
Le Bruit de l'art
Par Victoria Le Boloc'h-Salama & Florian Champagne
Réseau : Le Bruit de l’art
Épisodes
58 épisodes · page 1 sur 2

Épisode 46 - Henri Crabières, dessinateur
Je suis Florian Champagne et, dans ce nouvel épisode du Bruit de l’art, je reçois Henri Crabières, dessinateur d’une vingtaine d’années.
Je suis tombé sur le travail d’Henri chez des amis qui avaient acheté un exemplaire de sa version illustrée de la Fable de la Fontaine « Les Animaux Malades de la Peste ». Sa patte est immédiatement reconnaissable. Il y a, dans sa façon de dessiner quelque chose qui semble relever de la simplicité, de la légèreté, à la fois potentiellement mignon, potentiellement drôle, potentiellement grave.
De là, j’ai découvert ses autres bandes dessinées, au trait tout aussi reconnaissable, mais où la couleur est travaillée différemment - plus comme des a-plats ou comme des touches.
J’ai aussi rencontré sa pratique de peinture sur bois, plus récente, développée suite à des conversations entre Henri et le galeriste, libraire et éditeur Yvon Lambert. J’aurais presque pu dire qu’il s’agissait là d’une « pratique plus personnelle », mais, comme nous en parlons dans cet entretien, la proximité avec son travail, avec ses sujets, est un des vecteurs essentiels des créations d’Henri.
Nous nous rencontrons chez moi, un premier avril, juste avant que nous ne partions chacun quelques semaines hors de Paris…
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Épisode 45 - Théo Casciani, auteur
Je suis Victoria Le Boloc’h-Salama, et aujourd’hui, je reçois Théo Casciani, un auteur âgé d’une trentaine d’années.
Ca fait plusieurs années que j’entends souvent le nom de Théo Casciani autour de moi. D’abord en 2019, avec Rétine, son premier livre publié chez P.O.L, et puis avec d’autres textes déclinant son écriture en performances, films, expositions et bien d’autres choses… Début 2026, j’entends à encore son nom car il vient de sortir Insula, son second roman, toujours chez P.O.L. - et ça finit par m’intriguer. D’autant que Théo Casciani, lui-même, donne l’impression d’être toujours en mouvement, comme sur une ligne imaginaire qui relierait Paris, Marseille, Bruxelles, et parfois beaucoup plus loin, jusqu’à Kyoto, Rome, New York.
Avant de faire sa connaissance, j’ai d’abord rencontré ses textes. A travers eux, j’ai eu l’impression de traverser moi aussi des images, des lieux - des Mercuriales de la Porte de Bagnolet jusqu’aux tours du quartier d’affaires de Londres, en passant par les rues perpendiculaires de Berlin ou les zones pavillonnaires de Béziers.
Et puis un jour, ça se rejoint - justement au pied des Mercuriales : on se rencontre un après-midi de mars. Comme si, d’un coup, la fiction faisait face au réel. Je lui donne rendez-vous chez moi, un après-midi de mars alors qu’il est entre deux trains : il arrive de Bruxelles, il repart le soir même pour Marseille. C’est dans cet intervalle que commence cette conversation…
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Épisode 44 - Fabien Adèle, peintre
Je suis Florian Champagne et, dans ce nouvel épisode du Bruit de l’art, je reçois Fabien Adèle, peintre d’une trentaine d’années.
La palette restreinte de Fabien Adèle, ses scènes figuratives à la fois évocatrices et abstraites, semblent dépeindre un état de rêve éveillé. Qui sont ces groupes de jeunes gens réunis en silence, et qu’est-ce qui les relie ? D’où provient la lumière qui les éclaire ? Où se trouvent-ils, d’où viennent ces paysages familiers ? Qu’est-ce qui, même, inspire leur création picturale ? Voilà autant de questions que son travail attise.
Entre une approche contemporaine et une sensibilité historique, les huiles sur toile de Fabien Adèle s’inspirent à certains égards de la pré-Renaissance. Si vous ne le connaissez pas encore, il a exposé dans plusieurs plusieurs grandes villes du monde, aussi bien dans des espaces indépendants, que dans des galeries comme celle d’Almine Rech.
Dans cet épisode, je le rencontre chez moi, une après midi de Novembre, alors que, fraîchement installé dans un nouvel atelier, il est en train d’imaginer et travailler sur les travaux actuellement montrés à Londres à la Public Gallery.
