Les Voix de la Photo
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Les Voix de la Photo

Par Marine Lefort

Réseau : Marine Lefort

Les Voix de la Photo est le podcast des professionnels de la photographie.Je suis Marine Lefort, éditrice indépendante et fondatrice du podcast. Depuis plus de cinq ans, j’explore les métiers de l’image à travers des entretiens avec agents, galeristes, éditeurs, conservateurs… L’objectif : partager parcours, stratégies et conseils pour mieux comprendre le secteur et développer vos projets.Retrouvez ici plus d'informations sur mes formations livre photo : https://bit.ly/formationslivrephotoContact : lesvoixdelaphoto@gmail.comNewsletter : https://bit.ly/lesvoixdelaphotonewsletterInstagram, Facebook & LinkedIn : @lesvoixdelaphoto Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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212 épisodes · page 5 sur 8

#91 Lothar Schirmer (Art Collector & Publisher) ENGLISH EPISODE

#91 Lothar Schirmer (Art Collector & Publisher) ENGLISH EPISODE

15 novembre 2023· 56:01

In this episode, we delve into the fascinating journey of Lothar Schirmer, a publisher and art collector. We explored his post-war childhood in Cologne, his venture into art collecting, and his encounter with Cy Twombly and Joseph Beuys. We discovered the evolution of his publishing company and the story of his first book with Bernd and Hilla Becher then Helmut Newton and Robert Mapplethorpe. The episode further explores notable books such as the Nick Knight and the Yves Saint Laurent books. Schirmer also imparts advice for emerging publishers, offering insights for industry professionals. I hope you will like this episode in English!


01’40 – Childhood in Post-War Cologne

06’ – Teenage Passion: A Journey into Art Collecting (in particularly Cy Twombly and Joseph Beuys)

11’ – Publisher by Passion: Fostering Relationships with Artists

13’ – The Genesis of His Publishing Company

20’ – His First Book: Collaboration with Bernd and Hilla Becher

28’ – Iconic Encounters: Helmut Newton and Robert Mapplethorpe

32’ – Nick Knight Book

34’ – Yves Saint Laurent: The Story of the Book

45’ – Evolution of IT in Publishing

53’ – Advice for Emerging Publishers


Schirmer Mosel Website : https://www.schirmer-mosel.com/

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#89 Christine Cibert (Commissaire et journaliste culturel globe-trotter)

#89 Christine Cibert (Commissaire et journaliste culturel globe-trotter)

18 octobre 2023· 1:09:55

Dans cet épisode, Christine Cibert partage son expérience et ses apprentissages de commissaire et journaliste culturelle aux quatre coins du monde. Elle a vécu dans divers pays, dont le Cambodge, le Japon, le Mozambique, la Corée du Nord, la Suisse, et récemment en Tunisie. Christine aborde les défis de la réadaptation constante et la création de réseaux à chaque déménagement. Elle nous glisse des conseils pour préparer une expatriation et en particulier sur les questions à se poser pour appréhender une nouvelle scène artistique. À travers le récit de ses projets, elle nous raconte des rencontres mémorables avec des artistes tels qu'Eikō Hosoe et Nicolas Bouvier. Elle revient également sur son expérience à la Fondation Caron et l’exposition Wordpress Photo qu’elle a organisées au Mozambique avec Alida Akkerman. Christine nous dévoile également son projet d’exposer en Tunisie le photographe suisse Fred Boissonnas.


Retrouvez ici le site internet de Christine Cibert : https://www.christinecibert.com/


On a cité :

Sae Cardonnel Shimai (https://www.linkedin.com/in/sae-cardonnel-shimai-60a487135/?originalSubdomain=jp)

Kyotographie (https://www.kyotographie.jp/)

Alida Akkerman

Wordpress Photo (https://www.worldpressphoto.org/)

Eikō Hosoe

Nicolas Bouvier (https://www.linkedin.com/in/nicolas-bouvier-68605925/)

Fondation Caron (https://www.fondationgillescaron.org/)

Frédéric Boissonnas


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#88 Isabelle Saussol-Guignard (Les Déclencheurs)

#88 Isabelle Saussol-Guignard (Les Déclencheurs)

4 octobre 2023· 1:48:01

Dans cet épisode, Isabelle Saussol-Guignard revient sur les différents projets sur lesquels elle a travaillé dans le domaine de l'éducation à la lecture des images et la médiation culturelle à destination des adolescents. Véritable cas d’école, Isabelle revient en détail sur le projet de la Rentrée en Images auquel elle a été à l’initiative aux Rencontres d’Arles. Elle revient également sur les outils pédagogiques mis en place, les ateliers pratiques, les événements, mais aussi les formations destinées aux médiateurs, aux bibliothécaires et aux enseignants. Elle explore également les sujets contemporains liés à la perception des images dans le contexte numérique sur les réseaux sociaux, ainsi que l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'analyse des images. Dans cet entretien, elle nous donne des conseils précis et des pistes de réflexion sur l’éducation à l’image adressée à différents publics. Bon écoute !


1’20 – Qui est Isabelle Saussol-Guignard et ses projets en médiation culturelle avec comme audience de prédilection les adolescents

6’30 – Sa formation et ses premières expériences professionnelles à l’opéra de Paris, à la BNF et le fonds de promotion de l’artisanat

19’ – Ses débuts aux Rencontres d’Arles et la genèse de la Rentrée en Images

35’ – Les évolutions de la Rentrée en Images et le jeu Pause Photo Prose

1h09 – Les projets des Déclencheurs : projets au Mucem, au Louvre, à Luma, les résidences professionnelles à la Villa Médicis…

1h16 – Le jeu Traqueurs d’infox, dispositif d’éducation mené au sein du réseau de la Protection Judiciaire de la Jeunesse

1h33 – Les évolutions de l’éducation à l’image à l’heure de l’intelligence artificielle

1h40 – Ses conseils pour des personnes qui souhaitent créer des ateliers d'éducation à l’image


On a cité

Les déclencheurs (https://www.les-declencheurs.com/)

Les Rencontres d'Arles (https://www.rencontres-arles.com/)

Adèle Fremolle, directrice de la Villa Kujoyama (https://www.linkedin.com/in/adele-fremolle-835b7b14/)

Thierry Grillet, BNF (https://www.linkedin.com/in/grillet-thierry-aa608750/)

Hélène Weber-Valade, Fonds national de promotion et de communication de l'artisanat (FNPCA)

François Hébel, Rencontres d'Arles (https://www.linkedin.com/in/francois-h%C3%A9bel-163929a6/)

Alain Arnaudet, Rencontres d'Arles (https://www.linkedin.com/in/alain-arnaudet-107ba6204/)

Sam Stourdze, Rencontres d'Arles et Villa Médicis


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#87 Philippe Bergonzo (KG+, Galerie Tsubomido)

#87 Philippe Bergonzo (KG+, Galerie Tsubomido)

20 septembre 2023· 1:46:27

Dans cet épisode, Philippe Bergonzo revient sur sa carrière, débutée à la Galerie japonaise Yoshii à Paris, où il a découvert les codes japonais et ses différents projets au Japon depuis 1998. Il nous présente l'événement satellite KG+ qu’il a lancé avec l’équipe de Kyotographie dès la première édition du festival, KG+ Select, et le label Offshoot, tout en évoquant sa galerie Tsubomido, son activité de courtage (vente en direct d’œuvres d’art à des collectionneurs) et nous dévoile le projet de résidence à Venise de son frère Renaud Bergonzo. À travers ses expériences, il nous dévoile le marché de l'art japonais, très particulier et difficile à appréhender centré sur la confiance et la culture des "giri" (entre le renvoi d’ascenseur et la dette d’honneur), ainsi que les galeries de locations ("kasigaro") et les ventes aux enchères devenues accessibles aux non professionnels. Dans cet épisode, nous avons aussi abordé des aspects de la culture de l'image au Japon à travers des observations du quotidien. Bonne écoute ! 


On a cité : 

Galerie Yoshii (https://yoshiigallery.com/)

Son frère Renaud Bergonzo et Bergonzofirstfloor (https://www.bergonzo.paris/)

Lucile Reyboz, co-fondatrice de Kyotographie (https://www.kyotographie.jp/)

KG+ (https://kgplus.kyotographie.jp/)

Galerie Tsubomido (https://www.facebook.com/tsubomido.kyoto)


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#86 Sylvain Besson (musée Nicéphore Niépce)

#86 Sylvain Besson (musée Nicéphore Niépce)

5 juillet 2023· 53:06

Sylvain Besson est le directeur des collections du musée Nicéphore Niépce et dans cet épisode on a parlé de son arrivée à un moment décisif du musée et de ses vingt ans dans cette structure. Il nous a expliqué que l’on est actuellement dans une période charnière où il est particulièrement important d’être vigilant sur la sauvegarde de certains fonds de photographes du 20e siècle qui travaillaient à l’argentique. On a abordé les évolutions des métiers de la conservation et en particulier la prise en compte des aspects écologiques dans la gestion de fonds de photographes. Bonne écoute !


3’30 – Sa formation : depuis la biologie cellulaire aux métiers de la documentation. Son arrivée au musée Nicéphore Niépce à un moment déterminant dans l’histoire du musée.

11’40 – La plupart des collections ont été acquises par le premier directeur de la structure Paul Geai, le directeur François Cheval a posé les bases intellectuelles de ces collections et Sylvain Besson et son équipe continuent à acquérir et travailler sur les fonds. 

13’30 – Son équipe au sein du musée de plus de quarante personnes est composée de 8 personnes.

18’ – En 2009, ils ont acheté l’ensemble de la production de Peter Knapp et Audrey Hoareau s’est consacrée au fonds de ce photographe pendant un an. Ce projet a permis en place une méthode de travail et le musée a acquis une trentaine de fonds entre 2009 et 2021. 

21’40 – Pendant de nombreuses années ils étaient seuls avec la Médiathèque du Patrimoine à recevoir des fonds de photographes, mais il a vu une prise de conscience depuis 5 ans par les ayants droit et les institutions.

28’ – Délai de 3 ans en moyenne pour faire une expo, mais parfois délai beaucoup plus long pour traiter un fonds, car travail sur le temps long.

34’ – Évolution du métier : avant on envoyait des diapositifs maintenant des wetransfer.

Le musée est souvent interrogé sur la répartition de ses collections de femmes ou hommes photographes, mais depuis sa création le musée a une répartition équitable de genre.

La thématique de l’écologie est très présente chez les artistes du point de vue de leurs recherches artistiques, mais aussi sur l’aspect écologique ou non écologique de leur pratique.

