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Pourquoi parle-t-on de la "loi de Lynch" ?
Les personnes appliquant la "loi de Lynch" sont généralement accusées d'avoir recours à une justice expéditive, qui ne respecte pas les droits de l'accusé. De son côté, le terme "lynchage" désigne une exécution sommaire, dépourvue de la moindre garantie judiciaire.
Ces expressions sont dérivées du nom de Charles Lynch. Ce notable américain, né en 1736 et mort en 1796, fut juge de paix et colonel de la milice de l'État de Virginie.
Dans le cadre de la guerre d'Indépendance, il lutte avec énergie contre les partisans de l'Angleterre. Il est chargé par le gouverneur de Virginie d'arrêter puis de juger, en première instance, toute personne suspecté de loyalisme à l'égard de la Couronne britannique.
Mais, au lieu d'envoyer les condamnés à Richmond, capitale de la Virginie, comme il aurait dû le faire, il décide de faire exécuter les peines sur place. Cette pratique illégale de la justice lui sera d'abord reprochée, puis le futur Congrès des États-Unis finira par admettre que les décisions de Lynch étaient motivées par l'urgence de la situation.
Durant la conquête de l'Ouest, à la fin du XIXe siècle, des foules en colère auront souvent l'occasion de "lyncher" des individus qu'elles estiment coupables. Dans des territoires encore largement dépourvus d'encadrement judiciaire et policier, ces exécutions sommaires étaient difficiles à prévenir.
Les malheureux appréhendés par la foule étaient le plus souvent pendus, sans autre forme de procès. C'était le sort qui attendait aussi de nombreux Noirs américains. En effet, ils furent les victimes de nombreux lynchages, notamment aux lendemains de la guerre de Sécession.
Dans ces États du Sud esclavagistes, il en fallait peu, un simple regard adressé à une femme blanche, pour qu'un Noir fût pendu par une foule en furie ou par une organisation terroriste comme le Ku Klux Klan.
Votées entre 1964 et 1968, plusieurs lois fondamentales donnent tous leurs droits civiques aux Noirs américains et prohibent toute mesure de caractère ségrégationniste. Elles finissent par entrer dans les mœurs et limitent les cas de lynchages, même si un Afro-Américain, Michael Donald, est encore battu à mort en 1981.
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Pourquoi les policiers américains disent-ils "vous avez le droit de garder le silence" ?
Les amateurs de séries policières sont habitués à cette scène, devenue familière. Quand les acteurs incarnant des policiers arrêtent un suspect, ils ne manquent jamais de les avertir qu'ils ont le droit de "garder le silence" et que tout ce qu'ils diront pourra "être retenu contre eux".
Ces éléments de langage sont obligatoires et leur emploi remonte au début des années 1960. En 1963, un certain Ernesto Miranda est arrêté par la police de Phoenix, en Arizona.
Il est soupçonné d'avoir agressé et violé des jeunes filles. Ce qu'il avoue lors de l'interrogatoire mené par la police. Et ses aveux seront retenus contre lui au cours du procès qui, en 1965, se termine par sa condamnation.
Mais l'avocat de Miranda conteste le verdict. Il sait à quel point un suspect non averti peut craquer au cours d'un interrogatoire et faire, dès lors, des aveux compromettants.
L'affaire est donc portée devant la Cour suprême des États-Unis. L'argumentation de l'avocat d'Ernesto Miranda, qui s'est adjoint l'aide d'un collègue, s'appuie sur deux amendements de la "Déclaration des droits", ou "United States Bill of Rights".
Ce document regroupe les dix premiers amendements à la Constitution américaine. Ceux visés par la défense de Miranda sont les 5e et 6e amendements.
Le 5e amendement précisant que "nul ne peut être forcé de témoigner contre lui-même", les avocats en déduisent que, pour éviter ce danger, un suspect doit être autorisé à garder le silence durant la garde à vue précédant l'interrogatoire mené par un magistrat.
Ils se fondent ensuite sur le 6e amendement, qui stipule que "tout accusé a droit à un avocat", pour réclamer que le suspect puisse demander l'assistance d'un avocat, qui resterait à ses côtés tout au long de l'interrogatoire.
Dans un arrêt du 13 juin 1966, la Cour suprême fait droit à ces demandes. Désormais, une personne arrêtée est informée qu'elle peut garder le silence durant la garde à vue et qu'elle a le droit de consulter un avocat.
De ce fait, les aveux d'Ernesto Miranda seront annulés en tant qu'éléments de preuve.
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Pourquoi les poteaux sont-ils ronds au football ?
Les amateurs de football le savent, les poteaux qui, avec la barre transversale, constituent la cage des buts, sont de forme ronde.
Mais il n'en a pas toujours été ainsi. L'adoption de cette forme, en France, est même assez récente. En effet, c'est le 11 novembre 1964 qu'ils sont apparus, pour la première fois, sur un stade de football français, à l'occasion d'un match de coupe du monde opposant la France à la Norvège.
Auparavant, ces poteaux étaient souvent carrés. Mais ce ne sont pas les Français qui, les premiers, ont préféré des poteaux ronds. Les Italiens ont franchi le pas avant eux. Ils se sont dit qu'un ballon rond, heurtant un poteau de la même forme, adopterait ensuite une trajectoire plus naturelle.
Les poteaux carrés ayant, d'après certains, joué un mauvais tour à l'équipe de Saint-Étienne, lors de la finale qui, en 1976, l'oppose au Bayern de Munich dans la finale de la coupe d'Europe des clubs champions, on adopte définitivement les poteaux ronds à partir de cette date.
Et pourtant, la Fédération internationale de football association (FIFA) ne les impose, dans les matchs officiels, que depuis 1987. Et ce, d'ailleurs, au mépris de son propre règlement.
En effet, ce document précise expressément que la forme de ces poteaux de football peut certes être ronde, mais qu'elle peut tout aussi bien être rectangulaire ou carrée. L'essentiel étant que ces poteaux, notamment par leur forme, ne présentent aucun danger pour les joueurs.
Il est toutefois indiqué que les poteaux doivent avoir la même forme que la barre transversale.
Très détaillé, ce règlement précise par ailleurs la matière dans laquelle doivent être fabriqués ces poteaux. Il s'agit du bois, du métal ou d'un autre matériau, approuvé par les autorités compétentes.
De même, la distance entre les deux poteaux ainsi qu'entre le sol et la barre transversale est précisée au centimètre près. Enfin, les poteaux et la barre transversale doivent être de couleur blanche et présenter une largeur et une épaisseur identiques, comprises entre 10 et 12 cm.
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Quelle est l'origine étonnante de Godzilla ?
Avec King Kong, Godzilla est sans doute le monstre le plus connu des cinéphiles. C'est une sorte de dragon géant créé par un cinéaste japonais, Ishiro Honda.
C'était un spécialiste du "kaiju eiga", le "film de monstres". Le premier film mettant en scène Godzilla date de 1954. Ce ne sera que le début d'une longue série. Honda peuplera d'ailleurs ses films d'autres monstres, comme Mothra, sorte de papillon géant, Baran, une créature préhistorique, ou encore Ghidrah, le monstre à trois têtes.
Les effets spéciaux de l'époque sont encore rudimentaires, notamment par souci d'économie. Ainsi, l'acteur revêtant la défroque du monstre se promène au milieu de maquettes qu'il n'a aucun mal à détruire.
Les spécialistes de la question s'accordent à penser que la création de Godzilla est à relier à la peur du nucléaire. Quand le monstre apparaît sur les écrans, au milieu des années 1950, l'explosion des bombes d'Hiroshima et de Nagasaki, qui a provoqué des centaines de milliers de morts, ne date que d'une dizaine d'années.
Elle est encore présente à tous les esprits. Or, ce monstre gigantesque, qui détruit tout sur son passage et se rit des armes essayées contre lui, évoque à la fois la terreur provoquée par la bombe atomique et son caractère invincible.
Et Godzilla est d'autant plus rattaché à ces événements traumatisants que ce monstre préhistorique aurait été réveillé par des essais nucléaires. Dans d'autres films, il serait apparu à la suite de mutations génétiques liées à la radioactivité. Une autre manière d'évoquer les conséquences imprévisibles de l'utilisation ou de la manipulation du nucléaire.