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Épisode 43 - Zélikha Dinga, cheffe
Aujourd'hui, Victoria le Boloc’h-Salama et Florian Champagne reçoivent Zélikha Dinga, cheffe et artiste culinaire d’une trentaine d’années.
Zélikha Dinga est la fondatrice de Caro Diario, un studio culinaire dont vous avez forcément déjà croisé les créations sur Instagram. Depuis 2020, elle se distingue par une recherche esthétique à la fois créative et réconfortante, qui éveille avec intelligence et délicatesse les émotions et les souvenirs d’enfance.
Zélikha ne travaille pas dans un seul endroit : de l’entrée d’un musée à Paris, où elle propose chaque été de déguster des glaces, à des créations sur mesure pensées pour des évènements organisés par de prestigieuses maisons. Chaque projet est l’occasion de métamorphoser les ingrédients pour susciter l’émerveillement et créer des moments immersifs pour celui ou celle qui goûte ses créations - ou les voit en photo sur internet.
Dans cet épisode, Zélikha revient sur son amour de toujours pour le sucré et la pâtisserie, sur l’importance du plaisir visuel et de l’imaginaire en cuisine, et partage ses réflexions autour des enjeux écologiques que soulève le travail de la nourriture.
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Épisode 42 - Sixtine de Thé, artiste plasticienne et photographe
Aujourd'hui, Victoria Le Boloc’h-Salama reçoit Sixtine de Thé, une artiste plasticienne et photographe d’une trentaine d’années.
Dans une tentative constante de comprendre comment les images naissent, comment elles vivent - et quels désirs les traversent - Sixtine de Thé expérimente, met en tension par le biais de photographie, d’installation, de vidéos et de sculpture. Son travail ne se regarde pas confortablement. Il interroge, bouscule, et provoque des craquelures, à la fois temporelles et intimes, chez celui qui regarde.
Dans cet entretien, Sixtine de Thé revient sur son travail, évoque son attachement pour le Liban où elle habité quelques temps et nous parle de son goût immense pour la littérature et Notre-Dame des Fleurs de Jean Genet.
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Épisode 41 - Maxime Muller, photographe
Aujourd’hui, Florian Champagne reçoit Maxime Muller, photographe d’une vingtaine d’années.
Leur rencontre a lieu à Arles, à la Librairie du Palais, où Maxime travaillait cet été là - notamment via une série de livres d’artiste, Pornorama, dans laquelle il utilise des captures de vieux films pornographiques gays, qu’il organise par thèmes, explorant les narrations et l’esthétique de ces films.
Le travail photographique de Maxime s’expose, et prend aussi le plus souvent la forme de livres, d’une idée à l’autre, d’une histoire à l’autre, qu’il s’agisse de ses journaux intimes, ou d’explorations de la communauté LGBTQIA+, comme lorsqu’il photographie dans son livre Une famille choisie la première house de seniors drags.
Dans cet entretien, Maxime raconte comment il a oscillé entre peinture, études de médecine et photographie, comment la mécanique des appareils et le rapport au monde qu’ils lui permettent sont nécessaires à sa manière d’appréhender son existence, et parle du rapport que sa photographie entretient à la liberté - celle des des esprits, mais aussi celle des corps, celle d’aimer.
Victoria & Florian profitent de cet épisode pour le remercier pour sa série de polaroïds d'eux - dont celui qui sert de pochette au Bruit de l'art.
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Épisode 40 - Clément Cogitore, artiste plasticien et réalisateur
Victoria Le Boloc’h-Salama et Florian Champagne y reçoivent Clément Cogitore, artiste plasticien et cinéaste d’une quarantaine d’années.
Il est autant reconnu dans le monde de l’art contemporain que dans le monde du cinéma : il a gagné le prix Marcel Duchamp en 2018, et son premier long métrage a été sélectionné à la semaine de la critique du festival de Cannes.
Les imaginaires collectifs, les conflits et les croyances sont les matières premières de ses œuvres, qui révèlent l’invisible autour de nous. Se confronter à un projet de Clément Cogitore, c’est prendre le risque d’une rencontre inattendue - comme pour sa mise en scène des Indes Galantes lorsqu’il demande à des danseurs, sur la scène de l’Opéra Garnier, d’interpréter, sur la musique de Rameau, les pas d’une danse urbaine née à Los Angeles dans les années 1990.
