
Choses à Savoir - Culture générale
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Pourquoi ne faut-il pas utiliser l’eau chaude du robinet pour cuisiner ?
Selon une récente enquête, près de 9 Français sur 10 déclarent avoir confiance dans l'eau du robinet. Ils la considèrent en effet comme le produit le plus contrôlé qui soit. Et de fait, l'eau est surveillée de très près.
Mais cette confiance leur fait prendre parfois des habitudes imprudentes. Comme celle d'utiliser l'eau chaude du robinet pour un usage alimentaire. Ainsi, une récente étude montre que près des deux tiers des Français utiliseraient cette eau chaude pour préparer du thé ou une tisane ou pour faire cuire des pâtes ou du riz.
En effet, une telle utilisation est bien tentante, car elle permet d'aller plus vite en besogne. Et c'est bien cette rapidité qui est surtout invoquée pour cet emploi particulier de l'eau chaude du robinet.
Or cette utilisation de l'eau chaude est une très mauvaise idée. En effet, elle comporte des risques pour la santé. De fait, l'eau chaude qui coule du robinet provient du ballon, où elle a longtemps stagné.
Les bactéries ont donc eu le temps d'y proliférer. Elle peut contenir d'autres éléments toxiques, comme des résidus de plomb. 2 à 3 millions de Français ont encore des canalisations en plomb, dans lesquelles circulent de minuscules fragments de ce métal.
Or, la chaleur de l'eau favorise la présence de ce métal, surtout si les canalisations sont en mauvais état. En effet, on trouvera deux fois de plomb dans une eau à 25°C que dans une eau à 15°C.
Pour préparer un thé ou faire cuire des pâtes, il faut donc utiliser de l'eau froide et la faire bouillir. Ce qui réduira de façon notable la présence de plomb ou de bactéries.
Pour faire la cuisine, l'eau froide est donc bien préférable à l'eau chaude. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'elle ne comporte aucun risque pour la santé. En effet, la qualité de l'eau du robinet variant selon les endroits, elle peut contenir, parfois, des traces de pesticides ou d'autres polluants.
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Un prêtre peut-il être député ?
Aux yeux de la loi, un ecclésiastique est un citoyen comme les autres. Si, en raison du respect de la laïcité et de la neutralité du service public, il serait difficile à un prêtre d'enseigner dans une école laïque, le Conseil d'État a jugé qu'il pouvait présider une université.
Par conséquent, rien n'interdit à un prêtre de briguer une fonction élective. Pour le Conseil d'État, notamment, l'accès aux fonctions publiques ne saurait se faire en fonction des croyances. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, d'ailleurs, trois ecclésiastiques sont devenus députés.
À commencer par le célèbre abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, élu député de la Meurthe-et-Moselle de 1946 à 1951. On se souvient aussi du truculent chanoine Kir, député-maire de Dijon de 1945 à 1967, et doyen d'âge de l'Assemblée nationale.
Enfin, on peut citer le cas de l'abbé Hervé Laudrin, député du Morbihan de 1958 à 1977.
Mais si la société civile ne voit pas d'inconvénients à ce qu'un prêtre devienne député, ou sénateur, il n'en va pas de même pour l'Église elle-même.
En effet, elle a finalement jugé que la mission du prêtre et le statut d'élu étaient incompatibles. Dans le Code de droit canonique, qui régit l'Église catholique, il est bien précisé qu'un prêtre ne peut pas remplir des fonctions qui supposent "une participation à l'exercice du pouvoir civil".
La mission même du prêtre doit le maintenir au-dessus de la mêlée politique. Représentant de l'ensemble des fidèles, il a une mission "catholique", autrement dit universelle.
Ce qui, aux dires des autorités religieuses, lui interdit de s'affilier à un parti ou à un syndicat et de participer à la compétition électorale. Sauf en des cas bien précis, repris par le Code de droit canonique et un document spécifique, édité, en 1994, par la Congrégation pour le clergé.
Pour qu'un prêtre se présente à une fonction élective, la députation par exemple, il faut que les droits de l'Église soient menacés, ou que le "bien commun" l'exige, et qu'il soit autorisé à le faire par son évêque.
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Bonnes fêtes de fin d'année !
Rendez-vous le 2 janvier pour la reprise !
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Quelle est la différence entre "prémices" et "prémisses" ?
Certains mots prêtent à confusion, notamment lorsqu'ils sont homonymes. Quand on les entend, par conséquent, on ne peut faire de différence entre eux que par le sens que leur prête le locuteur.
À l'écrit, en revanche, les choses sont plus claires, puisque ces mots n'ont pas la même orthographe. Penchons-nous sur le cas de deux de ces homonymes : "prémices" et "prémisses".
Il est plus compliqué par le fait que ces mots sont non seulement homonymes, mais ont un sens assez voisin. "Prémices" vient du latin "primitiae", qui veut dire "premier". Il s'emploie toujours au pluriel.
Il désigne les premiers produits d'une récolte que, dans l'Antiquité, on offrait en sacrifice aux dieux. Par extension, le mot s'emploie dans le sens de "signes avant-coureurs". Ainsi, on dira : "ces bourrasques sont les prémices de l'orage".
Le mot "prémisses" a une étymologie différente. En effet, il est tiré du latin "praemissus", mot qui vient lui-même du verbe "praemittere", qui veut dire "annoncer".
Contrairement à son homonyme, "prémices", le mot "prémisses" est usité aussi bien au singulier qu'au pluriel. C'est un terme du langage scolaire ou universitaire, qui désigne les deux premières propositions d'un syllogisme.
Un syllogisme est un raisonnement composé de trois parties, dont la dernière, la conclusion, dérive des deux premières. Autrement dit, les prémisses s'un syllogisme annoncent, en quelque sorte, sa conclusion.
Aussi ce terme quitte-t-il parfois le domaine de la logique pour prendre un sens plus courant. On l'utilisera ainsi pour désigner tout argument dont découle une conséquence. Ainsi, on parlera des "prémisses" d'une théorie, en désignant, par ce mot, les hypothèses qui la fondent, et qui emportent certaines conséquences.
On le voit, ces deux mots ont un sens d'"annonce" ou de "prélude". Ces significations assez proches, on l'a dit, n'aident guère à leur compréhension. Et ce d'autant plus que ce sont des mots appartenant au langage soutenu, peu utilisés à l'oral. Ce qui fait que, quand on les rencontre dans un texte, on peut avoir de la peine à les distinguer.
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Un propriétaire peut-il entrer dans le logement d'un locataire en son absence ?
Si vous êtes locataire, vous vous demandez peut-être si le propriétaire du logement a le droit d'y entrer, notamment en votre absence. En principe non. La loi est très claire à cet égard, mais elle comporte, comme nous le verrons, des exceptions.
En effet, dès que vous signez votre bail vous êtes chez vous. La loi vous reconnaît "un droit de jouissance totale" sur le logement. Le propriétaire n'a donc pas le droit d'y pénétrer pour vérifier son état. Du moins sans votre autorisation.
Si, malgré tout, le propriétaire entre chez vous, sans votre accord, vous pouvez porter plainte pour violation de domicile.
Comme la plupart des règles, celle-ci comporte des exceptions. En premier lieu, si le propriétaire ne peut pas pénétrer chez vous, il peut paraître surprenant qu'il ait le droit de conserver le double des clefs.
Et pourtant c'est le cas. Ou plutôt la loi est muette à ce sujet, ce qui revient au même. Les propriétaires se justifient souvent en rappelant que cette précaution leur permet d'entrer dans le logement s'il est inondé, par exemple, ou en proie aux flammes.
Et pourtant, même dans ces situations, le propriétaire ne peut franchir votre seuil sans votre autorisation. Par contre, il peut le faire si une clause spécifique du bail l'autorise à faire une visite annuelle de votre logement pour vérifier son état.
Dans ce cas, le bail oblige souvent le propriétaire à vous prévenir à l'avance de sa venue. Le propriétaire peut encore entrer chez vous pour procéder à certains travaux. Ils doivent être nécessaires, notamment, au maintien du logement en bon état ou à l'amélioration des parties communes.
