
Choses à Savoir - Culture générale
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Peut-on dire une “après-midi” et “pécunier” ?
Dans la langue française, le genre ou l'orthographe de certains mots font hésiter plus d'un usager. C'est le cas, entre bien d'autre termes, des mots "après-midi" et "pécunier".
Quel est le genre du mot "après-midi" ?
Dans l'usage courant, il semble que le genre masculin soit le plus souvent utilisé. On dira donc plus volontiers :"un bon après-midi". Par contre, les écrivains emploient l'un ou l'autre genre.
Les dictionnaires ne tranchent pas plus la question, laissant aux usagers le choix d'utiliser le mot au masculin ou au féminin.
Gardienne de la langue de Molière, L'Académie française a fini par donner son avis. Dans la 9e édition de son dictionnaire, dont le 4e tome a paru en 2011, l'illustre compagnie précise en effet qu'il est préférable d'employer le mot "après-midi" au masculin.
Et ce pour deux raisons. La première est que ce genre est le plus employé dans la vie courante. Ensuite, les académiciens ont considéré que, le mot "midi" étant masculin, il était logique que le composé "après-midi" le fût aussi.
Peut-on dire "pécunier" ?
Certaines personnes emploient parfois le mot "pécunier", au lieu de "pécuniaire", pour parler de quelque chose en relation avec l'argent. Ils utilisent ce terme en pensant qu'il est le masculin du mot "pécuniaire". Ils pensent sans doute à des mots comme "financier" ou "séculier", qui donnent pourtant "financière" ou "séculière" au féminin.
En fait, le mot "pécunier" est incorrect. C'est un barbarisme, comme disent les grammairiens. En effet, "pécuniaire" s'emploie aussi bien au masculin qu'au féminin, sans pour autant que sa forme change.
On dira donc aussi bien un avantage "pécuniaire" qu'une aide "pécuniaire". En grammaire, ce type d'adjectif porte le nom d'"épicène", ce qui signifie que sa forme ne change pas selon le genre.
Il est assez surprenant que le mot "pécuniaire" soit affublé d'un masculin fictif. En effet, les locuteurs ne réagissent pas de la même manière devant des mots comme "judiciaire", "auxiliaire" ou "stagiaire".
En effet, il ne viendrait à l'idée de personne d'écrire un tribunal "judicier" ou un bataillon "auxilier".
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Qui choisit le nom des tempêtes ?
Chaque année, des tempêtes et des ouragans frappent des régions du monde. Pour les identifier de façon plus commode, ces phénomènes climatiques portent des prénoms. Mais, au fait, qui décide de ces appellations et comment sont-elles choisies ?
Les organismes chargés de baptiser les tempêtes
Plusieurs organismes se chargent du choix des prénoms qualifiant les tempêtes. En Europe, il s'agit du service météorologique de l'université libre de Berlin. Elle désigne les tempêtes par des prénoms depuis 1954. D'ailleurs, elle baptise aussi les dépressions et les anticyclones de la même façon.
Cette besogne est dévolue à l'Organisation météorologique mondiale (OMM) pour le reste du monde. Elle délègue cette tâche à cinq organismes régionaux.
Ceci étant, l'OMM ne désigne un phénomène climatique par un prénom que s'il dépasse une certaine ampleur. Ainsi, pour mériter ce privilège, une tempête doit être accompagnée de pluies diluviennes et de bourrasques dépassant 119 km/h.
Le choix des prénoms
Les organismes chargés de baptiser les tempêtes établissent plusieurs listes. En principe, chacune est composée de 21 prénoms, classés par ordre alphabétique.
Ces listes contiennent autant de prénoms féminins que masculins. Jusqu'en 1979, l'OMM n'utilisait que des prénoms féminins. Depuis lors, elle a mis fin à cette pratique, jugée sexiste.
En principe, les prénoms sont réutilisés. Ainsi, le prénom Cindy, choisi pour désigner une tempête en 2017, devrait être employé à nouveau en 2023. Sauf dans un cas cependant.
En effet, les prénoms ayant servi à désigner des tempêtes particulièrement destructrices sont retirés des listes. C'est le cas du prénom Katrina, associé au terrible ouragan qui, en 2005, a ravagé les côtes de la Louisiane.
En Europe, il est possible, en payant une certaine somme, de donner son nom à un phénomène climatique. Ainsi une dépression "coûte" un peu moins de 200 euros, contre environ 300 euros pour un anticyclone. Ce programme, nommé "adopt a vortex", existe depuis 2002.
Enfin, les prénoms sont également choisis en fonction des régions que la tempête doit toucher. Ainsi, un typhon devant s'abattre sur le Japon portera de préférence un prénom local, plus facile à mémoriser par les habitants.
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Quelle est la différence entre Tsiganes, Roms, gitans et gens du voyage ?
Le langage est parfois hésitant pour désigner certaines populations, créant ainsi une confusion regrettable. C'est le cas pour les Tsiganes, que beaucoup distinguent mal des Roms, des gitans ou encore des gens du voyage.
Tsiganes et Roms : un même peuple
"Tsigane" et "Rom" sont deux noms génériques, qui désignent en fait le même peuple. Le premier est utilisé par des observateurs extérieurs pour désigner ce peuple, alors que le second est d'usage interne. En effet, les "Roms" se désignent eux-mêmes ainsi. Ils n'apprécient guère le terme de "Tsigane", qu'ils trouvent plutôt péjoratif.
Ce peuple serait issu d'une région du nord-Ouest de l'Inde, où il aurait vécu jusqu'au XIe siècle. Il aurait ensuite émigré vers l'Europe et l'Amérique. Avec ses 10 à 12 millions de personnes, le peuple tsigane ou rom représente la plus importante minorité européenne.
Certains pays européens, comme la Roumanie et la Bulgarie, en accueillent environ la moitié.
En fonction du lieu où ils sont installés, les Tsiganes sont souvent connus sont d'autres noms. On parle ainsi de "manouches" pour les Tsiganes d'Europe de l'Ouest ou de "bohémiens" pour ceux d'Europe centrale.
Les gitans sont des Tsiganes
Le nom "gitan" est souvent utilisé, notamment en France. Comme les manouches ou les bohémiens, les gitans font bien partie du peuple tsigane ou rom. Comme lui, il serait originaire du nord-ouest de l'Inde.
Ils auraient ensuite émigré en Grèce, puis dans des pays d'Europe comme l'Espagne ou la France, où on les trouve, surtout au sud, dès le Moyen-Âge.
Les "gens du voyage" : une appellation administrative
"Gens du voyage" est un terme administratif, utilisé par les autorités françaises. Depuis une loi de janvier 1969, il désigne les personnes vivant plus de six mois par ans dans un domicile mobile terrestre, le plus souvent une caravane.
Exerçant souvent les métiers de forains ou de saisonniers, ils seraient environ 400.000 sur le territoire national. La quasi totalité d'entre eux possèdent la nationalité française.
Les Tsiganes n'entrent pas dans cette catégorie des gens du voyage, car la plupart sont aujourd'hui sédentarisés.
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Les animaux sont-ils doués d'empathie ?
Capacité de se mettre à la place des autres, et d'en comprendre les émotions, l'empathie semblait un sentiment réservé à l'espèce humaine. Or, nombre d'études montrent que les animaux semblent en être doués eux aussi.
Des animaux attentifs aux autres
Les nombreuses recherches des éthologues abondent d'exemples d'animaux empathiques. Parfois, cette empathie n'est qu'une sorte de contagion émotionnelle, qui joue un rôle protecteur pour l'espèce.
Ainsi, quand un poisson ressent un danger et change de direction, tous ses congénères le suivent. D'autres exemples témoignent d'une solidarité qui, chez les animaux sociaux, est synonyme de survie.
On peut citer le cas de singes léchant les plaies d'un des leurs blessé par un fauve, ou ralentissant leur marche pour permette à des animaux malades de suivre le groupe.
Mais certains animaux ont des comportements dans lesquels ils ne semblent rien avoir à gagner. On a ainsi vu un singe désigner un jeton qui lui vaut de la nourriture, mais en promet aussi à un congénère, plutôt qu'un autre qui réservait ces friandises à lui seul.