Du 10 décembre 2025 au 20 septembre 2026 au MUCEM Fort Saint-Jean à Marseille, Clément Cogitore présente Ferdinandea, l’île éphémère, une exposition personnelle dont le commissariat a été assuré par Kathryn Weir, Hélia Paukner et Enguerrand Lascols. Mélangeant œuvres d’art contemporain et archives muséales, l’exposition prend pour point de départ l’apparition et la disparition, en 1831, d'une île volcanique au large de la Sicile.
Cet épisode est réalisé en partenariat avec le MUCEM.
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Épisode 39 - Florence Moorhead, créatrice de bijoux
Aujourd'hui, Victoria Le Boloc’h-Salama rencontre la créatrice de bijoux d'une quarantaine d'années, Florence Moorhead.
Déesses antiques, prêtresses celtiques, sorcières médiévales… Les créations de notre invitée s’inscrivent dans un imaginaire peuplé de figures puissantes, tout droit sorties du musée Louvre et réinventées dans une version new age.
Rien n’est accessoire dans les bijoux de Florence Moorhead. Conçus comme des objets magiques émancipateurs des corps qui les portent, les bijoux de Florence Moorhead incarnent aussi une vision transversale de la création, en étroite résonance avec l’art contemporain et la littérature.
Pour ce premier épisode du Bruit de l’art touchant à la mode, Florence Moorhead démontre oh combien ce domaine de création n’a rien de frivole car il est composé de gestes, d’idées, et des formes qui racontent aussi un rapport au monde, une époque…
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Épisode 38 - Gaëlle Choisne, artiste plasticienne
Aujourd'hui, Victoria Le Boloc’h-Salama et Florian Champagne reçoivent l’artiste plasticienne de 40 ans, Gaëlle Choisne.
D’abord, pour entrer dans l’œuvre de Gaëlle Choisne, libérez-vous des règles qui conditionnent votre regard et votre esprit.
Conçus comme des autels populaires faits de grigris et de matières diverses, ses vidéos et ses installations rendent hommage aux corps invisibles et aux cœurs dépossédés.
Gaëlle Choisne ne croit pas au hasard, ni au temps. Son travail retranscrit un état de découverte constante, d’ouverture attentive sur le monde et les autres. Les rencontres qu’elle fait, les relations qu’elle noue, jouent une part de son œuvre. Il n’y a plus de grande histoire qui prévaudrait sur l’anecdote individuelle.
Alors, avant de rentrer dans son univers, il s’agit d’accepter de se laisser surprendre, bousculer, déplacer.
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#Rediff - Ronan Guillou, photographe
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Cet épisode a été diffusé pour la première fois à l'hiver 2019.
Ronan Guillou nous a quittés en 2022 : cette rediffusion lui rend hommage.
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Cet épisode a été enregistré en public le 9 novembre 2019 au Silencio, sur une invitation de son équipe.
Nous recevions le photographe français Ronan Guillou.
Vivant entre la France et les Etats-Unis, Ronan Guillou avait une pratique décloisonnée de tous les genres. Images sociologiques, observation réflexives de paysages et récits personnels se croisent dans ses photographies d’expériences. Son travail fait partie de la collection Neuflize OBC et a été présenté lors des Rencontres d’Arles.
Dans cet épisode, il nous racontait comment il a appris la photographie en autodidacte, parlait des origines de son travail et des dynamiques qui le traversent, et expliquait en quoi la photographie américaine est genre à part entière.
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#Rediff - Bianca Bondi, artiste plasticienne
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Cet épisode a été diffusé pour la première fois au printemps 2020.
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Cet épisode a été enregistré en public le 6 mars 2020 à Beau Regard à Paris, sur une invitation de l’équipe du Silencio.
Nous recevions l’artiste plasticienne sud-africaine Bianca Bondi.
Vivant en France depuis près de 20 ans, Bianca Bondi réalise des œuvres évolutives, souvent spécifiques au lieu où elles sont exposées, à la croisée de plusieurs disciplines. Inspirée par l’écologie et les sciences occultes, elle travaille, transforme et développe des matières organiques ; tout en domptant l’effet du temps sur elles, l'invisible et l’immatériel qui les enveloppent.
Son travail a été montré à la 15e biennale d’art contemporain à Lyon en 2019, et faisait l’objet d’une exposition personnelle au Centre d’art Le Parvis à Tarbes en 2020.
