
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Par Storiavoce
Réseau : Malesherbes Publications
Épisodes
891 épisodes · page 22 sur 30

Clemenceau et la paix
Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une nouvelle série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce volet, Thierry Lentz aborde la question du retour des provinces perdues dans le giron de la République française. Ensuite, Fabienne Bock nous présente le rôle de Clemenceau dans la négociation des traités de Paix. Les intervenants : Thierry Lentz est historien, professeur à l’ICES. Il préside aussi la Fondation Napoléon. Fabienne Bock est professeur d’Histoire à l’Université Paris Est (Marne-la-Vallée). Sa thèse portait sur le parlementarisme à l’époque de la Grande Guerre.
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Saint-Just, l'archange de la Révolution
"L’archange de la mort", funeste expression de Michelet pour désigner le révolutionnaire Saint-Just. Il le décrit ainsi alors qu’il arrivait à Strasbourg pour ses missions aux armées : "apparu non comme un représentant, mais comme un roi, comme un dieu armé de pouvoirs immenses sur deux armées, cinq départements, il se trouva plus grand encore par sa haute et fière nature. Dans ses écrits, ses paroles, dans ses moindres actes, en tout éclatait le héros, le grand homme d’avenir". On croirait presqu’un héros romantique. Moins connu que Robespierre, Marat, ou Danton, Saint-Just est un néanmoins une figure incontournable de la Révolution française, un élément déterminant de son déroulement. Membre du groupe des Montagnard, grand ami de Robespierre, poète, théoricien politique... Son charisme et son intelligence en font très vite un personnage influent du gouvernement révolutionnaire . A la fois fascinant, admiré, fantasmé, haï il est guillotiné en 1794 à seulement 26 ans. Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Antoine Boulant.L’invité : Antoine Boulant est un historien, spécialiste du XVIIIe siècle. Administrateur de l’Institut Napoléon, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire de l’administration et l’histoire politique du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il a écrit des ouvrages de référence dont une étude avec Arnaud de Maurepas : Les Ministres et les ministères du siècle des lumières (1715-1789), et l'an dernier un ouvrage remarquable le Tribunal révolutionnaire aux éditions Perrin. Sa biographie sur Saint-Just. L'Archange de la Révolution est parue chez Passés/Composés en janvier 2020 (352 pages, 22 €)
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Comment penser la guerre après la Grande Guerre ?
Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une nouvelle série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce volet, Frédéric Guelton aborde la question: Comment penser la guerre après la Grande Guerre ? Jean-Hugues Long, il traite de la représentation du retour à la paix dans les affiches.Les intervenants : Frédéric Guelton est colonel (er), historien et membre du CS de la Mission du Centenaire, ancien chef de département de l'armée de Terre du SHD. Il dirige encore des mémoires de stagiaires de l’École de Guerre et donne quelques cours à l'ESM de Saint-Cyr et anime un séminaire à l'Edhec. Ancien ancien chef du département de l'armée de terre du service historique de la Défense et ancien enseignant à l'IEP de Paris, il est spécialisé dans l'histoire de l'armée française et des relations entre la France et l'Est européen. Il est l'auteur du Journal du général Edmond Buat, 1914-1923 (Perrin, 2015, 1481 pages). Il prépare actuellement une Histoire des brigades russes en France au temps de la Grande Guerre. Jean-Hugues Long est lieutenant de l'armée française et conservateur du musée du sous-officier de Saint- Maixent-l’École. Travaillant sous la direction de Sous la direction de Martin Aurell et de Nicolas Prou, il prépare une thèse sur la poliorcétique à l'époque médiévale: L'évolution de la fortification dans les marches septentrionales du comté d'Anjou de 987 à la majorité de Saint Louis (Poitiers).Avec l’aimable autorisation de l’ICES.
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Sagesses médiévales: à la racine de la modernité.
Dans le cadre de son partenariat avec les éditions Les Belles lettres, Storiavoce présente les grandes collections de la maison d'édition centenaire. Ici, nous nous arrêtons sur la collection Sagesses médiévales dirigée par Aymon de Lestrange. La collection Sagesses médiévales se propose d'explorer et de faire connaître au public cultivé et curieux, tout un pan de notre patrimoine, négligé ou peu accessible : la philosophie et l'histoire médiévale. Ici Aymon de Lestrange présente plusieurs publications: un recueil de textes historiques sur la Fondation de l'Université de Paris (1200-1260), Le livre des paraboles de la Genèse de Maître Eckhart et le Traité du Flux d'Albert le Grand.
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Saints #OuPas
L’habit dit-on ne fait pas le moine mais est-ce qu’une auréole fait un saint ? Storiavoce vous propose aujourd’hui de lever le voile sur un pan méconnu de l’histoire du christianisme : celle de ces hommes et de ces femmes qui auraient pu être saints, qui ont pu l’être un temps, ou qui n’ont tout simplement pas franchi les dernières marches pour accéder, comme l’on dit, à la gloire des autels. Comment devient-on saint ? Existe-t-il une procédure et comment dans l’histoire cette procédure s’est-elle mise en place ? Comment l'Eglise a-t-elle aussi revu son calendrier et écarté des saints et selon quels critères? Qui sont enfin ces grands de l'histoire à qui ont refusa cet honneur suprême? Jérôme Anciberro répond aux questions de Christophe Dickès.L'invité: Jérôme Anciberro, journaliste spécialisé dans les affaires religieuses, a été rédacteur en chef de Témoignage chrétien et de La Vie. Il vient de publier Presque saints! chez Tallandier (272 pages, 19,50€).
