
Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
Par Storiavoce
Réseau : Malesherbes Publications
Épisodes
891 épisodes · page 23 sur 30

Les Vikings ou la fin d'un monde
Saviez-vous qu'au VIIIème siècle, les raids vikings ont en grande partie favorisé la christianisation du monde viking? Dépeints avec effroi par les chroniques des Clercs du IXème siècle, les raids vikings sont souvent vus comme une page violente et traumatisante de l'histoire de France. Et pourtant, ces incursions accompagnent l'essor de l'évangélisation et de la christianisation des pays scandinaves (Suède, Danemark, Norvège). Stéphane Coviaux revient sur cette christianisation, loin de caricatures et des mythes, loin de l’image d’Épinal d’un missionnaire oppresseur, imposant sa foi au mépris des us et coutumes du pays. La christianisation doit être progressive et s’intégrer aux civilisations préexistantes. Ce phénomène était d'ailleurs bien plus lié à un processus interne aux sociétés vikings qu’à une entreprise de domination des populations occidentales : un acte diplomatique et une opportunité pour la plupart des chefs scandinave.L'auteur : Stéphane Coviaux est historien, spécialiste des mondes nordiques et enseignant en langues et civilisations scandinaves. Il a déjà publié : Le Moyen Age en Occident (avec Romain Teillier, Armand Colin, 2019) et contribué à la traduction et au commentaire du Discours contre les évêques (Éditions de la Sorbonne, 2013). Son ouvrage La fin du monde vikings vient de paraître aux éditions Passés-Composés.
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Grandeur & misères d'une victoire : l'armée française et la question italienne
Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce dernier volet, François Cochet traite de la reconstruction de l'armée française au lendemain de la victoire tandis que Frédéric Le Moal aborde la question italienne: Mythes et réalités d'une paix mutilée.Les intervenants : François Cochet est spécialiste d’histoire militaire, professeur émérite à l'université de Lorraine-Metz, auteur de plusieurs ouvrages dont avec PORTE Rémy : L’Armée française dans la Grande Guerre, Paris, Tallandier, 2016; 1914-1918 : La Grande Guerre : fin d’un monde, début d’un siècle , Paris, Éditions Perrin, janvier 2014, qui a reçu le prix Louis Marin de l’Académie des Sciences morales et politiques (2015) et le prix de l’UNOR (union nationale des organismes de réserve), 2015; Être soldat en France, de la Révolution à nos jours. Paris, Armand Colin, avril 2013; Armes en guerres. 19e-21e siècles. Mythes, symboles, réalités. Paris, CNRS-éditions, janvier 2012. Frédéric Le Moal : Docteur en Histoire (Paris-IV-Sorbonne), Frédéric Le Moal est spécialiste de l’Italie et des Balkans. Il enseigne à l’Ecole militaire de Saint-Cyr, à l’Institut Catholique de Paris et à l’IRCOM. Il a publié plusieurs ouvrages dont une biographie du roi Victor-Emmanuel III (Perrin, 2014) et une Histoire du fascisme (Perrin, 2018). Il a été l’invité de Storiavoce pour évoquer le Vatican face aux totalitarismes et vient de publier aux éditions du Cerf, Pie XII, un pape pour la France (Editions du Cerf, 413 pages, 24€).
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Comment l'Europe a découvert le Coran.
L’Europe découvre l’islam lors de la conquête de l’Espagne au VIIIe siècle, mais c’est avec les croisades du XIIe siècle que s’améliore la connaissance de la culture arabe. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l’on appelle à l’époque l’Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l’adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se rendent en Orient. Malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L’arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu’à susciter une véritable fascination au XIXe siècle, à travers l’orientalisme. Comment les Européens ont-ils appris l’existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l’arabe en Europe avant le XXe siècle? Autant de questions auxquels Olivier Hanne répond au cours de cette émission présentée par Christophe Dickès. L’invité: spécialiste d’histoire médiévale, Olivier Hanne est agrégé et docteur en Histoire. Médiéviste, sa thèse était consacrée à Lothaire de Segni avant son élection au pontificat sous le nom d'Innocent III (Belin, 2012). Islamologue, il est chercheur-associé à l'université d'Aix-Marseille. Auteur de nombreux autres ouvrages, il a publié aux éditions L’homme Nouveau Le génie historique du catholicisme. Il vient de publier AlCoran, Comment l'Europe a découvert le Coran (Belin, 2019). Il écrit régulièrement pour les revues Conflits, Moyen-Orient, Diplomatie, DSI, Défense nationale, Géostratégiques, Res militaris...