38’30 – Le passage de l’argentique au numérique :

-       Un fonds de photo argentique pollue avec : des pochettes et cartons neutres, une température maintenue basse et un fonds de photo argentique pouvait être rangés dans une étagère

-       Un fonds de photographie pollue également avec les différents disques durs et serveurs et avec un volume de photos souvent plus important à traiter

43’ – Le musée Nicéphore Nièpce fait partit de la commission patrimoine du département de la photo au Ministère et les échanges entre les différentes structures de cette commission permettent que les fonds soient acquis par les structures les plus adéquates. La plupart des musées n’ont pas tendance à prendre des fonds entiers.

45’ – Période intéressante, car passage de l’argentique au numérique durant laquelle les photographes qui ont travaillé au 20e sont en train de nous quitter.

48’- Son conseil pour des ayants droit ou photographes et de se renseigner en ligne et d’aller voir les institutions pour pouvoir préparer au mieux une potentielle acquisition plus tard.

53’ – Gérer le fonds d’un photographe c’est gérer de l’humain que ce soit le photographe directement, les ayants droit ou les agents. 


Site du musée : https://www.museeniepce.com/


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#85 Fabiène Gay Jacob Vial (Festival Professionnel de la Photographie Amateur)

#85 Fabiène Gay Jacob Vial (Festival Professionnel de la Photographie Amateur)

21 juin 2023· 41:06

Fabiène Gay Jacob Vial accompagne des photographes depuis plus de vingt ans et dans cet épisode on est revenu sur ses premières missions en développement stratégique pour des chefs d’entreprises et sa rencontre déterminante à Marseille avec les photographes Abed Abidat et Martine Montégrandi. On a parlé des projets menés dans le cadre de la structure associative CAMàYEUX Marseille, où ils ont eu des projets avec des photographes professionnels et en proposant des activités pour des publics de photographes amateurs (jeunes publics, centres sociaux et personnes âgées). On a également abordé ses deux projets actuels : le Festival Professionnel à Arles de la Photographie Amateur et les accompagnements individuels pour des photographes. Fabiène est revenue sur l’importance d’avoir une culture photo forte, d’ être en capacité de s’affirmer et affirmer le propos que l’on porte, mais aussi d’être capable d’accepter de prendre le temps et laisser parfois les choses décanter avant de revenir dessus. Bonne écoute !


1’45 – Ses études à l’Escom et ses premières missions en développement stratégique pour des chefs d’entreprises

10’ – Sa rencontre avec les photographes : Abed Abidat et Martine Montégrandi qui avaient créé la maison d’édition Images Plurielles et CAMàYEUX avec un lieu d’exposition. Ambition de ce lieu : exposer des artistes nationaux et internationaux et créer une émulation au niveau locale. Elle y rencontre des photographes et comprend la difficulté à vivre de son métier.

13’ - Elle propose à Martine et Abed d’aller voir le monde des entreprises et de les stimuler de façon pédagogique pour provoquer des commandes pour des photographes via leurs intermédiaires. Ils aident également les photographes sur des aspects business et artistiques.

16’ – Elle développe des ateliers de photo animés par des photographes de leur réseau pour de jeunes publics, des séniors et pour des centres sociaux. Mais aussi des actions liées au territoire dans le cadre d’un programme national de renouvellement urbain dans des quartiers populaires.

24’ – L’association avait été créée en 1997, Fabiène rejoint le duo en 2001, ils ont été jusqu’à 15 salariés et en 2011 la structure juridique s’arrête, mais les projets d’accompagnement continuent sous une forme plus légère.

25’ – A la fin de l’aventure CAMàYEUX, les éditions Eyrolles lui proposent de réaliser 4 ouvrages et cela lui permet de poser à l’écrit les apprentissages de ses dernières années. Désormais, elle a 2 activités : le Festival Professionnel de la Photographie Amateur à Arles et un accompagnement personnalisé avec 5 photographes.

31’ – Les évolutions dans le milieu de la photo :

Un élargissement des publics avec un réel intérêt sur le discours autour de la photo et une augmentation des lieux de monstrations.

Les photographes qui viennent vers eux sont plus impliqués, ils souhaitent exprimer un récit par la photo et pas juste faire une belle image.

34’30 - Des conseils pour les photographes :

Avoir une culture photo forte.

Savoir qui on veut être en tant que photographe : comment cette volonté m’habite et comment elle va durer.

Être en capacité de s’affirmer et affirmer le propos que l’on porte.

Être photographe demande du temps et il est important de savoir si on est capable de prendre le temps et laisser parfois les choses décanter avant de revenir dessus.


Compte Instagram de Fabiène Gay Jacob Vial : https://www.instagram.com/fabienegayjacobvial/


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#84 Sayaka Takahashi (PGI) ENGLISH EPISODE

#84 Sayaka Takahashi (PGI) ENGLISH EPISODE

7 juin 2023· 21:48

PGI in Tokyo is the second-oldest photography gallery in Japan and in this episode, the actual director of this gallery, Sayaka Takahashi explains to us the evolution of her work as a gallerist for 20 years. When she started her main thought was to attract more people to come to the gallery and now she participates in photo art airs such as AIPAD in NY, portfolio reviews and organized talks. One of her new goals is to sell the work of the artists represented by the gallery to the right institutions. I hope you will like this second episode in English!

 

1’30- Her studies at Waseda University in Literature with her professor and photography critic Osamu Hiraki, her work experience at the Higashikawa International Photography Festival in Hokkaido and her encounter with Hiroaki Yoshino, the director of PGI Shibaura.

3’30- PGI is a gallery specializing in photography with a labo for preservation and framing. She started to work for PGI as a part-timer in 1998 and became the director in 2010.

When he was 18 years old, she heard about the “Onnanoko Shashin” movement (Onnanoko means female and shashin photography) and she was inspired by these female photographers.

8’ – PGI opened in 1979 as a place to look at the physical print. The first commercial photo gallery in Japan is Zeit-Foto Salon which was owned by Etsuro Ishihara and PGI was the second one. The owner of the PGI studied medicine in California and met the photographer Ansel Adams here and he decided to open a gallery when he was back in Tokyo.

10’- When she started as a gallerist her main thought was how to get more people to visit the gallery. They did 10 exhibitions per year, and now 6/8. They started to hold gallery talks, participate in portfolio and events to meet emerging artists, and participated in photo fairs (Tokyo Photo and AIPAD from 2013). After participating in AIPAD, now she has a new goal to place the work of the artists she works with within the right institutions. She learned a lot about photography when speaking with other dealers during AIPAD.

13’34 – In 2022, she sold the work “The map” of Kikuji Kawada to the Museum of Fine Arts, Boston (an exceptionally large collection of negatives, contact sheets, 87 prints from 1989, plus vintage prints and a first edition from 1965 of the photographic book).

15’ – Another example of a project is the exhibition and the book of Tokuko Ushioda “My Husband” which were released in 2022.

20’- Her pieces of advice for young gallerists are to stay curious and interested in artists and to know their works perfectly to be able to introduce their works to more people.


PGI website : https://www.pgi.ac/en/


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#83 Lucille Reyboz (Kyotographie)

#83 Lucille Reyboz (Kyotographie)

24 mai 2023· 37:35

Lucille Reyboz, la cofondatrice du festival de photo japonaise Kyotographie revient sur la genèse du festival qu’elle a cofondé avec Yusuke Nakanishi à Kyoto à la suite du tremblement de terre de 2011 au Japon. Elle nous explique les évolutions du festival depuis 11 éditions avec cette année la création du festival de musique Kyotophonie, les difficultés et opportunités liées au covid des 3 dernières éditions et le processus organique de mise en place de la programmation. On a aussi parlé de la très créative scène photographique japonaise féminine et de la grande liberté des photographes avec le médium photographique.


1’ : Sa carrière de photographe : assistante de photographes, ses premières pochettes d’album et le prix de la Fondation Hachette qui l’a amené au Japon au début des années 2000.

6' : La genèse de Kyotographie : Sa rencontre avec le cofondateur du festival Yusuke Nakanishi, directeur de photographie et le séisme de 2011 qui a provoqué l’envie de réaliser un projet à impact en rassemblant des photographes japonais et étrangers et de mettre leurs carrières respectives de côté.

8' : Le festival estival de Kyoto, Gion Matsuri durant lequel les grandes maisons de Kyoto sont ouvertes au public a été une révélation, car ils ont découvert les trésors des maisons japonaises. Elle a été inspirée également par les Rencontres de la photographie d’Arles qui exposent également de la photographie dans des lieux historiques de la ville.

12'30 : Le festival n’a pas eu d’aide du gouvernement dans les premières années, car les fondateurs souhaitaient rester libres dans leurs programmations. La marque Chanel a été présente dès la première édition et cela a permis d’avoir d’autres partenaires privés.

15' : L’importance de fédérer l’ancrage local en faisant attention à la façon d’exposer certains sujets sensibles au Japon, en impliquant la communauté locale et en préservant l’âme des lieux.

16'52 : L’équipe du festival : toute l‘année ils sont 7, pendant 9 mois ils sont 30/40 et ils sont 300 pendant le festival.

18’50 : La thématique et la programmation sont décidées avec des directeurs d’institutions et des commissaires d’expositions. Ils sont tous les deux impliqués avec les photographes/scénographes plusieurs mois avant le festival. Lucille sera plus sur le choix et la production des images et Yusuke sur la production des espaces et en particulier la lumière. Lucille est plus sur les partenaires internationaux et Yusukue sur les partenaires japonais et les relations avec la ville.

22’ : La période du covid a renforcé l’ancrage local, car tous les événements et musées étaient fermés.

28’ : Les évolutions dans le milieu de la photo :

- Une très grande liberté avec le médium photographique dans le monde.

- une photographie féminine très profonde, libre et intime. Dans une société japonaise contenue et contrôlée, l’appareil photo est le moyen d’expression de certaines femmes japonaises.

32’30 : Son conseil pour des personnes qui souhaitent créer un festival : il faut que le projet soit porté par une vraie nécessité, sinon sur la longueur cela ne tient pas et ce ne sera pas convaincant pour les artistes et partenaires.

Son conseil pour les photographes : ne pas se laisser démotiver ou influencer, mais rester connecté à ce qu’on ressent profondément.

36’ : Et une nouveauté en 2023 ! La 1ere édition de Kyotophonie, un festival pour renouer ses liens avec la musique. En 2 temps avec une 1ere partie pendant Kyotographie et une 2e partie à l’Automne, 3 jours de musique dans 1 des 3 plus beaux lieux du Japon.


