Poulain Raffûte
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Poulain Raffûte

Par Eurosport Discovery

Réseau : Eurosport France

Poulain Raffûte, c’est un podcast qui part à la rencontre des acteurs du Top 14 pour décrypter l’actualité du rugby. Quelles ambitions pour la saison en cours ? Quel avenir pour le rugby professionnel ? Chaque semaine, Raphaël Poulain, ancien ailier du Stade Français et du Racing 92, et Arnaud Beurdeley, journaliste à la rédaction de Midi Olympique, reçoivent un entraîneur, un président ou un joueur emblématique d’un club. Ensemble, ils passent en revue les sujets brûlants du moment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
147 épisodesDernier épisode : 20 juin 2023
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147 épisodes · page 3 sur 5

Adrien Chalmin: "Voir notre titre européen de rugby fauteuil comme une performance sportive, c'est primordial"

Adrien Chalmin: "Voir notre titre européen de rugby fauteuil comme une performance sportive, c'est primordial"

1 mars 2022· 35:08

La France est, depuis une semaine, championne d'Europe mesdames et messieurs en rugby fauteuil et c’est une sacrée performance un peu éclipsée par notre XV de France et sa victoire en Ecosse et pourtant c’est un exploit retentissant que l'on se devait de mettre en lumière cette semaine dans Poulain Raffûte !


Pour ma part, je ne fais plus aucune distinction entre ces sports depuis le jour où j’ai participé à un entraînement de rugby fauteuil avec l’équipe des CAPSAAA Paris. Les joueurs m'ont mis à l'amende pendant 20 minutes et j’en suis ressorti aussi lessivé qu'après un match à Jean Bouin quelques années plus tôt.

 

Percussions, déplacements à la force des bras, esquives, conduite du fauteuil, anticipation des adversaires, trajectoires à trouver sur 4 roues pour marquer, défendre sur l'homme tout en calculant à ne pas se retourner. Ça pivote, ça slalome, ça s’entrechoque à une vitesse hallucinante... Bref l'handicapé sur le coup c’était moi et ça calme ton petit égo d'homme soit disant "normal".


Adrien Chalmin était un grand espoir du rugby français. Est survenu un accident lors d’une rencontre contre Vannes avec les Espoirs de l’ASM Clermont-Auvergne… Il est ensuite devenu l’un des ambassadeurs du rugby fauteuil ! T’en veux de la résilience ? Selon Philippe Croizon, Adrien est avant tout un sportif de très haut niveau qui participe à changer notre regard sur le handicap !


Adrien a déjà fait les JO et est à la tête de l’association handischool. Il intervient en tant que conférencier inspirant dans les écoles, les prisons et les entreprises et vient d'ajouter un titre de champion d'Europe à son parcours d'homme et d'athlète ! Une source d'inspirations pour beaucoup d'entre nous !


Bienvenue dans Poulain Raffûte et bonne écoute !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique, et réalisée par Sébastien Petit, journaliste pour Eurosport.


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Guy Accoceberry : "L'objectif pour le XV de France c'est la coupe du Monde"

Guy Accoceberry : "L'objectif pour le XV de France c'est la coupe du Monde"

22 février 2022· 48:42

A chaque génération ses idoles. Aujourd'hui Dupont Ntamack Jaminet font rêver les jeunes pousses, hier Yachvili, Michalak, Dominici ont fait lever les foules et aimer le rugby. Dans les années 90, au delà des posters de mobylettes dans ma chambre (oui, on est en Picardie), je me souviens de Camberabero en 4 par 3 au-dessus de mon lit préparant sa transformation, Castagnède claquant un drop, figé sur la porte de mon placard et bien sûr mon idole Jean Luc Sadourny en mode cad deb. La classe. J'ai souvenir de ces matches du tournoi à crier avec mon père dans le salon quand Sella traversait le terrain, quand Abdel jouait un deux contre un, tellement de souvenirs et, bien sûr, la dernière passe de Guy Accocebery pour Jean Luc Sadourny lors de l 'essai du bout du monde alors qu'il pouvait applatir après une relance de 80 mètres.


J'ai la chance aujourd'hui, au delà de poulain Raffûte, de pouvoir partager parfois une bière avec ces légendes qui m'ont fait aimer ce sport.

Guy Accocebery c'est 19 sélections en équipe de France avec a la clef un Grand Chelem en 1997. Passé par Tyrosse, où il jouera 7 ans en premiere division, c'est au Club Athletique Bordeaux Bègles Gironde où il officie a la mêlée avant de prendre sa retraite pour devenir pharmacien. Il est aujourd'hui aussi consultant rugby et aime à partager avec passion son amour pour le rugby et pour l'équipe de France.


Bienvenue dans Poulain Raffute Guy !


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Présentation : Raphaël Poulain et Arnaud Beurdeley, journaliste au Midi Olympique


Montage : Norman Staron

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"Je n'ai pas peur de l'échec" : Christophe Urios nous donne sa vision du métier d'entraîneur

"Je n'ai pas peur de l'échec" : Christophe Urios nous donne sa vision du métier d'entraîneur

15 février 2022· 1:02:48

Comment devenir une meilleure version de soi-même ? Comment faire face au doute ? Comment vivre sereinement sous pression ? Comment réussir ses échecs ?


En 2008, je me suis plongé à âme perdue dans le développement personnel, dans la philosophie et la psychologie pour tenter de m'apprendre différemment, essayer de grandir autrement qu'avec les clichés de virilité qui peuvent étouffer quand ils ne sont pas compris. Je vous avoue j'en suis devenu con et dogmatique un temps certain. Car les mots sont beaux mais peuvent sonner creux sans les actes derrière. Bref si un jour on m'avait dit que les réponses à mes questions existentielles me seraient apportées en partie par le monde du rugby, je n'aurais pas mis une pièce. Et pourtant, le sport se doit d'inspirer la société, surtout dans les moments compliqués qu'elle traverse.


"Une saison en enfer" fait partie de ces livres que tu dévores parce qu'il allie à la fois théories, expériences, philosophie, voyage initiatique et petits exercices pratiques. Un ouvrage qui ose parler, dans un sport très viril, de droit à l'échecs, de remise en question et de vulnérabilité.


Dans ce monde incertain où tout va vite et où le paraître est le maître mot pour réussir sa vie, la confiance en soi, le leadership, la réussite ou l'esprit d'équipe passeraient presque aux yeux de certains pour de l'arrogance. Et pourtant, nous avons besoin de s'inspirer de ces personnes que j'appelle des "Merlins l'enchanteur".


Christophe Urios et son compère de voyage, Frédéric Rey Millet, nous offrent dans ce livre, comme une madeleine de Proust, un moment de pause, un temps de réflexion, un break pour s'apprendre différemment. Parce qu'être meilleur ne s'arrête jamais, parce que devenir son propre héros demande du courage et un retour sur soi, parce que sans l'autre, nous ne sommes rien, je suis heureux de partager ce moment avec toi, Christophe, pour tenter de comprendre l'homme derrière le coach, derrière le chef d'entreprise.


Merci Christophe Urios d'être dans Poulain Raffûte !


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"L'art de coacher à la néo-zélandaise" mais pas seulement : Lespinas présente sa vision du rôle de l'entraîneur


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Présentation : Raphaël Poulain et Arnaud Beurdeley, journaliste au Midi Olympique


Montage : Antoine Lebreton, journaliste à Eurosport

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Jeff Dubois : "Mon envie d'entraîner et ma passion pour ce sport sont toujours présentes"

Jeff Dubois : "Mon envie d'entraîner et ma passion pour ce sport sont toujours présentes"

9 février 2022· 48:53

"La vie d'entraîneur, de manager n'est pas de tout repos. A vrai dire, il faut être un peu cintré ou complètement passionné, ou les deux, au sortir d'une carrière pour y retourner dans le bordel avec la casquette d'entraîneur.


Pour avoir déjà 'pas mal' échangé avec beaucoup d'entre eux, certains arrivent au club à 7h pour organiser la journée de leurs joueurs. Il faut gérer les séances de travail, les égo, la stratégie, les blessés, les collaborateurs, fixer des objectifs à court, moyen et long termes, s'engager sur un deux ou trois ans, atteindre le but fixé à chaque mandat par le président, affronter les pressions médiatiques, la pression du résultat, remobiliser les troupes en cas de creux ou de défaite et tout ça en parallèle d'une vie de famille qui demande parfois autant d'énergie.


