
Thune
Par Laurence Vély
Réseau : Agence Intellectuelle
Épisodes
162 épisodes · page 4 sur 6

TEASER : "J'ai eu des impôts complètement invraisemblables, je n'en dormais pas la nuit"
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BONUS THUNE EXPRESS : Mademoiselle Caroline
Notre questionnaire de fin top chrono
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Vivre de la BD : comment ne pas perdre la bulle ? Avec Mademoiselle Caroline
Mademoiselle Caroline est autrice de BD. Ancienne étudiante de Penninghen, elle aurait pu prendre une voie créative plus balisée, plus stable, plus rentable peut-être : direction artistique, pub, agence, gros budgets, brief client. Elle a préféré dessiner.
Depuis une quinzaine d’années, elle publie presque une bande dessinée par an. Certaines, comme La chute ou La différence invisible, ont rencontré un vrai succès. Mais dans la chaîne du livre, le succès ne veut pas toujours dire confort. Et quand on est autrice indépendante, il faut produire, relancer, négocier, anticiper, remplir les trous, tenir le rythme.
Avec elle, on parle de création, de droits d’auteur, de santé mentale, de cette paix de l’esprit rarement offerte aux artistes, et de la peur de manquer qui pousse parfois à devenir son propre patron, puis son propre tyran. On parle aussi de ce que ça change d’être une femme dans un milieu de la BD longtemps dominé par les hommes.
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TEASER : "Mon premier à-valoir c'était 7000 euros. Pour un an de travail"
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Il vole pour 1000 euros par mois dans les magasins
Vous avez certainement vu, au supermarché, des antivols sur des barquettes de viande. Pour cause, depuis l’inflation, le vol à l’étalage a augmenté : plus 14% en 2022. Les gens ne pouvant plus payer la nourriture, ils la volent. Mais - car il y a un mais - ce n'est pas la pauvreté qui pousse Julien à voler. La chourre quotidienne, pour lui, c'est une habitude, presque un lifestyle. C'est un petit voleur, pas un gros braqueur... sauf que quand on les additionne, ses petits larcins finissent par faire une sacrée somme.
Cet entretien m’a marqué. d’abord, parce que Julien m”a fait penser au "Petit voleur" de la chanson de Renaud (souvenez-vous, on est en 1991 et Renaud est encore ce rebelle au grand coeur). Et puis, j’en ai parlé à des amis - certain très aisés- et j’ai été surprise d’entendre que certain d'entre eux n'hésitaient pas non plus à se servir dans les magasins, avec des techniques variées : oubli dans le cabas, tablette de chocolat dans les poches...
Qu'est-ce-que ça raconte de l’époque, de la façon dont on subit, à priori docilement, la pression financière de l'inflation ? A quel moment se sent-on légitime à voler quand on est tous un peu étranglés ? Quelle est, dans cette transgression, la part de respiration ? Et y-a-t'il des vols plus valables que d’autres ou des voleurs plus légitimes ? Vous vous ferez votre idée.
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TEASER : "Je vole tout ce qui alimentaire. Des enceintes. Des écouteurs. Beaucoup de vêtements"
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BONUS THUNE EXPRESS : Héloïse Bolle
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Femmes et argent : comment ne plus se faire biaiser ? Avec Héloïse Bolle
Vous connaissez peut-être Héloïse Bolle grâce à son compte Oseille et Compagnie, ou à ses livres Les bons comptes font les bons amants (Cherche Midi) et Aux thunes citoyennes (Alisio).
Ancienne journaliste devenue conseillère en gestion de patrimoine, Héloïse reçoit aujourd’hui une majorité de femmes dans son cabinet parisien. Et ce qu’elle voit passer n’a rien d’anecdotique : des femmes qui gagnent bien leur vie mais décrochent des sujets financiers, des couples où le 50/50 appauvrit celle qui gagne moins, des PACS pris pour des protections, des séparations où l’une repart avec le frigo vidé et l’autre avec l’appartement.
