
Thune
Par Laurence Vély
Réseau : Agence Intellectuelle
Épisodes
162 épisodes · page 5 sur 6

Entre amour de l’art et pression des marques... paye ta vie d’actrice ! Audrey Vernon tire la sonnette d'alarme
Audrey Vernon est comédienne. Elle joue, écrit ses spectacles, et nourrit son travail de ses lectures sur l’argent, le capitalisme, les milliardaires et ce qu’ils font au monde.
On parle d’abord de sa vie d’actrice de théâtre : les cachets, l’intermittence, la précarité, les écarts parfois immenses entre la télévision, le cinéma et la scène. Mais avec Audrey Vernon, l’argent intime devient vite politique.
Très vite, la discussion glisse vers un sujet qui la travaille profondément : la place grandissante des multinationales dans la culture. Les marques dans le cinéma, les milliardaires dans le théâtre, les actrices transformées en vitrines de luxe, les plateformes qui achètent des talents à coups de centaines de milliers d’euros.
Audrey Vernon dénonce cette porosité nouvelle entre création et publicité. Ce moment où une actrice peut jouer une ouvrière dans un film d’auteur, puis devenir égérie Dior, Chanel ou Vuitton. Ce moment où un comédien peut accepter une énorme somme d’Amazon tout en donnant l’impression de participer à un simple divertissement.
Un problème de riche ? Peut-être. Mais aussi une question morale, politique et très concrète : d’où vient l’argent qui finance la culture ? Que fait-il aux artistes ? Que fait-il aux œuvres ? Et à partir de quel montant devient-il vraiment difficile de dire non ?
Avec Audrey Vernon, on s’éloigne de l’argent intime pour entrer dans une zone plus explosive : celle du pouvoir, des marques, des plateformes, du luxe et des artistes qui doivent décider jusqu’où ils acceptent de jouer le jeu. Son regard éclaire aussi les secousses récentes du monde culturel, du retrait d’Adèle Haenel du cinéma à la prise de position de Blanche Gardin contre Amazon.
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Quand le shopping devient une drogue : Léa chez les Débiteurs Anonymes
Léa est Parisienne, nantie, coquette, très coquette.
Elle claque comme elle respire. Des robes, des bottes, du Isabel Marant, et des centaines de “petits pulls noirs” censés ne jamais être tout à fait les mêmes.Jusqu’au jour où l’addition ne passe plus.
Derrière les achats compulsifs, il y a quoi ? Une envie de rester dans l’enfance ? Un désir qui prend toute la place ? Le shoot très chic d’une vendeuse qui vous reconnaît, vous flatte, vous appelle par votre prénom ? Le plaisir trouble d’être regardée, enviée, validée ?
Léa raconte cette spirale sans fard : le shopping comme refuge, comme scène sociale, comme anesthésiant. Et puis le moment où l’argent devient ingérable.
Alors elle a poussé la porte des Débiteurs Anonymes. Oui, comme les Alcooliques Anonymes, mais pour celles et ceux dont le rapport à l’argent a cessé d’être un “petit problème de gestion”.
Un épisode sur le désir, la honte, le luxe, les dettes, et ce que nos placards débordants racontent de nous.
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Marion et la thune : elle l'a voulue, elle l'a eue !
Voici le témoignage d'une prof qui est partie à la conquête de l'argent.
Déçue par le niveau des salaires dans l'enseignement, elle a décidé de s'engager dans "le privé" - n'hésitant pas à rejoindre de grands groupes comme L'Oréal ou Amazon - le temps de transformer son capital culturel en capital pécuniaire sonnant et trébuchant. Pour ensuite mieux retourner à l'enseignement.
Son témoignage nous pose cette question : un job qui donne du sens à la vie ne serait-il pas le luxe suprême ?
Si oui, combien faut-il accumuler avant de pouvoir sauter le pas ?
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Journaliste à tout prix ? (épisode 2/2)
Cet épisode est la suite du témoignage d’Anne-Claire Genthialon, journaliste et autrice de l’essai Le piège du métier-passion (Alisio).
Dans cette seconde partie, elle analyse les effets de sa condition d’"intello précaire" sur des désirs assez légitimes : aménager confortablement, partir en vacances, avoir des enfants…
Comment gérer ses frustrations quand tout le monde autour de soi prend son envol financier ? Comment tenir quand les efforts ne paient plus et que l’illusion méritocratique s’effondre ?
