
Choses à Savoir - Culture générale
Par Choses à Savoir
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3354 épisodes · page 58 sur 112

Pourquoi la marque Hugo Boss est-elle accusée de nazisme ?
La marque de mode Hugo Boss est bien connue, dans le monde entier, par les amateurs de vêtements élégants. Mais, durant la Seconde Guerre mondiale, le patron du groupe s'est compromis avec le régime nazi.
Le tailleur d'Hitler
En 1924, le couturier Hugo Ferdinand Boss commence ses activités en ouvrant un petit atelier de confection de vêtements à Metzingen, dans le Wurtemberg. La forte inflation sévissant sous la République de Weimar et la crise de 1929 compliquent ses affaires.
Hugo Boss réussira à les remettre à flots en passant de fructueux contrats avec les nazis. Il commence par fabriquer les "chemises brunes" des membres du parti.
À partir de 1938, sa firme fournit une partie de leurs uniformes aux soldats de la Wehrmacht et de la Wäffen SS. Le groupe emploie des travailleurs forcés, venant surtout de Pologne, et des prisonniers de guerre, qui travaillent dans des conditions très pénibles.
Après la guerre, Hugo Boss se justifie en expliquant que ces commandes lui ont permis de sauver son entreprise. En réalité, l'industriel, qui avait adhéré au parti nazi dès 1931, agissait aussi par conviction.
Un passé compromettant
Après la guerre, Hugo Boss a été considéré comme un partisan actif du régime hitlérien. Pour cette raison, il a été condamné à verser une forte amende, d'un montant de 80.000 marks.
Par ailleurs, il perd ses droits civiques et n'a plus le droit de diriger une entreprise. À sa mort, en 1948, c'est son gendre qui lui succède à la tête de la firme familiale.
Le passé compromettant du fondateur d'Hugo Boss fut tenu sous le boisseau durant des décennies. Il faudra attendre la fin des années 1990 pour qu'il soit révélé par un journal américain à grand tirage.
Face à ces accusations, le groupe, qui a tout de même pris son temps, a décidé de jouer la transparence. En effet, en 2011, Hugo Boss présente ses excuses pour les souffrances endurées par les travailleurs forcés employés dans ses usines durant la guerre.
Et il finance même une biographie consacrée à Hugo Boss, qui ne cache rien du passé nazi du créateur de la célèbre marque de vêtements.
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Qu'est-ce qu'un “hareng rouge” ?
Le "hareng rouge" est un stratagème fréquemment utilisé en littérature, et notamment dans le roman policier, et au cinéma. Il fait partie de l'arsenal classique des auteurs.
Un procédé de narration
Le "hareng rouge" est en quelque sorte une fausse piste dans laquelle l'auteur d'un roman ou le réalisateur d'un film laissent s'engager le lecteur ou le spectateur. Ils vont croire, par exemple, que tel personnage, sur lequel semble se fixer l'attention de l'auteur, est le coupable recherché par la police.
En fait, il ne s'agissait que d'une ruse pour brouiller les pistes. À un moment donné, l'auteur délaisse ce personnage, qui n'avait d'autre utilité que de faire tomber le lecteur dans un piège.
L'emploi d'un tel subterfuge rend l'intrigue moins prévisible. Il rend aussi le dénouement plus spectaculaire, en rendant possible un retournement de situation que le lecteur, ou le spectateur, n'avaient pas anticipé.
Le faux coupable est un vrai personnage
L'origine de cette expression de "hareng rouge" n'est pas vraiment connue. Certains l'expliquent par l'usage du "kipper", ce hareng rouge fumé, à l'odeur très forte, qu'on utilisait pour détourner un chien de chasse de la piste qu'il suivait.
Agatha Christie y fait allusion dans la comptine qui rythme l'intrigue de son célèbre roman "Dix petits nègres", où il est question d'un hareng saur. Or, "hareng saur" peut se traduire, en anglais, par "red herring", qui veut dire "hareng rouge" ou "fausse piste".
La reine du roman policier est d'ailleurs coutumière de ce procédé narratif. Il lui permet de détourner suffisamment l'attention du lecteur pour que la révélation du vrai coupable, à la fin du livre, soit une véritable surprise.
Comme tous les bons auteurs, Agatha Christie savait donner à son "hareng rouge", ou, si l'on préfère, à son faux coupable, une consistance suffisante pour que le lecteur morde d'emblée à l'hameçon.
Cependant, pour que le fin mot de l'histoire n'ait pas l'air trop artificiel, il convient que le "hareng rouge" ne fasse pas trop d'ombre au vrai coupable. Sinon, le lecteur risque de trouver la ficelle un peu grosse.
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Je prends une semaine de vacances ;)
On se retrouve lundi 2 mai.
D'ici là, je vous invite à découvrir toute la gamme des podcasts Choses à savoir sur www.chosesasavoir.com !
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Quel est le seul pays européen à pratiquer la peine de mort ?
La peine de mort n'était plus pratiquée, en 2020, que par 18 pays dans le monde. Un seul pays européen figure dans cette liste, la Biélorussie. Et la manière dont la peine capitale est appliquée montre à quel point les dirigeants du pays se soucient peu des droits de l'homme.
Un régime dictatorial
On sait que la Biélorussie, dirigée d'une main de fer par Alexandre Loukachenko, n'a rien d'une démocratie. Les atteintes répétées aux droits de l'homme apparentent même ce régime autoritaire à ce que certains observateurs ont appelé la "dernière dictature d'Europe".
Dans ces conditions, on ne s'étonnera guère que son système pénal prévoie encore la peine de mort. Il est vrai qu'elle ne s'applique, en théorie, qu'aux hommes de 18 à 65 ans ayant commis des crimes majeurs.
Le président Loukachenko s'appuie, pour conserver la peine de mort, sur les résultats d'un référendum de 1996, qui avait vu 8 Biélorusses sur 10 approuver son maintien.
Des condamnés exécutés d'une balle dans la nuque
Ce n'est pas seulement la peine de mort elle-même qui pose problème en Biélorussie, mais aussi la manière dont elle est appliquée. Si le prévenu a été condamné à mort, et que l'appel ainsi que la grâce présidentielle ont été rejetés, il est conduit dans un centre de détention spécifique.
Aucune date d'exécution n'est communiquée au détenu. Ce secret aurait pour but d'éviter des mouvements de foule à l'extérieur de la prison. Le condamné apprend souvent en même temps que la grâce a été rejetée et que l'exécution va avoir lieu séance tenante. Il n'a donc pas le temps de se préparer.
Quant au mode d'exécution, il est particulièrement humiliant. Le prisonnier est invité à s'agenouiller et le bourreau lui tire une balle dans la nuque.
Les défenseurs des droits de l'homme critiquent également la manière dont les familles sont traitées. En effet, elles n'ont pas le doit de récupérer les corps des suppliciés.
Et ces derniers sont enterrés dans un lieu tenu secret. La commission des droits de l'homme de l'ONU fustige de telles pratiques et assimile le traitement des condamnés à mort à une forme de torture.
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Pourquoi les sirènes devraient-elles être des femmes-oiseaux ?
Quand on évoque les sirènes, on pense aussitôt à des créatures mi-femmes mi-poissons. Mais les sirènes étaient également décrites comme des femmes au corps d'oiseau. Les premières viennent de la mythologie nordique, les secondes de la mythologie grecque.
Des sirènes oiseaux...
Les sirènes qui charmaient Ulysse et ses compagnons, dans l'"Odyssée" d'Homère, ne sont pas, comme on le pense généralement, des créatures au buste de femme, dont le corps se termine par une queue de poisson.
Ce sont plutôt des femmes-oiseaux. Au départ, ce sont des femmes normales, qui accompagnent la déesse Perséphone, fille de Zeus et de Demeter. Mais quand Hadès, le dieu des Enfers, enlève la déesse, elles ne font rien pour l'en empêcher.