Il est encore une circonstance dans laquelle le locataire doit laisser le propriétaire entrer chez lui : s'il veut vendre ou louer l'appartement, dans le cas où vous-même décidez de le quitter.
Les visites, auxquelles le locataire ne peut s'opposer, peuvent avoir lieu les jours ouvrables, sauf les dimanches et jours fériés et ne peuvent pas dépasser deux heures. Elles sont organisées d'un commun accord entre le propriétaire et le locataire.
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Emmanuel Macron pourrait-il se représenter en 2027 ?
Élu à nouveau en 2022, Emmanuel Macron était le Premier Président, depuis Jacques Chirac, à entamer un second mandat. Seuls deux de ses prédécesseurs avaient, depuis les débuts de la Ve République, effectué deux mandats.
À la vérité, seul François Mitterrand était parvenu au terme de son second mandat, le général de Gaulle ayant démissionné avant d'y arriver. Mais certains se demandent si l'actuel locataire de l'Élysée pourrait briguer un troisième mandat.
En principe, la chose paraît impossible. En effet, l'article 6 de la Constitution de 1958, révisé par la loi constitutionnelle du 2 octobre 2000, semble très clair. Parlant du Président, il stipule en effet que "nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs".
Mais le doute est venu d'une récente décision du Conseil d'État. Ce dernier avait été saisi par le Président de la Polynésie française, Édouard Fritch. Il avait été élu à cette fonction en septembre 2014, après la démission de son prédécesseur, Gaston Flosse.
Puis il avait été réélu, en 2018, pour un second mandat. Édouard Fritch exprime alors son intention de solliciter, en 2023, un troisième mandat. Or, la loi organique pour la Polynésie française, adoptée en 2004, est formelle: le Président du territoire "ne peut exercer plus de deux mandats de 5 ans consécutifs".
Mais l'actuel Président pense tout de même pouvoir briguer un troisième mandat. En effet, son premier mandat n'a duré que 4 ans. De fait, il avait été élu pour succéder à Gaston Flosse, qui avait commencé son mandat, avant de démissionner.
Édouard Fritch n'a donc pas exercé deux mandats consécutifs de 5 ans. Il aurait donc le droit de se représenter, ce qu'a admis le Conseil d'État.
Emmanuel Macron pourrait imiter son exemple. Pour solliciter un troisième mandat, il lui suffirait d'écourter le second, en démissionnant quelque temps avant son terme. Il se retrouverait alors un peu dans la même situation que le Président de la Polynésie et, si l'on se réfère à la décision du Conseil d'État, pourrait peut-être briguer un troisième mandat.
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Pourquoi la Corée du Nord a affirmé avoir trouvé une tanière de licorne ?
Si le lancement de plusieurs missiles nucléaires par la Corée du Nord inquiète la communauté internationale, certains faits, en provenance de Pyongyang, semblent relever davantage de l'anecdote, du moins au premier abord.
En effet, les archéologues du très officiel Institut d'histoire de la Corée du Nord viennent d'annoncer une surprenante découverte. Ils auraient trouvé le repaire où se cachait une licorne !
Oui, vous avez bien entendu : il s'agit bien de cet animal fabuleux qui, depuis le Moyen-Âge, a nourri nombre de légendes. Et, pour les savants nord-coréens, il ne s'agirait pas de n'importe quelle licorne.
Celle dont on vient de découvrir la tanière au centre de la capitale, Pyongyang, aurait servi de monture au Roi légendaire TongMyong. En l'an 37 avant notre ère, ce souverain aurait fondé le royaume de Goguryeo, qui aurait duré jusqu'à la fin du VIIe siècle.
Il est vrai qu'il ne faut s'étonner de rien avec la dynastie des Kim qui, depuis l'accession au pouvoir, en 1948, de Kim Il-sung, le premier représentant de la lignée, tient la Corée du Nord d'une main de fer.
En effet, les légendes les plus diverses courent à propos du père et de ses deux fils. Ainsi, l'un d'entre eux, Kim Jong-il, qui gouverne le pays de 1994 à 2011, aurait écrit pas moins de 1.500 livres et aurait, par sa mort, arraché des larmes aux oiseaux eux-mêmes.
Alors, pourquoi ne pas croire en cette licorne ? En réalité, l'objectif de ce conte pour enfants s'inscrit dans une volonté d'asseoir la légitimité de la Corée du Nord.
En mettant en exergue le royaume de Goguryeo, on consolide la position actuelle du pays. En effet, ce royaume s'étendait sur le territoire actuel de la Corée du Nord, ce qui permet à son dirigeant de revendiquer une antériorité historique sur la Corée du Sud.
Mais, en plus, ce royaume englobait une partie de la Mandchourie actuelle. Ce qui est, en quelque sorte, un pied de nez à la Chine, dont certaines traditions revendiquent l'annexion de la Corée du Nord.
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Pourquoi les hirondelles volent-elles bas avant l'orage ?
Les mœurs des hirondelles livrent de précieux enseignements sur le temps qu'il fait ou l'évolution du climat. Au point que ces comportements ont donné naissance à des dictons populaires, comme le bien connu "une hirondelle ne fait pas le printemps".
Il est vrai que, quand ils se déplacent en groupes, ces oiseaux migrateurs annoncent la venue du printemps. Mais une autre de leurs habitudes permet de prévoir la survenue d'un autre événement météorologique.
En effet, quand les hirondelles volent bas, il est probable qu'un orage se prépare. C'est, du moins, ce qu'on entend souvent dire. Mais cette affirmation comporte-t-elle une part de vérité ?
De fait, le dicton populaire ne ment pas. Quand les hirondelles infléchissent leur vol pour se rapprocher de la terre, la pluie et l'orage ne sont pas loin.
Mais quel lien entre ces deux phénomènes ? Quand les nuages d'orage se forment, l'air chaud a tendance à s'élever, alors que des courants d'air froids demeurent plus près du sol.
Ces vents frais ont tendance à plaquer les insectes au sol. Ils trouvent aussi, dans ces zones où le vent les maintient, une température et un degré d'humidité qui leur conviennent mieux.
Vous ne voyez toujours pas le rapport avec le vol des hirondelles ? Eh bien, si ces oiseaux volent bas avant l'orage, c'est tout simplement pour suivre les moucherons, qui font partie de ces insectes maintenus au sol par les courants d'air froids.
Et ces moucherons composent l'essentiel du menu des hirondelles. Elles sont donc inconscientes du phénomène climatique qui se prépare, elles volent simplement dans le sillage de leurs proies préférées.
Et elles ne se maintiendront pas très longtemps à cette faible altitude. En effet, dès que les fortes pluies d'orage commenceront à tomber, elles se mettront à l'abri. Ces grosses gouttes sont en effet trop lourdes pour ces frêles volatiles.
On le voit, si les hirondelles volent bas, ce n'est pas, comme on l'entend dire parfois, pour se protéger des vents violents qui annoncent l'arrivée imminente de l'orage.
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Pourquoi un prêtre serait à l'origine de l'expansion du café ?
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Pour commencer, quelques données générales intéressantes. D'abord, saviez-vous qu'après l'eau, le café est la deuxième boisson la plus consommée au monde et la deuxième matière première la plus exportée après le pétrole. Il en existe 4 sortes : l'arabica et le robusta, qui sont les plus connus et les plus produits, mais aussi l'excelsa et le liberic. Le café provient d'un arbre appelé caféier, qui peut atteindre 6 mètres de haut et serait originaire d'Éthiopie, où il était initialement consommé en infusion ou en mâchant ses feuilles. Enfin il fut découvert par des animaux, probablement des chèvres, qui mangeaient les cerises du caféier.
En ce qui nous concerne, nous les humains, selon l'Organisation internationale du café, ce sont des commerçants vénitiens qui ont introduit ce produit en Europe en 1615, quelques années seulement après l'arrivée du thé. On pense qu'il est ensuite arrivé sur le continent américain vers le XVIIIe siècle. Ce sont plus précisément les Hollandais et les Français qui ont répandu sa culture en Amérique centrale et du Sud, principalement dans les colonies du Suriname, de la Guyane française et du Brésil.