En somme, comment se reconstruire quand le travail qu’on aime ne nous fait plus vivre ?
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Journaliste à tout prix ? Les pièges d'un métier-passion (épisode 1/2)
Pour plusieurs générations d’étudiants, le métier de journaliste a longtemps été abordé comme une passion : un emploi noble, utile, avec du sens, presque un job d’intérêt public. Mais depuis plusieurs années, entre digitalisation, crise des médias et plans sociaux, la profession se précarise.
Où est le point de bascule entre faire ce qu’on aime et pouvoir en vivre ?
C’est le dilemme d’Anne-Claire Genthialon, pigiste dans un quotidien national. Cette “bonne élève”, comme elle se décrit elle-même, a beau travailler en permanence, l’argent ne rentre pas, ou pas assez pour vivre décemment. Malgré tout, elle se convainc que ce n’est qu’une question de ténacité, de patience, de temps. Le CDI de ses rêves finira bien par arriver.
Car elle en est sûre : le travail finit toujours par payer.
De cette attente et des nombreuses déceptions qui l’accompagnent, Anne-Claire Genthialon a tiré un livre, Le piège du métier-passion, paru aux éditions Alisio.
Elle y raconte les tarifs très bas, la charge mentale des pigistes toujours sur la brèche, les doutes qui s’installent, et les relations parfois toxiques que l’on entretient avec les métiers trop aimés.
Quand les places sont chères, qui paie l’addition ?
Ce témoignage étant dense, nous l’avons coupé en deux parties. Celle-ci est la première.
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Faire son beurre quand on est restaurateur : un cuistot à l'ère des réseaux
Au restaurant, c’est quoi la marge sur une assiette ? Combien de couverts faut-il servir pour gagner sa vie ? Et combien ça coûte, en stress et en vie de famille, d’être patron ?
Simon Auscher a eu deux restaurants dans le 11e arrondissement de Paris. Des assiettes travaillées, de la presse, des clients, une vraie réussite en apparence. Mais derrière le fantasme du restaurateur heureux, il y a les loyers, les salaires, les crédits, les associés, les charges et les imprévus qui avalent la marge.
Il raconte ce que coûte vraiment un restaurant qui marche.
Et pourquoi, aujourd’hui, chef sans resto, il gagne mieux sa vie qu’avant.
Pour suivre Simon sur Instagram c'est ici
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Passion arnaque ! L'influenceuse qui traque les influenceurs
Audrey Chippaux ne vient pas parler de son propre rapport à l’argent, mais des arnaques d’influenceurs qu’elle traque sur les réseaux sociaux avec son compte @vosstarsenrealite.
En découvrant Instagram en 2019, elle tombe sur un monde qu’elle ne soupçonnait pas : gaines minceur miraculeuses, dropshipping, contrefaçons, codes promo douteux, arnaques au CPF, crypto, trading, tourisme médical et chirurgie esthétique low cost.
Derrière les stories bien huilées et les promesses de vie facile, Audrey démonte un business redoutable : celui de la confiance monétisée. Un monde bling, très rentable, et souvent beaucoup plus cheap qu’il n’en a l’air.
Des contrefaçons aux comptes formation en passant par la chirurgie esthétique, bienvenue dans un monde qui réussit le tout de force d'être aussi bling que... cheap.
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BONUS : "dans la pub, les ordres de prix ne sont pas rationnels"
Un peu de rab pour le plaisir.
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Échange gros salaire contre santé mentale : bienvenue dans la pub !
Faire carrière dans la pub, ça fait encore rêver : les idées qui claquent, les campagnes primées, les Lions à Cannes, les gros salaires.
Souen Lê Vân y entre très jeune. À 20 ans, elle débarque chez Marcel. À 22 ans, elle gagne ses premiers prix. À 25 ans, elle gagne très bien sa vie et devient une créative reconnue.
Mais derrière le fantasme, il y a les nuits blanches, la pression, les idées jetées à la poubelle, les clients cyniques, et cette dissonance de plus en plus violente : être très bien payée pour vendre des choses auxquelles on ne croit plus.