D'où l'importance d'être accompagné par un staff de confiance et de former une belle équipe avec sa femme ou son mari... Jean-Frédéric Dubois ou Jeff Dubois pour les intimes, ou Jeff 'Duwood' ou 'Del bosquet' pour les bilingues comme moi, a un parcours qui force le respect : asseyez-vous bien et écoutez moi ça : formé à Peyrehorade et joueur à Dax comme son papa, il passe successivement par Béziers, Colomiers, le Stade Toulousain - avec qui il devient champion d'Europe en 2005 face au Stade Francais - puis termine sa carrière au Racing 92 avec un titre de champion de Pro D2 en 2009.


Quelle belle année nous avions passée mon cher Jeff, en 2007/2008, avec une belle bande de types. Bon, le résultat n'a pas été au rdv mais qu'est ce qu'on s'est bien marré ! Bref, il devient entraîneur de Massy et du Stade Francai, avec qui il est champion de France en 2015, sous les ordres de Gonzalo Quesada.


S'ensuit deux années en équipe de France puis Montauban avant d'œuvrer à Bayonne, où il officie avec son compère Yannick Bru. Jeff? pour moi, c'est un papa, c'est le bon mec par excellence avec l'état d'esprit rugby qui va avec et une force tranquille. En terme de force je ne parle, bien entendu, pas de force physique vu qu'il n'a jamais vraiment pu blairer une barre de muscu' et les séances de PMA, comme Bibi ou Agustin Pichot à l'époque.


Bref, Jeff c’est un mec à l'ancienne qui, à bientôt 50 ans - eh oui Jeff -, fait figure d'ancien dans le panel des entraîneurs français. Ne nous attardons pas plus, bienvenue Jean-Frédéric dans Poulain Raffûte !"


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Présentation : Raphaël Poulain et Arnaud Beurdeley, journaliste au Midi Olympique


Montage : Simon Farvacque, journaliste à Eurosport

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"L'art de coacher à la néo-zélandaise" mais pas seulement : Lespinas présente sa vision du rôle de l'entraîneur

"L'art de coacher à la néo-zélandaise" mais pas seulement : Lespinas présente sa vision du rôle de l'entraîneur

1 février 2022· 59:37

"Il y a des noms qui fleurent bon le rugby, le clocher, le barbecue, les tribunes en bois et la passe sur un pas. Rien qu'en les prononçant, tu voyages. Écoutez plutôt : Walter Spanghero, André Boniface, Jean-Pierre Rives, Amédée Domenech, Jean-Pierre Garuet... ça sent Lourdes, Lannemezan, Lavalette, Saint-Claude, toutes ces bourgades où fleurissent encore de futurs grands noms et où ça joue encore à l'ancienne.


Il y a un type qui a bourlingué à travers la France du rugby mais aussi jusqu'en Nouvelle-Zélande et qui a ce genre de prénom qui invite au voyage ! Il fait pourtant partie de notre génération et il s’appelle Régis Lespinas. Avouez que rien qu’en entendant son nom, vous avez envie de repartir au front avec les potes avant de vous achever par un bon carreau !


Régis, c’est un globetrotter du rugby : formé à Brive, passé successivement par Montpellier, Montauban, Lyon, Hawke's Bay, Oyonnax... il termine sa carrière à Provence Rugby? avant de repartir en Nouvelle-Zélande pour y créer 'NZ Rugby Connect', proposant des offres d’immersion rugbystique au pays des All Blacks.


Fort de ses expériences et surtout de son amour du jeu et du plaisir qu’il en a tiré il a aussi créé 'Sport Process Academy', qui propose de former les entraîneurs, les éducateurs à devenir meilleurs jour après jour, en remettant la notion de jeu et de plaisir au centre du village. Mêlant les valeurs de l’ancien temps couplé au professionnalisme du monde moderne, Régis va nous raconter son parcours, ses voyages, ses projets... son rugby. Bienvenue à toi dans Poulain Raffute, Régis !"


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Présentation : Raphaël Poulain et Arnaud Beurdeley, journaliste au Midi Olympique

Montage : Simon Farvacque, journaliste à Eurosport

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Hirèche explique son lien avec le CAB : "A Brive, le rugby fait partie de la vie de chacun"

Hirèche explique son lien avec le CAB : "A Brive, le rugby fait partie de la vie de chacun"

25 janvier 2022· 31:12

"Dans chaque club de rugby, que l'on soit supporter de la Rochelle, de Toulon, de Biarritz ou d'ailleurs, on peut citer au moins un joueur emblématique actuel de chaque club de Top 14 ! Des types qui collent parfaitement à l'ADN de leur ville, de leurs supporters et qui vivent pour défendre les couleurs. L'importance du maillot. Antoine Burban au Stade Français, Camille Chat au Racing, Morgan Parra à l'ASM et bien sûr Saïd Hirèche pour Brive.


Capitaine du club corrézien depuis 2018 et le départ d'Arnaud Méla, Saïd y joue sa 10e saison après être passé par le Stade Français puis Aurillac. Originaire de Mantes-la-Jolie, il fait partie de ces types exemplaires qui prouvent qu'avec de l'envie, du soutien familial, et énormément de persévérance on peut atteindre le très haut niveau !


Saïd, au-delà de ses 300 matches joués en pro, c'est avant tout une gueule, des valeurs, c'est un type autant discret que généreux qui ne s'échappe pas et qui a su tirer son épingle du jeu à la force du mental. Comme Brive, qui s'accroche et s'arrache chaque saison pour exister face aux armadas multimillionnaires.


À 36 ans il a encore cette force de caractère et apporte son expérience au club de Brive pour encore quelques coups d'éclat, on lui souhaite dans ce Top 14 compliqué.


Bienvenu dans Poulain Raffûte, Saïd !"


Hirèche, capitaine du CA Brive, raconte comment il est devenu un cadre du club briviste, où il officie depuis dix ans (3:51). Il parle également de son avenir, alors que la question de la fin de sa carrière sportive se pose, à 36 ans (13:10).


Brive est 13e du Top 14, avant de recevoir Biarritz (14e) lors de la 16e journée ce samedi. Le troisième ligne nous parle de l’expérience dont il dispose, pour faire face au contexte stressant de la lutte pour le maintien (27:06).


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Présentation : Raphaël Poulain et Arnaud Beurdeley, journaliste au Midi Olympique

Montage : Simon Farvacque, journaliste à Eurosport


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Romain Buros : "Objectif : revenir avant la fin de la saison régulière"

Romain Buros : "Objectif : revenir avant la fin de la saison régulière"

18 janvier 2022· 42:03

On le sait une carrière n'est pas un long fleuve tranquille ! Le parcours est semé d'embûches et un joueur alterne entre moments de gloire éphémère et remises en question.


On en parle peu mais les étapes passent très vite pour les futurs joueurs professionnels. Entre le moment où on quitte le domicile familial jeune, à un âge où on est encore en pleine découverte de la vie, des potes et du lycée, et où on intègre un centre de formation, où il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, ensuite il faut franchir les sélections pour atteindre le saint Graal et faire partie d’une équipe pro !

Et puis il y a l’opportunité à ne pas louper, le premier match puis le second et l’ascension rapide, quand parfois tout nous sourit !

 

Et tout d’un coup une blessure, une non-sélection, vient entacher le beau tableau et c’est à ce moment-là où la force de caractère, le fameux mental peut être mis à rude épreuve !


Romain Buros a été formé à l'école de rugby de l'Avenir aturin à Aire-sur-l'Adour avant de rejoindre la Section paloise, où il jouera 4 matches en 3 ans. Mais c’est à l'UBB où il signe en 2018 qu'il explose et enchaîne les belles prestations jusqu'aux portes de l’équipe de France !

Cadre de l’équipe de Christophe Urios cette année, il vient de se blesser à l'épaule et est écarté des terrains pour les 4 prochains mois.


Comment vit-on ces moments, à la fois intenses et compliqués, entre belles prestations et blessures, alors que son club est leader du top 14 et que Fabien Galthié et son staff nous a dans le viseur.

Romain nous raconte son expérience, son quotidien et comment il se projette dans notre cher rugby pro.

 

Bienvenue dans Poulain Raffûte et bonne écoute !

 

Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique, et réalisée par Marion

Rabot, journaliste pour Eurosport.


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Hugo Bonneval : "Je n'ai pas la force mentale de me dire que ma carrière est finie"


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Maxime Machenaud : "Si je dois gagner la Coupe d'Europe, c'est peut-être cette année"

Maxime Machenaud : "Si je dois gagner la Coupe d'Europe, c'est peut-être cette année"

11 janvier 2022· 43:04

300 ! C’est le nombre de matches de haut niveau disputés par notre invité en 15 ans de carrière... et ce n’est pas fini pour Maxime Machenaud !