On a le sentiment d'avoir affaire, dans ce ce cas, à ce qu'il faut bien appeler un comportement "altruiste".
L'évolution du cerveau
Plusieurs explications ont été avancées pour rendre compte de cette empathie animale. Les scientifiques ont d'abord rappelé le rôle des "neurones miroirs". Ces cellules cérébrales permettraient aux animaux, mais aussi aux hommes, d'imiter certaines attitudes lorsqu'ils les voient chez un congénère.
D'autres spécialistes cherchent une explication à l'apparition de l'empathie dans l'évolution du cerveau. Ce serait au moment où certains reptiles deviendraient des mammifères que le cerveau serait davantage le siège des émotions, parmi lesquelles l'empathie.
Elle se serait d'ailleurs très vite manifestée dans l'attitude des mères par rapport à leurs petits. En effet, les mammifères en prendraient davantage soin et seraient plus sensibles aux signaux manifestant leur détresse. Une telle attitude, davantage tournée vers les autres, aurait surtout pour but d'assurer la survie des jeunes, et donc celle de l'espèce.
Mais ce comportement se manifeste aussi chez d'autres animaux, comme les poules, très attentives aux manifestations de désarroi de leurs poussins.
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Quel est le “triangle des Bermudes” français ?
On connaît le triangle des Bermudes dans lequel, selon certains, bien des avions viendraient s'abîmer de façon inexplicable. Mais on sait moins que la France possèderait une région tout aussi fatale aux aéronefs, le triangle de la Burle.
De nombreux accidents aériens
Cette zone serait située entre le mont Mézenc, en Ardèche, le Puy-en-Velay, chef-lieu de la Haute-Loire, et le massif du Pilat, dans les Cévennes. Depuis 1943, date du premier accident aérien de la série, jusque dans les années 1990, de nombreux crashs se seraient produits dans ce secteur, qui forme une sorte de triangle.
Certains recensent trente accidents environ, d'autres une quarantaine. Ainsi, en novembre 1943, un bombardier anglais devant parachuter des résistants s'écrase dans la zone. En 1948, Kathleen Kennedy, sœur du futur président américain, trouve la mort dans le crash de son avion, tombé lui aussi dans le triangle de la Burle.
D'autres avions, militaires ou cils, s'écraseront encore dans la région. De quoi alimenter sa réputation de lieu maudit.
Ovnis ou mauvais temps ?
Pour certains, ces catastrophes aériennes ne relèvent pas d'explications rationnelles. Ils soulignent d'abord la fréquence inhabituelle des crashs dans une région peu étendue.
Ils attirent aussi l'attention sur les faits étranges qui les auraient accompagnés. En effet, plusieurs personnes auraient aperçu de curieuses lueurs roses dans le ciel, juste avant qu'un accident ne se produise.
Par ailleurs, les sauveteurs intervenus sur le lieu d'un accident aérien, survenu le 21 janvier 1971, retrouvent 22 corps alors que l'avion ne transportait que 21 passagers. Enfin, les débris de certains avions, écrasés au sol, n'ont jamais été retrouvés.
Alors on évoque l'action des Ovnis, des légendes locales centrées sur une table d'or ou encore l'attraction magnétique.
D'autres préfèrent s'en tenir à des explications plus naturelles. Le mauvais a sans doute joué un rôle déterminant dans ces accidents. En effet, la région est souvent balayée par un vent très violent, la burle, qui a donné son nom à ce triangle des Bermudes français.
Capable de geler les sondes des appareils ou de brouiller les repères des pilotes, il pourrait être à l'origine des accidents. Des erreurs humaines ou des défaillances techniques ne sont pas non plus à exclure.
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Pourquoi les casinos se trouvent-ils souvent au bord de l'eau ?
Toutes les villes, tant s'en faut, ne peuvent pas se prévaloir d'un casino sur leur territoire. On les trouve surtout dans des cités installées au bord de l'eau, qu'il s'agisse de la mer ou d'un lac. Comment expliquer cette répartition inégale des casinos sur le territoire français ?
Seules certaines villes ont droit à des casinos
Pour comprendre cette situation, il faut remonter au règne de Napoléon. L'Empereur voulait réglementer la pratiques des jeux d'argent, auxquels on pouvait s'adonner dans nombre de tripots clandestins.
Aussi décide-t-il de créer, en 1806, un établissement qui aurait l'exclusivité de ces jeux de hasard. C'est donc à cette occasion que s'ouvre la première salle de casino. Napoléon pensait faire d'une pierre deux coups : lutter contre les jeux clandestins et offrir à l'État une nouvelle source de revenus.
Mais cette loi de 1806 ne permet pas aux exploitants de casinos de les ouvrir partout où ils le souhaitent. En effet, seules les villes thermales et balnéaires peuvent prévoir un tel établissement.
Une liste qui s'allonge
Un siècle plus tard, en 1907, une nouvelle loi étend un peu la localisation des casinos. Ils doivent toujours se situer de préférence au bord de l'eau, puisque la première catégorie de ville autorisée à les accueillir est composée des "stations balnéaires".
La présence de la mer, qui attire une clientèle aisée, est donc jugée opportune pour l'accueil de ces établissements. Mais les "stations thermales", autres villes jugées aptes à recevoir des casinos, sont elles-mêmes souvent situées près d'un lac.
Mais la loi de 1907 agrandit un peu le périmètre. En effet, les stations "climatiques" s'ajoutent à la liste des villes pouvant s'enorgueillir de la présence d'un casino. Il s'agit de stations de montagne, dont le climat peut être bénéfique aux personnes qui les fréquentent.
Le casino peut encore s'installer dans une station touristique, à condition qu'elle respecte des critères très précis. Pour avoir le droit d'installer un casino, la cité doit être la ville principale d'un ensemble urbain de plus de 500.000 habitants et contribuant pour plus de 40 % à l'essor d'un lieu culturel.
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Pourquoi McDonald's a frôlé la banqueroute en 1984 ?
Les tensions entre les États-Unis et l'URSS s'aggravant au début des années 1980, les Soviétiques décident que leurs athlètes n'assisteront pas aux Jeux Olympiques, qui doivent se tenir à Los Angeles en 1984. Une décision qui ne fait pas l'affaire des dirigeants de McDonald's.
Une vaste opération de marketing
Les Jeux Olympiques ne sont pas seulement une bonne nouvelle pour les sportifs, qui espèrent assister à des performances de haut niveau. Comptant sur un afflux de nouveaux clients, les commerçants se frottent eux aussi les mains.
C'est le cas des responsables de McDonald's. Dans la perspective des Jeux Olympiques de 1984, qui doivent avoir lieu à Los Angeles, ils lancent une vaste opération commerciale.
Ils décident en effet de donner à leurs clients des cartes correspondant à des épreuves de la compétition. Si les athlètes américains décrochent une médaille, le client n'a plus qu'à présenter sa carte dans un restaurant du groupe.
En échange, ils auront droit à un Big Mac, le fameux hamburger de McDonald's, si les sportifs américains ont remporté une médaille d'or. S'il s'agit de médailles d'argent ou de bronze, le client se verra offrir des frites ou un soda.
Un nombre imprévu de médailles
Au début de la décennie 1980, la guerre froide n'est pas terminée. Les relations entre les Soviétiques et les Américains ne cessent de se dégrader. Parmi les événements qui ont favorisé ces crispations, on peut noter l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques, en 1979, ou le déploiement de missiles nucléaires en Europe par les deux puissances.
Cette situation conduit l'URSS, en 1984, à boycotter les Jeux de Los Angeles. Dans la foulée, d'autres pays lui emboîtent le pas. En tout, ce sont 15 nations qui seront absentes de la compétition.
Cette nouvelle atterre les responsables de McDonald's. En faisant leurs calculs par rapport aux résultats des Jeux de Montréal, en 1976, où les Américains avaient remporté 94 médailles, ils pensaient rentrer largement dans leurs frais.