Demeter les punit alors en leur donnant un corps d'oiseau. Mais elle leur conserve leur voix magnifique dont, aigries, elles se servent désormais pour attirer les bateaux contre les rochers et dévorer les marins.
Fréquentant d'abord les eaux douces, les sirènes sont entraînées vers la mer, où elles vivront désormais, par la vengeance des Muses, dont elles avaient osé concurrencer le chant.
...Aux sirènes poissons
Le premier texte mentionnant des sirènes au visage de femme et au corps de poisson ne date que du VIe siècle après J.-C. Ce type de créature s'impose donc bien plus tard dans les représentations, bien qu'on en ait retrouvé sur des vases antiques datant du IIe siècle avant notre ère.
Mais leur origine n'est pas la même. Ces sirènes en forme de poissons appartiennent en effet à la mythologie scandinave et à celle du nord de l'Allemagne.
Ces sirènes nordiques sont des femmes très séduisantes, qui arborent une longue chevelure. Leur queue de poisson, qu'elles tiennent parfois en main, apparaît simple et parfois double. Si elles ne sont pas de véritables démons, comme les sirènes de la mythologie grecque, elles n'en restent pas moins dangereuses pour les hommes.
Toutefois, dans les récits nordiques, les sirènes séduisent bien les marins, mais ce n'est pas pour les dévorer, comme leurs consœurs de l'Antiquité grecque. Elles veulent s'en faire des compagnons, qui ne pourront plus se détacher de leur compagnie.
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Pourquoi les hommes restent-ils plus longtemps dans l'espace que les femmes ?
De nos jours, les femmes cosmonautes ne sont pas rares. Si elles participent aux mêmes missions que les hommes, leur activité est parfois bridée par des contraintes spécifiques.
Des astronautes moins bien protégés
Des rayonnements ionisants circulent dans l'espace et atteindraient la Terre si notre planète n'en était protégée par l'atmosphère et la magnétosphère qui l'entourent. Or, au-dessus d'une certaine dose, ces rayonnements sont dangereux et peuvent provoquer certains cancers.
Si nous ne risquons rien sur Terre, il n'en va pas de même dans l'espace. À une certaine altitude, en effet, les astronautes sont moins bien protégés contre ces rayonnements.
Pour préserver leur santé, les différentes agences spatiales ont fixé des seuils d'exposition maximaux. Ils sont calculés en millisieverts (ou mSv en abrégé), une unité mesurant la dose de rayonnements reçus.
Des différences propres à la NASA
La NASA est la seule agence spatiale à prévoir, dans ce domaine, des dispositions différentes pour les hommes et les femmes. Ces seuils varient également en fonction de l'âge.
Cette limite d'exposition aux rayonnements est ainsi de 180 mSv pour une femme de 30 ans et de 700 mSv pour un homme de 60 ans. C'est notamment en consultant des études parues sur la santé des personnes ayant survécu aux bombes atomiques lancées sur le Japon, que les responsables de la NASA ont décidé d'établir ces différences.
En effet, elles montraient que les femmes présentaient une moindre résistance aux rayonnements. Avec la même exposition à ces rayons nocifs que les hommes, elles couraient deux fois plus de risques de développer un cancer du poumon.
Devant moins s'exposer, les femmes cosmonautes de la NASA ne pouvaient donc pas s'attarder dans l'espace aussi longtemps que les hommes.
De leur côté, les autres agences spatiales ont adopté un seuil maximal d'exposition de 1.000 mSv, quels que soient l'âge ou le sexe des cosmonautes.
Peut-être instruite par cet exemple, la NASA a décidé de changer de politique. Désormais, le seuil devrait être de 600 mSv pour tout le monde. Il pourrait cependant être porté à 900 mSv pour les missions plus longues, comme celles qui pourraient mener les astronautes sur Mars.
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Pourquoi certaines personnes s'orientent mieux que d'autres ?
Certaines personnes ont un meilleur sens de l'orientation. Mais il ne s'agit pas d'une disposition innée. En effet, une telle faculté dépendrait en partie de l'environnement dans lequel nous avons grandi.
Une étude basée sur un jeu vidéo
Des chercheurs français ont voulu comprendre pourquoi certaines personnes semblaient mieux s'orienter que d'autres. Pour cela, ils ont entrepris une recherche de grande ampleur, portant sur environ 400.000 personnes, venant de 38 pays.
Pour tester leur sens de l'orientation, ils se sont servis d'un jeu vidéo utilisé pour étudier l'évolution de la maladie d'Alzheimer. Dans ce jeu, le joueur doit se mettre à la place d'un navigateur parti à la recherche de mystérieuses créatures.
Pour trouver son chemin, il utilise une carte qu'il devra ensuite mémoriser.
Un sens qui remonte loin
Les résultats de l'étude montrent que le sens de l'orientation, chez une personne, dépendrait en partie de l'endroit où elle a passé son enfance. Ainsi, les personnes ayant grandi dans un milieu rural ont montré une plus grande capacité à s'orienter.
Et cette particularité se vérifie quel que soit le pays d'origine des participants, même si elle est plus marquée dans certains d'entre eux.
Les villes seraient donc un environnement moins propice au développement du sens de l'orientation. D'après les chercheurs, c'est cependant un constat à relativiser. En effet, tout dépendrait de la ville.
Ainsi, le lacis compliqué formé par les petites rues de certaines agglomérations représenterait une assez bonne "école" pour apprendre, sans s'en douter, le sens de l'orientation.
Mais ce ne serait pas le cas des villes dont le plan en damier n'offrirait pas assez de difficultés à celui qui cherche à se repérer.
Par ailleurs, les personnes vivant dans un environnement comparable à celui de leur enfance auront plus de facilité à s'orienter dans certaines situations. Ainsi, les personnes élevées à la campagne, et qui y demeurent toujours, trouveront plus aisément leur chemin sur un long parcours.
De même, une personne ayant toujours vécu dans une ville à l'urbanisme rectiligne n'aura pas de peine à s'orienter dans une cité au plan comparable.
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Quel est le sens caché de la comptine “il court, il court, le furet...” ?
Certaines chansons ont l'air si innocentes qu'elles sont devenues des comptines pour enfants. Et pourtant, leur sens véritable devrait en réserver l'écoute à un public averti. C'est le cas de la célèbre ritournelle "Il court, il court, le furet".
Une chanson sous la Régence
Quand on chante cette chanson, on imagine un furet courant lestement sous les frondaisons d'une forêt. On se dit que cet animal était bien plus courant autrefois, car on se doute que cette comptine est ancienne.
Et, de fait, elle remonte à la Régence, celle de Philipe d'Orléans, neveu de Louis XIV, qui gouverna la France durant la minorité de Louis XV, entre 1715 et 1723.
À vrai dire, il ne faut pas prendre cette chanson au sens littéral. Sa véritable signification se dissimule sous une contrepèterie, qui consiste notamment à intervertir des syllabes ou des lettres pour obtenir un effet plaisant.
Une comptine grivoise
En fait, il n'y a pas de "furet". Le mot désigne un ecclésiastique alors très influent, le cardinal Dubois. Conseiller du Régent, puis ministre principal du prince, il amasse une fortune considérable.
Le "furet" c'est donc en réalité le "curé". Et c'est celui "du bois joli", autrement dit le cardinal Dubois. Et le prélat ne court pas, comme le dit la chanson, il "fourre".
Ce terme obscène fait allusion au goût prononcé que le cardinal aurait montré pour les dames. Il est vrai qu'il n'avait nullement la vocation sacerdotale. Il ne fut ordonné prêtre que sur le tard, en 1720, et ne savait même pas célébrer la messe. Pour cet homme d'origine modeste, la carrière ecclésiastique était le seul moyen d'assouvir ses ambitions.
On comprend mieux, dès lors, la signification du vers "du bois, Mesdames", dont les gens de l'époque comprenaient le double sens, mais qui, sans la référence au cardinal Dubois, paraît tout à fait obscur aujourd'hui.