Avec elle, on parle d’argent, d’amour, de couple hétéro, de patrimoine, de sécurité financière et de cette tendance très féminine à penser aux enfants, au foyer, aux autres, avant de penser à soi.
Pourquoi les femmes s’oublient-elles si souvent dès qu’il s’agit de thune ? À quel moment décrochent-elles ? Faut-il vraiment se marier même quand l’idée donne de l’urticaire ? Pourquoi penser “séparation” quand on vient de s’installer ensemble n’a rien de cynique, mais peut au contraire sauver quelques meubles ?
Un épisode utile pour apprendre à compter sans avoir honte, et éviter, une bonne fois pour toutes, de se faire enthuner.
Interview : Laurence Vély
Montage : Frédéric Fortuny
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TEASER : "Ma théorie c'est que le payer loyer à la personne avec laquelle tu vis, c'est non"
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BONUS THUNE EXPRESS : Ses parents détestaient l’argent... elle adore en gagner !
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Ses parents détestaient l’argent... elle adore en gagner !
Voici l’histoire d’une transmission un peu particulière. Ekhi Busquet a grandi dans le Pays basque avec des parents anarchistes, méfiants envers l’argent, réfractaires à la propriété, convaincus que la liberté valait mieux que le confort.
Dans cette enfance-là, il faut savoir bouger vite, ne pas trop s’attacher, ne pas trop posséder, ne pas trop dépendre du système. L’argent est regardé comme un piège, la sécurité comme une forme de compromission.
Mais très vite, Ekhi comprend que le hors-système, ce n’est pas vraiment pour elle. Aujourd’hui, elle est designeuse et décoratrice d’intérieur, entre Paris et Marseille. Elle travaille avec les lieux, les matières, les beaux objets, parfois le luxe. Autrement dit : tout ce que son enfance semblait regarder avec suspicion.
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TEASER : "J'entends beaucoup mes parents chuchoter... et quand j'arrive ils se taisent"
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Thune au grand froid : faut-il s'expatrier au Canada ?
Julien Redelsperger est parti il y a plus de 10 ans au Canada, à Ottawa plus précisément. Et il n'est pas le seul. Plus de 100 000 français, en quête de grand air, de nature, de dynamisme et de cette fameuse "qualité de vie" si fantasmée se sont installés dans le pays.
Mais qu’en est-il de l’argent au Canada ? Dans ce Thune Opérator par -20°, on va parler erreurs de débutant, salaires et coût de la vie et trucs et astuces de l’expatrié.
Un épisode boîte à outil pour celles et ceux qui se demandent comment se joue l'argent chez ce peuple 'trop sympa".
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TEASER : "Pour rentrer en France c'est 4000 à 4500 dollars de billets d'avion"
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BONUS THUNE EXPRESS : elle est cigale, il est fourmi, comment s'aimer ?
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Il est cigale, elle est fourmi : comment s'aimer ?
Dans un couple, l’argent ne se partage jamais seulement à deux. Il arrive avec les familles, les enfances, les phrases entendues à table, les peurs héritées, les principes plus ou moins digérés.
Jérémy et Lola sont trentenaires, enthousiastes, installés depuis peu à Marseille. Ils s’aiment, ils construisent, ils ont des projets. Mais comme souvent, leurs rapports à l’argent ne viennent pas du même endroit.
Chez l’un, il y a les montagnes russes de l’entrepreneuriat, l’incertitude, le risque, l’envie de créer. Chez l’autre, le salariat, la stabilité, le besoin de sécurité. Et entre les deux, une vie à organiser : une maison, des enfants, des choix à faire, des dépenses à arbitrer, des compromis à inventer.
Avec eux, on explore ce que les générations précédentes transmettent sans toujours le dire : les valeurs morales, les réflexes comptables, la peur de manquer, le goût du risque, l’idée même de ce qu’est une “bonne” façon de gérer son argent.
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TEASER : "Ma famille, elle a quand même moins d'argent que celle de Jérémy"
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Héritage : vendre la maison, liquider les fantômes
Hannah a toujours su qu’elle hériterait, avec sa sœur, de l’imposante demeure familiale de l’Ouest parisien.
