
Choses à Savoir - Culture générale
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Pourquoi dit-on un « esclave » ?
L'esclavage remonte à une période très reculée. Il y avait de nombreux esclaves à Carthage aussi bien que dans la Grèce ou la Rome antiques. La servitude se transmettait souvent de façon héréditaire. Mais on devenait aussi esclave après avoir été acheté ou fait prisonnier à la guerre.
Durant plus de 13 siècles, la traite négrière a entraîné, jusqu'au XIXe siècle parfois, la déportation, dans des conditions effroyables, de millions d'esclaves noirs vers d'autres continents.
Dans l'ensemble, l'esclavage est aboli progressivement, dans la plupart des pays, entre les XVIIIe et XXe siècles.
Mais pourquoi dit-on un "esclave" ? D'où vient ce mot ? Il est tiré du latin médiéval "sclavus", lui-même formé à partir du mot "slavus". Comme on peut le penser, il désigne les Slaves, un groupe de peuples originaires d'Europe orientale.
Très divers, ils se divisent en nombreuses nations, comme les Russes, les Croates, les Bosniaques ou encore les Polonais. Mais pourquoi les membres de ce peuple ont-ils été assimilés, à partir du haut Moyen-Âge, à des "esclaves" ?
Ce qui explique sans doute cette assimilation, c'est le grand nombre de Slaves parmi les esclaves qui passaient par les grands marchés de l'époque, comme Venise. Au point que le Slave a fini par devenir synonyme d'esclave.
Il n'est d'ailleurs pas rare qu'un nom de peuple finisse par prendre un sens péjoratif. C'est le cas, par exemple, du peuple germanique des Vandales, qui s'empara de Carthage au Ve siècle de notre ère.
Il est à noter que, pour désigner un individu privé de liberté, le mot "esclave" supplante peu à peu, au cours du Moyen-Âge, le terme "servus", dont on a tiré le "serf", et aussi le mot "servitude".
Le terme de "serf" a peu à peu désigné une personne qui était certes attachée à la terre d'un seigneur, en vertu d'un contrat, mais qui n'était pas, à la différence de l'"esclave" proprement dit, considéré comme une chose ou un bien meuble.
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Pourquoi les éléphants ont-ils de si grandes oreilles ?
L'éléphant détient de nombreux records. En effet, c'est le plus grand mammifère terrestre. À la naissance, l'éléphanteau pèse déjà autour de 120 kilos. Et le poids de l'éléphant adulte atteindra entre 5 et 7 tonnes.
Mais ce mastodonte est aussi imposant par sa taille. De fait, quand il est adulte, un éléphant mâle d'Afrique mesure environ 3,50 mètres au garrot. De son côté, l'éléphant d'Asie est un peu plus petit.
Les oreilles de l'éléphant sont donc à la mesure de sa stature. Celles de l'éléphant d'Afrique couvrent une surface d'environ 4 m2. Là encore, les oreilles de l'éléphant d'Asie sont moins grandes.
Mais, si les oreilles de cet animal sont aussi grandes, est-ce seulement en raison de sa corpulence ? En fait, cette taille imposante s'explique d'une autre manière.
En effet, ses oreilles permettent à l'éléphant de réguler sa température. Elles sont faites d'une peau très fine et dépourvue de graisse. Elle est parcourue par un dense réseau de vaisseaux sanguins.
Du fait de la finesse de la peau dans laquelle ils circulent, ces vaisseaux sont quasiment en contact avec l'air. Ce qui leur permet de se rafraîchir. Et ce sang plus frais passe des oreilles au reste de l'organisme de l'animal.
Ce sang frais, venu des oreilles, évite donc au corps de l'éléphant de trop se réchauffer. Et l'éléphant d'Afrique, qui vit dans des savanes brûlantes, où la température dépasse souvent 40°C, en a bien besoin.
Mais ces immenses oreilles rafraîchissent encore l'animal d'une autre façon. En effet, les éléphants ne cessent de les remuer. Ces oreilles brassent donc l'air en permanence, un peu à la manière de ventilateurs géants. Elles représentent donc une source de fraîcheur supplémentaire.
Ceci est surtout vrai pour les éléphants d'Afrique, leurs congénères d'Asie ayant, nous l'avons vu, des oreilles plus petites. On suppose que l'éléphant d'Asie, du fait de son habitat, est protégé de la chaleur par une végétation plus abondante. Il aurait donc moins besoin de ses oreilles pour lutter contre la chaleur.
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Pourquoi dit-on que les chats ont 9 vies ?