Si Godzilla est associé à la bombe atomique, c'est encore d'une autre manière. En effet, une telle arme est issue du cerveau fertile de l'homme. Il pourrait donc en inventer de plus redoutables encore.
C'est ce que l'on voit dans certains films de la série, où des savants mettent au point des armes nouvelles, capables d'anéantir le monstre. Autrement dit, l'homme est un apprenti sorcier, qui pourrait, dans un avenir pas si lointain, détruire la planète.
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Pourquoi les dauphins doivent-ils crier ?
On le sait, les dauphins communiquent entre eux, notamment par l'émission de certains sons, qui ressemblent un peu à des sifflets. Or le volume des bruits provoqués par l'homme, dans le cadre de son activité maritime, ne cesse d'augmenter.
Des chercheurs britanniques se sont donc demandé si de tels sons, de plus en plus envahissants, ne pouvaient pas perturber la communication des dauphins. Ils ont donc soumis deux dauphins, habitués à travailler avec l'homme, à un exercice spécifique.
Le couple d'animaux marins ayant été séparé, il leur fallait communiquer pour accomplir leur tâche. C'est à ce moment-là que les chercheurs ont utilisé un haut-parleur sous-marin.
Pour compenser ce bruit, et rester en contact, les dauphins ont été amenés à crier plus fort. Ils ont essayé aussi de se faire face et de nager côte-à-côte. Malgré leurs efforts, ils n'ont pas réussi leur exercice aussi bien que d'habitude.
Un bruit modéré leur a permis de parvenir à un taux de réussite de 85 %. Mais des sons plus forts l'ont fait baisser à 62,5 %.
Cette expérience a donc montré que les bruits humains gênaient bien les dauphins dans leur communication. Or, cette pollution sonore est de plus en plus présente, notamment du fait du développement de la navigation. En effet, les sons provoqués par les moteurs des bateaux dérangent beaucoup les dauphins.
Certes, l'étude a été réalisée sur des animaux habitués à la présence de l'homme. Mais, justement, ces dauphins connaissent bien les tâches qu'on leur donne à accomplir et ils se montrent motivés. Tout laisse donc à penser qu'une telle perturbation sonore désoriente encore plus les dauphins sauvages.
Or, ils ont absolument besoin de communiquer entre eux, pour chasser mais aussi pour se reproduire. La pollution sonore pourrait donc avoir des effets négatifs sur la santé et la taille des populations de dauphins.
Il paraît cependant difficile de réduire le volume sonore des moteurs de bateaux par exemple. Certains préconisent de limiter, durant des périodes précises, la circulation maritime dans certains secteurs.
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Pourquoi dit-on « ciao » et « rien » ?
L'origine de certains termes, employés dans la vie quotidienne, est parfois étonnante. C'est le cas du mot "ciao" qui, en Italie, veut dire aussi bien "bonjour" que "bonsoir". C'est un mot assez familier aux Français, qui l'utilisent parfois pour saluer leurs interlocuteurs.
"Ciao" est l'abréviation de "schiavo", qui signifie "esclave". Au Moyen-Âge, l'esclavage était encore assez répandu en Italie, notamment à Venise qui, en raison de sa position, était une véritable plaque tournante en la matière.
À cette époque, quand un esclave s'adressait à son maître, il lui disait :"sono vostro schiavo", ce qui signifie, en français : "je suis votre esclave". On retrouve cette phrase dans la formule de politesse "je suis votre serviteur" qui, en France, n'avait rien de dépréciatif. Puis, avec le temps, "schiavo" s'est abrégé en "ciao".
Ce qui surprend dans certains mots, ce n'est pas tant leur origine que le véritable retournement de sens dont ils ont été l'objet.
C'est notamment le cas du mot "rien". Pour tout un chacun, aujourd'hui, ce mot signifie l'absence ou l'inexistence de quelque chose. Si vous tendez la main et qu'on ne vous donne rien, votre paume restera vide.
Et pourtant, à l'origine, le mot "rien" voulait dire exactement le contraire de ce qu'il signifie aujourd'hui. En, effet, il est tiré du latin "res", qu'on peut traduire par "chose ou "objet".
D'ailleurs, le mot est encore pris dans cette acception. Quand nous disons, par exemple, "a-t-on jamais vu rien de pareil ?", on veut bien dire :"a-t-on jamais vu une chose pareille ?".
Il est vrai que le mot "rien", dans ce sens, figure dans des expressions un peu surannées ou appartenant à un registre soutenu de langage. Nous avons donc un peu perdu l'habitude de l'employer ainsi.
"Rien" n'est d'ailleurs pas le seul mot qui veut dire aujourd'hui le contraire de ce qu'il signifiait à l'origine. Ainsi, au départ, une personne "énervée" était un individu mou, un peu avachi, comme privé de ses nerfs. Aujourd'hui, le mot désigne une personne tendue et même survoltée.
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Qui est Hetty Green, la femme la plus avare du monde ?
Surnommée la "sorcière de Wall Street", Hetty Green, qui se trouva à la tête d'une fortune considérable, a pu être considérée par certains comme la femme la plus avare du monde.
Née en 1834 à New Bedford, dans le Massachusetts, elle est élevée dans un milieu quaker, où elle apprend le sens de l'économie. Elle montre aussi des dispositions pour les finances, au point de gérer celles de sa famille à un âge précoce.
À partir de 1860, elle fait des héritages familiaux, qui, ajoutés à des investissements judicieux, lui font gagner une fortune de plusieurs millions de dollars.
Dès lors, Hetty Green ne cessera de s'enrichir, fidèle à sa méthode : se limiter à des placements prudents, conserver toujours d'importantes réserves d'argent et ne jamais paniquer, même au plus fort des crises économiques.
Hetty Green n'était pas seulement connue pour sa richesse. En effet, son avarice était devenue légendaire. À la fin de sa vie, cette femme si fortunée vit dans de petits appartements, dont elle change souvent, pour ne pas payer trop d'impôts fonciers.
Elle ne s'habille qu'en noir, dans des vêtements élimés qui lui donnent l'air d'une pauvresse. C'est d'ailleurs vêtue ainsi, de ses oripeaux de veuve et de son vieux chapeau, qu'elle était admise dans les hôpitaux comme une indigente. Ce qui lui évitait de régler la note.
Et si, malgré tout, on lui réclamait de l'argent, elle préférait ne pas se soigner. Ainsi, dans sa vieillesse, elle refusa de se faire opérer d'une hernie, au motif qu'il lui en coûterait 150 dollars.
Et elle ne changeait pas de tenue, ni d'ailleurs de sous-vêtements, tant qu'ils n'étaient pas complètement usés. De même, elle était réputée ne se nourrir que de porridge.
Pour ne pas avoir à louer un bureau, elle avait installé le sien dans les locaux d'une banque. Même âgée, elle était capable de faire des kilomètres pour récupérer l'argent qu'on lui devait. Et comme une partie de sa fortune s'était édifiée sur des prêts, elle avait beaucoup de débiteurs. Hetty Green s'éteint à New York, en juillet 1916.
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Que représentent les fameuses « warming stripes » ?
Le réchauffement climatiques, et ses conséquences, sont désormais dans tous les esprits. Mais, pour accélérer encore la prise de conscience, les climatologues ont cherché à figurer l'évolution climatique de la planète par des symboles parlants.
En effet, les rapports, chiffres et autres graphiques, peu accessibles au grand public, ne rendent pas compte, de manière assez concrète, de la réalité du réchauffement climatique.
Le climatologue britannique Ed Hawkins a alors une idée. Pourquoi ne pas traduire l'évolution des températures par des couleurs, présentées sous forme de bandes. Les "warming stripes", les "bandes du réchauffement", étaient nées. Compréhensibles par tous, elles en disent plus long qu'une conférence sur le réchauffement climatique.
Ces bandes de couleurs verticales, qui ressemblent un peu à une sorte cde code-barres coloré, sont devenues très populaires. Elles ont investi tous les domaines, depuis les œuvres d'art jusqu'aux maillots des joueurs de football. Elles permettent en effet de mesurer, au premier coup d'œil, la progression des températures sur le long terme.
