
Choses à Savoir - Culture générale
Par Choses à Savoir
Réseau : Choses à Savoir
Épisodes
3354 épisodes · page 61 sur 112

Pourquoi le café de Colombie est-il si célèbre ?
Pour commencer, quelques chiffres: avec une production de plus de 833.000 tonnes et des exportations d'une valeur de près de 356 millions de dollars en 2020, la Colombie est le troisième plus grand producteur de café au monde. Mais plus important, ce café colombien est peut-être le plus renommé du monde. Pourquoi donc ?
Un des cafés les plus reconnus
Si le café colombien est aussi apprécié, c'est d'abord parce que le pays privilégie la variété arabica, réputée pour sa douceur, son parfum, sa finesse et sa teneur assez faible en caféine, ce qui en fait une option plus saine.
L'arôme marqué et le corps équilibré du café colombien, des qualités appréciés par les palais les plus exigeants, comme celui de Pierre Hermé, lui assurent depuis longtemps une renommée qui ne se dément pas.
Par ailleurs, en raison de la diversité des régions de production, avec notamment 4 régions DOP, ainsi que de l'existence de deux récoltes, le consommateur peut compter sur un approvisionnement régulier d’un café d’excellence.
Les raisons de l'excellence d'un produit phare
La qualité du café colombien s'explique d'abord par la présence d'un terroir adapté à sa culture. Situés à des altitudes variées et adaptées à la culture du café (entre 1000 et 1800m), les sols colombiens, riches en minéraux et abritant la plus grande biodiversité par KM2 du monde, sont en effet très fertiles.
Par ailleurs, la présence d'un climat tropical, avec des températures constantes toute l'année et des précipitations suffisantes, crée d'excellentes conditions pour la culture du café.
Enfin la culture dans des exploitations à taille humaine, la qualité des façons culturales et l'accent mis sur le respect de l'environnement achèvent de donner au café colombien ses lettres de noblesse.
Le paysage culturel du café colombien
Tous ces traits font du café colombien beaucoup plus qu'un produit de consommation courante. Comme le vin pour la France, il fait partie du patrimoine national, lié à ses terroirs et à son identité culturelle. C'est pourquoi il a été distingué par l'Unesco, qui l'a classé parmi les biens culturels les plus précieux de l'humanité.
L'institution internationale considère donc la région connue sous le nom d'"Axe du café" comme un véritable paysage culturel. D'une superficie de plus de 140.000 km2, il se compose d'exploitations traditionnelles et d’historiques haciendas sur les contreforts des Andes Colombiennes Occidentales.
Pour permettre aux personnes intéressées de découvrir les secrets de cette culture, des visites permettant de rencontrer les producteurs locaux dans le cadre d’authentiques haciendas et d’une nature luxuriante, sont désormais organisées.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment Michel Ange s'est-il peint dans le Jugement Dernier ?
La grandiose fresque réalisée par Michel-Ange pour le plafond de la chapelle Sixtine, au Vatican, fut peinte entre 1508 et 1512. L'artiste se serait représenté lui-même, de manière un peu insolite, dans un recoin de cette œuvre monumentale.
Le visage d'un "écorché"
Si l'on regarde avec attention cette imposante représentation du Jugement dernier, qui décore toujours le plafond de la chapelle Sixtime, à Rome, on aperçoit un homme nu à la longue barbe. C'est saint Barthélémy, l'un des douze apôtres, qui passe pour avoir évangélisé l'Inde. Comme d'autres personnages de cette immense fresque, il est assis sur un nuage.
Ce qui l'en distingue, cependant, c'est ce qu'il tient à la main. Il s'agit d'une peau humaine, qui pend dans le vide, flasque et comme "dégonflée".
Cette dépouille possède un visage, tragique et tourmenté. Beaucoup ont voulu y voir le visage même de Michel-Ange.
Un visage empreint de souffrances
Il est probable qu'on ne saura jamais avec certitude si le visage de cette dépouille est bien celui du célèbre peintre. Cependant, plusieurs indices peuvent le laisser supposer.
En effet, ce visage tourmenté pourrait traduire les souffrances endurées par Michel-Ange pour accomplir son œuvre. De fait, c'est presque seul que l'artiste réussit à recouvrir les 500 m2 du plafond de la Sixtine des quelque 350 figures qui composent la fresque.
Et il acheva cette œuvre gigantesque en un temps étonnamment court. On peut juger des difficultés rencontrées par le peintre pour en venir à bout. Les relations agitées qu'il entretint avec Jules II, dont le caractère autoritaire était surpassé par le tempérament volcanique de Michel-Ange, n'arrangèrent pas les choses.
Pour tenir sa "peau", si du moins il s'agit bien de la sienne, le peintre n'a pas choisi saint Barthélémy au hasard. Crucifié et écorché, il eut à subir un terrible martyre, auquel s'identifiait peut-être un artiste lui-même ravagé par des doutes religieux et une véritable inquiétude existentielle.
À moins que son modèle ne fût le silène Marsyas, dont Apollon punit la démesure, l'"hubris" des Anciens, en le condamnant à être écorché vif.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le Champagne est-il protégé ?
La Champagne est le nom d'un vin, bien sûr, mais c'est avant tout celui d'une région. Une région fière de son vignoble et de ses hommes qui ont su préserver et valoriser leur territoire dans un produit unique désormais synonyme de raffinement. Ainsi, vous allez le voir, région et vin sont désormais si intimement liés qu’aujourd’hui seule la Champagne peut produire du Champagne.
Mais avant de traiter de sa protection à proprement parler, soulignons que l’appellation champagne ne s’est pas faite en un jour, son histoire est vieille de plusieurs siècles et riche de multiples péripéties. Je vous en ai parlé dans un épisode précédent. Pour rappel, tout commença par un terroir, tellement particulier qu’il engendra le plus originaux des vins grâce au talent d’hommes et de femmes qui surent en exprimer la délicate typicité et la sublimer par l’effervescence. Ensuite cette originalité devint vite renommée sous l’impulsion de pionniers qui firent connaitre ces vins d’exception aux amateurs éclairés du monde entier.
Dès le 19e siècle, des vins d’autres régions usurpent l’appellation pour profiter de son prestige.
Il devint alors urgent de le protéger juridiquement. Les premiers procès pour défendre l'appellation ont lieu dès 1844. Pour faire valoir leurs droits, les Champenois demandent la délimitation stricte de l’aire de production. Par ailleurs ils fixent des modes de conduite du vignoble rigoureux et des règles d’élaboration exigeantes qui mènent finalement à la reconnaissance de l’Appellation d’Origine Contrôlée (la fameuse AOC) Champagne en 1936. Une AOC qui couvre 34 000 hectares. Pour rappel l'appellation d'origine contrôlée est un label permettant d'identifier et de protéger un produit dont les étapes de fabrication sont réalisées dans une même zone géographique et selon un savoir-faire reconnu.
Ainsi aujourd'hui, vous l'avez compris, on ne peut plus appeler “champagne” que les vins produits, récoltés et élaborés dans la région de Champagne, en France.
L'obtention de cette AOC pour le vin de Champagne fut une étape essentielle dans sa protection, bien sûr, mais ce ne fut pas la seule. En effet les vignerons et maisons de production ont dû et doivent encore sans cesse se battre pour ne pas voir leur appellation utilisée illégalement, notamment à l'étranger. Unis dans le cadre du Comité Champagne, ils ne cessent de renforcer cet héritage et de faire connaître au plus grand nombre les valeurs de leur prestigieuse appellation. Ces efforts ont ainsi permis la reconnaissance de l’appellation champagne par plus de 120 pays, et de lutter efficacement contre les fraudes et les contrefaçons, d’autant plus que ces dernières sont souvent de piètre qualité.
Les « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2015. Mais attention, cette reconnaissance par l’Unesco de la Valeur Universelle Exceptionnelle du patrimoine de la filière est un atout certes, mais aussi une responsabilité. Elle aide à défendre et valoriser l’appellation mais exige également une grande rigueur de la part de la filière dans la protection de son patrimoine.
Enfin sachez que l’engagement sans faille de la filière Champagne pour défendre son appellation bénéficie à l’ensemble des autres appellations. Ses multiples combats ont fait avancer le droit des appellations sont à la source de plusieurs jurisprudences favorables permettant à des appellations plus petites de se défendre à leur tour. La filière joue donc un rôle plus global de protection du patrimoine qui va au-delà de l’appellation Champagne.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on du scandale du chlordécone ?