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La chute des Empires ottomans et austro-hongrois 1919-1920
Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Après avoir traité du rôle du Président Wilson dans l'élaboration des traités et de la critique de la paix par John-Maynard Keynes, cette deuxième partie est consacrée aux empires austro-hongrois et ottoman. Hélène de Lauzun, ancienne élève de l'ENS et docteur en Histoire, présente le Traité de Saint-Germain et la succession de la Double Monarchie. Trancrède Josseran aborde, quant à lui, le Traité de Sèvres et la question ottomane.Les intervenants : Hélène de LAUZUN est ancienne élève de l’ENS Ulm et agrégée d’Histoire. Docteur en Histoire, elle a consacré sa thèse à la question autrichienne en France dans les années trente. Tancrède Josseran est diplômé en Histoire de Paris-IV Sorbonne et attaché de recherche à l’Institut de Stratégie Comparée (ISC). Spécialiste de la Turquie, il est auteur de La Nouvelle puissance turque… L’adieu à Mustapha Kemal (Ellipses, 2010). Il a reçu pour cet ouvrage le prix Anteois du festival de géopolitique et de géoéconomie de Grenoble. Il est aussi co-auteur d'une Géopolitique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (PUF, 2012) et l'auteur de plusieurs articles sur l'empire ottoman; la Turquie et la Syrie.
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Des hommes d'honneur!
En 1989, Arlette Farge signe un essai tout à fait délicieux sur le charme de l’archive et le sens de la minutieuse quête de l’historien. Cherchant à recoller les morceaux d’une vie (ou plutôt de plusieurs vies), le chercheur est toujours tracassé par un vieux document tellement jauni par le temps qu’il en est devenu quasi illisible; le chercheur est souvent hésitant à ouvrir ce carton sans importance apparente mais qui constitue peut-être l’écrin d’un trésor dont seul lui percevra la valeur. Décrypter pour reconstituer. Chaque peuple, chaque civilisation, chaque société, chaque époque est un croisement d’individualités, de passions humaines, d’aspirations particulières, de codes institutionnels. Étudier un personnage c’est toujours l’étudier dans le carrefour où plusieurs histoires d’entremêlent. Le chercheur est à l’avant-garde de l’histoire. Il découvre et fait connaître des vies qui ont appartenues au passé et dont les traces sont bien petites par rapport à la richesse de leurs existences. Mis bouts à bout, ces fragments de vie participent à constituer mais souvent des années plus tard, la grande histoire, celle qu’on apprend dans les manuels. Un historien sans archives n’est peut-être alors qu’un romancier. Vincent Haegele, vient d'écrire trois histoires, trois vies d'Ancien Régime à partir de fonds d'archives inédits. Il nous propose de découvrir ces trois personnalités derrière le prisme de la question de l'honneur. Il est interrogé par Mari-Gwenn CarichonL'invité: Vincent Haegele est directeur des bibliothèques de la ville de Versailles. Ancien élève de l’École Nationale des Chartes, Vincent Haegele est spécialiste de la dynastie napoléonienne ( il est connu pour sa biographie des frères de Napoléon et de Murat et pour avoir publié la correspondance intégrale de Napoléon et Joseph Bonaparte; Il a déjà été reçu sur Storiavoce pour son livre Napoléon et les siens, Un système de famille (Perrin, 450 pages, 24.90€)). Il vient de publier aux éditions Passés composés Des hommes d’honneur, trois destins d'Ancien Régime (2019, 352 pages, 23€).
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Les traités de 1919 : paix imparfaite ou paix avantageuse?
Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions.Cette première partie est consacrée à la place de Wilson dans l’élaboration des Traités de paix et à la réception des Traités par l'économiste John-Maynard Keynes. Ces interventions sont respectivement de Serge Schweitzer, enseignant chercheur à l'Université Aix-Marseille, chargé de cours à l'ICES et Charles Zorgbibe, recteur honoraire de l'académie d'Aix-Marseille, professeur émérite à la Sorbonne et auteur de très nombreux ouvrages dont une biographie du président américain: Wilson: un croisé à la Maison Blanche (Presses de Sciences Po, 1998).Avec l'aimable autorisation de l'ICES : https://ices.fr/
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Conversations sur l'Iliade et l'Odyssée
Depuis 1919, les éditions Les Belles Lettres s'emploient à éditer le patrimoine littéraire des civilisations anciennes : les civilisations grecques et latines mais aussi chinoise ou encore indienne avec le sanskrit. Un patrimoine accessible grâce à un immense travail de traduction et d’édition tant et si bien, qu'à ce jour, le catalogue des Belles Lettres recense plus de 1000 ouvrages recouvrant de nombreuses disciplines: la philosophie et les religions, la philologie et les sciences, la poésie et le théâtre mais aussi l’histoire de l’Orient à l’Occident. Pour saluer ce travail et surtout ce centenaire, Storiavoce vous propose quatre émissions, une par trimestre, afin de mieux découvrir ses collections et ses travaux. A tout seigneur, tout honneur, nous commençons cette série avec Homère, au centre d’un événement littéraire puisque l’ensemble de son œuvre est désormais disponible en un seul volume. Hélène Monsacré, qui a dirigé ce travail d'édition, est notre invitée. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invitée: Hélène Monsacré est helléniste. Elle est notamment l’auteur du livre Les larmes d’Achille (Editions du Félin, 2011). Elle est en charge de la collection Classique poche des éditions des Belles Lettres et travaille également comme éditrice chez Albin-Michel. Elle vient de diriger Tout Homère, un co-édition des Belles Lettres et d'Albin Michel. Cette édition a été réalisée avec les contributions de Victor Bérard, Manon Brouillet, Eva Cantarella, Michel Casevitz, Adrian Faure, Xavier Gheerbrant, Giulio Guidorizzi, Jean Humbert et Christine Hunzinger.