Il existe une version des "warming stripes" mesurant l'évolution des températures de la planète sur une longue période, allant de 1901 à 2021. Les couleurs utilisées sont des dégradés de bleu et de rouge.
Le rouge marque des températures plus hautes que le bleu. Quant aux nuances foncées de chacune de ces couleurs, elles indiquent des températures plus élevées que les dégradés plus clairs.
Chacune de ces nuances correspond à 0,10°C. Ainsi, le passage d'une nuance de bleu très claire à une nuance plus foncée se marque par une augmentation de température de 0,10°C. L'accélération récente du réchauffement climatique a conduit le concepteur de ces bandes à changer légèrement d'échelle et à adopter des paliers de 0,15°C.
Les "warming stripes" n'existent pas seulement à l'échelle planétaire. Il en existe une version pour chaque pays, voire pour chaque ville. Elles existent également sous forme de graphiques.
Les chiffres utilisés proviennent d'une base de données mondiales et, pour chaque pays considéré, de celles fournies par les organismes météorologiques nationaux.
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Pourquoi de nombreux super héros ont-ils une origine juive ?
Batman, Superman, Thor ou encore Captain America font partie de ces super héros qui occupent une place essentielle dans l'imaginaire et les loisirs du public contemporain, et notamment des jeunes spectateurs.
Ils ont d'abord occupé, dès les années 1940, les pages des "comics", ces bandes dessinées populaires concoctées par le groupe Marvel. Puis ils sont devenus les habitués de séries télévisées très suivies et de films attendus avec impatience aux quatre coins de la planète.
Parmi les créateurs de ces personnages, nombreux sont ceux qui viennent d'Europe. Et beaucoup d'entre eux sont juifs.
C'est notamment le cas de celui qui est peut-être le plus célèbre d'entre eux, Stan Lee. Disparu récemment, en 2018, il est à l'origine, avec Jack Kirby, de beaucoup des super héros adulés aujourd'hui par tout un public d'aficionados éclairés.
On doit à ces deux auteurs non seulement Captain America et les Quatre Fantastiques, mais aussi Hulk, Thor ou encore les X-Men. Or, Stan Lee et Jack Kirby sont nés tous deux dans des familles juives venues d'Europe.
Pour exercer leurs activités, ils ont choisi des pseudonymes. Stan Lee s'appelle en réalité Stanley Lieber et Jack Kirby Jacob Kurtzberg. Cette origine juive n'est pas sans influence sur la création et le comportement de ces personnages.
Ainsi, "La Chose", qui appartient aux "Quatre Fantastiques", est sans doute inspirée du "Golem", cette créature d'argile qui, dans la tradition juive, peut s'animer et prendre vie.
De même, le sauvetage de Superman qui, tout enfant, est placé dans une fusée en partance pour la terre, n'est pas sans évoquer l'épisode où, dans la Bible, Moïse est installé dans un panier qui, dérivant sur le Nil, lui permet d'échapper aux persécutions du Pharaon.
Stan Lee, sensible aux souffrances des Juifs, martyrisés par les nazis, montre également Captain America en train de donner à Hitler un coup de poing magistral. Bob Kane, l'un des créateurs de Batman, et Will Eisner, le père du "Spirit", un célèbre justicier masqué, sont eux aussi d'origine juive.
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Pourquoi notre cerveau rétrécit-il depuis 3000 ans ?
Contrairement à ce que l'on pourrait attendre, le volume du cerveau humain n'a pas toujours augmenté, même si l'homme continuait à progresser. C'est pourtant ce qu'il a commencé par faire.
En effet, le cerveau humain a d'abord grandi, en deux temps : voilà d'abord 2 millions d'années environ, puis, dans une deuxième étape, il y a à peu près 1,5 million d'années. cette évolution correspond à la fabrication des premiers outils et à d'autres avancées techniques.
Mais voilà que l'homme, qui continue pourtant dans la voie du progrès, voit son cerveau rétrécir. Les chercheurs, qui ont étudié des centaines de fossiles, ont d'abord situé ce changement voilà environ 30.000 ans.
Puis une analyse plus précise leur a permis de constater que le cerveau humain a perdu de son volume beaucoup plus tôt. Il aurait rétréci voilà environ 3.000 ans, une époque qui était déjà celle de notre ancêtre direct, l'Homo sapiens.
Il pouvait paraître assez surprenant que le cerveau diminuât alors que l'homme ne cessait d'aller de l'enfant dans la voie du progrès. Au reste, l'origine de ce phénomène demeurait assez mystérieuse.
Pour mieux le comprendre, les spécialistes, n'ayant pas assez de fossiles à leur disposition, se sont mis à observer des fourmis. De fait, ces insectes ont plus d'un point commun avec l'homme.
En effet, ils forment une véritable société, au sein de laquelle les tâches sont réparties. Elle repose donc sur une organisation collective.
Ne serait-ce pas là la clef de l'énigme ? S'organisant eux-mêmes en sociétés, les Homos sapiens auraient pu davantage compter sur leurs congénères. Ils n'étaient plus contraints de stocker autant d'informations, la survie et la progression du groupe reposant désormais en partie sur une réaction collective. L'invention de l'écriture a pu jouer dans le même sens.
Par contre, le moindre poids de l'Homo sapiens ne semble pas en relation avec la réduction du volume de son cerveau. Des études récentes ont d'ailleurs montré que l'intelligence ne dépendait pas seulement de la taille de ce cerveau.
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Peut-on habiter une cave ?
L'inflation actuelle n'épargne pas les loyers, dont le prix augmente fortement. Par ailleurs, le marché immobilier demeure très tendu dans certaines villes.
Dans ces conditions, certaines personnes peuvent être tentées de transformer leur cave en un local habitable, qu'ils pourront habiter ou louer. Mais une telle démarche est-elle possible ? En principe non.
En effet, la loi est formelle. Elle ne considère pas une cave, dès lors qu'elle est privée d'ouverture vers l'extérieur, comme un local propre à l'habitation. Il est donc interdit de vendre ou de louer un sous-sol à des fins d'habitation.
Cependant, rien ne vous interdit d'aménager votre cave en vue de l'habiter. À condition, toutefois, d'entreprendre certaines démarches.
La première chose à faire, c'est d'obtenir l'autorisation de la ville pour entreprendre les travaux nécessaires à l'aménagement d'une ou plusieurs pièces dans le sous-sol.
Certaines municipalités donnent volontiers cet accord, surtout si la cave est petite. D'autres la refusent de manière systématique. Cette attitude se justifie notamment par la peur d'une inondation ou par une communication de la cave avec les égouts.
La Mairie peut aussi craindre que le sous-sol aménagé ne soit transformé en un appartement loué, qui ne réponde pas aux normes requises d'habitabilité. Il est à noter qu'une éventuelle autorisation ne sera donnée que pour un "souplex", autrement dit un logement comprenant un rez-de-chaussée et un niveau en sous-sol.
L'accord de la ville obtenu, il vous faudra solliciter celui des copropriétaires, surtout si les travaux prévus touchent aux structures de l'immeuble.
Il faut ensuite prévoir certains aménagements. Il convient notamment d'isoler parfaitement le sol et de traiter les murs contre l'humidité. La mise en place d'un système de ventilation adapté est tout aussi indispensable.
Il faut aussi s'efforcer d'apporter de la lumière à ce logis souterrain, en l'ouvrant par exemple sur le rez-de-chaussée. Si vous parvenez à transformer votre cave en une ou plusieurs pièces à vivre, vous ne paierez pas plus d'impôts locaux. En effet, le sous-sol n'est pas compté comme une partie à part entière du logement.
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Pourquoi la mer Morte porte-t-elle ce nom ?
La mer Morte se trouve au Proche-Orient, partagée entre Israël, la Jordanie et la Palestine. En fait, elle n'a de mer que le nom. Enclavée dans les terres, elle a en effet tout l'aspect d'un lac.
La première particularité de cette étendue d'eau est sa situation. En effet, elle se trouve à 420 mètres au-dessous du niveau de la mer. Ce qui en fait l'une des zones les plus basses sur terre.
Mais ce qui fait surtout la singularité de la mer Morte, c'est le taux de salinité de ses eaux. Elles comportent en effet environ 300 grammes de sel par litre, soit à peu près dix fois plus que dans les autres mers et océans du monde.