C’est peut être un détail pour vous mais ces chiffres montrent l'énorme régularité du bonhomme qui, à 33 ans, joue sa dernière saison avec le Racing 92 où il aura joué 10 saisons avant de rejoindre l'Aviron Bayonnais l'été prochain.


Formé au Stade Bordelais, puis au CABBG avant de rejoindre Agen où il explose en Top 14 en 2010, c’est en 2012 qu'il rejoint le club des Hauts de Seine. Pour moi Maxime Machenaud, c’est un peu le gendre idéal, un jeune premier doué, talentueux, qui colle bien à l'image du club ciel et blanc. C’est aussi une forme d’éternelle jeunesse, un professionnalisme et une maturité aguerrie au fil des matchs compliqués en équipe de France ces 10 dernières années et avec le Racing 92.


En 15 ans, il a tout connu du rugby pro. L’ivresse de la victoire avec ce Bouclier conquis en 2016 au Camp Nou, mais aussi la défaite avec trois finales de Coupe d’Europe perdues, ou encore l’Equipe de France avec laquelle il a joué 38 fois.


Au-delà du nombre de matches et du joueur, connaît-on vraiment l'homme derrière le sportif, ses galères ? Comment a-t-il vécu son évolution de Bordeaux à aujourd'hui, d'Agen à Paris ? Victorieux de l'ASM ce week-end avec le Racing, il nous parlera de son parcours de ce club francilien atypique, de sa vie d'homme et de son futur projet, familial et professionnel.


Bienvenue dans Poulain Raffûte et bonne écoute !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique, et réalisée par Sébastien Petit, journaliste pour Eurosport.


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Jérôme Fillol: "Porter le maillot toulousain devant mon grand-père agenais, ça m'a toujours fait rire"

Jérôme Fillol: "Porter le maillot toulousain devant mon grand-père agenais, ça m'a toujours fait rire"

4 janvier 2022· 36:50

On a tous dans nos contacts et surtout dans nos souvenirs ces mecs qui nous marquent dans notre cher rugby. Des mecs qui attachent et qui accrochent, les indéboulonnables de l’amitié, toujours au soutien sur et en dehors du terrain, les fidèles parmi les fidèles. Ceux qui, en un quart de seconde et en un fou rire au téléphone, peuvent te faire traverser la France pour des retrouvailles et une bringue efficace en pleine semaine de boulot. Bref ceux qui savent, qui sentent et qui sont là.


Je vous mets au défi de ne pas en trouver un dans vos répertoires. Perso, je pourrais vous citer toutes celles et ceux qui, grâce au rugby, m'ont permis de grandir et d'affronter la vie : il y a les Luc, les Pierre, les Salim, les Eugénie, les Norbert, les Rodolphe, les Topher, les Nani... et au milieu de cette liste infinie, il y a Jérôme Fillol. Presque 20 ans d’amitiés.


Biberonné au rugby, enfant de la balle ovale, tout n’a pas été rose pour la belette et pourtant il a l’un des plus beaux palmarès du rugby français et une belle reconversion. Il faut dire qu'il n’a pas dormi et a su anticiper l’après.


Formé à Agen passé par Toulouse, puis au Stade Français, il s'expatriera quelques saisons au Racing avant de finir sur un titre en 2015 avec le Stade Français. Cinq boucliers de Brennus, autant de clubs et 17 ans de carrière plus tard, le voilà, à bientôt 44 ans, père de deux garçons, et gérant de deux enseignes à Bordeaux : La Belle Saison et O Bureau.


Fils et petit-fils de rugbyman, il a plusieurs fois porté le maillot des Baabaas dont le grand-père, Guy Basquet, était l’un des créateurs. Je pourrais vous écrire un livre sur l’animal tellement j’ai de belles anecdotes sur lui, sur nous mais, comme on le dit toujours, tout ce qui est dans le rugby reste dans le rugby... Alors autant entrer tout de suite dans le vif du sujet.


Bienvenue Mila dans Poulain Raffûte... et bonne écoute !


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Kevin Gourdon : "Je suis super excité par cette nouvelle vie qui m'attend"

Kevin Gourdon : "Je suis super excité par cette nouvelle vie qui m'attend"

29 décembre 2021· 39:55

On aimerait tous connaître cette fin de carrière avec un ultime match devant son public porté en triomphe par ses frères. Je ne parlerais que de ceux que j'ai connus : Diego Dominguez, assis sur le Bouclier de Brennus, faisant un tour d'honneur au Stade de France, Jérôme Fillol et Pierre Rabadan, achèvant une

carrière bien remplie avec le bout de bois en guise de paraphe, Herbe Chaffardon qui, après 20 ans de carrière, la termine avec l'équipe junior...


Il y a ceux donc qui font de belles carrières et qui tournent la page d'une adolescence prolongée jusqu'à 35 ans. Et puis sur ce chemin compliqué et enivrant il y a ceux qui s'arrêtent avant, pour cause de blessure, ou parce que le destin en a décidé autrement.


Kevin Gourdon vient de nous donner une belle leçon ces derniers jours. Obligé d'arrêter sa carrière pour raison médicale il y a quelques jours, c'est avec le sourire qu'il s'est retrouvé un micro dans une main, la main de son fils dans l'autre au beau milieu de l'un des plus beaux publics de France à La Rochelle pour rendre hommage à son public et ses coéquipiers avant de partir.


Je ne sais pas pour vous, mais pour moi Kevin, c'est la classe incarnée, un type intemporel, un style de jeu particulier, c'est une gueule à la Clint Eastwood et une carrière bien remplie. Formé à la Voulte puis Toulon et Clermont, Kevin, c'est, depuis 9 ans une fidélité, un joueur troisième ligne complet toujours porté sur l'attaque et un type serein catapulté dans un sport en manque de ce genre de personnalité.


Il y avait (oui ca fait bizarre de parler au passé) chez ce mec un flegme particulier autant en équipe de France qu'avec le Stade Rochelais. S'en était d'ailleurs devenu un papa et, personnellement, je l'aurais bien vu de retour en Equipe de France et encore une bonne dizaine d'années à fouler les terrains de Top 14.


Et maintenant ? Et demain ? J'ai comme l'impression que tout se passera bien pour lui, même si on connaît la complexité de l'après. Je l'imagine bien sur un canasson face caméra à scruter l'horizon, une confiance à la lucky, Luke prêt à en découdre et affronter ce nouveau challenge.


Bienvenue dans Poulain Raffûte et bonne écoute !


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Talès : " Pour être franc, je n'avais pas prévu d'être coach tout de suite."

Talès : " Pour être franc, je n'avais pas prévu d'être coach tout de suite."

21 décembre 2021· 53:45

Comme beaucoup le savent, j’ai eu la malchance de ne pas jouer une seule finale de mon club, Le Stade français. Mais peu savent aussi que ça n’est pas 6 finales, mais bien 7 que j’ai loupées dans ma carrière : 4 finales de championnats, 2 de Coupe d’Europe et une de ProD2 avec le Racing le 21 juin 2008.


Ce jour-là, en costard dans les tribunes, comme à mon habitude, je regardais cette armada francilienne bleue et blanche avec une flopée de grands noms : Bibi Auradou, Michel Dieudé, Augustin Pichot, Thomas Lombard, Jonathan Wisniewski, jeff Dubois Sireli Bobo, Lo cicero et Festuccia. On était armé pour jouer le top 14 et pourtant, c’est bel et bien Mont de Marsan qui a atteint le Saint Graal ce jour-là. Il y avait un groupe d’un côté et une équipe de potes de l’autre avec les Julien Tastet les Benat Arrayet et surement le plus connu à l’époque : Laurent Travigny dit “la Trave” !


13 ans plus tard, et même si on n’est qu’à la moitié de la saison, je revois dans le Mont de Marsan de Rémi Tales cet état d’esprit, ce côté désinvolte d’une équipe qui ose tout, qui s’amuse, qui joue et surtout qui continue à représenter ce truc à la David contre Goliath coûte que coûte. C’est humain, c’est accessible, ça sent la tradition, le terroir avec une touche de modernité calée entre la Casa de Papel et les Peaky Blinders. Le mec est quand même arrivé en canasson au club suivi de son équipe pour le dernier match du bloc avant les fêtes ! Faut avoir l’audace d’arriver déguisé. C’est magique ! Moi j’ai trouvé ça classe !


Rémi Talès et Julien Tastet, deux joueurs emblématiques du club, en sont les entraîneurs aujourd’hui. 