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Rupture ou continuité coloniale aux XIXe-XXe siècles?
Après une première émission consacrée aux débuts de l'aventure en Atlantique, Storiavoce vous propose un second cours d'histoire sur le commerce maritime aux XIXème et XXème siècles. La Révolution provoqua-t-elle une rupture dans le système colonial ? Comment évolue le commerce maritime pendant le constitution de l'Empire colonial ? Pourquoi le divorce entre l'empire colonial et le capitalisme français selon l'expression de Jacques Marseille? Olivier Grenouilleau est interrogé par Mari-Gwenn Carichon au cours de cette émission enregistrée avec le concours de l'association Outre-Mer Développement.L'invité : Olivier Grenouilleau est historien, membre du centre Roland Mousnier, connu pour être grand spécialiste de l’esclavage et de l’histoire maritime et coloniale. Son essai sur Les traites négrières en 2004 a été couronné de nombreux prix. Il vient de publier chez CNRS éditions Fortunes des mers et sirènes coloniales (24,00€).>>> Nous vous prions d'excuser la qualité de l'enregistrement, indépendant ici de notre volonté.
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L'affaire Dreyfus : les ressorts d'une affaire moderne.
« La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera » signe Émile Zola le 25 novembre 1897 dans le Figaro au sujet de l'Affaire qui a secoué la Troisième République. L’Affaire, c’est celle avec un grand A, celle qui a bouleversé tous les dîners de familles comme le montre la caricature si connue de Caran d’Ache parue dans le Figaro en 1898 et qui a aujourd’hui toute sa place dans les manuels scolaires. L’Affaire c’est au départ une erreur judiciaire qui s’est transformé en scandale politique, diplomatique et en objet intellectuel. Fondée sur une erreur, alimentée par la légende, enjolivée par la littérature, et aujourd'hui mis en scène par le cinéma, l'Affaire Dreyfus n’a pas fini de faire parler d’elle. Celui qui disait vouloir n’être qu’un « simple officier français » est devenu un symbole pour les uns, un bouc émissaire pour les autres. Pour l'évoquer, Mari-Gwenn Carichon a invité Alain Pagès.L'invité: Alain Pagès est professeur émérite à l’université de Sorbonne-nouvelle, grand spécialiste de l'écrivain Émile Zola (Zola et le groupe de Médan (Perrin, 2014, 480 pages) ; Le Paris d’Émile Zola, (Éditions Alexandrines, 2016, 128 pages), Lettres à Jeanne Rozerot (1892-1902) (avec Brigitte Émile-Zola, Gallimard, 2004, 400 pages). Il vient de publier chez Perrin : L’Affaire Dreyfus, Vérités et légendes (Perrin, 2019,13.00 €).
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L'ouverture Atlantique: fortunes de mers et sirènes coloniales
Première émission d'un cours d'histoire consacré à l'ouverture Atlantique et l'Outre-Mer consacrée aux débuts de l'aventure en Atlantique : sa découverte, son exploration, son exploitation, du XVIe siècle jusqu’à la Révolution française. C’est vers 1660 que la France entre dans le grand commerce atlantique et colonial, notamment avec le port de Saint-Malo. Mais l’essor du négoce colonial au siècle suivant, avec la production antillaise de canne à sucre, d’indigo et de café, et le développement de la traite négrière, occulte souvent l’émergence de ce premier système capitaliste maritime au XVIIe. Et fait oublier que le commerce colonial se poursuit, sous d’autres formes, avec le vaste empire que la France se constitue à partir du XIXe siècle. Grâce au recul du temps long (des années 1660 à 1914, voire 1940) et à une approche combinant des méthodes rarement connectées : étude quantitative, culture des acteurs du jeu économique, rôle de l’État…, se dessine un panorama complet du grand capitalisme maritime français, de ses forces et de ses faiblesses, ainsi que de ses acteurs.Qui furent les premiers intéressés par l'aventure transatlantique? Existe t'il entre l'Etat et les commerçants : concurrence ou collaboration ? La traite était-elle inévitable ? Olivier Grenouilleau est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Olivier Grenouilleau est historien, membre du centre Roland Mousnier, connu pour être grand spécialiste de l’esclavage et de l’histoire maritime et coloniale. Son essai sur Les traites négrières en 2004 a été couronné de nombreux prix. Il vient de publier chez CNRS éditions Fortunes des mers et sirènes coloniales (24,00€).
