Poulain Raffûte
Sports

Poulain Raffûte

Par Eurosport Discovery

Réseau : Eurosport France

Poulain Raffûte, c’est un podcast qui part à la rencontre des acteurs du Top 14 pour décrypter l’actualité du rugby. Quelles ambitions pour la saison en cours ? Quel avenir pour le rugby professionnel ? Chaque semaine, Raphaël Poulain, ancien ailier du Stade Français et du Racing 92, et Arnaud Beurdeley, journaliste à la rédaction de Midi Olympique, reçoivent un entraîneur, un président ou un joueur emblématique d’un club. Ensemble, ils passent en revue les sujets brûlants du moment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
147 épisodesDernier épisode : 20 juin 2023
Apple PodcastsFlux RSS

Épisodes

147 épisodes · page 4 sur 5

Emile Ntamack : "La Rochelle ne fera pas l'erreur de sous-estimer le Stade Toulousain"

Emile Ntamack : "La Rochelle ne fera pas l'erreur de sous-estimer le Stade Toulousain"

23 juin 2021· 41:57

Ça y est ! Nous connaissons donc l’affiche de la finale de Top 14 qui se jouera vendredi soir : La Rochelle-Toulouse. Alors parlons-en avec Emile Ntamack !


Notre invité, malgré sa retraite prise il y a quinze ans maintenant, est au centre de l’actualité étant donné sa filiation avec un certain Romain Ntamack mais aussi du fait de sa connaissance du meilleur club français et européen depuis le début de l’air professionnel : le Stade Toulousain. Là même où Emile est désormais manager de la formation.


Alors J’entends déjà les supporteurs des autres contrées rugbystiques couiner à l’écoute de ces mots mais force est de constater que les chiffres parlent pour Toulouse, écoutez plutôt : depuis que le rugby est pro, le Capitole a vu défiler pas moins de 5 coupes d’Europe et 9 Boucliers de Brennus. Circulez, il n’y a plus rien à voir.


Avec Toulouse, Emile Ntamack a remporté 6 Boucliers de Brennus toujours plus, trois coupes d’Europe et disputé pas moins de 388 matches entre 1988 et 2005. En équipe de France, c’est 46 sélections deux Coupes du monde disputées et un Grand Chelem en 1997. La classe quoi.


Son frangin Francis, que j’embrasse bien fort et avec qui j’ai eu l’honneur de jouer, a lui aussi été international et Emile est le père de Romain que l’on ne présente plus, mais aussi Théo qui vient de remporter le titre de champion de France espoir avec ce même Stade Toulousain. Bref vous l’aurez compris, le rugby est une histoire de famille chez les Ntamack.


Et en parlant de famille, vu la structure du Stade Toulousain avec Didier Lacroix, Jean Bouilhou, Clément Poitrenaud, Ugo Mola, Virgile Lacombe, Jérôme Cazalbou entre autres, on se rend compte de l’importance de la transmission et l’importance de continuer à écrire l’histoire avec des mecs qui se connaissent et qui connaissent le club par cœur. Alors que se cache-t-il derrière le maillot rouge et noir et tous ces titres ? Quel est l’ADN de ce club mythique qu’est le Stade Toulousain ? Qui de mieux qu’Emile Ntamack pour nous en parler...


Bienvenue dans Poulain Raffute.!


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Olivier Canton, journaliste Eurosport,

et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mathieu Acebes : "Pour exister en Top 14, l'USAP n'aura pas de star mais aura du coeur"

Mathieu Acebes : "Pour exister en Top 14, l'USAP n'aura pas de star mais aura du coeur"

16 juin 2021· 45:32

Cette semaine, honneur aux nouveaux. Enfin, au retour d'un grand club de rugby dans le Top 14 : l'USAP. Et qui de mieux pour parler de sa remontée dans l'élite que le capitaine de Perpignan : Mathieu Acebes.


J'ai souvenir de matchs rugueux dans des contrées hostiles et au public passionné, de Bourgoin à Sapiac, de Toulouse à Biarritz, nous étions toujours reçu comme il se doit mais je dois avouer qu'à Aimé-Giral, la tension était toujours un peu plus forte qu'ailleurs ! La chaleur, les couleurs, la passion, ce côté sanguin des supporters...


J’ai l’impression que notre invité de la semaine est un joueur né à l'USAP tellement son investissement a grandi au sein du club depuis son arrivée en 2016. Alors que certains ont préféré relever d’autres défis après la descente en ProD2 il y a deux ans, j’ai eu comme l’impression que, dès le coup de sifflet final, Mathieu Acebes se projetait déjà avec le même maillot en Pro D2 l’année d'après !


Devenu capitaine, Mathieu a su garder le cap et cet objectif de revenir le plus vite possible en Top 14. C’est un type qu'on aime pour ses discours, son engagement son franc-parler, c’est un caractère qui correspond tout à fait à ce club sang et or. D’ailleurs, il m’a promis qu’il n’aurait pas de langue de bois mais, à vrai dire, je le savais déjà en composant son numéro de téléphone.


Apres des débuts au Boucau Tarnos stade, il passe successivement par Biarritz, Bayonne, Auch, puis la Section Paloise avant d’atterrir en terres catalanes en 2016. Mathieu, c’est 35 sélections en équipe de France à 7, 3 titres de champion de France de Pro D2 (1 avec la Section Paloise et deux avec l’USAP). Mathieu c’est un capitaine, une gueule, une gouaille qu’on est ravi de recevoir pour qu’il nous parle de son rugby, de son parcours, de son engagement et du futur de Perpignan dans l'élite.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique,

et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mohed Altrad: "Dans le business, on n'a pas ces émotions fortes que procure le rugby"

Mohed Altrad: "Dans le business, on n'a pas ces émotions fortes que procure le rugby"

9 juin 2021· 49:54

Il y a des rencontres que l'on fait au fil de nos voyages, qui inspirent plus que d'autres. J'ai eu la chance tout au long de mon parcours de faire des rencontres de personnes au parcours de vie atypique, qui m'ont redonné confiance, qui m'ont permis de me relever et d'avancer dans des moments compliqués.


Parmi ces personnes, Mohed Altrad. Je l'ai rencontré il y a quelques années dans son bureau à Montpellier et notre rendez-vous, qui ne devait durer qu'un quart d'heure, s'est transformé en une heure, puis deux, puis trois. Nous avons parlé de sa vie, de la mienne, de nos livres, du désert, de sa réussite, de ses échecs et paradoxalement très peu de rugby. J'ai découvert un homme passionné avec une vraie sensibilité, à l'écoute, intéressant et intéressé par les hommes et leurs vies.


J'en suis sorti grandi, soulagé aussi par l'humanité d'un homme que l'on aurait tendance à percevoir comme froid et distant. Il n'en est rien. Oui, j'ai eu le privilège de parler à un homme qui m a profondément touché.


Non, Mohed Altrad n'est pas qu'une fortune qui arrose le rugby de ses millions d'euros. Non, Mohed Altrad n'est pas qu'une réussite professionnelle. Bien sûr c'est toujours plus facile de faire ces raccourcis et toujours plus facile de mettre des gens dans des cases car ça rassure mais ça empêche aussi l'ouverture la curiosité de chercher à connaître l'homme derrière l'apparence souvent trompeuse.


Mohed Altrad, c'est 11 ans à la tête d'un MHR qui végétait en ProD2, ce sont deux titres de champion d'Europe et une finale de Top 14. C'est aussi une main tendue à de nombreuses associations, un homme passionné qui n'hésite pas à donner aussi au monde du rugby amateur.


Oui, Mohed Altrad, c'est une marque, un sponsor, une réussite mondiale, mais c'est avant tout un homme passionné, un écrivain, un homme engagé que je suis ravi de recevoir.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pascal Papé : "Je suis devenu un super rugbyman grâce à mon histoire difficile et fantastique"

Pascal Papé : "Je suis devenu un super rugbyman grâce à mon histoire difficile et fantastique"

3 juin 2021· 45:22

Notre invité de la semaine a représenté pendant une bonne quinzaine d'années le gladiateur des temps modernes. Cet homme, c'est Pascal Papé.


Comme beaucoup, il a joué avec une armure... et je ne parle pas de celle portée avec le maillot de Givors, de Bourgoin, de Castres, du Stade Francais et même cette armure bleue sous les couleurs de l'équipe de France. Non, je parle de cette armure invisible qui protège, qui donne le change et qui cache une vulnérabilité difficilement assumable dans notre cher sport et notre chère société. Une armure de super-héros, comme une cape qui nous rend tout puissant et protège l'enfant en chacun d'entre nous.


Pascal Papé, c'est 65 sélections en équipe de France, c'est un Bouclier de Brennus et une Challenge Cup avec le Stade Francais. Ce sont deux Grands Chelems, deux Six Nations et une finale de Coupe du monde. Directeur du centre de formation du Stade Francais depuis 2017, il vient d'être nommé directeur sportif de Bourgoin, comme un retour aux sources !


Au-delà de sa magnifique carrière, j'ai voulu inviter Pascal parce que son histoire peut résonner en chacun de nous. Je parle de cette génération d'hommes qui a peut-être un jour subi le poids de son passé des maux portés et tus parce que dans notre cher monde, les failles, la dépression, la vulnérabilité sont tabous et montrent la part de faiblesse qu'on a pourtant tous en chacun de nous.