Un insecticide connu pour sa toxicité, le chlordécone, a été utilisé durant vingt ans en Martinique et en Guadeloupe. Plus de neuf habitants sur dix auraient été intoxiqués par cette substance. Mais aujourd'hui le dossier risque d'être classé sans suite, en raison d'une possible prescription.
Une substance toxique
Le chlordécone a été utilisé, dans les plantations de bananes de la Martinique et de la Guadeloupe, de 1972 à 1993. Pourtant, cet insecticide était connu comme un produit dangereux depuis les années 1960.
Et, de fait, on retrouverait la trace de cet insecticide dans les sols, les cours d'eau et la mer. Par ailleurs, son impact sur la santé humaine est d'autant plus préoccupant que plus de 90 % des habitants sont imprégnés de cette substance.
Certains, comme les travailleurs des bananeraies, le sont encore plus. L'exposition au chlordécone pourrait contribuer à l'apparition de certaines maladies, comme le cancer de la prostate. Le taux d'incidence, pour la Guadeloupe et la Martinique, serait l'un des plus élevés au monde.
La menace de la prescription
La toxicité du chlordécone a provoqué son interdiction en France dès 1990. Mais il a continué à être utilisé en Guadeloupe et en Martinique jusqu'en 1993.
Cependant, il faudra attendre 2006 pour que des associations, implantées dans les deux îles, portent plainte pour mise en danger de la vie d'autrui. Mais, en janvier 2021, les magistrats chargés de l'instruction de cette affaire avertissent les plaignants qu'elle pourrait tomber sous le coup de la prescription.
Dans ce cas, elle se conclurait par un non-lieu. Une telle perspective suscite l'indignation des associations concernées. Elles estiment notamment que cette menace de prescription s'explique en grande partie par la lenteur de la procédure judiciaire.
Les associations, rejointes par des partis politiques et des syndicats, ont donc appelé la population à manifester son mécontentement. En février 2021, entre 10.000 et 15.000 personnes répondent à cet appel et envahissent les rues de Fort-de-France, en Martinique.
Même si la mobilisation a été plus timide en Guadeloupe, les habitants des deux îles ont clairement indiqué leur volonté de voir le processus judiciaire se poursuivre.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont les "Seven Dirty Words" ?
Dans l'ensemble, la direction des chaînes de télévision et de radio américaines se montre assez puritaine dans le choix du langage admis à l'antenne. C'est ainsi que sept mots, appelés les "seven dirty words" en sont en principe totalement bannis.
Des mots qu'on ne saurait entendre
Ces "sept mots grossiers" (ou "sales", pour reprendre le sens littéral) ont été volontairement intégrés par l'acteur et humoriste George Carlin dans un sketch de 1972. Il prévenait les spectateurs qu'il s'agissait de mots qu'ils ne pourraient en aucun cas prononcer à la télévision.
De fait, on est en présence de mots très grossiers, voire orduriers. L'autorité fédérale chargée des communications, la FCC, jugeait en effet leur emploi indécent sur un plateau de télévision. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une liste exhaustive. Par ailleurs, tous les mots vulgaires sont interdits d'antenne entre 6h et 22 h.
Si, dans le contexte de certains scénarios de films, on pouvait tolérer qu'un des personnages se laisse aller à dire "fucking" ("putain"), l'emploi d'un tel terme lors d'une retransmission télévisée paraissait en revanche déplacé à la FCC.
C'est pourquoi les chaînes devaient recouvrir d'un "bip" un mot grossier lorsqu'il était employé dans une émission de télévision.
Une victoire contre la censure ?
L'autorité chargée des communications justifie cette forme de censure par la nécessité de lutter contre l'"indécence" à l'antenne et la volonté de protéger les enfants.
Mais pour d'autres, il s'agit d'une atteinte à la liberté d'expression. Aussi la justice a-t-elle eu à se prononcer, à diverses reprises, sur cette délicate question. Une décision de la Cour suprême a donné quelques précisions sur la manière dont les autorités fédérales pouvaient intervenir pour réglementer le langage utilisé sur les plateaux.
En 2006, un tribunal new yorkais avait jugé, en première instance, que l'interdiction d'un certain vocabulaire était disproportionnée et pouvait avoir un effet "paralysant".
De son côté, la cour d'appel avait rappelé que, le voulût-elle, la FCC serait dans l'incapacité de dresser une liste exhaustive des mots inappropriés.
Les associations défendant la liberté d'expression ont salué ces décisions de justice comme des victoires contre la censure.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l'histoire de Peter Pan est en réalité très sombre ?
Dans le dessin animé qu'il consacre à Peter Pan, en 1953, Walt Disney nous présente un personnage facétieux, qui prend soin de Wendy et combat le capitaine Crochet. Mais cette aimable atmosphère est loin des œuvres de James M. Barrie, le créateur de Peter Pan.
La mort du frère aîné
Il se pourrait que l'œuvre de James M. Barrie, tout entière centrée sur le personnage de Peter Pan, ait pris racine dans un événement tragique de son enfance.
En effet, il perd son frère aîné, quand il n'a lui-même que six ans. Dès lors, il semble qu'il ait voulu remplacer le cher défunt auprès de sa mère, pour tromper son chagrin. Il porte ses vêtements et imite sa voix.
Bientôt, il se met à écrire des histoires, qui mettent toutes en scène un jeune garçon, Peter Pan, qui refuse de grandir. C'est comme si, en décrivant un monde imaginaire, où la mort est niée, Barrie se prémunissait contre la répétition du terrible drame familial.
On a même prétendu que c'était cette obsession de la jeunesse permanente qui avait arrêté net la croissance du romancier, qui ne mesurait pas plus d'1,50 mètre.
La face sombre d'un héros
Peter Pan apparaît notamment dans une pièce et dasn deux romans, dont le plus connu est publié en 1911. Ils décrivent un personnage loin d'être bienveillant.
Certes, il prend sous sa houlette les enfants morts et abandonnés, pour les conduire à "Neverland", le pays imaginaire. Mais dès que ces enfants grandissent, il n'hésite pas à s'en débarrasser. Il les oublie aussi très vite, les remplaçant par d'autres enfants.
C'est qu'il ne fait pas bon vieillir dans ce pays qui leur est réservé. En effet, Peter Pan est animé d'une haine tenace à l'égard des adultes. Comme il est persuadé qu'il suffit de respirer fort pour les tuer, il ne se prive pas de le faire.
Quant au pays imaginaire, c'est loin d'être un paradis. En plus du célèbre capitaine Crochet, il est habité par des pirates sanguinaires, des fées pleines de rancœur et des bêtes sauvages féroces.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la “positive attitude” peut être néfaste ?
La "positive attitude" nous encourage à toujours voir la vie du bon côté, en négligeant les moments plus sombres. Si cette manière d'envisager les choses peut se révéler très bénéfique, elle peut aussi devenir néfaste. C'est ce qu'on appelle alors la "positivité toxique".
Refuser d'entendre les signaux d'alerte
Avoir des pensées positives permettrait de vivre en meilleure santé, surtout à certaines périodes de la vie, comme la jeunesse, où les épreuves seraient plus durement ressenties.
Mais cette façon de ne prêter attention qu'aux aspects positifs de la vie, en délaissant les émotions négatives, pourrait avoir, à la longue, des effets délétères.
En premier lieu, cette positivité à tout prix bous pousserait à n'accorder aucune attention aux signaux d'alerte que nous envoient le corps et le cerveau quand nous allons mal.
En refusant d'écouter son corps et en maintenant coûte que coûte un optimisme de façade, on ne ferait que retarder la résolution de ses problèmes. Elle passe en effet par leur acceptation et la volonté d'en parler. Loin de les éliminer, le fait de garder le silence sur ces difficultés ne ferait que les exacerber.
La recherche du bonheur permanent
En plaçant la barre trop haut, la "positive attitude" finirait par devenir "toxique", pour reprendre le mot utilisé par les spécialistes. En effet, cette façon de concevoir l'existence par ses seuls aspects positifs, au détriment de toute perception considérée comme négative, est censée nous rendre heureux en permanence, voire très heureux.
Il suffit donc d'un petit grain de sable, qui enraye cette belle mécanique, pour nous plonger dans le désarroi. En effet, l'écart est trop grand entre cette perspective de bonheur éternel et la déception qui nous saisit à la moindre anicroche.
Si cette conception systématiquement positive de la vie peut être néfaste, c'est aussi parce qu'elle nous convainc qu'une émotion négative ou une difficulté ne peuvent être assimilées qu'à un échec personnel.
Au lieu de considérer ces événements pénibles comme partie intégrante de la vie, l'optimiste à tout crin, après les avoir niés, va se persuader qu'ils sont le signe d'une véritable faillite personnelle.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce qu'un couteau de bénédicité ?