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Le Corps de la Reine : représentations, situations, fonctions.
Caricaturée, moquée, traînée dans la boue, Marie-Antoinette n’inspire plus le respect à la veille de la Révolution. Les estampes, les dessins et les pamphlets montrent une reine ayant perdu toute dignité et sombré dans le déshonneur. Imprimées et distribuées, ces caricatures circulent dans les couloirs de Versailles tout comme dans les rues mal famées de la capitale. L’obscénité et la trivialité des propos, sont d’une violence rare. Le corps de la reine, dégradé, souillé, est devenu objet de moquerie. Pendant ce temps, Louis XVI propose la figure d’un roi abdiquant peu à peu, faible devant les Parlementaires. La condamnation du corps de la reine accompagne la critique noble et bourgeoise de l’autorité du roi Louis XVI, pourtant bien moins sujet aux caricatures grossières. Quels liens peut-on faire entre la bonne santé du pouvoir et la figuration du corps de la reine ? Comment comprendre alors le pouvoir politique de ces femmes et leurs rôles à travers la représentations littéraires, artistiques de leurs corps ? Qu’est-ce que ces réflexions sur la santé et l’apparence des reines nous apprennent-elles sur la vision de la féminité sous l’Ancien Régime ? Si le corps de Marie-Antoinette est autant dédaigné, c’est parce qu’on veut dire la décadence morale de la reine à travers la souillure de son corps… ou se plait-on juste dans une ambiance contestataire à bafouer l’inattaquable? Stanis Perez est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Stanis Perez est historien agrégé spécialiste de l’Ancien Régime, de l’histoire des corps et des médecins (Histoire des médecins – Artisans et artistes de la santé de l’Antiquité à nos jours, (Perrin, 2015, 24.50 €). Stanis Perez vient de publier Le Corps de la Reine (Perrin, 2019,25.00 €) dans la continuité de son ouvrage sur Le Corps du Roi (Perrin, 2018, 25.00 €) paru l'an dernier.
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Gouverner l'empire Plantagenêt
Leurs nom est synonyme de prestige et raisonnait dans toute l’Europe jusqu’aux espaces reculées de la Terre sainte. Leur propre domaine s’étendait du Nord de l’Angleterre jusqu’à la Gascogne en passant par l’Anjou. Quant à l’Irlande, l’Ecosse, le pays de Galles ou même la Bretagne, elles étaient des principautés ou des royaumes qui leur faisaient allégeance. Pour atteindre un tel prestige et une telle renommée, les Plantagenêt, puisqu’il s’agit d’eux, auront bénéficié d’un heureux hasard, celui des successions. Mais Henri II, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre cultiveront aussi un solide sens de l’opportunisme. Storiavoce vous propose de mieux comprendre comment cette grande famille et sa cour ont su tenir l'ensemble de ces territoires disparates… A cet égard, peut-on parler d’une curialisation du gouvernement des Plantagents ? Et, si oui, quelle en furent ses limites ? Comment cette cour fonctionnait au quotidien et quelles furent ses pratiques? Pourquoi enfin cet empire n’a pas su s’inscrire dans le temps? Interrogé par Christophe Dickès, Amaury Chauou répond à toutes ces questions.L'invité: Amaury Chauou est Docteur en histoire médiévale, professeur en classes préparatoires littéraires (lycée Chateaubriand, Rennes). Il est également membre associé du laboratoire Tempora et chargé de cours aux universités de Rennes 2 et de Bretagne-Occidentale. Auteur de Le Roi Arthur, (Seuil, coll. Histoire, 2009, 301 p.), Sur les pas d'Aliénor d'Aquitaine, (Ouest-France, 2005, 128 p.), L'idéologie Plantagenêt. Royauté arthurienne et monarchie politique dans l'espace Plantagenêt (XIIe-XIIIe siècles), (Presses Universitaires de Rennes, 2001, 324 p.), il vient de publier aux PUF, Les Plantagenêts et leurs cours (PUF, 420 pages, 23€).