Et je ne cesserais de le répéter, mais un homme, c'est avant tout un être capable de faire de son passé une force et pour cela il se doit d'être accompagné aussi par des témoignages comme celui de Pascal. Cela s’appelle la résilience.


"Mes forces de joueur viennent de mes faiblesses d'homme" : en une phrase, il a réussi à résumer combien il est important de comprendre que derrière chaque performance, il y a des sources de motivation propres à chacun et parfois ces forces proviennent de cicatrices enfouies bien profondément. Ravi donc de pouvoir parler à l'homme derrière l'immense joueur qu'il a été...


Bonne écoute et bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Olivier Canton, journaliste commentateur Eurosport

Produite et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jean-Baptiste Elissalde : "Voir Montpellier si bas et maintenant à ce niveau, c'est incroyable"

Jean-Baptiste Elissalde : "Voir Montpellier si bas et maintenant à ce niveau, c'est incroyable"

27 mai 2021· 38:36

Ce qui me marque chez les demis de mêlée depuis ma plus tendre enfance, c’est à la fois leur caractère de crevard, cette énergie déployée sans limite pour être les plus casse-couilles possibles, mais aussi cette capacité à diriger, à embarquer des mecs deux fois plus gaillards qu’eux. C’est un peu le cerveau de la bande.


Jean-Baptiste Elissalde, notre invité de la semaine, a été l’un des meilleurs de sa génération. J’en veux pour preuve son palmarès en quelques chiffres : 35 sélections en équipe de France, deux en six Nations dont un Grand Chelem, 3 Coupes d’Europe, un bouclier de Brennus et surtout 3 sélections avec les Barbarians.


Je vous avoue que je ne pouvais pas le saquer quand on jouait contre le Stade Toulousain. Je pense d’ailleurs que, lors de nos confrontations, personne pouvait se blairer et c’est ce qui faisait la saveur de nos confrontations Paris/Toulouse. C’est bien sûr les Parisiens sont des putains de mercenaires et les Toulousains des bouffeurs de cassoulet ! Je ne parle que sur de nos échanges le terrain car en dehors je ne connaissais pas le bonhomme !


Depuis 2010 et son passage de l’autre côté, après avoir tout connu de La Rochelle à Toulouse en tant que joueur, il va tout connaitre en tant qu’entraîneur : Champion de France en 2012, entraîneur des trois-quarts de l’équipe de France sous la demi-ère Brunel, il rejoint ensuite le MHR en janvier 2020 sous les ordres de Xavier Garbajosa.


Autant vous dire qu’il n’a pas eu un parcours tout tracé et qu’avant de gagner sa dernière coupe d’Europe ce week-end, il a bourlingué et n’a pas évolué dans le confort. Comme sur le terrain, il se les pelait... Issu d’une famille de rugbymen de père en fils, il va nous parler de son parcours de joueur d’entraîneur et de son actualité au sein du MHR !


Bienvenue dans Poulain Raffute !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Olivier Canton, journaliste commentateur Eurosport

Produite et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Julien Jané : "A Agen, la saison est foutue, mais pas l'avenir"

Julien Jané : "A Agen, la saison est foutue, mais pas l'avenir"

19 mai 2021· 47:29

Cette semaine, parole à un joueur hybride : qui joue aussi bien à XV qu'à VII : Julien Jané.


Pour tout vous avouer, je ne connais pas l'homme mais plutôt le joueur que j'ai vu évoluer sous les couleurs de la France à VII mais aussi à Béziers où il fait ses débuts. Passé par le Racing, puis a Bayonne, c'est à Agen qu'il joue actuellement. Un club dernier de la classe du Top 14 dont il va nous raconter cette saison particulière qui va l'amener à retrouver la ProD2 en fin d'exercice.


Ce que j'ai pu ressentir de l'homme sur le terrain, et des échos que j'ai eu de quelques amis qui l'ont côtoyé, c'est le bon mec par excellence ! Physiquement, c'est un peu le Patrick Dewaere du rugby français et c'est le genre de type qu'il faut avoir dans son équipe. Celui au fond du bus, bien installé au milieu de ses potes à faire le con !


D'ailleurs, il nous parlera peut-être de son jeu de jambes et de sa preparation physique bossés en équipe avec ses acolytes Mazoue, Deniau et Saubade au piano bar "Les 3 maillets". Gros danseur m'a-t-on dit !


Julien Jané, c'est 91 sélections avec la France à VII, un titre de ProD2 avec Bayonne en 2019 et c'est surtout un joueur d'expérience qui va nous parler de son parcours, de son histoire de rugbyman à travers la France et le monde et de son rugby.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

Produite et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Alban Placines: "On n'est pas bon rugbyman si l'on n'est pas un homme accompli"

Alban Placines: "On n'est pas bon rugbyman si l'on n'est pas un homme accompli"

12 mai 2021· 46:11

Ce n'est pas mon histoire que je vais vous raconter, mais cela y ressemble... Non pas en tout point, mais vous devinerez qu'il y a une blessure là-dessous. Cette histoire est celle d'Alban Placines.


Mais d'abord, retour aux sources. On le sait, la ProD2 et son championnat est un vivier à pépites depuis une bonne dizaine d’années maintenant ! On n’énumèrera pas tous les joueurs passés par ce championnat âpre et engagé qui n’a rien à envier à notre cher Top 14. Biarritz, après la génération des Yachvili, Harinordoquy et autre Thion, a vu naître une génération de types talentueux, prêts à relever le défi d’un retour en Top 14 dès 2014. Les frères Lucu, Kiliam Hamdaoui ont pu éclore et s’aguerrir avant de rejoindre légitimement notre cher championnat.


Gonzalo Quesada, qui a eu notre invité sous ses ordres, dit de lui qu’il est un joueur de caractère leader qui, lors de son passage à Biarritz, a été impressionné par l’homme et son attachement au club et ses valeurs. Impressionné aussi par le travail sur lui-même au-delà du joueur afin de se connaître mieux et grandir

Gonzalo sait reconnaitre les bons mecs, c’est pourquoi je l’ai sondé en amont de notre échange.


Alban Placines, toujours selon les dires du coach argentin, est un homme sain, gentil, généreux et engagé sur et en dehors du terrain.


Formé à Coarraze Nay avant de faire sa formation au Biarritz Olympique, il devient capitaine sous l’ère Quesada en août 2017 avant de signer l’année d’après au Stade toulousain. Champion de France en 2019 avec Toulouse, il s’épanouit dans un effectif pléthorique et, pour sa 3e année dans le club champion de France en titre, va le voir disputer une finale de Champions Cup et sûrement jouer les phases finales du Top 14. Oui, voir et pas jouer, car notre invité s'est fracturé le radius du bras gauche il y a peu et manquera cette finale et sans doute la fin de saison...


Important de le signaler en parallèle de sa carrière, il a un diplôme d’osthéo, comme quoi, il est possible dans notre cher rugby d’anticiper son avenir intelligemment et de préparer son avenir. On va se régaler à échanger avec un homme à la fois discret et engagé !


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

Produite et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Grégory Coupet: "Le foot devrait s'inspirer davantage de la mentalité du rugby"

Grégory Coupet: "Le foot devrait s'inspirer davantage de la mentalité du rugby"

6 mai 2021· 49:14

Mesdames et messieurs, laissez-moi vous présenter un footballeur fan absolu de rugby : Grégory Coupet. Oui, l'ancien gardien international, de l'OL et du PSG, entre autres. Et aujourd'hui, entraîneur des gardiens de Dijon. Mais alors pourquoi lui ?


Il n'a pas hésité un seul instant à traverser la France décollant de Madrid pour atterrir à Paris, sautant dans sa voiture pour descendre à Oyonnax où nous nous sommes retrouvés avec notre pote "Topher" dans cet hotel-bar-restaurant près du stade Charles-Matton pour siroter quelques bières avant la finale de ProD2 de notre ami Salim Tebani ! C'était en 2013 et, au-delà du choc thermique (parce qu'il en faut du courage pour passer d'un bon 25 degrés madrilène à un bon -5°C oyonnaxien) nous avons passé une nuit géniale partagée avec joueurs et supporters.

Il est comme ça Greg Coupet : généreux, avenant, toujours la banane et amoureux du rugby depuis qu'il regardait avec son père le Tournoi des 5 Nations au début des années 80. Au fond de lui, je crois qu'il rêvait de jouer au rugby


Pote des Delannoy, Pakivato et autre Cedric Chaubeau qu'il rencontre au LOU dans les années 2000, il s'est lié d'amitié, pas avec les plus finos de la bande, mais avec ceux avec qui il aurait aimé partager un bout de vestiaire.

Je ne parlerais pas de l’inauguration de son restaurant à Villeurbanne où, porté en triomphe par cette belle bande d’encoches, il a réussi à marcher sur le plafond de son bar !


