
Les quatre saisons du vin
Par Sud Ouest
Réseau : Sud Ouest
Épisodes
113 épisodes · page 3 sur 4

Daniel Mouty. “L’erreur de Bordeaux c’est de s’être positionné vers le bas.” Entretien le président des vignerons indépendants
« L’erreur historique de Bordeaux, c’est de s’être positionné vers le bas. L’équation gagnante, c’est de se positionner vers le haut ». C’est Daniel Mouty, président des vignerons indépendants d’Aquitaine qui le dit. « J’ai un client sur deux sur les salons. Ils viennent acheter. Ca veut dire quoi ? Marché de niche ou pas, je rencontre des Français qui achètent des bouteilles à 12 ou 14 euros la bouteille »
Mise en bouteille, circuits courts, salons, fichier clients, mode cultural… Quels sont les secrets des vignerons qui vont bien ? Dans un contexte général plutôt morose, le podcast “Les quatre saisons du vin” reçoit aujourd’hui un vigneron volontariste, à la tête d’un groupement de vignerons dont les propriétés, s’en sortent bien dans leur majorité, et bien mieux que la majorité à Bordeaux. Dans cet épisode, les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest interrogent Daniel Mouty, le président des vignerons indépendants d’Aquitaine.
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Henri Duboscq. 2/2 « J’ai eu deux maîtres, le terroir et les femmes. » Confessions d'Henri Duboscq, à la tête du château Haut-Marbuzet
« L’orgueil, c’est ce qu’on a le plus à Bordeaux. » Dans cet épisode, écoutez la deuxième partie de notre entretien avec Henri Duboscq, propriétaire emblématique du Château Haut-Marbuzet à Saint-Estèphe, un vin non classé qui compte une multitude d’amateurs dans le monde entier.
Le propriétaire emblématique du Château Haut-Marbuzet à Saint-Estèphe explique : « Je fais le vin la plupart du temps bien, sans savoir, sans comprendre, sans imaginer, en laissant dicter mes attitudes et mes mouvements par l’instant et la nature. Les œnologues, qui sont des techniciens, savent. Ils se dispensent de ressentir… Et quand on sait, je crois que l’on sent moins."
«J’ai été le pionnier d’un goût que Parker a mis en valeur. Les autres m’ont copié ». Les vingt dernières années à Bordeaux, évolution du goût, chaptalisation, influence de la barrique neuve et travail du vin, modifications climatiques, prix des vins, prix de l’hectare en Médoc… Avec 60 millésimes au compteur, Henri Duboscq livre ses enseignements.
Entretien avec Mathieu Hervé et Cesar Compadre, journalistes à Sud Ouest.
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Henri Duboscq. 1/2 « Avantage extraordinaire, mon père était sans un sou. » Confessions d’Henri Duboscq, à la tête du château Haut-Marbuzet
Plongée dans l’histoire des vins du Médoc et dans l’histoire d’un château iconique : Haut-Marbuzet. « En 1952, mon père Hervé Duboscq, venu de presque rien, sous-chef de gare à Langon, lisant le journal, s’aperçoit qu’il y a un vignoble de sept hectares en rente viagère à acquérir à Saint-Estèphe. Il voulait faire quelque chose. Il l’achète. […] Le courtier de passage, pour le négoce, donnait à mon père le prix du vin de Narbonne… Il ne pouvait pas en vivre. Alors mon père a décidé de mettre son vin en bouteille, mon père a été le premier à la faire et à décider de le vendre en direct au public et aux restaurateurs, en montant à Paris… »
Ce premier volet de cette conversation avec Henri Dusboscq est une traversée dans l’univers et les métamorphoses des vins du Médoc des années 50 aux années 2000. Avec sa verve habituelle, Henri Duboscq raconte : « Les voitures arrivaient de Bordeaux et se garaient sur la route non-carrossée de Haut-Marbuzet. Je vendais mes bouteilles sept francs la bouteille… C’était un show. Je mettais mes tripes sur table pour vendre mon vin. On a dit : Haut-Marbuzet, il est bon jeune, il ne vieillira pas. On a dit, Haut-Marbuzet est la pute des vins du Médoc. Les plus raffinés disaient, c’est le vin à la jupe fendue. Des critiques qui m’ont vexé au début. Puis, je les ai prises en compliment, car cela ramène à la volupté ».
Les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à "Sud Ouest", interrogent le propriétaire du « hameau de Haut-Marbuzet » sur ses débuts de vigneron, les prémices de l’œnotourisme, ses convictions et sa vision du vin. Un entretien fleuve à ne pas manquer.
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Nicolas Mähler-Besse. Le goût de barrique est-il voué à disparaître ?
La note de chêne ou le « goût de barrique », il y a ceux qui l'aiment et ceux qui au contraire, voudraient la voir disparaître. Derrière ce débat se cache une évolution des goûts des consommateurs. Mais seulement moins de 2 % des vins au monde, et uniquement les plus hauts de gamme, sont élevés en barrique.