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Anne de Bretagne, duchesse et reine
A Nantes, place Marc-Elder, à l’entrée du château des duc de Bretagne , il est une jolie statue d'Anne de Bretagne, duchesse et reine. Oeuvre du sculpteur nantais Jean Fréour (1919-2010) ce monument marque selon son auteur « la réalité de l'appartenance culturelle et historique de Nantes à la Bretagne. » La statue est appréciée de tous les visiteurs de la cité ducale. Une autre statue de la duchesse érigée en 1911 à Rennes et figurant la soumission de la Bretagne à la France fit moins l'unanimité en son temps. Le 7 août 1932, des nationalistes bretons détruisent à l'explosif ce "monument de la honte" représentant Anne agenouillée devant le roi de France. Alors, reine de France ou duchesse de Bretagne ? Mariée de force au roi de France et humiliée ? ou épouse consciente et libre de Charles VIII puis de Louis XII ? Femme soumise et obligée, ou homme de pouvoir en jupon ? Né à Nantes en janvier 1477, Anne de Bretagne a eu une vie riche et passionnante. Elle a gouvernée et a témoigné d’une dignité, d’une force de caractère, et d’une volonté exemplaire. Elle a su marier, durant toute sa vie, l'art de gouverner sa patrie d’adoption et son dévouement pour celle qui l’a vue naître. Sa vie nous en apprend également sur l'histoire du grand duché de Bretagne que se sont disputé longtemps, les grands princes européens. Claire L'Hoër est interrogée par Mari-Gwenn Carichon.L'invitée : Claire L'Hoër est normalienne et agrégée d’histoire. Sa démarche historique s'attache à rendre l'histoire accessible à tous. Elle écrit régulièrement des articles historiques et culturels (Valeurs Actuelles, Historia) et est l'auteur de Les paradoxes de l'histoire (2010, Editions du Cherche-Midi). Elle vient de publier une belle biographie d'Anne de Bretagne aux éditions Fayard (2020, 304 pages,22.00 €).
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Regards sur la vie quotidienne au Moyen-Âge (Musée de Cluny)
Comment vivaient les femmes et les hommes au Moyen Âge ? À travers une sélection d’œuvres provenant des collections du musée de Cluny, une exposition donne un regard sur la vie quotidienne au Moyen-Âge. Du Moyen Âge à nos jours, les besoins quotidiens n’ont guère changé ! Manger, se loger, prendre soin de son corps, telles sont les préoccupations quotidiennes, mais aussi nourrir son esprit et sa spiritualité, mesurer le temps, les distances ou les quantités… À rebours des idées reçues sur un Moyen Âge sale et inculte, cette présentation montre toute l’attention portée à la toilette comme à la parure ; ou à l’apprentissage, sous la forme de jeux d’imitation ou d’ouvrages savants.Notre invitée: Isabelle Bardiès-Fronty est conservateur en chef au Musée de Cluny et une des commissaires de l'exposition Regards sur la vie quotidienne.
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La fin du Moyen-Age ou le temps de l’effervescence
Alors que la France connaît un répit dans la guerre de Cent ans grâce aux victoires de Du Guesclin et de Charles V le Sage, un crime traumatise le pays : l’assassinat du duc d'Orléans, frère unique du roi Charles VI, le 23 novembre 1407. Il est vengé dans le sang, le 10 septembre 1419 par les Armagnacs qui assassinent Jean sans Peur. Dans l'imaginaire, ces épisodes ont contribué à donner au Moyen-Age son image désolante et sa pale figure. La société de Charles VI, de la fin du Moyen-Age siècle est souvent brandie comme l'image d'Epinal appropriée pour illustrer l’obscurantisme des temps médiévaux, le caractère glauque et sombre de l'Ancien-régime : entre crises, pestes, guerres, révoltes paysannes et tensions princières. Ce n’est pas pour rien que Michelet parlait de cette période comme de « l’agonie du Moyen-Âge ». Mais, c’est aussi et surtout un temps de débats : théologiques, politiques mais aussi poétiques. Un temps marqué par la naissance de l’Etat moderne et la redéfinition du pouvoir. On y voit émerger sur la scène politique, de puissants acteurs spirituels et intellectuels. Alors que certains contestent les rapports de pouvoir, le gouvernement politique s'ajuste. Des crises traversent le pays et en même temps, encouragent la production littéraire et artistique. Bref, la fin du Moyen-Âge est autant une période de remise en question qu'une ère aux perspectives idéologiques et philosophiques nouvelles : un temps et une société en pleine effervescence. Joël Blanchard est interrogé par Mari-Gwenn Carichon pour nous raconter la fin du Moyen-Age loin des caricatures.Notre invité : Joël Blanchard est historien médiéviste. Egalement professeur de littérature au Mans, il a travaillé sur plusieurs figures médiévales (Saint Louis, Louis XI, Philippe de Commynes) et commenté des écrits de l'époque médiévale. Il nous propose avec La fin du Moyen-Age (janvier 2020, Perrin, 342 pages, 16.99 €) une approche renouvelée d'une période cruciale de l'histoire de France en insistant sur les sources littéraires.