Je ne parlerais pas non plus des halles de Lyon, lieu de quatrième mi-temps bien arrosées ou avec ces mêmes acolytes il avait acheté un banc de dorades qu’il baladait au milieu des passant recréant l’espace d’une matinée un banc de poissons. D’ailleurs, je remarque en passant que les halles sont quand même un lieu universel pour tout bon rugbyman qui se respecte et qui aime la 4e mi-temps. Celle-ci commence en général à l’ouverture du marché, au petit jour en général le dimanche matin, et voit débarquer de Nîmes à Lyon, de Biarritz à Bordeaux, une belle bande de joyeux lurons venant s’achever à grands coups de savoureux Mâcon Blanc, d’huitres royales d’Isigny et autres côtes de bœuf saignantes. Bref vivement que ça rouvre !


A l'heure où certains racontent au coin d'un tweet que le rugby se "footballise", qu'il perd de ses valeurs, je me suis dit que ce ne serait pas mal d'avoir un mec comme Greg qui vienne nous parler de son foot, sport peu connu dans la sphère rugbystique, et surtout vu son palmarès (7 titres consécutifs de champion de France avec l'OL !!) qu'il nous raconte les similitudes qui existent entre nos deux sports.

Il n'a pas hésité pour venir nous rejoindre. Alors prenons exemple sur ce genre de mec qui reste hyper accessible. J'en veux pour preuve cette nuit de bringue passée à Oyonnax. Greg a dû faire 50 photos par heure avec les supporteurs. Aucun refus, aucun raffût, il a été exemplaire d'ouverture...


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, Raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

Produite et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Safi N'Diaye: "Les rugbymen m'ont fait rêver, aux femmes de faire rêver les jeunes générations"

Safi N'Diaye: "Les rugbymen m'ont fait rêver, aux femmes de faire rêver les jeunes générations"

28 avril 2021· 34:13

Cette semaine, replaçons la femme au centre des débats. Les Bleues viennent de terminer le Tournoi des 6 Nations, donc coup de projecteur sur l'une des plus talentueuses d'entre nos joueuses françaises : Safi N'Diaye, après avoir reçu Lenaïg Corson, Jessy Trémoulière et Gaëlle Hermet.


J’ai découvert une bande de filles complètement barjots, avec une patate impressionnante et un esprit chaleureux. Elles m’ont dit : "Mardi, on joue contre les garçons, tu viens. Ne t’inquiète pas, on t’amène des affaires, tu prends le ballon et tu cours le plus vite possible"... et je me suis éclaté ! Depuis, c’est toujours ma bande de copines...


Notre invitée est un monument de notre sport, et je miserais bien sur le plus beau palmarès de notre cher sport hommes et femmes confondus ! Ecoutez plutôt : 6 fois championne de France avec Montpellier, 3 Grands Chelems, 79 sélections avec les Bleues. Au-delà des chiffres, Safi N Diaye est élue meilleure joueuse en 2014 par le Midi Olympique. Elle est au quotidien monitrice, éducatrice et secrétaire générale de Provale... bref, une source d'inspiration pour beaucoup !


Safi débute sa vie de joueuse au Castres Rugby Féminin, club avec lequel elle gagnera deux autres titres : championne de France Fédérale 3 et Fédérale 2 avant de partir au Montpellier Rugby Club qui évolue en Top 10. Aujourd'hui, elle est la pièce maîtresse de l’équipe de France et en direct de Marcoussis pour préparer la revanche contre les Anglaises qui aura lieu vendredi soir à Villeuneuve-d’Ascq...


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, Raffûteur en chef, et Olivier Canton, journaliste Eurosport

Produite et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digitale Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jefferson Poirot: "J'ai remis le rugby au rang de passion et non à celui de métier"

Jefferson Poirot: "J'ai remis le rugby au rang de passion et non à celui de métier"

21 avril 2021· 44:21

Il y a des décisions parfois qui étonnent et qui détonent dans notre petit monde du rugby. Non, je ne vous parlerai pas aujourd'hui de Gaël Fickou et de son passage de l'autre côté du périphérique en pleine heure de pointe au beau milieu d'une saison où tout est vraisemblablement possible, même de passer chez l'ennemi au beau milieu de la bataille... Du jamais vu ! Comme la décision de Jefferson Poirot de ne plus vouloir porter le maillot de l'équipe de France...


Blasphème !, diront certains, hérésie !, diront d'autres (oui, ce sont des mots à la mode en ce moment) et pourtant, moi, je le comprends Jefferson ! On dit que le rugby a changé, que les hommes ne sont plus les mêmes, que cette nouvelle génération est déresponsabilisée, patin-couffin, que ça se footballise, mais fermons-la un peu et observons au-delà des apparences !


Est-ce qu'on les écoute vraiment ces joueurs avant de les clouer au pilori ? On pourrait croire que tout bon rugbyman qui se respecte devrait crever pour son équipe, pour le maillot ! Eh bien, c'est le cas pour Jefferson Poirot et pourtant il passerait presque pour un incompris ! Le type est capitaine de l'UBB, compte une bonne trentaine de selections en équipe de France, il est dans le circuit depuis bientôt 10 ans, n'a même pas 30 ans et décide de mettre un terme à sa carrière internationale alors qu'il est appelé dans le groupe de Fabien Galthié.


Et tout ça, pour quoi ? Pour se consacrer pleinement à sa vie de papa et gagner des titres avec son club bordelais. En plus de ça, il veut aussi se consacrer à sa future vie professionnelle. Personnellement, je trouve ça exemplaire comme décision à l'heure où nous avons tous besoin d'exemple inspirants, de parcours atypiques pour nous sortir de cette sinistrose ambiante ou le fameux "faire carrière à tout prix" prend le pas sur certaines valeurs essentielles pour que notre sport reste un sport à part !


Né à l'Isle-Adam, formé à Lalinde, il débute à Brive sa carriere pro avant de devenir à Bordeaux l'un des meilleurs piliers de sa génération. Parce que Bordeaux vit une année exceptionnelle avec sa qualification dans le dernier carré de la Coupe d'Europe, certes l'UBB n'est pas encore qualifié pour les phases finales du Top 14, mais ils semblent en prendre le bon chemin.


Parce que la décision de ce jeune homme est honorable et que son choix est respectable en tout point, bienvenue dans Poulain Raffûte Jefferson Poirot !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, Raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

Produite et réalisée par Sébastien Petit, journaliste vidéaste Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Laurent Cardona : "Au départ on veut casser la gueule à tout le monde !"

Laurent Cardona : "Au départ on veut casser la gueule à tout le monde !"

14 avril 2021· 51:29

Vous le savez, notre sport a bien évolué ces 25 dernières années. Ah, il est loin ce temps du monde amateur avec ses bourre-pifs, ses coups de pied dans la bouche, ces fourchettes aveuglantes et ces guerres de clocher qui se réglaient à grands coups de boules, à grands coups de bières et de barbecues.

 

Ah, il est loin ce temps de mes joueurs fétiches à la liquette en coton et aux chaussures carrées qui ont bercé mon enfance à grands coups de placages cathédrales et autres raffuts à la glotte. Tout ça, c’était avant et c’est ma foi pas plus mal. Les bedaines ont rétréci, les maillots aussi, tout va dix fois plus vite, les joueurs ont évolué, les mentalités aussi. Bref une véritable révolution !

 

Et au milieu, acteurs principaux de nos joutes dominicales, les arbitres ont, eux aussi, vu leur activité se professionnaliser : finis la clope d’avant-match, le déjeuner avec les dirigeants avec ballon de rouquin, plateau de fromage et digeo au café. Aujourd’hui, ce sont devenus des athlètes de haute précision qui n’ont presque plus le droit à l’erreur dans un monde où tout se voit, tout s’entend, tout se surenchérie pendant 80 minutes chaque weekend et toute la semaine sur nos chers réseaux « asociaux » souvent.

 

Une chose qui ne change pas pour eux, par contre, et même avant que notre sport devienne pro, ce sont les insultes de certains supporters mais ça c’est universel et très français. On a du mal avec l’autorité ! Ah si, une chose a changé. Avant, c’était sur le bord du terrain que les « courageux », si on peut les appeler ainsi, couinaient leurs désaccords à grands coups de : « Enculé l’arbitre ! ». Alors qu’aujourd’hui, à l’heure du Covid et des stades vides, leurs seuls lieux d’expression se trouvent sur les réseaux sociaux et là, mesdames et messieurs, c’est la cour des miracles des fautes d’orthographe et des acharnements sur cet homme sans qui il n’y aurait pas de match.

 

L’image de l’arbitre et son statut ont bien changé ces 25 dernières années. Et avant même de citer notre invité, j’entends déjà les bouches de vieilles commencer à grincer des ratiches, se souvenant d’un match perdu à cause de l’arbitre. Un arbitre fera rarement l’unanimité, que l’on soit côté vainqueur ou vaincu. Et pourtant, il fait partie du décor, du folklore, de ce théâtre de vie qu’on appelle le rugby. Laurent Cardona va nous raconter comment on devient arbitre, comment vit l’homme derrière le costume d’autorité qui se doit d’être respecté de toutes et tous pour l’intérêt supérieur de notre cher sport.

 

Bienvenue dans Poulain Raffute !