Ce dernier pays est actuellement le plus grand producteur, avec plus de 69 millions de sacs de 60 kilos par an. En deuxième position, on trouve le Vietnam, spécialisé dans le café robusta. La troisième place est enfin occupée par la Colombie, spécialisée dans le café Arabica, une variété connue pour sa douceur et sa concentration plus faible en caféine. Mais la Colombie produit également de nombreux autres cafés de spécialité certifiés biologiques, UTZ, Fair Trade et Rain Forest, qui se distinguent par l'origine, la technique de plantation et leurs qualités reconnues dans lemonde entier.
Si je vous en parle aujourd'hui, c'est que l'histoire du café en Colombie, dont la culture a grandement contribuer au développement économique du pays aux XIXe et XXe siècles, est marquée par une légende qui trouve sa source il y a près de 200 ans.
En 1835, les premiers sacs de café produits dans les Andes Colombiennes Orientales sont déjà exportés. Cependant que l'augmentation rapide de la production au cours du XIXe siècle serait due en garnde partie à un prêtre: le jésuite Francisco Romero, originaire d'un petit village de la région du même nom.
Selon divers témoignages au sein de la population locale, lorsque les fidèles de cette petite ville se confessaient, il leur imposait quelques prières, mais aussi, et cela est plus étonnant, leur conseillait de planter quelques caféiers en guise de pénitence. Oui ! Les paroissiens devaient semer une graine de caféier chaque fois qu’ils souhaitaient se repentir de leurs péchés !
C'est ainsi que la production de café aurait commencé à se développer d'abord dans cette zone, puis dans d'autres zones bénéficiaint de conditions et terroirs similaires. À tel point qu'en 1850, la culture du café finit par couvrir une grande partie des Andes occidentales et du massif colombien, devenant à la fin du XIXe siècle le principal produit d'exportation et la principale source de devises de la Colombie....
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Pourquoi les pâtes “al dente” sont-elles meilleures pour la santé ?
Il existe plusieurs façons de faire cuire les pâtes. Mais il est un type de cuisson qui préserve mieux votre santé : la cuisson dite "al dente". Quand les pâtes sont cuites ainsi, donc moins longtemps, elles sont plus fermes sous la dent, plus croquantes. Elles sont souvent servies ainsi en Italie, le pays par excellence des pâtes.
Pour obtenir des pâtes "al dente", il faut les faire cuire dans un grand volume d'eau, environ un litre pour 100 grammes de pâtes. Puis il faut les retirer environ une minute avant la fin de la durée de cuisson indiquée sur le paquet.
Mais alors pourquoi n'est-il pas recommandé de faire cuire les pâtes trop longtemps ? Pour le comprendre, il faut rappeler qu'elles sont principalement composées d'amidon, qui est un glucide.
Or, une trop longue cuisson transforme l'amidon en sucres rapides, qui se répandent très vite dans l'organisme. Ce faisant, ils provoquent ce qu'on appelle un pic de glycémie, qui se traduit par une sensation de faim. Autrement, on aura faim assez vite après avoir mangé des pâtes cuites trop longtemps.
Si vous faites cuire les pâtes moins longtemps, pour privilégier la cuisson "al dente", vous n'éprouverez pas un tel inconvénient. L'amidon contenu dans les pâtes se transformera, non en sucres rapides, mais en sucres lents.
Il n'y aura donc pas de pic de glycémie, et, comme leur nom le laisse supposer, les sucres lents mettront du temps à se diffuser dans l'organisme. Vous n'aurez donc pas de fringale après les avoir consommées. D'autant moins que ces pâtes, qu'il faut mâcher davantage, forment un ensemble plus consistant dans l'estomac.
Par ailleurs, les sportifs le savent, les sucres lents apportent davantage d'énergie. La cuisson "al dente" a encore d'autres effets positifs pour la santé. En prévenant la formation de sucres rapides, elle évite aussi la formation de graisse et la prise de poids.
Les pâtes cuites "al dente" sont également plus faciles à digérer. Ce mode de cuisson est donc préférable à tous égards.
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Pourquoi y a-t-il 4 fois plus d'hommes que de femmes au Qatar ?
Le Qatar, l'hôte de la coupe du monde 2022 de football, se signale par une particularité démographique. En effet, les femmes y sont quatre fois moins nombreuses que les hommes. Une telle dissymétrie ne se retrouve pas du tout au niveau mondial, bien au contraire. La proportion y est, en effet, de 51 femmes pour 49 hommes.
En 2016, ce petit émirat du Moyen-Orient comptait environ 2,6 millions. Cette inégale répartition entre les hommes et les femmes n'empêche pas cette population d'augmenter. En 2009, elle se montait à près de 1,6 million de personnes.
Le pays a donc enregistré un million d'habitants supplémentaires en sept ans. Et, de fait, la croissance démographique, bien que ralentie, était encore de 6 % en 2016.
Les femmes sont donc beaucoup moins nombreuses que les hommes au Qatar. En 2009, elles étaient près de 350.000, contre plus de 1.247.000 hommes.
Cet écart s'explique en grande partie par la structure particulière de la population qatarie. En effet, elle est composée, à environ 80 %, par des étrangers. Ces travailleurs immigrés viennent surtout d'Inde, du Népal, du Bangladesh, du Pakistan ou de l'Iran.
Les Qataris ne représentent donc qu'environ 12 % de la population du pays. Ils ne sont, en nombre, que la troisième nationalité vivant au Qatar, derrière les Indiens et les Népalais.
Or, dans leur très grande majorité, ces travailleurs étrangers sont des hommes. Ils restent seuls au Qatar, ne pouvant faire venir leur famille près d'eux. C'est la présence de cette masse de travailleurs immigrés qui explique ce grand déséquilibre de la population qatarie.
Ils sont surtout employés dans les innombrables chantiers de construction qui se sont ouverts dans le pays. Les gratte-ciel, qui poussent comme des champignons à Doha, la capitale, les complexes hôteliers surgis du désert ou les installations accueillant l'actuelle coup du monde de football en emploient beaucoup.
On le sait, leurs conditions de travail, souvent très difficiles, ont été dénoncées par les médias et nombre d'associations, dont certaines ont appelé, pour cette raison, au boycott de la coupe du monde.
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Quelle est l'origine de l'expression "Annus Horribilis" ?
Comme les mots qui la composent le laissent supposer, l'expression "Annus horribilis" désigne une année très difficile, et même épouvantable. À première vue, on peut penser que les termes latins qui la forment la font remonter à un lointain passé.
Or, il n'en est rien. L'expression "Annus horribilis" a été forgée en 1992. Et par un personnage illustre. C'est en effet la Reine Elizabeth II qui, lors d'un discours au Guildhall de Londres, le 24 novembre 1992, l'a employée pour la première fois.
Et il est vrai que cette année lui avait apporté bien des déboires. Son fils Andrew, duc d'York, avait en effet divorcé, tout comme la princesse Anne. Autant de grain à moudre pour une certaine presse, toujours friande de scandales.
De son côté, la princesse de Galles révèle, dans un livre qu'on s'arrache aussitôt, toute la distance qui la sépare désormais de son mari. À ces tristes événements privés s'ajoute l'incendie du château de Windsor, la résidence favorite de la Reine. On le voit, il y avait de quoi broyer du noir !
Mais comment la souveraine a-t-elle forgé cette expression, qui eut aussitôt beaucoup de succès ? Elle se serait inspirée du titre d'un poème d'un écrivain anglais du XVIIe siècle, John Dryden.
En effet, le poème, publié en 1667, s'appelle "Annus mirabilis". Cette année "miraculeuse" est 1666, l'année qui précède la publication du poème. Dryden y évoque d'abord deux victoires de l'Angleterre, dans la deuxième guerre qui, de 1665 à 1667, oppose le pays aux Provinces-Unies, l'ancien nom des Pays-Bas.
Ensuite, et de manière assez paradoxale, du moins à première vue, l'écrivain range, dans cette année miraculeuse, deux événements pourtant tragiques : une épidémie de peste et le grand incendie qui, en 1666, ravage une partie de la capitale.
Mais, ce qui compte, pour John Dryden, c'est qu'il ait finalement échappé à la peste et que Londres ait été rebâtie, pour devenir une ville encore plus belle.