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Jouer, penser, aimer sous l'Ancien régime
Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle donne, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Après avoir abordé le rapport des Français avec le pouvoir monarchique, puis les cinq sens sous l'Ancien Régime, elle termine cette série avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€).
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Français & Amérindiens: premiers contacts.
L’année 1534 est une date fondatrice pour l’histoire de la colonisation et l’histoire des Amériques. C’est le début de la série des trois voyages entrepris par Jacques Cartier pour explorer et coloniser le Canada. Mais, on oublie souvent que ce phénomène de colonisation ne fut ni simultané ni directement consécutif à la phase de contact et de rencontres entre les Amérindiens et les Français. Cette phase de contact fut longue et diverse en fonction des époques et des ères géographiques. Comment l’appréhender aujourd’hui sinon parce qui nous en reste de plus matériel? Et notamment les objets trouvés dans les sépultures des Amérindiens et longuement évoqués dans les manuscrits de la période. L'historien Laurier Turgeon nous propose une histoire originale de la Nouvelle-France à travers celle de quatre éléments : la morue, le castor, le cuivre, et les perles de verre. Il est ici interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur Laurier Turgeon, est historien et ethnologue a l’Université de Laval (Canada), membre de la Société royale du Canada, Académie des arts, des lettres et des sciences humaines. Il est également rédacteur en chef de la revue Ethnologies. Spécialiste d'histoire culturelle et des relations entre le Canada et la France, il écrit et collabore à plusieurs ouvrages et revues. Son livre Patrimoines Métissés. Contextes coloniaux et postcoloniaux (Presses de l'Université de Laval, 2003) a été récompensé par le prix Luc-Lacourcière en 2015. Il dirige également l'encyclopédie en ligne: Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française . Avec son dernier livre, Une histoire de la Nouvelle-France, Laurier Turgeon nous propose une lecture originale de l'histoire commune de la France et de la Nouvelle-France (Belin, 2019, 286 p, 23 €).
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Les Cinq sens sous l'Ancien régime
Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle entame, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Après avoir abordé le rapport des Français avec le pouvoir monarchique ainsi que la question économique, elle se penche ici sur les cinq sens sous l'Ancien Régime. La semaine prochaine, elle terminera avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€).
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Bernis ou la révolution diplomatique au siècle des Lumières
Dans ses Promenades dans Rome, Stendhal constate que l’« on parle encore à Rome du cardinal de Bernis [car] ce souvenir est l’un des plus imposants qu’aient conservés les vieillards de ce pays ». Médisances ou louanges ? on est peut-être en droit de se le demander lorsque l’on lit la littérature consacrée à ce personnage du haut clergé. Poète pour servir ses projets politiques, (il est élu à l’Académie française en 1744), le cardinal de Bernis était avant tout un homme d’Etat et un fin diplomate. Il a joué un rôle majeur dans le renversement des alliances de 1756 qui enterra la rivalité entre la France et l’Autriche des Habsbourg, un conflit qui secouait l’Europe depuis Charles Quint. Puis il devient ambassadeur de la France à Rome. Qui était vraiment ce clérical à qui la littérature a prêté des relations plus ou moins suspectes avec Casanova ? Pouvait-on présager que cet ami des Lumières s’opposerait à la Constitution civile du clergé ? Quelle leçon de diplomatie le cardinal Bernis nous apprend-il en tant que responsable des relations entre le Vatican et la France ? Comment cet homme raffiné, sensible et intuitif à t-il compris ce changement de siècle, voire de civilisation ? Un collectif de grands historiens s’est réuni pour signer un ouvrage complet et fouillé sur le cardinal de Bernis et son rôle dans la diplomatie de la fin XVIIIème siècle. Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié est paru en octobre 2019 aux éditions Tallandier en partenariat avec l’École française de Rome. L’ouvrage est dirigé par Gilles Montègre ici interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L’invité: historien, maître de conférences à l’université Grenoble-Alpes et spécialiste de la diplomatie à l’époque moderne. Il notamment signé un livre sur la Rome des Français au temps des Lumières en 2011 (Publication de l’École française de Rome) et Les circulations internationales en Europe. 1680-1780, avec Albane Cogné et Stéphane Blond (Atlande, 2011). Dans son dernier ouvrage, il nous propose un tour dans l’Europe des Lumières à travers la figure du Cardinal de Bernis : Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié (2019, Tallandier/Publications de l’École française de Rome, 864 pages, 32.9 €).