Site de Kyotographie : https://www.kyotographie.jp/


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#82 Xavier Martel (Historien)

#82 Xavier Martel (Historien)

10 mai 2023· 56:32

Xavier Martel, historien de formation, revient sur ses 5 années au Musée français départemental de la Photographie à Bièvres, l’exposition sur la photographie japonaise qu’il a réalisé pour le patrimoine photographique en 2004 et sa participation à araGo, le portail français de la photo. Habitant au Japon depuis 10 ans, nous avons aussi parlé de photographie japonaise et en particulier du statut d’artisan des photographes japonais. Bonne écoute !


02’ – Xavier Martel, une formation polyvalente à l’ENSP à Arles.

7’45 – Durant 5 ans, il fut responsable des collections protéiformes du Musée français départemental de la Photographie à Bièvres pas les tirages et les photos numériques, mais tout le reste : matériels de laboratoire, sacoches d’appareils photo, etc.

13’ – Il a commencé une thèse sur l’iconographie touristique comme propagande nationale et il nous parle des photographies de l’association du Touring club de France.

15’40 – Sa première rencontre avec la photo japonaise : il a participé à un recollement de la Société Française de Photographie et a découvert des tirages de photographes japonais. Puis il a travaillé au Centre Île-de-France en tant que chargé des publics quand Sylvain Lisson était directeur avec une expo inaugurale sur les collections japonaises dans les collections publiques. Il a alors proposé un complément de photographies venant de la FSP.

21’40 – Il a travaillé pour le patrimoine photographique sur l’expo photo : Japon 1945-1975 Un renouveau photographique et a fait une résidence de six mois dans une résidence d’artiste (la Villa Kujoyama) au Japon à Kyoto.

25’ – Son retour en France fut compliqué, car les institutions n’étaient pas intéressées par une exposition sur la photographie japonaise.

29’ – Il a travaillé sur un projet mené par le ministère de la Culture déléguée à la Réunion des Musées Nationaux et du Grand Palais : le portail français de la photo, araGo. Le but était de présenter un portail avec toutes les photos des collections publiques (archives, musées et bibliothèques) et privées (galeries, etc.). Projet mené pendant deux ans, lancé à Arles en 2011, préfiguration à Paris Photo en 2011, ouverture du portail en 2012 alors qu’il écrivait des textes pour le portail depuis le japon puis le projet a été mis en pause.

34’ – En venant vivre au Japon, en parallèle du projet Arago il souhaitait écrire une histoire de la photo japonaise. Sa question de départ : on parle des images faites par des Japonais ou des étrangers qui font de la photo au japon ? Les liens entre les territoires et les photos sont très forts.

41’30 – Peu de galeries de photographie (il apprécie la Galerie MEM créée par Katsuya Ishida) au Japon. Importance du livre, car le Japon est un pays de l’écrit et moins de l’exposition.

45’ – Des photographes japonais qui ne se considèrent pas comme des artistes (Shōmei Tōmatsu, Shōji Ueda). Les photographes reconnus comme des artistes au japon ont fait carrière à l’international comme Hiroshi Sugimoto.

48’- Très peu de collectionneurs au Japon d’art contemporain. Le travail de valorisation de la photographie et de la structuration du marché de l’art fut initié aux EU.

50’ – Les images photo ne pas sacralisées, les photographies sont moins des objets, mais plus consommables. Production d’images et non pas d’objets. Au Japon, il n’y a pas de différence entre artisan et artiste. Le photographe japonais Shōmei Tōmatsu disait : un photographe est uniquement un œil. Comme le photographe Eugène Atget, il disait qu’il faisait uniquement des documents pour les personnes qu’il prenait en photo et qu’il était un artisan au service des artistes.


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#81 Clément Chéroux (Fondation Henri Cartier-Bresson)

#81 Clément Chéroux (Fondation Henri Cartier-Bresson)

26 avril 2023· 46:47

Clément Chéroux, directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson revient sur son parcours et ses apprentissages durant ses expériences de conservateur en chef de la photographie au Centre Pompidou, au Musée d'art moderne de San Francisco, au MoMA à New York. Il nous explique les différences qu’il observe dans les méthodes de travail et la relation à la photographie entre la France et les Etats-Unis. Il nous présente les différentes activités de la Fondation Henri Cartier-Bresson qui fête ses 20 ans en 2023 : des expositions dans les murs de son espace parisien, des expositions itinérantes, des publications, un prix HCB, des conférences et des recherches actives sur le fond HCB et Martine Franck. La fondation HCB a principalement trois sources de financement privés : la billetterie, les dividendes du placement du capital de départ de la fondation et la recherche de mécénat (entreprise ou individuel). Bonne écoute !


2’ – La découverte de Clément Chéroux avec la photo comme moyen d’expression.

5’ – Ses études en histoire de l’art à Paris VIII puis à l’école de la photographie d’Arles. Cette double formation en photographie : théorique et plus pratique est à l’origine de son intérêt pour les pratiques photographiques.

9’20 – Son expérience de conservateur en chef de la photographie au Musée d'art moderne de San Francisco et au MoMA à New York et en particulier les différences dans les méthodes de travail.

17‘ – Il a travaillé en tant que conservateur de la photographie aux États-Unis et en France et il nous explique les différences d’un point de vue professionnel en revenant sur le développement de la photographie aux États-Unis au siècle dernier.

21’ – La fondation HCB fut créée en 2003 et reconnue comme fondation d’utilité publique. Lieu de préservation des fonds Henri Cartier-Bresson et sa femme Martine Franck. Un de ses rôles est de faire en sorte que leurs œuvres soient réactivées en permanence en les mettant à l’épreuve des périodes contemporaines.

26’30 – La fondation HCB est la seule fondation pour des photographes en France. Aux États-Unis, il est inspiré par les fondations : Irving Penn, Richard Avedon, Gordon Parks…

29’ - Les projets de la fondation HCB : des expositions dans les murs de ses espaces et qui voyagent dans le monde entier, prix HCB qui récompense tous les deux ans un photographe avec une exposition et un catalogue, des publications, une librairie, un site, des conférences et des recherches sur les collections de la fondation.

35’ – Un financement privé sans subvention composé principalement : de la billetterie, des dividendes du placement d’un capital de départ et de recherche de mécénat (entreprise ou individuel).

37’30 – Deux constats dans le milieu de la photo :

- La recherche de financement prend de plus en plus de place dans le travail des professionnels de la culture (c’était plus d’habituel aux EU, mais il observe le même phénomène en France.)

- Au milieu des années 80, les historiens, curateurs, journalistes s’intéressaient à la façon dont on est produite des images et depuis les années 90, on parle de la diffusion et il pense que le prochain focus sera sur le regardeur.

43’30 – Importance du processus d’apprentissage par l’erreur. Aussi, il veut mettre en garde contre l’apparente simplicité de la photographie. La photographie est un objet qui semble évident alors qu’au contraire la photographie demande du temps long de recherche.


Site de la Fondation Henri Cartier-Bresson : https://www.henricartierbresson.org/


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#80 Anne Immelé (Biennale de la Photographie de Mulhouse)

#80 Anne Immelé (Biennale de la Photographie de Mulhouse)

12 avril 2023· 55:38

Dans cet épisode, nous échangeons avec Anne Immelé, directrice artistique et co-fondatrice avec Jean-Yves Guénier de la Biennale de la photo de Mulhouse. Elle est revenue sur son expérience à la galerie de la Filature à Mulhouse, sa recherche universitaire en histoire de la photo et son enseignement à l’école de la HEAR. Elle est revenue sur les différentes évolutions de la Biennale depuis sa création en 2013 et sur l’importance de son ancrage local : ancrage local au niveau de la ville de Mulhouse, de la région Grand Est et de sa position transfrontalière. Bonne écoute !


01’30 – Une formation à l’école d’Arles et un master d’art visuel à l’université Laval de Québec. 

07’ – Une expérience de 5 ans à la Filature (Galerie de photo de la scène nationale à Mulhouse), une thèse de doctorat sur la notion de séquences en photographies et l’enseignement à l’école de la HEAR.

16’40 – La création de la Biennale de la Photographie de Mulhouse avec Jean-Yves Guénier. Elle revient sur l’intérêt fort territorial pour la photo depuis le passé industriel de la ville au 19e siècle. L'importance de l'ancrage locale : contexte de la ville, de la région Grand Est et sa position transfrontalière avec aussi une envie d’inviter des photographes internationaux jamais exposés en France. 

Mise en relation et collaboration avec l’équipe du Musée des Beaux-Arts et les autres musées municipaux de la ville depuis le début.

24’ – Les subventions : ville, région Grand Est, Drac, le département et des mécènes privés depuis la dernière édition.

Dès le début de la Biennale, ils se sont entourés de personnes pour la communication, site web, dossier de presse…

Ancrage local en collaborant avec des talents de la région : artisans tireurs, encadreurs basés à Mulhouse, la Revue Nouveau, ...

32’30 – La thématique pour chaque édition unit les expositions de chaque édition : 2013 : Play and replay. 2016 : L’autre est le même. 2018 : Attraction. 2020 : This is the end. 2022 : Corps célestes.

38’ – Elle a dû mettre en pause sa pratique photographique personnelle de 2012 à 2018. L’expérience lui a permis de n’avoir par peur de se confronter à de grandes expos. 

41’ – Les œuvres dans l’espace représentent 1/3 des œuvres de la Biennale. 

42’ - Ses conseils pour des photographes : 

-Se construire un réseau dans les écoles

-Faire une recherche des lieux où la programmation semble en adéquation avec son travail et envoyer un PDF en basse définition

-Se déplacer pour aller voir des expositions et des vernissages et demander des rendez-vous en physique à des professionnels de la photographie. Les choses se font dans la durée et un suivi est nécessaire

-Penser à l’internationale.

Ses conseils pour des personnes qui veulent créer des événements photo : 

-Se demander pourquoi. Comment l’événement s’articule-t ’il avec les autres événements de la région ? Se concerter avec les acteurs locaux.


Site de la Biennale de Photographie de Mulhouse : http://www.biennale-photo-mulhouse.com/2022/


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#79 David Serdimet (Prophot)

#79 David Serdimet (Prophot)

29 mars 2023· 51:12

Dans l’épisode avec le dirigeant de Prophot, David Serdimet nous a parlé de sa carrière, de sa rencontre avec la photo par le biais des besoins techniques des photographes, de son arrivée chez Prophot à un moment stratégique de repositionnement de l’entreprise il y a 8 ans et des évolutions du milieu de la photo de son point de vue technique. Bonne écoute !


