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Par Laurence Vély

Réseau : Agence Intellectuelle

Warning : ce podcast ne va pas vous apprendre à devenir riche en vendant des formations ni à investir dans la crypto.Mais il pourrait bien changer votre regard sur l'argentChaque jeudi, la journaliste Laurence Vély tend son micro à celles et ceux qui acceptent de parler cash. Revenus, dépenses, héritages, galères, jalousies... ses invité·es racontent tout, sans filtre. Elle invite quelquefois un expert à décrypter les angles morts de la thune. Pour nous éclairer, et souvent, nous décomplexer.Thune, c’est le podcast qui regarde l'argent dans les yeux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
162 épisodesDernier épisode : 4 juin 2026
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162 épisodes · page 4 sur 6

Vivre de la BD : comment ne pas perdre la bulle ? Avec Mademoiselle Caroline

Vivre de la BD : comment ne pas perdre la bulle ? Avec Mademoiselle Caroline

11 avril 2024· 49:11

Mademoiselle Caroline est autrice de BD. Ancienne étudiante de Penninghen, elle aurait pu prendre une voie créative plus balisée, plus stable, plus rentable peut-être : direction artistique, pub, agence, gros budgets, brief client. Elle a préféré dessiner.

Depuis une quinzaine d’années, elle publie presque une bande dessinée par an. Certaines, comme La chute ou La différence invisible, ont rencontré un vrai succès. Mais dans la chaîne du livre, le succès ne veut pas toujours dire confort. Et quand on est autrice indépendante, il faut produire, relancer, négocier, anticiper, remplir les trous, tenir le rythme.

Avec elle, on parle de création, de droits d’auteur, de santé mentale, de cette paix de l’esprit rarement offerte aux artistes, et de la peur de manquer qui pousse parfois à devenir son propre patron, puis son propre tyran. On parle aussi de ce que ça change d’être une femme dans un milieu de la BD longtemps dominé par les hommes.

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Il vole pour 1000 euros par mois dans les magasins

Il vole pour 1000 euros par mois dans les magasins

28 mars 2024· 36:02

Vous avez certainement vu, au supermarché, des antivols sur des barquettes de viande. Pour cause, depuis l’inflation, le vol à l’étalage a augmenté : plus 14% en 2022. Les gens ne pouvant plus payer la nourriture, ils la volent. Mais - car il y a un mais - ce n'est pas la pauvreté qui pousse Julien à voler. La chourre quotidienne, pour lui, c'est une habitude, presque un lifestyle. C'est un petit voleur, pas un gros braqueur... sauf que quand on les additionne, ses petits larcins finissent par faire une sacrée somme.

Cet entretien m’a marqué. d’abord, parce que Julien m”a fait penser au "Petit voleur" de la chanson de Renaud (souvenez-vous, on est en 1991 et Renaud est encore ce rebelle au grand coeur). Et puis, j’en ai parlé à des amis - certain très aisés- et j’ai été surprise d’entendre que certain d'entre eux n'hésitaient pas non plus à se servir dans les magasins, avec des techniques variées : oubli dans le cabas, tablette de chocolat dans les poches...

Qu'est-ce-que ça raconte de l’époque, de la façon dont on subit, à priori docilement, la pression financière de l'inflation ? A quel moment se sent-on légitime à voler quand on est tous un peu étranglés ? Quelle est, dans cette transgression, la part de respiration ? Et y-a-t'il des vols plus valables que d’autres ou des voleurs plus légitimes ? Vous vous ferez votre idée.

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Femmes et argent : comment ne plus se faire biaiser ? Avec Héloïse Bolle

Femmes et argent : comment ne plus se faire biaiser ? Avec Héloïse Bolle

7 mars 2024· 54:46

Vous connaissez peut-être Héloïse Bolle grâce à son compte Oseille et Compagnie, ou à ses livres Les bons comptes font les bons amants (Cherche Midi) et Aux thunes citoyennes (Alisio).

Ancienne journaliste devenue conseillère en gestion de patrimoine, Héloïse reçoit aujourd’hui une majorité de femmes dans son cabinet parisien. Et ce qu’elle voit passer n’a rien d’anecdotique : des femmes qui gagnent bien leur vie mais décrochent des sujets financiers, des couples où le 50/50 appauvrit celle qui gagne moins, des PACS pris pour des protections, des séparations où l’une repart avec le frigo vidé et l’autre avec l’appartement.