 

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Henry Chavancy: "L’image du Racing est meilleure aujourd’hui qu’il y a une dizaine d’années"

Henry Chavancy: "L’image du Racing est meilleure aujourd’hui qu’il y a une dizaine d’années"

7 avril 2021· 44:22

Retour en arrière. 2007 était une superbe année pour moi. J’ai fait des rencontres absolument géniales dont Pierre Berbizier qui me fait confiance et me voilà parti pour relancer ma carrière avec les Michel Diodé, Paul Laussucq, David Gérard, Augustin Pichot, Thomas Lombard, Ludo Valbon et autre Greg Coudol, ainsi que quelques jeunes issus de la formation : Dimartino, Durieux, et au milieu de cette constellation de mecs venus de partout, il y avait ce jeune premier, sage, besogneux qui discrètement mais sûrement grappille cette année les feuilles de match : Henry Chavancy, notre invité de la semaine.

Je vais peut-être faire couiner les afficinados de la stat et les fans de belles histoires de Héros, mais Henry Chavancy a commencé le rugby à 9 ans à... Nîmes. Eh non, il n'est pas né dans une serviette bleu clair et blanche, c'est bien dans le Gard qu'il débute sa passion avant d'arriver à Paris à 11 ans pour ne plus quitter les couleurs de son club de coeur : le Racing 92.


Avant de parler de son palmarès, je voulais dire qu'on avait un point commun avec Henry, on a tous les deux fait l'École de management Léonard de Vinci à Paris. Sauf que toi, tu y es resté quatre ans et moi quatre jours. Et on ne le dira jamais assez l'importance d'avoir un bagage pour anticiper l'après.


Henry, c'est 15 ans de carrière au plus haut niveau : Equipe de France moins de 20 ans, France A, équipe de France aussi et Barbarians bien entendu, champion de France ProD2 en 2009, champion de France en 2016, 3 fois finaliste de la Coupe d’Europe. Il gravit les échelons posément, intelligemment tout au long de son parcours pour devenir un capitaine à l'image de son club, le Racing 92 : régularité, discipline, exemplarité, engagement, avec au milieu l'amitié et un peu de bonne connerie pour que la mayo prenne bien.


Il y a quelque chose d'atypique dans ce club et son histoire. Un truc qui attache et qui laisse pas indifférent : est ce que ça vient de son histoire, de ses couleurs, sa géographie, de sa U Arena ? Il y a quelque chose de précurseur qui à la fois intrigue, détonne et dérange mais je ne pourrais pas expliquer quoi en particulier.


Qui de mieux que l'enfant de ce club pour venir nous parler de son président, de son histoire et de ses figures emblématiques comme les Chabal, Merthens, Szarzewski, Fillol, Carter, dont il a été le parrain à son arrivée ? Qui de mieux que Henry Chavancy pour nous parler de son Racing 92 ? Même gravement blessé à l'épaule, il a tenu à maintenir cet entretien pour en parler avec nous et c'est tout à son honneur...


Bienvenue dans Poulain Raffûte !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Thomas Combezou: "Je n'ai pas signé à Paris de peur de vivre en appartement avec le bruit des voitures

Thomas Combezou: "Je n'ai pas signé à Paris de peur de vivre en appartement avec le bruit des voitures

31 mars 2021· 41:29

Il y a des mecs comme ça qui sont multi-casquettes, qui ont de multiples facettes et qui forcent le respect par leur aura. Parmi eux, Thomas Combezou, notre invité de la semaine.


Formé à l'US Ussel, passé par Clermont, puis La Rochelle puis Montpellier avant de poser ses valises à Castres, club où il vient de resigner pour deux ans, notre invité, au-delà du très bon joueur de rugby qu'il est, est avant tout un véritable globe-trotter à faire pâlir Lionel Beauxis qui vient d’ailleurs signer dans son 17e club en 15 ans de carrière : Béziers !


Au-delà d’être un très bon chasseur, Thomas Combezou est un véritable sniper faisant passer des vieux roublards de journalistes pour de jeunes stagiaires, à moitié dépucelé en un seul regard bien fixe qui te transperce avec cette fameuse phrase devenue culte : "Ça ne me fait pas rigoler" avant de quitter la scène du crime sans crier gare, laissant comme un con le journaliste et son micro.

 

Thomas, c'est aussi un comédien de grande classe et j'en veux pour preuve ce chef d'oeuvre où il partage (voire crève) l'écran avec son compère Loïc Jacquet ! Et je sais reconnaître un bon acteur, moi qui ai joué au côté d'Isabelle Adjani. Bon, pour tout vous avouer, j'avais le rôle d un apprenti bourreau, muet, en 1100 en Ecosse. Le jeune bourreau titulaire s'était fait clapper par des loups et je devais le remplacer au pied levé... mais muet. Donc j'ai pu analyser pendant deux heures chaque soir le jeu magnifique d'Isabelle.


J'ai épluché la vidéo du duo castrais et ils n'ont rien à envier aux meilleurs. Les seuls qui peuvent aujourd'hui les dépasser en termes d'acting sont les nominés suivant : Rory Kockott, pour son œuvre globale, et plus récemment Jean-Marc Doussain, qui a récupéré l'Oscar de la plus belle simulation...


Sérieusement, il nous en faut des joueurs de caractère, des papas qui connaissent le métier. Passé par presque toutes les sélections France, il est champion de France junior avec l'ASM, champion de ProD2 avec La Rochelle et Champion de France avec Castres.


Au-delà du palmarès, il est devenu une pièce maîtresse de l'effectif du CO depuis son arrivée en 2014 avec les Kockott, Urdapilleta, Jacquet, Jelong, Babillot, Battle, Palis et autre Dumora ! Moi, il me regale sur et en dehors du terrain. Sans me cacher, je suis un peu fan du bonhomme qui me rappelle que les anciens de 34 ans existent encore bel et bien dans les clubs et qu'ils sont essentiels pour garder le cap dans les moments compliqués, comme cette saison pour le CO qui est 8e du top 14 avant d'affronter Toulouse le 17 avril dans un derby qui s'annonce brûlant !


Vont-ils nous refaire l'exploit de 2018 ? Personnellement, comme il y a trois ans, je remettrais bien un petit billet sur le club du Tarn cette année !


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Podcast préparé er animé par Raphaël Poulain, votre serviteur, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique

Réalisé par Sébastien Petit, journaliste Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Joris Segonds : "Le Stade Français est un peu jalousé à travers la France"

Joris Segonds : "Le Stade Français est un peu jalousé à travers la France"

17 mars 2021· 35:46

Est-ce que quelqu’un connait Decazeville ? Petite bourgade de l’Aveyron, situé à quelques encablures d’Aurillac, c’est une petite ville minière qui peine à survivre après la fermeture des ses usines. Je suis allé à Decazeville et je peux vous dire que son peuple est acquis à la cause de son club de rugby : le Sporting club Decazevillois !


Joris Segonds, notre invité de la semaine, y a joué 10 ans avant de partir à Aurillac de 2016 à 2019 où il est passé de pilier à ouvreur, parcours peu classique pour ce jeune joueur qui n’a pas connu de sélections internationales... Et pourtant il est aujourd’hui le numéro 10 du club de la capitale !


Ce type rêvait de jouer sous les couleurs toulousaines et c’est au Stade Francais qu’il a posé ses valises en 2019. C’est un peu comme Pierre Rabadan qui rêvait d’être footballeur à Marseille et qui est devenu rugbyman à Paris, ou comme Jérôme Fillol qui rêvait d’être grand tout simplement, ou comme moi qui rêvais de faire carrière.


En attendant Joris Segonds fait les beaux jours d’un Stade Francais qui renaît petit à petit de ses cendres.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Podcast animé par Raphaël Poulain, votre serviteur, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique

Monté par Sébastien Petit, journaliste Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jean-Marc Doussain : "C'était quelque chose d'incroyable de me retrouver en finale de Coupe du monde pour ma première sélection"

Jean-Marc Doussain : "C'était quelque chose d'incroyable de me retrouver en finale de Coupe du monde pour ma première sélection"

10 mars 2021· 43:48

Son coach Pierre Mignoni dit de lui que c’est un garçon extrêmement attachant et hyper important dans un groupe. Un fédérateur qui crée le lien dans une équipe et un vestiaire. Un vrai leader sur et en dehors du terrain. Un mec de caractère, un joueur atypique. En effet il a un profil de talon avec son 1m74 et ses 92 kilos mais c’est à la mêlée ou à l’ouverture qu’il officie en s'adaptant au choix du coach pour le bien de l'équipe. C’est, toujours selon Pierre Mignoni, sa philosophie : le collectif en premier.


Originaire de Sainte-Croix-Volvestre, il a joué à Saint-Girons jusqu’à ses 16 ans avant de faire ses classes au Stade Toulousain, club avec lequel il gagne 4 titres de champions : champion de France cadet en 2008, champion d’Europe en 2010 et champion de France en 2011 et 2012. Meilleure révélation la même année, il s’expatrie 6 ans plus tard au LOU ou il vient de resigner pour 3 saisons supplémentaires.