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On dit parfois que les chats ont neuf vies. Mais d'où provient une telle croyance ? Certains l'attribuent aux anciens Égyptiens. On sait qu'ils accordaient une importance particulière aux animaux, qu'ils déifiaient souvent.
Mais ils vénéraient particulièrement les chats, qui pouvaient résister à de graves maladies ou survivre à des chutes de plusieurs mètres de haut. C'est pourquoi ils rendaient un culte à la déesse Bastet, dont une tête de chat surmontait le corps de femme.
Croyant en la réincarnation, il était naturel que les Égyptiens prêtent plusieurs vies à des animaux dont l'âme, ils n'en doutaient pas, finissait certainement par se loger dans un corps humain.
Mais s'ils attribuaient précisément neuf vies au chat, c'est que ce chiffre revêtait une importance singulière pour les Égyptiens. En effet, leurs divinités essentielles, qui rassemblaient toutes les forces de l'univers, étaient au nombre de neuf et formaient l'"Ennéade".
Pour d'autres, l'origine des neuf vies du chat serait à rechercher dans la tradition hindouiste. La réincarnation faisant également partie des croyances de cette religion, il est normal, pour un hindouiste, d'attribuer plusieurs existences à un homme aussi bien qu'à un animal.
En effet, en fonction de ses actions présentes, de son "karma", l'âme de l'un peut se retrouver, à l'occasion d'une nouvelle vie, dans le corps de l'autre.
D'après cette tradition, c'est Shiva, l'un des trois principaux dieux hindous, qui aurait donné neuf vies aux chats. Il l'aurait fait après avoir rencontré l'un d'eux. Dans ce type de récits, comme dans les contes de fées, les animaux parlent.
Le chat en question est un animal savant. Il se dit habile mathématicien, capable de compter jusqu'à l'infini. Le prenant au mot, Shiva lui demande de s'exécuter. Le chat commence à compter mais, gagné par le sommeil, il s'arrête au chiffre neuf.
Pour Shiva, comme pour les taoïstes, ce chiffre était le symbole du tout. Il représentait donc bien l'infini, et c'est pourquoi le chat n'avait pas été plus loin dans son décompte. Et c'est à cette occasion que le dieu aurait attribué neuf vies aux chats.
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Pourquoi dit-on un « cappuccino » ?
Si, au cours d'un séjour en Italie, vous commandez un "cappuccino", on vous servira, dans une grande tasse, une boisson composée de plusieurs ingrédients : une base de café expresso, à l'arôme puissant, du lait étuvé et de la mousse de lait.
Ces trois ingrédients sont en quantité à peu près égale. Le goût corsé de l'expresso est tempéré par la saveur plus douce du lait et de la mousse de lait. Cette dernière peut s'orner d'un motif ou de lettres, qui appartiennent à ce qu'on appelle le "latte art".
Les premiers "cappuccinos" (ou "cappuccini") ont été servis, à la fin du XVIIIe siècle, dans les cafés de Vienne. Mais ce "Kapuziner kaffee", ou "café des capucins", à base de sucre, de crème fouettée et de jaune d'œuf, ne ressemblait guère à la boisson qu'on peut déguster aujourd'hui.
Et c'est sans doute en raison de cette origine que le "cappuccino" s'est longtemps appelé "café viennois" en France.
Mais ce n'est qu'avec l'invention de machines spécifiques, qui produisent notamment la mousse de lait, qu'on pourra vraiment confectionner des cappuccinos tels qu'on peut encore en boire de nos jours.
Mais d'où vient le mot "cappuccino" ? Il signifie, en italien, "petite capuche". Il est tiré du latin "caputium", qui signifie "capuche", et qui a donné "capuce" dans la langue de Dante.
Le "cappuccino" est donc une "capuce" plus réduite, autrement dit une "petite capuche". Mais pourquoi avoir donné ce nom à une boisson ? C'est qu'il ne s'agit pas de n'importe quelle capuche, mais de celle de l'ordre religieux des capucins, qui appartiennent à la famille franciscaine.
Les capucins portent justement ce nom en référence au capuchon qu'ils rabattent ordinairement sur leur visage. Vous ne voyez toujours pas le rapport ?
Eh bien voilà : le froc des capucins, et donc aussi leur capuche, avait une couleur marron-brune. Exactement celle que le mélange de lait, de café et de mousse donne au "cappuccino". Et n'oublions pas, d'ailleurs, que le premier nom de cette délicieuse boisson était le "café des capucins".
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Qu'est-ce que le code secret « BACH » ?