Forgée par une souveraine cultivée, et non dépourvue d'humour, l'expression "Annus horribilis" fait aujourd'hui partie du langage courant.
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Quelle est exactement la durée de vie des déchets nucléaires ?
Si, aujourd'hui, le nucléaire représente la première source d'énergie en France, c'est parce qu'il est peu polluant, surtout si on le compare à des énergies fossiles, comme le pétrole ou le charbon.
En effet, ce secteur du nucléaire émet peu de gaz à effet de serre. Il comporte cependant un inconvénient : la production de déchets radioactifs. On s'interroge souvent sur le danger représenté par ces déchets, sur leur gestion et sur leur durée de vie.
Ces déchets proviennent, à près de 60 %, des centrales nucléaires produisant l'électricité. Mais ils ont bien d'autres sources. En effet, la recherche, le secteur médical, la Défense nationale ou l'industrie utilisent, à des titres divers, des substances radioactives, qui produisent des déchets.
Le transfert et le stockage des déchets nucléaires font l'objet d'une stricte surveillance. L'autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui contrôle l'activité nucléaire en France, distingue, en fonction de leur durée de vie, deux sortes de déchets nucléaires produits par les centrales.
La première catégorie est constituée par les déchets dits "à vie courte". Ce sont les plus nombreux, puisqu'ils représentent 90 % de la totalité des déchets. Mais ils sont peu radioactifs, ne représentant que 0,1 % de la radioactivité totale.
Ces déchets viennent surtout de la maintenance et du démantèlement des centrales nucléaires. On estime que ces déchets ne sont pratiquement plus radioactifs au bout de trois siècles environ.
De leur côté, les déchets "à vie longue" sont surtout issus du traitement du combustible nucléaire usé. Ils ne représentent que 10 % des déchets nucléaires mais concentrent 99,9 % de la radioactivité.
La plupart de ces déchets ne perdent pas leur radioactivité au bout de 300 ans, comme les déchets à vie courte, et certains restent même actifs durant des milliers d'années.
Tout dépend des substances concernées. Certaines, comme le césium-137, perdront la quasi-totalité de leur radioactivité en l'espace de trois siècles. Mais d'autres, comme le neptunium-237, auront conservé une part de cette radioactivité même au bout de 100.000 ans.
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Pourquoi les bourreaux avaient-ils un “droit de havage” ?
Les bourreaux étaient nombreux sous l'Ancien Régime. Il est vrai qu'entre la mise au pilori des condamnés, le supplice de la roue, les pendaisons ou les bûchers, ils avaient fort à faire.
Les "exécuteurs des hautes œuvres", comme on les appelait aussi, étaient mal vus de la population, mais il fallait bien les rémunérer pour leur travail. Le mot s'applique bien à un bourreau puisqu'il vient d'un mot latin signifiant "torture".
En vigueur jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, leur mode de rémunération était assez singulier. En échange de leurs services, les bourreaux se voyaient reconnaître un droit de "havage".
"Havage" vient d'un ancien mot signifiant "prendre". Il autorisait les bourreaux à prendre, chez les marchands, une certaine quantité de denrées. Qu'il s'agisse de légumes, de fruits ou de pain, par exemple, un bourreau s'emparait alors, en théorie, de ce que sa main pouvait contenir.
Plus tard, la main serait remplacée par une cuillère de fer de plus en plus large. En pratique, le bourreau, suivi d'un valet, désignait les marchands chez qui il voulait se servir.
Le valet marquait, à l'aide d'une craie, une croix sur les vêtements de ces commerçants. Puis il venait ensuite récupérer les produits dus à son maître.
Mais le bourreau n'est pas toujours payé en nature. Dans certains cas, ce droit de havage prend la forme d'une sorte de redevance, perçue par le bourreau sur les marchandises. Cette taxe variait selon la nature et la quantité des denrées.
Dans certaines villes, le bourreau ne peut faire valoir son droit de havage que les jours d'exécution. En théorie, c'est sa seule rémunération. Mais, dans certains endroits, comme à Paris, il recevait de l'argent en plus du droit de havage.
L'importance de ces sommes dépendait de la nature du châtiment infligé aux condamnés. Il recevait ainsi 100 livres pour une décapitation, ce qui est une somme importante, et 50 livres pour faire subir le supplice de la roue. Pour la chemise fournie à la personne condamnée à faire "amende honorable", il ne touchait que deux livres.
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Pourquoi peut-on désormais lâcher le volant en conduisant ?
Le concept de conduite autonome est sans doute promis à un bel avenir. Mais de quoi s'agit-il ? Le but est de décharger le conducteur, en tout ou partie, des gestes qu'il est amené à faire pour conduire une voiture.
Ces tâches sont accomplies à sa place par les mécanismes automatisés qui équipent le véhicule. Pour l'instant, 6 niveaux, classés de 0 à 5, de conduite autonome sont prévus.
Si le véhicule est classé au niveau 0, c'est le conducteur qui fait tout le travail, aucune place n'étant laissé à des processus automatisés. À l'inverse, une voiture de niveau 5 se conduirait toute seule, sans laisser d'initiative au chauffeur. C'est un véhicule qui pourrait même s'en passer.
Plus on monte dans le classement, plus la voiture est autonome.
Jusqu'à une date récente, seuls étaient autorisés, en France, des véhicules classés au niveau 2 de conduite autonome. Il existe notamment, dans ces voitures, des dispositifs permettant de les maintenir dans la voie.
Mais le conducteur doit rester vigilant en permanence. Ce qui l'oblige notamment à laisser ses mains sur le volant. La France vient de franchir, en septembre dernier, une nouvelle étape.
En effet, le niveau 3 de conduite autonome est désormais autorisé. C'était le cas en Allemagne depuis 2017. Dès lors, le conducteur n'est pas obligé de regarder constamment sa route et peut même lâcher le volant.
En d'autres termes, il laisse sa voiture se conduire toute seule. Mais pas partout. Ce niveau d'autonomie de la conduite ne sera permis que dans les parkings, au milieu d'un embouteillage ou encore sur l'autoroute, si le trafic est dense et la vitesse limitée à 60 km/h.
La présence d'un dispositif de conduite automatisé entraîne un aménagement du système de responsabilité pénale de l'automobiliste.
Pour l'instant, seul un groupe allemand, Mercedes-Benz, a pu faire homologuer son système de conduite autonome de niveau 3, composé de toute une série de capteurs. Mais d'autres constructeurs sont sur les rangs car, à l'horizon 2030, plus de 60 % des véhicules devraient être équipés de systèmes de niveau 2 ou davantage.
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Pourquoi dit-on “se tenir à carreau” et “l’argent n’a pas d’odeur” ?
"Se tenir à carreau"
Si une personne "se tient à carreau", c'est qu'elle veut rester discrète ou passer inaperçue. Il s'agit aussi d'éviter les conséquences malvenues d'une attitude plus démonstrative.
Mais d'où vient cette expression ? Pour certains, elle aurait été employée par les militaires. Quand une bataille se préparait, en effet, on demandait aux arbalétriers de "se tenir à carreau".
En effet, leurs flèches, si redoutables, s'appelaient des "carreaux". Donc, "se tenir à carreau" voulait dire se tenir sur ses gardes, en vue du prochain combat.
Pour d'autres, cependant, cette expression aurait son origine dans un jeu de cartes. Compte tenu de l'importance des carreaux dans ce jeu, "se garder (ou se tenir) à carreau" signifiait prendre ses précautions pour ne pas être battu.
"L'argent n'a pas d'odeur"
On prétend parfois que "l'argent n'a pas d'odeur". On veut dire par là qu'il aura toujours la même valeur, quelle que soit son origine. Compte tenu de la volonté des autorités de lutter contre le blanchiment d'argent sale, il n'est pas sûr qu'une telle expression soit bien appropriée aujourd'hui.
Pour en retrouver l'origine, il faut remonter à l'Antiquité romaine. Et plus précisément au règne de Vespasien, qui dirige l'Empire de 69 à 79 après J.-C. Soucieux de remplir les caisses de l'État après le règne dispendieux de son prédécesseur, un certain Néron, l'Empereur instaure de nouveaux impôts.