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Ils ont été les rois maudits (2/2) / Les règnes
Dans le cadre du programme de collège, les élèves sont amenés à étudier le pouvoir des Capétiens. Il y eut un miracle capétien, celui d'une succession de père en fils sans interruption, de la fin du Xe siècle au début du XIVe siècle. Or, cette succession fut interrompue au profit des Valois après trois ultimes règnes, ceux de Louis X le Hutin, Philippe V et Charles IV. Maurice Druon les appelait les rois maudits. Mais qui furent ces derniers capétiens? Ces rois peuvent-ils bénéficier d'une réhabilitation et les sortir de leurs légendes littéraires? Ont-il joué un rôle dans l’affirmation du pouvoir monarchique et d l'Etat moderne. Bref, peut-on se contenter de l'adjectif de maudit et voir ainsi au delà? Après avoir étudié dans une première émission l'éducation des fils de Philippe Le Bel, Christelle Balouzat-Loubet nous décrit ici leur règne. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Agrégée d’histoire, Christelle Balouzat-Loubet a soutenu une thèse sur « le gouvernement de la comtesse Mahaut en Artois (1302-1329) », menée à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est actuellement Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Lorraine (site de Nancy). Elle est l'auteur de Mahaut d'Artois (Perrin, 224 pages) et de Louis X, Philippe V, Charles IV, les derniers capétiens (Passé composé, 208 pages).
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Les 12 Césars: Vespasien, Titus, Domitien
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce troisième et dernier volet, elle aborde les règnes de Vespasien, Titus et Domitien. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€).
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Une brève histoire de l'histoire...
Elle est à la fois politique mais aussi économique, elle peut être sociale tout en s’intéressant au genre, elle est aussi culturelle donc et peut se pencher sur les mentalités . Sur cette radio, elle est au centre de vos préoccupations : nous parlons bien évidemment de l’histoire. Il y a plus d’un an, dans une émission avec Michel de Jaeghere, auteur de La compagnie des ombres aux Belles Lettres, nous avions réfléchi sur ses origines dans la plus haute antiquité jusqu’à l’incontournable Hérodote qui donna tout son sens au mot Istoria. Istoria, c’est l’enquête en grec. Histôr est celui qui sait, qui tranche un différend, qui prend de la distance avec les passions pour rendre un jugement. Storiavoce vous propose de faire un bond dans l’époque moderne et de mieux saisir comment notre discipline s’est construite dans ces siècles décisifs pour l’intelligence que furent la période de la Renaissance à notre époque contemporaine. Christophe Dickès reçoit Didier Le Fur, auteur du livre: Et ils mirent Dieu à la retraite.L’invité: Historien, Didier Le Fur est l’un des meilleurs spécialistes des XVe et XVIe siècles français, sur lesquels il a publié La France en 1500, ainsi que Marignan 1515. Auteur de biographies remarquées – Louis XII, Charles VIII, Henri II –, son travail sur François Ier, aboutissement de quinze années de réflexion, a été unanimement acclamé par la critique (Perrin). Il a a publié Une autre histoire de la Renaissance et, récemment Ils mirent Dieu à la retraite... (Passé Composé, 232 pages, 19€).
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Ils ont été les rois maudits (1/2)- L'éducation des Princes
Dans le cadre du programme de collège, les élèves sont amenés à étudier le pouvoir des Capétiens. Il y eut un miracle capétien, celui d'une succession de père en fils sans interruption, de la fin du Xe siècle au début du XIVe siècle. Or, cette succession fut interrompue au profit des Valois après trois ultimes règnes, ceux de Louis X le Hutin, Philippe V et Charles IV. Maurice Druon les appelait les rois maudits. Mais qui furent ces derniers capétiens? Ces rois peuvent-ils bénéficier d'une réhabilitation et les sortir de leurs légendes littéraires? Ont-il joué un rôle dans l’affirmation du pouvoir monarchique et d l'Etat moderne. Bref, peut-on se contenter de l'adjectif de maudit et voir ainsi au delà? Dans cette première émission, Christelle Balouzat-Loubet se penche sur l'éducation des fils de Philippe Le Bel. Elle est interrogée par Christophe Dickès.
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Les 12 Césars: Tibère, Caligula, Claude.
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce deuxième volet, elle aborde les règnes de Tibère, Caligula et Claude. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€).
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Du nouveau sur les barbares?
Vandales, Francs, Burgondes, Alamans, Ostrogoths, Wisigoths... Qui sont ces hommes venus d'ailleurs dont le nom évoque beaucoup la terreur? Comment se son-ils installés en Europe. Les Romains fréquentent depuis longtemps ceux qu'ils appellent les barbares. Certains vivent même sur leur territoire. Au IIIe siècle, la confrontation devient plus problématique. Après deux cent ans de stabilité, de richesse et de conquêtes, il se trouve soudain sur la défensive... Partenaire de Storiavoce, la revue Codex #13 consacre son numéro trimestriel aux barbares. Priscille de Lassus est interrogée par Christophe DickèsPriscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine novateur qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…
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Les 12 Césars: César et Auguste
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce premier volet d'une série qui en comptera trois, elle aborde les règnes de césar et d'Auguste. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€).