Dans cet épisode, Bianca Bondi nous raconte les raisons qui l’ont poussé à déménager à Paris, comment, de ses rêves de pilote de ligne, elle a finalement décidé d'intégrer les Beaux Arts de Cergy, et nous explique enfin la manière dont elle se positionne en tant qu’artiste et femme engagée.
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#Rediff - Jonathan Vinel, réalisateur
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Cet épisode a été publié pour la première fois au printemps 2019.
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À l’occasion de l’exposition « Jeunes artistes en Europe. Les Métamorphoses », présentée du 4 avril au 16 juin 2019 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, le Bruit de l’art proposait une série de podcasts inédits en cinq épisodes.
Pour ce deuxième épisode hors-série, nous avions reçu Jonathan Vinel, cinéaste français dont le court-métrage Martin Pleure était à découvrir à la Fondation Cartier.
Jonathan Vinel a étudié le montage à la Femis. En 2017 il réalise Martin pleure, alors qu’ils écrivent avec Caroline Poggi leur premier long métrage, Jessica Forever. Travaillant régulièrement ensemble, ils co-signent par exemple les courts-métrages After School Knife Fight réalisé en 2017 ou encore Tant qu’il nous reste des fusils à pompe, qui a reçu en 2014 l’Ours d’Or à la Berlinale. Dans chacun de ces films, on trouve un vocabulaire d’images et de thèmes communs: les liens communautaires, l’amour, la violence, la perte…. Articulés autour d’images liées à la culture de sa génération, les films que Jonathan Vinel propose sont en dehors des contraintes de narrations et des canons cinématographiques traditionnels.
Dans cet épisode, Jonathan Vinel revient sur son parcours et parle du processus créatif qui guide l’écriture et la réalisation de ses films. Il évoque également son intérêt pour les moments de transitions, de changement - de métamorphoses, en quelque sorte. Il aime capter, puis retranscrire en images les sensations, les émotions qu’ils provoquent.
Musique originale de Rinôçérôse
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Épisode 37 - Smiss, musicienne, productrice
Aujourd'hui, Florian Champagne reçoit la musicienne et productrice Caroline Auberger, plus connue sous le nom de Smiss.
Caroline allie le goût pour la musique pop des années 2000, la capacité à imaginer des cadeaux proches d’une performance artistique, et la volonté de dire « oui » à ce que la vie a à lui offrir, jusqu’à apprendre le piano comme une « chorégraphie de doigts » pour accompagner son frère, le musicien Jacques, en tournée.
Née au début des années 90 dans la région de Strasbourg, elle baigne très jeune dans un environnement new age et créatif, entre une mère professeur de yoga, et un père musicien. A dix huit ans, elle part vivre à Paris, où elle compte s'entraîner au dessin. Elle habite alors avec son frère, Jacques, dans un atelier d’artistes.
Petit à petit, jouer et créer de la musique s’impose à elle. Son premier single, « The Gate », date de 2022. Inspirée par les hits de son enfance dans les années 2000, elle sort, en mars 2025, un EP de pop en français « Tendance ».
Dans cet entretien, Caroline raconte le rapport qu'elle a entretenu, tout au long de sa vie, avec la musique, explique la façon dont elle écrit et compose, se laissant guider par la bonne humeur et les good vibes, et parle du moment de sa vie où elle écumait les squats de la région parisienne.
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Épisode 36 - Marguerite Bornhauser, photographe
Aujourd'hui, Victoria Le Boloc’h-Salama reçoit la photographe Marguerite Bornhauser, âgée d’une trentaine d’années.
Que ses clichés soient figuratifs ou abstraits, qu’ils aient été réalisés dans le cadre de sa pratique plasticienne ou suite à des commandes de la presse, de maisons de mode ou pour le luxe, les photographies de Marguerite Bornhauser débordent de couleurs vives, saturées, brûlantes.
Marguerite Bornhauser se dit photographe d’invention - et cette expression dit tout. À la manière d’un exercice libre d’écriture, et obsédée par la littérature, Marguerite Bornhauser capte ses images comme elle pourrait choisir ses mots.
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Épisode 35 - Thomas Coccimiglio, Les Éditions de Tapis
Aujourd'hui, c'est Thomas Coccimiglio, fondateur des Editions de Tapis, qui reçoit Florian Champagne à l'hôtel, dans le 15è arrondissement de Paris.