Même si je dois toujours aller déguster avec Julien quelques liqueurs d’Armagnac au domaine de Marquesto (“J’ai pas oublié Julien”), je connais moins Rémi Talès et j’avais envie d’aller gratter un peu parce qu’il faut dire que l’homme m’intrigue. 


Rémi a été formé dans ce club mythique et, après une énorme carrière qui l’a fait voyager de La Rochelle à Castres, en passant par le Racing avec à la clé une vingtaine de sélections en équipe de France (24 en tout) et surtout deux Brennus, il décide de finir sa carrière dans son club formateur après 18 ans de bons et loyaux services ! 

Personnellement, j’ai suivi en tant qu’amateur de rugby la carrière de Rémi et chapeau parce que pour un petit gars des Landes qui est devenu l’un des leaders du titre de 2013 avec Castres face à l'armada toulonnaise de l’époque, se faire une coupe du monde en 2015, aller soulever le bouclier au Campenou en 2016 avec le Racing et revenir au bercail après ce sacré voyage, ça force l’admiration !


Heureux de pouvoir connaître enfin l’homme derrière le maillot et maintenant derrière la casquette d’un Mont de Marsan qui survole la ProD2. Bienvenue Rémi dans Poulain Raffute !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Hadrien Hiault, journaliste pour Eurosport.

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Dubié : "On ne doit pas perdre la mentalité du rugby, les footballeurs nous l'envient"

Dubié : "On ne doit pas perdre la mentalité du rugby, les footballeurs nous l'envient"

7 décembre 2021· 57:53

Je suis sûre que vous avez tous dans vos souvenirs de rugbyman ce type capable de se retrouver après une sortie de boîte compliquée à 30 kilomètres de son lieu de résidence, se réveillant à midi dans une station-service sans comprendre le pourquoi du comment il a pu se paumer aussi loin, alors qu’il n’habitait qu’à deux pas de la discothèque.


Ce même type capable de fulgurances tant sur le terrain qu’en dehors. Celui-là même qui, sur un défi ou un pari à 50 balles, peut te faire un tour de périphérique parisien en moins de 20 minutes en string sur une moto à trois roues. C’est ce type capable pour 20 euros de te bouffer cul sec sans réfléchir une motte de wasabi grosse comme une balle de "ping-pong" sans se soucier du souci gastrique du lendemain. Celui-là même qui est titulaire indiscutable du "manger c’est tricher". Le leader du cul sec.


Bref, vous l’aurez compris on n’a pas casté un introverti cette semaine. On ne vous parlera pas de stratégico-technique dans Poulain Raffûte cette semaine. D’un autre côté ça n’a jamais été notre spécialité on ne va pas s'en cacher et pas sûre d’avoir un casting 5 étoiles chaque semaine si on vous parlait de cadrage débordements et autres activités à haute intensité. On aime les histoires et ceux qui l’écrivent à grands coups d'humains et de générosité.


Jean-Baptiste Dubié, notre invité, m’avait proposé de faire l’émission en direct du bateau d’un de ses amis à 5000 bornes d’ici pendant ses vacances. Pour une question de connexion nous avons préféré repousser l’enregistrement ce qui m’a permis d’aller chercher quelques dossiers auprès de ses amis.


Boulou pour les intimes, c’est 8 années au Stade montois et depuis 2015 à l'UBB. C'est surtout plus de sélections avec les Baa-Baas qu’en équipe de France, c’est dire l’état d’esprit du bonhomme. Laurent Marti m’a envoyé un message super te concernant, Jean-Baptiste, je le cite : "J’ai envie d’insister sur le courage de l’homme, il joue à un poste de centre ou d’ailier ou régulièrement tu as des molosses à affronter en un contre un et depuis plusieurs saisons je ne l’ai jamais vu se sortir? bien au contraire. C’est un athlète avec un très bon sens du rugby mais son courage hors-norme m’a toujours impressionné."


Bref, pas grand-chose à ajouter sur le portrait merci monsieur Marti et on ne va pas épiloguer. Entrons vite dans le vif du sujet : bienvenue Jean-Baptiste dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Simon Farvacque, journaliste pour Eurosport.


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Romain Poite : "Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’arbitre n’est pas là pour se mettre en scène"

Romain Poite : "Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’arbitre n’est pas là pour se mettre en scène"

30 novembre 2021· 56:23

Notre rugby évolue et se révolutionne d'année en année, pour apporter à la société une voie différente et inspirante. Ses valeurs, souvent mises en avant, sont essentielles au bon fonctionnement d'une rencontre et tout rugbyman, et toute rugbywoman, se doit de les respecter. Être au soutien, combattre l’adversaire dans le respect de son intégrité physique et morale. Avancer ensemble, s'oublier et fusionner dans un collectif pour son bon fonctionnement.


L’une des valeurs cardinales de notre cher sport, c’est le respect ! Respect de ses coéquipiers, respect de l’adversaire, respect réciproque des supporteurs et bien sûr du corps arbitral ! Nous avons la chance en France d’avoir d’excellents arbitres et nous avons eu la chance dans Poulain Raffûte d'en recevoir quelques-uns.


Aujourd'hui, c’est le meilleur arbitre français de ces dix dernières années qui nous fait l’honneur d’être présent ! Romain Poite en quelques chiffres sur les dix dernières années au plus haut niveau c’est : six fois élu meilleur arbitre français. C’est trois Coupes du monde, c’est une pluie de matches internationaux, allant du Six Nations aux matches des Lions britanniques, en passant par les coupes d’Europe.


Romain Poite, c’est une gueule, un accent et au-delà d’un coup de sifflet, c’est un homme intègre. Parce qu’il en faut de la justesse et de l’entièreté pour se faire respecter chaque weekend sur les terrains de Top 14.


Parce qu’il faut être juste et prendre la bonne décision en un quart de seconde pendant 80 minutes, quand tu te sens épié par trente bonhommes et des milliers de supporteurs dans les tribunes et face a leurs télés ! Parce que la moindre erreur peut te coûter un flot de remarques parfois excessives de la part des réseaux, des managers ou des présidents qui mouillent, eux aussi, chaque weekend, la chemise. Parce qu’il est l’homme à respecter, quoi qu’il t'en coûte quand tu es joueur, et qu’il est le garant d’un jeu à la fois cadré et fluide, nous voulions savoir comment Romain avait vécu sa carrière internationale et comment il vivait ses derniers moments en tant qu’arbitre de notre cher Top 14. Merci Romain d’être dans Poulain Raffute


- La carrière internationale de Poite s’est récemment achevée, par une rencontre entre l’Ecosse et l’Australie, le 7 novembre dernier. Il raconte l’émotion qu’il a ressentie à cette occasion (03:18).


- Romain Poite évoque également la naissance de sa vocation. Lui qui était capitaine et "un grand pénible" quand il était joueur (28:18).


- Poite, c’est aussi une actualité : celle de l’annonce de ses interventions à venir, à partir de ce mercredi, au Stade Français. Il s’en explique, précisant qu’il n’intègre pas le staff du club parisien (34:11).


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Simon Farvacque, journaliste pour Eurosport.


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"Repose-toi mon ami, je t’aime" : Christophe Dominici raconté par Franck Comba et Raphaël Poulain

"Repose-toi mon ami, je t’aime" : Christophe Dominici raconté par Franck Comba et Raphaël Poulain

23 novembre 2021· 53:06

Chaque génération a ses légendes qui lui permettent de s’identifier, de rêver, de grandir, de croire et d’ouvrir le champ des possibles. S’inspirer de nos sportifs de nos artistes nous offre la possibilité de nous dire que tout est envisageable. Les lendemains de matches comme ceux vécus ce weekend à Castres avec la victoire des femmes, au Stade de France avec celle des hommes, face à la Nouvelle-Zélande, sont tellement bons.


On se refait le match on revoit les exploits de nos héros Les Ntamack, Les Bourdon, les Woki et autre Hermet... et on rêve, et ça fait du bien, dans ce climat sociétal toujours plus anxiogène. Oui, le sport et ses exploits peuvent nous apporter ce supplément d’âme qui nous manque cruellement dans nos quotidiens.


J’étais au Stade de France et je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir une pensée émue pour Domi. Parce que ça va faire un an. Parce que les soirs de matches au Stade de France on croise toujours des anciennes gloires au milieu du public : les Olivier Brouzet, les Cali, les Titou Lamaison, Les Richard Castel, les Guy Accocebery, les Marc Andrieux, les légendes de mon enfance... et samedi Domi n’était pas là.