Dans cet épisode, la parole est donnée à un spécialiste du secteur de la tonnellerie : Nicolas Mähler-Besse, issu d’une grande famille de négociants à Bordeaux. Le quinquagénaire a plus de 25 ans d’expérience dans l’univers de la tonnellerie et des barriques. Propriétaire du Château de Montaigne, en Bergeracois, il est aussi administrateur du château Palmer, à Margaux dans le Médoc (dont sa famille est copropriétaire aux côtés de la famille Sichel), l’un des crus classés de 1855 les plus en vue et les plus demandés du monde.
Goût des vins, influence des barriques, innovation par les copeaux, « parkérisation »… Dans ce nouvel épisode des "Quatre saisons du vin", le podcast vitivinicole de la rédaction de Sud Ouest, les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest, interrogent Nicolas Mähler-Besse sur l’évolution du goût des consommateurs et sur le marché de la tonnellerie en France et dans le monde, un panorama du bourbon au vin en passant par le cognac.
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Spéculation “folle et exorbitante”, effets de mode : quelle est la température chez les cavistes ?
Douze degrés, c’est la température idéale pour conserver son vin en cave. Mais quelle est la température chez les cavistes, c’est la question qu’on a posée à un professionnel. Benjamin Gabin est caviste à Bordeaux. Il est spécialisé dans les vieux millésimes et est un dénicheur de bouteilles anciennes. Quels sont ses secrets ? Quel est son avis sur l'envolée des prix sur certaines étiquettes ? « On reçoit sept coups de téléphone par jour pour certains viticulteurs. La spéculation est complètement folle et exorbitante depuis dix ans. Les propriétés familiales sont plus raisonnables, mais pas les domaines qui appartiennent à des grands groupes… Et là tout le monde en profite… »
Cet entretien est mené par Mathieu Hervé, journaliste à "Sud Ouest", et Cesar Compadre, responsable de la rubrique viticole à "Sud Ouest".
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Suspension des cotations du vin en vrac à Bordeaux : est-ce grave docteur ?
Le prix du vin en vrac est aujourd’hui le principal indicateur économique de la filière vin à Bordeaux. Que signifie sa non-publication ? S’agit-il de « casser le thermomètre pour ne pas voir la fièvre », comme cela a été dit dans le vignoble ? La disparition de la cotation des vins en vrac dans la lettre hebdomadaire du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux - la suspension pour être exact - a suscité bien des commentaires, pour ne pas dire un certain émoi dans le vignoble de Bordeaux. 42 % de l’ensemble de la production bordelaise fait l’objet d’une transaction en vrac et toutes les appellations, des plus simples au plus prestigieuses, sont concernées.
« Le producteur produit, le négociant vend, c’est le cœur de la machine ». « C’est un élément clé qui n’est pas connu du consommateur, mais qui détermine le prix de vente des bouteilles ». Dans ce nouvel épisode des Quatre saisons du vin, le podcast vitivinicole de la rédaction de Sud Ouest, les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest, s’interrogent sur le sens à donner à la décision de l’interprofession, dans un contexte où le vignoble traverse une crise historique. Est-elle compréhensible ? « Cet indicateur était incomplet, mais c’était le seul que nous avions… »
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Le rugbyman Rémi Lamerat raconte sa nouvelle vie de vigneron
Dans ce nouvel épisode des Quatre saison du vin, le rugbyman international Rémi Lamerat de l'Union Bordeaux Bègles (TOP 14) partage sa passion pour le vin. Il est aujourd’hui à la tête du domaine du Grand-Jour en Gironde et raconte comment il parvient à concilier deux activités très prenantes.
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Tristan Le Lous. Crus classés en 1855 : au Château Cantenac Brown, "les grandes ambitions"
Dans ce nouvel épisode des Quatre saisons du vin, l’industriel Tristan Le Lous (le groupe pharmaceutique Urgo), propriétaire avec sa famille depuis 2019 de Cantenac-Brown (AOC Margaux), précise sa future stratégie pour le grand cru classé en 1855. "Il faut incarner la marque, lui construire une identité, c’est ce qui nous plaît. L’objectif est de s’agrandir, les opportunités sont rares, mais on s’installe dans ce projet dans la durée. Si c’est dans 10 ou 15 ans, ce n’est pas grave, ça arrivera quand ce sera possible."
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Blandine de Brier Manoncourt. Saint-Emilion : comment décrocher le graal ? Plongée dans l'histoire du château Figeac, nouveau classé A.
Retour sur l’histoire du château Figeac, le nouveau "grand cru classé A" de Saint-Emilion, avec Frédéric Faye, directeur général de la propriété, et Blandine de Brier Manoncourt, copropriétaire du château et fille de Thierry Manoncourt, le propriétaire emblématique du cru décédé en 2010 à l’âge de 92 ans.