Passé par toutes les équipes de France jeune, Jean Marc Doussain connaît sa première sélection lors de la finale de la Coupe du monde contre les All Blacks en 2011 à tout juste 20 ans. Il jouera 17 fois sous le maillot tricolore avec trois sélectionneurs différents. Guy Novès dit de lui que c’est une forme d’assurance tout risque, un véritable roc en défense. Irréprochable sur son investissement et essentiel dans la vie de groupe.


Allez pour l’anecdote, et je tiens ça de son attachée de presse Caro Thiébaut : beaucoup le confondent avec Thibaut Regard sur le terrain et ça le fait disjoncter. Plus sérieusement c’est un joueur atypique, attachant engagé et généreux. Un mec incroyablement facile à manager, très humain, avec un cœur énorme. Personnellement y a deux mecs qui m’impressionnent plus que d’autres depuis quelques années dans notre rugby. Guilhem Guirado qu’on a reçu il y a peu et Jean-Marc Doussain. J’ai rarement vu un type s’échapper sur un terrain mais ces deux-là ont quelque chose de particulier. Une sorte d’engagement total, tête la première, comme si c’était une question de survie à chaque impact et que chaque centimètre était vital.


J’ai pu analyser il y a peu dans un documentaire appelé « Un philosophe dans l’arène », la manière dont le taureau s’investi corps et âme dans la bataille. Et bien Jean-Marc et Guilhem ont ce côté animal sauvage, massif, entier qui les différencient des autres avec cette volonté fière et presque brutale d’une bête dont chaque action devient vitale. Ces deux joueurs sont spectaculaires dans l’affrontement direct avec leur gabarit atypique et ça force le respect. Je suis heureux de recevoir dans Poulain Raffûte Jean-Marc Doussain !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Judicaël Cancoriet : "On n’a pas le temps de polémiquer sur le départ de Franck Azéma, profitons de lui et qu’il parte sur un titre"

Judicaël Cancoriet : "On n’a pas le temps de polémiquer sur le départ de Franck Azéma, profitons de lui et qu’il parte sur un titre"

3 mars 2021· 35:54

A n’en pas douter Massy est LE club formateur distributeur de pépites depuis une bonne vingtaine d’années dans les clubs de l'élite. Mais on parle peu de tous ces clubs formateurs franciliens qui œuvrent pour le développement de notre sport (tout comme ceux des petites villes à travers la France et qui fournissent les clubs professionnels) : Bobigny, Saint Denis, Saint Maur et bien d’autres ont vu éclore des joueurs de classe internationale et méritent un coup de projecteur.

 

Notre invité a commencé le rugby à Sarcelles avant de faire ses classes au RCME. C’est en 2015 qu’il signe à l'ASM ou il devient champion de France en 2017 et vainqueur du Challenge européen en 2019. Un parcours exemplaire avec des sélections en U18 et U20 avant de connaitre la grande équipe de France en 2017. Judicaël Cancoriet est de la trempe des Macalou, Bastareaud, Camara, Azagoh, Delbouis, Slimani, Cerqueira, Delhommel, Etien, David, Qadiri, Tadjer, Soave, Bonnot, Frisch, Woki, Codjo, Abraham ! Des joueurs formés au biberon francilien qui prouvent que la formation, au-delà des titres de champions du monde U20 de ces deux dernières années, se porte à merveilles depuis que le rugby est devenu professionnel.

 

Massy est un club a part car même s’il navigue entre la Pro D2 et la Nationale, il continue de se battre et de survivre en allant détecter et former à travers l’Île de France des talents qui font les beaux jours des grosses écuries. En espérant qu’un jour ce club soit reconnu à sa juste valeur comme tous ceux qui forment nos joueurs pros. Il était de notre devoir de mettre en avant leurs actions, leurs formations, notamment celle de Sarcelles d’où sortent entre autres Sékou Macalou, Rabah Slimani et, donc, Judicaël Cancoriet.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Podcast animé par Raphaël Poulain et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

Monté par Hadrien Hiault, journaliste Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Guirado: "Sans les Mas, Picamoles, Dusautoir, Bastareaud..., je ne serais pas le capitaine que je suis"

Guirado: "Sans les Mas, Picamoles, Dusautoir, Bastareaud..., je ne serais pas le capitaine que je suis"

24 février 2021· 56:20

Guilhem Guirado est notre homme de la semaine et surtout un capitaine emblématique. Il a tout connu : l'ivresse de la victoire à un âge où la plupart partent de chez leurs parents pour découvrir le monde : champion de France avec Perpignan à tout juste 23 ans, champion d'Europe à 29 ans avec le RCT.


Mais aussi les défaites. Comme on dit, c'est dans l'échec et la remise en question qu'on reconnait un homme bien fait. Capitaine d'une équipe de France qui a subi les maux d'un Top 14 avide de stars étrangères, joueur emblematique d'une génération sacrifiée par des calendriers toujours plus remplis où la politique de l'homme en forme a pris le pas sur la construction d'un groupe sur la longueur : ingrédient essentiel pourtant pour vivre ensemble, fédérer et construire des victoires.


On pouvait dire au sortir de la Coupe du monde au Japon que sa génération a mangé pendant près de 10 ans une bonne tartine de merde et que la suivante pourra surfer sur les prises de conscience et les remises en questions d'un système gangrené par les guéguerres entre la Ligue et la Fédération, oubliant ses soldats pourtant acteurs principaux sur le pré et considérés comme des pions interchangeables à souhait. Force est de constater que, avec les résultats de la nouvelle génération, les leçons ont été tirées un peu tard malheureusement pour celle d'avant.


Notre invité, au-delà du capitaine emblématique, est un joueur passionné, humble, stable qui a pourtant affronté les médias, l'arrivée des réseaux sociaux et son lot de bourreaux bien planqués. Parce qu'il en faut du courage et des épaules bien larges pour ce gosse de Ceret formé à Arles-sur-Tech pour affronter les 60 millions de sélectionneurs potentiels autoproclamés à chaque sortie de l'équipe de France.


Exemplaire dans le combat partout où il a joué, il l'est aussi en ce qui concerne sa reconversion. Titulaire dun BAC S, il anticipe à Nice son futur et force le respect : en formation bachelor BAC+4 en management, il va nous parler de son futur professionnel, de son présent au MHR et de ses années passées sur les terrains du monde entier à toujours tenter le tout pour le tout pour le bien du collectif.


Et peut-être au vu de l'hécatombe en équipe de France, pourquoi pas un scoop avec l'annonce de son retour en équipe de France pour le match contre l'Ecosse ce week-end ? :-)


Bienvenue Guilhem Guirado dans Poulain Raffûte !


Podcast animé par Raphaël Poulain, votre serviteur, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

Monté par Sébastien Petit, journaliste Eurosport

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dimitri Yachvili : "Pour l'instant, le XV de France n'a rien révolutionné, il s'est juste remis au niveau"

Dimitri Yachvili : "Pour l'instant, le XV de France n'a rien révolutionné, il s'est juste remis au niveau"

17 février 2021· 48:11

Il y a des personnes dans ma vie qui m’ont inspiré et avec qui j’aime échanger sur des sujets qui peuvent paraitre inaccessibles. Des discussions sur la vie, nos échecs, nos doutes, nos espoirs, la paternité, notre rôle dans la société en tant qu’homme, en tant que joueur de rugby, en tant que jeune père, en tant que mari.


Par exemple, Richard Escot, grand journaliste à L’Equipe, passionné de rugby et de beaux mots, m’a fait découvrir la philosophie et je pourrais l’écouter pendant des heures me parler de la vie. Jean-Pierre Rives m’a permis de faire le deuil du rugbyman professionnel que j’étais à seulement 25 ans et m’a offert l’accès à ma sensibilité à travers l’art grâce à ses mots, son regard bienveillant et son humour. Rares sont ceux avec qui je peux échanger et voyager en profondeur dans des réflexions, des questionnements sur l’existence. Parler de vulnérabilité à coeur ouvert, parler avec passion des mots et de leurs sens, parler avec pudeur d'amour du prochain sans le côté pompeux religieux et avec bienveillance et sans rien attendre de l’autre qu’un silence qui écoute ou un mot bien placé. Comme une action collective ou tu trouves l’autre les yeux fermés, comme une passe fluide, bref comme une amitié. C’est aussi pour ça que le rugby me manque. Cette authenticité dans l’échange. Et bien je le retrouve de temps en temps avec notre invité.

 

Originaire de Brive, passé par le PUC puis Gloucester avant de poser ses valises dans le Pays Basque : c’est Dimitri Yachvili, dit : "le Yach". Il est une légende vivante de notre sport. Je pourrais vous sortir sa fiche Wikipédia avec son palmarès mais il est bien plus que son Challenge européen gagné avec Biarritz en 2012 ou ses deux boucliers avec le BO en 2005 et 2006. Il est bien plus que son titre de champion avec Gloucester ou ses quatre tournois remportés dont deux Grands Chelems entre 2002 et 2012. Il est bien plus que ses 61 sélections, ses essais contre l’Angleterre et ses 373 points avec l’équipe de France.