Avec elle, on parle d’argent, d’amour, de couple hétéro, de patrimoine, de sécurité financière et de cette tendance très féminine à penser aux enfants, au foyer, aux autres, avant de penser à soi.

Pourquoi les femmes s’oublient-elles si souvent dès qu’il s’agit de thune ? À quel moment décrochent-elles ? Faut-il vraiment se marier même quand l’idée donne de l’urticaire ? Pourquoi penser “séparation” quand on vient de s’installer ensemble n’a rien de cynique, mais peut au contraire sauver quelques meubles ?

Un épisode utile pour apprendre à compter sans avoir honte, et éviter, une bonne fois pour toutes, de se faire enthuner.


Interview : Laurence Vély

Montage : Frédéric Fortuny


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Vrais mecs, héros, guerriers... que nous coûte vraiment la virilité ?

Vrais mecs, héros, guerriers... que nous coûte vraiment la virilité ?

19 octobre 2023· 38:07

Il y a des chiffres qui font l’effet d’une gifle.En France, 96,3 % des personnes détenues sont des hommes. À partir de ce constat, l’historienne Lucile Peytavin a eu une idée aussi simple que redoutable : et si l’on chiffrait ce que coûte, collectivement, cette virilité que l’on valorise depuis l’enfance ?

Pas les hommes. La virilité.

Celle qui apprend aux garçons à ne pas pleurer, à prendre des risques, à foncer, à dominer, à ne pas “faire fille”. Celle qu’on excuse souvent, qu’on romantise parfois, qu’on met en scène partout, des cours de récré aux films de gangsters, de Scarface à Fast and Furious.

Dans Le coût de la virilité (éditions Anne Carrière), Lucile Peytavin utilise les outils de l’économie pour mesurer le prix de cette surreprésentation masculine dans les violences, la délinquance, la criminalité et les conduites à risque. Police, justice, santé, sécurité routière, violences conjugales, homicides, accidents, maltraitance : l’addition est vertigineuse, près de 100 milliards d’euros par an.

Cet entretien fera peut-être grincer quelques dents. Tant mieux. Il ne s’agit pas de désigner un ennemi, mais de regarder froidement une facture que tout le monde paie : les femmes, les enfants, les hommes eux-mêmes, les victimes, les contribuables, la société entière.

Et de poser une question presque révolutionnaire : si l’on éduquait les garçons autrement, qu’est-ce qu’on économiserait ?



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BONUS THUNE EXPRESS : Franck Courtès

BONUS THUNE EXPRESS : Franck Courtès

12 octobre 2023· 1:48

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Il gagnait bien sa vie... Et puis, a il choisi d'écrire

Il gagnait bien sa vie... Et puis, a il choisi d'écrire

12 octobre 2023· 49:24

On la connaît bien, la figure romantique de l’artiste fauché, qui écrit à la lueur de sa dernière chandelle.

Mais on imagine moins qu’un écrivain publié chez Gallimard, chroniqué dans les médias, invité sur les plateaux et salué par la critique puisse, lui aussi, avoir du mal à vivre de sa plume.

C’est ce que raconte Franck Courtès dans son dernier livre, À pied d’œuvre. Il y décrit sa longue descente, palier après palier, dans une précarité qui n’a rien de poétique.

Dans sa vie précédente, il était photographe de presse. Il gagnait très bien sa vie, photographiait des stars, des patrons, des artistes, voyageait, travaillait pour de grands titres. Puis il décide de faire de l’écriture son métier.

Sauf qu’en devenant écrivain, il ne divise pas ses revenus par deux. Plutôt par vingt ou trente.

Alors, pour continuer à écrire, il accepte des petits boulots physiques : monter des meubles, débroussailler des jardins, descendre des gravats, louer ses bras sur des plateformes où la main-d’œuvre se négocie à la baisse.

Franck Courtès raconte la schizophrénie d’un métier qui le comble mais ne le nourrit pas. Le prestige symbolique d’un côté, les sardines, les pois chiches, le RSA et les missions payées au lance-pierre de l’autre.

Et on se pose cette question très simple : combien coûte la liberté de faire ce qu’on aime ?


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BONUS THUNE EXPRESS : gérer sa thune en prison

BONUS THUNE EXPRESS : gérer sa thune en prison

29 septembre 2023· 1:56



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