Parce qu’il était la dernière légende vivante de cette putain de victoire contre les Blacks en 1999. Parce qu’après un an la tristesse est toujours là, même un soir de victoire. Parce que c’était un de mes "King" et, comme je le disais il y a un an tout juste, les Héros meurent jeunes et ça fait chier.


J’ai voulu inviter mon autre "King", Franck Comba. Frère d’armes indissociable de Christophe, grand frère qui ne se rend pas compte de ce qu’il m’a apporté à mes débuts en pro au Stade, Franck était titulaire lors de la dernière victoire des Bleus, en France, face aux Blacks, au Vélodrome en 2000. Franck, c’est à mes yeux une sensibilité, un humour subtil, c’est à la fois du calme et de la dynamite, c’est un rire et c’est un grand de notre sport.


Parce qu’on ne peut pas et on ne veut pas oublier Domi, parce qu’on a besoin de le garder dans notre mémoire le plus longtemps possible, parce que le souvenir de ses fulgurances sur et en-dehors du terrain nous permet de continuer à rêver malgré la tristesse. Parce que le récit de nos légendes qui ne sont plus sur le terrain est tout aussi inspirant qu’une passe à l’aveugle de Ntamack, il était important pour moi de partager ce moment avec toi, Franck. Au nom de Christophe, merci d’être dans Poulain Raffute. 


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Simon Farvacque, journaliste pour Eurosport.


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Romane Ménager : "On a le jeu et les qualités pour être championnes du monde en Nouvelle-Zélande"

Romane Ménager : "On a le jeu et les qualités pour être championnes du monde en Nouvelle-Zélande"

17 novembre 2021· 32:18

Il y a des fratries qui marquent notre sport depuis toujours. Pour en citer quelques-unes, il y a eu les frères Boniface, les Camberabero, les Spanghero, les Underwoods, Tuilagi, Armitage, Du Plessis, les frères Bergamasco, Lièvremont et plus récemment les frères Marchand, Couilloud et Arnolds à Toulouse !


Depuis plus de six ans maintenant, les sœurs Ménager, Romane la 3e ligne et Marine l’ailière, font les beaux jours du rugby féminin de Lille à Montpellier et surtout en équipe de France. Toutes deux en contrat fédéral depuis 2018, elles sont championnes en 2016 avec Lille puis en 2019 avec Montpellier !


Romane, c’est trois Tournois des Six Nations, dont un Grand Chelem en 2018. Elle est devenue une référence à son poste de 3e ligne et vient d’affronter l’une des deux bêtes noires de l’équipe de France, les Black Ferns.


Safi N'Diaye dit de Romane qu’elle est une joueuse exceptionnelle, bosseuse, technique, physique, une des meilleures joueuses du monde à son poste et qu’elle est fière de jouer à ses côtés à Montpellier et en équipe de France. Gaëlle Hermet, capitaine de l’équipe de France, ne tarit pas d’éloges non plus et nous a avoué que Romane est le genre de joueuse que tu préfères avoir dans ton équipe que contre toi. C’est une joueuse de grande qualité, autant humaine que technique. Et Lénaïg Corson de conclure : c’est une bête de travail, une superbe athlète. Bref une joueuse complète et une femme qui fait l’unanimité dans le vestiaire et dans la vie !


Au sortir d’un match génial et d’une victoire épique face aux Black Ferns ce week-end pour une nouvelle génération de joueuses du XV de France, Romane fait presque office "d'ancienne" à seulement... 25 ans ! Elle va nous raconter son parcours, son rugby partagé avec sa sœur jumelle Marine, ses ambitions et sa vision du rugby féminin qui prend de plus en plus de place sur la toile et dans le cœur des français.


Bonne écoute et bienvenue dans Poulain Raffûte.


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Sébastien Petit, journaliste pour Eurosport.


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Vasil Kakovin : "France - Géorgie ? Si on gagne la première mi-temps, je serai content !"

Vasil Kakovin : "France - Géorgie ? Si on gagne la première mi-temps, je serai content !"

10 novembre 2021· 39:15

Quand on dit que le rugby commence devant, on n'imagine pas le boulot de l’ombre, souvent ingrat, des deuxièmes lignes qui poussent en mêlée, qui sautent en touche, qui plaquent à tour de bras. On n’imagine pas la tension et la concentration nécessaire pour un talonneur qui lance, avec souvent un public hostile qui meugle derrière la barrière pour déstabiliser le lancer. Celui-là même qui doit talonner un ballon sur une jambe avec la pression exercée par les 800 kilos adverses...


On n’imagine encore moins le boulot des deux piliers qui, symboliquement, vont à la mine à chaque entrée en mêlée. Il y a ceux qui déstabilisent par la parole, il y a ceux qui, stratégiquement, peuvent jouer avec la règle, te foutant les côtes en travers et les cervicales en lambeaux. La plupart du temps ce sont des taiseux, des besogneux, des silencieux qui ne brillent pas comme ces artistes, feux follets, des lignes arrières.


Ca tombe bien, dans Poulain Raffûte, à l’approche de France-Géorgie dimanche, nous avons trouvé un référent. Un boucher, un Géorgien, un dur au mal, en la personne de Vasil Kakovin. Passé par Brive, Toulouse, puis le Racing, il est devenu en 10 ans une référence à son poste. De la trempe des Rodrigo Roncero, des Jean-Jacques Crenca, des Jean-Baptiste Poux et autre Nicolas Mas, il entretient cette tradition des piliers géorgiens comme Zirakashvili ou encore Shvelidze ! Des types venus de l’Est qui t’apportent une stabilité et une confiance dans les moments difficiles où, à la 78ème, alors qu’un des artistes des lignes arrières balance une saucisse d’en-avant à deux mètres de ta ligne, ils te sortent encore une ultime poussée salvatrice mémorable, vue trop souvent comme normale, et qui te sauve un match. Ce sont des hommes à part, hors-normes. Des buffles, des taureaux indispensables, voire vitaux.


Vasil Kakovin c’est 1m83 et 115 kilos. C’est 22 sélections. Des centaines de mêlées poussées, des centaines de plaquages, des centaines de mecs de plus de 100 kilos poussés à bout de bras en touche. Et toujours ce calme qui rassure, et qui honore un peuple dur au mal, besogneux et généreux à l’extrême. Merci Vasil d’être dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Anne Boyer, journaliste pour Eurosport.


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Mauricio Reggiardo: "Entraîner les Pumas a été la chose la plus dure à vivre en tant que coach"

Mauricio Reggiardo: "Entraîner les Pumas a été la chose la plus dure à vivre en tant que coach"

3 novembre 2021· 56:11

On ne peut pas rester indifférent aux styles de jeu et de vie des Argentins qui sont venus jouer et qui jouent encore sur nos terrains de Top 14. Impossible. Comme on ne peut pas rester non plus indifférents à leur style vestimentaire...


Il faut dire qu'ils ont un état d'esprit particulier, un esprit de compétition. Ils sont généreux, passionnés, investis coeur et âme au maillot... et aussi un style bien à eux avec leur liquette en peau de lama, leur nuque longue et leur bol d'herbes acides qu'ils sirotent à la paille en regardant l'horizon en mode poètes avec leur sourire ultra bright ! Ils sont latins, comme nous, mais ils ont un truc en plus et j'espère pouvoir enfin découvrir ce mystère grâce à Mauricio Reggiardo, notre invité de la semaine.


Mauricio Hauracio Reggiardo a commencé le rugby à Mar del Plata et au club Athletico San Isidro à Buenos Aires ! Mais Mauricio, c'est l'homme d'un club en France : le Castres Olympique, club avec lequel il va jouer 9 ans et qu'il va entraîner à plusieurs périodes-clés. Tout au long de sa carrière, il va être manager, entraîneur des avants, consultant puis entraîneur principal, passant par Mazamet qu'il entraîne avec son ami Ugo Mola puis Albi, Agen et Castres avant de rejoindre le Provence Rugby d'Aix-en-Provence où il officie depuis le 22 mars 2021.


Personnellement, j'ai eu la chance de jouer avec certains d'entre eux. Peut-être les plus talentueux. Franchement, c'est la classe quand tu joues avec Nani Corleto, Juan Martin Hernandez, Augustin Pichot, Gonzalo Quesada ou encore Roro Roncero. Mais aussi Fernandez Lobbé, Pato Albacete. J'ai eu aussi la malchance de jouer contre Mauricio. Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre. Une époque où les maillots étaient trop larges et les coups bas de rigueur. J'ai gardé en souvenir ce pilier hors norme avec son metre 90, ses 120 barres, ses mains de bûcheron, un mec qui m'avait salué en fin de match avec une gentillesse qui ne collait pas à son corps de brute.