Dimitri, c’est une histoire forte, c’est une fratrie, ce sont des origines mêlées entre la Géorgie, la Grèce, l’Arménie et la France. Le Yach c’est un type attachant, à l’allure posée et pourtant. Bref, c’est un homme tout aussi mystérieux que passionnant. Dimitri c’est aussi le parrain de l'association Kourir, association pour les familles d'enfants atteints d'arthrite chronique juvénile. Bref, ça va au-delà du rugby et même s’il nous régale de ses commentaires chaque weekend de Coupe d’Europe ou du Tournoi des 6 Nations sur les antennes de France 2, accompagné bien sûr de ce bon Matthieu Lartot et de Cecile Grès, il reste surtout pour moi ce mec avec qui j’ai joué en 2001 une Coupe du monde avec une équipe de malade, il reste ce type spécial un peu inaccessible en apparence mais généreux comme un Corse quand il t’a à la bonne. Et malgré la distance, le temps et nos différences, il est surtout une personne inspirante pour moi et que je suis ravi d’avoir comme invité dans Poulain Raffûte. 

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jeremy Davidson : "Cette fois-ci, nous (Irlande) ne sommes pas favoris chez nous et cela me gêne"

Jeremy Davidson : "Cette fois-ci, nous (Irlande) ne sommes pas favoris chez nous et cela me gêne"

10 février 2021· 48:09

Vu l’actualité, on va parler de l’Irlande bien entendu. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, l’Irlande, je m’en fais une image particulière ; non pas parce que j’y ai chopé l’appendicite à Dublin et que j’y ai passé une bonne semaine en service gériatrie alors que j’étais aux portes de l’équipe de France en 2001, mais parce que pour moi c’est là où l’on a battu le Munster en demi-finale de Coupe d’Europe avec le Stade Français.

 

L’Irlande, c’est ce public mythique de l’Ulster. L’Irlande, c’est Conor Mc Gregor, Brian O’Driscoll. Ce sont ces batailles épiques sur le terrain avec des guerriers qui ne lâchent rien. L’Irlande, c’est aussi l’histoire d’un pays attachant qui intrigue et qui marque. L’Irlande, c’est guerrier, coloré, c’est le courage dans leur sang, un esprit rageur. L’Irlande, c’est une lutte constante pour l’existence.

 

Notre invité en est un pur produit. On a joué quelques fois l’un contre l’autre quand il était à Castres ou à l’Ulster. Il est de la trempe des Paul O’Connell, des Devin Toner, des deuxièmes "barres" : rugueux, lourds, massifs et qui ne lâchent rien, qui s'accrochent jusqu’à la dernière minute comme la boue sous les crampons un soir d’automne au Ravenhill Stadium (Kingspan Stadium aujourd’hui). 

 

Jeremy Davidson, c’est 32 sélections avec l’équipe d'Irlande et 3 avec les Lions Britanniques. c’est une Coupe du monde en 1999 et c’est surtout un parcours de coach, humble, travailleur, rigoureux et pointilleux.


A la fin de sa carrière, il entraîne pendant 4 ans dans son club formateur au Dungannon RFC avant d’entraîner les avants de Castres puis de l' Ulster du Stade Aurillacois, ainsi qu’à l’UBB, avant de devenir Manager du CA Brive Corrèze qu’il ramène en Top 14 dès sa première saison en 2019 en tant que coach.


Il nous racontera comment il vit en Corrèze un rugby spécial avec un groupe, une équipe qui tient la dragée haute aux cadors du Top 14 et qui est aujourd’hui 9e du championnat. Non, Brive ne joue pas sa survie cette année et compte bien déranger la hiérarchie à grands coups de surprises et de coups d’éclats.

 

Jeremy nous donnera son point de vue sur la confrontation du week-end Irlande-France : Sexton va-t-il jouer ? Est-ce un match piège pour la France ? Bière ou whisky ? Le coq va-t-il picorer le trèfle ?


Mesdames, messieurs, rien de mieux qu’un spécialiste irlandais en terre française pour nous parler de son rugby. Merci Jeremy Davidson d’être avec nous dans Poulain Raffute !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Yann Delaigue : "Ntamack, Jalibert, Carbonel, ce sont des petits génies du rugby"

Yann Delaigue : "Ntamack, Jalibert, Carbonel, ce sont des petits génies du rugby"

3 février 2021· 48:23

Il y a des joueurs que tu "bades" quand t’es gamin, qui te font aimer ton sport par leurs fulgurances et leur talent. Dans les années 90, ça ne nous rajeunit pas, qui ne s’est pas levé de son canapé, son père à ses côtés, quand Philippe Saint-André décide de relancer de ses 22 face aux Blacks pour marquer ce que les spécialistes appellent "l’essai du bout du monde" ? 29 secondes et 8 passes plus tard, c’est Jean-Luc Sadourny qui marque après une chevauchée épique et neuf joueurs qui croisent, qui débordent, qui passent après contact.


Et au milieu de cette relance épique, il y a "le petit Mozart" Yann Delaigue, qui nous régale d’un "assis toi et donne" pétant les chevilles de son adversaire avant d’offrir la balle à Guy Accoceberry. Les maillots trop larges, le public des Blacks admiratifs et consternés et moi les bras en transe au milieu du salon prenant mon père dans mes bras. Qui aurait pu croire que, sept ans plus tard, ce gosse picard de 14 ans jouerait aux côtés de ce fameux Yann Delaigue lors d’un match des Barbarians à Mayol face aux Fidji.


Yann Delaigue est de la trempe des mecs uniques par leur talent et leur vista. Ces numéros 10 comme Castaignède, Michalak et maintenant Ntamack, Jalibert voire Carbonel ! Qui de mieux qu’une ancienne gloire pour venir nous parler de la renaissance de l’équipe de France, de ce poste si particulier qu’est celui d'ouvreur. Yann Delaigue, c’est trois titres de champion de France et un de Coupe d’Europe, c’est vingt sélections avec l’équipe de France, c’est Toulon, c’est Toulouse, c’est Castres.


Yann Delaigue c’est le Tournoi des 6 Stations qu'il a créée en 2013. Il faut être complètement "cintré" pour imaginer six équipes mêlant anciens joueurs pros et amateurs se rentrer dedans sous la neige à grands coups d’apéro et de fraternité. Il faut être tout aussi "cintré" pour créer le Water Rugby et jouer à toucher sur une barge sur la Garonne a Toulouse ! Et bien Yann l’a fait. C’est donc aussi l'occasion de parler avec Yann du monde de l’événementiel dans un contexte très compliqué pour le monde du sport.

 

Yann Delaigue c’est aussi Rugby French Flair, une association d’anciens joueurs qui viennent en aide aux enfants défavorisés à travers le monde. Bref Yann Delaigue c’est un type généreux, créatif, un talent qui inspire et qu’on est heureux de recevoir.


Bienvenue dans Poulain Raffute !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Yoann Huget: "C'est le bon moment pour arrêter ma carrière"

Yoann Huget: "C'est le bon moment pour arrêter ma carrière"

27 janvier 2021· 48:11

Cette semaine, parole encore aux joueurs. Et quel joueur : Yoann Huget. L'ailier du Stade Toulousain a annoncé que cette saison serait la dernière, au terme d'un exercice étrange où Toulouse semble survoler les débats. 16 ans de carrière au plus haut niveau, avec des très hauts et des très bas, l'homme ne fait pas dans la demi-mesure : j'en veux pour preuve son doublé contre le Stade Francais il y a peu avec ses cannes de 20 ans, lui qui en a bientôt 34 ans.


J'ai eu la chance de jouer quelques classicos dans les années 2000 entre le Stade Francais et le Stade Toulousain à l'époque où quelques bourre-pifs et autre nuquette appuyée étaient encore tolérés ! Cette rivalité se ressent encore à chaque confrontation entre le club de la capitale, Paris, et la capitale du rugby, Toulouse.


Je me suis amusé à compter le nombre de titres glanés au 21e siècle, persuadé que mon club de coeur était LE club qui avait glané le plus de titres ces 20 dernières années... eh bien non : 5 titres pour chaque club, nous sommes à égalité. Et force est de constater qu'aujourd'hui, Toulouse est au dessus ! Premier du top 14, champion de France en titre, après une période de vache maigre ces 10 dernières années avec le slogan "jeu de main, jeu de Toulousains" n'a jamais aussi bien résonné au Sept Deniers (quartier toulousain du stade Ernest-Wallon) que depuis l'arrivée de cette nouvelle generation, élevée au biberon du fameux "assis-toi et donne".


Pour ma part, j'ai essayé une fois de les imiter... claquage à la clef...


Malheureusement vidée de ses supporteurs mais toujours autant plaisant à voir jouer que sous l'aire Michalak, Poitrenaud, Clerc, Jauzion, Fritz et j'en passe, la tradition perdure de génération en génération et notre invité en est la preuve vivante. Formé au Stade Toulousain, il a tout connu du haut niveau depuis ses débuts en Top 14 en 2005.


Champion de France de Prod2 avec Agen, il passe par Bayonne avant de revenir dans son club de coeur en 2012 avec lequel il remporte deux Boucliers. 62 selections au compteur, 14 essais à la clef, 2 quarts de finale de Coupe du monde, 6 participations au tournoi des 6 nations, il a vu évoluer le rugby avec l'arrivée d'une nouvelle génération, l'arrivee des réseaux sociaux et l'hyper professionnalisation de son sport.


