
Les mots des autres
Par Courrier international
Réseau : Courrier International
Épisodes
74 épisodes · page 3 sur 3

Calendrier de l’Avent, jour 7
Dans “Les mots des autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous vous proposons jusqu’au 24 décembre un calendrier de l’Avent sonore. Le chocolat du jour est un mot hivernal, qui, à coup sûr, vous fera frissonner....
Un paysage enneigé et un ciel laiteux, une lumière diffuse, du vent et parfois des chutes de neige… Les conditions sont réunies pour former le mot du jour, qui est un mot d’anglais, le “whiteout”. À ne pas confondre avec le blizzard !
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Calendrier de l’Avent, jour 6
Dans “Les mots des autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous vous proposons jusqu’au 24 décembre un calendrier de l’Avent sonore. En ce 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, le chocolat du jour est consacré à une figure bien mystérieuse : celle du père Fouettard, qui porte bien des noms selon le pays où l’on se trouve.
En Belgique, en Allemagne, ou encore en Autriche, mais aussi aux Pays-Bas, en Pologne et dans l’est de la France, le 6 décembre, on fête la Saint-Nicolas. Dans la culture populaire, la tradition veut que les enfants sages reçoivent ce jour-là des cadeaux et des friandises. Mais les enfants turbulents, eux, reçoivent un martinet de la part d’un redoutable personnage… Le père Fouettard. Et le nom de cette créature de cauchemar varie d’une langue à l’autre, et même parfois, d’une région à l’autre.
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Calendrier de l'Avent, jour 5
Dans “Les mots des autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous vous proposons jusqu’au 24 décembre un calendrier de l’Avent sonore. Notre cinquième “chocolat” linguistique est un mot néerlandais qui sera sur toutes les lèvres ce soir : “pakjesavond”.
La patience, dit-on, serait mère de toutes les vertus. Mais quand Noël approche, il n’est pas toujours facile de faire tenir les enfants en place. Si le sapin est déjà décoré, si les lettres au père Noël sont déjà postées, les vingt jours qui restent avant la ruée vers les cadeaux risquent d’être bien longs. Mais aux Pays-Bas, c’est ce soir que l’attente prend fin : le 5 décembre, c’est le “pakjesavond”, c’est-à-dire le “soir des paquets” en néerlandais. Une soirée de fêtes, qui s’accompagne de son lot de traditions, à découvrir dans cet épisode.
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Calendrier de l'Avent, jour 4
Dans “Les mots des autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous vous proposons jusqu’au 24 décembre un calendrier de l’Avent sonore. Voici le quatrième “chocolat”, qui nous vient aujourd’hui de Finlande !
Il y a une histoire de chat dans l’expression du jour. La langue française regorge d’expressions sur les félins : on peut avoir un chat dans la gorge, s’entendre comme chien et chat, donner sa langue au chat… Les Finlandais, eux, associent cet animal aux frileux, avec le mot “vilukissa”, à découvrir dans l’épisode du jour.
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Calendrier de l'Avent, jour 3
Dans “Les mots des autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous vous proposons jusqu’au 24 décembre un calendrier de l’Avent sonore. Pour le troisième “chocolat” linguistique, direction la Russie, où la conception de la chaleur est bien différente de la nôtre…
Amatrices de grand froid, amateurs de canicule, les ressentis ne sont pas les mêmes pour tout le monde et chacun a sa zone de confort. En tout cas, on s’entend sur l’idée que les températures sont positives ou négatives. Pourtant, ça ne fonctionne pas comme ça dans toutes les langues : et à voir les expressions que les Russes utilisent, on a l’impression qu’ils n’ont jamais froid ! Une curiosité à découvrir dans l’épisode du jour.
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Calendrier de l’Avent, jour 2
Dans “Les mots des autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous vous proposons jusqu’au 24 décembre un calendrier de l’Avent sonore.
Alors que le jour tombe aussi vite que les températures, découvrez le secret des Scandinaves pour passer un hiver parfait.
Ça y est, vous avez sorti les gros pulls, la doudoune et les moufles et voici que vous vous posez une question sous votre chapka: comment ils font dans les pays où l’hiver dure de longs, très longs mois? Les Suédois ont une réponse que vous allez adorer.
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Calendrier de l'Avent, jour 1
Dans “Les mots des autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous vous proposons jusqu’au 24 décembre un calendrier de l’Avent sonore. Découvrez le premier “chocolat” linguistique, un mot issu du géorgien !