On le voit, les chansons "enfantines" ne sont pas toujours destinées à être entendues de toutes les oreilles. C'est aussi le cas de l'une des plus célèbres comptines, "Au clair de la lune", dont il n'est pas conseillé de révéler la véritable signification aux enfants.
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Comment les cookies ont-ils été inventés ?
Quand on ne les rencontre pas sur Internet, les cookies sont de délicieux biscuits ronds, avec des pépites de chocolat à l'intérieur. Mais il semble que cette célèbre pâtisserie ait été créée un peu par hasard.
Des biscuits et du chocolat
On doit la recette du cookie à une certaine Ruth Wakefield. Elle étudie les arts ménagers et travaille comme diététicienne. Avec son mari, elle achète, en 1930, une auberge dans le Massachusetts.
L'endroit, baptisé Toll House Lodge, sert un peu de relai. Les clients, dont certains viennent à cheval, y changent de monture. Pendant cet intervalle, ils se régalent des plats que Ruth, habile cuisinière, concocte pour eux.
Et c'est dans sa cuisine qu'elle aurait inventé, sans l'avoir vraiment voulu, la recette des cookies. En effet, elle aurait, un beau matin, préparé des biscuits au beurre.
Voulant améliorer l'ordinaire, elle les aurait alors fourrés avec les morceaux de chocolat découpés dans une tablette. Ruth Wakefield pensait que le chocolat allait fondre à l'intérieur des gâteaux.
Mais, contre toute attente, les éclats de chocolat ne se mélangèrent pas à la pâte et, tout en gardant leur aspect, devinrent plus onctueux. Les cookies étaient nés.
Une recette très populaire
Cette recette, publiée dans certains journaux, eut un succès prodigieux et fit le tour du pays. C'est elle, sans doute, qui amena à l'auberge des Wakefield de très nombreux visiteurs, dont certains déjà célèbres, comme le sénateur John F. Kennedy.
Quant à la marque Nestlé, qui avait fourni la tablette de chocolat à l'origine de la recette, elle tira aussi son épingle du jeu. La préparation des cookies par les ménagères américaines permit de tirer ses ventes vers le haut.
Quant à Ruth Wakefield, qui était sans doute gourmande, elle vendit sa recette à Nestlé qui, en échange, lui fournit, sa vie durant, tout le chocolat dont elle pouvait avoir envie.
Et elle tira un autre bénéfice de l'opération. Sa recette figurait en effet sur tous les sachets de chocolat Nestlé. Et les cookies qu'elle permettait de préparer avaient reçu le nom de son auberge, "Toll House". Un nom qui devint familier à tous les amateurs de ce délicieux biscuit.
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D'où vient la théorie du complot Illuminati ?
Nourrie d'une certaine méfiance à l'égard des autorités traditionnelles, la "théorie du complot" propose une vision alternative des événements qui ponctuent l'histoire du monde. Elle naît probablement avec la légende des "Illuminati".
Un club des Lumières
Il est probable que la théorie du complot puise son origine, et son succès, dans le mythe des "Illuminati". Cette légende d'une société secrète tentaculaire, qui dirige le monde dans la coulisse, se fonde sur quelques faits authentiques.
En effet, il a bien existé une société réunissant des membres se parant du titre d'"Éclairés", ou "Illuminati" en latin. Ce club, si on peut l'appeler ainsi, est fondé en Bavière, en 1776, par un ancien jésuite.
Comme son nom l'indique, il s'inspire du mouvement français des Lumières, et de l'"Aufklärung", son équivalent allemand. Comme les philosophes du XVIIIe siècle, les "Illuminati" critiquent le despotisme des régimes monarchiques et l'obscurantisme de l'Église, qui font obstacle au bonheur humain.
Car le bonheur de l'homme, c'est bien la quête commune des "Éclairés" bavarois et des penseurs des Lumières. Mais le club est dissous dès 1784. Dès lors, débute une histoire secrète, nourrie de fantasmes. La légende des Illuminati peut commencer.
Une influence occulte
Les rumeurs courant au sujet de cette mystérieuse société secrète ont contribué à faire naître une certaine vision du monde. Chez certains, en effet, la paranoïa du complot envahit tout l'horizon mental.
Agissant dans l'ombre, des hommes influents tireraient les ficelles. Les responsables politiques et financiers ne seraient que les exécutants de ces donneurs d'ordres clandestins.
La fréquentation d'Internet et des réseaux sociaux ne cesse de donner de nouveaux arguments à cette forme de pensée. Et, depuis le début, elle se nourrit d'une méfiance instinctive à l'égard de la classe dirigeante et de la conviction qu'elle trompe délibérément le peuple.
Ainsi l'existence supposée des Illuminati a ancré dans l'esprit de certains de nos contemporains cette idée que le monde n'est en fait que le jouet d'une sorte d'internationale occulte qui, sur l'ensemble de la planète, tisse sa toile, avec la complicité forcée des dirigeants.
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Pourquoi parle-t-on de “soft skills” ?
Les personnes à la recherche d'un emploi sont souvent invitées à faire état de leurs "softs skills". Que désignent ces qualités sans lesquelles, de nos jours, un CV ne saurait être complet ?
Des compétences humaines
On peut traduire "soft skills", de manière littérale, par "habiletés douces". En fait, le mot "skills" a plutôt ici le sens de "compétences". On parlera alors de compétences, non pas "douces", mais "humaines" ou "comportementales".
En d'autres termes, il s'agit d'une sorte de savoir-être, d'une manière de se comporter en société. De telles compétences ne s'apprennent pas à l'école, mais sont le fruit de l'éducation et de la personnalité de celui qui les a acquises.
Elles s'opposent aux "hard skills" qui, par définition, sont des compétences techniques, acquises tout au long du cursus scolaire et universitaire.
Des "soft skills" appréciées par les entrepreneurs
Les recruteurs attachent souvent autant de prix aux "soft skills" qu'aux compétences techniques. Si elles ne procèdent pas d'une connaissance intellectuelle ou d'un savoir-faire, elles révèlent cependant l'aptitude de certaines personnes à travailler dans un cadre collectif et à contribuer à la cohésion de l'équipe.
Pour les entrepreneurs, de telles compétences sont donc aussi précieuses que les autres. La liste de ces "soft skills" a souvent été dressée.
On y trouve souvent des qualités qui permettent de renforcer l'unité du groupe, comme l'empathie, autrement dit la capacité à se mettre à la place d'autrui, ou le sens du collectif.
Mais d'autres "compétences humaines" contribuent, pour leur part, à une meilleure compétitivité de l'entreprise. C'est le cas de la créativité, gage de progrès potentiels, ou de la curiosité, qui pousse celui qui la possède sur le chemin de l'innovation.
Mais l'entrepreneur doit pouvoir aussi compter sur ses collaborateurs. Il va donc rechercher des personnes qui ont suffisamment confiance en elles pour résister aux aléas que la vie professionnelle ne ménage pas.
La motivation accompagne souvent la confiance en soi. Un salarié pourvu de ces "soft skills" sera mieux en mesure de gérer le stress inhérent à la plupart des activités professionnelles. C'est là une autre "compétence humaine" très appréciée.
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Comment l'effet Pygmalion infuence-t-il les résultats scolaires ?
À force d'attentions, le sculpteur grec Pygmalion réussit à donner vie à la statue qui était sortie de ses mains. Aussi désigne-t-on sous le nom d'effet Pygmalion le fait d'avoir de plus grandes chances de voir se réaliser un événement quand on croit qu'il va se produire. Cet effet pourrait-il avoir une influence sur la réussite scolaire ?
Des rats plus performants
Le principe sur lequel repose l'effet Pygmalion, notamment en milieu scolaire, est le suivant : si l'éducateur place de grands espoirs dans les performances d'un enfant, et qu'il s'en rend compte, celui-ci devrait progresser.