Conservés dans une collection privée et quelques musées, les couteaux de "bénédicité" ou de "notation" (de l'anglais "notation knife") semblaient avoir un rôle bien précis.
Des partitions musicales sur un couteau
On ne possède aujourd'hui que de rares exemplaires de ces couteaux, qui dateraient du milieu du XVIe siècle. La lame, d'environ 18 cm de long, pour une largeur de 3 à 3,5 cm, est en acier, tandis que le manche est en ivoire, agrémenté de laiton et d'argent. Dans son ensemble, le couteau mesure environ 30 cm de long.
Ces couteaux auraient été fabriqués en Italie, par un artisan inconnu. Mais ce qui fait leur particularité, c'est ce qu'on trouve sur la lame.
Des partitions musicales y sont en effet gravées, sur les deux faces. L'une d'elles comporte un "bénédicité" (d'où le nom donné au couteau), une prière récitée ou chantée, comme ici, avant le repas. Sur l'autre face, on trouve l'extrait d'une autre prière, les "grâces", réservée pour la fin du repas.
Un couteau de service
Les notes portées sur ces couteaux auraient donc permis aux personnes partageant le repas de chanter, sans se tromper, les prières qui l'encadraient. Mais le travail nécessité par la gravure des lames, ainsi que la richesse des matériaux utilisés, devaient faire de ces couteaux de bénédicité des objets de prix.
Or, il est peu probable que les membres des familles fortunées, qui, seules, pouvaient se les procurer, aient coupé eux-mêmes leur viande. Des domestiques s'en chargeaient pour eux.
D'autres détails, d'ailleurs, comme l'extrémité pointue du couteau, laissent penser qu'il s'agissait plus d'un couteau de service que d'un instrument servant à couper la viande à table.
On a également suggéré que ces couteaux n'étaient utilisés que dans le cadre de
certaines cérémonies. Quoi qu'il en soit de l'utilisation de ces instruments, les musicologues se sont intéressés aux mélodies gravées sur leurs lames.
Ils ont donc demandé à des formations musicales contemporaines de mettre ces morceaux en musique. Ainsi, des enregistrements ont été réalisés, notamment par les élèves d'une prestigieuse école de musique britannique.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on du “fisc” et d'“hystérie” ?
Le destin de certains mots est singulier. En effet, la chose ou la notion qu'ils recouvrent connaît nombre d'évolutions. C'est le cas pour les mots "fisc" et "hystérie".
L'évolution du mot "fisc"
Le terme "fisc" vient du latin "fiscus", qui désigne un panier, en jonc ou en osier. Il semble d'abord qu'il ait été utilisé pendant les vendanges. Puis cette corbeille a servi à recueillir les contributions versées par les citoyens romains.
Ensuite, par extension, ce terme finit par désigner le trésor personnel de l'empereur, puis, peu à peu, l'ensemble des recettes fiscales prélevées par l'Empire romain. Cette séparation entre le patrimoine privé du souverain et les recettes de l'État aurait eu lieu au début du IIIe siècle.
De nos jours, on entend par "fisc" une administration centrale, qui organise la mise en place, l'assiette, la perception et le contrôle des impôts.
L'hystérie, de l'Antiquité à Freud
Le terme "hystérie" est issu du grec "hustera", qui signifie "entrailles" ou "utérus". Dès le début, le mot désignait donc une maladie, ou un dysfonctionnement organique, associés à la sexualité.
Jusqu'à la fin de l'Antiquité, ces troubles étaient attribués à l'abstinence sexuelle. Pour les guérir, on préconisait de marier les jeunes files qui en étaient atteintes, et de remarier les veuves.
Durant le Moyen-Âge, le plaisir charnel est associé à l'idée de péché. Aussi les manifestations hystériques sont-elles associées à une intervention du diable. C'est dans un tel contexte que s'explique la terrible répression menée contre les prétendues sorcières.
Au XIXe siècle, les travaux de Charcot décrivent l'hystérie comme une maladie, dont les origines sont essentiellement organiques. Certains disciples de Charcot, comme Babinski, insistent sur le rôle de la suggestion dans l'apparition des troubles fonctionnels qui caractérisent l'hystérie.
Enfin, la notion d'hystérie tient également une grande place dans les travaux de Freud et les débuts de la psychanalyse. Pour les psychanalystes, ces troubles hystériques seraient liés à un traumatisme d'ordre sexuel, souvent subi dans l'enfance. Le malade serait la proie d'un conflit psychique inconscient entre les pulsions de désir et le principe de réalité, autrement dit l'interdit.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que la loi Coluche ?
On connaît l'action menée par Coluche pour venir en aide aux plus démunis. Pour les secourir, il a crée les Restos du Cœur et donné son nom à une loi qui encourage les dons à certaines associations.
Encourager les dons
La loi "Coluche" est votée en 1988 et s'inscrit dans la loi de finances pour 1989. C'est en 1986 que l'humoriste a l'idée du dispositif qui est au cœur du texte. Il propose en effet de consentir une large déduction fiscale sur les dons faits à certaines associations.
Le but est donc bien sûr d'encourager ces dons, qui doivent aider les personnes en difficulté.
Certains types d'associations
Mais, pour avoir droit à cette réduction fiscale, il faut faire un don à certaines catégories d'associations. Il peut s'agir d'une association reconnue d'utilité publique. Dans ce cas, elle doit être à but non lucratif et être gérée de manière désintéressée.
Les associations d'intérêt général doivent répondre aux mêmes critères. En outre, ces deux types d'associations ne doivent pas fonctionner pour le profit exclusif d'une minorité, mais pour servir les intérêts de tous.
En pratique, il s'agit souvent d'associations humanitaires, qui viennent en aide aux personnes en difficulté. Elles peuvent exercer leurs activités dans le cadre national ou à l'échelle du monde.
Une déduction fiscale
Si le don est fait à une association éligible à la loi Coluche, il bénéficie donc d'une large réduction fiscale. D'un taux initial de 66 %, elle a finalement été fixée à 75 % en 2005.
Cette réduction fiscale est cependant soumise à un plafond et ne doit pas dépasser 20 % du revenu imposable. Il est à noter que cette déduction ne s'applique pas seulement à l'impôt sur le revenu, mais aussi à l'impôt sur les sociétés et à l'impôt sur la fortune immobilière, ou IFI.
Cette déduction fiscale n'est pas un crédit d'impôt. Aussi les personnes non imposables ne peuvent-elles pas profiter des dispositions de la loi Coluche. Enfin, l'instauration du prélèvement à la source, à compter du 1er janvier 2019, a rendu nécessaire l'aménagement du dispositif.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les lapins aiment-ils vraiment les carottes ?
Nous avons tous en tête le célèbre lapin de bande dessinée Bugs Bunny, qui se serait damné pour une carotte ! Mais, au fait, sommes-nous bien sûrs que ce gentil animal soit si friand de ce légume ?
Surtout du foin
Il semble bien que l'appétence du lapin pour les carottes relève de l'idée reçue ou même de la légende. Du moins ce légume tient-il une place secondaire dans son menu.
En effet, le lapin est un herbivore. Son régime alimentaire est avant tout composé de foin vert, assez sec et composé de longues fibres. Il mange aussi des herbes de diverses espèces.
Certaines plantes fourragères sont cependant à éviter, comme la luzerne. Elle contient en effet trop de calcium, qui peut donner des calculs urinaires au lapin.
Des carottes trop sucrées
Qu'en est-il des carottes ? Elles ne sont pas complètement oubliées. En effet, le lapin ne mange pas que du foin et de l'herbe. Son régime alimentaire doit aussi comporter de petites quantités de légumes frais.
Mais la carotte n'est pas le plus indiqué. Ce n'est pas à cause du calcium, dont elle ne contient qu'une petite quantité, mais du sucre. En effet, la carotte est un légume sucré. Si vous en donnez trop à un lapin, il aura des dents cariées et prendra trop de poids.
Lui ne demandera pas mieux de la croquer. En effet, les lapins ont une préférence pour les aliments sucrés et amers. Mais c'est donc pour préserver leur santé que leurs éleveurs doivent éviter de leur donner trop de carottes.
Alors, si la carotte est associée au lapin, cela vient-il du goût prononcé qu'il a pour ce légume ? Il existe une autre hypothèse. Le légume lui-même est prolongé par des fanes, qui sont comestibles et dont le lapin est très friand.