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Les Français et le Roi sous l'Ancien-Régime
Comment vivait-on sous l'Ancien Régime et à l'époque moderne? Comment être précisément "ancien" et "moderne" à la fois? Dans son dernier livre consacré à la vie sous l'Ancien Régime, Agnès Walch fait le point sur la situation politique, économique et sociale des Français. Elle entame, pour les auditeurs de Storiavoce, une série de trois [Cours d'Histoire]. Le premier est consacré au rapport des Français avec le pouvoir monarchique ainsi qu'à la question économique et notamment des inégalités. Dans un deuxième volet, elle traitera de l'Ancien Régime à travers les cinq sens. Enfin, elle terminera avec la question des plaisirs de la vie : l'esprit, les lettres et l'amour.Notre invitée: Professeur des universités, Agnès Walch est spécialiste d l'Ancien Régime ainsi que de l'histoire du mariage et du couple. Elle est l'auteur de Histoire de l'adultère et de la Marquise de Brinvilliers. Elle vient de publier aux éditions Perrin: la Vie sous l'Ancien Régime (363 pages, 24€).
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La fin de la nuit / Naissance du monde moderne
L'électricité est un des symboles de la modernité et des progrès réalisés tout au long du XIXe siècle. C’est l’époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l’avenue de l’Opéra s’illumine à l’électricité. L’époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital…Un siècle entier, le XIXe, où l’on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n’avait pas de limites, qu’il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d’effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. À travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l’univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d’histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d’aujourd’hui.Marie-Paul Virard: Journaliste économique, Marie-Paule Virard a été rédactrice en chef du mensuel économique Enjeux-Les Échos. Elle est co-auteur (avec Patrick Artus) de nombreux ouvrages sur l’économie, notamment La Folie des banques centrales et Et si les salariés se révoltaient ? (Fayard, 2016 et 2018). Elle vient de publier Les inventeurs du Monde moderne (Editions Vendémiaire, 300 pages, 23€)
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Quand il fallait choisir entre Vercingétorix et Clovis
Alors que l'église dominait l'enseignement avant 1789, la Révolution française change la donne. Dès lors, deux principes s'opposent. Partenaire de Storiavoce, la revue Codex revient dans son numéro #14 sur la querelle scolaire: comment l'église va réagir face au monopole d'Etat? Comment l'Etat va t'il lui-même réagir face au renouveau spectaculaire du catholicisme au XIXe siècle? quel rôle vont jouer les écoles communales dans l'enseignement républicain? Comment l'opposition s'incarne-t-elle dans les manuels scolaires? Comment enfin la liberté d'enseignement va-t-elle se construire? Rédactrice en chef de Codex, Priscille de Lassus répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine novateur qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…
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Les Tudors ou l'âge d'or de l'Angleterre
En 1845, la couronne du souverain d’Angleterre Richard III est retrouvée dans la plaine boueuse d’un champ de bataille, sinistre symbole de la chute d’un roi. Les armées du dernier monarque de la maison d’York sont écrasées par celle d’Henri, comte de Richmond. Bosworth signe la fin de la guerre des Deux-Roses, ouvre l’ère d’une nouvelle dynastie. Richard III meurt laissant le trône d’Angleterre à son rival : Henri VII, dit Henri Tudor. Le conflit dynastique s’est conclu dans le sang, après 30 ans de rivalités entre les deux maisons. Mais d’où viennent les Tudors ? Certains voient dans cet évènement, la fin du Moyen-Age anglais et le début de la modernité. Quel crédit accorder alors à cette conception du passé ? Comment expliquer la postérité des Tudors notamment grâce aux films, aux œuvre littéraires, à tous ces arts qui créent la légende et qui nous incitent aujourd’hui à démêler le vrai du faux. Bernard Cottret vient nous parler de cette "dynastie qui a fait l'Angleterre".L’invité: Bernard Cottret est professeur émérite de civilisation des îles Britanniques et de l’Amérique coloniale de l’Université de Versailles-Saint-Quentin. Membre honoraire senior de l’Institut universitaire de France, il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux mondes anglo-saxons: Calvin, Henry VIII, Cromwell. Publié en 2015, La Révolution anglaise, une rébellion britannique 1603-1660 (Perrin, 2015). Il vient de publier l'histoire de "la dynastie qui a fait l'Angleterre": Les Tudors (Perrin, 2019).
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L'Empire islamique à l'époque médiévale, avec Gabriel Martinez-Gros
"Tout empire périra." Cette sentence bien connue de Jean-Baptiste Duroselle, qui n’est autre que le titre d’un de ses livres, traduit cette permanence de l’histoire à travers les siècles. De son côté, Paul Valéry considérait que c’étaient les civilisations qui étaient mortelles. Pourtant, si on se penche sur la question de l’Islam, il ne sera pas difficile de conclure que l’Empire islamique médiéval a été évincé par le sultanat turc après cinq siècles d’existence, donnant ainsi raison à Jean-Baptiste Duroselle. En revanche, la civilisation islamique s'est maintenue. Elle est même plus que jamais présente dans notre actualité, mais aussi dans la réalité quotidienne de nombreux États et nations. Storiavoce vous propose de partir sur les traces d’un empire, celui de l’Empire islamique… Et de le faire non pas tant dans le cadre d’une approche chronologique que plutôt conceptuelle : que signifie l’expression d’Empire islamique médiéval ? Comment cet empire s’est-il constitué ? Comment la religion islamique s’est-elle inscrite dans cette construction politique et dans les sociétés ? Quelle est la place de ce qu’on appellerait l’État impérial ? Mais, peut être et avant tout, comment l’historiographie a-t-elle abordé cette période au cours du XXe siècle ?