Après plusieurs burn-out, Souen Lê Vân quitte Paris, les agences et l’incitation permanente à consommer. Direction Paimpol, pour tenter autre chose.
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Sophia et les garçons : quand l'argent est toujours un problème
Aujourd’hui Sophia livre tout de ses questionnements sur l’argent dans ses relations amoureuses. Il faut dire qu’elle a une certaine poisse. Un premier mec qui lui vide son compte en banque, des aventures avec des hommes qui vivent mal qu’elle gagne bien sa vie, et un conjoint pris au portefeuille par une pension alimentaire très salée.
Aujourd’hui à la tête d’une famille recomposée de quatre enfants, Sophia continue de se poser la même question : comment répartir l’argent quand on fait couple, famille, projet commun ?
Elle dit que l’argent est une énergie. Mais c’est aussi un révélateur des rapports de force, des blessures, de la confiance et de la peur de se faire avoir.
En amour, où s’arrête le don et où commence la préservation de soi ? La thune est-elle soluble dans le couple ?
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Oseille et préjugés : la revanche sociale de Brahim
“Travaille bien à l’école, file droit, et tu auras un bon métier, un bon salaire, une bonne vie.”
On a toutes et tous grandi avec cette promesse. Ça s’appelle la méritocratie, et c’est un rêve auquel on aimerait beaucoup croire.
Sauf que dans la vraie vie, quand on s’appelle Brahim, qu’on grandit en cité, avec une mère femme de ménage, on comprend vite que l’ascenseur social ne monte pas pour tout le monde à la même vitesse. Alors Brahim choisit une autre voie : partir, loin. Construire sa réussite ailleurs, à Dubaï, aux Émirats arabes unis.
Là-bas, il gagne de l’argent, beaucoup. Puis il revient en France avec sa femme et ses enfants. Mais une fois la réussite financière acquise, une autre épreuve commence : trouver sa place dans des sphères bourgeoises où l’argent ne suffit pas toujours à être légitime.
Brahim raconte la pauvreté, l’exil, le travail, les signes extérieurs de réussite, le bling, la famille, les codes sociaux, l’intégration ici et ailleurs. Et cette revanche très particulière : celle de gagner beaucoup quand on a grandi avec peu.
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Elle a ouvert un studio de yoga : l’envers du décor
Élodie Garamond a voulu vivre du yoga, mais en grand. Avec les Tigre Yoga Clubs, elle crée un premier studio à Paris, puis développe une marque forte autour du yoga, du bien-être et de l’art de vivre.
Pendant des années, tout grandit très vite. Les studios, la communauté, les projets. Mais derrière l’image apaisée du yoga, il y a une réalité très concrète : loyers, charges, profs à payer, investissements, trésorerie.
Puis le Covid arrive, les salles ferment, et l’argent cesse de rentrer.
Élodie raconte la face beaucoup moins zen de son aventure entrepreneuriale : la croissance, les fragilités, le crash, la dette. Un épisode sur l’entreprise, et le moment où une passion devient un business à sauver.
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Travailler dans la mode : luxe, glamour et pâtes au beurre
Dans Le Diable s’habille en Prada, Miranda Priestly lance à sa jeune assistante cette phrase devenue culte : “Tout le monde voudrait être à ta place.”
Et c’est vrai : la mode fait rêver. Les défilés, les grandes maisons de luxe, les shootings, les vêtements sublimes, les silhouettes parfaites, les invitations qu’on garde comme des trophées. Entrer dans ce monde demande du talent, de l’audace, énormément de travail et une capacité assez sérieuse à faire semblant que tout va bien.
Mais une fois qu’on y est, que se passe-t-il ?
Dans Le plus beau métier du monde (éditions La Découverte), l’anthropologue Giulia Mensitieri enquête sur les travailleurs et travailleuses de la mode : stylistes, mannequins, photographes, maquilleurs, coiffeurs, journalistes, stagiaires, petites mains visibles ou invisibles de cette industrie du rêve.
On y croise notamment Mia, styliste reconnue, habillée avec des pièces hors de prix qu’elle n’a pas payées, mais incapable de régler son forfait de téléphone. Un cas isolé ? Pas vraiment. Selon Giulia Mensitieri, cette contradiction est au cœur du système : la mode produit du prestige, de la visibilité, du désir, mais pas toujours de quoi payer son loyer.