Mais, débarrassés de la redoutable concurrence russe, les Américains décrochent 174 médailles. De quoi mettre McDonald's au bord de la faillite.
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Pourquoi avons-nous des ongles ?
On le sait, la nature ne laisse rien au hasard. C'est ainsi que les ongles, comme les autres parties et organes du corps, ont leur utilité.
Les ongles ont d'abord été une arme et un outil
Ces petits éléments durs, qui terminent doigts et orteils, s'enracinent sous la peau et sont fabriqués à partir de cellules de kératine. Les animaux, comme certains primates ou mammifères, en possèdent aussi, sous la forme de griffes, de sabots ou même de ornes.
Les ongles, qu'ils avaient plus développés, ont d'abord servi d'armes aux hommes de la Préhistoire. Ils les utilisaient sans doute aussi comme un outil, pour creuser le sol ou gratter la peau d'un fruit.
Il se peut également que leurs ongles les aient aidés à grimper aux arbres, en cas de danger par exemple.
D'autres fonctions aujourd'hui
De nos jours, les hommes n'utilisent plus guère leurs ongles pour se défendre et encore moins pour fouir le sol.
Mais ils n'en sont pas pour autant inutiles. En effet, ils protègent l'extrémité des doigts des chocs et des agressions extérieures. Et en cas de fracture de la dernière phalange, l'ongle, qui s'y arrime, peut l'empêcher de trop bouger. En d'autres termes, il lui sert d'attelle naturelle.
Par sa présence, l'ongle tend également à durcir la peau du bout des doigts. Ce qui nous permet de saisir et de manier avec plus de facilité de menus objets. la présence des ongles n'est d'ailleurs pas étrangère à la plus grande sensibilité de cette partie des doigts.
Les ongles ont une autre utilité : ils sont un bon indicateur de notre état de santé. En effet, si les ongles se cassent ou deviennent trop mous, par exemple, le médecin y verra des signes avant-coureurs de certaines carences ou d'un manque d'hydratation.
Pour peu qu'ils soient assez longs, les ongles peuvent encore nous servir d'outils, pour retirer une épine du doigt par exemple.
Enfin, ces ongles peuvent devenir un instrument de séduction. Pour les embellir, on les peint de vernis colorés ou on les livre aux soins de la manucure.
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Pourquoi la Lettre à Elise de Beethoven devrait-elle s'appeler autrement ?
Parmi les morceaux composés pour le piano, "La lettre à Élise", de Beethoven, est sans doute l'un des plus connus. En effet, les débutants s'y exercent souvent. Et pourtant, il semble que cette pièce ne porte pas le bon prénom.
Une œuvre sans doute composée pour Thérèse Malfati
Beethoven compose ce morceau en 1810. Il l'intitule "Bagatelle en la mineur". Aucune Élise n'est donc mentionnée dans le titre de l'œuvre.
Le musicien a bien composé cette "bagatelle" pour une femme, mais elle ne s'appelait pas Élise. Elle se nommait en fait Thérèse Malfati von Rohrenbach zu Dezza. Fille d'un commerçant viennois, elle joue du piano et compose même à ses moments perdus.
Beethoven se prend d'une violente passion pour Thérèse. Il lui écrit, la fréquente assidûment et l'encourage à cultiver son talent de musicienne. En 1810, il se décide à la demander en mariage.
Mais le père de la belle Thérèse refuse. C'est une immense déception pour le musicien, qui n'avait guère de chance avec les femmes.
La plupart des musicologues pensent que "La lettre à Élise" fut composée pour Thérèse Malfati. L'une des raisons est qu'on en trouva la partition dans ses papiers personnels.
Un titre effacé
Mais alors, pourquoi cette pièce est-elle connue sous le nom de "Lettre à Élise ? Le responsable de cette méprise est sans doute le musicologue Ludwig Nohl. C'est lui qui, en 1865, met la main sur la partition de la "Bagatelle en la mineur".
Mais le document est en mauvais état. Nohl ne parvient pas à en lire le titre, dont il ne distingue qu'un mot, "für" ("pour" en français) et les deux dernières lettre, "SE", de ce qu'il imagine être un prénom.
Il décide, pour des raisons qu'on ne connaît pas, que ce sera "Élise". La pièce paraît donc, en 1867, sous le titre "La lettre à Élise".
L'hypothèse selon laquelle l'œuvre aurait été dédiée à la soprano Elizabeth Röckel, dont l'un des prénoms est précisément Élise, a également été évoquée. Certains ont aussi pensé à l'une des élèves de Beethoven, la comtesse Thérèse de Brunswick.
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Pourquoi les téléphones sont-ils tous étanches au Japon ?
Les fabricants ne cessent de perfectionner leurs téléphones portables et d'étendre le nombre de leurs fonctionnalités. Mais l'une d'elles est particulièrement appréciée au Japon : l'étanchéité. La raison tient aux habitudes des jeunes Japonaises.
Téléphoner sous la douche
Bien des utilisateurs demandent à leur smartphone d'être solide, de faire de belles photos ou d'avoir une bonne autonomie. Mais, au Japon, on sera surtout attentif à l'étanchéité de l'appareil.
En fait, ce sont surtout les jeunes Japonaises qui sont sensibles à cette caractéristique. Et pour une raison bien simple. En effet, ces demoiselles, qui ne peuvent pas se séparer de leurs portables, les emportent avec elles sous la douche.
C'est pourquoi la quasi totalité des smartphones vendus au Japon sont étanches. Et les Japonais y sont habitués depuis longtemps, puisque le premier téléphone résistant à l'eau date de 2005.
Les smartphones fabriqués aujourd'hui seraient capables de résister à une immersion de plus d'une heure dans l'eau. Et si on récupérait certains modèles à 30 mètres de profondeur, ils seraient encore en état de marche.
Un tiers des dommages causés par l'eau
Il semblerait que cette utilisation du portable soit moins répandue dans les autres pays. C'est pourquoi certains fabricants ne proposent toujours pas de smartphones étanches, préférant développer d'autres fonctionnalités.
Ce faisant, ils savent qu'ils se ferment à la clientèle japonaise. En effet, un téléphone non étanche aurait le plus grand mal à se vendre dans ce pays. Aussi d'autres marques rendent-elles leurs téléphones résistants à l'eau, dans le but de séduire les jeunes Japonaises.
Ce n'est d'ailleurs pas seulement un caprice de leur part. En effet, dans un tiers des cas, l'eau serait responsable des dommages subis par les portables. De fait, les occasions de l'endommager ainsi ne manquent pas.
On peut le mouiller par inadvertance en se lavant les mains. Et il arrive que les utilisateurs qui ne peuvent vraiment pas se passer de leur smartphone le fassent tomber dans les toilettes.
Sans parler, bien sûr, de ceux qui prennent leur bain en téléphonant. Mais, nous l'avons vu, c'est une habitude plutôt réservée aux jeunes Nippones.
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Pourquoi la Chine a-t-elle voulu mettre fin aux “Quatre Vieilleries” ?
Durant la "révolution culturelle", qui dura dix ans, de 1966 à 1976, Mao Zedong s'est mis en tête d'éradiquer le passé. Secondé par les fidèles gardes rouges, le parti communiste a donc ordonné de mettre fin aux "Quatre Vieilleries".
Un passé condamné
La révolution culturelle devait permettre à Mao de consolider son pouvoir en s'attaquant aux catégories sociales qui lui faisaient de l'ombre. Il a ainsi lancé des jeunes fanatisés, devenus des "gardes rouges", contre les fonctionnaires, les propriétaires fonciers ou encore les paysans aisés.
Parce que beaucoup d'entre eux restaient attachés à la culture traditionnelle, et en retiraient du prestige, le dirigeant chinois commanda à ses gardes rouges d'abattre ce qu'on appela les "Quatre Vieilleries". Autrement dit, tout ce qui relevait de l'ancienne culture et des vieilles coutumes.
Destructions et sévices
Galvanisés par le discours officiel, les gardes rouges prennent leur mission très au sérieux. Ils se répandent dans le pays et entreprennent de vandaliser les monuments du passé et de briser des objets précieux, datant parfois du plus lointain passé.