Ils sont les invités de nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique Vin à Sud Ouest, pour cet épisode des “Quatre saisons du vin", le podcast de la rédaction de Sud Ouest qui raconte le monde du vin, qui revient sur ses faits majeurs et qui tente d’en décrypter les enjeux.
On parle aussi de l’avenir des vins de Bordeaux : “Le consommateur, les jeunes en particulier, il faut aussi leur faire comprendre qu’il y a toutes sortes de vins à toutes sortes de prix à Bordeaux… A Figeac, en terme d’image, nous avons aussi cette problématique. Il a peut-être été le vin qui était sur la table des grands parents, et il faut montrer que c’est aussi un vin d’aujourd’hui."
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Blandine de Brier Manoncourt. Saint-Emilion - Le château Figeac promu “classé A” : décryptage d’une réussite familiale (1ère partie)
Le Château Figeac est le grand gagnant du nouveau classement 2022 des vins de Saint Emilion. « Premier grand cru classé B » sans interruption depuis 1955 il est désormais promu « premier grand cru classé A ». Le Château Figeac est la propriété de la même famille depuis 1892, les Manoncourt. Propriété singulière sur la rive droite, Figeac a inauguré un chai spectaculaire au printemps 2021. Comment on se hisse au sommet, comment y rester ? Qu’est-ce que change le classement ? Comment vont se comporter les prix ?
Blandine de Brier Manoncourt, copropriétaire du Château Figeac, et Frédéric Faye, directeur général de la propriété, sont les invités de nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, pour cet épisode « Quatre saisons du vin" le podcast viti-vinicole de "Sud Ouest".
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Raphaël Schirmer. "Bordeaux devrait s'inspirer du vignoble nantais"
Le géographe Raphaël Schirmer a coordonné l’écriture de « Bordeaux & ses vignobles. Un modèle de civilisation » (Editions Sud Ouest). Il formule des propositions audacieuses et iconoclastes pour promouvoir différemment les vins de Bordeaux et le vignoble girondin.
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Arrachage des vignes à Bordeaux : « on est une multitude de viticulteurs, on est à bout »
Arrachage : en agriculture, c’est l’action d’arracher les végétaux sans idée de replantation. Depuis plusieurs mois, de plus en plus de voix s’élèvent en faveur d’un plan d’arrachage et d’indemnisation dans le vignoble bordelais.
L'invité de cet épisode est Didier Cousiney, porte-parole d'un collectif de viticulteurs qui milite pour un plan d'arrachage à Bordeaux. Pour lui, c'est un « problème lourd qui remue les tripes et le coeur des viticulteurs ». Un problème éminemment important à l’échelle des vins de Bordeaux, à l’échelle de l’économie de la région, mais aussi une question d’aménagement du territoire. « On demande un plan social, comme pour Renault, Peugeot, dans les fonderies… Un plan social pour le vignoble. » Pourquoi une telle crise ? Qui pourrait être concerné ? Y a-t-il urgence ? Que deviendraient des surfaces ainsi libérées ?
« Je ne reprends pas une année de plus. Je ne reprends pas un sécateur pour tailler la vigne, je ne fais plus rien, j’arrête. Je suis incapable physiquement, moralement, financièrement de repartir pour une année. Comme moi, il va y avoir des centaines d’hectares en friche. »
Au micro de Mathieu Hervé et César Compadre, Didier Cousiney pointe les responsabilités de cette crise.
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Nouveau classement des vins de Saint-Emilion : qui sont les perdants, qui sont les gagnants ?
Après des années de polémiques et de turpitudes juridiques, administratives et judiciaires le nouveau classement des crus de Saint-Emilion a été dévoilé. Il consacre 85 Grands Crus Classés (contre 82 en 2012) dont 14 premiers grands crus classés. « On ne peut pas dire que le travail a été mal fait franchement. Si quelqu’un pense qu’il a été mal fait, il faut qu’il le prouve »… En haut de la nouvelle hiérarchie, les châteaux Pavie et Figeac se distinguent, après les retraits d’Ausone, Cheval Blanc et Angelus.
Seize nouveaux grands crus classés s’illustrent également parmi les 71 de ce classement 2022 de Saint-Émilion. Il y a eu 114 dossiers déposés au départ. « Certains n’ont pas été retenus, ça laisse la porte ouverte à des mécontents ». Qui sont ces châteaux récompensés et quelle est leur histoire ? À qui appartiennent ces propriétés ? Peut-on acheter ces vins et encore faire de bonnes affaires ?
Retour dans ce nouvel épisode de notre podcast les « Quatre saisons du vin » sur les premiers enseignements de ce classement 2022 des crus de Saint-Emilion avec nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin de Sud Ouest et Mathieu Doumenge, reporter au magazine Terre de Vins.
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Hubert de Boüard, Château Angelus : “Les grands vins sont bons de leur naissance jusqu’à leur mort”
Le monde entier connaît le château Angelus à Saint-Emilion, et pour cause : c’est l’une des étoiles de première grandeur des vins de Bordeaux, premier Grand Cru Classé A du classement de Saint-Emilion depuis 2012, au même rang que Château Pavie, Cheval Blanc et Ausone.