Une conversation sur le capitalisme du glamour et cette question très simple : sans patrimoine, sans conjoint riche, sans filet de sécurité, peut-on vraiment durer dans la mode ?
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Ça coûte combien de faire une PMA en Espagne ?
Depuis la loi de bioéthique de 2021, la procréation médicalement assistée est ouverte en France aux couples de femmes et aux femmes seules. Sur le papier, c’est une avancée immense. Dans la vraie vie, évidemment, c’est plus compliqué.
Marie-Clémence Bordet-Nicaise est en couple avec une femme et a dû se tourner vers l’Espagne, à Saint-Sébastien, pour mener son parcours de PMA. Délais d’attente, rendez-vous, examens, traitements, tentatives qui échouent, corps qui ne répond pas comme prévu : très vite, le désir d’enfant rencontre une réalité beaucoup moins romantique, celle des factures qui s’accumulent.
Car dans un parcours de PMA, chaque étape peut coûter. Et quand il faut recommencer, l’addition recommence aussi.
Marie-Clémence raconte ce chemin avec une grande douceur et beaucoup de précision : le couple, le corps, l’espoir, les déceptions, les choix médicaux, les voyages, mais aussi ce sujet dont on parle trop peu : le prix très concret d’un projet parental.
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Affaires de successions chez les ultra-riches, Avec Vanessa Schneider et Raphaëlle Bacqué
Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider sont grands reporters au Monde. Dans Successions, L’argent, le sang et les larmes (Albin Michel), elles plongent dans les coulisses des grandes dynasties familiales françaises : Arnault, Bolloré, Lagardère, Bouygues, Bettencourt, Hermès, Pinault, Peugeot, Gallimard...
Derrière les fortunes, il y a des familles. Et derrière les familles, souvent, un père, des enfants, une entreprise à transmettre, des héritiers à désigner, des rivalités à contenir, des trahisons à digérer.
Qui reprend ? Qui échoue ? Qui se croit choisi ? Qui ne veut surtout pas l’être ? Que se passe-t-il quand le patron, c’est papa, et que l’amour filial se mélange aux parts sociales, aux conseils d’administration, aux humiliations privées et aux ambitions publiques ?
Chez ces familles-là, l’argent ne se dit pas toujours. Il se contrôle. La transmission ne se joue pas seulement en actions, en postes ou en héritage, mais en stratégie, en éducation, en psychologie, en loyauté. Et parfois en guerre froide autour de la table du dimanche.
Interview : Laurence Vély
Montage : Frédéric Fortuny
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TEASER : " Pour avoir le dernier jeu vidéo, les enfants de Bernard Arnault devaient ramener dix 20/20 consécutifs"
Un avant goût de l'épisode très thune qui sort jeudi
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Le discret naufrage d’une famille bourgeoise
Il y a des familles où l’argent disparaît sans bruit.
Caroline a grandi dans une bourgeoisie de province très installée : un père dentiste, une mère au foyer, une grande maison, une piscine, des vacances, des dîners, des vêtements chers, et cette impression d’évidence que l’argent serait toujours là.
Puis, un jour, les chèques sont refusés. Le loyer de l’appartement étudiant ne passe plus. Les frais d’inscription non plus. La piscine reste bâchée. Les dettes remontent à la surface. Les huissiers frappent à la porte. Et le décor, si solide en apparence, s’effondre.
Que s’est-il passé ? Pourquoi cette faillite, alors que tout semblait aller bien ? Pourquoi son père a-t-il arrêté de payer l’Urssaf, les impôts, la taxe professionnelle ? Où est passé l’argent ?
Caroline raconte une chute familiale dans un décor feutré, les non-dits d’un père qui ne répond pas, la colère d’une mère déclassée, la honte de devenir “la fille du dentiste qui a fait faillite”, puis son propre rapport à l’argent, fait de réussite, de culpabilité et de petits mensonges pour ne pas blesser celles qui ont moins.
Un épisode suffoquant sur les faux-semblants bourgeois, la faillite intime et cette violence silencieuse : quand l’argent disparaît, c’est toute une famille qui tombe avec lui.