Je l'ai appris par la suite en côtoyant les Nani, Roro, Ficha : il existe un peuple dans notre cher rugby doté d'un truc en plus qui en fait une équipe unique et presque à part. Un truc perdu entre la classe et la folie. J'aime ce peuple, j'aime les voir jouer j'aime cette amitié que j'ai encore avec mon ami Ignacio Corleto et aussi ceux qui sortent du lot, comme notre invité, Mauricio


Bonne écoute et bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Sébastien Petit, journaliste pour Eurosport.


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Marco Tauleigne : "La tournée avec les Baa-Baas est mon meilleur souvenir rugbystique"

Marco Tauleigne : "La tournée avec les Baa-Baas est mon meilleur souvenir rugbystique"

27 octobre 2021· 49:17

Un bus de rugbymen, c’est un peu comme dans la vie : quand tu y montes, tu trouveras toujours, devant, le manager, les entraîneurs et l’intendant, celui sans qui tu jouerais à poil et qui est tout aussi essentiel que le capitaine. Juste derrière, tu retrouves souvent les piliers, les taiseux, ceux qui ont besoin de calme avant la tempête. Ceux qui foutent la tête là où tu ne mettrais pas les mains. En général, ils font le travail de l’ombre, ce sont les besogneux, limites introverties, ceux sans qui le ballon ne sortirait pas proprement.


Après il y a les deuxièmes lignes qui passent le voyage les genoux dans la bouche et qui rigolent aux conneries des branleurs du font du bus. Là, tu y retrouves la sève de la connerie, les pilotes de la bouffonnerie, les troisièmes lignes et les trois-quarts, ceux qui se prennent pour des artistes et qui, après une victoire, te foutent un boxon et de grandes "nuquettes" à tout-va, racontant leurs exploits et faisant rêver les jeunes loups qui cherchent leur place au milieu de ce théâtre de vie hallucinant.


Il y règne comme une montée en puissance, les soirs de victoire, à celui qui fera marrer le plus fort ! C’est tellement bon et ça manque tellement. Marco Tauleigne, je l’imagine bien, comme Domi, comme Nans Ducuing, et même Sofiane Guitoune, posé au milieu de cette banquette à 5 places. Ce sont des Dujardin en puissance, des Poelvoorde, et comme je l’expliquais la semaine dernière en parlant de Sofiane : tu les sens bien ces mecs-là ! Ça se ressent dans le regard cette lueur qui peut tout faire partir en vrille en un quart de tour.


Au-delà du bon mec, Marco Tauleigne, c’est 5 sélections avec le XV de France (33:45), c’est un titre de champion de France Espoir avec l'UBB (18:04), ce sont des débuts dans la Drôme et à Bourgoin-Jallieu et c’est surtout deux sélections avec les Barbarians (27:25) ! Et je trouve que ce maillot lui colle bien à la peau, à ce mec qui, à la base, n’aimait pas le rugby avant que ses potes d’enfance ne viennent partager un bout de pelouse avec lui.


Marco Tauleigne, c’est le parcours atypique d'un type au physique hors de la norme qui, à force de travail, a su s’élever au rang des tout meilleurs troisièmes lignes de sa génération et qui évolue aujourd'hui au MHR. Bienvenue dans Poulain Raffûte, Marco !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Simon Farvacque, journaliste pour Eurosport.


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Sofiane Guitoune : "Je sais d'où je viens et la chance que j'aie de vivre de ma passion"

Sofiane Guitoune : "Je sais d'où je viens et la chance que j'aie de vivre de ma passion"

20 octobre 2021· 50:04

L’image que l’on a du rugbyman est souvent à des années-lumière de ce qu’ils sont réellement. Leur carrure imposante, le regard souvent froid et concentré, les attitudes conquérantes et les gabarits souvent hors de la norme en fond des hommes extraordinaires et paraissant souvent inaccessibles. Pour en connaître pas mal, je peux vous assurer qu’il n’en est rien. J’en veux pour preuve notre invité : Sofiane Guitoune, centre du Stade Toulousain.


Déjà qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, le type a toujours la classe. Une coupe de cheveux toujours avant-gardiste. Il a ce petit truc, cette connerie au coin de l’œil un peu à la Nans Ducuing, toujours prêt à chambrer et à appuyer là où ça pique pour faire partir les avants au quart de tour. Bref, on sent un mec heureux de vivre son sport pleinement.


Tout n’a pas été rose pourtant pour Sofiane malgré une carrière déjà bien remplie à 32 ans. Pas épargné par les blessures, il a pourtant la besace bien remplie de titres et pas mal d’expériences dans les différentes équipes de France : c’est 14 ans de carrière et encore de belles années à venir. C’est un titre de Prod2 avec Agen en 2010, 2 boucliers de Brennus avec le Stade Toulousain et une coupe d’Europe. C’est aussi 13 sélections avec le XV de France, 2 coupes du monde et quelques voyages avec l’équipe de France à 7 qui le mèneront à disputer deux rencontres lors des JO de 2016 à Rio.


Né à Alger, c’est au Vierzon SAV qu’il débute le rugby avant de passer par Brive, Agen, Albi et l’USAP. En 2014, il pose ses valises pour 2 ans à l’UBB avant de rejoindre le Stade Toulousain en 2016. Ce qui me marque chez ce mec au-delà du très bon joueur qu’il est c’est cette capacité à toujours avoir le "smile", la banane qu’il soit titulaire, remplaçant ou en costard dans les tribunes à encourager ses potes.


C’est ce genre de types qui apportent ce petit plus parfois qui permet de faire redescendre la pression. Il suffit parfois d’un regard pour que ça parte au quart de tour et que ça finisse à 6 heures du matin. Sofiane est ce genre de type, essentiel sur un terrain, dans un vestiaire c’est pourquoi je suis ravi qu’il vienne nous parler de ses experiences, de son vécu dans le rugby avec ce sourire qui le caratérise.


Bienvenue dans Poulain Raffute et bonne écoute !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport


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Pierre-Henry Broncan: "Un club n'est pas une usine, bien le connaître est primordial"

Pierre-Henry Broncan: "Un club n'est pas une usine, bien le connaître est primordial"

13 octobre 2021· 51:00

On aime les parcours atypiques dans Poulain Raffute et le milieu du rugby n’en manque pas ! Des mecs d’horizons différents provenant pour la plupart de petits clubs locaux qui font la richesse de nos grosses écuries. Des noms qui sentent bon le terroir, les valeurs, les clochers, les barbecues, les bières, le bruit des vieux crampons, les maillots trop larges ou trop serrées, les ronflants dans les tribunes.


On y sent la terre et comme une forme de rudesse des doubles projets amateurs: bosser parfois à l’usine, parfois à la ferme, et jouer tous les dimanches pour un retour au boulot le lundi matin, amochés certes mais heureux d’avoir guerroyé la veille et d’en être sorti indemnes malgré le mal de casque et les courbatures. C’est ça le rugby de la plupart de nos joueurs, partout à travers le monde.


Pierre-Henry Broncan est un enfant bercé à ce rugby et fidèle à ce qui fait la sève de notre sport : l’humain. J’ai souvenir d’un moment très simple partagé après nos carrières respectives. Malgré nos parcours différents, une chose nous avait réunis. Le vrai, l’authentique. Ce genre de rencontre ne s’explique pas d’ailleurs, ça se vit.


Pierre-Henry débute à lombez Samatan où il jouera 16 ans avant de partir dans des clubs tels que Auch, Aurillac, Montauban, Béziers et le stade Montois. Que des clubs légendaires pour tout amateur de rugby. En tant qu’entraineur C’est à Blagnac qu’il débute au FC Auch. Aurillac, Colomiers puis c'est à Tarbes qu’il fait ses armes avant de passer 3 ans au stade Toulousain. Passionné du jeu et des hommes qui le composent, il s’intéresse à tous les aspects du jeu et c’est à Bath qu’il s’expatrie pour découvrir les méthodes anglo-saxonnes avant de revenir au chevet d’un Castres Olympique mal en point en 2020.


Aujourd’hui entraineur principal du CO, Pierre-Henry Broncan est une encyclopédie de notre cher rugby et il était tout naturel que nous l’invitions dans Poulain Raffute pour qu’il nous donne sa vision d’un sport qu’il connait sur le bout des paluches et d’un club, le CO, qui lui correspond bien.


Bonne écoute et bienvenue dans Poulain Raffûte !