Le mois de décembre commence, et voilà que le compte à rebours est lancé : plus que vingt-quatre jours avant les traditionnelles agapes de fin d’année. Peut-être faites vous partie des impatients, déjà envoûtés par l’appel du champagne et des petits fours. Si tel est le cas, le “chocolat” du jour est un mot qui vous siéra parfaitement : “schemomechama”, un verbe géorgien dont vous nous direz des nouvelles...!
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“Colorblind”, “amarelo”, “brown”... La palette linguistique des couleurs de peau
Il y a d’abord eu la série américaine “Dear White People”, qui raconte les affronts subis par des étudiants noirs dans une université américaine. Ensuite, on a vu une actrice noire incarner la reine Charlotte dans la fiction historique Les Chroniques de Bridgerton. Et cette année, le dernier volet de la saga James Bond a vu naître une nouvelle agente 007, incarnée par Lashana Lynch, actrice noire elle aussi.
Les représentations changent à vitesse grand V, et la couleur de peau est un sujet de plus en plus présent, à l’écran comme à la ville. Ça nous a donné envie de nous intéresser à la manière dont elles sont désignées dans différentes langues. Qui est noir, blanc, métisse, et pourquoi ? Avec quelles nuances, quelles connotations ? C’est parti pour un brainstorming sur la question, ou en bon français, une… tempête de cerveaux ?
Cet épisode contient douze mots et expressions, dans cinq langues différentes.
Brown : littéralement, c’est la couleur marron. Appliqué à la couleur de peau, c’est une façon d’exprimer une nuance par rapport au “noir”. Le mot n’a toutefois aucun fondement biologique et sert surtout de marqueur culturel. Selon le pays, il peut aussi bien désigner des personnes venant du Moyen-Orient ou d’Amérique latine.
Pardo : au Brésil, c’est une catégorie ethnique officielle regroupant à peu près toutes les nuances de métissages. Plus de 40% de la population brésilienne s’y retrouve.
Amarelo : “jaune” en portugais, ce mot est aussi une dénomination officielle au Brésil pour désigner les personnes d’Asie de l’Est.
Zwart : le noir, en néerlandais. Ce mot est aussi bien utilisé pour parler de la couleur noire que des personnes ayant la peau noire.
Wit : en néerlandais, c’est le “blanc” dans son sens le plus neutre de couleur. Mais ce n’est pas le terme utilisé pour désigner les personnes blanches, ce qui crée la controverse.
Blank : en néerlandais, c’est traditionnellement ainsi qu’on appelle les “Blancs”. Le terme, hérité de la colonisation, évoque aussi une idée de “pureté” et de supériorité que certains jugent déplacée, lui préférant le mot “wit”, qui désigne de manière plus neutre la couleur blanche.
Colorblind : en anglais et au sens le plus répandu, c’est le daltonisme, soit un trouble de la perception des couleurs. Au sens social et politique, être “colorblind”, “aveugle aux couleurs”, revient à ne pas prendre en compte l’impact des couleurs de peau sur la place des individus dans la société.
Qey [ቀይ] : la langue amharique, essentiellement parlée en Éthiopie, possède quatre nuances différentes pour désigner les couleurs de peau de la population. “Qey” signifie “rouge”, et c’est le terme utilisé pour décrire les peaux les plus claires dans le pays, bien qu’elles sont considérées comme noires dans la plupart des autres langues.
Duine gorm : en gaélique irlandais, “duine” désigne une “personne” et “gorm” signifie “bleu”. L’expression a longtemps été utilisée pour désigner des personnes non blanches - probablement suite à un glissement de sens de “bleu” vers “sombre”. Aujourd’hui, on lui préfère la formule “duine de dhath” qui se traduit par “personne de couleur”.
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“Penguin appa”, “polonia”, “missmour”... Dire les diasporas
En octobre, on regarde les feuilles tomber, en rêvant parfois de pouvoir jouer les oiseaux migrateurs et d’aller trouver des cieux plus cléments. Dans ce sixième épisode des Mots des autres, nous vous proposons un petit tour d’horizon de ces communautés qui se partagent leur chez eux entre ici et ailleurs, et forment ce qu’on appelle la diaspora.
La liste des mots évoqués dans cet épisode :
Kirogi appa (기러기 아빠) : en coréen, un “papa oie sauvage” est un père de famille qui travaille en Corée pendant que sa femme et ses enfants vivent à l’étranger, généralement pour les études.
Penguin appa (펭귄 아빠) : le “papa manchot” est dans la même situation que le “papa oie sauvage”, mais ne peut pas voler pour aller voir sa famille à l’étranger.
Dor : ce mot roumain exprime un mélange de sentiments entre nostalgie douce-amère, douleur, joie et sensation de manque irrépressible pour un lieu ou une personne.