Yoann Huget a donc annoncé la fin de sa carrière au terme de cette saison étrange. Adoré, très souvent détesté parfois, c'est le prix à payer quand on fait partie de la classe des grands. Et comme les plus grands, il a choisi sa porte de sortie en espérant surfer sur le Bouclier un soir de juin au Stade de France. Un stade rempli, souhaitons-le pour notre cher rugby.


Bienvenue dans Poulain Raffute !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gaëlle Hermet : "On veut prouver à la France entière qu’on peut gagner ce Mondial"

Gaëlle Hermet : "On veut prouver à la France entière qu’on peut gagner ce Mondial"

20 janvier 2021· 37:10

C'est une semaine spéciale... Et quel dommage que ce ne soit pas un mois ou une année. Toujours est-il que cette semaine, nous mettons en lumière le sport féminin. Et, dans le milieu du rugby, qui de mieux pour en parler que la jeune et talentueuse Gaëlle Hermet, 3e ligne aile du Stade Touloulain et surtout capitaine de l'équipe de France.


J'ai toujours considéré, et même pendant ma carriere, que les héroïnes et les héros du quotidien étaient plus dans les hôpitaux ou au service des autres plutôt qu'à plaquer des types sur un terrain. Et j'en suis d'autant plus persuadé depuis que je suis en âge de comprendre le travail de ma mère qui était assistante sociale et qui gérait 90 dossiers par mois en plus de trois gosses complètement cintrés, avec l'aide de mon papa bien entendu.


Si je vous raconte ça, c'est qu'en plus d'être nos héroïnes au quotidien, nos femmes peuvent inspirer notre société en manque de repère et un peu plus encore depuis l'arrivee du covid il y a un an. Si je vous dis : Agathe Sochat, Camille Boudaud, Émeline Gros, Amandine Loubet, ça vous parle sûrement en tant que joueuses du XV de France qui font les beaux jours du rugby feminin ! Mais saviez-vous que ces filles sont en première ligne depuis mars 2020 et viennent en aide au quotidien auprès des plus vulnérables en plus de leur metier de joueuses de rugby ? Eh oui la femme n'est pas l'avenir de l'homme mais bel et bien son présent.


Bref, notre invitée est aussi cette héroïne. En plus de son parcours en club et en équipe de France, Gaelle hermet est aussi ergotherapeuthe et est, comme ses coéquipieres du XV de France, en premiere ligne face au covid ! Une double fonction qui inspirerait plus d'un jeune de nos chers centres de formation car oui : on peut réussir sa vie et sa carrière en menant de front deux metiers qui nous tiennent à coeur. Gaëlle en est l'exemple parfait et c'est ce que vous allez découvrir à travers cette émission.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jamie Cudmore: "Côté commotion, il faut arrêter de jouer avec la vie des joueurs"

Jamie Cudmore: "Côté commotion, il faut arrêter de jouer avec la vie des joueurs"

13 janvier 2021· 47:06

Attention, ça va faire mal. Avec Jamie Cudmore, notre invité de la semaine, il ne faut pas se rater parce que, lui, sinon, ne vous rate pas.


Formé au club de Capilano RFC de Vancouver, passé par Llanelli puis Grenoble, avant de faire l'essentiel de sa carrière à l'ASM sous les ordres de Vern Cotter, notre homme est plus connu pour son caractère bien trempé et sa réputation de joueur flirtant toujours avec les limites que pour ses deux contre un. J'en veux pour preuve le nom donné à son vin "Côte d'Auvergne" dont l'appellation "Sin Bin Wine" désigne le "banc de pénalité" en anglais et dont l'étiquette le représente en compagnie... d'un ours.


Ça ne rigole pas avec Jamie Cudmore ; demandez plutôt à Jérôme Fillol ou Paul O'Connell et tous ceux qui l'ont croisé sur un terrain. Je vais eviter de lui parler aujourd'hui de pancakes, de sirop d'érable, de Caribou et tous ces clichés canadiens de peur de me faire éteindre à distance par son regard et son silence.


Le but de cette invitation est d'échanger avec lui sur sa carrière de joueur, son image de bagarreur, sa carrière d'entraîneur et d'un sujet qui lui tient à coeur parce que directement concerné : les commotions cérébrales. Il est important de parler des sujets qui derangent, ne serait-ce que pour comprendre par l'expérience ce que peuvent vivre les joueurs pendant et après leur carrière.


Nous avons tous été marqués par les drames successifs de ces dernieres années dans notre cher rugby et le mot "commotion" fait peur. Autant en parler avec quelqu'un qui connait son sujet en profondeur, histoire de comprendre de quoi on parle... sans langue de bois (et sans mauvais jeu de mots avec sa première profession : bûcheron).


Bienvenue dans Poulain Raffûte !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Gabin Villière: "Quand j’étais petit, je voulais être un Dominici"

Gabin Villière: "Quand j’étais petit, je voulais être un Dominici"

6 janvier 2021· 27:52

Mais quel bonheur de voir des mecs du nord briller dans notre cher rugby pro ! On entend souvent le nom des petits clubs du sud de la France qui sentent bon le rugby de clocher, des clubs centenaires et formateurs qui puent le rugby, la bière fraîche et les barbecues du dimanche après-midi mais quel bonheur d'entendre parfois le nom de Crepy-en-Vallois, d'un Soisson, d'un Marcq-en-Baroeul, d'un Cambrai, d'un Rouen, d'un Beauvais. Et ce bonheur vient de Gabin Villière, notre invité de la semaine.


Elvis Vermeulen, Alex Bias, Yoann Montes, Alex Flancard, ça vient du nord et ça fait les beaux jours des clubs de top 14 ! Vire, petite bourgade de Normandie dans le Calvados, plus connu pour son andouillette et sa boisson fortement alcoolisée, que l'oncle Robert se file dans le gosier pour digérer le chapon trop dodu des fêtes de tante Berthe, que pour sa pépinière de jeunes rugbymen à haut potentiel... Et pourtant, Vire brille par la naissance d'un nouvel espoir en la personne de Gabin !


On peut le dire : cette année 2020 était une année de merde pour le rugby mais c'est sans compter sur cette renaissance de l'équipe de France et cette nouvelle génération de gosses hyper doués et acquis à la cause du staff tricolore. Au milieu de cette année à la con dans notre cher Top 14, se démarquent quelques pepites, des fulgurances comme Dupont, Kolbe, Etien qui nous filent le sourire et nous font lever du canapé faisant sursauter maman à defaut de nous lever dans les stades qui nous manquent.


Et au milieu de cette nouvelle constellation de stars une etoile filante un joueur passé par Rouen et maintenant à Toulon : Gabin ! Ailier gratteur, rapide et gaillard sur les appuis, (encore un qui m'aurait envoyé dans les tribunes si je l'avais croisé il y a quelques années), il est aussi raffûteur comme papa et prouve que ce genre de gabarit athlétique et pas surbodybuildé a toute sa place dans notre championnat et en équipe de France !


2021 sera une belle année, mesdames et messieurs, car au-delà de nos bonnes intentions et autres belles résolutions (qui explosent en général à l'arrivée de la deuxième semaine de janvier), nous avons dans notre escarcelle de joueurs à haut potentiel un futur Dominici, juste pour faire perdurer la tradition des mecs un peu fous qui nous font aimer, malgré la sinistrose ambiante, notre cher rugby par leur fougue et leur talent.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Max Guazzini : "Perdre le Stade Français a été le plus grand drame de ma vie"

Max Guazzini : "Perdre le Stade Français a été le plus grand drame de ma vie"

30 décembre 2020· 47:22

Finissons l'année en beauté. Difficile pour moi de dresser le portrait de notre invité, tant il a marqué ma vie et celle d'une bonne trentaine de potes. Cet invité, c'est Max Guazzini.


Il y a des hommes comme ça qui sont hors de tout hors du temps qui t'inspirent par leur parcours, leur excentricité, leur clairvoyance et leur audace. Notre invité n'est pas du sérail et pourtant il a révolutionné le rugby ces 25 dernières années en le rendant populaire et accessible.


Au-delà du palmarès, en tant que président du Stade Français, il a fait passer notre sport dans une autre sphère : celle du spectacle. Pom Pom girls, calendrier des dieux du Stade, dresseur d'ours, French Cancan, des arrivées de ballons en hélicoptère, en parachute, en char romain qui traverse Paris un jour de finale, les places à 5 euros, des Parc des Princes et Stade de France remplis pour des matches de championnat... et toujours un casting de mecs bonnards, revenchards, acquis à la cause d'un homme pour qui tout était possible.


Il a gagné cinq titres de champions de France. Max Guazzini dérange, choque, révolutionne un monde rugbystique patriarcal et un peu consanguin, il faut le dire. Détesté parfois, admiré très souvent, il a su trouver les bons ingrédients pour créer une machine de guerre où des hommes venus du monde entier sont encore nostalgiques de cette époque où tout était possible. Avec Max, chaque début d'année la couleur était annoncée : on va être champion de France et champion d'Europe.