Les peintures traditionnelles sont déchirées et d'anciens manuscrits sont brûlés. Quant aux livres de généalogie, essentiels dans un pays où l'on célèbre le culte des ancêtres, ils n'échappent pas non plus à la destruction.
Mais les gardes rouges ne s'en prennent pas seulement aux objets. Ils s'attaquent aussi aux personnes. Les Chinois chez qui l'on trouve des "vieilleries" désormais interdites sont punis et humiliés en public.
Mais il y a pire. Des intellectuels, et notamment des artistes, font l'objet de sévices ou sont même assassinés. Les tortures qu'on leur réserve sont fonction de leur art. Ainsi, les gardes rouges crèvent les yeux des peintres ou écrasent les doigts des pianistes.
De même, les spectacles "anciens" sont prohibés et la culture doit désormais s'organiser autour de quelques opéras officiels.
Cette folie criminelle s'apaise peu à peu après 1976 et, à partir du début des années 1990, le pouvoir communiste entreprend de restaurer les œuvres et les sites endommagés par les gardes rouges. Il n'a d'ailleurs jamais fait état de l'ampleur des dégâts.
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Pourquoi utilise-t-on un “clap” sur les tounages de films ?
Dans les reportages consacrés au tournage d'un film, on peut voir s'avancer, avant le début d'une prise, un technicien muni d'une sorte d'ardoise, contre laquelle il frappe une réglette. C'est le fameux "clap". Mais à quoi sert précisément cet instrument ?
Synchroniser le son et l'image
Un clap se compose de deux parties distinctes, rattachées l'une à l'autre : une ardoise et une petite règle, ornée de chevrons noirs et blancs.
Cette dernière est utilisée comme une sorte de heurtoir. Au début de chaque prise, et parfois à la fin, le préposé frappe la réglette contre l'ardoise. Un bruit sec se fait entendre, d'où le nom de "clap" donné à l'instrument.
Le clap a un objectif essentiel : permettre une meilleure coordination entre le son et l'image. Comme ils ne sont pas enregistrés sur le même support, il importe de les faire coïncider exactement au montage.
C'est là qu'interviennent le son produit par la réglette et l'image qui l'accompagne. Ils servent de repère au monteur. Au moment où la "claquette" frappe l'ardoise, l'image devient nette; c'est à cet instant précis que la synchronisation du son et de l'image doit s'opérer.
Choisir la bonne prise
De son côté, l'ardoise du clap n'est pas non plus sans utilité. Diverses informations y sont inscrites à la craie. En règle générale, on y trouve ainsi le titre du film, le nom du réalisateur et le numéro du plan.
D'autres indications peuvent porter sur le lieu du tournage et l'éclairage souhaité. Mais la mention sans doute la plus importante est celle du numéro de la prise. En effet, un plan peut être tourné de nombreuses fois, chacune constituant une prise.
C'est le réalisateur qui, pour chaque plan, choisit la prise qu'il estime la meilleure. Au montage, la mention du numéro de la prise permettra au monteur de choisir celle qui a été retenue par le metteur en scène.
Le clap était surtout précieux pour les films réalisés sur support argentique. Il n'est pas pour autant délaissé avec les modes actuels de tournage, car il est utilisé notamment pour la manipulation des éléments numériques.
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Pourquoi dit-on “cinq sur cinq” ?
L'expression "cinq sur cinq" signifie en principe qu'une personne a bien compris ce que vient de lui dire son interlocuteur. Mais sait-on quelle est son origine ?
S'assurer de la bonne réception des messages
Comme bien d'autres, l'expression "cinq sur cinq" a d'abord fait partie du langage des militaires. Ils l'utilisaient pour indiquer à leur interlocuteur, lors d'une communication radio, que le message transmis était parfaitement clair et audible.
Pour être plus précis, la formule employée était, dans ce cas : "message reçu cinq sur cinq". Une telle mention peut paraître surprenante à notre époque, où, du fait de technologies innovantes, la clarté de la communication semble aller de soi.
Mais, voilà seulement quelques décennies, il n'en allait pas de même. La transmission pouvait être de mauvaise qualité, brouillée par des parasites et d'autres interférences. D'où la nécessité de prévenir son interlocuteur que le message transmis avait été bien reçu ou, au contraire, perçu de manière partielle.
Compte tenu de l'importance de certains messages, il était indispensable que leurs expéditeurs s'assurent de leur bonne réception.
Un code spécifique
Pour parvenir à ce résultat, les militaires avaient mis au point un code spécifique. Il était composé de deux chiffres, dont chacun avait une signification propre. Le premier indique l'intensité du signal lors de la communication radio. Quant au second, il porte sur la clarté de la transmission.
Ce code à deux chiffres devait être utilisé, à la fin de chaque transmission, par le destinataire du message. S'il indiquait que le message avait été reçu "cinq sur un", cela voulait dire que le volume de la transmission était très fort, mais que le message était perturbé par des parasites. Autrement dit presque impossible à comprendre.
Un message "reçu un sur cinq" avait la signification inverse. le signal radio était menu, d'un volume faible, mais en même temps très clair. Bien sûr, le message reçu "cinq sur cinq" exprimait le summum de la qualité : son volume était puissant et sa réception parfaitement claire.
À la question "message reçu ?", les militaires pouvaient aussi répondre, dans ce cas : "fort et clair".
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Que signifie vraiment “L'enfer c'est les autres” ?
"L'enfer, c'est les autres" fait partie d'une réplique prononcée par l'un des personnages de "Huis clos", la pièce de Jean-Paul Sartre, écrite en 1944. Mais sa véritable signification est souvent incomprise.
Vivre ensemble pour l'éternité
Les trois personnages de "Huis clos" se retrouvent dans une pièce fermée et dépourvue de miroirs. Elle symbolise l'enfer. Cet homme ces deux femmes s'attendent à être jugés ou à rendre des comptes.
Mais nul "bourreau" ne se présente. Ils ont alors tôt fait de comprendre qu'ils sont contraints de vivre ensemble pour toujours. C'est cette cohabitation forcée qui est leur châtiment.
Très vite, chacun s'aperçoit qu'il lui est impossible de s'isoler. Les autres finissent toujours par s'imposer à lui, soit en voulant le séduire soit en tentant de le manipuler.
Exister par le regard des autres
Mais qu'a voulu dire le philosophe par sa formule devenue proverbiale ? "L'enfer, c'est les autres" ne signifie pas qu'un homme doit voir un ennemi dans chacun de ses semblables.
Cet "enfer", c'est surtout le regard d'autrui. En effet, c'est lui qui nous fait exister. La façon dont nous réagissons, nous dit Sartre, le regard que nous portons sur nous-mêmes, sont en grande partie fonction du jugement des autres.
C'est parce que nous n'existons vraiment que par le jugement d'autrui que nous sommes en enfer. Cette présence permanente de l'autre dans nos vies, poursuit le philosophe, nous la sentons par le truchement de la honte.
Si, par exemple, un homme regarde par le trou de la serrure pour surprendre sa femme infidèle, il se sent soudain saisi par la honte, car il se voit dans le regard d'autrui. Cette honte ne peut exister, et donc aussi celui qui la ressent, que par rapport à autrui.
La conscience de l'homme ne serait donc pas, comme le prétendait Descartes, cette entité autonome, susceptible de décider de son propre destin. En fait, c'est à une confrontation des consciences que Sartre nous fait assister, chacune ayant besoin des autres pour avoir le sentiment d'exister. Par ce besoin permanent des autres, chacun pave son propre enfer.
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Pourquoi ne faut-il pas être ironique avec les enfants ?
La communication suppose la maîtrise d'un certain nombre de sons, de gestes et d'attitudes que les enfants né décodent pas toujours. C'est notamment le cas lorsqu'ils sont confrontés à l'ironie.
Les jeunes enfants ont du mal à comprendre l'ironie...