Portant sur le commerce et l'industrie, l'un d'eux concerne notamment la "récolte" d'urine. En effet, elle était utilisée, à cette époque, pour dégraisser la laine et préparer les tissus.
Du fait de son objet un peu particulier, cette taxe suscite l'ironie des Romains. Averti, par son fils, des sarcasmes qu'elle soulève, l'Empereur aurait saisi une pièce de monnaie et l'aurait sentie. À son fils, il aurait alors dit : "ça n'a pas d'odeur".
Ce qui signifiait que, tant que l'argent remplissait les coffres, sa provenance importait peu. D'après une variante de cette histoire, des toilettes publiques payantes, les fameuses "vespasiennes", auraient été créées par l'Empereur. Là encore, malgré l'endroit d'où il venait, cet argent "n'avait pas d'odeur".
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Peut-on couper les moustaches d'un chat ?
Le nom de "moustaches", donné aux longs poils qui poussent de chaque côté du museau d'un chat, n'est pas très approprié. En effet, on en trouve aussi au-dessus des yeux ou même à l'arrière des pattes. On les appelle d'ailleurs aussi des "vibrisses".
Elles ne sont pas seulement là pour donner de l'allure à votre petit félin. En effet, elles jouent un rôle essentiel dans la vie du chat. Dotées de terminaisons nerveuses reliées au cerveau, ces moustaches permettent au chat de s'orienter, en particulier la nuit.
Grâce à ces vibrisses, il peut repérer les obstacles avec précision, mais aussi d'éventuelles proies. Elles lui indiquent également où se placer, par rapport au vent, pour masquer son odeur.
Les moustaches du chat lui donnant une vision très précise de l'espace, il peut, grâce à elle, retomber sur ses pattes quand il tombe. Enfin, elles lui permettent de mieux communiquer avec ses congénères.
Ces vibrisses sont donc de véritables organes sensoriels, au même titre que les autres sens du chat.
C'est donc peu de dire que ces vibrisses sont très utiles au chat. Ce serait donc une mauvaise idée de vouloir les couper. Le chat perdrait ses repères et s'en trouverait soudain tout désorienté.
En coupant ses vibrisses, vous le privez aussi d'une partie de son langage. Ainsi, l'interaction avec ses pairs lui sera beaucoup plus difficile.
Si vous le faites, malgré tout, il ne faudra pas perdre votre animal de vue. En effet, il se montrera plus maladroit et aura tendance à se perdre. Il est vrai que, sentant son infirmité, il sera moins enclin à quitter son panier.
C'est d'ailleurs pourquoi les chattes coupent parfois les moustaches de leurs petits, qui, ainsi mutilés, resteront plus volontiers près de leur mère. Il arrive, de toute façon, que certaines de ces vibrisses tombent d'elles-mêmes, quand le chat fait sa toilette ou se frotte contre vos jambes.
Heureusement, comme son pelage, les moustaches de votre chat vont repousser. Il ne reste plus qu'à attendre qu'elles retrouvent leur longueur d'origine.
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Qu'est-ce que le libertarianisme ?
Fondé sur des concepts développés par des penseurs anglais, mais surtout mis en forme aux États-Unis, au début des années 1970, le libertarianisme, ou libertarisme, est un courant de pensée à la fois philosophique et économique.
Il repose sur le postulat que la liberté individuelle est la valeur suprême. C'est autour d'elle que doivent s'organiser les rapports sociaux, le mode de gouvernance et les échanges économiques.
La mise en application d'un tel concept a donc des implications à tous les niveaux. Elle influe ainsi sur l'organisation de la société, fondée sur la libre coopération des individus entre eux.
La liberté individuelle ne doit donc pas être gênée, dans son exercice, par l'intervention de l'État. Par conséquent, le rôle de ce dernier doit être aussi réduit que possible. Il doit être limité, pour l'essentiel, à l'une de ses fonctions régaliennes : le maintien de l'ordre, destiné à assurer la sécurité des citoyens.
Le champ dans lequel doit s'exercer cette liberté doit être aussi large que possible. Ainsi, tout homme ou toute femme doivent pouvoir faire des choix libres et, en particulier, disposer de leur corps.
Par conséquent, ils doivent pouvoir, si c'est leur choix, choisir leur propre mort ou porter un enfant pour autrui. Mais ils sont également libres de se livrer à la prostitution ou de vendre leurs propres organes. Ce qui ne peut manquer, d'un point de vue éthique, de soulever de vives critiques de la part de leurs détracteurs.
De même, les libertariens défendent la liberté d'expression et de publication la plus étendue, au risque de laisser s'exprimer des opinions qui, dans un régime moins "libéral", tomberaient sous le coup de la loi. Pour incitation à la haine raciale par exemple.
D'un point de vue économique, les libertariens prônent également le principe de "non-agression". Il repose sur une économie de marché où les biens circulent sans entraves et où la liberté de propriété ne doit pas rencontrer d'obstacles. Ainsi, l'État ne peut procéder à des nationalisations ou à des expropriation pour cause d'utilité publique.
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D'où viennent les boules de Noel ?
Les fêtes de Noël approchent à grands pas. Or, que serait Noël sans le sapin du même nom ? Paré de guirlandes et de boules, cet arbre, "roi des forêts", comme dit la chanson, trône dans nos salons.
Son origine remonte très loin. Le sapin est associé à diverses fêtes dès l'Antiquité. Avec l'arrivée du christianisme, il symbolise l'arbre de la connaissance du bien et du mal, planté par Dieu dans le jardin d'Éden. On sait que le fruit mangé par Ève venait de cet arbre.
Mais au Moyen-Âge, le sapin est plutôt dressé sur le parvis des églises. À partir de la fin du XVIe siècle, du moins dans certaines régions, il commence à pénétrer dans les foyers. Et le sapin de Noël s'imposera définitivement au XIXe siècle, sous le Second Empire.
Souvent colorées, les boules sont l'une des parures les plus répandues du sapin de Noël. On ne saurait s'en passer, pas plus que des guirlandes. Mais d'où vient cette décoration ?
Pour le comprendre, il faut rappeler qu'au départ on accrochait des friandises et des pommes aux branches du sapin de Noël. En effet, ce sont des fruits de saison. La récolte de ces pommes se fait surtout en septembre, mais certaines variétés ne sont cueillies qu'en octobre ou novembre.
Au moment des fêtes, on trouvait donc toujours des pommes pour décorer le sapin de Noël. Sauf en 1858, cependant, année marquée par une grave sécheresse, notamment dans l'est de la France.
De quoi auraient l'air les sapins sans les pommes qui les décoraient ? Un artisan verrier a la solution. En effet, il fabrique des boules en verre, qui imitent la forme des pommes.
Comme on choisissait souvent des pommes rouges, pour égayer le sapin, ce sont des boules de cette couleur qui sortent de l'atelier. Très vite, ces boules de Noël connaissent le succès.
Si certaines sont toujours en verre, selon la tradition, la majorité de ces boules de Noël sont aujourd'hui en plastique, une matière moins fragile.
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Pourquoi parle-t-on de "Semaine Sainte" ?
Il s'agit du moment de l'année où la communauté chrétienne-catholique commémore la passion, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Achevant les quarante jours du Carême, les chrétiens célèbre alors le combat du Christ contre le mal et sa mort sur la Croix.
Débutant le dimanche des Rameaux, elle inclut le Jeudi Saint et le Vendredi Saint et s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques, avant la Résurrection du Christ. Elle dure donc véritablement une semaine. D'où son nom !
Les chrétiens orthodoxes l’appelle la Grande Semaine.
Cependant il est à noter que cette fête change de date chaque année puisqu'elle se câle sur celle de Pâques qui elle-même change. C'est le concile de Nicée, en 325, qui a souhaité faire coïncider la célébration de la résurrection du Christ avec le retour du printemps, le premier dimanche suivant la pleine lune après l'équinoxe de printemps. Pourquoi ? Car selon les écritures bibliques, c'est dans ces conditions astrologiques que la mort de Jésus s'est produite.
Cette célébration chrétienne donne lieu à des traditions différentes selon les pays, comme des processions où des usages gastronomiques.