Merci à Caroline pour ce témoignage hors du commun et pour sa confiance.
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Héritage : les réponses aux questions qu’on se pose trop tard
Parler succession avec un notaire, ce n’est pas exactement une promesse de fête. Mais quand quelqu’un meurt, il faut aussi gérer les obsèques, les papiers, les comptes bloqués, les banques, les héritiers, les droits de succession, les éventuels testaments, et parfois les vieux dossiers familiaux qui ressortent au pire moment.
François Ripart est notaire. Il le dit très bien : une succession, c’est la rencontre de deux grands tabous, l’argent et la mort. Et c’est souvent là que l’on découvre ce qu’on aurait aimé savoir avant.
Qui hérite de quoi ? Que se passe-t-il si l’on est marié, pacsé ou en concubinage ? À quoi sert vraiment un testament ? Peut-on déshériter ses enfants ? Comment protéger son conjoint dans une famille recomposée ? Combien coûte une succession ? Pourquoi faut-il parfois anticiper bien avant la fin ? Et comment éviter que l’argent n’ajoute du chaos au chagrin ?
Ayant moi-même traversé cette situation, j’ai voulu lui poser les questions qu’on se pose souvent trop tard.
Une conversation utile mais forcément un peu vertigineuse sur ce moment très étrange où il faut parler d’argent alors qu’on vient de perdre quelqu’un.
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De la win à la sobriété choisie : un ex-HEC témoigne
Jean-Philippe Decka avait coché toutes les cases : HEC, début de carrière dans le e-commerce, trajectoire toute tracée vers les salaires à six chiffres, les beaux appartements, les voyages fréquents et les Miles Air France qui s’accumulent sans trop poser de questions.
Sauf qu’à un moment, les questions arrivent.
Mal à l’aise avec le monde auquel il semblait promis, Jean-Philippe Decka lâche progressivement la rampe. Puis vient la prise de conscience écologique : si les plus privilégiés sont aussi ceux qui ont le plus d’impact, alors ils ne peuvent pas simplement trier leurs déchets et acheter une gourde. Il faut renoncer. Au confort, au statut, à certains réflexes de classe, parfois même à l’idée de réussite qu’on leur a vendue depuis l’école.
Dans Le courage de renoncer. Le difficile chemin des élites pour bifurquer vers un monde durable (éditions Payot), il interroge cette bascule : comment remettre en question un système qui vous avantage ? Et surtout, comment accepter de perdre quand toute votre éducation vous a appris à gagner ?
Une conversation sur l’argent, l’écologie, les élites, le déclassement choisi, les privilèges qu’on préfère ne pas regarder en face, qui tente de répondre à cette question pas très confortable : sommes-nous vraiment prêts à renoncer à ce qui nous arrange ?
Interview : Laurence Vély
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Ophélie : son fric, sa bataille
Ophélie Latil parle très bien d’argent. Elle en parle même aux autres : aux femmes qu’elle accompagne, aux collectifs féministes, aux structures qu’elle forme sur l’égalité, les discriminations, l’autonomie financière et la négociation salariale. Mais quand il s’agit de son propre argent, tout se complique.
Elle a grandi dans une famille bourgeoise où “on ne parle pas d’argent”, mais où il manquait pourtant cruellement. Une enfance marquée par le déclassement, la honte, les études qu’il faut financer, les désirs qu’on apprend à taire. Et puis il y cette conviction que l’indépendance des femmes passe aussi par leur capacité à gagner, demander et garder leur argent.
Fondatrice du collectif Georgette Sand, Ophélie se bat depuis des années pour l’émancipation économique des femmes, dans le sillage de George Sand, qui avait compris avant beaucoup d’autres que la liberté commence souvent par un compte en banque.
Elle raconte son attirance-répulsion pour l’argent, la peur de manquer, le travail militant gratuit, la difficulté à se faire payer quand on défend les autres, et cette question très inconfortable : comment apprendre aux femmes à demander plus quand soi-même, on a encore du mal à le faire ?
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Reconversion : peut-on vraiment se permettre de changer de vie ?
La reconversion fait rêver : quitter son job, changer de vie, retrouver du sens, repartir de zéro.
Mais derrière le fantasme, il y a une question très simple : avec quel argent ?