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La fortune des Médicis
On étudie souvent la Renaissance comme un siècle de renouvellement des arts et des sciences, un moment d’effervescence et de nouveauté, une époque de progrès et d’équilibre. Aujourd’hui Storiavoce aimeraitretenir votre attention sur ces espaces et ces personnages qui ont contribué à donner à la renaissance cette image de splendeur et de renouveau: comment ne pas évoquer la Florence des Médicis? Mais tout d'abord comment une telle dynastie a-t-elle pu s’ériger en référence de la renaissance ? Quelle est la cause d’une telle ascension politique ? Par quels moyens les Médicis sont-ils parvenus à pénétrer tous les arcanes du pouvoir florentin ? La renaissance florentine est un « moment miraculeux » pour reprendre l’expression de notre invité du jour, Jean-Yves Boriaud. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Jean-Yves Boriaud est professeur émérite de langue et de littérature à l’Université de Nantes et spécialiste du XVème siècle romain. Sa biographie sur Machiavel (Perrin, 2015, 22.90 €) a reçu le prix provins Moyen-Age en 2015. il est également traducteur de grands textes antiques. Il vient de publier La fortune des Médicis (Perrin, 320 pages, 23€).
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Quand la science entre en guerre (1939-1945)
Selon John Bernal, grand physicien britannique et ancien président du Conseil Mondial de la paix, la guerre de 39-45 « fut dès le début une guerre scientifique, et n’eut cesse de l’être de plus en plus au fil de sa progression. » Les périodes de conflit, participent toujours de la restructuration des sociétés ; des guerres puniques aux guerres mondiales. Tout semble alors dirigé vers les intérêts diplomatiques et militaire du pays. Cette réalité de l’effort de guerre est un lieu commun lorsqu’on parle de la guerre de 1939-1945. De facto, on ne peut passer outre le tournant de la recherche scientifique. Certains savants choisissent de mettre leur intelligence au service de la cause nationale et profitent des nouvelles conjonctures politiques pour se faire connaître. Ils vendent parfois leurs secrets ou cherchent à découvrir ceux des autres... Et, la guerre de 1939-1945 fut une période de grandes avancées scientifiques. Pour parler de ce phénomène d’histoire militaire, Mari-Gwenn Carichon reçoit Jean Charles Foucrier au micro de Storiavoce.L'invité: Jean-Charles Foucrier est historien, et chargé de recherche et d’enseignement au Service historique de la Défense. Il est également l’auteur d’une thèse remarquable sur les bombardements aériens publié sous le titre : La Stratégie de la destruction (éditions Vendémiaire, février 2017, 472 p. 26 euros). En février 2019, il a publié La guerre des scientifiques, 1939-1945 (Perrin, février 2019, 450 p., 24 euros).
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Rome, cette évidence...
Les mythes et les légendes ont la vie dure, surtout lorsqu'on parle de Rome. Comment distinguer le vrai du faux dans une histoire qui se confond avec la littérature ?. Pour Tite-Live il semble que c’est la finalité didactique de l’histoire qui importe : « Ce qui est le plus important et le plus profitable dans la connaissance de l’histoire, c’est qu’elle fournit des exemples instructifs que l’on peut examiner comme un monument du passé qui serait exposé en pleine lumière. » Peu importe alors l’imprécision et l’inexactitude du récit ? Peu importe la part de légende ? Il n’est pas toujours facile d’avoir une idée exacte de la réalité du monde antique. Simplement parce qu'encore aujourd’hui on a hérité de certains historiens, de certains poètes, de certains artistes d'une coutume, celle de faire de Rome une œuvre d’art : un espace d’éclosion de l’imaginaire, une tragédie dont le déroulement est tout entier déterminé par la fin, un film qui nous fait passer par toutes les émotions, une toile aux couleurs franches mais aux contours flous qui nous saisit et nous interpelle. Bref, l’antiquité et particulièrement l'antiquité romaine est un chef d’œuvre. Jean-Noël Castorio, auteur de Rome réinventée, est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité : Jean-Noël Castorio vient de publier Rome réinventée, l'Antiquité dans l'imaginaire occidental, de Titien à Fellini aux éditions Vendémiaire (448 pages, 24 €), qu'il introduit par le propos choc suivant: L’antiquité n’existe pas. Il est maître de conférence en histoire ancienne à l’université du havre et notamment connu pour deux biographies : Messaline, la putain impériale (Paris, Payot, 2015, 463 pages, 26,00€) et Caligula au cœur de l’imaginaire tyrannique (Paris, Ellipses, 2017, 480 pages, 24.50€).
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Le terrorisme, un avatar de l'histoire occidentale?