Thomas Coccimiglio est né en Belgique, dans la région de Charleroi. Intéressé par la créativité en général, et la mode en particulier, il commence par étudier la publicité, avant d’intégrer, à Bruxelles, l’école de recherche graphique.
A la fin de ses études, il mène une carrière de designer textile, de Londres, à Paris, en passant par New York.
Cherchant à sortir du monde de la mode et de sa temporalité, et en s’appuyant sur les savoir-faire d’artisans indiens rencontrés au fil de ses voyages, il commence à créer quelques tapis, avant de lancer sa marque, les Editions de Tapis. Désormais basé à Dijon, où il s’est installé au sortir du confinement, ses créations uniques se retrouvent aussi bien dans les magazines AD ou Monocle, exposées au Consortium, que dans les boutiques de la marque américaine Reformation.
Dans cet entretien, Thomas raconte son goût pour le cinéma, du Marie Antoinette de Sofia Coppola à Copie Conforme d’Abbas Kiarostami, son enfance en Belgique et son rêve d’une vie parisienne, ce qui l’a amené à quitter la mode, lancer sa propre marque, et finalement déménager de Paris à Dijon.
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Épisode 34 - Mathilde Albouy, sculptrice
Aujourd'hui, Victoria Le Boloc'h-Salama reçoit Mathilde Albouy, une sculptrice française de 27 ans.
Dans son mémoire de fin d’études, elle s’interrogeait : La fiction peut-elle changer le monde ?
Outre le fait que ce soit une très bonne question - il me semble que chacune de ses œuvres peut y apporter en soit un élément de réponse.
Allant du métal au bois, les sculptures de Mathilde Albouy prennent la forme d’objets “d’apparat”, souvent tirés du vestiaire féminin. Faits d’échelles et de matériaux d’origines modifiés, ces œuvres agissent comme des foules menaçantes, échappant à toutes règles attendues.
Dans cet entretien, Mathilde raconte de quoi est composé son univers culturel et comment son travail questionne les schémas d’oppression. Enfin, elle nous parle de son goût pour la littérature et les rayonnages des bibliothèques.
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Épisode 33 - Erwan Sene, artiste, musicien
Aujourd'hui, nous recevons l'artiste et musicien français Erwan Sene, âgé d’une trentaine d’années.
Depuis 2016, Erwan Sene est diplômé des beaux-arts de Reims, mais c’est par la musique que tout a commencé pour lui.
Il partage maintenant sa pratique entre la composition musicale, les sets en club, mais aussi la peinture et la sculpture. Ses œuvres évoquent des récits énigmatiques et hypnotiques, bercées par l’univers post-industriel et les fictions d’anticipations. Ces références communes amènent Erwan Sene a collaborer, depuis de nombreuses années, avec la maison de mode Courrèges et son designer, Nicolas Di Felice.
Dans cet entretien, Erwan nous raconte comment sa pratique de la musique et des arts visuels s’inscrit dans une démarche unique où tout se complète et fait monde. Il nous raconte ce que représente pour lui le postmodernisme, et nous parle de son goût pour l’œuvre de l’artiste plasticien Guy de Cointet. Enfin, il explique son attachement pour le 15e arrondissement de Paris…
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Saison 4 - Bande annonce
Le Bruit de l’art revient bientôt dans une nouvelle formule. Victoria le Boloc'h-Salama et Florian Champagne y reçoivent des invités du monde de l'art contemporain, mais aussi de celui du cinéma, de la musique, de la cuisine, de la mode... Tout ce qui fait culture aujourd'hui. Rendez-vous le 23 avril !
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Épisode 32 - Danièle Kapel-Marcovici, collectionneuse
Pour cet épisode, Victoria est reçue par Danièle Kapel-Marcovici à la Fondation Villa Datris, à
l’Isle-sur-la-Sorgue. Cette cheffe d’entreprise est aussi mécène, collectionneuse d'art contemporain et la fondatrice de la Villa Datris.
Sans passer par la case lycée ou université, Danièle Kapel-Marcovici a commencé dans la petite entreprise familiale : Raja. Si elle en a gravi les échelons, en a pris la tête et en a fait un groupe européen, Danièle Kapel-Marcovici n’a pas cessé d’alimenter sa curiosité pour la culture.