Un psychologue américain a d'abord voulu mesurer cet effet sur des animaux. Pour ce faire, il a demandé à ses étudiants de prendre en charge deux groupes de rats.
Alors que ces animaux étaient tous comparables, il fit croire à la première équipe que les rats qu'il lui confiait s'étaient montrés très habiles à passer certains tests. Aux autres étudiants, il indiqua que leurs rats s'étaient montrés peu performants.
Les rats durent ensuite passer certaines épreuves. Les rongeurs censés être les plus doués s'en tirèrent le mieux. Ce qui prouve que l'attention et la confiance que les étudiants leur avaient prodiguées avaient stimulé leurs performances.
L'effet Pygmalion à l'école
Le même psychologue et son équipe ont voulu savoir si cet effet Pygmalion pouvait s'appliquer aux êtres humains. À cette fin, ils ont mené une expérience, durant toute une année, dans une école américaine.
Les élèves ont été invités à passer des tests de QI, dont les chercheurs ont gardé les résultats. Puis, ils ont fait croire aux enseignants qu'il s'agissait d'un nouveau test destiné à montrer l'aptitude particulière de certains enfants à progresser de manière très nette tout au long de l'année.
Quelques enfants ont ainsi été désignés comme des élèves très prometteurs. En comparant leurs résultats avec ceux de leurs camarades, les chercheurs se sont aperçus qu'ils étaient nettement meilleurs.
Ce psychologue américain avait ainsi démontré que les performances d'un enfant (et sans doute d'un adulte) dépendent en partie des attentes que son éducateur place en lui et de la confiance qu'il lui manifeste.
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Que sépare la Préhistoire de l'Histoire ?
C'est avec la mise au point de l'écriture que débute réellement l'Histoire. C'est en effet cet événement décisif qui la sépare de la Préhistoire. L'homme invente alors des systèmes d'écriture très différents.
L'invention de l'écriture
La Préhistoire est une très longue période, qui commence avec l'apparition, voilà environ 2,5 millions d'années, d'Homo Habilis, qui peut être considéré comme le premier véritable représentant de l'homme "moderne".
Et la Préhistoire s'achève avec une invention capitale, celle de l'écriture. Celle-ci est apparue environ 3400 ans avant notre ère.
Avec l'écriture, on entre en effet dans un autre temps. De fait, les hommes de la Préhistoire ne nous sont connus que par leurs ossements, les vestiges de leurs habitats ou les peintures pariétales.
Avec l'écriture, les hommes vont pouvoir raconter leur vie. ils vont laisser des témoignages écrits sur leur manière de se gouverner ou sur l'organisation de leurs sociétés.
Ces précieux textes en disent désormais beaucoup plus sur l'existence de ces hommes, laissant aux historiens les sources nécessaires à son étude.
Des manières d'écrire différentes
Les hommes ont mis au point des alphabets divers et des manières d'écrire aussi variées que leurs civilisations. Les premiers à utiliser l'écriture, environ 3400 ans avant J.-C., sont les habitants de la Mésopotamie, qui correspond pour partie à l'Irak actuel.
Ils écrivent avec des stylets, qui impriment leur marque dans des tablettes d'argile. Comme il est difficile d'y tracer des courbes, ils inventent une écriture faite de pictogrammes.
Ils sont composés de sortes de petits clous ou de coins, aux formes anguleuses. On a baptisé cette façon d'écrire l'écriture cunéiforme. Un peu plus tard, environ 3.000 ans avant notre ère, les Égyptiens créent les hiéroglyphes.
On sait qu'il s'agit d'idéogrammes, qui représentent un concept ou un objet. Il ne s'agit donc pas, à proprement parler, d'un alphabet. Un autre système d'idéogrammes est mis au point par les Chinois autour de 1100 avant J.-C.
Enfin, il faut attendre le VIe siècle avant notre ère pour voir apparaître l'alphabet latin, lui-même dérivé de l'alphabet grec. C'est lui qui donnera naissance à l'alphabet que nous utilisons encore aujourd'hui.
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Pourquoi la Terre tourne-t-elle sur elle-même ?
Chacun sait que la Terre tourne autour du Soleil mais qu'elle tourne aussi autour d'elle-même en 24 heures. Mais quelle est l'origine de ce mouvement ?
Un mouvement initial
La Terre tourne autour d'elle-même, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Cette rotation a une grande influence sur notre vie quotidienne, car c'est elle qui est à l'origine de l'alternance du jour et de la nuit.
Ce mouvement de notre planète lui a été donné au moment de sa formation, voilà environ 4,5 milliards d'années. En effet, les débris et les poussières qui, sous l'effet de la gravité, se sont agglomérés pour constituer notre planète, étaient déjà animés d'un mouvement de rotation.
Ces composants de la Terre lui ont en quelque sorte communiqué leur mouvement, qui dure encore aujourd'hui. Il se maintient d'autant plus facilement que, dans l'espace, il n'est pas freiné par d'éventuels frottements.
Une rotation qui s'accélère
La Terre continue donc à tourner sur elle-même, mais elle semble le faire plus vite. En 2020, elle a même battu certains records. L'accélération de la rotation se compte en millisecondes, ce qui est une fraction de temps trop brève pour que nous puissions nous en rendre compte.
Mais c'est beaucoup pour la Terre. Les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi elle semble tourner plus vite sur elle-même depuis les années 1970. Bien sûr, ce mouvement est influencé par les marées, la force des vents et les mouvements du noyau terrestre.
Mais une telle explication ne paraît pas suffisante. Pour l'instant, les astronomes n'en ont pas d'autre. De même, ils constatent certains changements, dans ce mouvement de rotation, qui se produisent environ tous les dix ans. Mais, pour l'instant, ils ne les expliquent pas davantage.
Si cette accélération de la rotation de la Terre n'a pas d'effets perceptibles sur l'homme, il en a sur la mesure du temps. En effet, on se base sur ce mouvement de notre planète pour régler les horloges atomiques. Elles donnent ce qu'on appelle le temps universel.
Si ce mouvement de rotation devait continuer à s'accélérer, il faudrait modifier le réglage des horloges atomiques.
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Pourquoi a-t-on le visage gonflé le matin au réveil ?
Après une nuit de sommeil, le visage apparaît souvent un peu gonflé. Il s'agit d'un phénomène naturel, dû en grande partie à la circulation sanguine.
Une question de circulation
Au moment du réveil, il suffit de se regarder dans une glace pour le constater. On a alors le visage un peu bouffi, les paupières lourdes et la peau un peu terne.
Pourquoi notre visage gonfle-t-il ainsi durant la nuit ? Ce phénomène est surtout lié à la manière dont circule le sang. Durant la journée, nous bougeons et, du fait de cette activité, de nombreux muscles, mis en branle, aident le sang à remonter du bas du corps vers sa partie supérieure, où il est rechargé en oxygène.
C'est ce que l'on appelle le retour veineux. Mais, durant la nuit, les choses ne se passent pas ainsi. En effet, comme la plupart des muscles sont au repos, le sang a tendance à stagner un peu plus dans les extrémités du corps. C'est ce qui explique ce léger renflement du visage, mais aussi, parfois, des doigts ou des pieds.
Un manque d'hydratation de l'épiderme, notamment en cas de mauvaise nuit ou de stress, peut aussi expliquer ce léger gonflement du visage au réveil.
Des astuces pour décongestionner le visage
En principe, le visage doit très vitre revenir à la normale. Par contre, un gonflement prolongé doit alerter celui qui le constate, car il peut être l'un des signes d'une maladie.
Malgré tout, on peut être agacé par ce visage matinal gonflé, même si cette légère enflure ne dure pas longtemps. Dans ce cas, il existe quelques astuces simples pour lui faire rapidement retrouver son aspect normal.
Il suffit, pour cela, de se laver la figure à l'eau froide, ce qui permettra de desserrer les pores. Pour atténuer le gonflement, on peut aussi dormir sur le dos, en surélevant légèrement la tête par rapport au reste du corps.
