxe ? Pierre Castel, Jean-Baptiste Doumeng, Gérard Depardieu... il revient sur les rencontres qui ont marqué sa vie.


Vins de Bordeaux tendances de consommation, mécénat, start-ups, bière : quels sont les projets de l'entrepreneur ? Lors de cette conversation, Bernard Magrez dévoile notamment un futur gros investissement dans le Médoc.


Bonne écoute !


Au micro : Mathieu Hervé et César Compadre

Production : Marine Ditta

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