Jean-Sébastien Bach était féru de numérologie et aimait beaucoup les rébus. Aussi se fit-il un malin plaisir d'introduire dans certaines de ses œuvres la transcription musicale de son nom.
Il n'est parvenu à le faire que grâce au système allemand d'écriture musicale. Il comporte en effet, si on le compare à d'autres, certaines particularités.
En premier lieu, les musiciens allemands n'utilisent pas les traditionnelles syllabes "do, ré, mi, fa, sol etc" pour transcrire les notes. Ils leur préfèrent les lettres de l'alphabet.
Ainsi, par exemple, le la est représenté par la lettre A et le do par la lettre C. De même, les signes d'altération musicale sont indiqués d'une manière particulière. Le si bémol est figuré par un B, et le si bécarre par un H.
Si bien que Bach pouvait transposer son nom en termes d'écriture musicale. "BACH" s'écrivait ainsi : Si bémol, la, do et si bécarre. Il s'agissait là d'un véritable "code secret" musical, que Bach a inséré, comme un motif récurrent, dans plusieurs de ses œuvres. Un motif qui sera d'ailleurs repris par d'autres musiciens.
Bach ne fut pas le seul à "signer" musicalement ses œuvres en y intégrant un motif musical représentant la transcription de son nom. Les mélomanes un peu avertis n'ont pas de peine à repérer le "code secret" que Bach fait courir dans ses partitions.
Mais le jeu est plus complexe pour d'autres compositeurs. En effet, leur nom n'est pas toujours transposable en écriture musicale. Ils sont donc obligés de trouver un équivalent.
Ainsi Dimitri Chostakovitch, qui n'avait pas la chance, comme Bach, d'avoir un nom bref, avait choisi, comme signature, les lettres DSCH; ce qui donne le motif musical suivant, repérable dans certaines de ses œuvres : ré, mi bémol, do, si bécarre.
Quant à Robert Schuman, il choisira les lettres SCHA, qui composeront un autre motif. Mais ce compositeur parsema aussi une partition destinée à sa future femme, Clara, de messages cryptés qui, sous forme de notes, parlaient de mariage ou faisaient allusion au prénom de la jeune femme.
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Quels sont les pays qui condamnent encore la sorcellerie ?
Débutant, dans plusieurs pays d'Europe, au XIVe siècle, et s'intensifiant entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, la chasse aux sorcières, comme son nom l'indique, concerne surtout des femmes.
Accusées d'être en rapport avec des démons, ces femmes sont jugées hérétiques par l'Église et condamnées à être brûlées vives par la justice séculière, celle du Parlement de Paris et des juridictions inférieures en France.
On estime que cette persécution, qui s'est surtout exercée en milieu rural, aurait entraîné la mort de 70 à 80.000 personnes.
Mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, des personnes sont encore accusées de sorcellerie aujourd'hui. En effet, la chasse aux sorcières est encore d'actualité dans certains pays.
C'est le cas en Arabie Saoudite, où des personnes se voient reprocher des faits de sorcellerie et, après des procès expéditifs, sont finalement exécutées. On cite ainsi le cas récent d'une jeune femme décapitée pour ces raisons.
De telles accusations seraient souvent lancées à l'encontre de personnes voulant simplement exprimer leur opinion ou contester la religion en place.
Dans de nombreux pays africains, comme le Cameroun, la Tanzanie, le Congo ou encore le Kenya, la croyance en la sorcellerie est attestée. Pour la seule année 2013, plus de 750 femmes, accusées d'être des sorcières, auraient ainsi été tuées en Tanzanie.
Par ailleurs, on cite de nombreux cas d'"enfants sorciers" qui, en Afrique, sont maltraités et rejetés par leurs parents, sous prétexte qu'ils se livreraient à des pratiques de sorcellerie.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, de nombreuses femmes sont accusées de pratiquer la magie noire ou d'être des sorcières. Plusieurs d'entre elles ont été assassinées de manière atroce ou lynchées par la foule, qui les accusait d'avoir provoqué des maladies ou d'autres désastres.
Mais les "sorcières" ne sont pas toujours maltraitées. Ainsi, en Roumanie, depuis la chute du communisme, de nombreuses femmes ont revendiqué leur pratique de la sorcellerie. Exploitant la crédulité de leurs clients, elle monnayaient ainsi leurs prétendus dons et étaient même devenues les stars d'émissions populaires.
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Pourquoi le nombre de morts a vélo augmente-t-il ?
Les Français choisissent de plus en plus le vélo comme mode de locomotion. Une enquête réalisée en 2022 montrait en effet que sa pratique avait progressé de 39 % par rapport à 2019.