Dans cet épisode des “Quatre saisons du vin”, Mathieu Hervé et César Compadre reçoivent Hubert de Boüard, copropriétaire du Château Angélus, copropriétaire du Château Bellevue (qui fait face à Angélus) et du vignoble de Klein Constantia, en Afrique du Sud. Un homme qui dans le monde du vin, qui ne laisse jamais indifférent… et qui avoue, dans cet épisode, que son Château La Fleur de Boüard (Lalande-de-Pomerol), qu’il a créé, est en cours de cession…
Père de quatre enfants, Stéphanie (aujourd’hui aux commandes d’Angelus), Coralie, Mathieu, et Quentin, il est aussi un consultant reconnu pour près de 80 propriétés à Bordeaux et à l’étranger. Entre Parcours personnel, vision de la viticulture, stratégie pour Angelus, goût des vins de Bordeaux et avenir du vignoble, il évoque les sujets qui préoccupent amateurs et professionnels dans cette longue conversation. Il revient aussi sur sa condamnation dans l'affaire du classement Saint Emilion 2012, et nous explique comment il a réussi à placer son vin dans certains James Bond.
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Alain Raynaud, figure du vin en Gironde, se livre sans fard : "Bordeaux n'est plus à la mode !"
“Bordeaux n’est plus à la mode ! Je suis effondré de voir qu’en région parisienne, en dehors des très grands établissements qui ont les très grands vins de Bordeaux, trouvez-moi des Bordeaux à la carte !”
Le Grand cercle des vins de Bordeaux, c'est 129 propriétés adhérentes et 26 appellations bordelaises représentées. Cette association a succédé au Cercle rive droite des Grands Vins de Bordeaux, qui aurait eu 20 ans cette année. A quoi sert-elle ? Comment vont les propriétés qui la composent ? Plus généralement, comment va Bordeaux ? Dans cet épisode des Quatre saisons du vin avec Alain Raynaud, le président du Grand Cercle des Vins de Bordeaux répond sans fard à ces questions.
Médecin de profession et œnologue de formation, issu d’une famille du vin (La Croix de Gay et Fleur de gay, à Pomerol), ex-président de l’Union des Grands Crus Classés de 1994 à 2000, Alain Raynaud répond avec beaucoup de franchise aux questions de nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique Vin à Sud Ouest. Prix, environnement, évolution du goût, millésimes à venir, c’est une conversation riche d’enseignements avec un homme qui approche le demi-siècle de vendanges.
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Vin et religion catholique : "Ceci est mon sang", et quoi d'autre ?
“Ceci est mon corps. Ceci est mon sang.” A l’approche de Pâques, Les Quatre Saisons du vin, le podcast viti-vinicole de la rédaction de Sud Ouest est consacré cette semaine de la place du vin dans la religion catholique.
Pour le père Ayliès, invité de cet épisode : « Une grappe accepte d’être broyée, pressée et ça n’est plus rien mais c’est au service de quelque chose d’encore plus beau qui va susciter beaucoup de joie dans le cœur des hommes. Il a donc fallu que quelque chose meurt pour quelque chose de meilleur surgisse. »
Nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique Vin à Sud Ouest, reçoivent le père Francis Aylies, prêtre de la Paroisse des Bassins à Flots à Bordeaux. Il officie en l’église Saint-Remi-de-la-Vigne, un lieu unique et original en France et dans le monde. Les histoires mêlées de Bordeaux, la ville et son vin et des influences religieuses qu’elles soient catholique ou protestante sont abordées ici. La vigne et le vin sont cités plus de 140 fois dans la Bible, pourquoi une telle place ? La culture de la vigne a suivi les chemins de l’évangélisation et notion de terroir est apparue grâce à la papauté d’Avignon. Le père Francis Aylies revient sur ces thèmes – et bien d’autres- et apporte de nombreux éclairages dans cette conversation.
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Gel dans les vignes : quand "l'exceptionnel devient la règle", on fait quoi ?
Le gel de ce début de mois d’avril 2022 a ravagé les vignes et vergers du Sud-Ouest. Quatre nuits de cauchemar pour les propriétaires, professionnels et toute cette filière dont l’activité irrigue toute l’économie de la région de Bordeaux… Car la Gironde est cette fois particulièrement touchée.
Après quatre nuits de froid intense, l’heure est au premier bilan en ce 5 avril, alors que l’inquiétude reste forte pour le reste du mois. Et, en toutes hypothèses, pour les viticulteurs, il faudra attendre au moins une quinzaine de jours pour mesurer totalement les conséquences de ce retour soudain du froid, après un mois de mars particulièrement doux qui avait favorisé le débourrage de la plante.
Ce nouvel épisode de froid (après 2017 et 2021) témoigne du dérèglement climatique et pose cependant déjà des questions : quelles techniques mettre en place pour limiter les dégâts dans le futur ? Le brûlage de bottes de foin est-il vraiment efficace ? Faut-il réformer le système des assurances pour les châteaux ?