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et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport


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Adrien Pélissié : "Agriculteur, rien ne me prédestinait à devenir rugbyman professionnel"

Adrien Pélissié : "Agriculteur, rien ne me prédestinait à devenir rugbyman professionnel"

6 octobre 2021· 48:39

On se souvient tous de cette citation du publicitaire Jacques Séguéla : "Si à 50 ans, on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie". Une sortie médiatique qui avait fait pas mal de bruit et qui montre un peu l’image que l’on peut se faire et que l’on peut fantasmer d’une réussite professionnelle. Force est de constater qu’aujourd’hui si on n’a pas la belle bagnole, la belle maison, la gueule de l’emploi, le bon costard, on a loupé quelque chose. Mais on se rend compte, grâce à des témoignages, grâce à des chemins de vie différents et inspirants, que la réussite humaine n’est pas toujours celle qu’on a bien voulu nous vendre.


Adrien Pélissié, talonneur de l’ASM et notre invité de la semaine, a un parcours particulier à bien des égards. Formé à l’Union Sportive Caussadaise, passé par Castres où il fait ses armes en junior, il découvre le haut niveau au Stade Aurillacois, puis c’est à Bordeaux qu’il atteint le Top 14 en 2017. Il y connait ses premières sélections en équipes de France et il signe à l’ASM en 2020.


Joueur besogneux, puissant, rapide, c’est le prototype du talonneur moderne mais au-delà du très bon joueur qu’il est, une de ses paroles me vient à l’esprit : "Si je ne retourne pas à la ferme j’aurais raté ma vie !" Cette ferme, c’est la ferme familiale située Septfonds plus précisément au Gaec de Baraves. A l’heure où on s’imagine que tout joueur rêve exclusivement de devenir rugbyman professionnel et d’en vivre, il est bon de voir que certains ont d’autres passions, d’autres envies et aspirent aux choses simples.


Attention "simples" ne veut pas dire "faciles". A 30 ans, Adrien a décidé de retourner à l’école pour anticiper son avenir et garder les pieds sur terre et dans la terre. Exercice compliqué quand on est impliqué à 100% dans sa vie de sportif de haut niveau que de cumuler vie professionnelle et formation en parallèle.


A 31 ans, Adrien a un double challenge : réussir sa vie de rugbyman et d’homme ! Comme quoi une réussite professionnelle n’est pas toujours celle que l’on croit.


Bienvenue dans Poulain Raffute et bonne écoute !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport


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Gillian Galan : "J’aimerais faire un match d’adieu avant de passer à une nouvelle vie"

 

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Jérémy Clamy-Edroux : "Peu importe le jugement des gens, ma seule crainte, c'était celui de mon père"

Jérémy Clamy-Edroux : "Peu importe le jugement des gens, ma seule crainte, c'était celui de mon père"

29 septembre 2021· 50:38

Je suis ravi et honoré de pouvoir échanger cette semaine avec un homme de son temps. Un homme qui a eu le courage de prendre la parole dans un documentaire génial réalisé par Canal+ : "Faut qu'on parle". Cet homme, c'est Jérémy Clamy-Edroux.


Tout au long de ma carrière, j’ai ressenti cette virilité exacerbée dans des mots, des attitudes de bonhommes, et ce cri de motivation scandé avant de rentrer sur le terrain pour se motiver : "on n'est pas des pédés".


Dans un groupe de rugbymen, on ne parle pas d’amour, on ne parle pas de ressentis, on ne parle pas de vulnérabilité. Dans un groupe de rugbymen, l’homosexualité, cette différence d’orientation sexuelle, fait peur et reste un sujet tabou malgré des prises de conscience poussives et nécessaires. C’est sociétal : la différence fait peur.


Il y a 20 ans, Jérémy Clamy-Edroux aurait été montré du doigt comme une caricature : il est noir, catholique, il a des dreadlocks et il est homosexuel. Du pain béni pour tous les homophobes et autres racistes. Aujourd'hui la société évolue et même si la différence fait encore peur, il y a des personnes, hommes et femmes, qui font avancer les choses en prenant la parole, en assumant leur parcours, leurs différences ! Car c’est une richesse de nos jours d’avoir ce courage, cette audace de s’assumer dans un monde où l’uniformité et le moule rassurent l’ignorant.


Oui, c’est une prise de risque car le jugement sans fondement est devenu une mode. Oui, c’est courageux de déranger ceux qui pensent que l’amour n'est qu'un papa et une maman. Pardon je m’égare.


Pour ma part, je trouve ça inspirant : c’est pourquoi je suis ravi d’avoir Jérémy dans notre émission pour qu’il nous parle de son rugby, de Rouen et de son parcours d’homme au milieu d’autres hommes.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport


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Gillian Galan : "J’aimerais faire un match d’adieu avant de passer à une nouvelle vie"

Gillian Galan : "J’aimerais faire un match d’adieu avant de passer à une nouvelle vie"

22 septembre 2021· 56:22

Gillian Galan n’a que 30 ans. Pourtant, sa carrière de joueur de rugby est mise en stand-by, et l’espoir de la voir reprendre son cours semble infime. L’ancien n°8 du Stade Toulousain souffre du syndrome de l’artère poplitée piégée, qui entraîne dans son cas une perte de sensibilité dans un pied. Il raconte cela dans Poulain Raffûte (3:27) et évoque ce à quoi sa nouvelle vie pourrait ressembler (12:14).


Passé par le LOU sans jouer, à cause de ce fameux problème de santé, Galan évoque aussi ses ex-coéquipiers de Toulouse et son rôle d’élément fédérateur. Il se revendique moteur dans un groupe…et pas seulement en tant que bon vivant qui ne rechigne pas à faire des troisièmes mi-temps. Cela va plus loin et il l’explique (46:05).


L’ancien international français en U20 débat également avec Raphaël Poulain de l’évolution du rugby (51:38). De ce que change la professionnalisation de ce sport dans sa singularité. Peut-il la conserver ? Il termine enfin par une note d’espoir (55:13), en faisant le souhait de jouer (au moins) une dernière fois au rugby, "pour (lui), pour les supporters, pour dire au revoir à tout le monde, tous ceux qui (l)’ont aidé".


Bonne écoute. 


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Animation : Arnaud Beurdeley et Raphaël Poulain

 

Production : Simon Farvacque [Eurosport.fr]

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Steffon Armitage : "Je suis un 3e ligne qui se prend pour un n°10"

Steffon Armitage : "Je suis un 3e ligne qui se prend pour un n°10"

15 septembre 2021· 52:17

Steffon Armitage est un troisième ligne redoutable. L'une des références de la planète rugby en matière de ballons récupérés dans les rucks. Mais il raconte à Raphaël Poulain et Arnaud Beurdeley qu'il se prend (parfois) pour un ouvreur. C'est l'une des anecdotes de l'émission Poulain Raffûte de ce jeudi, qui n'en manque pas.


Mais Armitage est aussi très sérieux, quand il parle de l'avenir du Biarritz Olympique, dont il est capitaine cette saison en Top 14 (35:55). Selon lui, le travail est fait sur le terrain. Il espère qu'en dehors, l'engagement sera au diapason de celui des joueurs.


Dans ce podcast, Steffon Armitage évoque aussi l'équipe d'Angleterre, dont il a défendu les couleurs. Et l'équipe de France, pour qui il n'a jamais joué... malgré une rumeur de possible sélection. Il explique pourquoi (24:01).


Bonne écoute.


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Hugo Bonneval : "Je n'ai pas la force mentale de me dire que ma carrière est finie"


"Des rugbymen qui changent de club par intérêt, ça a toujours existé, même en amateur" : Poulain Raffûte avec Miguel Fernandez


Laurent Labit : "Pendant les années qui arrivent, il n'y aura pas beaucoup d'équipes qui nous rouleront dessus"


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Animation : Raphaël Poulain et Arnaud Beurdeley


Réalisation : Simon Farvacque


Production : Eurosport.fr


 

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Hugo Bonneval : "Je n'ai pas la force mentale de me dire que ma carrière est finie"

Hugo Bonneval : "Je n'ai pas la force mentale de me dire que ma carrière est finie"

8 septembre 2021· 57:40

Oui c’est la reprise de notre cher Top 14 ! Avec ses affiches alléchantes, son public enfin de retour, ça fait du bien de se dire aussi que le rugby amateur va retrouver ses barbecues, ses supporteurs, ses joutes dominicales et ses minots qui cavalent partout.