Alors que dans les années 1968, c'est le théâtre qui l’anime, dès les années 1990, l’ascendant est pris par l’art contemporain. Elle ne tarde pas à doter Raja d’une collection, et plus tard, à créer aux côtés de l’architecte Tristan Fourtine, un lieu dédié à la sculpture contemporaine : la Fondation Villa Datris.
Dans cet entretien, Danièle Kapel-Marcovici revient sur son parcours d’entrepreneuse et nous raconte comment, en parallèle, elle n’a cessé de tisser son intérêt pour l’art. Elle revient également sur ses combats : celui de l’accessibilité à l’art contemporain, croisant parfois celui qu’elle mène pour les femmes.
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Épisode 31 - Martha Kirszenbaum, curatrice
Pour cet épisode, c’est notre invitée, Martha Kirszenbaum, qui nous reçoit chez elle. Martha Kirszenbaum est une curatrice indépendante française de 37 ans.
Martha Kirszenbaum est curatrice, mais ne saurait être résumée à ce rôle. Du violon alto à la batterie, de la danse du ventre à la curation du pavillon français de la 58è Biennale de Venise, son parcours à l’international est représentatif de sa volonté de multiplier les expériences, de ne négliger aucune des facettes de sa personnalité, de réinventer les codes.
Dans cet entretien, Martha Kirszenbaum nous raconte le rapport familial entretenu à la photo, comment cela l’a amenée, lors d’un échange à l’université de Columbia, à passer quelques mois en tant que stagiaire au MoMa ; puis comment, de ce stage, elle a lancé une très belle carrière indépendante dans l’art contemporain. Elle nous parle des luttes qu’elle mène en France, à l’échelle de la curation, et nous explique comment celles-ci se sont illustrées lors de la création et mise en place du pavillon français de la 58è Biennale de Venise.
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Épisode 30 - Bianca Bondi, artiste
Aujourd’hui, nous recevons l’artiste plasticienne sud-africaine Bianca Bondi. Cet épisode a été enregistré en public le 6 mars 2020 à Beau Regard à Paris, sur une invitation de l’équipe du Silencio.
Vivant en France depuis près de 15 ans, Bianca Bondi réalise des œuvres évolutives, souvent spécifiques au lieu où elles sont exposées, à la croisée de plusieurs disciplines. Inspirée par l’écologie et les sciences occultes, elle travaille, transforme et développe des matières organiques ; tout en domptant l’effet du temps sur elles, l'invisible et l’immatériel qui les enveloppent.
Son travail a été montré à la 15e biennale d’art contemporain à Lyon en 2019, et fera l’objet d’une exposition personnelle au Centre d’art Le Parvis à Tarbes en 2020.
Dans cet épisode, Bianca Bondi nous raconte les raisons qui l’ont poussé à déménager à Paris, comment, de ses rêves de pilote de ligne, elle a finalement décidé d'intégrer les Beaux Arts de Cergy, et nous explique enfin la manière dont elle se positionne en tant qu’artiste et femme engagée.
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Épisode 29 - Léonard Martin, artiste
À l’Hôtel de Lille, nous recevons Léonard Martin. C’est un artiste plasticien de vingt huit ans qui vit et travaille à Paris.
Après des études à l’Ecole des Beaux-arts de Paris, il intègre le Fresnoy de Tourcoing. Pratiquant initialement la peinture, c’est dans l’hybridation de différentes techniques - particulièrement la vidéo - que ses œuvres trouvent leurs formes actuelles. Son travail est une recherche autour des langages, des gestes, des mouvements, dans une forme de syncrétisme entre cinéma, littérature, peinture, performance : c’est un travail vorace, gourmand, comme le géant Gargantua qu’il cite dans ses références.
Après avoir gagné le prix de l’ADAGP en tant que révélation art numérique, art vidéo (2017), le Prix Dauphine (2018), les Audi Talents Awards (2018), Léonard Martin est nominé cette année pour le Prix Maif pour la sculpture.
Dans cet épisode, il, évoque son goût pour l’imperfection, nous raconte ses résidences notamment celle à la Villa Médicis à Rome, et nous parle du dialogue entre la littérature et l’histoire de l’art comme point de départ récurrent de ses réflexions et de son travail.