L'invité : Agrégé d'histoire, Gabriel Martinez-Gros est professeur émérite d'histoire médiévale du monde musulman à l'Université de Paris-X. Il a codirigé avec Lucette Valensi l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman jusqu'en 2002. Pour l'année 2012-2013, il a donné des cours à l’École du Louvre dans le cadre du cours "Les dynasties berbères et le Maroc impérial (XIe-XIIIe siècles)" dans la spécialité histoire des arts de l'Islam. Grand spécialiste de l'œuvre de l'historien arabe Ibn Khaldûn, il vient de publier chez Passés / Composés L' Empire islamique (VIIe-XIe siècle).
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La Révolution française du côté de la Rose.
En 1989, l’Europe entière célèbre le bicentenaire de la Révolution française. En France, contre-révolutionnaires et adeptes de 1789 s’affrontent à nouveau dans les champs culturels, politiques, historiques. Rien de nouveau. Si ce n’est que le débat semble opposer violemment et diviser profondément deux France. La portée de cette révolution qui se voulait universelle a débordé des frontières. A l’étranger aussi, et surtout en 1989, on parle de Robespierre et de Marie-Antoinette, du sans culotte et du vendéen, des Droits de l’homme et des droits de Dieu. A Londres, le British Museum commémore l’évènement par une exposition au titre pour le moins explicite quant à la teneur idéologique de ladite exposition : L’ombre de la guillotine. L’influence de la Révolution outre-Manche ne s’est pourtant pas arrêtée aux polémiques ou à la contemplation. Sur tout le territoire du royaume, mais surtout en Écosse et en Irlande, les événements de France ont déclenché des réactions profondes, menant parfois les opposants à la couronne d’Angleterre au bord de l’insurrection, voire de la sécession. En réalité, 1789 a bouleversé l’ensemble de la société britannique, l’obligeant à se positionner, de manière radicale et identitaire, vis-à-vis d’un voisin qu’elle avait appris, depuis un siècle, à admirer autant qu’à redouter. Pascal Dupuy est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.Les auteurs : Pascal Dupuy est professeur à l’université de Rouen spécialiste de l'histoire des représentations, et de la Révolution française. Il vient de co-écrire avec Harry T.Dickinson : Le Temps des cannibales, la Révolution française vue des îles britanniques (Vendémiaire, 2019, 25 €). Harry T Dickinson est spécialiste de l’histoire de l’Angleterre et professeur émérite à l’université d’Edimbourg.
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Courbe doucement la tête, ô Sicambre!
La scène se passe un 24 décembre à la charnière des Ve et VIe siècles, elle est décrite par le chroniqueur Grégoire, évêque de Tours, quelques décennies plus tard : Remi de Reims a fait préparer la piscine nous dit son récit. Les places sont ombragées de voiles de couleur, les églises ornées de tentures blanches ; le baptistère est apprêté, des parfums sont répandus, des cierges odoriférants brillent… « Nous sommes continue Grégoire comme au milieu des parfums du paradis. Puis le roi s’avance, tel un Nouveau Constantin », pour le baptême. Remi l’interpelle et lui dit : « Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. » Storiavoce vous propose de revenir sur une des images les plus connues de notre histoire de France, celle du baptême de Clovis : qui était Clovis ? quel était à la fois le contexte politique mais aussi religieux de son époque ? Son choix fut-il un choix politique ou bien le roi s’est-il réellement converti comme en son temps Constantin ? Enfin, et surtout, de quand dater ce baptême ? C’est ce que nous allons demander à Bruno Dumézil.L'invité : Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1996 Lettres)1, il devient agrégé d'histoire en 1999. En 2003, il soutient une thèse de doctorat sur le thème Conversion et liberté dans les royaumes barbares : ve – viiie siècles sous la direction de Michel Rouche. Il est professeur d'histoire médiévale à Sorbonne Université après avoir été maître de conférences à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense entre 2005 et 2017. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, récemment, Le Baptême de Clovis. 24 décembre 505 ? (Gallimard, 2019).