C'est portés par cette masse de sel que les baigneurs peuvent flotter sans aucun effort sur les eaux de la mer Morte. Mais s'ils peuvent y faire la planche, ils doivent se garder d'en avaler le sel qui, à ce
Mais pourquoi appelle-t-on ce grand lac la "mer Morte" ? Il faut d'abord préciser que ce nom n'est pas récent. Dans l'Antiquité, les Grecs la nommaient ainsi et on retrouve ce nom dans la Bible.
Si elle a été baptisée de ce nom lugubre, c'est que ces eaux semblent inhabitées. Et, de fait, à part quelques micro-organismes et des champignons très résistants, aucune espèce ne peut survivre dans ces eaux gorgées de sel.
Très tôt, les pêcheurs se sont donc aperçus qu'il ne servait à rien de tendre ses filets sur les eaux de ce vaste lac. En effet, ils ne pourraient que rentrer bredouilles.
Aucune plante ne poussait non plus sur les rives ou le fond de cette mer. Cet endroit aride, dépourvu de végétation, a également contribué à associer cette mer à un lieu désert et sans vie.
Et c'est cette concentration excessive de sel qui empêche le développement d'espèces animales et végétales sur les rives et dans les eaux de la mer Morte.
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Pourquoi le drapeau LGBT est-il arc-en-ciel ?
Destinée à mettre en avant les personnes LGBT, la "marche des fiertés" est devenue, dans de nombreux pays du monde, un événement majeur. Et les participants à ces cortèges arborent volontiers le drapeau arc-en-ciel, emblème reconnu des communautés gays et lesbiennes.
Mais pourquoi ce drapeau affiche-t-il ces couleurs ? On le doit à un jeune soldat américain, qui en conçoit le prototype en 1978, à l'occasion de la huitième Gay Pride de San Francisco.
Il choisit alors, pour cet emblème, la plupart des couleurs de l'arc-en-ciel, à savoir le rose, le rouge, l'orange, le jaune, le vert, le bleu, l'indigo et le pourpre. À part le rose, on a là, de fait, toutes les teintes de l'arc-en-ciel.
Mais pourquoi avoir choisi de telles couleurs ? Pour Gilbert Baker, elles représentent bien la diversité des orientations sexuelles qui caractérise le mouvement LGBT. Pour lui, elles sont aussi symboles de tolérance et d'inclusion.
Souvent vives, ces couleurs ont parfois servi de signe de ralliement, à des époques où l'homosexualité était considérée comme un délit. Ainsi, l'œillet vert qu'il arborait à sa boutonnière était, pour Oscar Wilde, un clin d'œil adressé aux initiés.
De même, le rose était la couleur du triangle cousu sur la tenue des homosexuels déportés dans les camps de concentration de l'Allemagne nazie.
Le choix de ces couleurs fait aussi référence à la célèbre chanson "Over the rainbow", que Judy Garland interprète, en 1939, dans le film "Le magicien d'Oz", réalisé par Victor Fleming. Or on sait que l'actrice était devenue, au fil des années, une véritable icône gay.
Dans le langage des couleurs, enfin, ces teintes ont des significations auxquelles peut être sensible la communauté homosexuelle. Ainsi, le rouge symbolise la vie, l'orange la guérison et le vert la nature.
Le drapeau LGBT a cependant subi une petite transformation. Il a rapidement perdu deux de ses couleurs, le rose et l'indigo. Le but de cette modification était purement pratique. Réduit à ces six couleurs, un nombre pair, l'étendard était plus facile à plier.
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Quelle expression est née lors de la Grande Peste de Londres ?
Il n'est pas rare que, dans la vie courante, nous utilisions des expressions dont nous ne connaissons pas l'origine. C'est le cas de l'expression "six pieds sous terre".
Quand on précise qu'une personne est enterrée "six pieds sous terre", on veut dire par là que le cercueil où elle repose est profondément enfouie dans le sol. Comme cette expression utilise le terme "pied", on se doute qu'elle provient d'outre-Manche, où cette unité de mesure était utilisée.
En effet, "six pieds sous terre" nous vient bien d'Angleterre. L'expression aurait été forgée à l'occasion de la grande épidémie de peste qui frappe le pays, et notamment sa capitale, Londres, en 1665.
Si c'est la dernière manifestation de la peste dans le pays, du moins à cette échelle, c'est aussi la plus meurtrière. En effet, elle aurait fait entre 75.000 et 100.000 morts, soit environ 20 % de la population de Londres.
On le sait, la médecine du temps était très démunie face à des maladies comme la peste. De leur côté, les autorités s'efforçaient surtout d'éviter tout ce qui pouvait favoriser la contagion.
C'est ainsi que les malades étaient quasiment abandonnés dans leurs maisons, marquées d'une croix. On croyait que la maladie se transmettait non seulement par les vivants mais aussi par les morts.
D'où la nécessité d'enterrer les cadavres aussi profondément que possible dans la terre. De telle sorte que les miasmes de la peste ne puissent s'échapper des tombeaux et que les chiens ne puissent déterrer les cadavres.
Les édiles londoniens prennent alors leurs dispositions : les fossoyeurs devront enfouir les dépouilles à une certaine profondeur. Ils devront en effet creuser jusqu'à 6 pieds avant de déposer le cercueil.
Le pied anglais valant 32,4 cm, 6 pieds correspondent à 1m80, ce qui paraissait suffisant pour écarter tout danger de contagion. En France, on creuse des fosses moins profondes. En effet, depuis la Révolution, celles-ci doivent avoir 1m50 de profondeur. Il est vrai que, dans certains cas, le Conseil municipal peut décider de déroger à cette mesure.
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Qui est le vrai Tintin ?
Qui ne connaît les aventures de Tintin, le célèbre reporter imaginé par Hergé ? Il semblerait que, pour créer son personnage, l'auteur belge se soit inspiré d'un modèle.
Tintin ressemblerait en effet à un certain Palle Huld. C'est en voyant une photographie de ce jeune Danois, né en 1912, et mort en 2010, presque centenaire, qu'Hergé aurait eu l'idée du personnage qui allait faire sa renommée.
En regardant ce cliché, pris sur la place Rouge de Moscou, en 1928, on aperçoit tout de suite des similitudes entre cet adolescent de 15 ans et le futur Tintin. Il porte en effet des pantalons de golf, un veston boutonné, recouvert d'un ample manteau. Et il est coiffé d'une large casquette.
Bref, la tenue même de Tintin, qu'on croirait sorti de ses albums pour venir poser devant l'objectif du photographe. Peu de temps s'est écoulé entre cette photo, qu'elle ait ou non inspiré la création de Tintin, et la première apparition du fameux reporter, le 10 janvier 1929, dans les pages d'un journal belge.
Cette photo de Palle Huld a été prise au cours d'un tour du monde qu'effectuait alors le jeune homme. Le périple était organisé par un journal danois, à l'occasion du centenaire de la naissance de Jules Verne.
Palle Huld avait été choisi parmi de très nombreux candidats. Interrogé à la fin de sa vie, il pensait que son allure juvénile et ses cheveux roux, peu fréquents au Danemark, lui avaient valu d'être désigné.
Apprenti à cette époque, l'adolescent se lance alors, au grand effroi de sa mère, dans une odyssée de plus de 32.000 kilomètres, accomplie en un mois et demi. Il pouvait voyager de la manière qui lui convenait le mieux, sans avoir le droit de prendre l'avion.
Ce périple, qui n'était pas sans danger, l'a porté aux quatre coins du monde, de l'Amérique du Nord à la Russie, en passant par le Japon. Au retour, le jeune homme est accueilli en héros. Plus tard, il devient acteur, au théâtre comme au cinéma. Il écrit aussi un livre sur son voyage.
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Que sont les prêtres-ouvriers ?
Dès le début du XXe siècle, certains prêtres s'engagent, à titre individuel, dans le monde du travail. Ces ecclésiastiques, et ceux qui les suivront, ressentent le besoin de partager, en travaillant à leurs côtés, les problèmes quotidiens des ouvriers.