Un massage de la peau, au besoin avec une crème ou une lotion, n'est pas non plus sans effet. Enfin, l'application de glaçons sur un visage un peu plus enflé peut permettre de le décongestionner.
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Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
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Pourquoi certains chats ont les pattes blanches ?
Le pelage des chats domestiques comporte souvent, sur diverses parties de leurs corps, des parties blanches. Mais sait-on d'où viennent de telles particularités ?
Des chats à pattes blanches
Les chats domestiques ont souvent le bout de leurs pattes tout blanc. Au point que leurs propriétaires ont l'impression qu'ils portent des « chaussettes ». Cette couleur des pattes distingue les chats domestiques de leurs congénères sauvages, qui ne présentent pas cette particularité.
Il est possible qu'au moment où la domestication des chats a commencé, voilà environ 10.000 ans, on ait préféré les chats aux pattes blanches. Mais il est assez difficile de savoir pourquoi.
Il se peut que cette tache claire ait permis de les repérer plus facilement. En tous cas, sur les tableaux, les chats sont souvent représentés avec les extrémités de leurs pattes blanches.
Preuve qu'on les aimait mieux ainsi. C'est sans doute cette sélection par leurs maîtres humains qui a permis aux chats à pattes blanches de devenir plus nombreux que les autres.
Des chats noirs associés au diable
Mais cette marque blanche ne se retrouve pas seulement sur l'extrémité des pattes. En effet, les chats noirs ont souvent une tache blanche sur la poitrine ou quelques poils blancs sur le cou.
Il est rare, en effet, qu'un chat soit intégralement noir. Si, durant l'Antiquité, les chats noirs ont pu être apprécié, il n'en fut pas de même pendant le Moyen-Âge. Durant cette période, en effet, ces animaux avaient fort mauvaise réputation. De fait, ils étaient associés au diable ou aux démons.
Une femme qui en possédait était aussitôt soupçonnée d'être une sorcière. Aussi mettait-on ces animaux en jugement, avec d'autres d'ailleurs. Et la sentence était toujours la mort : les chats noirs étaient brûlés, dans des bûchers dressés à leur intention. Parfois, on les jetait dans ceux où se consumaient leurs maîtresses accusées de sorcellerie.
Au contraire, des marques blanches sur le pelage étaient considérées comme des signes de Dieu. On les appelait les "baisers d'un ange". C'est donc également par une forme de sélection humaine que les chats noirs tachetés de blanc sont devenus les plus nombreux.
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D'où vient le nom “Europe” ?
L'Europe a enfin réussi à afficher son unité face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Mais d'où le Vieux continent, comme on l'appelle aussi, tire-t-il son nom ?
Quelle étymologie pour le mot "Europe" ?
Le mot "Europe" peut avoir deux étymologies. Pour certains, il viendrait de deux mots latins, "ôps", qui veut dire "vue" ou "visage" et "eurus", qui signifie "large". Ainsi, Europe, qui est le nom d'un personnage de la mythologie grecque, voulait-il dire "aux larges yeux". Nous allons revenir sur la vie de cette Europe.
Mais certains spécialistes donnent une autre origine au mot "Europe". Il serait tiré d'un mot phénicien, "ereb", qui voudrait dire "soir". Il désigne donc l'Ouest, l'endroit où le soleil se couche. L'Europe serait donc ainsi opposée à l'Est, c'est-à-dire au Levant.
Une nymphe qui séduit Zeus
Quoi qu'il en soit de l'origine de son nom, c'est bien la belle Europe, ou Europê, qui a donné le sien au Vieux continent. C'était la fille d'un roi légendaire, qui régnait à Tyr, dans le Liban actuel.
Zeus la voit et tombe sous son charme. On sait à quel point le roi des dieux grecs est sensible à la beauté féminine. Mais il doit se garder de la jalousie de son épouse, l'impérieuse Junon.
Heureusement pour lui, il a plus d'un tour dans son sac. Pour approcher la belle Europe, il prend la forme d'un taureau blanc, dont Ovide a chanté la beauté. Sous cette apparence bovine, il se mêle alors aux troupeaux du roi de Tyr.
Bien sûr, la jeune fille le remarque. Séduite, elle monte même sur son dos. Et le taureau divin l'entraîne au-dessus des flots jusqu'en Crète. Là, le taureau laisse la place au dieu, qui s'unit à la fille du roi.
De cette union naissent trois enfants, dont le célèbre Minos, futur roi de Crète, qui aura maille à partir avec le Minotaure. Plus tard, il régnera dans les Enfers avec son frère Rhadamante. Quant au dernier frère, Sarpédon, il fonde la ville de Milet, en Lycie, aujourd'hui en Asie Mineure.
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Comment peut-on perdre sa nationalité ?
La nationalité française s'acquiert par le droit du sol, c'est-à-dire par la naissance sur le territoire français, mais aussi par le droit du sang, si l'un des parents est français. Elle peut aussi s'obtenir par naturalisation ou par mariage. Mais on peut aussi perdre sa nationalité française.
L'annulation judiciaire d'une déclaration de nationalité
Certaines personnes peuvent demander la nationalité française en faisant une demande spécifique auprès des services compétents.
Il peut s'agir des enfants nés en France de parents étrangers, qui peuvent faire cette demande entre 13 et 16 ans selon les cas, ou des ascendants, frères ou sœurs d'un Français.
Si certaines des conditions donnant droit à cette démarche, de résidence sur le sol français par exemple, ne sont pas réunies, la justice peut annuler la déclaration de nationalité. La personne concernée est alors considérée comme n'ayant jamais possédé la nationalité française.
La perte de la nationalité par manque d'effet
Un citoyen français ayant acquis une autre nationalité peut souhaiter renoncer à la nationalité française, même s'il est possible de conserver les deux nationalités.
Une personne a une double nationalité, française et allemande par exemple. Si elle se comporte davantage comme un citoyen allemand, la justice peut être amenée à la priver de sa nationalité française.
C'est également le cas si une personne continue, malgré les avertissements à travailler pour le compte d'une armée ou d'un service public étrangers.
La déchéance de nationalité
La déchéance de nationalité ne s'applique éventuellement qu'aux personnes ayant acquis la nationalité française par naturalisation ou par mariage. Cette mesure ne peut pas être prise à l'encontre d'une personne devenue française par le droit du sol ou le droit du sang.
Par ailleurs, pour être déchue de la nationalité française, une personne doit posséder une autre nationalité, car cette mesure ne saurait la rendre apatride.
Si ces conditions sont réunies, peuvent être déchues de la nationalité française les personnes ayant commis des actes de terrorisme, un délit ou un crime portant atteinte aux intérêts de la France ou encore une action contraire à ses obligations militaires.
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Pourquoi l'effet Garcia donne-t-il la nausée ?
L'aversion gustative conditionnée, aussi appelée effet Garcia, désigne, chez l'homme comme chez l'animal, un dégoût pour un aliment ou une substance associés à la survenue consécutive de troubles de santé ou d'une maladie.
L'aversion gustative chez les animaux...
Cette aversion gustative a été nommée effet Garcia d'après le nom d'un psychologue américain. Il proposa en effet à des éleveurs américains, dont les moutons étaient décimés par des coyotes, d'imprégner leurs carcasses d'un produit provoquant des vomissements.
Quelque temps après, les éleveurs se sont aperçus que les coyotes laissaient leurs troupeaux tranquilles. Les prédateurs avaient donc fait une association entre la viande de mouton et les vomissements qu'elle provoquait.
Désormais, ils évitaient d'en manger. Cette aversion gustative n'était donc pas innée, mais apprise. Des expériences similaires ont été faites avec d'autres animaux. On a ainsi mêlé du chlorure de lithium à des aliments dont des rats étaient très friands.
L'effet de cette substance a été tel que les rongeurs ont refusé à l'avenir de consommer ces aliments. Cette aversion gustative conditionnée, qui semble spécifique aux mammifères, peut se manifester après un temps assez long, entre 12 et 24 heures parfois.