Aussi, dans certaines régions du monde, la Semaine Sainte est considérée bien entendu comme une expression religieuse et culturelle mais aussi comme une attraction touristique. De nombreuses destinations sont ainsi réputées pour offrir des expériences uniques à cette période de l'année. Par exemple, sur le lieu même des événements religieux, Israël, sont célébrés les grands événements de l'histoire du salut et la vie de Jésus, une expérience inoubliable pour tous les croyants. En Europe, le pint névralgique de la Semaine sainte est sans aucun doute Séville, dont les processions sont déclarées d'intérêt touristique international. Quant à Paris, le chemin de croix du Vendredi saint dans la cathédrale Notre-Dame et la basilique du Sacré-Cœur sont une tradition.
Enfin, et je vais vous en dire un peu plus sur celle-ci, celle de Popayan, en Colombie, qui a été la première Semaine sainte à avoir été déclarée au patrimoine mondial par l'UNESCO en 2009.
D'abord sachez que Popayán est la capitale du département du Cauca, dans la région du Massif Colombien. C'est l'une des six régions touristiques du pays, située au sud-ouest de la cordillère des Andes. Avant la conquête espagnole, elle était habitée par des groupes indigènes et aujourd'hui encore, à la périphérie de la ville, on en trouve d'importantes communautés telles que les Guambianos et les Quizgos.
Par ailleurs Popayán, destination émergente transformée grâce à la paix, est l'une des villes les plus anciennes et les mieux préservées de Colombie et même d'Amérique latine. Elle possède d'incroyables bâtiments coloniaux, une architecture blanchie à la chaux et des traditions religieuses datant des 17e, 18e et 19e siècles.
Quant aux processions qui y ont lieu lors de la Semaine sainte, il s'agit des plus anciennes commémorations religieuses d'Amérique du Sud. Du mardi au samedi précédant Pâques, cinq processions ont lieu entre 20h et 23h dans les rues historiques de la ville, où de grandes figures religieuses, datant pour la plupart du 17e siècle, faites de bois et ornées de fleurs et de bougies, sont portées par des bénévoles vêtus de costumes ecclésiastiques typiques de la période coloniale et accompagnés de musique.
On peut ainsi y apprécier plus de quatre siècles de tradition, d'art et de culture.
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Quelle est la différence entre un “martyre” et un “martyr” ?
Les mots "martyr" et "martyre" sont parfois confondus. Il est vrai que leur orthographe diffère peu et qu'ils se prononcent de la même manière. Pourtant, ils n'ont pas le même sens.
Le mot "martyr" est tiré du grec "martus", qui signifie "témoin". Dans son sens premier, le mot se réfère à une personne qui accepte la souffrance qui lui est infligée pour témoigner de sa foi chrétienne. Autrement dit pour en attester la véracité.
Peu à peu, le mot prendra un sens plus large. Il désignera en effet une personne acceptant de souffrir pour une cause, quelle qu'elle soit. Dès lors, le mot perd son acception purement religieuse.
Et, s'élargissant encore, le mot "martyr" finit par s'appliquer à toute personne persécutée par son entourage ou subissant les tourments que lui infligent les autres.
Il est à noter que, pour désigner un martyr chrétien, le mot "martre", plus proche du terme grec, a d'abord été utilisé. On le retrouve dans le nom "Montmartre", le "Mont des martyrs", où auraient été persécutés saint Denis et ses compagnons.
De son côté, le mot "martyre" est tiré du latin "martyrium", qui vient lui-même du grec "martyrion". Ce dernier terme signifie "témoignage". Il s'agit donc, en quelque sorte, de la manière dont les premiers martyrs chrétiens "témoignent" de leur foi.
Or, ils le font souvent en subissant le supplice que leur infligent les Empereurs romains, par exemple, qui veulent, par ce moyen cruel, obtenir un reniement.
le "martyre", c'est donc le supplice ou les tortures endurés par des chrétiens qui, en "témoignant" ainsi de leur foi, et de sa véracité, deviennent des "martyrs".
Par une extension progressive de son sens, le mot "martyre" s'est détaché peu à peu de sa signification purement religieuse, pour en venir à désigner la souffrance extrême, quelle que soit son origine, ou l'épreuve cruelle, qu'endurent telle ou telle personne.
Il peut s'agir, par exemple, d'une maladie. On dira alors que le malade "souffre le martyre". Cette expression signifie qu'on éprouve une grande douleur qui, comme dans ce cas, n'est pas seulement causée par la fidélité à une religion ou un idéal.
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Pourquoi Hercule Poirot aurait-il dû mourir ?
Agatha Christie peut se targuer du titre de l'écrivain ayant vendu le plus de livres. Elle en aurait écoulé environ deux milliards dans le monde. Cet immense succès, la reine du crime le doit en partie à ses personnages.
Miss Marple bien sûr, cette vieille fille pittoresque, qui mène toujours ses enquêtes en se référant à son petit village de la campagne anglaise. Mais surtout Hercule Poirot, sans doute le plus célèbre détective sorti de l'imagination d'un écrivain.
Le détective belge paraît en effet dans pas moins de 33 romans et plus cde 50 nouvelles. Ce petit homme méticuleux et toujours tiré à quatre épingle fait marcher "ses petites cellules grises" et découvre l'assassin, à la fin du roman, en réunissant tous les protagonistes de l'histoire.
Agatha Christie ne manquait jamais de dire toute l'affection qu'elle avait pour le personnage favori de ses nombreux lecteurs. Mais la dame cachait bien son jeu. En effet, son petit-fils révèle aujourd'hui qu'elle avait fini par prendre en grippe le détective belge.
En effet, elle avait fait le tour d'un personnage qu'elle jugeait désormais encombrant. Au lieu de passer son temps à raconter les aventures d'Hercule Poirot, elle aurait voulu écrire d'autres histoires, où il n'aurait pas eu sa place.
Elle aurait donc bien aimé lui consacrer un dernier roman, à la fin duquel il serait mort. Mais, avertis de ce projet, ses éditeurs se seraient récriés. Si elle tuait Hercule Poirot, ses lecteurs ne le lui pardonneraient pas. Et ses livres se vendraient forcément moins bien.
L'écrivain le plus lu de son siècle dut donc prendre son mal en patience. Elle dut attendre 1975, un an avant sa propre mort, pour se débarrasser du détective belge. En effet, dans "Poirot quitte la scène", le détective est amené à tuer le responsable des crimes qui ponctuent le livre.
Pour se punir de cette action, il se laisse lui-même mourir. Si l'on excepte les ouvrages parus après la mort de la romancière, cette ultime aventure de Poirot est l'avant-dernier livre d'Agatha Christie.
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Pourquoi la bouse de vache peut-elle nous être utile ?
La bouse de vache n'est pas laissée dans les prés où la produisent les ruminants ou jetée dans quelque dépotoir. Dans la plupart des cultures, et ce depuis très longtemps, cette déjection est considérée comme très utile.
Depuis l'Antiquité, les agriculteurs la considèrent comme un excellent engrais pour le sol. Dans certaines régions, comme au Tibet, on utilise la bouse de vache séchée dans la construction des maisons.
Dans nombre de civilisations, on s'est aussi servi de la bouse pour se chauffer. Sa valeur énergétique est en effet comparable à celle du bois. Elle a aussi été utilisée, de tous temps, dans la médecine traditionnelle.
Ainsi, la bouse de vache atténuerait l'effet des brûlures comme des piqûres d'insectes. Elle serait aussi préconisée dans le traitement de la goutte et de la sciatique.
La bouse de vache est décidément un excrément très précieux. En effet, les chercheurs lui ont encore trouvé d'autres vertus. Ainsi, une scientifique japonaise a fait cuire une bouse de vache assez longtemps puis l'a pressurisée.
Elle a alors découvert qu'il s'en dégageait de la vanilline. C'est un peu étonnant à première vue, mais il s'agit bien de la substance contenue dans les gousses de vanille.
Cette nouvelle variété ne vanilline ne devrait pas être utilisée dans l'alimentation. Par contre, on pourrait s'en servir pour parfumer des bougies ou des shampoings. Et, comme les prix de la vanille naturelle s'envolent, cette découverte tombe à point nommé.