Il leur semble que c'est le meilleur moyen de mettre en pratique les valeurs évangéliques de partage et de fraternité, et de rester ainsi fidèles à l'esprit de leur mission sacerdotale.
Ce travail en commun, avec les mineurs ou les dockers, leur paraît d'autant plus important que, durant la Seconde Guerre mondiale, un livre, promis à un grand retentissement, alerte sur la déchristianisation des milieux ouvriers.
L'expérience commence, de manière officielle, dès 1942. Après la guerre, de nombreux prêtres-ouvriers travaillent en usine, dans les ports ou sur les chantiers.
L'Église a autorisé le mouvement, mais du bout des lèvres. En effet, la hiérarchie catholique éprouve des réticences envers cette expérience des prêtres-ouvriers.
En effet, elle leur paraît incompatible avec la neutralité que le prêtre, pasteur de l'ensemble de ses ouailles, doit conserver dans l'exercice de son ministère. Et, de fait, plusieurs prêtres-ouvriers s'engagent dans des syndicats ou même des partis politiques.
Ils participent également à des manifestations et à des grèves. Aussi, en 1954, Pie XII encadre-t-il de manière plus stricte cette expérience, réduisant à trois heures quotidiennes le temps que le prêtre peut consacrer à son travail et lui interdisant tout engagement syndical.
Attaché à une conception moins engagée du sacerdoce, Jean XXIII mettra même fin à l'expérience en 1959.
Le Concile Vatican II, en 1965, change cependant la donne. À sa suite, Paul VI permet à nouveau le travail des prêtres. Ils sont désormais encadrés par la Mission ouvrière, qui regroupe les acteurs de l'évangélisation en milieu ouvrier.
L'expérience est d'abord un succès, puisqu'on compte environ 800 prêtres-ouvriers au milieu des années 1970. Mais, par la suite, leur nombre décroît peu à peu. Selon certaines sources, ils seraient environ 300 en 2020, mais, la plupart étant en retraite, il n'en resterait qu'une quinzaine encore en activité.
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L'année a-t-elle toujours commencé le 1er janvier ?
L'usage de faire commencer l'année le 1er janvier n'est pas nouveau. Il est même très ancien, puisqu'il remonte au premier siècle avant notre ère. En effet, en 45 avant J.-C., Jules César décide d'adopter un nouveau calendrier, fondé sur le soleil, ou plutôt sur les mouvements de la terre par rapport à cet astre.
Ce calendrier, composé de 365 jours, commence le 1er janvier et prend le nom de son inventeur. Ce calendrier julien est promis à un bel avenir.
En effet, dès le milieu du IVe siècle, l'Église l'adopte. Le 1er janvier correspond, en effet, à une date importante pour elle, la circoncision de Jésus, célébrée huit jours après sa naissance.
Même si l'Église, par la voix du Pape, a fixé le début de l'année au 1er janvier, cette date n'est pas toujours acceptée. Au IXe siècle, Charlemagne décide que l'année commencera le 25 décembre, date qui, en l'an 800, marque son couronnement comme Empereur.
Par ailleurs, l'année débute le 1er mars dans certaines provinces françaises. En France, cependant, un usage assez général voulait que l'année commence plutôt le jour de Pâques.
Il faut attendre 1564 pour que le Roi Charles IX, par l'édit de Roussillon, impose le 1er janvier comme date du début de l'année, et ce sur l'ensemble du territoire français.
Dix ans plus tard, en 1584, le Pape Grégoire XIII met en place un nouveau calendrier solaire, le calendrier grégorien qui, pour l'essentiel, reprend la structure du calendrier julien.
Ce nouveau calendrier reprend, comme date du début de l'année, le 1er janvier qui, en 1622, est étendu par Rome à l'ensemble des pays catholiques.
On sait, par ailleurs, que, dans de nombreux pays, marqués par une culture et une religion différentes, l'année ne commence pas le 1er janvier. Ainsi, le nouvel an islamique, lié aux variations d'un calendrier lunaire, débute souvent en été, alors que dans des pays bouddhistes, comme le Laos ou Sri Lanka, l'année commence entre le 12 et le 15 avril. Et le nouvel an chinois est encore placé à une date différente.
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Shakespeare a-t-il vraiment écrit ses pièces ?
L'un des plus grands écrivains de tous les temps, William Shakespeare, est-il vraiment l'auteur de ses pièces ? Pour certains, la question n'est pas aussi incongrue qu'elle peut le paraître.
Elle se pose en tous cas depuis près de deux siècles. Ceux qui réfutent à Shakespeare la paternité de ses œuvres mettent en avant un certain nombre d'arguments. Le premier d'entre eux est la quasi absence de documents attestant la rédaction de ces pièces par Shakespeare.
Ainsi, il n'existe pas de manuscrits ou de brouillons de ces pièces, ni de notes prises par cet écrivain. Par ailleurs, les sceptiques doutent qu'un homme d'une aussi modeste origine ait pu acquérir les connaissances nécessaires à la rédaction de ses œuvres.
Ils se demandent où ce fils de gantier, né en 1564, dans la petite ville de Stratford-upon-Avon, aurait été chercher les informations qui lui ont permis de décrire, avec une grande précision parfois, les règnes de Richard III ou d'Henry V ou comment il aurait acquis les notions juridiques qui apparaissent dans ses pièces.
Mais pour nombre de spécialistes et d'universitaires, il n'existe aucune preuve sérieuse d'une telle supercherie littéraire. On a plutôt des raisons de croire que Shakespeare fut bien l'auteur de ses pièces et de ses sonnets.
On possède en effet des copies imprimées de certaines pièces de Shakespeare, sur lesquelles figure son nom. Il existe également, au sein de la compagnie théâtrale dont il faisait partie, des traces de son activité d'acteur.
Par ailleurs, les détracteurs de Shakespeare n'ont pu se mettre d'accord pour attribuer ses écrits à un autre écrivain. Le très grand nombre d'auteurs auxquels on a pu attribuer l'écriture des pièces de Shakespeare, dont Francis Bacon ou le dramaturge Christopher Marlowe, montre bien, pour ses partisans, la légèreté d'une hypothèse étayée par aucun élément solide.
Ils rappellent enfin que le candidat jugé le plus sérieux, Edward de Vere, comte d'Oxford, est mort en 1604, soit des années avant la publication de certains chefs-d'œuvre de Shakespeare, comme "Le Roi Lear" ou "Macbeth". À l'heure actuelle, le débat reste donc ouvert.
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Pourquoi le Memorandum de Budapest a-t-il désarmé l'Ukraine ?
En ce début d'année 2023, la guerre entre la Russie et l'Ukraine entre dans son onzième mois. Si les Occidentaux affichent un soutien sans faille à l'Ukraine, notamment en lui livrant de grandes quantités d'armes, les autorités de ce pays ont pu déplorer que ses alliés ne s'engagent pas de manière encore plus active à ses côtés.
Pour justifier un tel soutien, elles évoquent parfois un document signé, entre autres, par la Russie, l'Ukraine et certains pays occidentaux. Il s'agit du Mémorandum de Budapest, qui date de 1994.
Paraphé par la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni, auxquels s'ajouteront la Chine et la France, ce mémorandum se présente en fait sous la forme de trois accords, conclus respectivement avec l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan.
L'objet principal de ce Mémorandum est de prévoir la dénucléarisation de ces trois pays qui, après la disparition de l'URSS, en décembre 1991, ont accédé à l'indépendance.
Or il se trouve que l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan possédaient des armes nucléaires sur leur territoire. Les puissances nucléaires, et notamment les États-Unis, voulaient éviter que d'autres pays accèdent à ce type d'armement.
Au terme d'une longue période de négociations, ces trois anciennes Républiques soviétiques ont donc accepté de démanteler leurs installations nucléaires offensives et de signer le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, entré en vigueur en 1970.
Mais ils ne l'ont pas fait sans contreparties. En échange de la renonciation de ces trois pays aux armes nucléaires, les signataires, et donc la Russie, se sont engagés à respecter l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, de la Biélorussie et du Kazakhstan.
En envahissant l'Ukraine, le 24 février 2022, la Russie a donc violé ce Mémorandum de Budapest, dont elle était signataire. Mais le Président ukrainien a aussi accusé les autres signataires de cet accord de ne pas le respecter, en refusant à son pays le soutien militaire que, d'après lui, ce document diplomatique impliquait.