Avec Clara Delétraz, cofondatrice de Switch Collective, on parle du coût réel d’une reconversion : les aides, les économies nécessaires, le rôle du conjoint, l’âge auquel on peut se lancer, les mois sans revenus stables, et les inégalités très concrètes face au “changement de vie”.
Un épisode sur ce qu’on oublie souvent de dire : se reconvertir, c’est aussi un budget.
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Les confessions d’un radin assumé
On ne l’aime pas, le radin. On le traite de rat, de pince, d’homme aux oursins dans les poches. Et pourtant, on en connaît tous.
Marc Maziere, lui, assume. Créateur de Radin Malin, un site de bons plans et d’économies, il se définit comme “70 % économe, 30 % radin”.
Il a grandi avec 50 euros par semaine pour quatre personnes. Aujourd’hui, il vit en dessous de ses moyens, possède trois appartements, roule en voiture d’occasion et garde une tendresse particulière pour les pièces jaunes.
Dans cet épisode de Thune, on parle tickets de caisse à 7 centimes, peur de manquer, plaisir de ne pas dépenser, et frontière floue entre bonne gestion, radinerie et obsession.
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TEASER : "J'ai testé une application où quand tu prends en photo tes tickets de caisse, t'es payé 7 centimes, je trouve ça trop bien"
Un extrait court de l'épisode de demain, un entretien avec un vrai radin.
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Brain Magazine : quand le cool ne paie plus les factures. Avec Anaïs Carayon, fondatrice
Tous ceux qui ont vu naître la culture web française, l’humour LOL, les articles beaucoup trop longs, les blagues beaucoup trop sales et le mot “putaclic” ont forcément croisé Brain Magazine.
C’était quoi, Brain ? Un ovni médiatique lancé en 2007 par Anaïs Carayon : un média culturel indépendant, drôle, foutraque, très écrit, très Internet, au ton “intellol”, où l’on pouvait lire des interviews-fleuves, des reportages barrés, des articles politiques, des papiers cul, et bien sûr l’irremplaçable Page Pute.
En mai 2022, Brain s’arrête. Et derrière la fin d’un média culte, il y a une vraie histoire d’argent : comment faire vivre un média gratuit ? Comment payer les journalistes quand on bosse avec ses potes ? Comment rester impertinent quand il faut vendre des campagnes à des marques ? Et comment survivre quand Facebook, Google et les algorithmes décident du trafic, de la visibilité et donc, très concrètement, de la trésorerie ?
Dans cet épisode de Thune, Anaïs Carayon raconte quinze ans de Brain Magazine : la liberté, les fêtes, la créativité, les embrouilles, les piges, les annonceurs, les podcasts, le passage au payant, la culpabilité d’être patronne et l’épuisement d’un modèle.
Avec une question au fond : est-ce qu’Internet permet encore de créer librement, ou est-ce que l’argent finit toujours par tuer le cool ?
Erratum : dans le générique, Brain est présenté comme ayant été lancé en 2014. Le média a bien été lancé en 2007.
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Peut-on acheter son bien être ? Avec la créatrice du podcast Méta de Choc
J’aime beaucoup le podcast Méta de Choc, créé par Élisabeth Feytit. Chaque épisode est une invitation à muscler notre esprit critique, à travers des entretiens avec des experts ou des témoignages de personnes sorties de croyances contemporaines, comme le New Age.
Élisabeth Feytit connaît ce monde de l’intérieur. Ancienne adepte de ces pratiques, elle en propose aujourd’hui une lecture critique, nourrie par des références scientifiques et une vraie exigence de nuance.
À une époque qui voue un culte au développement personnel, cette nouvelle manière de dépenser notre argent m’interroge. Est-il vraiment rentable “d’investir sur soi-même” ? Et derrière cette injonction permanente à devenir une meilleure version de nous-mêmes, n’y a-t-il pas l’idée, très contemporaine et un peu flippante, que nous sommes tous des produits à optimiser ?
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L’artiste pauvre est il une arnaque romantique ? Avec Sophie Cras, historienne
Sophie Cras est maîtresse de conférences en histoire de l’art contemporain. Dans son livre Écrits d’artistes sur l’économie, une anthologie (éditions B42), elle rappelle une chose qu’on préfère souvent oublier : les artistes ont toujours eu un rapport très concret à l’argent.