Dans ce nouvel épisode des Quatre saisons du vin, le podcast viti-vinicole de la rédaction, nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique Vin à "Sud Ouest", livrent leurs premiers éléments de réflexion.
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Millésime 2021 à Bordeaux : comment se préparent les primeurs ?
Les primeurs, c’est une période clé de l’économie du vin à Bordeaux. En cette année 2022, la semaine des primeurs aura officiellement lieu du 25 au 28 avril.
Petit rappel : les primeurs, c’est ce système de vente de vin très particulier et typique de Bordeaux, consistant à vendre au printemps suivant la récolte des vins dont l’élevage n’est pas encore terminé, après la dégustation d’échantillons. On parle ici du millésime 2021.
Comment un vin arrive-t-il à naître ? Des vendanges à la sélection parcellaire, de la vinification à l’élevage en barriques, comment réussir la subtile alchimie entre plusieurs facteurs ? “On va mettre certaines parcelles avec d’autres, certains tonneliers avec d’autres, et il faut également du temps pour que tout ça se digère et pour que le vin soit le meilleur possible ” explique Charly Lassus, l’invité de cet épisode des “Quatre saisons du vin”, le podcast qui décrypte l’actualité du vin.
Charly Lassus est responsable qualité, vigne et environnement au Château La Conseillante, prestigieuse propriété de Pomerol (les bouteilles du premier vin sont commercialisées à plus d’une centaine d’euros auprès du consommateur). Ingénieur agronome de formation, passé par le Château Giscours à Margaux, Charly Lassus apporte son éclairage de terrain sur cette période “cruciale” pour les grandes étiquettes de Bordeaux, sur la rive droite comme sur la rive gauche, interrogé par nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest.
Bonne écoute !
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Vins de Bordeaux : les négociants font-ils encore leur boulot ?
Les négociants : ils sont des acteurs à la fois centraux et méconnus du commerce et de la production des vins à Bordeaux. Et ces quelques chiffres donnent une idée de leur importance : les deux tiers des vins de Bordeaux sont commercialisés par le négoce. 45 % des vins de Bordeaux sont élevés et affinés dans les chais du Négoce… 70 % de la commercialisation des vins de Bordeaux est assurée par la Place de Bordeaux (le surnom des négociants) qui distribue ses produits à l’international dans 170 pays…
Mais le marché est très segmenté entre le sommet de la pyramide (les crus classés) et l’entrée de gamme (les vins à 4 euros qu’on trouve en grande surface) et il compte de nombreux opérateurs (on en dénombre 300). Les négociants ont-ils une responsabilité dans la crise actuelle ? Comment voient-ils la situation et l’avenir du vin de Bordeaux ?
Pour Philippe Tapie : “Je crois que le Bordeaux bashing est derrière nous, parce que d’abord le monde avance et nous aussi. Je crois qu’on a aussi su corriger à Bordeaux une certaine dérive dans nos messages parce qu’on est pas des oies blanches non plus : on a notre part de responsabilité et il faut l’assumer.”
Dans ce nouvel épisode des Quatre saisons du vin, Mathieu Hervé et César Compadre reçoivent Jean-Pierre Rousseau, de la société Diva et Philippe Tapie, de la maison de négoce Haut Medoc Sélection, deux acteurs bien connus à Bordeaux, pour aborder sans langue de bois ces sujets au cœur des discussions du monde du vin en Gironde.
“C’est l’histoire du nom millésimé : certains s’y sont essayés et ça n’a pas fonctionné. Bordeaux c’est un millésime qui recommence chaque année et c’est ça la formidable aventure de Bordeaux !”
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Vins de Bordeaux : qui sont les nouveaux investisseurs ?
On parle parfois de crise dans le vignoble de Bordeaux, mais manifestement pas partout. Où achètent les nouveaux investisseurs et pourquoi ? Sont-ils vraiment « nouveaux » ? Quelle est leur stratégie ? Qui sont Mathieu Gufflet au Château Guiraud à Sauternes, Christian Roulleau au château Dauzac à Margaux (5e cru classé en 1855), Gérard Jicquel au Château d’Agassac (cru bourgeois exceptionnel), Jacky Lorenzetti au Château Lafon-Rochet à Saint-Estèphe (4e cru classé en 1855), la famille le Lous au château Cantenac-Brown à Margaux (3e grand cru classé en 1855) ?
« - Certes, les places à Bordeaux, en tout cas dans les très grands vins, sont prises alors maintenant il faut aller dans d’autres vignobles investir dans des propriétés qui peut-être dans 10 ou 15 ans auront une notoriété au-delà de leur région.