Sur le papier, un cadeau. En réalité, un bloc de six millions d’euros, chargé d’ancêtres, de souvenirs, de meubles, de dettes affectives et de décisions impossibles.
À la mort de sa mère, Hannah découvre ce que veut dire hériter vraiment : vider, trier, vendre, liquider des générations entières, tout en essayant de comprendre ce qu’on garde, ce qu’on abandonne, et ce qu’on doit enfin laisser mourir.
Comment se sépare-t-on d’une maison qui raconte toute une famille ? Comment tire-t-on un trait sur son propre passé quand ce passé vaut une fortune ?
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TEASER : "On était parties pour la vendre dans la bonne humeur"
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BONUS THUNE EXPRESS : un riche au service des riches
Quelques questions rapido pour clôturer l'entretien en beauté.
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Il a une conciergerie de luxe : il est riche, au service des riches
Michaël Dayan est né riche, et son but, c'est de continuer à l'être. Et il est aussi très à l'aise quand il s'agit de parler de thune.
Son activité ? Patron d'une conciergerie de luxe et d'une entreprise de jets privés, entre autres. Et même s'il est disponible 24/24, il assume pourtant un goût prononcé pour l'oisiveté.
Vous allez l'entendre, Michaël n'est pas du genre à dissimuler son argent ni son goût pour le bling et la dépense.
Pour toutes ces raisons, et pour les réactions que cet entretien ne manquera pas de susciter, on le remercie de sa confiance.
Merci également à Pauline Habay pour son aide sur cet épisode.
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TEASER : "J'ai les clients prestigieux que certains aimeraient avoir"
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BONUS THUNE EXPRESS : Vivre de sa musique
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Vivre de sa musique : un compositeur sort du silence
Devenir musicien, embrasser le son, travailler l'émotion, dédier sa vie à l'art ... c'est noble. Et c'est compliqué. Car la réalité de ce métier, si sexy à 20 ans, est de suivre un chemin erratique, avec peu de repères, beaucoup de galères et une seule certitude, qu'on acquiert vite : le talent ne suffit pas.
Swan - c'est un pseudo - est un compositeur de 43 ans, obsessionnel du son, qui travaille jour et nuit. Après de longues années de dèche, il vit bien aujourd'hui de sa musique. Et même plutôt bien.
Au micro de Thune, il raconte ses moments d'angoisse existentielle, ses combines alimentaires, les rencontres qui ont transformé le peut-être en possible. Merci à lui de s'être livré sans enjoliver. Dans cet épisode, ni fard ni scène ni paillettes : bienvenue dans la réalité d'un musicien professionnel.
Interview : Laurence Vély
Montage : Frédéric Fortuny
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Vrais mecs, héros, guerriers... que nous coûte vraiment la virilité ?
Il y a des chiffres qui font l’effet d’une gifle.En France, 96,3 % des personnes détenues sont des hommes. À partir de ce constat, l’historienne Lucile Peytavin a eu une idée aussi simple que redoutable : et si l’on chiffrait ce que coûte, collectivement, cette virilité que l’on valorise depuis l’enfance ?
Pas les hommes. La virilité.
Celle qui apprend aux garçons à ne pas pleurer, à prendre des risques, à foncer, à dominer, à ne pas “faire fille”. Celle qu’on excuse souvent, qu’on romantise parfois, qu’on met en scène partout, des cours de récré aux films de gangsters, de Scarface à Fast and Furious.
Dans Le coût de la virilité (éditions Anne Carrière), Lucile Peytavin utilise les outils de l’économie pour mesurer le prix de cette surreprésentation masculine dans les violences, la délinquance, la criminalité et les conduites à risque. Police, justice, santé, sécurité routière, violences conjugales, homicides, accidents, maltraitance : l’addition est vertigineuse, près de 100 milliards d’euros par an.
Cet entretien fera peut-être grincer quelques dents. Tant mieux. Il ne s’agit pas de désigner un ennemi, mais de regarder froidement une facture que tout le monde paie : les femmes, les enfants, les hommes eux-mêmes, les victimes, les contribuables, la société entière.