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La dernière impératrice
Rien ne distingue en apparence le village de Chabrignac, établi en Corrèze, des autres villages français. Il apparaît d’ailleurs bien moins fascinant que la célèbre ville de Brive-la-Gaillarde qui lui fait de l’ombre. Un court d’eau : la Tournerie, une petite mairie, une église romane et son cimetière. Et pourtant, si l’envie vous prend de flâner dans ses ruelles vous pourrez découvrir la tombe d’une impératrice, la dernière impératrice du Vietnam : Nam Phuong. Comment ne pas s’interroger alors sur la présence de cette mystérieuse princesse ? Qui est Nam Phuong ? Quels liens entre la France et le Vietnam expliquent-ils cette sépulture ? François Joyaux nous propose une histoire de « l’Indochine française vue au travers de l’existence de Nuam Phong » . Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : François Joyaux est historien spécialiste de l’Extrême-Orient. Il est professeur émérite de civilisation à l'Institut national des langues et civilisations orientales mais également fin connaisseur de numismatique. Il est membre de la Société asiatique. Auteur de nombreux ouvrages sur la Chine et l’Asie (Géopolitique de l'Extrême-Orient, Espaces et politiques (éditions Complexe, 1991), La Tentation impériale. Politique extérieure de la Chine depuis 1949 (éditions Actes Sud, 1994) il signe avec Nam Phuong (2019, Perrin, 23.00 €), la première biographie, en français, dédiée à l'impératrice.
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Les champs de l'horreur
Nous sommes le 5 octobre 1941, le secrétaire de police originaire de Vienne, Walter Mattner rédige une lettre destinée à son épouse. Dans cette missive, il décrit des événements qui ont eu lieu l’avant-veille, à l’Est de la Biélorussie, dans la ville de Moguilev : « A l’arrivée des premiers véhicules, dit-il, ma main a tremblé quand j’ai tiré, mais on s’y habitue. Au dixième convoi, je visais calmement et tirais de manière assurée sur de nombreux nourrissons, enfants et femmes. » Walter Mattener était, lui-même, père de deux enfants. Il continue sa lettre en expliquant que la mort donnée aux juifs est une « belle mort (…) en comparaison avec les infernales tortures » de la police politique soviétique. Plus loin, il ajoute : « Ici aussi, je comprends pour la première fois les mots du poète Theodor Mörner : « Aucun enfant dans le ventre de sa mère ne sera épargné. Diable ! Tant de sang, de boue, de corne et de chair n’ai-je pas encore vu. Maintenant, je peux comprendre l’expression l’ivresse de sang. » A l'heure que nous commémorons le 75e anniversaire de la découverte des camps d’Auschwitz, Storiavoce vous propose un voyage dans l’horreur : celui du front de l’Est pendant la Deuxième Guerre mondiale. Avec Jean Lopez, nous vous en avons donné les clés et les ressorts politiques et militaires dans deux émissions consacrées à l’opération Barbarossa. Aujourd’hui, nous allons aborder une question peut être trop méconnue. On croyait avoir tout dit sur le génocide, or le mouvement historiographique qui montre l’importance du front de l’Est pendant le conflit mondial nous révèle aussi les « massacres de masse qui touchèrent la population juive. » Alors que l'on connaissait bien le travail macabre des Einsatzgruppen, Marie Moutier-Bitan, elle, est partie à la recherche des victimes. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L"invitée: Doctorante en histoire contemporaine, Marie Moutier-Bitan travaille sous la direction d'Edouard Husson, sur "L'organisation locale des fusillades des Juifs sur les territoires soviétiques occupés par les nazis. 1941-1944". Chercheuse et responsable des archives au sein de l'association Yahad-in Unum depuis 2009, elle a effectué de nombreux séjours de recherche en Allemagne et en Europe de l'Est, ainsi qu'a l'United States Holocaust Memorial Museum. Elle est déjà l'auteur des Lettres de la Wehrmacht (Perrin). Elle vient de publier chez Passés / Composés Les champs de la Shoah (480 pages, 24€)
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Jacques de Molay, le dernier Templier
Le soir du 19 mars 1314, se consume la fin du plus prestigieux ordre de chevalerie, celui des Templiers. Son grand-maître, Jacques de Molay est condamné par Philippe le Bel, et l’ordre aboli par le pape Clément V. Objet des fantasmes mais également figure tombée dans l’oubli, Jacques de Molay semble appartenir à la légende et désintéresser l’histoire : Que sait-on réellement de ce chevalier ? Qui en a fait un héros tragique ? Pourquoi la persistance des mythes ? Quelle crise politique cache l'affaire des Templiers ? L'ordre n'est-il pas tombé parce qu'il avait perdu sa raison d'être ? Déconstruire les mythes qui ont façonné et créé Jacques de Molay pour retrouver son vrai visage, c’est l’ambition de Philippe Josserand qui a publié une biographie de Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Philippe Josserand est historien, spécialiste des croisades et des ordres militaires. Il a publié plusieurs ouvrages sur le sujet et notamment : Prier et combattre, Le dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Age (Fayard, 2009) avec Nicole Bériou. Son ouvrage sur Jacques de Molay (Belles-Lettres, 2019) vient de recevoir le Prix Daniel Ligou d’Histoire politique, sociale et maçonnique, 2019.