Si un lapin en liberté aperçoit des fanes dans un champ où des carottes sont cultivées, il va s'empresser de les grignoter, sans se soucier du légume, qui reste sous terre. Mais l'agriculteur, lui, a tôt fait de penser que ce sont bien les carottes que convoite ce lapin gourmand.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les “Hommes des cavernes” n'ont jamais existé ?
On imagine volontiers l'homme préhistorique vivant au fond de grottes obscures. C'est pourquoi on l'a baptisé "l'homme des cavernes". En fait, il semble qu'il ait préféré l'air libre pour établir son habitat.
Des abris et des tentes en plein air
De nombreux indices laissent à penser que l'Homo sapiens, autrement dit l'Homme moderne, avait l'habitude de vivre en dehors des grottes. C'est notamment le cas pour l'homme de Cro-Magnon, qui vivait au Paléolithique supérieur, entre 40.000 et 12.000 ans avant notre époque.
Les traces retrouvées permettent de supposer qu'ils adossaient parfois leurs abris à une paroi rocheuse. La charpente était faite de troncs d'arbres, recouverts de peaux de rennes.
Le sol était pavé de pierres ou de galets, pour éviter l'humidité. Ces hommes préhistoriques pouvaient aussi s'abriter sous des tentes, construites à peu près de la même façon.
Ils choisissaient de préférence des endroits où l'eau et le gibier abondaient. La présence de gisements de silex, dans lequel ils taillaient leurs outils, était aussi recherchée.
Des hommes toujours en déplacement
Ces hommes du Paléolithique étaient essentiellement des semi-nomades. En effet, ils étaient tributaires du gibier, qu'ils suivaient dans ses déplacements.
De même, ils devaient protéger leurs campements de la montée des eaux. En effet, ils s'installaient volontiers dans les vallées, où ils trouvaient l'eau et les silex dont ils avaient besoin.
Mais, durant l'hiver, certains cours d'eau, gonflés par les pluies, menaçaient d'engloutir tentes et abris. Avant que la crue ne se produise, les hommes préhistoriques grimpaient donc sur les plateaux, avant de regagner la vallée au début de la saison chaude.
Les archéologues ont cependant retrouvé les traces de quelques sites permanents au nord de l'Europe. Les hommes y vivaient dans des huttes solides et de plus grande dimension, construites avec des os, des crânes et des défenses de mammouths.
On le voit, si nos ancêtres s'installaient parfois à l'entrée des cavernes, ils en délaissaient les profondeurs, obscures et humides. Ils n'y faisaient que de courts passages, le temps de peindre sur les parois les admirables chefs-d'œuvre rupestres que nous connaissons aujourd'hui.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le “Coran de sang” est-il un ouvrage controversé ?
À la fin de sa vie, le dictateur irakien Saddam Hussein aurait fait rédiger un exemplaire du Coran avec son propre sang. Les autorités du pays se demandent aujourd'hui ce qu'il convient de faire de cette encombrante relique.
Un Coran écrit avec le sang d'un dictateur
L'histoire peut paraître incroyable et, pourtant, elle semble véridique. Tout commence en 1986, quand l'un des fils de Saddam Hussein est victime d'un grave accident. Le dictateur fait alors le vœu que, s'il en réchappe, il rédigera un exemplaire du Coran avec son propre sang.
À la fin des années 1990, le dirigeant irakien met son projet à exécution. Il s'entoure d'une infirmière, pour prélever le sang, et d'un calligraphe renommé. Il faudra tirer du corps du dictateur de nombreux litres de sang pour pouvoir écrire le livre jusqu'au bout.
Ce sang n'était d'ailleurs pas utilisé directement, mais mélangé à des encres spéciales.
Que faire de ce livre ?
Le "Coran de sang" a été exposé dans la principale mosquée de Bagdad jusqu'à la chute de Saddam Hussein, puis conservé depuis dans un lieu secret. Sa présence embarrasse beaucoup les autorités irakiennes.
Faut-il détruire cet exemplaire particulier du Coran ou le conserver ? Certains, à qui ce livre rappelle de bien mauvais souvenirs, s'en déferaient volontiers. On ne ferait ainsi que suivre l'exemple des soldats américains qui, en 2003, abattirent la grande statue du dictateur, qui trônait sur une place de la capitale.
Dans les milieux dirigeants de Bagdad, certains plaident cependant pour une conservation du "Coran de sang". Il serait un précieux témoignage de la brutalité d'un régime qu'on espérait ne plus jamais revoir.
Mais se pose aussi la question du statut religieux du livre, dans un pays où l'Islam tient une grande place. Pour la plupart des dignitaires religieux, l'écriture de cet exemplaire du Coran relève du blasphème.
En effet, d'après la tradition musulmane, le sang, une fois extrait du corps humain, est impur. Pourtant, en tant qu'exemplaire du Livre sacré des musulmans, on ne peut le détruire. À vrai dire, les religieux ont à trancher là un difficile cas d'école, qui ne s'est jamais produit.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi la couleur bleue du drapeau français vient-elle de changer ?
Pour discrets qu'ils soient, certains changements touchent à la symbolique même de nos emblèmes nationaux. C'est le cas de la légère modification apportée au bleu du drapeau tricolore. Mais pourquoi avoir pris une telle décision ?
Une nouvelle couleur pour le drapeau national
Le changement est resté inaperçu durant de longs mois. En regardant bien le drapeau qui, durant ses allocutions, se trouve derrière le Président de la République, certains spectateurs ont cru remarquer un détail nouveau.
Il leur a semblé que ce drapeau n'était plus tout à fait le même. L'une des trois couleurs, le bleu, leur paraissait plus foncée. Ces spectateurs attentifs avaient raison : Emmanuel Macron a bien décidé, en juillet 2020, que l'une des trois parties du drapeau national serait désormais revêtue de bleu marine.
Depuis 1976, en effet, le drapeau se parait d'un bleu plus clair. C'est le président Giscard d'Estaing qui avait pris cette décision, pour mieux harmoniser le drapeau français à celui de l'Europe, auprès duquel il était souvent disposé.
Un retour aux origines
Cette décision a été prise dans la plus grande discrétion, sans s'accompagner de la moindre campagne de communication.
D'après certaines sources, le Président de la République aurait souhaité en revenir au bleu plus soutenu adopté en 1794, quand les couleurs et les motifs du drapeau national furent adoptés. C'était, en quelque sorte, un retour aux origines.
C'est ce bleu plus intense qu'on peut voir sur certaines représentation de l'époque et dans des toiles comme le célèbre "La liberté guidant le peuple", d'Eugène Delacroix. Il eût été impossible au Président de changer les couleurs du drapeau, car la Constitution le lui interdit.
Rien ne l'empêchait, par contre, d'en changer les nuances. Pour l'instant, ce nouveau drapeau est seulement placé derrière le Chef de l'Etat, durant certains de ses discours, ainsi qu'au fronton de l'Elysée et de certains monuments.
En effet, les mairies sont laissées libres de choisir le nouveau drapeau, décoré d'un bleu plus vif, ou de préférer l'ancien, où la couleur est moins profonde. Selon certaines sources, ce changement mineur aurait coûté environ 5.000 euros.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi ne fallait-il pas proférer d'insultes au Moyen Age ?
Durant le haut Moyen-Âge, certains recueils juridiques, comme la loi salique, s'efforçaient, entre autres choses, de policer un peu les mœurs rudes du temps. C'est ainsi qu'elle punissait les injures de lourdes amendes.
Le reflet des mœurs du temps
La loi salique aurait été composée, entre le IVe et le VIe siècles, à l'usage des Francs saliens, l'un des nombreux peuples d'origine germanique qui composaient la confédération des Francs.
Elle est surtout connue pour avoir légitimé, grâce à l'interprétation très large qu'on fit d'un de ses articles, la transmission de la Couronne capétienne aux seuls mâles, à l'exclusion définitive des femmes.
Mais ce code de lois, qui reflète la violence et la brutalité des mœurs du temps, consacre bien plus de place à la répression du vol ou même au châtiment des hommes dont l'une des coutumes les mieux avérées était d'enlever, sans autre forme de procès, les femmes qui leur plaisaient.
Des insultes punies d'amendes
La loi salique réserve toute une partie, le titre XXXII, à la répression des injures. Chaque insulte a droit à un article particulier. On peut supposer que les insultes soigneusement répertoriées ici étaient les plus couramment employées.
Contrairement à d'autres méfaits, ces injures ne sont pas punies par des châtiments corporels. En effet, les coupables doivent s'acquitter d'amendes.
Dans certains cas, ces amendes sont plus élevées, ce qui prouve que l'insulte était jugée plus grave. Ainsi, un homme en traitant un autre de "dénonciateur" ou d'"infâme" devait s'acquitter d'une amende de 600 deniers ou de 15 sous d'or.