Et de poser une question presque révolutionnaire : si l’on éduquait les garçons autrement, qu’est-ce qu’on économiserait ?
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BONUS THUNE EXPRESS : Franck Courtès
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Il gagnait bien sa vie... Et puis, a il choisi d'écrire
On la connaît bien, la figure romantique de l’artiste fauché, qui écrit à la lueur de sa dernière chandelle.
Mais on imagine moins qu’un écrivain publié chez Gallimard, chroniqué dans les médias, invité sur les plateaux et salué par la critique puisse, lui aussi, avoir du mal à vivre de sa plume.
C’est ce que raconte Franck Courtès dans son dernier livre, À pied d’œuvre. Il y décrit sa longue descente, palier après palier, dans une précarité qui n’a rien de poétique.
Dans sa vie précédente, il était photographe de presse. Il gagnait très bien sa vie, photographiait des stars, des patrons, des artistes, voyageait, travaillait pour de grands titres. Puis il décide de faire de l’écriture son métier.
Sauf qu’en devenant écrivain, il ne divise pas ses revenus par deux. Plutôt par vingt ou trente.
Alors, pour continuer à écrire, il accepte des petits boulots physiques : monter des meubles, débroussailler des jardins, descendre des gravats, louer ses bras sur des plateformes où la main-d’œuvre se négocie à la baisse.
Franck Courtès raconte la schizophrénie d’un métier qui le comble mais ne le nourrit pas. Le prestige symbolique d’un côté, les sardines, les pois chiches, le RSA et les missions payées au lance-pierre de l’autre.
Et on se pose cette question très simple : combien coûte la liberté de faire ce qu’on aime ?
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BONUS THUNE EXPRESS : gérer sa thune en prison
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Trafic, pots-de-vin et piscines gonflables : gérer sa thune en prison
C’est l’histoire de jeunes mecs qui se montent la tête autour d’un “coup facile”. Les yeux brillent, le plan paraît simple, presque abstrait. Il ne reste plus qu’à le faire.
Sauf qu’un braquage, ce n’est jamais abstrait. C’est violent, c’est risqué, ça laisse des victimes, et parfois ça avale une vie entière.
Le risque, Nadir n’y pense même pas. Il est jeune, sportif, bien dans sa vie. Il a 19 ans, il se croit solide, intouchable, plus malin que la chute.
Il prendra 16 ans. Il en fera 9.
Au micro de Thune, Nadir Chebila raconte ce que l’argent devient quand on entre en prison. Que fait-on de ce qu’on possède ? Combien coûte un avocat correct ? Comment vit-on quand chaque mandat est ponctionné ? Peut-on améliorer sa nourriture, sa literie, son quotidien ? Faut-il magouiller pour survivre ? Y a-t-il, en détention comme dehors, des riches et des pauvres ? Et quand on sort, comment regagner sa vie ?
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Nina et son invisible dette familiale
Nina est psychiatre.
Au micro de Thune, elle raconte son enfance de fille de parents immigrés marocains. Pas une enfance de misère, non. Mais une enfance où l’argent pèse partout.
Dans les phrases du père, qui se lève tôt pour faire un travail qu’il n’aime pas. Dans les silences de la mère, qui veut voir sa fille réussir, gagner sa vie, être indépendante, surtout ne jamais dépendre d’un homme comme elle a pu en dépendre.
Alors Nina bosse, beaucoup. Elle fait médecine, devient psychiatre, change de classe sociale, gagne très bien sa vie, vit aujourd’hui loin de la métropole, dans une maison avec piscine.
Sur le papier, tout va bien. Sauf que l’argent reste un sujet. Les prix qu’on compare, les dépenses qu’on contrôle, l’argent envoyé à la mère, la peur de se faire avoir, l’impression qu’il faut toujours assurer ses arrières.
En somme, Nina a réussi. Mais est-ce qu’on se libère vraiment du rapport à l’argent de ses parents ?
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