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Épisode 28 - Rayane Mcirdi, artiste vidéaste
À l’Hôtel de Lille, nous recevons Rayane Mcirdi. C’est un artiste vidéaste d’une vingtaine d’années qui habite à Paris
Après des études à l’école des Beaux-arts d’Angers, Rayane Mcirdi a été diplômé des Beaux-arts de Paris en 2019. Avec ses œuvres vidéos, il met en scène sa famille, des proches, des voisins chez eux ou à l'intérieur des lieux du quotidien. Dans ces vidéos, ils se racontent ou se laissent raconter par les images. Ce qui peut avoir l’air d’un film documentaire est nuancé par touches d’humour ou d’irréel. Par ses travaux, Rayane Mcirdi capture en creux des images d’Asnières Gennevilliers, dont il réalise un portrait rêvé, imaginé par ses propres habitants.
Dans cet épisode, il nous raconte son évolution de l’illustration vers la vidéo, sa quête d’un art sensible, accessible et compréhensible, ainsi que la manière dont il s’est rendu compte qu’il y avait peut-être un engagement dans le fait de montrer la banlieue, en voulant parler de son entourage proche.
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Épisode 27 - Ronan Guillou, photographe
Aujourd’hui, nous recevons le photographe français Ronan Guillou. Cet épisode a été enregistré en public le 9 novembre 2019 au Silencio, sur une invitation de son équipe.
Vivant entre la France et les Etats-Unis, Ronan Guillou a une pratique décloisonnée de tous les genres. Images sociologiques, observation réflexives de paysages et récits personnels se croisent dans ses photographies d’expériences. Son travail fait partie de la collection Neuflize OBC et a été présenté lors des Rencontres d’Arles.
Dans cet épisode, il nous raconte comment il a appris la photographie en autodidacte, parle des origines de son travail et des dynamiques qui le traversent, et explique en quoi la photographie américaine est genre à part entière.
Pour découvrir le travail de Ronan Guillou, rendez-vous sur notre compte Instagram (@lebruitdelart).
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Épisode 26 - Hoël Duret, artiste
À l’Hôtel de Lille, nous recevons Hoël Duret. C’est un artiste français d’une trentaine d’années qui habite entre Nantes et Paris. Il travaille actuellement à la résidence Saint Ange à Grenoble.
Après des études à l’école des Beaux Arts de Nantes, Hoël Duret consacre ses recherches plastiques à l’esthétique do it yourself. Il les synthétise à l’occasion de deux publications titrées I can do anything badly. Tout en restant fidèle à cet esprit DIY, son travail est aujourd’hui une série de fictions, dont les chapitres et les univers sont composés par les pièces qu’il crée. Chacune de ces pièces dévoile une facette d’une histoire qui lui préexiste, écrite par Hoël.
Dans cet épisode, il nous raconte comment il construit ses fictions et les œuvres qui les accompagnent, évoque son goût et son intérêt particulier pour le spectacle vivant, et, enfin, nous livre sa lecture du marché et de l’histoire de l’art d’aujourd’hui.
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Épisode 25 - Daniele Balice, galeriste
A l'Hôtel de Lille, nous recevons Daniele Balice. C'est un galeriste italien établi en France.
Arrivé à Paris pour faire ses études, il part ensuite habiter à Milan puis New York, et écrit alors pour Vogue, Interview Magazine ou encore Flash-art. En 2007, il revient finalement à Paris et fonde, aux côtés d’Alexander Hertling, la galerie Balice-Hertling, alors située dans le quartier de Belleville.
Dans cet entretien, Daniele Balice revient sur ce qui l’a amené à écrire dans la presse spécialisée en art contemporain, raconte la fondation de la galerie Balice-Hertling, et partage avec nous son grand intérêt pour les scènes extra-occidentales.
Une émission créée, co-produite et présentée par Victoria Le Boloc’h-Salama et Florian Champagne.
Musique originale d'Estelle Morfin.
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Épisode 24 - Isabelle Bonnet, commissaire d'exposition, historienne de l'art
A l’Hôtel de Lille, nous recevons Isabelle Bonnet, commissaire de l’exposition « L’inventaire Infini », présentant, au Centre Pompidou et jusqu'au 11 novembre 2019, la collection de photographies du cinéaste Sébastien Lifshitz.
Dans une première vie professionnelle, Isabelle Bonnet a été maquilleuse pour de grands photographes et de grands couturiers. En 2011, après vingt-cinq ans de métier, elle reprend des études d’histoire de l’art. Aujourd’hui, en parallèle de ses recherches sur la photographie contemporaine, elle réalise également le commissariat d’expositions, comme « Home sweet home », présentée aux Rencontres d’Arles 2019.