2’40 – Sa carrière de pilote dans la marine nationale, chez l’entreprise d’éclairage de studio photo Balkar, chez Manfrotto (Vivendum actuel)

10’ – Sa rencontre avec la photo par le biais du matériel, le début de son intérêt de découvrir les besoins des photographes et de pouvoir les conseiller sur un point de vue technique

12’30 – Son expérience de conseiller en informatique, puis a travaillé en tant que conseiller stratégique pour le patron de e-center et photo service (impression BtoB et BtoC) et il est arrivé chez Prophot il y a 8 ans. La marque était dans une situation délicate et un repositionnement stratégique a été fait, avec comme axes principaux :

-       une focalisation sur les clients professionnels (clients historiques de la marque)

-       un développement de la partie vidéo

22’ – Prophot aujourd’hui c’est des prestations de services pour aider les studios ou clients à paramétrer leurs studios. Leur enjeu est de comprendre leurs besoins de création d’image et leurs proposer la solution la plus adaptée pour réaliser des images.

28’45 – Prophot, l’entreprise c’est une quarantaine de personnes. Mais c’est aussi : l’entreprise d’impression professionnelle Graphic réseau de 17 personnes qu’ils ont racheté et SMS tech, société de service d’installation et de maintenance d’équipement d’une dizaine de personnes. Avec un CA d’une trentaine de millions d’euros qui a l’ambition de continuer à croitre doucement dans les métiers de la chaîne de l’image.

35’ - Le gros challenge est de s’adapter aux évolutions et nouvelles pratiques du milieu de la photo :

-       Le monde de la photo/vidéo est beaucoup plus petit qu’avant.

-       Il y a eu une grosse baisse de vente d’appareil photo pour les amateurs car désormais les téléphones portables font de la photo sociale.

-       Mais il est aussi important de noter qu’il ne s’est jamais pris autant de photo que maintenant.

43’30 – L’importance de la veille auprès des fournisseurs et des médias spécialisés en France et à l’étranger, faire des tests technique en interne et être en contact quotidien avec les photographes.

48’ – Son conseil pour des photographes : pour être un professionnel et vivre de la photo, il faut avoir des clients et ceux qui réussissent dédient 20% de leurs temps à aller chercher des clients. 


Site de Prophot : https://www.prophot.com/

LinkedIn de David Serdimet : https://www.linkedin.com/in/david-serdimet-7666b0/


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#78 Ivan Vartanian (Goliga) ENGLISH EPISODE

#78 Ivan Vartanian (Goliga) ENGLISH EPISODE

15 mars 2023· 54:33

In this first episode in English, I am with a publisher specializing in Japanese photography, Ivan Vartanian. In this episode, he spoke about his career and he gives us his opinion on the evolution of photobook publishing over the past 10 years and also the current opportunities in this industry. We talked about some cultural differences between Western and Japanese photography in particular the difficulty of not applying our own way of thinking and our own filter when we see photographs from another country. According to Ivan, discovering photography for another country is a process of self-discovery: "The more you’re engaged with this country's culture, the more you learn about yourself ." I hope you will like this episode!


1’50 – Who is Ivan Vartanian? His work experience at Aperture NY.

08’55 – His first job in Tokyo for the Japanese publisher Korinsha and his beginning as an independent publisher

20’ – His approach to creating a book: « what the trajectory of photography is nowadays and what contribution I can give to the broader discussion ».

31’ - Challenges in the book industry in the 2000s and today opportunities thanks to online independent publishing

Now :

- Easier to interact with people through social media

- During corona online shopping has exploded.

- Logistics easier (Amazon, Walmart (USA).

37’ – The Japanese photography industry.

The market for selling photographs almost does not exist or is very small.

The publishing industry is much richer. There is a lot of interest and appetite for the consumption of contemporary photography in Japan through magazines.

Photography is appreciated to the relation with a media, with the story that appears. Photograph response to discourse in a magazine. Different to a photograph that has been done for the sale.

43’ – In Western countries: conceptualizing photography as a vehicle for a story. The story of the subject, photographer, and nation. Narrative. In Japan, photography is not just a story vehicle. People are eager to apply a story to work. Not untrue but not the only filter.

46’ – "Discovering photography for another country is a process of self-discovery. The more you engaged the more you learned about yourself". "Japanese photography can be the place for a western audience to discover pre-established ideas about photography".

49’ – The understanding of the Japanese photobook is convenient for a western audience because it fits the model. The pre-existing model of an artist who is working in isolation and creating art from zero and putting it out in the world. It is not inaccurate but it is just one way. There are lots of polarization and collaboration between writers and artists. Photographers do not work in a vacuum. 


Goliga website : https://goliga.com/


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#77 Jeanne Mercier (Afrique in visu)

#77 Jeanne Mercier (Afrique in visu)

1 mars 2023· 50:21

Dans cet épisode avec Jeanne Mercier nous avons parlé de la plateforme Afrique in visu qu’elle a cofondé avec son compagnon Baptiste de Ville d’Avray en 2006 au Mali en parallèle de recherches en histoire de la photographie. Elle est revenue sur les différentes évolutions de la plateforme qui ont été guidées par des rencontres et des opportunités durant un moment d’effervescences en Afrique avec la création d’événements, de biennales et de lieux, mais aussi un manque de représentation des artistes du continent africain et de sa diaspora à l’extérieur du continent. Elle aborde le fait qu’ils n’avaient pas réfléchi au discours au moment du lancement de la plateforme et qu’ils ont découvert les enjeux politiques et sociaux à travers des rencontres et la lecture de culturals studies. Elle a remarqué que certains artistes se réapproprient l’histoire coloniale à travers leurs travaux à partir d'archives familiales ou nationales pour nous interroger sur la création de notre mémoire collective. Bonne écoute !


01’15 – Qui est Jeanne Mercier et qu’est-ce que la plateforme Afrique in visu aujourd’hui ?

03’ – Sa formation en histoire de la photographie, un master de recherche sur la Biennale de Bamako en 2005 pour les 11 ans de la biennale et l’enseignement d’histoire de la photographie au Centre de photo du Mali.

09’30 – Elle comprend qu’elle vit un moment charnier avec une effervescence en Afrique avec la création d’événements, de biennales et de lieux, mais qu’il y a un manque de représentation des artistes du continent africain, de sa diaspora à l’extérieur du continent et qu'on ne connaît pas la création contemporaine.

11’30 – Le début d'Afrique in visu et les évolutions jusqu'à leurs retours en France.

23’ – Ils vont revenir en France en 2007, car ils sont appelés pour participer à la première édition de Photo Quai. Ils vont exposer Alioune Bâ à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Afrique in visu change et devient un endroit où les gens vont repérer des photographes.

29’ – Les évolutions de leurs projets : au début ils avaient envie de comprendre comment on passe de la photo documentaire à la photo artistique et ils n’avaient pas réfléchi au discours. Au fur et à mesure du projet, ils ont découvert les cultural studies, des penseurs et des lieux vont émerger. Il est très important que l’histoire se fasse par les gens du continent et non par des gens de l'extérieurs. Les sujets de lutte contre le racisme systémique, les questions identitaires et la représentation de toutes les minorités se retrouvent dans les expositions qu’ils organisent et dans les entretiens qu’ils font avec les artistes.

34’ – Très tôt ils se sont dit qu’ils allaient être des coordinateurs de projets et qu’ils n’allaient pas répondre aux demandes de workshop sur le continent qu’on leur proposait.

37’30 – Les évolutions dans le passé et le futur sur le continent Africain et sa diaspora.

44’ - Ses conseils pour les photographes : sortir de son téléphone et son ordinateur et aller voir des expos pour voir les tirages et avoir une expérience physique de l’image. Mais aussi aller voir les professionnels du milieu de la photo. Elle encourage les artistes à se rassembler en collectif pour s’entraider en partageant du matériel et en échangeant. 


Le site d'Afrique in visu : https://www.afriqueinvisu.org/


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#76 Jean-Kenta Gauthier (Galerie Jean-Kenta Gauthier)

#76 Jean-Kenta Gauthier (Galerie Jean-Kenta Gauthier)

15 février 2023· 1:03:40

Jean-Kenta Gauthier est galeriste à Paris depuis 2014 et dans cet épisode il est revenu sur son parcours professionnel avant de créer sa galerie, les étapes importantes de sa galerie jusqu’à l’inauguration de sa dernière exposition. On a aussi abordé l’histoire de sa galerie qui a d’abord été connue pour ses expositions avec des photographes japonais puis de son envie de changer cette image, car cela allait à l’encontre de ce qu’il souhaite défendre. Il nous a parlé de la poésie qui infuse tous ses projets, l’importance d’archiver la vie de sa galerie pour pouvoir garder une trace de son travail et de sa manière de construire une exposition en cherchant à justifier tous les choix et décisions des artistes. Il nous a également glissé des conseils pour des photographes qui souhaitent travailler avec des galeristes. Bonne écoute !


1’ – Qui est Jean-Kenta Gauthier ? Sa formation en philosophie et ses rencontres avec le monde de l’art et des galeries

10’ – Pendant les premières années de la galerie, ils ont présenté principalement des projets en lien avec le Japon. En particulier une grande exposition en 2015 à Arles de huit photographes japonais avec Simon Baker et Akio Nagasawa. Puis il a freiné les projets en lien avec le Japon car il s’est rendu compte que la galerie se faisait connaître sous l’étiquette de cette spécialité de photographie japonaise et que cela allait à l’encontre de ce qu’il souhaite défendre.

18’ – En 2023, la galerie entre dans une nouvelle phase de valorisation de ses archives.

29’ – Il a été à une conférence organisée par Clément Cheroux et il a retenu le principe suivant : Avant, on se posait la question de la production. Maintenant, on s’intéresse à la diffusion de la photo Dans le futur, la question de la réception de la photo sera sûrement au centre des recherches.

36’40 – Selon Jean-Kenta Gauthier, quand on présente un projet, tout doit être justifié. "On sait qu’au moins une chose ne pourra pas être justifiée et celle-ci explosera et deviendra la chose qui infuse l’ensemble du projet d’une façon incroyable".

37’ – Sa relation avec la photographie japonaise. Il sait que certains photographes japonais sont liés à l’histoire de la société japonaise comme Issei Suda avec son œuvre Fushikaden, mais parfois des photographes sont associés à la photographie japonaise alors qu’il ne voit pas ce qui justifie de dire que c’est un travail japonais. Comme le travail de Daisuke Dokota.

45’ – Il faut prendre en compte la donnée fondamentale que le Japon est un pays où la langue n’a rien à voir avec les langues en occident. 

48’ - Il faut faire attention à cette tendance du japonisme car parfois il manque des éléments pour aborder des sujets.

50’ – L’exposition actuelle à la galerie dans les deux lieux avec 13 artistes. Son titre est : Perdre aussi nous appartient. C’est une exposition qui résume des années de discussion avec des artistes.