En règle générale, ce n'est qu'entre six et huit ans que les enfants commencent à comprendre les mécanismes de l'ironie. En deçà, ils ont tendance à prendre pour argent comptant ce qu'on leur dit, sans se douter que les paroles prononcées ont le sens inverse de ce qu'elles semblent vouloir dire.
Si le sarcasme se glisse dans un message ambigu, il arrive que des enfants plus âgés, ou même des adultes, ceux qui souffrent d'autisme en particulier, ne parviennent pas à le déchiffrer.
C'est que, pour vraiment saisir le sens d'un message ironique, il ne faut pas seulement s'en tenir aux mots. Il faut aussi percevoir l'intention de son auteur et être sensible à ses gestes et au ton qu'il emploie.
Autant de signaux complexes qui ne sont pas vraiment à la portée des jeunes enfants, d'autant qu'il faut les associer pour appréhender la véritable signification du message.
...Mais Les enfants empathiques la perçoivent mieux
Des chercheurs canadiens ont essayé de mesurer cette difficulté des enfants à comprendre l'ironie. L'étude a porté sur une trentaine d'enfants de huit à neuf ans.
Ils devaient assister à un spectacle de marionnettes. À la fin, un des personnages devait proférer une remarque. Aux enfants de dire s'ils la trouvaient ironique ou non. Pour cela, ils disposaient de deux jouets.
S'ils saisissaient un canard en peluche, cela voulait dire que, pour eux, la remarque n'était pas ironique. Prendre le requin signifiait au contraire qu'à leur avis elle était plutôt sarcastique.
Au préalable, les chercheurs avaient pu, au moyens de divers tests, apprécier le niveau d'empathie des enfants. Ils se sont alors aperçus que les enfants empathiques percevaient mieux l'ironie contenue dans les remarques des marionnettes.
Ce qui paraît d'ailleurs assez logique, car cette faculté permet aux enfants de se mettre plus facilement à la place de leurs interlocuteurs, et donc de mieux percevoir le sens profond de leurs paroles.
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Pourquoi lève-t-on le pouce pour faire de l’auto-stop ?
C'est dans les années 1930 que la pratique de l'auto-stop s'est peu à peu généralisée. Ses adeptes ont adopté des codes et des gestes propres à faciliter leur activité. C'est notamment le cas du pouce levé, geste adressé aux automobilistes de passage. Un tel geste n'est pourtant pas universel.
Une origine encore mal connue
Dans de nombreux pays, les auto-stoppeurs adoptent la posture suivante pour arrêter les voitures : ils plient le poing, tout en laissant le pouce levé. Le bras est tendu et, à l'approche d'un véhicule, l'auto-stoppeur relève l'avant-bras, en un geste évocateur. C'est d'ailleurs pourquoi, au Québec, on l'appelle plutôt un "pouceux".
On ignore pourquoi les auto-stoppeurs l'ont adopté. Des hypothèses ont été émises, mais aucune n'est vraiment convaincante. Certains ont été chercher l'origine de ce geste très loin dans le passé.
Ils ont imaginé qu'il avait pu être inspiré par la manière dont les Romains demandaient à l'empereur d'épargner les gladiateurs. On le sait, ils levaient déjà le pouce pour obtenir leur grâce.
Une autre explication se réfère à des faits plus proches de nous. En effet, les cochers avaient l'habitude de redresser leurs pouces quand ils tiraient sur les rênes pour arrêter l'attelage.
Un geste pas toujours reconnu
Mais, pour arrêter les voitures, les auto-stoppeurs ne font pas partout le même geste. Ainsi, dans certains pays d'Europe du Sud, ils doivent tendre le bras et la main, la paume tournée vers le bas.
Avant d'y faire de l'auto-stop, il vaut mieux connaître les coutumes de certains pays. Non seulement vous n'arrêterez pas les voitures en levant le pouce si vous êtes en Russie ou dans certaines contrées du Moyen-Orient, mais vous pouvez provoquer la colère des conducteurs.
En effet, un tel geste y est perçu comme injurieux ou même indécent. En Russie, l'auto-stoppeur a plutôt intérêt à lever le bras. En Asie, il est conseillé d'agiter la main, en tenant la paume vers le bas.
Si vous hésitez sur le geste à adopter, il est toujours possible d'arborer un panneau, sur lequel vous inscrivez votre direction. Au fond, c'est sans doute le moyen le plus sûr de parvenir à vos fins.
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Quelle est l'origine du sondage ?
De nos jours, les sondages d'opinion rythment la vie politique et portent sur tous les sujets. On ne saurait concevoir une élection sans accompagner la campagne qui la précède de sondages quasi quotidiens. Mais à quand remonte une telle pratique ?
Les Américains, précurseurs du sondage d'opinion
On peut trouver des ancêtres du sondage dans l'Antiquité. On a ainsi retrouvé, sur les murs de Pompéi, des slogans vantant les qualités de candidats aux élections municipales et invitant à voter pour eux.
À l'époque contemporaine, c'est aux États-Unis que le sondage d'opinion est né. C'est à l'occasion des élections présidentielles de 1936 que George Gallup, à la tête de son nouvel institut de sondage, recueille, pour la première fois, l'avis d'un groupe de personnes représentatif de la population américaine.
Dans le même temps, un hebdomadaire organise une vaste consultation auprès des électeurs. On appelle ce type de référendums officieux un "vote de paille".
En prévoyant la réélection de Roosevelt, c'est l'institut Gallup qui remporte la mise, alors que le journal avait annoncé la victoire de son concurrent. Ce succès confère d'emblée une légitimité certaine aux sondages d'opinion.
En France aussi
Le premier sondage d'opinion réalisé en France est presque contemporain de l'enquête américaine. Il date en effet d'octobre 1938, même si les résultats sont publiés l'année suivante.
Il est mené par les soins de l'Institut français d'opinion publique (IFOP), fondé par le sociologue Jean Stoetzel. Les accords de Munich viennent d'être conclus et la situation internationale reste très tendue.
Aussi la question posée aux Français fait-elle référence aux risques de guerre. On leur demande en effet s'il faut "mourir pour Dantzig". Il s'agit de ce corridor que l'Allemagne dispute à la Pologne. Soucieux de ne pas laisser la voie libre à Hitler, la grande majorité des personnes interrogées répond par l'affirmative.
Mais, à l'époque, de telles enquêtes d'opinion ne semblent intéresser ni la la classe politique ni l'opinion. Ainsi, un sondage portant sur les accords de Munich, en 1938, ne rencontre aucun écho au gouvernement. De même, les lecteurs du journal "Paris-Soir" ne réagissent pas à la publication de l'indice de popularité des hommes politiques.
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Je vous présente les deux nouveaux podcasts Choses à Savoir !
#1 Choses à Savoir Gastronomie
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-voyage/id1485689141
Spotify:
https://open.spotify.com/show/6pxhnOnBGPXE462Dwl6Fuo?si=cSMZyQZrSLiQt4_68dW0GQ
Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/692332
#2 Choses à Savoir Planète
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-nature/id1531256576
Spotify:
https://open.spotify.com/show/73NxNpY0VWosZ1oiu6X2ze
Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/1748492
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Pourquoi parle-t-on du “démon de midi” ?
On dit parfois d'hommes ou de femmes d'un certain âge qu'ils sont victimes du "démon de midi". Qu'est-ce que cette expression recouvre exactement et d'où vient-elle ?
Un retour vers sa jeunesse
Il arrive qu'aux alentours de la cinquantaine des hommes ou des femmes soient séduits par des partenaires plus jeunes. Pour la sagesse populaire, c'est le "démon de midi" qui les a frappés.
Ce qui peut favoriser de telles aventures, parfois fugaces, c'est la monotonie d'une vie ressentie comme trop routinière. Les habitudes se sont installées et les projets sont planifiés : bref, l'existence a perdu de son piquant.
En vivant de telles aventures, qui obligent souvent à une vie clandestine, on renoue aussi avec sa jeunesse. Mais c'est également une manière de se rassurer sur sa virilité ou sa féminité. Convaincus qu'ils peuvent encore plaire, l'homme ou la femme touchés par le "démon de midi" se réconcilient alors avec eux-mêmes.