À une époque où la monnaie était assez rare, il s'agissait de sommes importantes. Par contre, il n'en coûtait que 120 deniers de traiter quelqu'un de lâche ou de fourbe.
La loi salique s'efforce de faire justice aux femmes, mais ne peut cacher la misogynie qui est dans l'air du temps. En effet, un homme traitant une femme de "courtisane" devait bien débourser la coquette somme de 45 sous d'or. Sauf, toutefois, s'il parvenait à démontrer que cette appellation n'était pas usurpée.
Le soin mis à détailler les amendes prévues en cas d'injures prouve qu'elles étaient fréquentes.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Picasso est-il critiqué dans son rapport aux femmes ?
Dans un contexte marqué par de retentissantes affaires de harcèlement sexuel, reprises par des réseaux sociaux relayant les accusations de sexisme et de machisme qu'elles provoquent, la vie de certains personnages célèbres est vue d'un œil nouveau. C'est le cas de Picasso, qui aurait traité les femmes de manière cruelle.
Un homme violent avec les femmes ?
Picasso lui-même n'aurait pas fait mystère du mépris dans lequel il aurait tenu la plupart des femmes. Pour lui, elles n'auraient été, d'après l'une de ses compagnes, Françoise Gilot, guère plus que des "machines à souffrir".
D'après le même témoignage, le peintre aurait divisé les femmes en deux catégories : les "déesses" et les "paillassons". D'après l'une de ses biographes, Picasso aurait eu pour habitude de violer Marie-Thérèse Walter, l'une de ses maîtresses et modèles favoris, avant chaque séance de pose.
De son côté, sa petite-fille Marina parle de la "sexualité animale" de l'artiste. Pour certains, Picasso aurait aimé soumettre les femmes à des rapports sadomasochistes. Ce sera le cas avec la photographe Dora Maar, qu'il impose à sa compagne Marie-Thérèse Walter et qu'il aurait régulièrement battue.
Un dédain manifesté dans ses œuvres
En dehors du témoignage de ses proches, on a voulu chercher dans le triste destin de certains d'entre eux une preuve de la misogynie de Picasso et de sa violence envers les femmes.
Il est vrai que Marie-Thérèse Walter, mère de sa fille Maya, et Jacqueline Roque, se sont suicidées. Serait-ce à cause des mauvais traitements que Picasso leur aurait fait endurer ? Certains l'ont prétendu.
Il faut toutefois remarquer que ces suicides sont intervenus plusieurs années après la mort du peintre, treize ans dans le cas de Jacqueline Roque.
Pour certains, la trace de ce mépris des femmes se lirait dans les toiles de l'artiste. Dans certains de ses tableaux, en effet, Picasso, aidé par les ressources de l'art cubiste, représente les femmes comme des êtres déconstruits, au visage éclaté. Serait-ce une transposition visuelle du dédain dans lequel il les aurait tenues ?
Faut-il pour autant juger un artiste à l'aune des dérèglements de sa vie privée ? La question mérite en tous cas d'être posée.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les lieux invisibles sur Google Earth ?
Certains logiciels, comme Google Earth ou Google Maps, permettent, en principe, de visualiser l'ensemble des lieux du monde. Mais, pour des raisons diverses, certains endroits demeurent invisibles.
Le souci du respect de la vie privée
Des applications comme Google Earh permettent de se promener en images dans le monde entier. Mais leur œil fureteur est parfois accusé de ne pas respecter la vie privée.
C'est pourquoi certains éléments, comme les visages ou les plaques d'immatriculation des automobiles, apparaissent floutés. Les particuliers peuvent d'ailleurs réclamer l'application d'autres dispositions, visant à préserver leur intimité.
De leur côté, les pouvoirs publics ont pris des mesures pour que certains lieux, jugés sensibles, n'apparaissent pas de manière claire à l'image. C'est ainsi qu'en France, un arrêté de janvier 2020 fournit la liste des lieux qu'il est interdit de photographier ou de filmer par quelque moyen que ce soit.
Des lieux à cacher
En tête de ces lieux sensibles figurent les installations militaires. Ainsi, vous ne pourrez visualiser, sur Google Earth, ni L'Île-Longue, au large de Brest, qui abrite un centre opérationnel de sous-marins, ni la base militaire du Mont Verdun, dans le Rhône, où se trouve un centre de commandement des forces aériennes.
De même, la fameuse zone 51, dans le Nevada, épicentre de tant de thèses complotistes, reste invisible aux regards. Vous ne pourrez pas voir plus clairement les sites des centrales nucléaires, qui pourraient représenter autant de cibles de choix pour des terroristes en puissance.
Pour éviter de faciliter les tentatives d'évasion, toutes les prisons françaises sont désormais floutées. Certains lieux liés au pouvoir, comme le palais royal d'Amsterdam, n'apparaissent pas non plus clairement à la vue.
De leur côté, les particuliers disposent d'un moyen simple pour faire brouiller la vue de leur domicile. Il leur suffit, pour cela, d'utiliser Google Maps et de cliquer sur un onglet spécifique, destiné à signaler de possibles problèmes.
Il faut ensuite cadrer l'image qu'on désire cacher à la vue et préciser les raisons de sa décision. L'application fait droit à votre demande si, par exemple, vous indiquez qu'il s'agit de votre domicile.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les feux de cheminées polluent-ils vraiment ?
Selon la région et le type de foyer utilisé, les feux de cheminée sont autorisés ou interdits. En effet, ils sont souvent considérés comme une source de pollution majeure.
Une forte émission de particules fines
En Île-de-France, il est en principe interdit de faire du feu dans l'âtre s'il s'agit d'une cheminée à foyer ouvert, non protégée par une vitre ou un insert. Dans les autres régions, l'utilisation de la cheminée est conditionnée à des ramonages réguliers.
Si de telles précautions sont prises, c'est que la combustion de bois de chauffage est considérée comme une importante source de pollution de l'air. En brûlant dans les cheminées, le bois émettrait en effet des particules fines qui peuvent pénétrer dans les voies respiratoires.
Selon une étude menée en 2010 par Airparif, l'organisme chargé de mesurer la pollution de l'air en Île-de-France, cette combustion du bois de chauffage était alors responsable de 23 % des émissions de particules fines.
Ce type de chauffage émettrait autant de particules fines que le trafic routier. Ce sont les cheminées à foyer ouvert qui pollueraient le plus; ils répandraient dans l'atmosphère huit fois plus de particules fines que les foyers fermés.
Les arguments des professionnels du bois
Dans le secteur du bois, les professionnels se défendent de telles accusations. En effet, ils relativisent le caractère polluant de la combustion au bois. Pour cela, ils s'appuient sur d'autres travaux.
Ils citent notamment une étude d'Airparif, selon laquelle, à proximité du périphérique parisien, l'émission de certaines particules fines, encore plus petites, ne serait liée à la combustion au bois qu'à hauteur de 4 %, alors que le trafic routier serait responsable de 44 % des émissions de ces particules.
D'après ces professionnels de la filière bois, la pollution incriminée serait surtout due à l'utilisation de foyers ouverts. Il faudrait donc, d'après eux, inciter les gens à faire équiper leurs cheminées d'inserts ou à acquérir des poêles de bonne qualité.
Ils rappellent enfin que, si le bois brûlé des particules fines, les arbres, dont il est issu, capturent beaucoup de CO2. En terme de pollution, le bilan serait donc plutôt neutre.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que sont devenus les manuscrits volés de Céline ?
En ce mois d'août 2021, le monde littéraire est en émoi. En effet, 6.000 feuillets inédits de Céline viennent d'être retrouvés. Mais qu'étaient devenus ces précieux manuscrits ?
Des manuscrits réapparaissent
C'est le journaliste et critique dramatique Jean-Pierre Thibaudat qui avait récupéré ces manuscrits de Céline. Il les a conservés, dans deux grandes caisses, sans en révéler le contenu à personne, jusqu'en juin 2020.
La personne qui les lui avait remis avait en effet insisté pour qu'il n'en révèle l'existence qu'à la mort de Lucette Destouches, la femme de l'écrivain. Celle-ci étant décédée en novembre 2019, à l'âge de 107 ans, le journaliste contacte Emmanuel Pierrat, un avocat spécialiste dans les droits d'auteur, puis les ayants-droit de Céline.
Ces manuscrits comprennent de précieux inédits de l'écrivain, comme "Casse-pipe", dont on ne connaissait qu'une partie, ainsi qu'une version plus complète du roman "Mort à crédit".
Qu'est-il arrivé aux manuscrits de Céline ?