55’ - Ses conseils : 1 - Aller voir un maximum d’expositions dans les galeries. La plupart des expositions dans les musées ont été présentées avant dans des galeries gratuitement. 2 - Une très bonne formation est d’assister un grand artiste. Il représente par exemple l’artiste Capucine Gros qui a été la directrice du studio d’Alfredo Jaar pendant 10 ans. 3- Pour rentrer en contact avec une galerie ou un éditeur, il faut être recommandé et voici l’ordre d’importance des recommandations selon lui : recommandation par un artiste, un collectionneur et conservateurs/directeurs d’institutions. 


Le site de la Galerie Jean-Kenta Gauthier : https://jeankentagauthier.com/


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#75 Marie Moulin (Acheteuse d'art indépendante)

#75 Marie Moulin (Acheteuse d'art indépendante)

1 février 2023· 50:43

Marie Moulin, acheteuse d’art indépendante, nous a parlé de son métier, de sa formation et est revenue en détail sur les différentes étapes de ses projets. Elle est revenue sur l’importance du travail collectif et pas uniquement du photographe dans les commandes commerciales et l'enjeu pour les photographes de développer leurs propres styles artistiques, car les marques de luxe cherchent des photographes qui vont savoir mettre en avant leurs produits avec leurs pattes artistiques. Elle nous a aussi parlé de la forte demande de contenu à durée de vie très courte pour les réseaux sociaux qui pousse certaines marques à produire des contenus très vites, moins chers et plus pauvres alors que ces contraintes peuvent aussi créer des opportunités en poussant les créatifs à se réinventer. Bonne écoute !


01’ – Qu’est ce que c’est que le métier d’acheteuse d’art ?

07’ - Sa formation en langues étrangères appliquées, en communication et en histoire de l’art.

09’ – Ses expériences dans des agences : l'agence d’Arcy, Australie et Fred & Farid.

18’ – Les différents commanditaires et créatifs avec qui elle travaille et les différentes étapes de ses projets.

22’ - Les évolutions du métier d’acheteur d’art : la demande de faire des productions photo et vidéo et la demande des marques de luxe de travailler avec des photographes qui vont pouvoir mettre en avant leurs produits avec leurs propres pattes.

29’13 – L’éclatement des commanditaires est dû à la forte demande de contenu à durée de vie très courte pour les réseaux sociaux et non plus pour des moments forts dans l’année. Cette demande des réseaux sociaux pousse certaines marques a produire du contenu très vite de « façon souple » c’est à dire, moins cher et donc plus pauvre.

34’ – Durant le premier confinement tous les shootings se sont arrêtés, les marques ont recyclés leurs vieux contenus et se sont rendus compte qu’il était nécessaire d’avoir des créatifs avec des talents spécifiques pour réaliser des images.

36’ - Une évolution dans le milieu de la photo : le goût de la jeune scène photographique et des marques pour un retour à l’artisanat en général et donc à l’argentique.

40’30 – Ses conseils pour les photographes : savoir-faire : maitriser totalement la technique de leurs images et savoir être : en parlant directement avec les marques pour que les contraintes de chacun se réunissent et que le marketing rencontre l’artistique

42’30 – Importance de développer son travail personnel pour gérer sa frustration. Et aussi l’importance de rencontrer des gens et de créer son réseau. Elle est membre de l'association Les filles de la photo où elles organisent des tête-à-tête pour donner des conseils concrets de développement de carrière aux photographes, le prochain tête-à-tête aura lieu en juin.

46’30 - Conseils pour les acheteurs d’art : s’intéresser et rencontrer des talents en ouvrant son carnet d’adresses et prendre le bon côté des nouvelles façons de produire. Ne pas aller vers le côté rapide et pas cher, mais se réinventer. 


Le site de Marie Moulin : https://www.mariemoulin.com/

Le LinkedIn de Marie Moulin : https://www.linkedin.com/in/marie-moulin-0a58b44b/


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#74 Kinuko Asano (Galerie Écho 119)

#74 Kinuko Asano (Galerie Écho 119)

18 janvier 2023· 1:01:33

Kinuko Asano est directrice artistique à la Galerie Écho 119 et directrice artistique indépendante. Dans cet entretien, elle nous explique en quoi consiste son quotidien à la galerie, ses différents projets et aussi ses origines franco-japonaises. Et dans cet épisode spécial Japon, elle est revenue sur les différences qu’elle voit entre les scènes photographiques française et japonaise. En particulier : le peu de reconnaissance et de valorisation des photographes japonais au niveau national et le fait que les photographes japonais ont la culture du livre et moins celle du tirage comme en occident. Bonne écoute !


01’ – Qui est Kinuko Asano ? Sa famille franco-japonaise, sa formation et ses expériences professionnelles : au studio Rouchon, au studio Janvier et chez un photographe à Hong Kong. 

10’30 – Le studio de direction artistique Studio 3 pièces et ses projets pendant 5 années : édition, magazine, logo, etc.

12’33 – Sa formation l’ICP à New York et sa découverte de l’editing qui combine la photo et la direction artistique.

17’ - Elle rejoint la galerie et librairie photographique parisienne Écho 119 en 2017 dont la directrice est sa mère. Ancrage avec le Japon avec la fondatrice Noëlle Colin qui vit entre les deux pays. La galerie est réputée pour les livres vintages japonais et expose aussi des artistes engagés.

21’ – En tant que directrice artistique elle est chargée de l’identité visuelle de la galerie et librairie : programmation des expositions, réalisation de tous les visuels de la galerie et édition de livres. L’équipe de la galerie : Léna Futel, Audrey Bangou, un/e alternant/e, Noëlle colin et précédemment Khenory Sok.

24’ – Les challenges de travailler en famille.

27’30 – La préparation d’une exposition : 1. Choisir le thème et l’artiste. 2. Choisir les œuvres avec l’artiste en prenant en compte ce qui va parler au public de la galerie. 3. Choisir la scénographie. 4. Mettre en place un planning. 5. Mettre en place la production des tirages et l’encadrement. 6. Choisir les prix des œuvres. 7. Contacter la presse. 8. Préparer la communication sur les réseaux sociaux et en dehors (création d’affiches, d’invitations, de newsletters). 

30’ – Elle réalise aussi des missions en freelance en parallèle de la galerie comme la réflexion sur la photo contemporaine japonaise pour les Rencontres de Gaspésie pour l'édition de 2023.

33’30 – Ses liens avec le japon. Elle a habité au japon pendant 10 ans. Son intérêt pour la photographie japonaise est arrivé avec la rencontre avec le livre photo. 

35’ – Les différences entre la scène française et japonaise : La scène japonaise est très dynamique, mais peu de reconnaissance et de valorisation au niveau national. 

38’ – Le livre photo au japon. Auparavant, les photographes faisaient des tirages pour l’imprimeur alors qu’en occident on avait la tradition du tirage. 

47’- Les évolutions dans le milieu de la photographie japonaise : retour de la photo documentaire/sociale qui était présente dans les années 50-60 au Japon.

51’- Exploration de sujet japonais par des photographes français que des Japonais n’auraient pas explorés.

56’ – 3 Conseils : 1 – Bien se renseigner sur la galerie à qui on envoie son travail pour être sûr d’être pertinent. 2 – Envoyer des PDF légers ou des liens vers son site. 3 – Répondre à des appels à projets.


Le site de la Galerie Echo 119 : https://www.galerieecho119.com/

Le LinkedIn de Kinuko Asano : https://www.linkedin.com/in/kinuko-esther-asano-4a13511b/


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#73 François-Nicolas L'Hardy (Hôtel Fontfreyde - Centre Photographique)

#73 François-Nicolas L'Hardy (Hôtel Fontfreyde - Centre Photographique)

4 janvier 2023· 41:49

François-Nicolas L’Hardy est le directeur de site de l’Hôtel Fontfreyde. Après 18 années au CAP (l’association de Brest du Centre Atlantique de la Photographie), il a rejoint le centre photographique de Clermont-Ferrand en 2016. Dans cet épisode, il nous explique ses apprentissages dans une structure associative et dans un lieu à régie municipale, mais aussi l’évolution de ses missions depuis la programmation d’exposition, la logistique et la régie jusqu’à la gestion d’une équipe de 5 personnes à Clermont-Ferrand. Nous avons aussi abordé la pratique photographique de son père en tant qu’ornithologue qui a été un déclencheur dans sa propre pratique photographie et qui l’accompagne dans sa propre pratique photographique. Nous sommes aussi revenus sur l’influence de l’intelligence artificielle sur les artistes, l’importance de s’entourer de personnes avec lesquelles on peut dialoguer sur ce qu’on aime même si l'on ne les voit pas souvent, car certaines relations peuvent mener à des projets d’expositions plusieurs années plus tard. Bonne écoute !


01’ - Sa formation universitaire en histoire de la photo, l’apprentissage de la technique argentique par le biais de son père zoologiste et ornithologue et son expérience de photographe

06’40 – Son passage de la prise de la vue à l’organisation d’expositions (Artothèque d’Angers, les galeries de la Fiac) et son arrivée à l’association : Centre Atlantique de la Photographie en 1998.

09’23 – Le CAP : son histoire, ses enjeux et fragilités

14’30 – Son départ à Clermont-Ferrand en tant que directeur de l’hôtel Fontfreyde. L’histoire du centre photographique né en 2010 dans un bâtiment historique du 16e siècle du centre-ville. Le lieu est en régie municipale et l’équipe est constituée de 5 personnes.

21’40 – L’évolution de l’organisation de ses missions : à son arrivée, il était très concentré sur la programmation, la régie et la logistique. Maintenant, il a une programmation à deux ans et il a plus de temps pour la gestion d’équipe.

26’30 – Il n’a pas de contrainte de thématique concernant la programmation. Il souhaite montrer la diversité de la photographie et faire des collaborations comme celui avec le festival du court-métrage pour parler au plus de monde. Aussi, la ville de Clermont-Ferrand héberge un artiste par an et une exposition suit chaque résidence. Marcher dans l’histoire andré Kertez en 2022 en aujourd’hui Anne-Lise Broyer avec son journal de l’œil.

30’ – Il garde un projet personnel en tête : faire une série en reprenant les archives des photographies scientifiques de son père et les retravailler pour leur donner une nouvelle forme.

34’40 – L’intelligence artificielle influence et va influencer les artistes dans les prochaines années. La réalisation d’une exposition n’est jamais une évidence, il faut du temps pour articuler les choses entre elles. Je connais le travail d’Anne-Lise Broyer depuis longtemps et il m’a fallu 20 ans pour faire une exposition avec elle.

40’15 – La question du réseau : il est important de s’entourer de personnes avec lesquelles on peut dialoguer sur ce qu’on aime. 