Il y a ceux qui débutent et ceux qui, sans club malheureusement, sont obligés de mettre un terme à leur carrière professionnelle. Blessures à répétition, contre-performance, trop vieux pour continuer ou tout simplement sans club, ils ont été une soixantaine cette année à se retrouver au chômage. Certains ont rebondi dans les catégories inférieures et d’autres font le choix de s’exiler pour tenter l’aventure à l’étranger. L’une des grandes complexités est d’arriver à accepter que le corps vieillit à un âge où, normalement, nous sommes en pleine ascension professionnelle.


Hugo Bonneval fait partie de ces types bercés par le rugby depuis l’enfance ! Enfant surdoué de la génération des Plisson, Flancard, Camara, Danty et autre Slimani, il est champion de France en 2015 avec le Stade Français et après une bonne centaine de matches sous le maillot rose, il décide de tenter l’aventure avec le RC Toulon, puis la Section paloise. Après de nombreuses blessures, c’est une autre aventure qui se présente à lui aujourd’hui : les Etats Unis.


Connaître la gloire, se blesser, partir, se remettre en question, emmener femme et enfants au bout du monde pour tenter de se relancer une dernière fois à 31 ans : peu d’entre nous oserait tenter cette aventure... Je trouve son parcours, son audace, inspirants à bien des égards, c’est pourquoi nous avons décidé Arnaud Beurdeley et moi-même d’inviter Hugo pour qu'il nous parle de sa carrière et de sa vie d’homme.


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


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"Des rugbymen qui changent de club par intérêt, ça a toujours existé, même en amateur" : Poulain Raffûte avec Miguel Fernandez

"Des rugbymen qui changent de club par intérêt, ça a toujours existé, même en amateur" : Poulain Raffûte avec Miguel Fernandez

1 septembre 2021· 1:03:27

Mais quel bonheur de vous retrouver pour une nouvelle saison - la cinquième ! - avec un homme que je connais depuis plus de vingt ans. Un ami qui est dans le milieu du rugby depuis autant de temps. Cet homme, c'est Miguel Fernandez.


Quand je dis "le milieu", ça fait un peu parrain, affranchis et parfois un peu l'image que l'on se fait du métier d'agent sportif. Au coin du rad et sur Twitter, on entend déjà tous les spécialistes dire : "Tous pourris ceux-là, de toute façon ils ne sont là que pour l'oseille !" C'est fou d'ailleurs ces jugements d'apparence, souvent hâtifs et sans fondement mais qui rassurent le pauvre bougre et son tweet tout pourri qu'il pense être unique et révolutionnaire.


Miguel Fernandez, c'est 21 ans de rugby, un duo avec Pascal Forni, un accompagnement quotidien de plus de mille joueurs sur ces vingt dernières années, c'est la venue de Dan Carter, de Bottas, de Nonu, de Corleto, de Hernandez... Miguel parle 5 langues, donne des cours d'économie du sport en école de commerce, il connaît tous les rouages de ce milieu rugbystique qui a bien évolué depuis ses débuts professionnels en 1995.


Il nous donnera son point de vue sur ces changements, ces évolutions, ses déviances, car tout n'est pas rose, vous l'imaginez bien... J'en veux pour preuve la galère que nous avons pour avoir des joueurs en interview, c'est une tannée dans certains clubs et... je m'emballe. Nous en reparlerons.


Au-deà d'être un bon mec, c'est un ami qui m'a accompagné depuis près de vint ans, dans mon parcours de joueur au début, puis dans mon parcours d'homme. Parmi ceux qui comptent, il a une place toute particulière car il a toujours été présent pour un café, une accolade, une discussion. Sa plus grande force ? Sa capacité d'empathie et d'écoute qui pourra toujours en inspirer plus d'un dans notre cher rugby.


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Laurent Labit : "Pendant les années qui arrivent, il n’y aura pas beaucoup d’équipes qui nous rouleront dessus"

Laurent Labit : "Pendant les années qui arrivent, il n’y aura pas beaucoup d’équipes qui nous rouleront dessus"

21 juillet 2021· 44:34

Qui de mieux qu’un des acteurs principaux de la renaissance du XV de France pour clore cette 4e saison de Poulain Raffûte. Force est de constater que depuis l’arrivée du nouveau staff, l’équipe de France nous fait vibrer à chaque rencontre depuis deux ans maintenant.

Au sortir d’une saison marathon, le piège d’une tournée compliquée pour beaucoup de jeunes joueurs dont c’était la première sélection était tout annoncé. Mais, et comme ce match contre l’Angleterre avec la soi-disant « équipe B », force est de constater que le rugby français connait une génération de joueurs absolument géniaux et acquis à la cause du maillot tricolore.

 

Alors comment la mayonnaise a-t-elle prise si rapidement à l’autre bout du monde ? Comment depuis deux ans, le rugby français renait de ses cendres ? Est-ce la complémentarité du staff, est-ce la philosophie de la gagne inculquée par les hommes de Fabien Galthier, est-ce le talent doublé voir triplé à chaque poste ou est-ce l’amalgame de tous ces ingrédients ?

Laurent Labit, champion de France avec Montauban, Castres et le Racing et entraîneur des arrières du XV de France, est l’invité de Poulain Raffûte. Il nous parle de cette tournée magnifique des hommes d’ Anthony Jelonch qui annoncent un futur magnifique pour tous les supporters de l’équipe de France/

 

Bienvenue Laurent dans Poulain Raffûte ! 

 

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Philippe Sella : "Les tournées, ce sont aussi plein de petits moments qui restent à vie"

Philippe Sella : "Les tournées, ce sont aussi plein de petits moments qui restent à vie"

14 juillet 2021· 1:05:38

On se souvient tous des moments marquants. Ce sont des dates parfois joyeuses comme le 12 juillet 1998, parfois beaucoup moins comme le 11 septembre 2001. Parfois ce sont des instants éphémères qui se gravent pour l'éternité.


Moi, c'était en Italie à Rome, piazza Navona, je viens de finir mes pasta, ma pizza et mon café et je m'apprête à rejoindre le stade. Au détour d'une fontaine : Philippe Sella ! Pour la première fois, je rencontre l'un des deux joueurs qui m'ont fait aimer le rugby, l'autre étant Jean-Luc Sadourny.


Tout va vite aujourd'hui et pourtant, l'espace d'un instant, je repars dans mon salon avec mon père et je revois les actions, les stades et ce joueur magnifique, racé, athlétique, légendaire quoi. Philippe, c'est 111 sélections en équipe de France et 30 essais. C'est surtout un club, le SU Agen, avec lequel il soulève deux Boucliers de Brennus ! Il participe à 3 Coupes du monde, remporte une coupe d'Angleterre avec les Saracens en 1998...


En plus de 20 ans de carrière, Philippe Sela a marqué plusieurs générations et reste viscéralement accroché à Agen encore aujourd'hui ! Il nous parlera de son club de coeur, de l'équipe de France et de cette superbe victoire face aux Australiens en nous donnant son regard sur le rugby d'aujourd'hui !


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


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Alexandre Ruiz d'arbitre à entraîneur : "ça va surprendre, mais c'est un choix profond en moi"

Alexandre Ruiz d'arbitre à entraîneur : "ça va surprendre, mais c'est un choix profond en moi"

30 juin 2021· 38:13

Le changement fait peur car il requiert de l’entraînement, une vision et surtout beaucoup de courage ! Expérimenter, lâcher prise, découvrir, apprendre différemment, s’adapter, accepter la nouveauté. Je vous dis ça car notre invité a surpris tout le monde en changeant totalement de domaine passant d’un rôle d’arbitre à celui d’entraîneur.


A 34 ans, Alexandre Ruiz avait encore une bonne dizaine d’années à parcourir les terrains de France et du monde du rugby. Lui qui a commencé sa carrière d’arbitre à 16 ans, un âge où l'on a plus tendance à refuser l’autorité par tous les moyens à l’adolescence, lui il l’embrasse et devient arbitre semi-professionnel dès 2011.


Arbitre de Top 14 à tout juste 25 ans, arbitre de plusieurs world séries rugby à 7, arbitre de coupe d’Europe et en coupe du monde, il a développé en parallèle d’autres compétences, notamment celle d’entraîneur des avants à Sète, puis à l’Union Cognac Saint Jean d’Angély.


Après dix années à cavaler sur tous les terrains du monde, il a décidé de poser ses valises à Montpellier pour devenir entraineur des avants du club et revenir un peu à la source, lui qui est originaire de Béziers à quelques encablures de là. Il a surpris son monde et surtout celui de l’arbitrage c’est pourquoi j’ai voulu en savoir plus sur son choix, peu commun mais totalement assumé et sur ses sources de motivation.


Bienvenue dans Poulain Raffute !

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