En fait, le texte de l'accord ne prévoit pas expressément d'intervention militaire des pays signataires en cas d'agression contre l'Ukraine, surtout si le pays agresseur n'utilise pas l'arme atomique contre elle..
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Pourquoi Jules César est-il surnommé “la femme de tous les maris” ?
Dans l'Antiquité, les mœurs étaient, à certains égards, plus libres qu'elles ne le sont aujourd'hui. Ainsi, aucun jugement moral n'était porté, du moins en principe, contre un citoyen romain attiré par un autre homme ou un jeune adolescent.
Cette forme de sexualité était si bien acceptée qu'aucun mot spécifique ne désignait ce que nous appelons aujourd'hui l'"hétérosexualité" et l'"homosexualité".
Aussi l'aventure homosexuelle prêtée à Jules César, notamment par Suétone, ne suscita-t-elle que les railleries de ses soldats. Mais, dans ces plaisanteries de caserne, ils prenaient tout aussi bien pour cibles les exploits amoureux plus "classiques" de leurs chefs.
Et on sait qu'à cet égard aussi, l'amant de Cléopâtre, et, d'après la rumeur, de bien d'autres femmes, avait une réputation bien établie.
Si l'on en croit ce qu'écrit Suétone, dans sa "Vie des douze Césars", Jules César aurait donc eu, dans sa jeunesse, une liaison masculine. Apparemment, on ne lui en connaît pas d'autres. À supposer même que l'aventure attribuée au futur dictateur soit avérée.
Cette relation homosexuelle, César l'aurait eu avec Nicomède IV, Roi de Bithynie, une région du nord de l'Anatolie, dans la Turquie actuelle. Vers 80 avant J.-C., le jeune homme, au début de sa carrière, y est envoyé par Rome, qui exerce une sorte de tutelle sur le royaume.
Il doit notamment lever une flotte, au bénéfice de l'Empire. Une fois sur place, les relations entre le souverain et le jeune ambassadeur seraient devenues intimes. Aux dires de Cicéron, Nicomède aurait fait conduire César dans sa chambre et l'aurait fait coucher sur son lit.
Pour les méchantes langues, il serait même devenu le "prostitué" du Roi. Pourtant, Suétone lui-même reconnaît que rien, dans la vie de César, n'autorise à penser qu'il eut une seule autre liaison du même genre.
Ce qui n'empêchera pas les ragots d'aller bon train. Ainsi, rapporte Suétone, on disait que César était "le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris", une claire allusion à sa prétendue bisexualité.
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Pourquoi la torche olympique a-t-elle une origine nazie ?
Célébrés tous les quatre ans, depuis la renaissance de cette manifestation, en 1896, les jeux olympiques ont leurs traditions. L'allumage et le parcours de la flamme olympique sont l'une des plus connues.
En effet, la flamme est embrasée à Athènes, le berceau antique des Jeux, et des athlètes se relaient ensuite pour l'acheminer jusqu'au lieu de la compétition. On entend souvent dire que cette cérémonie s'inspire des usages de l'Antiquité.
Et il est vrai que, dans la Grèce antique, un feu sacré était allumé en permanence dans les grands sanctuaires, et notamment celui d'Olympie. Par ailleurs, les costumes portés lors de la cérémonie d'allumage de la flamme olympique s'inspirent des tenues portées, en cette occasion, par les anciens Grecs.
L'esprit de l'Antiquité grecque est donc bien présent dans les Jeux modernes.
Le cérémonial de la torche olympique, en revanche, ne doit rien à l'Antiquité. On en doit l'idée à Carl Diem, un dignitaire nazi chargé d'organiser les Jeux de Berlin, en 1936.
Il s'était d'abord joint à Goebbels pour convaincre Hitler d'accepter la tenue en Allemagne d'une manifestation où le dictateur nazi voyait la main des juifs et des francs-maçons.
Les deux hommes surent trouver les arguments susceptibles de persuader le Führer. Faire allumer la flamme à Olympie, puis, de là, la faire venir en Allemagne, c'était rattacher le IIIe Reich à la Grèce, berceau de la civilisation occidentale. Et c'était aussi en souligner l'ascendance aryenne.
Par ailleurs, le parcours même de la flamme pouvait être assimilé au mouvement historique qui partait de la Grèce, puis des Empires romain et germanique, pour culminer dans le "Reich de mille ans" annoncé par Hitler.
La torche s'inspirait d'une autre flamme qui avait flambé, celle-là, durant les Jeux olympiques de 1928, qui s'étaient tenus à Amsterdam. La fabrication de la torche fut confiée à la firme Krupp, mieux connue pour ses armes.
Et c'est d'ailleurs un canon qui fut allumé avec le premier exemplaire de la torche. Un fâcheux symbole pour des olympiades censées représenter la paix entre les peuples.
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Qu'est-ce qu'une école démocratique ?
Les écoles dites "démocratiques" sont fondées sur la liberté de choix de son enseignement par l'enfant et sur des valeurs d'égalité, notamment entre l'enseignant et l'élève.
De telles théories, associées parfois à des expériences concrètes, ne sont pas nouvelles. À la fin du XVIIe siècle, le philosophe anglais John Locke conseillait déjà de ne rien imposer à l'enfant.
Un siècle plus tard, l'"Émile" de Rousseau devait choisir, de lui-même, ce qu'il lui paraissait utile d'apprendre. De leur côté, les enfants fréquentant l'école fondée par Tolstoï sur son domaine étaient libres de venir ou de rester chez eux.
Quant à la gestion de la célèbre école de Summerhill, fondée en 1921 en Angleterre, elle était fondée sur de véritables principes démocratiques. Citons encore l'exemple de la "Sudbury Valley School", fondée en 1968, aux États-Unis, où l'on ne proposait aux élèves aucun programme d'enseignement préconçu.
L'un des principes directeurs de cet enseignement démocratique est de laisser l'enfant libre de ses choix éducatifs. C'est lui qui décide de ses activités, sans qu'aucun cours, ni aucun programme, lui soient imposés. Il choisit, parmi les activités prévues, celles qui lui plaisent, et peut même en proposer d'autres.
Ainsi, les élèves de ces écoles peuvent concevoir et mener à bien, du début à la fin, de véritables projets éducatifs. Il s'agit donc de faire confiance en la curiosité naturelle de l'enfant.
Même si rien n'est imposé, les élèves ne sont pas laissés à eux-mêmes. Ils sont encadrés par des adultes qualifiés, qui les aident à donner vie à leurs idées. Pour leur permettre d'éclore, et de se matérialiser, des ressources pédagogiques variées sont mises à la disposition des enfants.
Un autre principe de ces écoles démocratiques, nous l'avons vu, c'est l'égale importance, dans le choix des activités ou la gestion de l'établissement, entre l'adulte et l'enfant.
Le dialogue et la médiation jouent également un grand rôle dans la résolution des conflits. De tels principes démocratiques n'excluent pas la présence de règles, mais celles-ci, la plupart du temps, ne prévoient pas de punitions.
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Pourquoi dit-on “tous les chemins mènent à Rome” et “mettre les points sur les i” ?
Quand on prétend que "tous les chemins mènent à Rome", on veut généralement dire par là qu'il existe plusieurs moyens pour parvenir à ses fins.
Ce dicton se réfère à la centralité de la ville de Rome, et d'abord dans l'Antiquité où, elle était, comme on sait, la capitale de l'immense Empire romain. C'est d'ailleurs du cœur de cet immense ensemble que partaient les voies qui irriguaient tout l'Empire.
Puis Rome est devenue une autre capitale, celle de tous les chrétiens. Et c'est là que, pour prier devant le tombeau de saint Pierre et se faire bénir par son successeur, le Pape, des pèlerins de toute la chrétienté prenaient "tous les chemins qui mènent à Rome".
Quand votre interlocuteur "met les points sur les i", c'est qu'il tient à vous dire les choses franchement. Il veut clarifier la situation, de sorte qu'il n'y ait plus aucune confusion possible.