Tia Mimi : Au Brésil, cette “tatie Mimi” désigne les services de l’immigration, auxquels il faut rendre visite, même à contrecœur.
Haigui (海歸) : c’est ainsi que l’on surnomme les Chinois revenant au pays après des études à l’étranger.
Daigou (代购) : en chinois, c’est un intermédiaire basé à l’étranger qui achète des produits pour le compte de clients vivant en Chine. Souvent, il s’agit d’expatriés chinois.
S’hab Tati (شعب تاتي) : en arabe, c’est “l’équipe Tati”, c’est-à-dire les expats qui rentrent au bled avec des sacs Tati remplis de cadeaux.
Misstmoutr : les “enfants du pays” en kabyle, langue parlée dans le nord de l’Algérie.
IJGB : le surnom un brin moqueur donné par les Nigérians à leurs compatriotes qui peinent à retrouver leurs marques lorsqu’ils rentrent au pays après avoir vécu à l’étranger. C’est un acronyme de l’expression “I Just Got Back”, qui signifie “je viens juste de rentrer”.
Pravasi Bharatiya : la dénomination officielle des Indiens installés à l’étranger.
Pardesi (परदेसी) : ce terme hindi signifiant “celui qui est à l’étranger” servait auparavant à désigner la diaspora indienne, mais il avait une connotation plutôt négative.
Desi(देसी) : “celui qui vient du pays” en hindi.
Gastarbeiter : en allemand, ces “travailleurs invités” désignent la main-d’œuvre immigrée que l’Allemagne a massivement importée.
Almanci : ces “Allemanistes” sont des Turcs vivant ou nés en Allemagne, auxquels il est souvent reproché d’avoir perdu le contact avec leurs origines.
The gathering : l’“année du rassemblement”, proclamée en 2013 par les autorités irlandaises pour inciter tous les descendants d’Irlandais à retrouver leurs racines.
Year of return : au Ghana, cette “année du retour”, incitait les Ghanéens de l’étranger à revenir en 2019 et à investir dans leur pays d’origine.
Polonia : nom latinisé de la Pologne qui désigne l’ensemble des descendants de Polonais dans le monde.
Kikokushijo (帰国子女) : le nom donné aux enfants japonais revenant au Japon après avoir grandi à l’étranger.
Kyopo (교포) : en coréen, ce mot s’applique à tous les enfants métis avec des origines coréennes.
Hapa : ce terme hawaïen, dérivé de l’anglais half (“moitié”) désigne des personnes ayant des origines hawaïennes et étrangères, sans connotation négative.
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“Clusterfuck”, “karoshi” et “tangping” : c’est la rentrée, mais levez le pied !
Au revoir tongs, crème solaire et mots croisés : le mois de septembre, pour beaucoup d’entre nous, est le moment de reprendre le chemin de l’école ou du bureau. Mais il n’est pas toujours facile de fermer le chapitre des vacances, surtout dans ce contexte épidémique encore chaotique… Dans certaines langues, des mots ont été inventés pour exprimer l’envie de lever le pied : en chinois, la jeunesse y a consacré un véritable manifeste, remettant en question la course effrénée à la productivité, tandis qu’au Japon, plusieurs termes décrivent les risques du travail acharné pour la santé. C’est la rentrée, d’accord, mais ne soyez pas trop durs avec vous mêmes ! Car, comme dit la chanson d’Henri Salvador, “le travail c’est la santé”, mais “ne rien faire, c’est la conserver”.
Cet épisode contient 23 mots et expressions, dans 9 langues différentes. Voici la liste complète avec leur prononciation :
- Clusterfuck : un enchaînement cataclysmique de désastres et catastrophes qui finit par former un bordel sans nom.
- BAE, soit “Before Anyone Else” : anciennement, c’était notre bestie, c’est-à-dire notre meilleur(e) ami(e). Le terme peut aussi désigner la personne qui vous fait craquer, que vous faites passer “avant tous les autres”.
- Rak Zbib (راك زَبِيبْ) : littéralement, “tu es un raisin”, soit le compliment à adresser à quelqu’un qu’on trouve à croquer.
- Age-otori (上げ劣り) : ce terme japonais désigne les malheureux clients qui ressortent de chez le coiffeur moins beaux qu’avant d’y entrer.
- Tartle : c’est le terme technique des anglophones pour désigner le fait de reconnaître un visage sans pouvoir mettre un nom dessus.
- Jiwa (鸡娃) : un principe d’éducation très en vogue en Chine et qui consiste à chercher à développer le maximum de capacités chez un enfant en lui imposant un rythme d’étude surhumain.