L'origine de l'expression
L'origine de l'expression "démon de midi" se trouve dans un psaume de la Bible, dans la version de la Vulgate. Il s'agit de la Bible traduite de l'hébreu en latin par saint Jérôme au IVe siècle.
Mais cette expression de "démon de midi" ("daemonius meridianus") n'avait alors aucun rapport avec la luxure ou le "péché de chair". Pour certains, elle désignait l'"acédie", cette apathie spirituelle qui empêchait les moines de prier.
Au XVIIe siècle, l'expression se détache de sa signification purement religieuse pour désigner plutôt une sorte de penchant à la fois irrésistible et pernicieux. On parle ainsi de "démon du jeu".
Peu à peu, l'expression "démon de midi" se rapproche de sa signification actuelle. Le mot "midi" a sans doute joué un rôle déterminant dans ce glissement de sens.
Il évoque en effet non seulement le milieu de la journée mais aussi celui de la vie, au moment où les hommes sont travaillés de désirs nouveaux. Ce "milieu", ce peut être encore celui du corps, qui est précisément le siège de l'activité sexuelle.
En intitulant un de ses romans "Le démon de midi", en 1914, Paul Bourget popularise à nouveau une expression un peu oubliée.
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Quel était le projet fou d'Hitler visant à remplacer Berlin ?
Persuadé de la victoire de l'Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale, et tout à son idée d'imprimer sa marque personnelle dans l'histoire de son temps, Hitler conçut un projet grandiose, pour faire de Berlin rien moins que la capitale du monde. De rares parties de ce programme ambitieux ont pu voir le jour.
Une nouvelle capitale
La réorganisation totale de Berlin, pour en faire une nouvelle capitale monumentale, visait à renforcer le prestige d'un Troisième Reich vainqueur des adversaires ligués contre lui.
Hitler aurait confié à ses proches qu'il souhaitait donner le nom de "Germania" à cette ville grandiose qui serait, il n'en doutait pas, la "capitale du monde".
La conception de la futur capitale, qui devait s'inspirer d'autres villes, comme Paris, fut confiée à l'architecte Albert Speer, qui devint un proche du Führer. Organisée autour de deux grands axes, la future Germania devait comprendre certains bâtiments emblématiques.
C'est le cas du Grand Hall du peuple, à proximité du Reichstag, qui devait devenir le plus vaste espace fermé du monde, surmonté d'un dôme seize fois plus haut que celui de la basilique Saint-Pierre à Rome. Quant à l'arc de triomphe, il devait largement surpasser celui de l'Étoile à Paris.
Un palais pour le Führer, une nouvelle chancellerie et des espaces verts étaient également prévus. Quant aux musées, ils devaient être en partie regroupés sur une île de la Spree, rivière coulant à Berlin.
Quelques réalisations
Les aléas du conflit, avec ses innombrables destructions, et la défaite de l'Allemagne, n'ont pas permis à la nouvelle capitale de l'Allemagne de voir le jour.
Malgré tout, certaines réalisations ont pu être menées à bien. C'est notamment le cas du vaste stade olympique; inauguré à l'occasion des jeux olympiques de 1936, il pouvait accueillir plus de 100.000 spectateurs.
Une nouvelle chancellerie fut également construite; elle était dotée d'un hall conçu pour être deux fois plus log que la galerie des glaces du château de Versailles.
On eut également le temps de tracer une grande artère, intégrant la célèbre avenue Unter den Linden, élargie, et de construire la première parie d'une autoroute.
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Quel est le fameux mythe de Sisyphe ?
Sisyphe est un personnage de la mythologie grecque. Le châtiment que lui infligea Zeus a inspiré aux philosophes, et notamment à Albert Camus, dans "Le mythe de Sisyphe", des réflexions sur la condition humaine.
Un défi aux dieux
Fils d'Éole, le dieu du vent, et d'Énarété, Sisyphe est le fondateur mythique de la cité grecque de Corinthe.
La légende raconte que Sisyphe aurait surpris Zeus, déguisé en aigle, en train d'enlever la nymphe Égine, fille du dieu fleuve Asopos. Ne craignant pas le courroux du plus puissant des dieux, il a l'audace de le dénoncer au père éploré.
Furieux d'avoir ainsi été défié, Zeus décide de lui dépêcher Thanatos, qui devait l'emmener au royaume des morts, régenté par Hadès. Mais, en plus d'être téméraire, Sisyphe est très astucieux. Il parvient donc à enchaîner Thanatos, libérant provisoirement les hommes de la mort.
Zeus le condamne alors à rouler une pierre au sommet d'une montagne. Mais, parvenu au but, le rocher dévale la pente. Sisyphe est alors obligé de recommencer une tâche qui sera sans fin puisque son supplice est éternel.
Une prise de conscience
Les philosophes, et notamment Camus, ont tiré deux enseignements majeurs de ce mythe de Sisyphe. Pour eux, il illustre d'abord l'absurdité de la condition humaine.
En effet, comme Sisyphe, les hommes sont enchaînés à une tâche répétitive, qui se reproduit à l'identique jour après jour. Cette routine implacable souligne en quelque sorte la vacuité de l'existence.
Mais le mythe de Sisyphe a une autre face : le sens de la vie finit par poindre par delà cette existence en apparence vide de sens. Et ce sens tient dans la révolte de l'homme. Pour le découvrir, il doit d'abord, comme Sisyphe, prendre conscience du caractère tragique de sa vie.
Dès lors, il ne la subit plus de manière passive. Il en connaît toute la misère, mais cette prise de conscience, justement, et le défi qu'il lance aux dieux, l'extirpent de sa condition d'esclave.
Cette prise de conscience permet à Sisyphe, comme aux hommes, de regarder en face l'absurdité de leur destin et, par là, de s'en libérer.
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Pourquoi parle-t-on de “pollution sensorielle” ?
L'activité humaine, dans certaines de ses manifestations, contribue à perturber la vie et les interactions des espèces animales. Même s'il est difficile à mesurer, l'impact de cette "pollution sensorielle" sur ce qui l'entoure n'en est pas moins réel.
Des repères brouillés
Cette "pollution sensorielle" est le résultat de l'activité humaine. Elle se traduit notamment par un éclairage urbain qui brouille les repères de certains animaux. Cette luminosité artificielle, qui s'étend loin de sa source, atténue ainsi la lumière des étoiles, qui guide le vol nocturne des oiseaux migrateurs.
De même, l'éclairage des rivages gêne les tortues marines dans leur recherche de lieux de nidification.
De son côté, le bruit ambiant, fruit, lui aussi, de l'activité humaine, recouvre le chant des oiseaux, perturbant ainsi leur communication.
Trompées par la surface lisse d'une route asphaltée, qu'elles prennent pour une mare, les libellules viennent y pondre leurs œufs, ne pouvant ainsi assurer leur descendance. Par ailleurs, certains polluants atmosphériques perturbent le processus de pollinisation.
Omniprésente, cette pollution sensorielle finit par tromper la vigilance des animaux, les rendant plus vulnérables à leurs prédateurs. Cette forme de pollution est d'autant plus préoccupante qu'elle touche tous les milieux naturels.
Des moyens de limiter la pollution sensorielle
Il est difficile d'apprécier l'impact global de la pollution sensorielle, dans la mesure où chaque espèce est, par exemple, sensible à un certain type de lumière ou à telle ou telle odeur.
Malgré cette difficulté, il est essentiel de rechercher des moyens propres à la limiter. C'est ainsi que les politiques d'aménagement urbain prévoient aujourd'hui des dispositifs spécifiques pour réduire l'intensité lumineuse de l'éclairage des villes.
On crée aussi des sortes de couloirs écologiques, connus sous le nom générique de "trame noire". Ces zones sont plongées dans une certaine obscurité, ce qui permet aux animaux de retrouver leurs repères.
Les municipalités testent également des dispositifs destinés à faire baisser le niveau sonore dans les rues des villes. Des radars anti-bruit ont ainsi été installés dans certaines d'entre elles.