...Mais aussi chez les hommes
Ce sentiment de dégoût existe aussi chez l'homme. Comme dans les exemples précédents, il peut être associé à la consommation d'aliments qui entraînent, de manière directe, des effets secondaires gênants, comme la nausée par exemple.
Mais cette aversion gustative se manifeste même dans le cas où la consommation d'un aliment a précédé l'apparition de certains troubles, mais dont nous savons qu'elle ne les a pas causés.
Si vous avez eu la nausée après avoir consommé un aliment, vous éviterez d'en manger à l'avenir, même s'il n'est pour rien dans l'apparition d'un malaise qui a d'ailleurs pu se manifester longtemps après le repas.
Au départ, la nourriture absorbée est un élément neutre. Mais, comme elle est associé à un élément conditionné, le fait de se sentir malade, elle devient l'objet d'une sensation que l'expérience nous a appris à éprouver : un sentiment de malaise.
Mais une telle explication des mécanismes du conditionnement ne fait pas l'unanimité chez les scientifiques.
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Pourquoi dit-on un “bus” et “avoir des scrupules” ?
Le langage est rempli de mots ou d'expressions familiers, dont l'origine est parfois curieuse. C'est le cas, entre bien d'autres, pour le mot "bus" et la locution "avoir des scrupules".
L'origine du mot "bus"
Quand nous prenons le "bus", nous n'imaginons pas à quel point l'origine de ce mot familier tient du hasard. En effet, pour assister à la naissance de ce terme, il faut remonter à un jour d'août 1826.
Ce jour-là, un certain Stanislas Baudry, un ancien militaire, crée un service régulier de voitures (hippomobiles bien sûr) pour transporter des passagers. Elles relient le centre de Nantes à un quartier excentré, dans lequel Baudry a créé un établissement de bains.
Les voitures sont stationnées sur une place, devant la boutique d'un chapelier appelé Omnes. L'enseigne indique "Omnibus Omnes", autrement dit "Omnes pour tous". Peu à peu, les passagers, qui voient l'enseigne chaque fois qu'ils montent en voiture, prennent l'habitude d'appeler ces véhicules des "omnibus".
L'usage du mot se répand, et on finit par le raccourcir : d'"omnibus" on passe donc à "bus".
Pourquoi dit-on "avoir des scrupules" ?
Les mots passent parfois d'une origine très concrète à un registre plus abstrait. C'est le cas du mot "scrupule". Au départ, le terme "scrupule", emprunté au latin "scrupulus", désigne une petite pierre aux arêtes aiguës.
Au cours des longues marches qui les menaient sur les voies romaines de l'Empire, les légionnaires avaient souvent les pieds blessés par ces "scrupules" pointus. Ils se sentaient alors dans l'embarras.
S'ils continuaient à marcher, ils avaient les pieds en sang. Mais s'ils s'arrêtaient pour enlever les pierres de leurs sandales, ils s'exposaient à des sanctions.
Peu à peu l'expression "avoir des scrupules" s'est mise à désigner l'hésitation face à une action à accomplir. Ou, plus exactement, une incertitude mâtinée d'une certaine inquiétude et même de remords. On était bien loin de la petite pierre qui martyrisait les pieds des soldats romains.
Dans le même ordre d'idées, une autre petite pierre, le "calcul", en est venue, avec le temps, à désigner une opération de l'esprit.
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Qu'est-ce qu'un « détenu particulièrement signalé » ?
Après l'agression d'Yvan Colonna, condamné pour le meurtre du préfet Érignac, en 1998, par un autre détenu, le gouvernement vient de lever le statut de "détenu particulièrement signalé" (DPS) de deux autres prisonniers impliqués dans cet assassinat. Mais que signifie ce statut ?
Le profil d'un DPS
Ce statut de "détenu particulièrement signalé" est régi par des circulaires parues notamment en 2012 et 2013. Les autorités judiciaires vérifient certains éléments avant de considérer des détenus comme des DPS et de les inscrire sur un registre spécifique.
Il s'agit de détenus ayant réussi à s'enfuir ou ayant essayé de le faire. De ce fait, ils sont d'abord signalés pour ces risques d'évasion. D'autant que ces détenus classés DPS peuvent également bénéficier de complicités extérieures, au sein de la criminalité organisée ou des réseaux terroristes.
Par ailleurs, ces détenus représentent, notamment en cas d'évasion, un risque élevé pour l'ordre public. Ils se sont en effet rendus coupables de meurtres, de viols ou d'actes de torture, à l'extérieur ou même dans leur prison. Il s'agit donc d'individus particulièrement dangereux.
Des mesures de surveillance renforcées
En principe, un "détenu particulièrement signalé" n'est pas placé à l'isolement, ni privé d'activités ou de promenades. Il fait cependant l'objet d'une surveillance renforcée.
Un détenu classé DPS est plutôt emprisonné dans une maison centrale, un type d'établissement pénitentiaire spécialement conçu pour recevoir les détenus les plus difficiles.
Par ailleurs, la cellule d'un DPS est située à proximité d'un poste de surveillance. Surveillé avec une grande vigilance, il est l'objet de fouilles plus fréquentes; de même, sa correspondance est davantage contrôlée et les visites sont réglementées.
Il peut se livrer à des activités en prison, mais leur choix est plus restreint et leur déroulement strictement encadré. Ces mesures de surveillance varient cependant selon les détenus et les établissements pénitentiaires.
La mise en œuvre de ce statut de DPS a parfois suscité la méfiances des organismes européens chargés de veiller au respect des droits des détenus. Ils ont notamment pointé la fréquence des contrôles nocturnes et d'autres pratiques qu'ils estiment contraires à ces droits.
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Pourquoi l'OTAN a-t-elle été créée ?
La guerre en Ukraine a remis l'OTAN sur le devant de l'actualité. Fondé en 1949 pour contenir l'avancée du bloc communiste, cet organisme militaire joue toujours un rôle essentiel dans la défense de l'Europe.
Stopper l'avancée communiste en Europe
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les troupes soviétiques se dirigent vers l'Allemagne, tandis que les Alliés l'assaillent par l'Ouest. Dans leur progression, elles envahissent donc les pays d'Europe centrale et orientale, qu'elles font passer sous la coupe de l'URSS.
En 1947, le Président Truman édicte la doctrine qui porte son nom : elle a pour but d'endiguer l'avancée communiste en Europe. Ce barrage contre la progression du camp adverse passe par l'aide économique massive du plan Marshall, adopté en avril 1948.
Son objectif est de désamorcer la propagande communiste, fondée en partie sur l'exploitation des difficultés économiques des populations. Pour arrêter les communistes, l'Europe se dote aussi d'une défense commune, consacrée par la création de l'Organisation du Traité de l'Atlantique du Nord, ou OTAN, le 4 avril 1949.
En 1955, l'URSS ripostera en créant, avec les pays d'Europe de l'Est sous sa domination, une alliance militaire qui prendra le nom de Pacte de Varsovie.
Une alliance défensive
L'OTAN a mis en place un système de défense collective, fondé sur la volonté de protéger l'Europe d'une éventuelle agression par l'URSS et ses pays satellites.
Cela signifie que, si l'un des pays membres de l'OTAN, en Europe ou en Amérique du Nord, est attaqué par un autre pays, les autres partenaires de l'organisation doivent lui venir en aide et déclarer la guerre à l'agresseur.
Cependant, une telle action n'est pas automatique et chaque pays membre conserve en principe son autonomie de décision. En effet, chaque nation garde sa propre armée, mais le commandement de l'OTAN est intégré et les politiques de défense font souvent l'objet d'une définition commune.
La France s'est retirée, en 1966, du commandement intégré de l'OTAN, mais demeure présente dans ses autres institutions, et notamment au sein du Conseil de l'Atlantique Nord, qui demeure le principal organe de décision. Aujourd'hui, l'OTAN compte 30 membres.