Plus surprenant encore, la bouse de vache aiderait à lutter contre la dépression ! C'est du moins ce que prétendent des chercheurs britanniques. Dans ce cas, ce n'est pas la bouse elle-même qui serait utilisée, mais de petits champignons qui poussent à sa surface.
Les psilocybes, c'est leur nom, modifieraient le fonctionnement du cerveau et empêcheraient la rumination des idées noires. Les 19 patients à qui l'on a injecté une dose de la substance extraite de ce champignon ont tous vu leur état moral s'améliorer. Et, cinq semaines plus tard, les effets se faisaient encore sentir chez la quasi-totalité d'entre eux.
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Quelle est la différence entre le Sénat et la Chambre des représentants aux Etats Unis ?
Se fondant sur le modèle anglais, la Constitution américaine de 1787 prévoit un Parlement bicaméral. Il est donc composé de deux chambres, la Chambre des Représentants et le Sénat.
Elles ont des points communs. Dotées du pouvoir législatif, elles votent la loi et le budget. La Constitution ayant établi un régime présidentiel, le Président n'est pas responsable devant les Chambres, qui ne peuvent le renverser.
Sauf en mettant en œuvre, dans des circonstances très particulières, la procédure d'"impeachment". Elle est initiée par la Chambre des Représentants, le Sénat étant chargé de juger le Président.
Enfin, les membres des deux chambres sont divisés en deux groupes, appartenant aux deux partis qui structurent la vie politique du pays, les démocrates et les républicains.
En premier lieu, le Sénat représente les États américains alors que la Chambre des Représentants représente l'ensemble du peuple. Cette différence se traduit dans le mode d'élection des deux assemblées.
En effet, les Américains élisent deux sénateurs par État. Les 50 États sont donc représentés de manière égalitaire par les 100 sénateurs. De leur côté, les 435 représentants sont élus dans le cadre de circonscriptions locales. Ils sont donc beaucoup plus nombreux.
Pour être élu sénateur, il faut être âgé d'au moins 30 ans, un âge minimal ramené à 25 ans pour l'élection à la Chambre des Représentants. Autre différence, la durée du mandat.
En effet, un sénateur est élu pour 6 ans, alors que le mandat d'un représentant ne dure que 2 ans. L'ensemble de la Chambre des Représentants est renouvelé tous les 2 ans, alors que, au terme de cette période, seulement un tiers des sièges du Sénat est remis en jeu.
De même, la Chambre est présidée par un "speaker", élu par ses pairs, alors que le Sénat l'est par le Vice-Président des États-Unis. Toutefois, celui-ci ne vote que pour départager les deux camps, en cas d'égalité des suffrages.
Enfin, seul le Sénat est invité à approuver la nomination, par le Président, de personnages importants, comme les membres du cabinet présidentiel ou les juges à la Cour suprême.
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Pourquoi pratiquait-on l'ostracisme à Athènes ?
L'ostracisme est une institution originale de la Grèce classique, pratiquée notamment à Athènes. Le terme est forgé à partir du mot "ostracon", qui désigne une coquille d'huître.
C'est en effet sur ce fragment de coquillage, ou, plus souvent, sur un tesson de céramique, qu'était inscrit le nom de la personne qui devait être ostracisée.
C'est à Clisthène, dont les réformes, au VIe siècle avant notre ère, ont fondé la démocratie athénienne, qu'on attribue généralement la création de l'ostracisme. Cependant, le premier ostracisme n'intervient qu'au début du Ve siècle avant J.-C.
Quand un citoyen athénien est victime d'un ostracisme, il est banni de la cité pour dix ans. Il ne s'agit pas d'une mesure judiciaire. Elle ne s'accompagne ni d'une amende ni de la confiscation des biens de la personne ostracisée. Et elle conserve même ses droits de citoyen.
Il s'agit surtout d'une mesure de défiance. Ainsi, elle touche les citoyens qu'on trouve trop influents et qu'on soupçonne de vouloir s'emparer du pouvoir.
L'ostracisme était du ressort de l'"Ecclesia", l'assemblée rassemblant les citoyens d'Athènes. Elle pouvait compter jusqu'à 40.000 membres mais n'en comportait, en réalité, guère plus de 6.000.
La procédure aboutissant à l'ostracisme se déroulait de la manière suivante. L'Ecclesia se prononçait, par un premier vote, sur l'opportunité de prononcer un ostracisme.
En cas de résultat positif, on procédait, un peu plus tard, à un second vote. Les citoyens devaient désigner, lors de ce scrutin, la personne qui devait être ostracisée. Ils inscrivaient son nom sur l'ostracon, ce tesson de poterie dont on a déjà parlé.
Ils allaient ensuite le déposer dans un lieu fermé d'une cloison de bois. Contrairement à d'autres votes, celui-ci était donc secret. Compte tenu de l'enjeu d'un tel scrutin, il fallait un nombre de voix très important pour décider d'un ostracisme.
En effet, pas moins de 6.000 suffrages devaient se porter sur un nom. Si c'était le cas, la personne touchée par l'ostracisme avait dix jours pour quitter le territoire d'Athènes. Des personnages prestigieux, comme Thémistocle, furent victimes de cette pratique.
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Pourquoi jugeait-on autrefois les animaux ?
Pour écouter la série sur Xavier Niel sur mon podcast Comment j'ai bâti un empire:
Apple podcast:
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Spotify:
https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZw
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Google Podcast:
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Il existait, au Moyen-Âge, un usage judiciaire qui ne manque pas de nous surprendre aujourd'hui. En effet, du XIe au XVIIIe siècle environ, des animaux étaient traduits en justice.
Ce qui signifie qu'on les jugeait coupables de certains actes. En reconnaissant leur responsabilité, dans ces actions, on les traitait comme des hommes, et non comme des choses.
Les animaux qu'on pouvait appréhender, comme les porcs, les vaches ou les chevaux, étaient enfermés dans une cellule. Puis ils comparaissaient devant un tribunal. Là, le procès se déroulait selon les règles habituelles. Des témoins étaient entendues et le juge prononçait sa sentence.
S'il s'agissait d'animaux dont il était très difficile, ou même impossible, de s'emparer, comme les insectes, on d'adressait à la justice ecclésiastique.
Certains animaux passaient en jugement plus souvent que d'autres. C'était notamment le cas des porcs, qui, malgré certaines interdictions, vaquaient librement dans les rues des villes et des villages.
Il leur arrivait ainsi de s'en prendre à de jeunes enfants et même de les tuer. Dans ce cas, ils étaient souvent condamnés à mort. Les juges se déplaçaient jusqu'à la prison où était détenu l'animal pour lui lire la sentence.
Leur châtiment variait. Ils étaient souvent étranglés et pendus par les pattes arrière. Mais certains étaient brûlés vifs. Parfois, les animaux étaient mutilés, à l'endroit où ils avaient blessé leur victime.
Curieusement, certains d'entre eux étaient affublés de vêtements d'homme avant de subir leur châtiment. Quant aux frais de justice, qui n'étaient pas négligeables, ils étaient à la charge du propriétaire de l'animal jugé.
Quand les animaux, des chenilles, des sauterelles ou des mouches par exemple, étaient déférés devant les tribunaux ecclésiastiques, ils risquaient souvent l'excommunication.
Avant de la prononcer, on se rendait sur les lieux, un champ dévasté par des insectes par exemple, et on leur enjoignait de partir sans tarder. L'ordre était même répété plusieurs fois.
L'homme partageait parfois le sort de l'animal. Dans les cas de bestialité par exemple, l'homme ayant copulé avec un animal pouvait être brûlé avec lui.
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Pourquoi n’y a-t-il pas d’équipe de foot du Royaume-Uni ?
Au football comme au rugby, le Royaume-Uni ne présente pas d'équipe nationale, sauf dans le cadre des Jeux olympiques. Ainsi, toutes les composantes du pays, à savoir l'Angleterre, l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord, ont leurs propres équipes de football.
Mieux encore, les Britanniques organisent, depuis 1884, un tournoi de football auquel participent ces quatre entités régionales. C'est un peu comme si les Normands jouaient contre les Auvergnats !