Mais, là encore, d'où vient cette expression ? Pour le savoir, il faut remonter au Moyen-Âge. À cette époque, des moines étaient chargés de copier les manuscrits. Avant l'invention de l'imprimerie, c'était la seule manière de mettre ces écrits à la disposition de ceux, encore peu nombreux, qui pouvaient les lire.
À cette fin, les copistes utilisaient une écriture spécifique, appelée "gothique". C'était une écriture dense, faite de caractères serrés. Elle n'avait pas été choisie pour son aspect esthétique, mais pour son caractère pratique.
Avec ses caractères ramassés et ses abréviations, elle permettait d'écrire vite. Mais elle n'était pas toujours lisible. En effet, certaines lettres, comme le "i", étaient difficiles à déchiffrer.
À cette époque, en effet, il n'était pas surmonté d'un point et s'écrivait comme un simple trait vertical. On pouvait donc facilement confondre un "i" avec un "l". Et quand deux "i" se côtoyaient, ce qui arrivait, ils pouvaient prendre l'apparence d'un "u".
C'est pour éviter de telles confusions que les copistes décident finalement de surmonter le "i", et aussi le "j", tant qu'ils y étaient, d'un point. Ils venaient de "mettre les points sur les i".
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Qu'est-ce que l'opération Popeye ?
On le voit avec les conflits récents, l'imagination des militaires ne connaît pas de bornes quand il s'agit de concevoir de nouvelles armes ou techniques visant à détruire l'adversaire ou entraver sa progression.
C'est le cas de ce qu'on appelle l'ensemencement des nuages. Il est vrai que son inventeur, l'Américain Vincent Schaefer, ne pensait sans doute pas que son procédé de pluie artificielle puisse être exploité à des fins militaires.
Il l'a découvert par hasard, en 1946, en constatant qu'un glaçon, tombé dans l'atmosphère d'une chambre froide, transformait son haleine en un nuage chargé de gouttes d'eau. En déversant sur un nuage certaines substances, comme de fines particules de glace, on devait pouvoir activer la condensation des gouttelettes en de véritables gouttes de pluie, prêtes à tomber sur le sol.
L'armée ne tarde pas à s'emparer de cette technique. Entre 1947 et 1952, plus de 250 vols expérimentaux sont entrepris, au cours desquels on verse sur les nuages de la glace pilée et de la mousse carbonique.
Mais c'est l'iodure d'argent qui est le plus efficace. Certains scientifiques sont alors convaincus qu'il est possible de faire pleuvoir à volonté. D'autres pensent qu'il est inutile de provoquer des pluies qui auraient fini par tomber.
Et c'est bien comme une arme que cet ensemencement des nuages est utilisé durant la guerre du Vietnam. En effet, pendant cinq ans, de 1967 à 1972, des avions larguent des tonnes d'iodure d'argent au-dessus des nuages qui surplombent la piste Hô Chi Minh.
C'est par cet itinéraire que le Vietnam du Nord ravitaille, en armes et en vivres, les combattants du Sud. Cette opération "Popeye", dont le but est de prolonger la saison des pluies, est conduite dans le plus grand secret.
Et pourtant, plus de 2.300 missions sont menées à bien. Mais ces pratiques finissent par être connues, provoquant un scandale aux États-Unis. C'est pour éviter, à l'avenir, de telles manipulations, que, en 1974, une convention internationale interdisant les modifications du climat à des fins militaires est adoptée.
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Quel pays européen est le plus gros consommateur mondial d'alcool ?
D'après les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé, le plus gros consommateur mondial d'alcool est la Moldavie. On consommerait en effet, dans ce petit pays européen, coincé entre l'Ukraine et la Roumanie, un peu plus de 18 litres d'alcool par personne et par an.
Soit trois fois plus que la moyenne mondiale, qui s'établit à un peu plus de 6 litres par personne et par an. Il est vrai que le rapport des Moldaves au vin remonte à la plus haute Antiquité.
Les premières vignes auraient été plantées près de 3.000 ans avant notre ère. Les Grecs et les Romains appréciaient beaucoup le vin moldave. Après des siècles de domination ottomane, où l'alcool est prohibé, la Moldavie, qui fait partie de l'Empire des tsars depuis 1812, fournit en vin la Russie, puis l'URSS.
Aujourd'hui, le vin moldave, qui fournit 20% du PIB et représente environ un tiers des exportations, est surtout vendu à l'étranger.
Une telle consommation d'alcool ne peut qu'avoir de graves conséquences sur la santé des Moldaves. D'autant que, comme la quasi-totalité du vin est exportée, ils boivent surtout une eau-de-vie locale, fabriquée par les très nombreux bouilleurs de cru.
Il s'agit d'un alcool très fort et d'une qualité parfois douteuse. Ainsi, en Moldavie une personne sur 1.000 meurt d'une cirrhose du foie, soit 6 fois plus qu'en France. Et les accidents de la route liés à une consommation excessive d'alcool sont aussi très nombreux.
De ce fait, on estime que, dans le pays, un homme sur 5 mourrait à cause de l'alcool. En effet, les hommes boivent plus que les femmes; ce qui explique que leur espérance de vie moyenne est de 66 ans, contre 75 ans pour leurs compagnes.
Dans les années 1980, les autorités soviétiques avaient tenté de prohiber l'alcool. Les seuls résultats avaient été une baisse des revenus de l'État et une plus grande circulation de l'alcool artisanal.
Depuis une dizaine d'années, les autorités moldaves essaient de faire baisser cette consommation d'alcool, par l'instauration de taxes mais aussi par une campagne d'information et de prévention.
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Pourquoi met-on un “x” à la fin de certains mots au pluriel en “ou” ?
Les Français d'un certain âge se souviennent encore de cette liste de sept mots se terminant par "ou". En effet, ils ont appris par cœur, à l'école primaire, que les mots bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou et pou prenaient un "x" et non un "s" au pluriel.
Une fois de plus dans la langue française, une règle avait des exceptions. Dont seul le recours à la mémoire permettait de se souvenir. Malgré tout, peut-on expliquer la terminaison en "x" de ces mots ?
Pour cela, il faut remonter au Moyen-Âge, époque pendant laquelle s'est poursuivie l'élaboration de notre langue, notamment à l'écrit. Dans ce domaine, l'usage était souvent fixé, de manière involontaire, par les moines chargés de recopier les manuscrits.
Pour comprendre ce qui s'est passé avec nos sept mots en "ou", et le rôle des moines copistes dans cette histoire, il faut rappeler un usage de la langue de l'époque. En effet, on n'écrivait pas des "chevals", au pluriel, mais des "chevaus".
De fait, la consonne "l", placée devant le "s" du pluriel, devenait un "u". On écrivait aussi un "genouil", au singulier, et des "genous", au pluriel, ou encore un "chevel", au singulier, et des "cheveus", au pluriel.
Les moines avaient beaucoup de travail. On imagine en effet le temps nécessaire à la copie d'un manuscrit. Aussi avaient-ils l'habitude, pour aller plus vite, d'utiliser des abréviations.
Celle qu'ils employaient pour le groupe "us" ressemblait beaucoup au "x". Aussi, les copistes finirent-ils par écrire, au pluriel, "genox", "hibox" ou encore "chox". Mais, pour prendre l'exemple du premier de ces mots, on le prononçait toujours comme s'il avait été écrit "genoux".
Par ailleurs, on oublia rapidement que le "x" était une abréviation, mise pour "us". On finit donc par rétablir le "u". Désormais, on n'écrivit donc plus "genous" mais "genoux".
Par contre, les spécialistes eux-mêmes ne savent pas vraiment pourquoi l'usage limita cette marque du pluriel, qui dérogeait à la règle, à seulement sept mots.
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Qu'est-ce que la “ville du quart d'heure” ?
Née, depuis les débuts du XXe siècle, des travaux de plusieurs urbanistes, le concept de "ville du quart d'heure" est le plus souvent attribué à l'universitaire franco-colombien Carlos Moreno.
Il désigne une ville dans laquelle tous les services seraient accessibles en 15 minutes, depuis son domicile, à pied ou à vélo. Ainsi, un citadin doit pouvoir, dans ce laps de temps, accéder à son lieu de travail, un supermarché, une école, un lieu de soin et de distraction.