- Tiger mums : c’est ainsi qu’on surnomme les mères obsédées par la réussite de leurs rejetons qu’elles destinent aux élites.
- Hagwon (학원) : en Corée du Sud, ce sont des écoles privées qui proposent des cours supplémentaires et dans lesquelles les parents investissent énormément au nom de la réussite de leurs enfants.
- Tangping (躺平) : littéralement, le terme signifie “s’allonger” ou “faire la planche” et exprime une forme de résistance passive. Il a récemment beaucoup circulé sur les réseaux chinois, où de nombreux jeunes dénoncent les pressions du modèle économique et social dominant.
- Rat race : cette “course de rats” est une métaphore de la concurrence acharnée à laquelle se livrent des individus pour “réussir”.
- Freeters (フリーター) : au Japon, c’est ainsi qu’on désigne les personnes qui ne suivent pas la voie traditionnelle de la carrière professionnelle et occupent des “petits boulots” – par choix ou par nécessité.
- Arubaito (アルバイト) : dérivé de l’allemand Arbeit, ce terme japonais désigne les petits boulots souvent précaires et mal rémunérés, au Japon.
- Salary man (サラリーマン) : en japonais, c’est avec cette expression anglophone qu’on désigne l’archétype de l’employé de bureau dévoué à son entreprise.
- Karoshi (過労死), et karoshi line (過労死ライン) : la mort par épuisement au travail, et le seuil d’heures travaillées au-delà duquel on s’y expose. Le phénomène apparu au Japon est de plus en plus répandu dans le...
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“Climanario”, “flygskam”, “greenwashing” : le climat dans tous ses états
À moins que vous vous reconnaissiez dans l’expression islandaise “j’arrive totalement des montagnes”, soit “Ég kem alveg af fjöllum”, que l’on emploie quand on débarque et qu’on ne comprend rien... Vous saurez que le climat change et se dérègle. Cette réalité, qui concerne toute la planète, se traduit dans toutes les langues par des néologismes, slogans et expressions imagées. Dans ce quatrième épisode de notre podcast Les Mots des autres, nous vous proposons un tour du monde des mots étrangers qui racontent les enjeux climatiques.
Cet épisode contient 31 mots et expressions, dans 17 langues différentes. Voici la liste complète, également à retrouver sur notre site :
Ég kem alveg af fjöllum : en islandais, proverbe qui signifie littéralement “je débarque des montagnes”. On l’emploie pour dire qu’on ne comprend rien à une situation ou à une conversation.
Heisszeit : en allemand, “Heiss” signifie “grosse chaleur” et “Zeit” signifie “temps” ou “époque”.
Eiszeit : en allemand, une période glaciaire.
San Da Huo Lu ( 三大火炉 ) : en mandarin, les “trois fours”, villes chinoises où les températures sont particulièrement élevées l’été : Chongqing, Wuhan et Nanjing.
Atsugari ( 暑がり ) : en japonais, être sensible à la chaleur.
Samugari ( 寒がり) : en japonais, être sensible au froid, c’est-à-dire frileux.
Jeg sveder tran : en danois, expression qui signifie littéralement “je sue de la graisse de baleine”. On l’emploie quand il fait extrêmement chaud.
Shōsho ( 小暑 ) : en japonais, “petite chaleur”, saison de 15 jours début juillet.
Taisho ( 大暑 ) : en japonais, “grosse chaleur”, saison de 15 jours à la fin juillet.
Goro-goro : en indonésien, terme du théâtre d’ombres qui désigne la fin du monde, le dérèglement total de la nature.
Kebakaran Hutan dan Lahan : en...
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“Vanlife”, “saudade”, “resfeber”... À vos marques, prêts, voyagez !
Depuis combien de temps rêvez-vous de voyager ? Plus que jamais après cette année pandémique, nous sommes pris d’une furieuse envie de nous évader, et de préférence littéralement : en faisant nos valises. Nostalgie des grands espaces ou du café en terrasse, spleen des terres inconnues ou des lieux familiers qu’on aimerait retrouver, l’impatience du départ se fait de plus en plus pressante. Dans ce troisième épisode de notre podcast “Les mots des autres”, découvrez comment les langues étrangères expriment cette envie d’ailleurs.
Cet épisode contient 21 mots et expressions, dans 18 langues différentes. Voilà la liste complète :
Udlængsel : en danois, l’envie de quitter son foyer et de s’aventurer dehors.
Resfeber : terme suédois pour dire “la fièvre du voyage”.