- Et qui proposeront des volumes tellement réduits qu’on sera dans l’ultra luxe ! »
Pourquoi Bordeaux attire-t-il davantage que la Champagne, Cognac ou la Bourgogne ? Économie, synergies, fiscalité, patrimoine : dans ce nouvel épisode des Quatre saisons du vin, le podcast qui décrypte l’actualité du vin, nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest, apportent des éléments pour répondre à ses questions.
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Michel Rolland : "il n'y a pas de style Rolland"
« Flying winemaker », « gourou du vin »… Les surnoms de l’oenologue-conseil Michel Rolland sont nombreux. Bordeaux, Californie, Argentine, Espagne, Italie, Chine… Avec près de 50 millésimes au compteur, le truculent septuagénaire né à Libourne est un acteur incontournable la scène de la viticulture mondiale. « Dans la vie, il faut trois choses pour réussir : d’abord, travailler beaucoup, on a tendance à l’oublier aujourd’hui. Deuxièmement, quand vous faites un métier où il y a un peu de manipulations, il faut un peu de talent… Et troisièmement, il faut aussi un peu de chance ».
L’oenologue-conseil a parcouru tous les plus prestigieux vignobles de la planète. il est idolâtré ou détesté pour l’influence qui lui est - à tort ou à raison- attribuée sur le style et la consommation des vins durant une vingtaine d’années. Il s’en explique ici. « Il n’y a pas de style Rolland. Je mets au défi n’importe qui de reconnaître dans une dégustation à l’aveugle les Derenoncourt, les Boissenot, les Rolland… Je défie n’importe qui. Je suis prêt à l’organiser même cette dégustation, s’il faut… »
« Robert Parker ? On peut dire ce que l’on veut, on peut le critiquer mais il a fait parler du vin et il a fait parler de Bordeaux »
Parcours personnel, évolution du goût des vins, mutation des techniques viticole, terroirs («On ne fait jamais de grands vins sur un mauvais terroir ») et millésimes, rencontres marquantes, relations avec Robert Parker («On peut dire ce que l’on veut, on peut le critiquer mais il a fait parler du vin et il a fait parler de Bordeaux ») et les autres critiques du vin, regard rétrospectif sur le film « Mondovino » qui l’a rendu célèbre, diagnostic sur la situation des vins de Bordeaux et leur avenir, analyse sur les prix des grands vins : interrogé par les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, Michel Rolland n’élude aucune question dans cette longue conversation qui intéressera tous les passionnés de vin. « On ne peut pas dire que le phénomène de spéculation soit totalement négatif. Le problème, c’est que les vins passent de main en main et ne sont pas bus… Et en général, celui qui les cède gagne de l’argent… Où l’on se fourvoie complètement, les médias comme les consommateurs, c’est qu’on ne sait pas repérer et différencier des bons vins des grands vins ».
Bonne écoute !
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Où va le classement 2022 des vins de Saint-Émilion ?
Saint-Emilion, petite cité médiévale de carte postale célèbre dans le monde entier… Son église monolithe, ses placettes et terrasses ombragées, ses ruelles. Tout y est paisible. Sauf quand on y parle de vin. Et là l’ambiance y est passablement tendue, à quelques mois de l’annonce du futur classement de 2022 des vins de Saint-Emilion qui va se faire sans de grands noms. Ausone, Cheval Blanc et Angélus, emblématiques premiers grands crus classés A ont annoncé qu’ils ne présenteraient pas de dossier. Chez les “A”, seul le Château Pavie reste dans la course. Pourquoi une telle stratégie et quelles conséquences pour le futur classement et les autres propriétés ? Le rayonnement de ce classement 2022 en sera-t-il amoindri ?
Après un classement de 2012 qui a fait l’objet de nombreux recours sur le plan administratif mais aussi d’une procédure pénale, le classement 2022 va-t-il emprunter le même chemin ? Figeac, Canon, Troplong-Mondot : qui sont les nouveaux favoris et les outsiders ? Grands crus classés (GCC), Premiers GCC B et Premiers GCC A : sur quels critères cette nouvelle hiérarchie sera-t-elle établie ? Comment fonctionne en pratique le règlement ? Rive droite et rive gauche : que nous dit l’histoire des classements à Bordeaux sur la situation actuelle ? Les notions de marques et de réputation numérique ont-elles supplanté les classements depuis quelques années ?
Dans ce nouveau podcast des Quatre saisons du vin, nos journalistes Mathieu Hervé, César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest et Mathieu Doumenge, reporter à Terre de vins apportent les premiers éléments de réponses à ses nombreuses questions.
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Crus bourgeois du Médoc : "Le classement dure cinq ans, on ne peut pas gagner à tous les coups"
Armelle Cruse est gérante & copropriétaire Château du Taillan depuis plus de vingt ans mais aussi vice-Présidente de l'Alliance des crus bourgeois. Dans ce nouvel épisode des "Quatre saisons du vin", elle décrypte l'identité et le potentiel des crus bourgeois du Médoc : classements de 2020 et futur classement de 2025, prix, qualité, transactions récentes, certifications, critères de sélection, valorisation, terroir,...