Une autre piste consisterait à débarrasser les déchets plastiques d'odeurs qui les rendent appétissants pour certains animaux.
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Pourquoi le “x” est-il synonyme d'inconnu ?
En mathématiques comme dans la vie courante, l'usage est de désigner ce qui est inconnu par la lettre "x". Mais pourquoi cette lettre a-t-elle pris une telle signification ?
Une volonté précoce de nommer l'inconnu
En mathématiques, les inconnues sont désignées par la lettre "x". Dans un autre domaine, une femme voulant garder l'anonymat accouche "sous x".
Cette désignation de l'inconnu par la lettre "x" a d'abord débuté dans les mathématiques, avant de s'étendre à d'autres domaines de la vie quotidienne.
2000 ans avant notre ère, les Sumériens connaissaient déjà l'arithmétique. Quant à l'algèbre, les Babyloniens et les Égyptiens en ont posé très tôt les prémisses. Or, dès le début de cette longue histoire, les mathématiciens ont voulu nommer l'inconnu, qui était aussi partie intégrante de leur science.
Le premier à l'avoir fait est sans doute Diophante d'Alexandrie, qu'on a surnommé le "père de l'Algèbre". Ce mathématicien grec, qui a peut-être vécu au IIIe siècle, introduit dans ses calculs un nombre indéterminé, qu'il appelle "arithmos" ou "arithme". Il peut être assimilé à ce qu'on nomme en algèbre une inconnue.
De l'arabe au latin
Les mathématiques, et notamment l'algèbre, se sont développés en priorité, à partir du IXe siècle environ, dans les pays musulmans. Les mathématiciens arabes avaient également un mot pour nommer l'inconnu.
En effet, ils désignaient cet inconnu par le terme "shay", qui signifie "la chose" ou "quelque chose". Dans les calculs, ce mot est représenté par les deux premières lettres, "sh".
Elles se prononcent "che", comme dans le mot "chien". Mais dans l'Espagne andalouse, où les conquérants musulmans ont introduit les derniers trouvailles des mathématiciens, les habitants ne parlant pas arabe ont de la peine à prononcer ce "sh".
Ils ont aussi du mal à lui trouver une correspondance dans leur langue. Alors, les clercs en charge de la traduction des traités arabes remplacent "sh" par une lettre qu'ils estiment équivalente, le "khi" grec.
Or cette lettre, en minuscule comme en majuscule, s'écrit comme le "x" latin, repris dans la plupart des langues romanes. La boucle était bouclée. "X" deviendrait désormais la seule manière de dénommer l'inconnu.
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Qu'est-ce que le syndrome de l'étudiant en médecine ?
Les jeunes gens voulant devenir médecins sont assez souvent victimes d'un trouble qui, par son objet, a reçu le nom de "syndrome de l'étudiant en médecine". Mais de quoi s'agit-il au juste ?
La manie du diagnostic
Durant ses longues études, l'étudiant en médecine est amené à découvrir l'origine et le développement des nombreuses maladies qui affectent la santé humaine. À chaque fois, ses professeurs en détaillent les symptômes.
Il peut arriver que certains étudiants fassent le rapprochement entre ces signes cliniques et la légère douleur qu'ils ressentent, croient-ils, à l'endroit précis de leur anatomie où la maladie qu'on vient de leur décrire se déclare le plus souvent.
Il arrive aussi à ces étudiants d'établir un tel diagnostic pour les autres. Ce syndrome se manifeste plus volontiers au cours de la première année d'étude, où l'afflux de connaissances nouvelles peut désorienter le futur médecin.
Le fait de concentrer son attention sur une manifestation bénigne, comme des fourmillements ou une petite brûlure, peut en accentuer l'intensité, et confirmer, dans l'esprit de l'étudiant, la véracité de son diagnostic.
Un trouble à prendre au sérieux
Ce syndrome de l'étudiant en médecine, qui peut faire sourire, ne doit pourtant pas être pris à la légère. D'abord parce qu'il provoque souvent une réelle anxiété chez celui qui en est la victime.
Même si tous les spécialistes ne s'accordent pas sur ce point, ce syndrome peut également déboucher sur une véritable hypocondrie, qui peut perturber la vie du patient.
Si ce trouble doit être pris au sérieux, c'est aussi en raison des dangers qu'il peut faire courir, au patient lui-même et à son entourage. En effet, l'inexpérience de l'étudiant, jointe à la conviction qu'il vient de dépister une maladie, peut conduire à de faux diagnostics.
Dans ce cas, les personnes qui s'y laissent prendre peuvent mettre leur santé en danger. Ce trouble psychologique à part entière, peut-être dû à une trop grande tendance à l'empathie, doit donc être pris en charge.
Le patient peut être amené, dans le cadre de certaines thérapies, à prendre conscience du caractère erroné de ses pensées et à en redresser le cours. Un suivi psychiatrique peut être aussi envisagé.
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Comment fabriquer des briques sur Mars ?
Des scientifiques ont voulu savoir s'il était possible de fabriquer des briques à partir de la terre martienne.
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Que peut-on admirer au “musée de l'échec” ?
En général, ce sont les réussites commerciales qui ont droit aux feux de l'actualité. Comme les échecs sont rarement mis à l'honneur, un original musée suédois a décidé de présenter les plus emblématiques.
Des produits qui n'ont pas trouvé leur public
En juin 2017, un musée insolite a ouvert ses portes dans une petite ville de Suède. Ce que vous trouverez dans ses vitrines, ce sont quelques spécimens des plus retentissants échecs commerciaux des dernières décennies.
On y trouve de curieux objets, comme ces lunettes sans branches, qui ne pouvaient tenir qu'à l'aide d'aimants placés sur le visage. Un masque électrique inspiré d'une série télévisée, et censé rajeunir ceux qui le portent, y voisine avec une poupée en haillons qui n'a eu aucun succès auprès des petites filles.
Le "musée de l'échec" expose également des exemplaires d'un téléphone qui pouvait se transformer en console de jeux ou d'un stylo réservé aux femmes.
Certaines personnalités sont à l'honneur dans ce palmarès de l'échec. C'est le cas de Donald Trump qui, entre son jeu de société et sa marque de vodka, n'a pas enregistré que des succès.
Certains de ces objets sont assez incongrus, mais d'autres auraient pu s'imposer. Ce qui prouve que personne ne peut prévoir l'évolution des goûts du public.
L'acceptation de l'échec
Il n'est guère étonnant que le fondateur de ce curieux musée ne soit pas soutenu par les industriels. Dans des sociétés où la culture du succès tient une place aussi centrale, il n'est pas facile, pour une entreprise ou un individu, d'avouer ses échecs.
C'est pour leur permettre de les confesser, s'ils le souhaitent, que le créateur du musée a prévu un lieu spécial, réservé à ces aveux, confidentiels ou publics. Certains s'y plaignent de leurs échecs personnels, d'autres avouent leurs déconvenues professionnelles.
Pour alimenter les vitrines de son musée, son fondateur fait appel aux dons. Il en reçoit de façon régulière. Ce "musée de l'échec" s'est ouvert dans un pays, la Suède, reconnu comme l'un de ceux qui encourageaient le plus la créativité. Pour lui, sans doute, elle passe aussi par l'acceptation de l'échec.
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Pourquoi parle-t-on de “ploutocratie” ?
À l'inverse de la démocratie, où la souveraineté appartient au peuple, donc à l'ensemble des citoyens, certains régimes politiques, comme la ploutocratie ou l'oligarchie, réservent le pouvoir, en droit ou en fait, aux plus riches ou à une minorité de personnes.
Le pouvoir aux plus riches...
Le terme de "ploutocratie" a été forgé à partir de deux mots grecs : "ploutos", qui désigne le dieu de la richesse, et "kratos", qui signifie "pouvoir".
La ploutocratie est donc un régime dans lequel le pouvoir appartient aux riches. Il tire son origine d'une pièce d'Aristophane, du IVe siècle avant J.-C., dans laquelle apparaît ce dieu de la richesse.