C'est, en soi, l'une des raisons qui expliquent l'augmentation des accidents mortels dont sont victimes les cyclistes. Pour l'année 2022, en effet, on enregistre une hausse de 30 % des morts à vélo.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces accidents mortels se produisent plus souvent à la campagne qu'en ville. Ainsi, toujours pour 2022, le nombre de morts, du fait d'accidents à vélo, augmente de 7 % en ville, contre 37 % à la campagne.
Si les accidents dont sont victimes les cyclistes, et notamment à la campagne, sont parfois mortels, c'est à la fois parce que les automobilistes ne respectent pas certaines règles et que les routes sont peu adaptées à la circulation des vélos.
En effet, quand un conducteur dépasse un vélo, il ne laisse pas toujours, entre cet engin et la voiture, la distance d'un mètre qui est estimée nécessaire à la sécurité du cycliste. Ce qui montre bien que les automobilistes connaissent mal les dispositions du code de la route relatives à la circulation des cyclistes.
Et les accidents sont rendus plus graves par une vitesse parfois excessive. Un phénomène accentué par l'abandon de la limitation à 80km/h sur les routes nationales et départementales.
Par ailleurs, les routes ne sont pas toujours faites pour les cyclistes. C'est particulièrement vrai du réseau routier hors agglomérations. Contrairement à ce qui se passe dans certains pays, des pistes cyclables sont rarement aménagées sur les routes françaises.
Mais les cyclistes eux-mêmes ne veillent pas toujours à leur sécurité. Ainsi, certains ne portent pas de casque qui, il est vrai, n'est obligatoire que pour les enfants de moins de 12 ans. Ce qui explique sans doute que, selon des chiffres de 2021, un cycliste sur trois se tuait à vélo sans qu'il y ait de choc avec un autre usager.
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Pourquoi des éoliennes peuvent tourner même en l'absence de vent ?
En principe, une éolienne utilise la force du vent pour produire de l'électricité, qui est ensuite redistribuée au réseau local. Et pourtant, ces engins ne tiennent pas toujours compte du vent.
Ainsi, il arrive qu'ils tournent alors même qu'il n'y a pas de vent. Comment expliquer, dans ce cas, la mise en marche des pales de l'éolienne ?
En premier lieu, les techniciens profitent des périodes où le vent est faible, ou même inexistant, pour tester le fonctionnement des éoliennes. Ils injectent un peu d'énergie, et font tourner les pales, pour s'assurer que le mécanisme fonctionne bien.
Par ailleurs, le poids des pales, quand elles ne tournent pas, exerce une pression sur le système de rotation de l'éolienne. En faisant tourner les pales, en l'absence de vent, on préserve ce mécanisme, et on prolonge la vie de l'éolienne.
Il faut quelques minutes pour que le vent parvienne à entraîner les pales de l'éolienne. En les faisant tourner un peu avant les premières brises, on facilite ce que les spécialistes appellent la "prise au vent".
Enfin, le fait de faire tourner les pales des éoliennes, même en l'absence de vent, permettrait de mieux les synchroniser avec le réseau électrique.
À l'inverse, on peut voir les pales des éoliennes rester immobiles même s'il y a du vent. Si, dans ce cas, les pales peuvent être à l'arrêt, c'est d'abord en raison d'un vent trop faible.
En effet, pour que l'éolienne se mette en mouvement, le vent doit souffler à au moins 10 ou 15 km/h. Mais si les rafales sont trop violentes, l'éolienne est également mise à l'arrêt. L'interruption est automatique. Avec une force supérieure à 90 km/h, le vent pourrait en effet endommager les pales.
Par ailleurs, il faut vérifier, de temps à autre, l'état de l'éolienne. Cette maintenance nécessite alors sa mise à l'arrêt, et ce même si le vent souffle. Enfin, une éolienne tombe parfois en panne. Durant le temps de la réparation, elle ne fonctionnera donc pas, qu'il y ait ou non du vent.
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Combien y a-t-il de mots dans la langue française ?
Du fait de son histoire, de sa structure et de son évolution, chaque langue comprend un nombre de mots propre. Certaines en comportent assez peu, comme le chinois, qui compte environ 85.000 mots, d'autres, comme le coréen, en utiliseraient jusqu'à un million.
Il est cependant assez difficile, pour la langue française comme pour les autres, d'estimer avec précision le nombre de mots dont elles se composent.