Egalement interrogée sur les vins de haut de gamme, classés de 1855 dans le Médoc ou de la rive droite (notamment Saint-Emilion), Armelle Cruse relève aussi que : “Les crus classés n’ont pas la même philosophie que les crus bourgeois”…
Bonne écoute !
Réalisation : Mathieu Hervé et César Compadre
Montage : Maud Rieu
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Sylvie Cazes : “Bordeaux est une institution, et aujourd’hui, on est facilement contre les institutions”
« Au début, je ne voulais pas travailler dans le vin..« Présidente de la Cité des Civilisations du Vin, viticultrice, chef d’entreprise (l’agence œnotouristique Bordeaux Saveurs et le restaurant Le Chapon fin), ex-conseillère municipale déléguée aux affaires du vin sous une des mandatures d’Alain Juppé, présidente de l’Union des grands crus de Bordeaux (de 2008 à 2012) : Sylvie Cazes est une personnalité incontournable dans le monde du vin à Bordeaux. « Il faut saisir les opportunités et aller les chercher », dit-elle.
Politique, ville de Bordeaux, place des femmes… Avec franchise, elle livre aussi son analyse sur la crise des vins de Bordeaux : « Aujourd’hui, à Bordeaux, nous ne sommes pas assez performants car nous ne sommes pas assez compétitifs ». Le Bordeaux bashing ? « Bordeaux est une institution, et aujourd’hui, on est facilement contre les institutions : c’est pour ça que beaucoup de jeunes sommeliers trouvent formidable d’aller trouver le petit vigneron du fin fond du Vaucluse… »
Durant un long entretien d’une heure, au micro de nos journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, Sylvie Cazes revient surtout sur son itinéraire et sur ses valeurs. Fille d’André Cazes (qui fut maire de Pauillac durant 40 ans), sœur de Jean-Michel Cazes (qu’elle a un temps épaulé au Château Lynch-Bages), elle raconte comment elle a trouvé sa propre voie de chef d’entreprise et a quitté la rive gauche pour s’établir avec ses enfants sur la rive droite, au Château Chauvin à Saint-Emilion.
Alors que le futur classement 2022 des vins de Saint-Émilion interroge après le départ des “classés A” Ausone, Cheval Blanc et Angélus, Sylvie Cazes pointe : « Je regrette que des gens aient attaqué le classement de 2012 et qu’on arrive aujourd’hui, avec la lenteur de la justice et la complication de son administration à ce qu’en 2022 tout ne soit pas réglé » […] Mais elle reste combative : « Les crus classés de Saint-Emilion proposent une homogénéité remarquable et le consommateur doit le retenir ».
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Réussir ses repas de fêtes : nos suggestions de vins
Quelles bouteilles poser sur vos tables de fêtes ? Quels flacons avec les huîtres et le plateau de fruit de mer, les poissons nobles ? A quel moment boit-on le sauternes et le champagne?
Pour ce dernier podcast de l’année 2021, les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre interrogent le médocain Vincent Faure, caviste indépendant. Les cavistes sont des acteurs incontournables et indispensables du vin en France. Avec Pascale Chevalier, Vincent Faure a pour sa part créé la cave “La Tulipe” il y a six ans à Parempuyre.
“Je ne suis pas sûr que le vin rouge, c’est ce qui aille le mieux avec le fromage...” Découvrez les alternatives proposées par Vincent Faure.
Alors que boit-on en 2021 et 2022 ? Comment vont les amateurs qui fréquentent “La Tulipe”, dans quel état d’esprit sont les professionnels ? Focus et conseils d’un caviste.
Montage : Maud RIEU
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Xavier Planty : "On a perdu le sens du partage"
Xavier Planty, une figure de Sauternes et de la viticulture bio à Bordeaux est l’invité de notre série « Les Grands invités des Quatre saisons du Vin ».
Un homme libre, une personnalité entière qui a porté haut les couleurs du Sauternais… Xavier Planty, ancien gérant et ancien copropriétaire du Château Guiraud, 1er Grand Cru Classé de 1855 à Sauternes, ex- président de l’organisme de défense et de gestion de Sauternes et Barsac est une voix qui compte à Bordeaux. Aujourd’hui tout jeune retraité, il reste à la tête, avec votre épouse Aude, d’un domaine familial d’une vingtaine hectares de vignes à Castillon-de-Castet, le château du Carpia (en appellation Bordeaux)
« Le problème de notre viticulture et de notre agriculture, c’est qu’on a perdu le sens du partage avec la vie microbienne. Si on ne nourrit pas son sol, petit à petit, le sol s’appauvrit. « Xavier Planty est l’un des pionniers de la « bio-viticulture » et l’agro-foresterie dans le Bordelais. « Quand on voit que le vignoble bordelais a un temps participé à la défense de l’usage du glyphosate, c’est une connerie ! Tu achètes un produit, tu tues l’herbe, tu payes pour recycler emballage et ensuite tu payes pour remplacer l’herbe que tu as tué par de l’engrais et du fumier : tu es c.. comme une mule ».