Wanderlust et wandermust : si l’on utilise le mot “Wanderlust” en allemand pour désigner l’envie de voyager, depuis 2020, le terme a été adapté pour appuyer encore davantage ce besoin impérieux, pour devenir “wandermust” (“must” ayant en anglais le sens de l’obligation).
Uitwaaien : en néerlandais, ce verbe signifie littéralement “souffler” (waieen) dehors” (uit).
Kajjaanaqtuq : en inuktitut, langue parlée dans le grand nord canadien, c’est ainsi qu’on désigne un beau paysage.
Boketto [ ぼけっと] : rêvasser en japonais, avoir les yeux dans le vague.
Prostor [Простор ] : terme russe qui désigne les grands espaces, évoquant aussi l’idée de liberté totale.
Makila : en basque, le bâton de marche.
Padkos : mot afrikaans pour désigner un casse-croûte de voyage.
Waldeinsamkeit : en allemand, le sentiment de sublime solitude que nous procure la forêt.
Tchabak [ 차박 ] : terme coréen combinant les mots “voiture” ( 차: ) et “logement” (박: ), équivalent de l’anglais “vanlife”, soit le fait de vivre dans son véhicule.
Stranach : en gaélique irlandais, le murmure des vagues lorsqu’elles se retirent du rivage.
Qajartuarpoq : faire du kayak pour le plaisir, un verbe employé au Groenland.
Workation : combinaison des mots anglais “work” (travail) et “vacation” (les vacances), ce terme est employé par certains patrons japonais, qui encouragent leurs salariés à travailler depuis un lieu de villégiature.
Filesh yâde hendustân karde [ فیلش یاد هندوستان کرده ] : “Son éléphant se souvient de l’Inde” est une expression iranienne pour décrire quelqu’un qui est nostalgique d’un lieu ou d’une époque.
Saudade : la nostalgie douce-amère, concept portugais.
Fernweh : l’appel du large en allemand.
Hiraeth : en gallois, la mélancolie d’un chez-soi qui nous est cher et qu’on ne retrouvera peut-être jamais.
Fawwet ziaret Masr wla tfawet kahwet el-aaser [ فوت زيارة مصر ولا تفوت قهوة العصر ] : sage proverbe libanais, qui dit : “Rate plutôt un voyage en Égypte que le café de l’après-midi”.
Parea [ παρέα ] : en...
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“Golazo”, “third half”, “Bananenflanke” : parlez-vous football?
Après de longs mois de crise sanitaire, les compétitions internationales de football font enfin leur grand retour. L’Euro 2020, reporté d’un an à cause du Covid-19, a bien lieu cette année et démarre le 11 juin 2021, en même temps que la Copa América. Un mois de football intense s’annonce donc sur ces deux continents, et ça nous a donné envie, à nous aussi, de chausser les crampons : c’est donc au ballon rond que nous avons choisi de nous intéresser dans ce deuxième volet de notre podcast "Les mots des autres". Que les stades des villes-hôtes soient remplis à 25, 50 ou 100%, et malgré les restrictions sanitaires toujours en vigueur, ce mois de juin marque bien le retour du ballon rond dans nos vies : tenez-vous prêts, il va y avoir du sport… Parce que le foot, populaire et rassembleur, déchaîne les passions dans de nombreuses langues. Et parce que ces mots aussi beaux à écouter qu'à regarder dans leur graphie originale, retrouvez-les (avec prononciation et définitions) sur notre site :
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“Quarantini”, “Zoompleaños”... Vous avez dit pandémie ?
Clusters, écouvillons, sérologie…Depuis mars 2020, une avalanche de termes barbares a envahi nos vies : notre oreille s’est tellement habituée à les entendre à longueur de journée, qu’ils font maintenant partie de notre quotidien, aussi banals que fourchette ou météo. Et ce qu’il y a de particulier, avec les mots de la pandémie, c’est qu’ils se sont imposés partout, du japonais au turc, du néerlandais à l’espagnol.
À quoi ressemblent nos journées, en l’an II de la pandémie ? Du “doomscrolling” matinal – comme on appelle en anglais cette tendance à surfer frénétiquement sur les informations anxiogènes –, jusqu’au “kalsarikännit” finnois, activité qui consiste à prendre une cuite chez soi en sous-vêtements, embarquez pour un petit tour du monde des mots et expressions incontournables pour faire face à la pandémie.
Et parce que ces mots aussi beaux à écouter qu'à regarder dans leur graphie originale, retrouvez-les sur notre site juste ici : https://www.courrierinternational.com/article/podcast-les-mots-des-autres-quarantini-zoompleanos-vous-avez-dit-pandemie
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