Max, c'est une époque : c'est la radio libre, c'est des marraines du Stade Français comme Madonna ou Naomi Campbell. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est un chanteur aussi : Manuel Guazzi, mais c'est aussi son amour pour Dalida. Max, c'est un parcours atypique de Toscane à Marseille, d'Aix-en-Provence à Paris. C'est une histoire d'amour avec un club depuis 28 ans et j'aimerais lui rendre hommage comme il se doit à travers ce portrait car sa sortie due à un enfoiré de publicitaire foireux (que je ne nommerai pas) a été un déchirement pour lui, les supporters, les joueurs et pour le rugby.

J'ai eu la chance d'être dans le même bateau que lui et de jouer sous ses couleurs bleues et rouges de 1998 à 2005 et de vivre des moments hallucinants à ses côtés. Une aventure extraordinaire pour un petit Picard à peine déniaisé. C'était fou, c'était fort, c'était bien et je ne le répèterais jamais assez : Max Guazzini beaucoup imité, jamais égalé.


Bienvenue dans Poulain Raffûte ! 

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nicolas Alcalde: "Pourquoi je me suis dopé et pourquoi c'était une connerie"

Nicolas Alcalde: "Pourquoi je me suis dopé et pourquoi c'était une connerie"

23 décembre 2020· 47:08

Parce que nous avons tous, un jour ou l'autre, franchi la ligne blanche, parce que nous avons toutes et tous un jour déconné dans nos vies soit disant si parfaites, parce qu'il est toujours plus facile de critiquer le voisin plutôt que de se regarder en face et voir qu'on n'est pas tout blanc, j'ai décidé de mettre consciemment et volontairement les pieds dans le plat.


Nicolas Alcalde, notre invité cette semaine, touché par la passion du rugby depuis ses 5 ans et en proie à une belle carrière en Fédérale 1, a été rattrapé par la patrouille. En octobre 2018, lors d’un contrôle antidopage, le talonneur du RC Nîmes est déclaré positif à un anabolisant. Coup de massue : il est suspendu 4 ans par la FFR. Et le 4 décembre dernier, il a été condamné à de la prison avec sursis et à ne pas entraîner. Courageusement, il a décidé de témoigner pour expliquer ce geste malheureux et pourquoi ses condamnations sont à ses yeux disproportionnées.


Notre sport, aussi magnifique soit-il, par ses valeurs son engagement, sa fraternité connaît lui aussi des dérives, des sorties de route, des perditions. Comme la vie de tout un chacun, celle des sportives et des sportifs n'est pas parfaite, tout n'est pas linéaire et c'est tant mieux. Car c'est en apprenant à tomber, en apprenant de nos erreurs qu'on grandit, qu'on murit. Certains diront de notre invité qu'il a dépassé les bornes, qu'il a déconné, que c'est un enfoiré, que les sportifs normalement doivent montrer l'exemple. Ces raccourcis sont devenus tellement à la mode, souvent condensés en 140 caractères, qu'ils peuvent faire très mal.


Que celui qui a le mode d'emploi du parfait être humain se lève et m'apporte le Saint-Manuscrit. Oui, notre homme s'est dopé à grands coups de piquouzes, dans le jargon du pilier de bar. Oui, il s'est chargé et en l'invitant je ne lui cherche pas d'excuses... Qui je suis, moi, pour le juger ?


Est ce que je le connais bien ? Est-ce que j'ai vécu son parcours, ses peurs, ses blessures, ses doutes ? Alors plutôt que de tirer à vue sur un homme déjà à terre, comme le font de manière trop simpliste certains médias, je lui donne la parole pour comprendre comment il en est arrivé à franchir cette ligne blanche tant redoutée par le commun des mortels.


Notre homme sait de quoi il parle et il va nous inviter chacun et chacune à la tolérance de par l'exposition d'un bout de son histoire. Ce podcast aujourd'hui se veut inspirant, empathique et compatissant. Merci Nicolas Alcade d’être avec nous pour expliquer l'inexplicable.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jessy Trémoulière : "Non, le rugby n’est pas réservé qu’aux hommes"

Jessy Trémoulière : "Non, le rugby n’est pas réservé qu’aux hommes"

16 décembre 2020· 38:43

Nous avons toutes et tous besoin de figures inspirantes pour nous aider au quotidien à avancer dans nos vies tumultueuses. Des personnes qui, par leur parcours, nous permettent de croire en nous et en des valeurs chères à notre sport. Et Jessy Trémoulière en fait partie.


Notre invitée est une touche à tout, passée par la pétanque, le basket, le tennis et le football. Elle ne découvre le rugby qu’à l’âge de 16 ans et intègre l’équipe de l’ovalie Romagnatoise. C’est en 2011 qu’elle intègre la grande Equipe de France au poste d’arrière. Joueuse polyvalente à 7 comme a XV, elle jouera quelques saisons au stade rennais avant de revenir dans sa région à l’ASM Romagnat.


Jessy Trémoulière, c’est 2 Grands Chelems en 2014 et 2018, 57 sélections avec l’équipe de France et des distinctions magnifiques : meilleure joueuse française et du monde en 2018 et meilleure joueuse de la décennie au niveau mondial sur la période 2010 2020.


Jessy a connu aussi beaucoup de blessures ce qui lui a permis de garder les pieds sur terre et, en parlant de terre et au-delà de toutes ces distinctions, elle est très attachée à la nature et au terroir. En parallèle de sa carrière de rugbywoman, elle est agricultrice à Barlière où elle s’occupe de la ferme familiale avec son papa.


Femme simple et passionnée, Jessy jongle entre ballon ovale et exploitation familiale et y trouve un bel équilibre nécessaire à son épanouissement et à ses performances. J’ai eu la chance d’échanger avec elle lors d’un Village Rugby Tour avec la Ligue et je vous assure qu’elle est inspirante de par son franc-parler, sa passion et sa simplicité.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Harinordoquy: "Les commotions, ça m'a fait peur, il faut plus en parler"

Harinordoquy: "Les commotions, ça m'a fait peur, il faut plus en parler"

9 décembre 2020· 45:15

Notre invité est un nom bien connu de notre cher rugby de ces 20 dernières années : Imanol Harinordoquy !


C’est à Saint-Jean Pied de Port qu’il grandit et c'est à l'US Garazi qu’il débute le rugby à 14 ans avec une bande de potes sans vraiment connaître les règles… après être passé par le foot la pelote basque et le judo.


C’est à la Section Paloise qu’il prend ses marques au haut niveau et entame une magnifique carrière en équipe de France à partir de 2002, avant de partir jouer pour le BO pendant 12 ans en 2004. Avec le Biarritz Olympique, il remportera deux titres en 2005 et 2006 ainsi que la Challenge cup avant de partir en 2014 au Stade Toulousain.


Il joue 82 fois sous le maillot tricolore et remporte avec le XV de France 4 tournois des 6 Nations dont 3 Grands Chelems et participera à 4 Coupes du monde. Je me permets de dire 4 car il y a eu 2003, 2007 et 2011 et cette finale contre les Blacks, mais nous avons eu l’opportunité d’en disputer une ensemble en Australie en 2001 en équipe de France moins de 21 ans avec un groupe de malades : écoutez plutôt : Nico Mas, Pierre Rabadan, Thierry Dusautoir, Dimitri Yashvili, Fred Michalak, Julien Peyrelongue, Rida Jahouer, Jeff Coux et donc en troisième centre Imanol Harinordoquy. Je ne comprends toujours pas comment on n’a pas pu finir champion du monde avec cette équipe de malades.


Bref : Imanol est aujourd'hui avec nous pour nous parler de son rugby, de l’équipe de France et de ses souvenirs…


Bienvenue dans Poulain Raffûte !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fonteneau: "A Agen, la Pro D2 n'est pas un sujet tabou"

Fonteneau: "A Agen, la Pro D2 n'est pas un sujet tabou"

2 décembre 2020· 46:13

"The show must go on". Reprise de notre émission après une semaine marquée par le décès de Christophe Dominici.


"Le show doit continuer". C'est sans doute ce que se dit notre invité de cette semaine, Jean-François Fonteneau, président du club d'Agen qui est lanterne rouge du championnat de France après 10 journées et un bilan pour le moment sans appel : 10 matches, 10 défaites.


Originaire d'Arcachon comme le rugby en universitaire, il débute à Salon de Provence à XIII avant de venir au XV puis de s'expatrier à Casteljaloux puis l'US Marmande à la fin des années 80. Il jouera de 1992 à 95 au Stade Bordelais, alors en groupe A, avant de revenir à Marmande alors en Elite A 2, l'équivalent de la deuxième division où il terminera sa carrière officiellement en 1997 a 33 ans.


Jean-François revient sur les terrains en tant que président-joueur des cadets de Gascogne de l'US Casteljaloux Club, avec lequel il remportera le titre de champion de France de Fédérale 3 en 2006. Il sera à l'origine de la fusion entre Marmande et Casteljaloux et raccrochera définitivement les crampons en 2007. En 2011, il intègre le conseil d'administration du SU Agen et en deviendra le président en 2018 succédant à Alain Tingaud.


Homme d'affaires passionné par son sport et par les hommes, il est donc à la tête d'un club mal en point en Top 14 au beau milieu d'une saison bizarre, tant économiquement que sportivement.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.