Avenir des grands vins botrytisés, impact environnemental, marché des vins blancs secs, évolution des consommations, perspectives pour les jeunes viticulteurs... Interrogé par les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, Xavier Planty revient sur son parcours et livre des analyses sans concession sur la viticulture et le monde du vin à Bordeaux.
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Vins de Bordeaux : “dans un contexte difficile, la coopération permet de faire face ensemble”
Les Caves Coopératives Il y en a de petites et de plus grandes… En Gironde : les Vignerons de Tutiac, La Rose Pauillac, Cave de Quinsac, Vignerons de Puisseguin et Lussac Saint-Emilion, Union des Producteurs de Saint-Emilion, Cave de Sauveterre-Blasimon- Espiet… En France, on connait aussi les belles étiquettes des Vignerons des Terres Secrètes en Bourgogne et dans le Maconnais, e ou encore mieux de La Chablisienne, de la Cave de Ribeauvillé en Alsace... Les coopératives et groupements de coopérateurs. Qui sont-ils ? Comment ça marche ? Dans quel état d’esprit sont-ils ?
Dans ce nouveau numéro des “Quatre saisons du vin”, le “podcast viti-vinicole” de Sud Ouest, les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique Vin de Sud Ouest, reçoivent Céline Wlostowicer, présidente de la Cave de Sauveterre-Blasimon-Espiet. Avec 3400 hectares, près de 200 familles d’exploitants, une trentaine de salariés et 25 millions de bouteilles produite en moyenne chaque année, la Cave de Sauveterre-Blasimon- Espiet est comme toutes les caves coopératives, un acteur méconnu mais important de l’économie girondine. A Bordeaux, un quart des bouteilles produites sont issues du secteur coopératif.
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Jacques Lurton : "Bordeaux a intérêt à faire très attention"
"Les Grands invités des Quatre saisons du Vin" est notre rendez-vous avec des figures du vin en France.
Dans cet épisode, les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre reçoivent Jacques Lurton, fils d’André Lurton, l’un des grands acteurs de la viticulture bordelaise durant un demi-siècle.
Jacques Lurton est, depuis 2019, le président des "Vignobles André Lurton" l’une des entreprises viticoles les plus importantes du Bordelais. Après s'être fait un nom en Australie où il possède un vignoble réputé à Kangaroo Island, il est revenu dans le Bordelais. Il livre ici sa vision de la viticulture et des tendances et propose aussi une réflexion sans langue de bois sur les défis à venir pour les vins de Bordeaux, autant au niveau des marchés et du goût que de la question sociale et sociétale.
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Millésime 2021 : l'année du tri
Les baies sont rentrées, la fermentation des jus avancée, le travail au chai largement entamé. Faudra-t-il le rapprocher de 2007, de 2012, de 2013 ou encore de 2017 ? Après l’analyse des vendanges, à quoi va ressembler le millésime 2021 à Bordeaux ? Voici les premières tendances vues par un professionnel.
Dans ce nouvel épisode des « Quatre saisons du vin », les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, responsable de la rubrique vin à Sud Ouest s’entretiennent avec Edouard Massie, œnologue conseil au Laboratoire Oenoconseil.
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Bernard Magrez : “Tu ne réussiras jamais”
L’homme d’affaires Bernard Magrez inaugure notre nouvelle série “Les Grands invités des Quatre saisons du Vin”, un rendez-vous avec de grands acteurs et de grandes actrices du vin en France qui reviennent sur leur parcours et leur vision du vin.
Classé en cinquième position des "Fortunes du vin" selon le classement du magazine Challenges en 2021, le Bordelais Bernard Magrez possède un millier d’hectares de vignes, dans différentes régions de France et du monde (Espagne, Italie, Portugal, USA, Chili, Argentine, Uruguay, Brésil et Japon).
Interrogé par les journalistes Mathieu Hervé et César Compadre, le propriétaire de quatre crus classés dans les plus prestigieux vignobles de Bordeaux (Pape Clément en Pessac-Léognan, Fombrauge à Saint-Emilion, La Tour Carnet dans le Médoc et Clos Haut-Peyraguey à Sauternes) remonte le cours de sa vie professionnelle. Comment après ses débuts chez le négociant bordelais Jean Cordier a-t-il bâti un puissant groupe dans la un grande distribution de spiritueux (porto et whisky notamment) qu'il a ensuite transformé en un empire du vin et du luxe ? Pierre Castel, Jean-Baptiste Doumeng, Gérard Depardieu... il revient sur les rencontres qui ont marqué sa vie.
Vins de Bordeaux tendances de consommation, mécénat, start-ups, bière : quels sont les projets de l'entrepreneur ? Lors de cette conversation, Bernard Magrez dévoile notamment un futur gros investissement dans le Médoc.
Bonne écoute !
Au micro : Mathieu Hervé et César Compadre
Production : Marine Ditta
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