Comment ces manuscrits de Céline étaient-ils arrivés dans les mains de Jean-Pierre Thibaudat ? Celui-ci les avait gardés durant 15 ans, sans vouloir révéler l'identité de la personne qui les lui avait confiés.
De son côté, Céline a toujours prétendu que ces documents lui avaient été volés. Ils auraient été dérobés dans son appartement de Montmartre, que l'écrivain avait quitté, en juin 1944, pour gagner l'Allemagne. Auteur de pamphlets antisémites et de textes publiés dans les journaux collaborationnistes, il craignait en effet pour sa vie.
Mais qui a volé ces feuillets ? L'une des pistes conduit à un certain Oscar Rosembly. Assistant parlementaire du ministre radical Camille Chautemps, puis journaliste dans la feuille de droite "Gringoire", il est hébergé, à partir de 1943, par le peintre Gen Paul, le grand ami de Céline.
D'ascendance juive, Rosembly, craignant les contrôles, se réfugie parfois dans l'appartement que Céline habite dans le même immeuble. En aurait-il profité pour voler les manuscrits ? L'écrivain soupçonna aussi, sans preuves, le résistant Yvon Morandat, ami de Jean Moulin, qui perquisitionna son appartement à la Libération.
Quoi qu'il en soit, une enquête pour "recel de vol", déclenchée par la plainte des ayants-droit de Céline, a été ouverte en février 2021.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l'origine du Black Friday ?
Le vendredi 26 novembre de nombreux magasins proposent d'importantes réductions, à l'occasion du désormais fameux « Black Friday ». Mais d'où vient cette tradition ?
Et bien... elle puise ses origines aux Etats Unis, au milieu du 20e siècle. Plus précisément elle y est apparue dans les années 1960 pour désigner le vendredi suivant immédiatement Thanksgiving, c'est à dire le quatrième jeudi de novembre. Pour rappel, au passage, cette fête de Thanksgiving est censée commémorer la fondation des États-Unis et l’entente cordiale entre les colons et les populations natives.
Mais revenons au Black Friday. Cette journée du vendredi suivant Thanksgiving donc, marque le début de la période des achats de Noël... une journée durant laquelle les Américains se ruaient déjà à l'époque dans les magasins.
Aussi, rapidement, les commerçants se mirent à proposer des rabais pour que les clients profitent de ce jour férié pour consommer davantage.
Dès lors, petit à petit, les Américains se sont habitués à réaliser ce jour-là les premiers achats de Noel à prix cassés.
Voila pour le “Friday” !
Mais pourquoi donc ce vendredi est-il qualifié de “noir” ?
La légende veut que les commerçants qui tenaient leur comptabilité (à la main, à cette époque), utilisaient des couleurs différentes selon qu'il s'agissait de comptes déficitaires ou de comptes bénéficiaires (selon qu'ils avaient ou non gagné de l'argent donc).
Si les résultats négatifs étaient retranscris en rouge, les comptes bénéficiaires eux, l'étaient en noir.
Or durant cette journée, les comptes étaient systématiquement bénéficiaires ! Donc tenus en noir !
Voila l'explication du “Black” !
A propos de Black Friday, je voudrais remercier Playstation de soutenir cet épisode. D'autant que le jour du Black Friday mais pas seulement, entre le 19 et le 29 novembre, il y aura de nombreux jeux en promotion sur le Playstation Store, ainsi que des réductions sur l’abonnement 12 mois à Playstation Plus et Playstation Now.
Pour rappel, le Playstation Store est un magasin en ligne de jeux vidéo, disponible sur les consoles, sur internet, et sur l'application PlayStation. Il s'agit du plus grand catalogue de jeux existant, disponible 24h sur 24, permettant à chacun d'avoir accès à des jeux instantanément. Vous pouvez même y précommander des jeux et les pré télécharger pour pouvoir y jouer à la minute même de leur sortie.
Donc avant, pendant, ou après le Black Friday, n'hésitez pas à visiter le Playstation Store pour réaliser de bonnes affaires vidéoludiques !
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le horo est-il un manteau remarquable ?
Dans le Japon médiéval, la tenue des guerriers était très différente de celle portée, à la même époque, par les combattants occidentaux. Parmi les pièces de cet uniforme, le manteau appelé "horo" est l'une des plus curieuses.
Un manteau de guerre pour les samouraïs
Le "horo" fit partie de l'équipement de certains samouraïs à partir de ce que les historiens appellent l'"époque de Kamakura". Cette période, qui marque le début d'une sorte de Moyen-Âge japonais, s'étend de la fin du XIIe siècle au début du XIVe siècle.
Ce manteau était parfois fixé sur un cadre d'osier, qui évoquait un peu la crinoline des élégantes du temps jadis. Attaché sur cette armature, il était composé de morceaux de tissu cousus ensemble.
Le "horo" avait une longueur d'environ 1,80 m. Il était fixé, par de fines lanières, au casque ou à l'armure ainsi qu'à la ceinture. Passé dans le manteau, une sorte de mât en consolidait parfois l'attache.
L'insigne du guerrier, propre à sa famille ou à son clan, était inscrit sur ce manteau de guerre.
Une protection contre les flèches
La conception du "horo" était très ingénieuse. La manière dont les tissus étaient cousus et fixés sur l'armature en osier en faisait une sorte de sac. Quand le samouraï galopait sur son cheval, l'air entrait dans le "haro", qui se gonflait alors comme un ballon.
Ainsi distendu, ce manteau était censé offrir une protection contre les flèches, surtout si elles étaient tirées par derrière ou sur le côté. Les flèches auraient en quelque sorte rebondi sur l'espèce de bulle formée par le "horo", protégeant ainsi le soldat de leur atteinte.
À vrai dire, une telle protection ne semble pas vraiment démontrée et relève peut-être plus de la légende que de la réalité.
Le "horo" n'était pas porté par tous les guerriers. Il faisait plutôt partie de l'équipement de personnages de haut rang. Certains messagers d'élite, appelés "tsukai ban", prisaient également cette tenue.
Si un tel messager était capturé, ce qui était considéré comme une prise glorieuse, on conseillait d'ailleurs d'envelopper sa tête dans le tissu du "horo".
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le prénom Louis est-il si français ?
Certains prénoms sont davantage associés que d'autres à tel ou tel pays. C'est le cas du prénom Louis pour la France. S'il existe une relation privilégiée entre notre pays et ce prénom, c'est parce qu'il fut porté par de nombreux rois de France.
Un prénom d'origine germanique
"Louis" est un prénom d'origine germanique. Sa forme originelle était "Lhodwig" ou "Hlodowig", ce qui signifie "glorieux combat" ou "illustre combattant". Le prénom fut introduit dans la France actuelle par les peuples francs qui l'ont peu à peu envahie.
Il a d'abord été latinisé, puis est devenu "Clovis" dans sa forme française. Au fil du temps, le c a disparu et le v s'est transformé en u. "Clovis" est donc devenu "Louis".
Ce prénom est resté très populaire jusqu'à la Révolution française. Dans la période suivante, il a été moins porté, passant finalement pour un peu démodé. Mais, à partir des années 1990, le prénom Louis a connu un regain de faveur. Porté par plus de 200.000 garçons, il figure même, aujourd'hui, parmi les 10 prénoms masculins les plus portés en France.
Le prénom des rois de France
Dans la mémoire collective, le prénom Louis reste associé à la Monarchie française. Pas moins de 16 de nos rois l'ont porté, 17 même si l'on inclut l'infortuné dauphin mort au Temple, qui était Louis XVII pour les royalistes.
Louis est donc l'équivalent d'Édouard ou d'Henry pour les Anglais ou d'Alphonse pour les Espagnols. Si nos rois en ont fait leur prénom de prédilection, c'est sans doute en référence à Clovis, le véritable fondateur de la dynastie mérovingienne.
Mais c'est aussi pour honorer la mémoire de saint Louis, sans doute le souverain le plus prestigieux de la dynastie capétienne. Le prénom fut d'ailleurs porté plus souvent à certaines époques.
Ainsi, entre le début du règne de Louis XIII, en 1610, et la fin de celui de Louis XVI, en 1792, quatre rois successifs ont porté ce prénom. Nul doute qu'en le donnant à leurs enfants, les Français de l'Ancien Régime n'aient voulu les placer sous cet illustre patronage.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on des “woke” ?
Tirées d'un verbe anglais, les expressions "woke" et "wokisme" font florès dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais elles n'ont pas la même signification pour tout le monde.