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Constantin de la Tétrarchie à la Grandeur
Dans un ouvrage essentiel et richement illustré, Claire Sotinel revient non pas tant sur les causes de la chute de l’empire mais plutôt sur ses mutations entre 212 et la fin du Ve siècle, de Caracalla à Théodoric. Or, c'est sur cette longue période que se situe le règne de Constantin le Grand. Dans quel contexte arrive t'il au pouvoir? Quel rôle joue la tétrarchie dans cette ascension? Quelle était la nature de l'instabilité politique, militaire et économique de l'époque? Comment Constantin s'impose-t-il? Quel rôle joue la bataille du Pont Milvius? Enfin, quelle place accorder à sa fameuse conversion puis à sa politique religieuse? Enfin, quel type de gouvernement va t'il exeercer? L'historienne Claire Sotinel répond à Christophe Dickès.Notre professeur : Claire Sotinel est professeur d’histoire romaine à l’Université Paris Est Créteil et dirige le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée. Spécialiste de l’Antiquité tardive, elle s’intéresse particulièrement à l’impact des changements religieux sur les sociétés de la Méditerranée occidentale entre le IIIe et le VIe siècle. Elle vient de publier Rome la Fin d’un empire De Caracalla à Théodoric (212-fin du Ve siècle) chez Belin dans la Collection Mondes anciens de Joël Cornette.
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La tragédie d'un tsar fou
Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1754, la Russie a enfin un nouvel héritier. Catherine Alexeïneva et le futur empereur Pierre III ont attendu 9 ans pour présenter au peuple russe le petit Paul Pétrovitch. L'enfant, est néanmoins issu d'une union illégitime de Catherine et de l'un de ses amants. Arraché à sa mère à la naissance, il comprend l'assassinat de son père à sept ans. « Enfant il contracte des idées, des sentiments et des ambitions auxquels ne répondra jamais la capacité d’un cerveau où les facultés émotives l’emporteront toujours sur les autres » aura dit historien russe à son sujet. Hanté par la peur du complot et du meurtre, souffrant d’une mauvaise santé, impulsif et misanthrope, Paul Ier n’avait pas l'étoffe d’un empereur. Il vit 42 ans à l'ombre de la splendide et terrible Catherine II. Il est ensuite un tsar mal aimé, un ami abandonné, un mari trahi, ne manquant pourtant pas d’ambition pour la Russie. A sa mort, la mémoire de son règne est une fois de plus éclipsée par celui de sa mère. Storiavoce vous invite à vous attarder sur le tsar mal-aimé, dans l'ombre de Catherine II. Alain Blondy est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'auteur : Alain Blondy est l'auteur de la biographie de Paul Ier, la folie d'un tsar paru aux éditions Perrin (janvier 2020). Professeur au CELSA, il est historien, spécialiste de l’Ordre de Malte, et des états méditerranéens. Il a écrit notamment Le monde méditerranéen 15 000 ans d'histoire (Perrin, 2018), Bibliographie du monde méditerranéen. Relations et échanges (1453-1835) (Paris, PUPS, 2003) et Chrétiens et Ottomans de Malte et d'ailleurs (Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 2013).
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L'empire ou la recherche d'une gloire passée? (212-Fin Ve sc)
La fin de l'empire romain a fait couler beaucoup d'encre... Dans un ouvrage essentiel richement illustré, Claire Sotinel revient non pas tant sur les causes de la chute de l'empire mais plutôt sur ses mutations entre 212 et la fin du Ve siècle, de Caracalla à Théodoric. La période concernée enviait-elle l'époque précédente? Était-elle à la recherche d'une gloire passée? Quelles était la réalité de l'unité et de la sécurité de l'empire? Quelles en sont ses mutations? Peut-on parler de fin d'un monde et comment définir le concept d'antiquité tardive? L'auteur répond aux questions de Christophe Dickès dans ce premier volet de nos [Cours d'Histoire] antique qui en comptera deux.Notre professeur: Claire Sotinel est professeur d’histoire romaine à l’Université Paris Est Créteil et dirige le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée. Spécialiste de l’Antiquité tardive, elle s’intéresse particulièrement à l’impact des changements religieux sur les sociétés de la Méditerranée occidentale entre le IIIe et le VIe siècle. Elle vient de publier Rome la Fin d’un empire De Caracalla à Théodoric (212-fin du Ve siècle) chez Belin dans la Collection Mondes anciens de Joël Cornette.
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1914-1918 : une histoire méconnue?
« L’histoire est la mémoire du monde » nous dit Henri Lacordaire. Quelle responsabilité alors que celle de l’historien, dépositaire, et transmetteur du passé! L’histoire n’existant bien entendu que si on nous la raconte. Pourquoi choisit-il d’estimer tel ou tel événement ? Comment peindre la fresque du passé avec relief pour que s’en dégage les instants fondateurs de l’histoire ? Pourquoi lorsqu’on parle de la Première Guerre mondiale on évoque avant tout Verdun, les taxis de la Marne et l'attentat de Sarajevo et l'on s’attarde trop peu sur le Moyen-Orient ou le front russe ? C’est pour mettre en relief tous ces faits méconnus que nous recevons aujourd’hui, Jean Philippe Renault, historien de formation, spécialiste de la Grande Guerre. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Jean-Philippe Renault s'est fait connaître par ses travaux publiés sur le blog Acier et tranchées avant d’entreprendre la rédaction du livre 1914 – 1918 : batailles et campagnes méconnues (19,00€) publié aux éditions Maia en octobre 2019.