Le site de l'Hôtel Fontfreyde : https://clermont-ferrand.fr/hotel-fontfreyde-centre-photographique

Le LinkedIn de François-Nicolas l'Henry : https://www.linkedin.com/in/fran%C3%A7ois-nicolas-l-hardy-65374216


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#72 Simon Baker (Maison Européenne de la Photographie)

#72 Simon Baker (Maison Européenne de la Photographie)

21 décembre 2022· 48:01

Cet épisode avec le directeur de la Maison Européenne de la Photographie, Simon Baker est le premier épisode avec un focus sur le Japon. Avec Simon, nous avons abordé sa carrière d’historien et d’enseignant, puis ses années à la Tate Modern au département Photographies et Art International et son rôle à la MEP. Nous avons abordé les évolutions du milieu de la photographie : en particulier le fait que les artistes se définissent de moins en moins par le médium, mais plutôt par leurs engagements, mais aussi l’importance des institutions d’avoir une programmation et des collections représentatives des diversités. Il revient sur sa relation avec la photographie japonaise à travers sa rencontre avec les livres photos japonais via la collection de livres photo de Martin Parr, l’exposition Daido Moriyama et William Klein à la Tate Modern et le réseau qu’il s’est construit au Japon (la Galerie Taka Ishii, le galeriste et éditeur Akio Nagasawa, Tomo Kosuga (Fondation Fukase)… Bonne écoute !


01’30 – Sa formation universitaire avec une spécialisation dans le mouvement surréaliste, l’enseignement en histoire de l’art et conservateur puis responsable du département Photographies et Art international à la Tate Modern.

6’30 – Ce qui est spécifique à la MEP : une des plus grandes collections photo après les années 50 en France (25 000 tirages) et c’est la première institution dédiée à la photographie en France.

08’20 – L’ADN de la MEP a changé. On y montre encore des artistes vivants ou ceux qui n’ont pas été montrés à Paris, mais c'est aussi importance de montrer des identités différentes, des pays et approches différentes et d’être un lieu d’accueil pour une grande diversité. Aussi, maintenant les artistes se définissent moins par le médium que par leurs engagements. Un des enjeux de la MEP est de montrer comment la photographie reste au cœur des métiers même si les artistes utilisent la photo juste comme une manière d’exprimer leurs idées.

13’ – Le métier de directeur de musée est un rôle de coordination entre les différents services et la relation avec les mécènes et la ville.

17’45 – Sa relation avec la photographie japonaise a commencé quand il est arrivé à la Tate en tant que spécialiste des années 20-30. Il a commencé à travailler sur l’acquisition de la bibliothèque de livres photo de Martin Parr et Martin Parr lui a dit que les photographes japonais ont été très influencés par William Klein. Il a travaillé sur une expo Daido Moriyama/William Klein à la Tate Modern. Il ne peut pas lire le japonais, mais son point de vue externe plait aux photographes japonais qui aiment avoir un regard différent sur leurs travaux. Il s’est construit un réseau au Japon : la galerie Taka Ishii, la maison d’édition Kobayashi, le galeriste et éditeur : Akio Nagasawa, Tomo Kosuga (Fondation Fukase).

25’30 – Son conseil pour découvrir la photographie japonaise est de consulter des livres photos comme par exemple History of the photobook de Martin Parr ou Les mémoires d’un chien de Daido Moriyama chez Delpire and co. Avant c’était impossible, car les livres n’étaient pas traduits.

34’ - L’histoire de la photographie est très masculine, mais la photographie devient une activité féminine. Les étudiantes sont majoritairement des femmes, donc les jeunes artistes montrés sont aussi majoritairement des femmes. 

45’15 – Une des grandes difficultés qu’il note est qu’il est difficile qu’un livre photo soit visible dans un contexte de surproduction de livres photo. Il faut donc être conscient qu’il y a beaucoup de production et avoir un point de vue différent. 


Le site de la MEP : https://www.mep-fr.org/


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#70 Ericka Weidmann (9 Lives Magazine)

#70 Ericka Weidmann (9 Lives Magazine)

23 novembre 2022· 54:37

Ericka Weidmann est la fondatrice du média photo en ligne 9 lives et elle est journaliste pigiste pour plusieurs médias. Dans cet épisode, elle nous a expliqué l’évolution des médias photos depuis 20 ans en mettant au centre de ses activités deux aspects fondamentaux : soutenir et, mais aussi parfois dénoncer les acteurs du milieu de la photo. Ericka a fait le choix de séparer ses activités rémunératrices de journaliste et 9 lives, cette dissociation lui permet de conserver une liberté éditoriale totale et de soutenir des causes qui lui tiennent à cœur, par exemple : dénoncer l’omniprésence du mâle blanc dans le milieu de la photo, les abus de certains prix photo et le droit de représentation des photographes. Elle nous a donné des conseils pour des personnes qui souhaitent lancer un média photo ou se lancer dans la photo. Bonne écoute !


1’ – Le début de sa carrière chez le premier journal de photo sur internet : photographie.com pendant 10 ans.

4’23 – Puis quand tous les médias photos papiers fermaient les uns après les autres elle a lancé sa boîte dans l’événementiel. Elle a rapidement été contactée par le rédacteur en chef d’American photo pour lancer le Journal de la photographie avec le financement d’un actionnaire.

6’50 – L’entreprise de l’actionnaire a perdu de l’argent, le journal a été fermé et elle a été associée à la création d’un autre média en ligne sur la photo : L’œil de la photographie. Il y a eu des soucis avec les associés et elle a quitté le média avec une autre collègue. Toutes les deux, elles ont travaillé sans rémunération pendant deux ans sur un autre média ouvert à la musique et aux arts visuels en 2016.

11’ – Cela s’est mal passé avec son associée et elle a décidé de lancer un nouveau un média photo en 2018, mais cette fois-ci de le faire seule. Aussi elle a décidé de travailler en tant que journaliste pigiste à côté de son média 9 lives pour que ce soit un média de liberté pour elle et pour les lecteurs.

21’30 – La grille éditoriale. Elle travaille avec Marie de la Freney qui écrit un article par jour.

34’40 – Le futur. Paupérisation des photographes : saturation sur le marché de la photographie et utilisation abusive des photographies à cause du numérique. 

38’ - Les choses s’avancent sur certains aspects, c’est le fruit de nombreux combat, comme le droit de représentation des photographes dans les expositions. Aussi des accords ont été faits entre les GAFAM et des Organismes de Gestion collective. La représentation des femmes dans le milieu de la photo est encourageante. Mais sur la situation de la presse, elle est désespérée. On ne peut plus dire que je vais faire vivre mon média par des abonnements et de la pub.

40’40 – Des conseils pour les photographes : il faut pouvoir dire que si je suis exposée je suis rémunérée. C’est en faisant front que les choses changeront. Quand on organise un festival, on ne pense pas à mettre dans la ligne comptable le photographe. Ne pas payer de droit d’auteur et proposer d’être « payé en visibilité » c’est du chantage et il faut en avoir conscience.

45’30 – Avant les photographes vivaient bien de la presse et ils n’avaient pas besoin d’être payés pour faire des expos, mais les temps ont changé. 

46’ – Sur le futur : il va falloir que l’on ait une prise de conscience écologique et de changer les méthodes de travail. Est-ce que tous les photographes ont besoin de prendre l’avion ? Il y a de bons photographes partout dans le monde. Ce n’était peut-être pas nécessaire qu’il y ait 2000 photographes en Ukraine … ?


Le site de 9 Lives Magazine : https://www.9lives-magazine.com/

Le LinkedIn d'Ericka Weidmann : https://www.linkedin.com/in/erickaweidmann/


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#69 Éric Remy (Fonds photographique Christian Bouqueret)

#69 Éric Remy (Fonds photographique Christian Bouqueret)

8 novembre 2022· 41:25

Eric Remy, légataire et gérant du fonds photographique Christian Bouqueret, est l’invité de ce podcast. Dans cet épisode nous avons abordé le travail de son mari historien de la photographie d’entre les deux guerres Christian Bouqueret, les différentes étapes de la constitution du fonds, en particulier l’achat par le Centre Pompidou d’une partie du fond, mais aussi ses réflexions actuelles sur le futur de la collection et sa volonté de la rendre accessible au plus grand nombre. Bonne écoute !


01’02 – Sa rencontre avec la photographie et avec l'historien de la photographie Christian Bouqueret

03’09 – Sa formation d’architecte d’intérieur

05’45 – Christian Bouqueret défendait une image fabriquée par l’œil du photographe, expérimentale, pas capté par le réel comme le grand public pouvait voir avec la photographie humaniste

07’28 – Quand Christian Bouqueret est tombé malade, Eric Rémy l’a aidé dans son activité et c’est là qu’il a découvert un monde qu’il ignorait en rencontrant des conservateurs de musée et des historiens

09’07 – Les étapes de la constitution du fonds photographique :

  • Christian rentre en France en 1979 d’Allemagne et il ouvre une petite galerie pendant quelques années, et en parallèle il rentre dans le professorat.
  • Il travaille sur une expo à Arles sur Willy Zielke en 1982. C’est à cette période qu’il s’est décidé à creuser l’activité photographique entre les deux guerres, pas en Allemagne mais en France.
  • Exposition sur Roger Parry avec Monsieur Berthoud et puis il va rencontrer des photographes encore en vie ou des veuves. Accès à une première main d’information et des fonds. Il va commencer à collectionner et à rassembler des fonds et à écrire des articles, des livres et à devenir commissaire d’exposition. Jusqu’en 1990 où cette activité devient de plus en plus prenante.

13’ - En juin 1990, il décide de monter une galerie, et il rencontre des difficultés en 1991 dues à la Guerre du Golf. Il publie un livre de référence : Les années folles, les années noires, couronné du prix Nadar.