En 1990, dans un ouvrage célèbre intitulé Fallen soldiers, l’historien américain George Mosse se proposait de revoir la mémoire des deux guerres mondiales. Dans cet ouvrage absolument essentiel, l’auteur expliquait comment la guerre, à la suite de la révolution française, était devenue un véritable mythe, une forme de religion avec ses valeurs, visant "à masquer le réel et à le légitimer". La mémoire de la guerre, ses massacres de masse, sa violence, en devinrent une sorte d’expérience sacrée au point aussi d’en être banalisée. Cependant, l’ouvrage de Mosse avait un défaut : en effet, il avait laissé de côté une nouvelle forme de guerre. Sourde, intérieure, s’attaquant autant aux civiles qu’aux autorités politiques, il s'agit du terrorisme. Les événements que le monde vit depuis le 11 septembre 2001, ajouté à la conception binaire de Samuel Huntington sur le choc des civilisations, nous feraient presque oublier une vérité historique: le terrorisme est aussi l’apanage des sociétés occidentales. De la Russie tsariste à la France de la Troisième République ou des années 1960, des Etats-Unis d’Amériques à l’Irlande du XXe siècle en passant par l’Italie ou encore l’Allemagne… Le terrorisme a été un des avatars de nos sociétés occidentales. Et c’est précisément sur ce lien entre Occident et terrorisme que Storiavoce va s’arrêter aujourd’hui avec Didier Musiedlak. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité : Agrégé d’histoire, ancien membre de l'Ecole française de Rome, Didier Musiedlak est professeur en histoire contemporaine à Nanterre Université. Il a enseigné également durant de nombreuses années à Sciences Po (Historiographie de la Seconde guerre mondiale et histoire de l’Europe) et à l’INALCO (Histoire des identités politiques et culturelles en Europe). Il a animé un cycle de conférences à l’École Polytechnique entre 1999 et 2000, sur les États fascistes et nazi. Il vient de publier chez Arkhé éditions, L’atelier occidental du terrorisme (350 pages, 21,50€).
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Les archives secrètes du Vatican sont-elles... secrètes?
Depuis le livre de Dan Brown, le Da Vinci Code, le Vatican est au centre de tous les fantasmes et contre-vérités. Or, le secret de ses archives fait partie de ces mythes... Faisant la part des vérités et des légendes, l'historienne Marie Levant nous explique le monde fascinant de la recherche historique dans une des plus vieilles institutions politiques et religieuses du monde. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invitée: Marie Levant est historienne, spéicialiste d'histoire religieuse. Enseignante à la Catho, elle est aussi secrétaire scientifique et chargée de recherche à la Sorbonne Université. Elle a travaillé de nombreuses années dans différents fonds d'archives européens et américains et tout spécialement au Vatican. Co-auteur du Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège chez Robert Laffont dans la collection Bouquins, elle vient aussi de publier aux PUR: Pacelli à Berlin, Le Vatican et l’Allemagne, de Weimar à Hitler (1919-1934)(400 pages, 30€).
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Dans les gammes de l'Histoire
Une des caractéristiques des temps moderne et contemporain est d’avoir donné à l’art une dimension politique, d’avoir créé un nouveau personnage, l’artiste engagé. Ce dernier, qu’il soit peintres, sculpteur ou musiciens, est naturellement un observateur du monde, il peut en être un commentateur à travers son œuvre. Il s’agit ici d’un droit fondamental. Cependant, le lien entre art et politique ne signifie pas pour autant que l’art parle systématiquement de politique. Nous l'avons vu sous l’époque totalitaire : l’art peut être inféodé à la politique et peut ainsi devenir propagande… C’est pourquoi, nous aurons une préférence pour un art dépouillé d’une finalité politique. La politique est certes un art, mais l’inverse porte en nous un sentiment de méfiance. Une fois n’est pas coutume, Storiavoce vous propose aujourd’hui de découvrir l’histoire en musique. Et quelle musique : Beethoven et Mozart, Verdi et Strauss, Chostakovic et bien d’autres… Tous ces musiciens et compositeurs ont pour particularité d’avoir vécu à une époque politiquement exceptionnelle au sens propre. Trois questions dès lors peuvent être posées… Est-ce que ces musiciens ont fait l’histoire ? Ou, au contraire, est-ce l’histoire qui a porté ces musiciens ? Une troisième option pourrait être une réponse positive à ces deux questions et c’est ce que nous allons voir avec Laure Dautriche, qui est interrogée par Christophe Dickès.L'invitée: Laure Dautriche est journaliste à Europe 1 depuis 2009. Diplômée en musicologie et en lettres modernes, elle est également violoniste.
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Venise: une ville-monde au Moyen-Âge
Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette troisième et dernière partie, nous partons à la découverte de la Sérénissime, Venise la "ville monde". Quels sont les débuts de Venise et de qui parle t'on quand on évoque cette cité? Que signifie cette expression de ville-monde? Jusqu'où s'étendait sa domination? Quels étaient ses rapports avec l'Empire ottoman? Où se trouvaient les marchands vénitiens et quels étaient les effets de l'afflux des marchandises et des richesses pour la ville? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale.