Ce qui modifierait complètement la disposition urbaine. Un centre-ville unique, rassemblant tous ces services, ou des quartiers spécialisés dans certains d'entre eux, seraient remplacés par des zones, bien réparties sur le territoires urbain, où toutes ces fonctions coexisteraient.
D'après ses défenseurs, cette nouvelle conception de la ville aurait bien des vertus. Elle contribuerait à limiter les déplacements pendulaires, ce qui permettrait de fluidifier la circulation et de désengorger les transports en commun.
Elle conduirait aussi à une autre conception du travail, déjà expérimentée à l'occasion de la pandémie de Covid. Elle repose sur la constatation suivante : il est plus logique de travailler chez soi, ou près de chez soi, quand c'est possible, que de traverser la ville pour s'asseoir devant un ordinateur.
Cette redistribution des services, dans l'ensemble de la ville, pourrait aussi s'appuyer sur une meilleure utilisation de bâtiments qui, souvent, sont loin d'être utilisés à 100 %.
Certains locaux pourraient ainsi être employés à d'autres fins. Les écoles, par exemple, pourraient accueillir des activités culturelles pendant le week-end.
D'ores et déjà, ce concept de "ville du quart d'heure" a séduit bien des édiles. C'est le cas de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a commencé à l'appliquer, au sortir de la récente crise sanitaire.
D'autres villes, à travers le monde, comme Dublin, Milan, Singapour ou encore Ottawa, ont pris des mesures destinées à rapprocher les principaux services des habitants.
Certains pensent cependant que l'éclatement de la ville en quartiers polyvalents pourraient accroître les disparités urbaines et provoquer une sorte d'"esprit de clocher" à l'échelle de chacune de ces zones.
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Quels sont les 6 symboles figurant sur la statue de la Liberté ?
Œuvre du sculpteur français Auguste Bartholdi, à laquelle participa Gustave Eiffel, la célèbre statue de la Liberté fut offerte aux États-Unis par la France et inaugurée en octobre 1886. Depuis, elle est devenue l'un des emblèmes du pays.
L'observateur attentif pourra déceler, sur ce monument, un certain nombre de symboles, dont on ne connaît pas toujours la signification. Ainsi, les pointes constituant la couronne de la statue représenteraient, selon les versions, les 7 continents ou les 7 océans du globe.
Par ailleurs, la date inscrite, en chiffres romains, sur la tablette tenue par la statue est celle de la déclaration d'indépendance des États-Unis, le 4 juillet 1776. Les chaînes brisées, au pied de la statue, symbolisent l'abolition de l'esclavage.
De leur côté, les 25 fenêtres du monument seraient en relation avec les 25 pierres gemmes présentes sur terre. La torche tenue par la statue, avec sa flamme, se réfère, d'après certaines versions, au siècle des Lumières.
C'est d'ailleurs vers l'Europe, où ce mouvement s'est développé, qu'est tourné le regard de la statue.
Mais, avec la statue de la Liberté, le visiteur n'est pas au bout de ses surprises. En contemplant son visage, il ne sait sans doute pas que Bartholdi, pour le sculpter, s'est inspiré de celui de sa propre mère.
Il serait aussi surpris d'apprendre que la couleur de la statue a changé avec le temps. Au départ, en effet, elle était plutôt rouge, cette teinte se transformant, au fil des années, en un vert bleuté.
On le sait, la statue est un cadeau de la France. Mais elle est d'abord présentée en entier à l'ambassadeur des États-Unis, avant d'être démontée, puis chargée dans des caisses à destination du Nouveau monde, où elle sera remontée.
Au départ, et jusqu'en 1906, la statue de la Liberté a aussi servi de phare. Cependant, elle n'éclairait pas assez les bateaux pour que l'expérience soit poursuivie.
Dernière anecdote enfin : jusqu'à ce qu'une explosion, en 1916, n'endommage une partie de la statue, la torche était également accessible aux visiteurs.
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Qu'est-ce qu'un “incunable” ?
Certains livres sont plus précieux que d'autres. Mais les "incunables" sont sans doute ceux auxquels les bibliophiles attachent le plus de prix. Ce terme désigne des livres imprimés entre l'invention de l'imprimerie, vers 1450, et la fin du XVe siècle.
Pour mériter cette appellation, un livre doit donc avoir été publié avant le 1er janvier 1501. La date retenue comporte une part d'arbitraire, les ouvrages imprimés en 1501, par exemple, ne différant en rien de ceux publiés l'année précédente.
Le mot "incunable" est tiré d'un mot latin signifiant "berceau". Il se réfère donc aux débuts de l'imprimerie. Les spécialistes, aujourd'hui, pensent que le terme a été utilisé, pour la première fois, par le philologue hollandais Hadrianus Junius, dans un ouvrage écrit en 1569.
Il y aurait aujourd'hui entre 30.000 et 32.000 incunables. Parmi eux, on compte environ 35 % d'éditions italiennes, les incunables germaniques représentant 34 % du total et les exemplaires français 18 %.
Ces livres ont une très grande valeur. C'est ainsi que les bibles imprimées par Gutenberg lui-même, en 1455 et 1456, valent plusieurs millions d'euros.
Les incunables sont souvent des livres religieux, des bibles en premier lieu, ou des versions de manuscrits du Moyen-Âge portant sur la religion. Il peut s'agir aussi de psautiers, comme le "Psalmorum Codex", publié en 1457, qui est le premier ouvrage imprimé en couleurs.
Il doit aussi sa renommée à la régularité de son impression et au dessin délicat de ses lettrines ornées. Mais on imprime aussi des livres profanes, comme "La chronique de Nuremberg", en 1493.
Autre incunable, un exemplaire de "La légende dorée", de Jacques de Voragine. Sorti de l'imprimerie de Lyon, en 1476, il est considéré comme l'un des premiers livres imprimés français.
Ces premiers livres imprimés paraissent sans la page de titre, où figurent notamment le nom de l'auteur et le titre de l'ouvrage. Les imprimeurs la feront figurer peu à peu, comme la pagination. Ces incunables sont imprimés en caractères gothiques, puis romains, et comprennent de superbes illustrations.
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Que signifient les numéros sur les maillots au football ?
Alors que débute la coupe du monde de football, au Qatar, les supporters s'apprêtent à soutenir leurs joueurs favoris. Ils les désignent bien sûr par leurs noms, mais aussi par le numéro inscrit sur leur maillot.
Cette pratique, qu'on doit aux Anglais, remonte à 1928. Lors d'une rencontre opposant deux équipes anglaises, cette année-là, les joueurs arborent, pour la première fois, des numéros sur leurs maillots.
Ils vont de 1 à 11, le nombre de joueurs, dans une équipe, ne dépassant pas ce seuil. Le 1 revient au gardien de buts, les attaquants se réservent les numéros compris entre 7 et 11 et ainsi de suite.
Cette pratique se généralise en Angleterre en 1939, et s'étend aux compétitions européennes en 1947. À l'occasion de la coupe du monde de football, en 1954, la Fédération internationale de football association (FIFA) décide que les joueurs pourront choisir d'autres numéros que ceux compris entre 1 et 11.
À partir de cette date, le choix devient donc plus large, mais il n'est pas totalement libre pour autant. Ainsi, en France, les joueurs doivent choisir des numéros allant de 1 à 30.
Par ailleurs, les numéros 1, 16 et 30 sont réservés au gardien de buts. En outre, le numéro 33 sera attribué à un remplaçant de dernière minute. Les compétitions françaises n'offrent donc qu'une marge de manœuvre assez limitée aux joueurs.
Dans d'autres pays, ou dans des championnats européens, le choix est plus grand. Ainsi, Bixente Lizarazu, jouant au Bayern de Munich, a adopté le numéro 69, en référence à son année de naissance et à sa taille.
De son côté, le joueur chilien Ivan Zamorano, qui intégrait l'Inter Milan, aurait voulu prendre le numéro 9. Ce numéro étant déjà celui d'un certain Ronaldo, le footballeur résout le problème en affichant le numéro 18, les deux chiffre étant séparés par le signe "+".
Certains numéros, comme le 10, sont plus difficiles à porter, car ils ont été choisis par des joueurs célèbres, comme Pelé, Maradona ou Zidane.
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