À vrai dire, aucun régime politique ne réserve le pouvoir, de manière formelle, aux citoyens les plus fortunés. Il s'agit plutôt d'une situation de fait, dans laquelle on voit la majorité des postes de direction politique et économique monopolisés par les personnes les plus aisées.
...Ou à une minorité
"Oligarchie" vient des mots grecs "oligos", ce qui veut dire "peu nombreux" et "arkho", qui signifie "commandement". Il s'agit donc du pouvoir d'une minorité.
À la différence de la ploutocratie, l'oligarchie n'est pas toujours une situation de fait; en effet, elle a souvent constitué la base officielle de certains régimes politiques.
Elle se rapproche parfois de la ploutocratie. En effet, dans les régimes censitaires, comme celui de la Restauration en France, le droit de vote est conditionné par le paiement de certains impôts. Mais seule la richesse foncière étant vraiment prise en compte, des personnes riches, mais non propriétaires terriens, se voyaient privées de l'exercice de la souveraineté.
Dans l'Athènes classique, aux Ve et IVe siècles avant notre ère, seuls les citoyens avaient le pouvoir. Pour être citoyen, il fallait être né, dans le cadre d'un mariage légitime, de deux parents eux-mêmes citoyens.
Dans les régimes monarchiques traditionnels, les fonctions les plus importantes étaient, pour l'essentiel, aux mains de la noblesse. Il s'agit donc d'une forme de régime oligarchique, dénommé "aristocratie".
Mais ce sont également quelques familles qui se partagent le pouvoir et l'influence dans certains régimes républicains, comme celui de Venise.
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Pourquoi les “Gueules cassées” ont inventé le Loto ?
L'Union des blessés de la face et de la tête, familièrement appelée les "gueules cassées", a, depuis ses origines, développé une relation étroite avec les jeux préférés des Français. Ainsi, c'est cette association d'anciens combattants qui a eu l'idée du Loto.
De la Loterie nationale...
Durant la Iére Guerre mondiale, de nombreux soldats sont victimes de blessures qui les défigurent. Connue sous le nom de "Gueules cassées, une association est créée pour leur venir en aide.
Pour compenser l'absence de pension spécifique pour les blessés du visage, l'association veut leur apporter un secours matériel. Et elle ne manque pas d'imagination pour trouver les ressources nécessaires.
Dans les années 1930, elle lance ainsi une souscription. Elle se présente sous la forme d'une tombola, qui permet aux participants de gagner des lots variés, les plus chanceux remportant même un avion de tourisme !
Le succès est tel qu'il donne des idées à l'État. S'inspirant de la tombola des "Gueules cassées", il crée, en 1933, la Loterie nationale. Ses bénéfices doivent aller en priorité aux invalides de guerre et aux anciens combattants.
...Au Loto
Mais, dans les années 1960, les finances de l'association accusent une baisse sensible. En effet, la Loterie nationale doit faire face à un redoutable concurrent, le tiercé, mis au point en 1954. Très vite, il devient en effet le roi des paris et remporte un succès grandissant.
Les responsables des "Gueules cassées" ne manquant pas de ressources, ils imagine une solution pour redresser la situation. Elle prend la forme d'un nouveau jeu, le Loto. Il s'agit d'une forme de tombola, dans laquelle les joueurs peuvent choisir 6 numéros, sur une grille en comportant 49.
Lors du tirage, les numéros gagnants sont indiqués par des boules extraites d'une sphère de plexiglas. Le nouveau jeu naît en 1975, avec un premier tirage l'année suivante.
Il suscite la création de la Française des Jeux, à laquelle l'association d'anciens combattants demeure étroitement associée. Avec un peu plus de 9 % du capital de la société, les "Gueules cassées" en sont en effet l'actionnaire privé le plus important.
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Pourquoi George Sand à Alfred de Musset ont-ils utilisé la stéganographie ?
Les hommes, notamment durant les guerres, ont toujours rivalisé d'ingéniosité pour cacher de précieuses informations à ceux qui pourraient en tirer profit. On connaît l'art de la cryptographie, mais on ignore souvent celui de la stéganographie. Il est pourtant utilisé depuis l'Antiquité, et par des personnalités aussi célèbres que George Sand et Alfred de Musset.
Un message à l'intérieur d'un autre message
La cryptographie consiste, pour écrire un message, à utiliser un code spécifique. Seul ceux qui le connaissent pourront le déchiffrer. La stéganographie a recours à un autre moyen.
Le message n'est pas crypté, mais inséré dans un autre message. Là encore, cependant, pour comprendre le sens de ce message tapi à l'intérieur d'un autre, et qui a une toute autre signification, il faut en posséder la clef de lecture.
La stéganographie est utilisée depuis l'Antiquité, toutefois de manière un peu différente. Ainsi, en Chine, le message était écrit sur un support de soie, avant d'être placé dans une boule de cire, que le messager avalait. Elle était ensuite récupérée par les "voies naturelles".
Une correspondance truquée
George Sand et Alfred de Musset entament, en 1833, une liaison passionnée qui durera deux années. Les scènes de ménage y succèdent aux serments d'amour.
Les deux amants échangent de nombreuses lettres. Elles ne sont pas seulement remplies de déclarations enflammées et de vers bucoliques. Elles expriment aussi les exigences d'une passion très charnelle.
Comme les deux tourtereaux craignent que cette correspondance ne tombe sous des yeux indiscrets, ils la truquent. Autrement dit, ils recourent à la stéganographie.
Ainsi, certaines lettres de George Sand expriment a priori des sentiments romantiques. Personne ne pourrait en trouver le contenu déplacé. Mais si on ne lit qu'une ligne sur deux, on découvre un tout autre texte.
L'auteur de "La petite Fadette" y avoue, de manière très crue, sa folle envie de coucher avec le poète. Et celui-ci accepte sans façons, dans une réponse où, pour comprendre son intention, il ne faut lire cette fois que le premier mot de chaque phrase. Et George Sand de fixer le rendez-vous en employant le même stratagème.
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Comment la “sororité” est-elle née ?
La "sororité" est apparue, dans les milieux féministes, en réaction à la notion de "fraternité", perçue alors par certains comme la manifestation de la solidarité unissant des frères, ou plus largement, des hommes entre eux.
Une notion mise en avant par le mouvement féministe
Au Moyen-Âge, le terme de "sororité" est employé pour désigner certaines communautés religieuses. Le scoutisme a également forgé le mot "sestralité" pour évoquer la spécificité de l'engagement féminin dans le mouvement.
Mais c'est au courant féministe de la fin des années 1960 et du début des années 1970 que l'on doit vraiment cette notion de "sororité". C'est à cette époque que les Américaines, précurseurs en la matière, forgent le terme de "sisterhood" pour l'opposer à son équivalent masculin de "brotherhood".
En 1971, le "Mouvement de libération des femmes" (MLF) introduit cette notion de sororité dans l'"Hymne des femmes", qui doit les unir autour d'une cause qu'elles jugent essentielle.
Initié par les féministes, le concept, et le terme qui l'exprime, tombent dans un certain oubli. Avant de connaître une nouvelle popularité à la faveur des récentes affaires de harcèlement qui ont défrayé la chronique.
Controverse autour de la notion de sororité
Cette revendication d'une solidarité propre aux femmes n'a pas de manqué de susciter des critiques. Pour ses détracteurs, la sororité ne serait en effet qu'une forme de communautarisme.
Pour eux, la notion de fraternité, très large, rendrait compte de la solidarité qui unirait tous les êtres humains, sans distinctions de races, de croyances ou de sexe. Ils refusent donc, au nom de valeurs universalistes, la spécificité que présenterait, d'après ses partisans, la solidarité vécue par un groupe exclusivement féminin.
Aujourd'hui, la sororité est au cœur des revendications d'une nouvelle vague féministe. Ses membres, qui veulent remplacer, dans la devise de la République française, "fraternité" par "sororité", ne voient plus seulement cette notion comme le symbole d'une union entre les femmes.
Pour elles, en effet, la sororité doit évoquer un état d'esprit plus agressif. Il s'agirait, au nom de cette notion, de mener un combat contre des préjugés installés par une société patriarcale.
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