Un état d'esprit progressiste
"Woke" vient du verbe anglais "to awake", qui veut dire "s'éveiller". Depuis très longtemps, ce mot est utilisé, dans la culture américaine, pour désigner une personne consciente de la présence d'inégalités et d'injustices dans la société.
Au XIXe siècle, les antiesclavagistes se voulaient déjà des "éveillés". En 1965, Martin Luther King exhorte les étudiants noirs à qui il s'adresse à rester "éveillés" face à la révolution qui, d'après lui, est en train de se préparer.
Depuis, le terme de "woke" s'est largement répandu dans les réseaux sociaux. Il fait partie du vocabulaire des milieux progressistes, qui l'identifient à toutes les causes où la justice ou les droits de l'homme leur semblent bafoués. Ainsi, ces "woke" condamnent aussi bien le racisme que le sexisme et, plus généralement, toutes les formes de discriminations.
Une vision fragmentée du passé national
Mais, parfois, les "éveillés", ou "woke", ne se contentent pas de donner de la voix. Certains passent à l'action et s'en prennent aux vestiges d'un passé qui leur semble coupable.
C'est ainsi que des militants ont récemment déboulonné les statues de personnages historiques qui, d'après eux, ne méritaient pas d'être honorés. Si la statue d'Edward Colston a été mise à bas, c'est que, si ce mécène a beaucoup fait pour développer sa ville natale, Bristol, il fut aussi un marchand d'esclaves.
De même, des "woke" s'en sont pris à la statue de Léopold II, ce roi des Belges accusé d'avoir couvert les pires horreurs dans ce Congo dont il fut, durant deux décennies, le seul propriétaire.
Ce "wokisme" est accusé par une partie de la classe politique, notamment en France, de vouloir tirer un trait sur le passé. En niant notre passé national, dans son unité, ils se feraient les champions d'une sorte de communautarisme, dans lequel chacun interpréterait l'Histoire à travers le filtre de son identité propre.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi parle-t-on d'Eldorado ?
Si l'on utilise encore aujourd'hui ce mot pour désigner un lieu fabuleux où l'on est censé pouvoir réaliser ses rêves, c'est en raison d'une contrée mythique blottie quelque part au fond des jungles d'Amérique du Sud, "El Dorado", c'est-à-dire "le doré"; une région qui a enflammé l'imagination des conquistadors espagnols du XVIe siècle. Mais malheureusement pour eux, ils n'ont jamais trouvé cet "Eldorado", en un seul mot, qui a cependant continué d'alimenter le mythe d'un pays regorgeant d'or. Voyons cela plus en détails.
Les conquistadors espagnols croient avoir de bonnes raisons de suspecter la présence d'un lieu où l'or serait si abondant que les explorateurs pourraient y récolter un trésor fabuleux.
En effet, ils ont eu vent d'un récit selon lequel le corps du nouveau chef d'une tribu des Andes serait recouvert de poudre d'or. Et durant une cérémonie, des pièces et des objets en or auraient été jetés dans un lac voisin.
Il faut dire qu'il y a une part de vérité dans cette légende. En effet certaines communautés indigènes étaient très douées pour fabriquer des objets en or. Et un certain chef Muisca avait effectivement l'habitude d'imprégner son corps d'or pour briller comme le soleil. Et ensuite, ainsi chargé de trésors, il se jetait dans l'eau d'une lagune sacrée lors d'une cérémonie fastueuse.
Pour être encore plus précis, ce cacique était celui de Guatavita. C'était lui qui, couvert d'or, naviguait sur un radeau au milieu de la lagune de Guatavita.
Aussi à partir de 1540, les conquistadors dirigent des expéditions dans les jungles de l'Équateur et de la Colombie actuels car ils sont persuadés que l'"Eldorado" se trouve à l'intérieur des terres, dans une région reculée. Après avoir asséché en partie le lac (que l'on peut facilement visiter aujourd'hui à seulement 75 kilomètres de Bogota) ils découvrent effectivement des quantités de pièces d'or, jetées le long des rives. Mais ils restent persuadés qu'un trésor plus impressionnant se trouve au fond de l'eau.
Malheureusement pour eux, ils cherchent en vain ! Ils ne parviendront jamais à le trouver.
Cet El Dorado que les explorateurs recherchaient est magistralement représenté par le radeau Muisca que l'on peut voir aujourd'hui au Musée de l'or à Bogota, en Colombie. Ce musée possède 34 000 pièces d'or, toutes d'une beauté inégalée et d'une valeur historique unique, que les cultures indigènes telles que les Muisca et les Tayrona utilisaient tant dans la vie quotidienne que lors de toutes sortes de rituels sacrés. Parmi ces nombreuses pièces figure l'emblématique poporo quimbaya, un récipient utilisé par les indigènes pour stocker la chaux utilisée dans le rituel de mastication des feuilles de coca. Il est aujourd'hui si célèbre qu'il fait partie de l'identité culturelle de la Colombie.
Et puis, au dela du radeau Muisca et du rituel qui a donné naissance à la célèbre légende de l'El Dorado, la convoitise des Européens est encore alimentée par la découverte, dans leurs palais respectifs, des trésors de l'empereur aztèque Moctezuma, et surtout de l'Inca Atahualpa.
Mais le décès des principaux explorateurs et les dissensions intestines qui les opposent compliquent l'organisation des expéditions.Au cours des années suivantes, d'autres explorateurs descendent bien l'Amazone ou explorent les forêts touffues de la Guyane. Mais toujours en vain. Aucun ne découvre la mythique cité qui continue de peupler les rêves des chercheurs d'or du monde entier.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Verlaine a-t-il tiré sur Rimbaud ?
Paul Verlaine et Arthur Rimbaud sont considérés come des poètes majeurs. Mais les deux écrivains n'eurent pas que des relations littéraires. Ils affichèrent une liaison scandaleuse pour l'époque, qui se termina par deux coups de revolver.
Une relation compliquée
Quand il rencontre Rimbaud, en 1871, Verlaine a déjà publié quelques recueils de poèmes. Cette année-là, Rimbaud écrit l'une de ses plus belles œuvres , "Le bateau ivre". Il n'a que 17 ans, soit 10 de moins que Verlaine.
Entre les deux hommes, c'est le coup de foudre. Verlaine quitte sa femme, qui obtient la séparation. Commence alors une liaison tumultueuse, émaillée de disputes et de ruptures.
Verlaine introduit son jeune amant dans le cercle de poètes qu'il fréquente. Les réactions vives et l'anticonformisme de Rimbaud y soulèvent la controverse. À une époque où l'homosexualité est rejetée par la société, leur relation fait scandale.
Les deux hommes vivent ensemble par intermittence, à Paris, mais aussi à Londres et, pour finir, à Bruxelles.
Un amant furieux
La relation entre les deux amants est ponctuée d'accès de violence. Marqué par des drames personnels et des déboires sentimentaux, Verlaine boit beaucoup, notamment de l'absinthe, la fameuse "fée verte", dont les ravages sur la santé sont bien connus.
L'alcool rend Verlaine de plus en plus violent. Dans sa jeunesse, il aurait même, sous son emprise, tenté de tuer sa propre mère. S'emportant facilement lui-même, Rimbaud fait peu de cas des convenances.
Aussi est-ce sans façon que, venu rejoindre son amant à Bruxelles, en juillet 1873, il lui annonce son intention de le quitter. Verlaine voit rouge. Il se précipite dans une armurerie de la ville, où il achète un petit revolver à la crosse en bois.
Comme souvent, il est ivre, ce qui accroît sa colère. Il entre alors dans la chambre qu'il partage avec Rimbaud, puis tire deux fois sur le jeune homme. Celui-ci est blessé au bras.
Verlaine n'en est pas moins condamné à deux ans de prison, autant pour cette tentative d'homicide que pour sa liaison avec Rimbaud et sa participation à la Commune de Paris, deux ans plus tôt.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Qu'est-ce que le supplice de Tantale ?
Beaucoup d'expressions et de mythes nous viennent de la mythologie grecque ou romaine. C'est le cas de ce qu'il est convenu d'appeler, dans le langage courant « le supplice de Tantale ». Mais de quoi s'agit-il au juste ?
Quel fut le crime de Tantale ?
Tantale n'était ni un mortel ni un dieu. Il était en somme un composé des deux, ce qu'on appelle, dans la mythologie grecque, un demi dieu. Il était en effet issu de l'union de Zeus, le plus puissant des dieux grecs, et de la nymphe Ploutô. Dans la mythologie grecque, les nymphes étaient des divinités secondaires.
Or il advint que Tantale provoqua le courroux de Zeus. Mais qu'avait-il bien pu faire pour lui déplaire ? Les écrivains de l'Antiquité ont donné plusieurs versions de l'action qui aurait poussé à bout le roi des dieux.