16’30 - Il ne s’agit pas d’un fonds, mais de plusieurs fonds photographiques composés de plusieurs types de supports et sur plusieurs thématiques

19’48 – Il est invité par Marta Gili à faire une exposition au Jeu de Paume sur sa collection en 2019

21’30 – Le Centre Pompidou achète une partie du fonds photographique et en 2012, exposition au Centre Pompidou : Voici Paris

25’ - La question de la légitimée d’Eric Remy vis-à-vis de la gestion du fonds de son mari après son décès

29’30 – Il ne vend pas des pièces du fond mais très ponctuellement il revend des tirages à des galeries (la Galerie les Douches) pour faire connaître des photographes peu connus. Il achète ponctuellement de la photographie contemporaine

31’30 - Il mène une réflexion pour créer un lieu dédié aux fonds photographiques Christian Bouqueret accessible à tous, peut-être à Melle, près de Niort, où ils avaient une maison

36’55 – Ses conseils pour des collectionneurs 


L'Instagram d'Éric Remy : https://www.instagram.com/remyeric7/


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#68 Michaël Houlette (Maison de la Photographie Robert Doisneau et Lavoir Numérique)

#68 Michaël Houlette (Maison de la Photographie Robert Doisneau et Lavoir Numérique)

26 octobre 2022· 1:01:03

Dans notre épisode de rentrée, nous rencontrons Michaël Houlette, directeur de deux structures à Gentilly : la Maison de la Photographie Robert Doisneau et le Lavoir Numérique. Historien de formation, il revient sur ses différentes expériences professionnelles auprès des fonds Nadar et Jacques Henri Lartigue, puis au Jeu de Paume pendant 9 ans. Il nous explique que les deux thèmes de la Maison de la Photographie Robert Doisneau et du Lavoir Numérique sont la photographie humaniste et l’audiovisuel et nous dévoile que plus de la moitié de leurs activités sont liées à des projets pédagogiques. Dans cet épisode vous apprendrait comment il conçoit une programmation ainsi que des conseils pour des photographes qui souhaiteraient faire une exposition. Bonne écoute !

01’09 – Qui est Michael Houlette ?

01’40 – Sa rencontre avec la photographie et sa formation universitaire auprès de Michel Frizot.

Ses expériences aux archives de Nadar et Jacques henri Lartigue, puis directeur artistique du Patrimoine photographique. Il devient coordinateur et commissaire d’exposition au Jeu de Paume. L’institution est créée suite à un plan de sauvegarde de l’emploi.

18’30 – Il a postulé au poste de directeur de la Maison de la photographie Robert Doisneau, car il rêvait de faire se propre programmation.

21’50 – Qu’est-ce que la Maison de la Photographie Robert Doisneau ? Et qu'est-ce que la photographie humaniste ?

27’55 – La création du Lavoir Numérique. Le lavoir numérique = lieu dédié à l’audiovisuel (photo, cinéma/vidéo et les arts sonores). La pédagogique représente 60% de l’activité avec trois entrées : qu’est-ce que la création ? Qu’est-ce que la diffusion ? Qu’est-ce que la réception ?

45’55 – Il travaille avec deux administrations, le territoire Grand Orly Seine Bièvre et la ville de Gentilly qui lui permettent de rentrer en contact avec d’autres structures de la ville et du territoire. Un de ses enjeux est de transformer un programme politique en un programme culturel.

51’ – Les évolutions passées et futures dans le milieu de la photo et les conseils pour les photographes.

Comment conçoit on une programmation ? Il défend un cahier des charges avec un budget et une équipe. Position d’historien avec une certaine vision. Ce ne sont pas des coups de cœur.

Les évolutions : les parts données à la communication et à la médiation ont été amplifiées aussi. Sur une équipe de 13, 5 personnes sont dédiées à la médiation. La médiation est vraiment ce vers quoi on s’oriente. On peut se demander la place des structures culturelles dans le futur de la médiation?

Les conseils pour des photographes : se former à réaliser des ateliers avec Diagonal et si on veut faire une exposition il faut absolument connaître comment fonctionne les structures (connaître les spécialités des structures, les budgets approximatifs et avoir un projet d’édition est un gros plus).


Le LinkedIn de Michaël Houlette : https://www.linkedin.com/in/michael-houlette-3b418a231/

Le site de la Maison de la Photographie Robert Doisneau : https://maisondoisneau.grandorlyseinebievre.fr/

Le site du Lavoir Numérique : https://lavoirnumerique.grandorlyseinebievre.fr/

Le podcast du Lavoir Numérique : https://lavoirnumerique.grandorlyseinebievre.fr/informations-transversales/en-coulisses/rencontres-du-lavoir-le-podcast-4841


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#67 Nathalie Amae (OVNi Video Festival)

#67 Nathalie Amae (OVNi Video Festival)

27 juillet 2022· 45:53

Nathalie Amae aime créer des concepts en s’inspirant de ce qui l’inspire. Elle a conceptualisé beaucoup de salons avec Rik Gadella : salon de philosophie, Artist Book, Paris Photo en 1997, Paris Design, le Parcours des mondes, … mais aussi le salon L’Antichambre et elle est actuellement la directrice artistique du festival de vidéo OVNi à Nice. Dans cet échange, Nathalie Amae nous interroge sur le statut de la photographie : est-ce une image ? est-ce un langage ? mais aussi sur le regardeur qui va interpréter l’image en fonction de son individualité. Bonne écoute !


1’40 – Qui est Nathalie Amae ?

Elle a rencontré Rik Gadella avec qui elle a participé à la conceptualisation et création de nombreux salons : un salon de la philosophie en 92-93, en 93, le salon itinérant dans des hôtels entre Paris, Cologne et New York Artist book. Salon itinérant, Paris, Cologne NY, Paris Photo en 1997, Paris Design, Le Parcours des mondes, …Puis Rik Gadella est allé au Laos où il a créé un jardin botanique.

16’ – Elle a eu envie de travailler avec ses mains et plus avec sa tête. Elle a été ensemblière pour le cinéma dans le département décoration pendant 5 ans.

19’50 – Création d’une société de production, consulting, dans la création artistique avec en particulier la création du salon : l’Antichambre dans l’hôtel de la Nouvelle République à Paris.

29’ – Directrice artistique du Festival de vidéo OVNi à Nice.

38’ - Quand on a créé le collectif SAVAGE on s’est demandé : pourquoi la photographie ? Maintenant on peut se demander : la photographie est-elle une image ? est-ce un langage ?

40’50 – Le médium a changé. Mais rien n’a changé. On se pose toujours les mêmes questions : Pourquoi on a créé cette image ? Quelle est l’impact de cette image sur la vie ? 

42’45 - Je préfère une œuvre bancale que je sens viscérale qu’une œuvre bien léchée, décorative.

43’ - L’œuvre est autant une présence au monde, une transmission et pas un état du monde. Une photo n’a pas toujours une injonction sociale ou pédagogique. 


Le LinkedIn de Nathalie Amae : https://www.linkedin.com/in/nathalie-amae-b83b89135/?originalSubdomain=fr

Le site du festival OVNi : https://www.ovni-festival.fr/

Le site du Collectif Savage : https://savagecollective.one/team


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#66 Michel Poivert (Historien chercheur)

#66 Michel Poivert (Historien chercheur)

13 juillet 2022· 51:56

Le professionnel que nous écoutons dans cet épisode ne vous est sûrement pas étranger. Michel Poivert est historien-chercheur en histoire de la photographie et vous avez pu croiser son travail au travers d’un livre, d’une exposition ou d’une conférence. Dans cet échange, nous sommes revenus sur son métier d’enseignant-chercheur en histoire de la photographie et sur les différents courants de pensée dans cette discipline, mais aussi l’organisation de ses projets : la recherche, l’enseignement et le développement de projets lié à ses sujets de recherche (expositions, livres …). Nous avons aussi abordé un projet ambitieux qui lui tient particulièrement à cœur : le Collège Internationale de photographie qui a pour ambition de mettre en relation la création expérimentale, les savoir-faire des métiers de la photographie et le grand public. Bonne écoute !


1’50 – Sa formation d’histoire de l’art et la rédaction d’une thèse sur les rapports entre la peinture et la photographie

07’30 – Les évolutions de son métier d’enseignant-chercheur en histoire de la photographie

10’20 – Comment enseigne-t-on l’histoire de la photographie en fonction des pays

14’30 – L’articulation de ses projets : la recherche, l’enseignement et le développement de projets liés à ses sujets de recherche (expositions, livres …) et la question du réseau professionnel 

25’ – Le projet du collège international de photographie : une structure mettant en relation la création expérimentale, les savoir-faire des métiers de la photographie et le grand public

36’30 – Les évolutions dans le milieu de la photographie

44’ - Le politique nous a fait croire que la photographie est un art démocratique, que c’est simple et facile. Les images ce ne sont pas toujours des photographies. Abus culturel de langage de confondre image et photographie

49’ – Ses conseils : Se donner du temps, car le risque en photo c’est la surproduction. Ne pas faire des belles images, mais de la photographie.


Le LinkedIn de Michel Poivert : https://www.linkedin.com/in/michel-poivert-4b949b37/

L'Instagram de Michel Poivert : https://www.instagram.com/michelpoivert/


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#65 Sylvie Hugues (Festival du Regard)

#65 Sylvie Hugues (Festival du Regard)

29 juin 2022· 58:40

Comme de nombreux interviewés à ce micro, Sylvie Hugues a plusieurs casquettes; elle est photographe, mais elle a aussi travaillé pendant 20 ans au magazine Réponses photo où elle a quitté le titre en tant que rédactrice en chef, elle est codirectrice artistique du festival du regard avec Mathilde Terraube, commissaire d’exposition, journaliste et elle a été élue en 2021 correspondante de la section photographie à l’Académie des Beaux Arts. Dans cet échange elle nous a dévoilé ses apprentissages pour comprendre l’évolution du milieu de la photographie : l’arrivée d’internet et la chute de la diffusion de la presse qui a provoqué l’écroulement des droits photo, le passage de l’analogique au numérique qui entraîne des soucis d’obsolescence technologique pour les logiciels et appareils photo, la plongée de la photographie dans le marché de l’art et la dictature des réseaux sociaux qui pousse à la reproduction d’un seul type d’images. Bonne écoute !


1’ - Qui est Sylvie Hugues ? Elle vient d’une famille ouvrière avec une vie entre l’Espagne et la France.

3’50 – Elle a commencé à faire des photos de chantier et des films d’entreprises en tant qu’intermittente du spectacle en cinéma.

5’10 – Elle a participé au magazine Réponses photo depuis le début en tant que rédactrice jusqu’en 2014 en tant que rédactrice en chef. Ils cherchaient des photographes qui savaient écrire. Les trois piliers du magazine : pratique, esthétique et technique.

12’50 – L’arrivée d’internet a provoqué une chute de diffusion de la presse qui a provoqué un écroulement des droits photo. Et en même temps que la presse était menacée, un nouvel espace s’est construit avec le marché de l’art et des photographes ont voulu intégrer cet espace.

17’ – Après son licenciement il y a eu un mouvement de solidarité dans le milieu de la photo et elle a commencé à faire des lectures de porte-folio, des formations, des collaborations avec des galeries et des suivis de projets d’artistes.

20’50 – Elle est désormais la directrice artistique du festival du regard avec Mathilde Terraube. En 2022, ce sera la 7ème édition. Un festival dans un lieu différent qui doit être remis en état tous les ans.