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Pourquoi les chats castrés vivent-ils deux fois plus longtemps ?
De nombreux propriétaires de chats font castrer leur animal. Certains, pourtant, voient cette stérilisation comme un acte barbare. Or, non seulement le chat n'en souffre pas, mais il y gagne des années de vie supplémentaires.
Des chats en meilleure santé...
Le premier avantage de la castration, bien sûr, est d'éviter que votre chat ne se reproduise à un rythme accéléré. En effet, qu'allez-vous faire des chatons qui vont naître si vous ne pouvez les garder ? On le sait, leur sort n'est pas toujours enviable.
Par ailleurs, la castration va protéger votre animal domestique de certaines maladies. Si cet acte est pratiqué à temps, sur un chat âgé de 4 à 6 mois, elle peut lui épargner des affections graves, comme certaines tumeurs cancéreuses par exemple.
...Et qui vivent plus vieux
Si votre chat n'est pas castré, il ne tardera pas à se mettre à la recherche d'une femelle. S'il vit en intérieur, il cherchera à marquer son territoire de diverses manières, en griffant les meubles ou en urinant dans l'appartement.
En résumé, il faut vous attendre à des dégradations. Et vous aurez du mal à tenir votre animal. Travaillé par ses hormones, il deviendra turbulent et vous rendra la vie difficile.
Si votre animal peut sortir, il parcourra de longues distances pour trouver une femelle. Il courra donc plus de risques de se faire écraser par une voiture. Et il n'hésitera pas à se battre avec d'autres mâles pour conquérir sa femelle. Il peut bien sûr se blesser dans ces bagarres.
Le chat castré, lui, sera beaucoup plus paisible et s'aventurera beaucoup moins loin. Il aura donc toutes les chances de vivre plus longtemps. On estime qu'en moyenne un chat "entier" vivant dans la rue n'aura qu'une espérance de vie de 2 à 5 ans, alors qu'un chat castré peut atteindre 20 ans.
Seul bémol : ce dernier, adepte d'une vie calme, aura tendance à prendre du poids. Il sera également sujet aux calculs urinaires. C'est pourquoi il est important de lui faire faire de l'exercice et de contrôler sa quantité de nourriture quotidienne.
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Pourquoi dit-on “branle-bas de combat” et “donner sa langue au chat” ?
Nous employons chaque jour des expressions dont nous ignorons l'origine. Ainsi, savez-vous ce que signifient "branle-bas de combat" et "donner sa langue au chat" ?
Une expression militaire
Pour comprendre ce que veut dit dire "branle-bas de combat", il faut d'abord préciser que le "branle" désigne le hamac dans lequel dormaient les matelots. Chaque matin, ils recevaient l'ordre du "branle-bas".
Ils devaient alors décrocher leur hamac et nettoyer le navire de fond en comble. Mais si la consigne était celle du "branle-bas de combat", les marins savaient que le bateau ne tarderait pas à être attaqué.
Comme ils le faisaient tous les jours, ils devaient d'abord décrocher leur hamac. Ceci fait, ils étaient bien sûr dispensés de la corvée de nettoyage.
Au lieu de briquer le pont du bateau, ils devaient rouler les hamacs près des embrasures des canons. Disposés de la sorte, ils protégeaient l'équipage des boulets ennemis et des éclats de bois.
Du chien au chat
L'expression "donner sa langue au chat" date du XIXe siècle. Elle vient d'un autre dicton, employé notamment par Mme de Sévigné :"jeter sa langue aux chiens". À cette époque, on lançait les restes aux chiens, autrement dit ce qui ne compte pas, ce qui n'a pas de valeur.
Jeter sa langue aux chiens, cela voulait dire qu'on renonçait à s'exprimer, donc à trouver la solution de la devinette qu'on vous posait. Mais alors, pourquoi le chat a-t-il remplacé le chien ?
Cette substitution serait due à une expression de George Sand :" mettre quelque chose dans l'oreille du chat". Autrement dit, lui confier un secret qui restera bien gardé, puisque cet animal est muet.
"Donner sa langue au chat" s'inspirerait toujours de l'expression "jeter sa langue aux chiens", car l'organe de la parole est devenu inutile, puisqu'on renonce à s'en servir. Mais cette langue, on préfère au fond la confier au chat, qui la gardera sûrement et pourra la rendre au besoin.
Il se peut aussi que le verbe "donner", moins dur, ait été préféré à "jeter", et que le chat ait paru plus pacifique que le chien.
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Pourquoi l'iphone a-t-il fait chuter les ventes de chewing gum ?
L'usage compulsif de l'iphone et, d'une manière générale, des téléphones connectés, a de nombreux effets. L'une de ses conséquences est la baisse des ventes de chewing-gum. Heureusement pour ses fabricants, cette célèbre gomme à mâcher ne manque pas d'atouts pour séduire les consommateurs.
Les iphones et le chewing-gum
Iphone ou smartphone, la plupart des gens ne peuvent plus s'en passer. Rester quelques minutes sans consulter leurs écrans est au-dessus de leurs forces.
Ainsi, dans les transports en commun, par exemple, les lecteurs de livres ou de journaux sont devenus rares. La plupart des usagers sont penchés sur leurs téléphones. Et c'est la même chose dans les supermarchés.
L'endroit où on les consulte le plus, ce ne sont pas tant les travées du magasin que la file d'attente devant les caisses. Captivés par leur navigation sur le web, les consommateurs ne prêtent plus guère attention aux chewing-gums surtout vendus près des caisses.
Aussi, depuis 2007, les ventes ont-elles baissé d'environ 15 %, malgré les efforts des industriels pour varier la présentation et les parfums de ces friandises.
Une friandise qui a surtout des avantages
Mais le chewing-gum ne vaut pas seulement pour son goût et cette manière si particulière de le consommer. Il a d'autres atouts, que les fabricants pourraient mettre en avant pour augmenter leurs ventes.
En premier lieu, il rendrait plus intelligent. Cette assertion n'est pas aussi saugrenue qu'elle en a l'air. Comme on sait, le chewing-gum se mâche, et cette mastication favoriserait la diffusion du sang dans le cerveau.
Par ailleurs, le chewing-gum éliminerait de la bouche un très grand nombre de bactéries. Mais il doit être dépourvu de sucre, sinon il nourrirait ces micro-organismes au lieu de les détruire.
D'après certaines études, le chewing-gum serait excellent pour le système digestif et faciliterait le transit intestinal. À condition, cependant, de ne pas le mâcher trop longtemps, ce qui pourrait provoquer des flatulences et des ballonnements.
Pourtant, cette gomme à mâcher n'aurait pas que des avantages. En effet, elle favoriserait la consommation d'aliments gras et ne prédisposerait pas les enfants au calme.
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Qui a inventé un pays pour le vendre ?
L'Écossais Gregor MacGregor imagina l'une des supercheries les plus audacieuses de l'Histoire. En effet, il n'hésita pas à inventer de toutes pièces un pays dont il vendit les richesses à des gens crédules.
Du militaire...
Né en 1786, Gregor MacGregor s'enrôle d'abord dans l'armée britannique. Puis il part pour l'Amérique du Sud, où les colonies espagnoles s'émancipent les unes après les autres.
Il participe ainsi, en tant qu'officier, à la guerre d'indépendance du Venezuela, qui oppose ce pays à l'Espagne entre 1810 et 1823. Il épouse une parente de Simon Bolivar, le libérateur du Venezuela et d'autres pays d'Amérique latine.
En 1817, MacGregor parvient à s'emparer d'une île possédée par les Espagnols. Mais ces faits d'armes finissent par le lasser. Il est d'ailleurs tenu pour un couard, peu courageux face au feu.
...Au "prince de Poyais"
Gregor MacGregor imagine alors une activité plus lucrative. En 1820, il arrive au Honduras et se fait octroyer, par un potentat local, 32.000 hectares de terrain. Il s'agit d'une terre ingrate, impropre à la culture.