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Le siècle des révolutions (III/III): Le choc des modèles (1770-1780)
Troisième partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. Peut-être plus encore que par les mouvements de révolte en tant que tels, la pensée révolutionnaire a été inspirée par les représentations idéalisées des manifestations contestataires. Comment la France perçoit-elle l'Indépendance des Etats-Unis ? Quelles sont les causes politiques réelles qui ont entraîné tout au long du XVIIème siècle, la chute de la monarchie ? Peut-on dire que la Révolution française se voulait universelle contrairement aux révolutions britanniques et ce dès ses origines ? Après avoir rêvé et idéalisé le phénomène révolutionnaire, la France passe de la fascination à la réalisation d'une Révolution qu'elle souhaite ériger en modèle universel.L'invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment d'une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi qu'un ouvrage sur la Guerre de sept ans (Perrin, 2015), couronné par le Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789.
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Penser l'universel
Le nom de Rome raisonne à nos oreilles comme un modèle d’universalité. Au temps des Césars et de l’empire tout d’abord mais ensuite bien après, dans la construction, siècle après siècle, de la papauté. Le pape étant souverain pontife de l’Eglise universelle. La vocation de Rome trouve ses origines dans un double martyr : ceux de Pierre puis de Paul dans les années 60. Alors que les Évangiles vont se répandre grâce à l’universalité de la langue grecque, le voyage à Rome constitue pour les deux apôtres l’ultime étape de cette universalité. Le christianisme est apparu et s’est développé dans le judaïsme puis dans un contexte culturel à la fois latin et hellénique. Mais il faudra encore quelques siècles pour que les chrétiens convertissent la romanité, dans laquelle ils retrouveront cet élément essentiel de leur religion : l’universalisme. Il s’agit même d’un caractère commun fondamental : l’Eglise et l’empire ayant été les deux seules structures de l’antiquité à avoir intégré dans leur représentation intellectuelle, la mondialisation. Storiavoce vous propose de comprendre avec l'historien Thomas Tanase ce double concept : celui d’universalité associé à la réalité du pouvoir des papes. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Thomas Tanase est professeur agrégé et docteur en histoire, ancien école de l'Ecole française de Rome. Il est spécialiste de l’expansion occidentale et des voyageurs médiévaux. Il est notamment l'auteur de Histoire de la papauté en Occident, Paris, Gallimard/Folio Histoire; Marco Polo, Paris, Éditions Ellipses, 2016 qui a reçu le Prix Bordin 2017 de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ; « Jusqu’aux limites du monde ». La papauté et la mission franciscaine, de l’Asie de Marco Polo à l’Amérique de Christophe Colomb, Rome, Éditions de l’École française de Rome, 2013.
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Le Siècle Des Révolutions (II/III) : concevoir l'impossible (1750-1770)
Deuxième partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. Si les révolutions anglaises ont donné un nouveau souffle aux institutions britanniques, elles ont aussi été invoquées comme modèle politique et idéologique en Amérique du Nord et en Europe dans les dernières décennies du XVIIIème siècle. Comment sont-elles réinventées par les penseurs de l'Europe des Lumières ? Comment le souffle d'une révolte peut-il inspirer un mouvement révolutionnaire ? Que dit la Déclaration d'Indépendance (1776) sur la culture politique des Etats-Unis d'Amérique et plus largement de l'Europe de la fin du XVIIIème siècle ? Concevoir l'impossible peut-il conduire à un monde des possibles ? Edmond Dziembowski est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L’invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi que la Guerre de sept ans (Perrin, 2015), ouvrage couronné du Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789.
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Le siècle des révolutions (I/III) : le laboratoire anglais (1660-1750)
Première partie de notre [Cours d’Histoire] consacré aux siècles des Révolutions. En 1689: Guillaume d’Orange et sa femme Marie deviennent les symboles d'une nouvelle ère politique et idéologique : l’Angleterre devient une monarchie constitutionnelle. Un retournement politique qualifié de "révolution" qui inspirera de nombreux pays. Quelles définitions recouvrent alors le terme "révolution"? Peut-on réellement associer les révolutions réformatrices britanniques à la Révolution française de 1789 ? Quelles sont les solutions mises en avant par les Britanniques pour "sortit ennoblie, politiquement, moralement et intellectuellement de l'épisode révolutionnaire" ? Quel modèle ont-ils voulu offrir aux monarchies d'Europe et notamment à la France ? Edmond Dziembowski est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Edmond Dziembowski est historien, spécialiste d’histoire politique et culturelle du XVIIIème siècle. Auteur de nombreux livres et notamment une admirable biographie des frères Pitt (Perrin, 2006) ainsi que la Guerre de Sept ans (Perrin, 2015), ouvrage couronné du Prix Chateaubriand. Il vient de publier chez Perrin, Le siècle des Révolutions 1660-1789.
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