40’ – Une des évolutions dans le milieu de la photographie est que les photographes ont a la chance de pouvoir disposer d’une palette d’outils : photo numérique pour avoir des négatifs, tirer ses photos avec des procédés anciens et faire de l’argentique et le tirer soi-même.

50’05 – Ses conseils pour des photographes : la présentation du travail est très importante et elle insiste pour que les tirages soient présentés sous la forme de beau tirage. Il faut y aller et s’accrocher si on a la foi et qu’on est sincère. C’est difficile d’être photographe, car on se retrouve à travailler dossiers sur dossier et on doit aussi être actif sur les réseaux sociaux. Ils doivent avoir plein de talents.

55’45 – Je souhaite que les travaux des femmes et des hommes soient considérés de la même façon. On a un gros retard à rattraper car de nombreuses femmes ont été oubliées. Il y a des trous dans l’histoire de l’art.


Le LinkedIn de Sylvie Hugues : https://www.linkedin.com/in/sylvie-hugues-923b14162/

L'Instagram de Sylvie Hugues : https://www.instagram.com/sylviehugues/

Le site de Sylvie Hugues : http://www.sylviehugues.com/


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#64 Catherine Derioz (Galerie le Réverbère)

#64 Catherine Derioz (Galerie le Réverbère)

15 juin 2022· 1:05:52

Catherine Derioz, galeriste de la galerie le Réverbère à Lyon revient avec générosité et transparence sur sa carrière. Elle nous narre la vie de sa galerie avec Jacques Damez en nous dévoilant leurs difficultés et grandes joies. Nous avons aussi abordé la difficulté d’être entendue par les institutions culturelles, l'apparition et consolidation du marché de la photo, la question du prix des loyers pour les galeristes et l’arrivée des femmes collectionneuses sur le marché de l’art. Je vous conseille d'écouter l’épisode jusqu’au bout, car elle nous lit un doux texte écrit par le photographe Denis Roche sur le couple Catherine Derioz et Jacques Damez à la fin de l’entretien ! Bonne écoute !


1’35 – Catherine Derioz. Qui est -elle ?

En 1979 : ses retrouvailles avec la photo et elle rencontre le photographe Jacques Damez. Elle a travaillé dans la première librairie et galerie de photographie de France. Dans ce lieu on a proposé au couple Jacques et Catherine de faire des expositions liées aux livres qui sortaient. Ils ont imaginé un espace dédié à la photographie et aux photographes. 

10’ – Le couple trouve un grand espace de 300m2. A cette époque il n’y avait pas de marché de la marché, on vendait pas ou très peu d’image. 

14’50 – Ils ne voulaient pas que la galerie soit perçue comme un endroit mondain où se montrer. Ils voulaient que les gens osent pousser la porte. 

22’24 – Cela a été plus difficile avec les institutions. Ils ont fait le tour des structures en France.

25’40 – Depuis son début dans le milieu de la photographie le système a changé pour des raisons économiques et politiques. Par exemple : Les Rencontres d'Arles sont devenues un événement grand public et non plus un événement pour les professionnels. 

29’20 –Les marchands travaillent sur des œuvres déjà connus alors que les galeriste font découvrir et partagent l’intimité d’un artiste. Ils sont les premiers critique des artistes. C'est un métier riche intellectuellement et fragile économiquement. 

34’30 – Certains photographes plasticiens se servent de la photo comme support/outils et pas comme une pensée. 

38’ – Ils ont été les premiers à faire des expositions dans hors les murs. Depuis, ils en font environ 15-30 expos à l’extérieur de leur galerie.

41’30 – Les évolutions dans son métier et le milieu de la photographie :

-L’arrivée des foires a changé beaucoup de choses car cela a fait exister la photo sur le marché. 

-On est passé des « fous de photographies » à une nouvelle génération de collectionneurs plus spéculateurs. 

- L’arrivée des femmes collectionneuses 

-En ce moment la photographie est fragile car le marché a pris de la place. 

-La question des loyers est un grand problème pour les galeries. 

53’10 – On n’est pas des grands voyageurs mais on voyage avec les photos. On s’est cultivé avec les images. 

56’ – Elle lance un appel à la ville pour créer une institution qui perdure à Lyon. 

La prochaine expo sera sur le Japon, Géraldine Lay et Marc Riboud. En septembre en résonnance avec la Biennale de Lyon. 

1h’ – Elle nous lit un texte écrit par le photographe Denis Roche sur le couple Catherine Derioz, Jacques Damez


Le LinkedIn de la Galerie le Réverbère : https://www.linkedin.com/in/galerie-le-r%C3%A9verb%C3%A8re/

L'Instagram de la Galerie le Réverbère : https://www.instagram.com/galerielereverbere/

Le site de la Galerie le Réverbère : https://www.galerielereverbere.com/


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#63 Judith Peyrat (Galerie Baudoin Lebon)

#63 Judith Peyrat (Galerie Baudoin Lebon)

1 juin 2022· 41:36

Judith Peyrat, directrice artistique de la galerie d’art contemporain Baudoin Lebon revient avec honnêteté et transparence sur sa carrière et ses questionnements professionnels. Avec son rire spontané, elle nous dévoile son métier de galeriste loin du glamour des vernissages mais aussi ses interrogations et initiatives pour réduire l’impact carbone de ce son métier. Elle nous explique entrevoir une évolutions du marché de l’art vers des foires plus locales où l’on peut trouver des œuvres adaptées aux collectionneurs locaux. Ses conseils pour les artistes qui souhaitent présenter leurs travaux à des galeristes : faire des recherches sur la galerie avec laquelle on veut présenter son travail, passer du temps à faire des emails personnalisés et présenter un portefolio papier ou indiquer des infos sur l’accrochage des œuvres (les papiers, formats et encadrements,…) et aussi savoir clôturer une série pour pouvoir passer à un autre sujet. Bonne écoute !


1’ – Sa formation en arts plastique, son passage dans une agence de publicité, une expérience à New York au Dumbo Arts Center pendant un an, un tour du monde pendant deux ans et son arrivée à la Galerie Baudoin Lebon.

9’30 – Les évolutions dans le milieu de la galerie et dans sa galerie : les prix des photographies du 19ème et photographies classiques s’effondrent.

13’30 – "Quand j’ai commencé en tant qu’assistante on m’a beaucoup demandé si j’étais la fille ou la maitresse de Baudoin Lebon". "Pour beaucoup de personne je ne pouvais pas être là parce que j’avais travaillé et que je méritais mon poste".

15’20 – Le métier de galeriste : préparer une dizaines d’expos à la galerie par an, préparer les foires, le quotidien de la galerie, gérer les équipes, les aspects financiers. Répondre à toutes les demandes des personnes qui viennent à la galerie.

17’55 – La galerie : lieu d’échange entre artiste, galeriste et visiteur.

18’54 – Les initiatives pour réduire l’ impacts carbone des galeristes durant leurs participations aux foires internationales : volonté de réutiliser des caisses des œuvres, difficulté de grouper des envois car on ne prévoit jamais six mois avant les transports des œuvres. Le problème est que l’avion est devenu moins cher et plus rapide que le train. Les collectionneurs français sont ceux qui se déplacent le plus dans le monde pour voir des œuvres.

30’30 – Les évolutions du marché de l’art : des foires plus locales avec des œuvres exposées adaptées aux collectionneurs.  

34’50 – Il y a parfois des grosses injustices : lors de la commission du CNAP lancé pendant le confinement, 40% des artistes dont les œuvres ont été achetés ne respectaient pas les critères de l’appel d’offre.

37’50 – Ses conseils pour les artistes : faire des recherches sur la galerie avec laquelle on veut travailler et faire des emails personnalisés. Concernant le portefolio : proposer une version papier ou indiquer les papiers les formats et encadrement, donner des infos sur la présentation, avoir des textes de présentation de son travail, savoir clôturer un sujet pour passer à autre.


Le LinkedIn de Judith Peyrat : https://www.linkedin.com/in/judith-peyrat-9624a924/

Le site de la Galerie Baudoin Lebon : https://promenadesphotographiques.com/index.html


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#62 Odile Andrieu-Verguin (Les Promenades Photographiques)

#62 Odile Andrieu-Verguin (Les Promenades Photographiques)

18 mai 2022· 37:35

Odile Andrieu-Vergin a eu plusieurs vies et nous revenons sur les apprentissages qu’elle a pu faire de sa carrière de directrice de la photo dans la presse puis de fondatrice d’un festival de photo à Vendôme, les promenades photographiques. Dans cet épisode nous avons abordé : son combat de la reconnaissance des iconographes avec la création de l’association nationale des iconographes de presse et son envie de crée un festival dans le territoire où elle vivait. Elle revient sur le financement du festival, le problème de la centralisation des institutions, métiers et finances et Paris et elle nous interroge sur la problématique de juger un lieu recevant du public uniquement par son nombre d’entrée et non sa qualité. Bonne écoute !


1 – Qui est Odile Andrieu-Verguin ?

2’50 – Elle a rencontré les grands noms de la photo lorsqu’elle travaillait dans un restaurant à Arles.

4’15 – Elle est entrée dans le milieu de la photo en travaillant dans la régie de cinéma.

7’20 – Une carrière en tant que directrice de la photo dans la presse avec comme combat la reconnaissance des iconographes avec la création de l’association nationale des iconographes de presse.

10’45 – "Quand il y a des coupes budgétaires on coupe dans les arts plastiques et visuels, ce sont les budgets les plus bas au ministère de la culture."

14’30 – Le festival est né d’une envie de mettre à profit ses connaissances dans le territoire où elle vivait.

17’ – La première édition des Rencontres de Vendôme

21’50 – Le financement du festival : des subventions publiques, des partenaires éphémères et le partenaire historique en production Picto, une billetterie pour deux expositions pour payer en autre les droits d’auteurs des photographes.

25’ – Les évolutions et conseil : "Il faut tout oser. Amusez-vous. Ne vous refusez rien. Ne pas imposer de cadres aux artistes. Il faut tout s’autoriser."

27’20 – Le problème de la centralisation des institutions, des métiers et des finances à Paris. Les gens courageux et discrets qui lancent des initiatives en toute discrétion peuvent être plus médiatisés.

29’ – Elle nous pose la problématique de ne pas mettre en regard la qualité et le nombre d’entrée. Et d’aller contre la nécessité à faire du chiffre et d’aller à la course aux entrées.

32’50 – On a abordé la préparation de son départ en 2022 et en particulier la notion de partage. 


Le site des Promenades Photographiques : https://promenadesphotographiques.com/index.html

L'Instagram des Promenades Photographiques : https://www.instagram.com/promenadesphotographiques/


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