Dans cet entretien, Isabelle Bonnet revient sur son parcours, raconte ce qui l’a amené à faire de la recherche en histoire de l’art et nous explique la conception ainsi que les enjeux de l’exposition « L’inventaire Infini ».
Cet épisode est réalisé en partenariat avec le Centre Pompidou.
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5/5 - Hors-Série « Jeunes Artistes en Europe. Les Métamorphoses » - Tenant of Culture, artiste
Pour ce cinquième et dernier épisode hors-série, nous recevons l’artiste plasticienne néerlandaise Hendrickje Schimmel, plus connue sous son nom d’artiste : Tenant of Culture. Son travail est à découvrir en ce moment à la Fondation Cartier.
Tenant of Culture a étudié le design de mode à l’école d’art ArtEZ à Arnhem, ville des Pays-Bas dont elle est originaire. C’est pour poursuivre sa formation au Royal College of Art qu’elle a ensuite déménagé à Londres. Son travail a été présenté lors d’expositions personnelles à la Outpost Gallery de Norwich à Sarabande (2018), à la Lee Alexander McQueen Foundation à Londres (2018) et à Clearview Ltd à Londres (2017).
En collectant, décomposant puis ré-assemblant des vêtements de seconde main qu’elle prend comme principal médium, c’est la mode prise comme une industrie mondialisée qu’elle interroge. Jouant des usures, taches et trous qui les ornent, elle élève ses tissus « bons à jeter » au rang d’œuvres d’arts, et propose une réflexion sur la surproduction et la surconsommation.
Dans cet épisode, elle revient sur son parcours, nous explique pourquoi elle a choisi de nommer sa pratique artistique Tenant of Culture et nous raconte la genèse de la série Works and Days (2018).
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Épisode 23 - Bernard Frize, artiste
Au Centre Pompidou, accompagnés de Delphine Coffin du Centre Pompidou, nous recevons Bernard Frize, dans la salle titrée Sans Effort de son exposition personnelle Sans repentir, qui se tient jusqu’au 26 août 2019.
Né au milieu des années 1950 en France, il vit aujourd’hui entre Paris et Berlin. Représenté par la Galerie Perrotin, Bernard Frize est une figure incontournable de la scène artistique internationale. Sa peinture, mêlant abstraction conceptuelle et éléments figuratifs, cherche à créer un rapport loyal et distant avec le regardeur.
Dans cet épisode, il revient sur son exposition rétrospective Sans repentir. Il nous explique aussi le rapport qu’il entretient au travail quotidien qu’il aime : peindre à l’atelier. Enfin, il parle de son travail de recherche picturale : perpétuellement orientée vers le prochain tableau, elle ne cesse jamais.
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4/5 - Hors-Série « Jeunes Artistes en Europe. Les Métamorphoses » - Gabriel Abrantes, réalisateur
À l’occasion de l’exposition « Jeunes artistes en Europe. Les Métamorphoses » présentée du 4 avril au 16 juin 2019 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, le Bruit de l’art vous propose une série de podcasts inédits en cinq épisodes.
Pour ce quatrième épisode hors-série, nous recevons le réalisateur américano-portugais Gabriel Abrantes dont le court-métrage A Brief History of Princess X est à découvrir en ce moment à la Fondation Cartier.
Gabriel Abrantes a étudié à la Cooper Union à New York, aux Beaux-Arts de Paris et au Fresnoy à Tourcoing. Son travail, d’abord plus proche de la vidéo d’artiste, s’est rapproché ces dernières années du cinéma de fiction grand public. Il a ainsi été présenté à la Semaine de la Critique de Cannes (Grand Prix), à la Berlinale (Prix EFA) ou au Festival du Film de Locarno (Léopard d’or), mais également été exposé à la Tate Britain (Londres), au KW Institute for Contemporary Art (Berlin), au Palais de Tokyo (Paris)... Dans ses films, l’humour décalé et l'absurde sont souvent utilisés pour revisiter des mythes d’une culture mi-pop mi-historique et faire écho à d’importants questionnements contemporains.
Dans cet épisode, il revient sur son parcours, son passage de son activité de peintre à celle de cinéaste, explique ce qui le pousse encore à faire des aller-retour entre peinture et vidéo, et nous raconte la genèse de son court-métrage A Brief History of Princess X.
Musique originale de Rinôçérôse.
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