Prix des œuvres, marché de l’art, galeries, mécènes, travail gratuit, peur de “se vendre”... Derrière le mythe romantique de l’artiste désintéressé, il y a une réalité beaucoup moins pure : créer est aussi un métier, et un métier qu’il faut bien rémunérer.
Dans cet épisode, on parle d’artistes pauvres, d’artistes riches, de Van Gogh, de Warhol, de Dali, de fantasmes bourgeois et de cette vieille question qui colle encore à la peau du monde de l’art : pourquoi l’argent semble-t-il toujours salir ceux qui créent ?
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Son argent, ses règles : la liberté selon Salomé
Salomé n’aime pas dépendre. Ni d’un homme, ni d’une banque, ni d’un patron qui préfère que les salaires restent secrets. Alors elle compte, gère, anticipe, met à gauche, refuse le crédit conso et s’agace des petites injonctions à consommer qui finissent par coûter cher.
Mère de trois enfants à Paris, propriétaire à Barbès, bientôt freelance, elle mène sa vie avec un mélange assez unique de rigueur, de débrouille et de principes. Elle peut prêter de l’argent à ses proches, mais elle note tout. Elle peut aimer le ski, mais elle optimise. Elle peut être généreuse, mais pas question de se faire pigeonner.
Dans cet épisode de Thune, Salomé raconte son éducation à l’argent, son goût des bons comptes, son rapport aux banques, à l’héritage, aux salaires, à la consommation... et cette manière très à elle de garder la main sur sa vie.
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Les développeurs sont-ils les rois du pétrole ?
On parle d’eux comme des rocks stars du marché de l’emploi. Les développeurs, ces bâtisseurs de la tech qui résolvent des problèmes en codant, sont aussi discrets que recherchés.
Alors que le marché du numérique (5,5% du pib français actuellement) pourrait doubler dans quelques années selon une étude de BPI France, ils sont une denrée rare donc coûteuse.
Ils ont même leur propre mème, Dave le dev, qui annonce d’entrée sur sa page Linkedin : “C’est pas moi qui postule à ton offre, c’est ton offre qui postule à moi".
Alors je suis allée rencontrer Vincent, développeur dans une start-up, qui a accepté de nous parler de lui et de la réalité financière de son métier.
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De la perte de l'être aimé au cauchemar financier
Audrey avait une belle vie. Bourgeoise, favorisée, entourée. Une vie où l’argent n’était pas un problème et jamais un sujet.
Jusqu’à cette nuit, où on mari meurt brutalement. Elle a 45 ans et quatre enfants.
Au-delà de la perte, terrible, elle raconte le choc auquel personne n'est préparé : les comptes bancaires bloqués, les démarches incompréhensibles, l’immersion brutale dans les finances d’un autre, les tensions autour de l’héritage, et cette angoisse sourde, parfois irrationnelle, de ne pas s’en sortir.
Quand les problèmes d’argent s’invitent dans le deuil, tout devient plus lourd, plus flou, plus violent.
Un témoignage rare sur la double peine : perdre quelqu’un… et devoir, en même temps, apprendre à survivre financièrement.
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Prendre sa retraite à 30 ans : ok, mais à quel prix ?
Prendre sa retraite à 40 ans, fantasme absolu ou cauchemar sous Excel ?
Victor Lora, lui, a tout organisé pour y arriver. Figure du mouvement FIRE - ou frugalisme en français il a réduit ses dépenses, investi massivement, acheté des biens immobiliers, lancé des business, et peut aujourd’hui, à 33 ans, vivre de ses rentes. Oui : il est millionnaire.
Mais derrière la promesse de liberté financière, il y a une discipline de fer : épargner jusqu’à 80 % de ses revenus, compter ses repas, optimiser ses achats, contrôler son temps, son argent, presque sa vie entière.
Dans cet épisode de Thune, on parle retraite précoce, indépendance financière, frugalité, immobilier, angoisse du manque et liberté sous contrôle. Peut-on tous devenir rentiers ? Faut-il déjà avoir de l’argent pour en gagner beaucoup ? Et surtout : profiter, ça veut dire quoi quand on a tout prévu ?
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