La raison essentielle de cette absence d'équipe nationale est à rechercher dans la conception qu'ont les Britanniques de leur pays. Les nations qui le constituent ont toujours conservé leur langue et leurs particularismes.
Et ce d'autant plus que la formation de la Grande-Bretagne, en 1707, s'est faite par un acte d'union, qui spécifiait que les deux Royaumes d'Angleterre et d'Écosse n'étaient unis que dans la personne d'un souverain commun.
Si le pays est dépourvu d'équipe nationale, c'est aussi parce que, dès le départ, les quatre nations qui le constituent ont eu leur propre équipe. Or, ce sont les Britanniques qui sont à l'origine du football international.
En effet, ils ont organisé le premier match opposant deux nations, l'Écosse et l'Angleterre, le 30 novembre 1872. C'est-à-dire bien avant la création de la Fédération internationale de football association, ou FIFA, en 1904.
Au moment de cette création, Les Britanniques, souhaitant conserver leur organisation propre, ont imposé à la FIFA la présence de leurs quatre équipes, représentant chacune l'une des nations composant le Royaume-Uni.
De son côté, l'Union des associations européennes de football, ou UEFA, a tenté de conditionner l'acceptation de nouveaux membres au respect de règles plus strictes. Elle a ainsi décidé de n'admettre que les pays faisant partie de l'ONU. Mais cette décision a été annulée par le Tribunal arbitral international du sport.
Malgré cette déconvenue, l'UEFA continue à se montrer exigeante envers certains pays, comme le Kosovo, dont l'indépendance, proclamée en 2008, n'est pas reconnue par tous les pays, et notamment par la Serbie. De son côté, la FIFA n'admet pas des entités territoriales comme la Laponie, les Îles Vierges ou encore Porto Rico.
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Qu'est-ce que le fexting ?
Décidément, les téléphones portables servent à tout, y compris à régler ses comptes. En effet, bien des utilisateurs, et notamment des couples, pratiquent le "fexting". Contraction des mots anglais "fight", qui signifie "combat", et "texting", qui veut dire "envoi de messages", le "fexting" désigne donc l'habitude de régler un différend par messages interposés.
Le terme aurait été popularisé par le couple présidentiel américain. En effet, la "First Lady" a confié à un journaliste qu'elle envoyait de temps à autre à son mari des messages courroucés.
Ce qui lui évitait de se disputer en public avec le Président, ce dont les médias n'auraient pas manqué de faire leurs choux gras. De nombreux couples en feraient autant.
Aux yeux de ceux qui le pratiquent, le "fexting" ne manque pas d'avantages. Les timides en profitent pour dire leur quatre vérités à des gens qu'ils n'oseraient jamais affronter en face.
Pour certains, cette méthode permet également de prendre du recul et de choisir ses mots. L'antagoniste n'étant pas là, on se sent plus calme et on risque moins de perdre ses moyens, sous l'effet d'une colère qu'on ne peut pas toujours maîtriser.
Par ailleurs, l'envoi d'un texto peut sembler assez anodin. Dans l'esprit de nombre d'utilisateurs, il n'implique pas de résoudre un éventuel conflit dans l'immédiat. Il laisse donc le temps de la réflexion.
Mais des psychologues et des thérapeutes alertent sur les dangers du "fexting". En effet, les mots employés sont parfois mal interprétés par le destinataire du message.
Et, comme ils sont écrits, et qu'on peut conserver les messages, ils ont souvent plus d'impact. Et parfois, comme à l'oral, les mots utilisés dans un texto dépassent la pensée de ceux qui les emploient. Mais, là, il est plus difficile de réparer les dégâts.
En effet, le mal est fait, il est souvent difficile de le réparer par d'autres messages. Ils ne font souvent que renforcer le malentendu. Même des couples unis ou des amitiés solides ne résistent pas toujours aux méfaits du "fexting".
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Pourquoi n'a-t-on pas trouvé beaucoup d'os de soldats à Waterloo ?
Le 18 juin 1815, la sanglante bataille de Waterloo sonne le glas de l'Empire. Contraint à abdiquer une seconde fois, Napoléon sera exilé sur la lointaine île de Sainte-Hélène, où il trouvera la mort en 1821.
La bataille entraîne un véritable carnage. Très variés, les chiffres donnés par les historiens vont de 5.000 à plus de 30.000 morts, sans compter les très nombreux blessés. Mais il est possible que ce bilan soit encore sous-évalué.
La plupart de ces soldats ne vont pas recevoir de véritables sépultures. Pour des raisons sanitaires, une partie des dépouilles sont incinérées ou inhumées dans de vastes fosses communes.
De nombreux cadavres sont donc enterrés de manière sommaire ou même laissés sur le champ de bataille. Et pourtant il est très rare de trouver des ossements ayant appartenu à des combattants de Waterloo.
Dans ces conditions, on peut se demander ce que sont devenus ces restes humains. Une réponse assez macabre est donnée par certains historiens. D'après eux, il est probable que ces os aient été récupérés par des paysans. Certains, même, n'auraient pas hésité à déterrer les cadavres pour s'en emparer.
Mais qu'auraient-ils bien pu faire de ces ossements ? Pour les historiens, la réponse ne fait guère de doute : ils les auraient revendus à l'industrie sucrière locale. Elle était très prospère depuis l'instauration du Blocus continental, en 1806, qui avait incité à remplacer la canne à sucre, importée des colonies françaises, par la betterave sucrière.
Des os d'animaux, souvent de cheval, étaient en effet utilisés dans le processus de fabrication. Cuits dans des fours, ils étaient réduits en poudre et donnaient ce "noir animal" qui permettait de filtrer le sirop de sucre.
Les ossements de chevaux auraient donc été remplacés, dans certains cas, par les os des soldats de Waterloo. Suspectant le trafic, les autorités locales avaient pourtant averti les paysans qu'ils risquaient gros à le poursuivre. Mais ces os étant payés à un bon prix, il semble que l'appât du gain l'emporta sur la peur du châtiment.
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Qui est le dernier seigneur féodal d'Europe ?
Le seigneur était une pièce maîtresse de la société féodale qui s'est épanouie en Europe durant le Moyen-Âge. Cette société était dominée par les relations d'homme à homme. En effet, le vassal prêtait hommage à son suzerain, ou seigneur, qui, en échange, lui devait protection.
Le vassal ayant lui-même des vassaux, ce système formait ce que les historiens ont appelé la "pyramide féodale". Le vassal devait des redevances, en nature et en argent, à son seigneur, ainsi que des corvées.
Ce système, aboli officiellement par la Révolution française, s'est éteint peu à peu, dans le reste de l'Europe, entre le milieu du XVIe siècle et le milieu du XIXe siècle.
Mais, de nos jours, il reste pourtant un endroit où le système féodal est encore en vigueur. Il s'agit de la petite île anglo-normande de Sercq. Peuplé de 600 habitants, ce petit territoire insulaire d'un peu plus de 5 km2 est proche de l'île de Guernesey.
L'île de Sercq est encore gouvernée par un seigneur. On peut le considérer comme le denier d'Europe et l'île comme le dernier État féodal. Le seigneur actuel, en fonction depuis 2016, s'appelle Christopher Beaumont. Sa famille règne sur l'île depuis 1852.
Quand une femme en devient le seigneur, elle porte le titre de "dame", comme au Moyen-Âge. Ainsi Dame Sibyl Mary Collings Beaumont Hathaway fut le seigneur de l'île de Sercq durant 47 ans, de 1927 à 1974.
Comme au Moyen-Âge, les seigneurs de Sercq prêtent hommage à leur suzerain. Il s'agit du monarque britannique, qui est considéré comme l'héritier du duc de Normandie, dont dépendait autrefois cette île anglo-normande.
Le seigneur lui paie toujours un cens, une redevance dont la valeur est inchangée depuis le Moyen-Âge. Il nomme également un sénéchal, qui préside l'organe constitué par la réunion des "chefs plaids", qui possèdent le pouvoir législatif. Depuis 2008, les membres de ce Parlement sont élus au suffrage universel.
Les Sercquiais, qui tiennent à leur particularisme, défendent leur langue et le maintien du droit coutumier normand, qui s'applique toujours sur l'île.
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