Mac Gregor baptise son domaine "Poyais", d'après le nom d'une tribu voisine. L'année suivante, il se rend en Angleterre, paré d'un nouveau titre. En effet, il se fait appeler "Cazique de Poyais", autrement dit le "chef" ou le "prince" de ce nouveau territoire.
D'après ses dires, le "Poyais" est un véritable État, avec son système de gouvernement, plutôt démocratique, et même un service militaire, auquel sont assujettis les habitants.
Pour donner plus de vraisemblance à son histoire, MacGregor invente une monnaie et un drapeau pour ce nouveau pays. Et il parvient à susciter l'intérêt autour de lui. Des Anglais vendent leurs biens pour faire fortune dans le nouvel État, d'autres signent des contrats de travail.
Pas moins de trois navires transportent ces immigrants vers le Poyais. À l'arrivée, la désillusion est rude. À la place des villes annoncées, les nouveaux venus ne trouvent que des terres incultes et quelques masures.
Dans ce climat inhospitalier, une centaine de colons succombent à la malaria ou meurent d'inanition. Pourtant, aucune de ces victimes ne s'est plainte de la supercherie imaginée par Gregor MacGregor.
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Qu'est-ce que le biais des survivants ?
Le biais des survivants, ou du survivant, est une manière particulière d'appréhender la réalité. Elle consiste à évaluer une situation donnée en se concentrant sur les seuls réussites qu'elle a engendrées.
Tenir compte aussi des échecs
D'une certaine manière, le biais du survivant, spontanément adopté par l'esprit humain, tend à déformer la réalité. C'est durant la Seconde Guerre mondiale que ce terme a été utilisé pour la première fois.
Un scientifique remarque alors que les études menées pur améliorer la résistance des avions aux tirs de l'ennemi ne tenaient compte que des appareils revenus à la base. Pour déterminer les endroits où il convenait de renforcer les blindages, il fallait aussi considérer les avions qui avaient été abattus.
En d'autres termes, il ne fallait pas se concentrer sur les seuls succès mais intégrer également les échecs aux calculs effectués.
Un biais qui se rencontre souvent
Depuis sa découverte, on s'est aperçu que le biais du survivant pouvait s'appliquer à de nombreux domaines et s'étendait à bien des aspects de notre vie quotidienne.
Ainsi, on a tendance à surestimer la qualité des œuvres littéraires de telle ou telle époque parce qu'on ne tient compte que des livres qui sont arrivés jusqu'à nous. Mais si on recensait une partie des ouvrages qui ont sombré dans l'oubli, on serait sans doute obligé de nuancer cette opinion positive.
Dans le domaine économique, la mesure des performances de l'industrie, dans tel ou tel secteur, peut être faussée par la seule prise en compte des entreprises affichant des résultats positifs.
De même, l'orientation professionnelle se fonde souvent sur l'étude des avantages d'un métier, et des réussites de certains de ceux qui l'ont choisi. Mais, pour se faire une idée plus objective de cette profession, il ne faudrait pas négliger le témoignage des personnes qui ne se sont pas épanouies dans ce métier.
Le biais du survivant joue aussi dans le domaine médical. Ainsi, pour évaluer le taux de survie des patients touchés par une maladie, on ne prend pas toujours en compte les décès précoces; ce qui tend à fausser l'évaluation.
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Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il fait partie du KGB ?
On le sait, avant d'entamer une carrière politique, à partir de 1991, Vladimir Poutine est entré au KGB. D'après ses propres dires, il y serait entré par vocation. Sa fréquentation des services secrets aurait influencé sa vision des choses et sa façon d'aborder ses interlocuteurs.
Une vocation
Vladimir Poutine ne serait pas entré au KGB par hasard. Le monde des services secrets l'aurait fasciné, comme beaucoup d'adolescents. Ce serait donc une sorte de vocation. C'est du moins ainsi qu'il présente lui-même les choses.
Un an environ avant la fin de ses études secondaires, il aurait décidé de s'orienter dans cette voie. Il serait même entré au siège du KGB pour proposer ses services. On l'aurait alors éconduit, en lui conseillant de terminer ses études.
Il aurait donc entamé des études de droit et c'est durant cette période qu'il aurait été contacté par un membre du KGB. Après avoir obtenu son diplôme, en 1975, le futur dirigeant russe intègre le KGB, où il reste jusqu'en 1991.
Même s'il en est sorti avec le grade de lieutenant-colonel, il semble que Poutine ait fait une carrière assez terne au sein des services secrets russes. Il a d'abord travaillé au secrétariat, avant d'être affecté au contre-espionnage et de servir durant 5 ans à l'étranger. Il sera en effet opérateur en Allemagne de l'Est.
Une carrière qui a façonné Vladimir Poutine
Intégrer le KGB, c'était un peu faire partie du sérail. Ainsi, la carrière de Vladimir Poutine au sein des services secrets lui a permis de nouer des contacts très utiles et de maîtriser, plus ou moins bien, des langues étrangères, comme l'allemand ou l'anglais.
La carrière au KGB du futur maître du Kremlin l'a également familiarisé avec l'exercice autoritaire du pouvoir et la manière de tenir la population en lisière.
Il a aussi conservé les réflexes d'un agent des services secrets. Ainsi, il se renseigne sur les éventuelles failles de ses interlocuteurs, pour avoir un moyen de les déstabiliser. Connaissant la peur des chiens manifestée par Angela Merkel, il la reçoit ainsi flanqué de deux dogues.
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D'où vient la fortune de Vladimir Poutine ?
Alors qu'Européens et Américains envisagent, après l'invasion de l'Ukraine, de s'en prendre à certains des avoirs de Vladimir Poutine, le montant et l'origine de sa fortune font toujours débat.
Un patrimoine modeste...
Si l'on en croit la version officielle, fondée sur les allégations du dirigeant risse lui-même, les revenus de Vladimir Poutine seraient relativement modestes. En effet, ils s'élèveraient, pour l'année 2020, à environ 140.000 dollars par an.
La partie essentielle serait composée de son salaire de Président, de l'ordre de 12.000 euros par mois. S'y ajouteraient un appartement d'un peu plus de 70 m2 à Moscou, trois voitures, un garage et une remorque.
Si l'on s'en tient à ces déclarations, il ne s'agit pas là du patrimoine d'un milliardaire.
...Ou une richesse fabuleuse ?
Mais, selon d'autres observateurs, Vladimir Poutine aurait amassé une fortune colossale. Il posséderait ainsi entre 40 et 200 milliards de dollars, ce qui ferait de lui l'un des hommes les plus riches du monde.
Les origines de cette fortune seraient, pour l'essentiel, assez douteuses. Selon certains, elle viendrait en grande partie d'un système de corruption organisée. En effet, le dirigeant russe ferait attribuer des marchés publics et des avantages divers à certaines personnes, en échange de pots-de-vin substantiels.
Pour s'enrichir, Vladimir Poutine ferait également pression sur certains oligarques russes. Il n'hésiterait pas à les jeter en prison, comme il l'aurait fait pour l'homme d'affaires Mikhaïl Khodorkovski.
Il se serait ensuite livré à un véritable chantage, n'acceptant de le libérer qu'en échange d'une partie de sa fortune. Poutine se serait comporté de la même façon avec d'autres oligarques.
Par ailleurs, selon certains observateurs, le dirigeant russe posséderait une vingtaine de maisons, 15 hélicoptères et de nombreuses montres de grand luxe, dont la plus chère coûterait 400.000 euros.
Les opposants à Vladimir Poutine évoquent aussi le somptueux palais qu'il posséderait sur les rivages de la mer Noire. Cette immense bâtisse, avec ses 10 chambres d'hôtes, s'étendrait sur 17.700 m2 et sa construction aurait coûté plus d'un milliard de dollars. Interrogé sur ce palace, le président russe a toujours nié en être le propriétaire.
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