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Aux origines de Rome, avec Alexandre Grandazzi
Parfois, la littérature nous raconte l’histoire avec un grand H, les longs poèmes qui se présentent à nous comme des fragments d’archives. La naissance de Rome racontée dans les textes fondateurs, est aussi poétique qu'énigmatique. Les Anciens établissent sa fondation au 21 avril 753 av. J.-C. C’est Romulus qui en aurait posé la première pierre. Il est le descendant d’Énée, héros de la guerre de Troyes célébré par Virgile dans son Énéide, et dont le débarquement sur les rives du Tibre constitue un autre temps fort de l'histoire des origines de Rome. Mais quel crédit accorder aux textes littéraires, souvent écrits bien des années après les faits ? Pourquoi ce vif intérêt des Anciens pour la ville de Rome ? À quelles sources se référer pour dégager le vrai de la légende ? Quel est le matériau de l’archéologie ? Cette histoire de Rome aux origines est le fruit d’un travail aux carrefours de plusieurs disciplines : la mythologie, la littérature, l’histoire, l’archéologie, la philologie. De facto, cette histoire des origines de Rome ne peut s’écrire que grâce à la confrontation des hypothèses issues des différentes disciplines que nous venons d’évoquer.
L’auteur : Alexandre Grandazzi est historien et professeur à Sorbonne Université, spécialiste de la Rome antique. Ses recherches s’inscrivent dans une démarche pluridisciplinaire. Il a notamment écrit : Urbs. Histoire de la ville de Rome des origines à la mort d'Auguste (Perrin, 2017, 768 p.), Une certaine idée de la Grèce avec Jacqueline de Romilly (Hachette, 2006, 352 pages) et vient de publier un Que-sais-je ? sur Les origines de Rome (PUF, 2019, 128 pages).
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Comment voyageait-on au Moyen-Âge?
Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette deuxième partie, nous abordons la question des voyages et des voyageurs sur cet espace géographique. Est-ce que l'on voyage déjà au Moyen-Âge? Qui sont ces voyageurs et pourquoi voyagent-ils? Combien de temps voyage t-on? Existait-il des "guides de voyage"? Comment accueillait-on le voyageur et comment le voyageur voyait-il l'étranger qu'il rencontrait? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Régner et gouverner au XVIIe siècle
« L’Etat c’est moi ». Cette phrase prêtée à Louis XIV devenue une image d’Épinal nous impose trop facilement l’idée d’un gouvernement louis-quatorizien exclusivement absolutiste et autoritaire. Mais, gouverner est un art, et comme tout art, il s'apprend, se perfectionne, se nourrit des critiques et s’enrichit des conseils. Louis XIV, l’un des rois les plus célèbres de l’histoire européenne, a régné 72 ans sur la France. Né en 1638 au château de Saint Germain en Laye, sa vie fut tout entière vouée à l’Etat. Régner fut son métier. Et pourtant, on retient de lui avant tout l’image d’un monarque qui estimait la fête et le luxe avant de considérer ses sujets ; on s’est habitué à l’idée d’un règne superbe par sa prestance mais quasi solitaire. Or l’histoire n’est jamais trop simpliste à moins d’avoir sacrifié à l’autel du roman national sa complexité voire sa vérité: Comment définir le terme « Etat » au XVIIe siècle ? D’où vient ce mythe du roi gouvernant seul ? Comment le roi choisit-il ses ministres ? Quelles sont les familles influentes à la Cour de Versailles ? Quelles sont les sources à privilégier pour faire l’étude des gouvernements ? Thierry Sarmant grand spécialiste de Louis XIV, est reçu au micro de Storiavoce par Mari-Gwenn Carichon, pour répondre à toutes ces questions et démêler les mythes.L'invité : Thierry Sarmant est ancien élève de l’école des Chartes, docteur en histoire, et conservateur du patrimoine. Spécialiste de numismatique, archiviste paléographe, et directeur des collections du Mobilier National il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrage Vincennes : mille ans d’histoire, Louis XIV : Homme et roi et plus récemment L’Histoire mondiale des cours, co-dirigé avec Victor Battaggion qui sont des références. Régner et gouverner, Louis XIV et ses ministres est le titre du livre co-écrit avec Mathieu Stoll, réédité aux édition Perrin. Matthieu Stoll conservateur en chef au service interministériel des Archives de France a également publié des livres sur le règne de Louis XIV.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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La Méditerranée médiévale: commerce, conflits et échanges
Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette première partie, nous aborderons le commerce, les contacts maritimes et les conflits sur cet espace géographique. Quelle était la nature du commerce médiéval et qui le pratiquait? Qui vend et achète? Quelles était les produits échangés? Existait-il une lutte pour la maîtrise du commerce? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès.Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale.___________________________________________________- Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce- Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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