Pour certains, il aurait profité de la faveur des dieux pour voler à leur table le nectar et l'ambroisie, qui leur étaient réservés. Mais Tantale se serait rendu coupable d'un crime plus grave.
En effet, il n'aurait pas hésité à tuer son propre fils, Pélops, qu'il aurait démembré et offert aux dieux. Ces derniers, voyant qu'on leur servait de la viande humaine, auraient repoussé le plat avec horreur.
Le supplice de Tantale
Là encore, les récits relatant la punition infligée à Tantale sont très divers. Pour certains auteurs, Zeus l'aurait attaché au sommet d'une montagne, un rocher en équilibre instable menaçant à tout moment de l'écraser.
Mais, selon la légende, les dieux auraient surtout condamné Tantale à subir le célèbre supplice auquel il a fini par donner son nom. Il aurait été placé, au sein des enfers, au milieu d'une rivière, dont des branches chargées de fruits venaient toucher l'onde.
Mais, dès que Tantale en approchait la main pour y prendre de l'eau, la
rivière s'asséchait d'un coup. Et, de même, si l'infortuné voulait cueillir un fruit, la branche s'éloignait aussitôt de lui, poussée par le vent.
Le malheureux Tantale était donc condamné, pour l'éternité, à subir les affres d'une faim et d'une soif d'autant plus dévorantes que les moyens de l'apaiser semblaient se trouver à sa portée.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

3 épisodes inédits
Pourquoi les pandas ont-ils un pelage noir et blanc ?
Choses à Savoir Sciences: https://www.chosesasavoir.com/podcast/sciences/
Comment les nains étaient-ils traités dans l'Egypte Antique ?
Choses à Savoir Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/
La crise du Covid a-t-elle créé de nouveaux pauvres ?
Choses à Savoir Economie: https://www.chosesasavoir.com/podcast/economie/
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

A quoi sert la lumière rouge dans les sous-marins ?
Grâce aux films, la vie à bord d'un sous-marin n'a plus de secrets pour les spectateurs. Ainsi, ils sont habitués à voir s'allumer cette lumière rouge qui nimbe le bâtiment d'un halo lumineux. Mais, au fait, à quoi sert-elle ?
Une lumière qui simule la nuit
La lumière rouge qui, à certains moments, baigne l'intérieur du sous-marin, est en fait une lumière inactinique. Il s'agit de ces lumières qu'on allume dans les chambres noires et qui, apportant peu d'éclairage, ne compromettent pas le développement des photos.
Le déclenchement de cette lumière est parfois perçu comme un signal devant préparer les membres de l'équipage à un futur combat. Mais son usage réel est plus prosaïque.
En effet, cette lumière rouge doit imiter la nuit. De fait, sa longueur d'onde est proche de celle de la luminosité nocturne. L'ensemble du bâtiment et tous les instruments de bord passent à ce mode nuit. Sans cette technique, qui permet de respecter la succession du jour et de l'obscurité, le cycle circadien des sous-mariniers serait perturbé.
Responsable de l'alternance entre la veille et le sommeil, ce cycle circadien influence également la tension artérielle ou la pousse des ongles et des cheveux.
Grâce à ce subterfuge, les hommes peuvent se reposer et accomplir leur tâche avec plus d'efficacité.
La lumière rouge n'éclaire pas que les sous-marins
Même si les sous-marins sont les lieux où l'on s'attend le plus à trouver de la lumière rouge, ils n'en ont pourtant pas l'apanage.
Certains bateaux de surface sont également équipés de cette lumière, avec le même objectif que les sous-marins. Mais s'y ajoute une raison supplémentaire : ces navires peuvent naviguer plus discrètement durant la nuit.
Enfin, la lumière rouge n'est pas réservée au seul usage des militaires. En mode nuit, certains smartphones ou liseuses diffusent une lumière rouge qui, contrairement à la lumière bleue, n'est pas nocive pour les yeux et favorise l'endormissement.
Il existe même de petits appareils conçus tout exprès pour émettre cette lumière rouge. En l'allumant tous les soirs, on glisserait plus vite dans le sommeil. Pour certains, il s'agirait même d'une véritable thérapie.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quelle est l'origine des châteaux forts ?
Apparus dès le Xe siècle et disséminés sur une bonne partie de l'Europe deux siècles plus tard, les châteaux forts semblent l'apanage du Vieux continent. Et pourtant, leur origine, beaucoup plus lointaine, doit être recherchée en Afrique.
Les ancêtres africains des châteaux forts
Le désir de protéger les populations et de défendre les cités au moyen de fortifications remonterait à l'Égypte prédynastique. Ainsi le site de Nekhen date d'environ 6.000 ans. Cette ville, où l'on adorait le dieu faucon Horus, était alors la capitale de la Haute-Égypte.
Cependant, la vaste enceinte de briques entourant la ville serait peut-être de construction postérieure et n'aurait pas de vocation militaire.
Autre exemple, le site de Bouhen, en Nubie, région dominée par les Égyptiens et correspondant à peu près au Soudan actuel. Au second millénaire avant notre ère, à l'époque de la XIIe dynastie, la cité prend de l'ampleur et se dote d'une impressionnante fortification, composée de douves et d'une double muraille crénelée. La cité prend ainsi des allures de ville retranchée.
Bien avant notre Moyen-Âge, on retrouve également des forteresses évoquant les châteaux forts dans le royaume d'Axoum, en Éthiopie, ou chez les peuples appartenant à la civilisation du Zimbabwe.
Un lieu de défense et de résidence
Les Maures, qui, à partir du VIIIe siècle, envahissent la péninsule ibérique, la Sicile et le sud de la France, érigent des forteresses qui ont pu également inspirer les bâtisseurs de nos châteaux forts.
En suivant sans doute ce modèle architectural, des forteresses en pierre ont été peu à peu érigées, à partir du IXe siècle, dans tout l'Empire carolingien. Elles ont succédé aux "mottes castrales" du haut Moyen-Âge, tours en bois entourées de palissades et construites sur un tertre.
C'est à partir du XIIe siècle que le château fort revêt sa forme et sa fonction définitives. C'est d'abord un ensemble défensif, muni de remparts, d'une herse et d'un pont-levis.
Mais c'est aussi le lieu de résidence d'un seigneur, qui vit dans le donjon et, depuis son château, exerce son autorité sur un territoire qui reçoit précisément le nom de châtellenie.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi Louis XVI fut-il décapité deux fois ?
On sait que l'infortuné Louis XVI fut guillotiné le 21 janvier 1793. Mais on ignore souvent que pareille mésaventure est arrivée à une statue à l'effigie du roi.
Un terrible hiver
Pour comprendre cette première "décapitation" de Louis XVI, il faut d'abord évoquer l'hiver 1783-1784. Comme d'autres avant lui, il fut en effet très rude.
Frappant surtout le nord de la France, cette rigueur hivernale ne débute pas avant la fin du mois de décembre 1783 et se poursuit durant environ deux mois. À Paris, la température baisse jusqu'à moins 19,1 °C le 30 décembre 1783.
On relève 60 cm de neige dans les rues de la capitale, qui subit des gelées durant près de 70 jours consécutifs. La population grelotte et les pauvres meurent de froid dans leurs galetas mal chauffés.
Ému par cette détresse, Louis XVI décide de remettre en vigueur des textes donnant au Grand Bureau des pauvres, chargé de secourir les indigents, le droit de prélever une taxe spéciale sur les riches.
Une statue qui perd sa tête
Averti de cette mesure, le peuple laisse éclater sa joie. Pour remercier le roi, il bâtit, avec la neige envahissant les rues de Paris, une statue à l'effigie du monarque.
Elle est érigée sur le Pont-Neuf, en face de celle d'Henri IV, un autre souverain apprécié par le peuple. Il s'agit d'une construction monumentale qui, d'après les témoignages de l'époque, s'élevait au-dessus du deuxième étage des maisons.
Toutes les sources soulignent la parfaite ressemblance du visage, ceint d'une couronne de fleurs, avec celui du monarque. Cette statue de neige devient une véritable attraction, qui attire chaque jour une foule de curieux.
Mais, succédant au froid terrible qui régnait dans Paris depuis la fin décembre, le redoux s'annonce dès la fin du mois de janvier. Et il est fatal à la tête du roi, dont la base commence à s'amenuiser, sous l'effet de la fonte de la neige, avant de choir sur le sol.
Ou cette chute survient le 21 janvier 1784, soit 9 ans jour pour jour avant l'exécution de Louis XVI.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.