En effet, certains mots sont très peu usités, ou même disparaissent, d'autres sont sans cesse empruntés à des langues étrangères ou créés pour les besoins du moment. Ainsi, de nombreux événements, comme la récente épidémie de Covid, entraînent la création de néologismes, dont certains s'inscrivent dans l'usage, alors que d'autres disparaissent rapidement.
Compte tenu de cette évolution, il est donc difficile de savoir combien de mots compte la langue française. Pour évaluer ce nombre, il semble logique de se tourner vers les dictionnaires, dont le but est justement de recenser ces mots.
Mais ils sont loin de les citer tous. Et pourtant, certains dictionnaires, comme le Littré, une référence en la matière, contient plus de 130.000 mots. Moins ambitieux, le Larousse en compte entre 50 et 60.000.
Selon certaines estimations, la langue française pourrait pourtant comporter jusqu'à 300.000 mots.
Personne, sans doute, ne peut se targuer de les connaître tous. Et il semblerait que les Français en connaissent de moins en moins.
Selon certaines estimations, un Français des années 1980 connaissait en moyenne entre 20 et 50.000 mots. Certains spécialistes considèrent que ce chiffre a baissé depuis quelques années, le vocabulaire des Français d'aujourd'hui se composant, en moyenne, de 3 à 8.000 mots.
La baisse serait encore plus sensible chez les jeunes. Récemment, un linguiste a même affirmé que les adolescents d'aujourd'hui ne maîtrisaient pas plus de 300 à 2.000 mots. Une affirmation qu'il faut sans doute relativiser quelque peu.
Il faut notamment faire la part des mots vraiment usités et de ceux dont les locuteurs connaissent le sens sans pour autant les utiliser.
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Le lancer de nains est-il autorisé ?
Certains organisateurs de spectacles ont des idées pour le moins singulières. Comme celle de lancer un nain le plus loin possible. Le volontaire est coiffé d'un casque et vêtu d'une combinaison rembourrée.
Le lanceur le tient au-dessus de sa tête pour le lancer comme un projectile. Il peut aussi le tenir par des poignées, fixées à la combinaison, et lui imprimer ainsi un mouvement de va et vient avant de le lâcher.
Le but de ce qu'on n'ose pas nommer un sport est de projeter le malheureux nain le plus loin possible. En 1986, des championnats du monde de "lancer de nains" ont même été organisés en Australie. Le lancer de nains est souvent présenté comme une attraction dans certains bars ou discothèques.
Cette pratique, très populaire en Australie et aux États-Unis, et qui a commencé à se répandre en France dans les années 1990, évoque un peu les exhibitions de monstres de foire qui faisaient la fortune des cirques d'antan.
De nombreux élus et des associations, notamment celles défendant les droits des personnes de petite taille, se sont émus de telles pratiques qui, de leur point de vue, bafouent à l'évidence la dignité humaine.
Pour ses détracteurs, en effet, ce "sport" assimile les nains à de simples objets. Ses défenseurs rappellent, de leur côté, qu'ils sont volontaires et que toutes les mesures de sécurité nécessaires sont prises, les nains étant projetés contre d'épais matelas pneumatiques. Ce qui n'a pas empêché la survenue d'accidents graves.
Quoi qu'il en soit, cette pratique a fait l'objet, en France, d'une décision du Conseil d'État, en date du 27 octobre 1995, qui confirme le droit du maire d'interdire cette pratique, au motif qu'elle est contraire à la dignité humaine. Certains édiles avaient en effet prohibé de tels spectacles dans leurs communes.
Le lancer de nains est également interdit dans certains États américains. De son côté, le comité des droits de l'Homme de l'ONU a jugé, en 2002, qu'une telle pratique devait être proscrite pour des raisons tenant également au respect de la dignité humaine.
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De quels avantages bénéficient exactement les anciens Présidents de la République ?
Quand un Président de La République se retire, il continue à bénéficier d'avantages qui paraissent d'autant plus excessifs à certains qu'il peut en profiter jusqu'à son décès.
Ces avantages sont d'abord de nature financière. En premier lieu, un ancien Président de la République touche une confortable retraite, qui se monte à environ 6.000 euros bruts par mois.
Une fois retiré, ce ne seront pas toujours ses seuls revenus. En effet, il pourra ajouter à cette pension principale d'autres retraites si, par exemple, il a été, au cours de sa carrière politique, député, sénateur ou ministre.
Par ailleurs, un ancien Président de la République est membre de droit du Conseil constitutionnel. En tant que tel, il touche une indemnité de 11.500 euros nets par mois, si, du moins, il décide d'y siéger.
Enfin, l'État paie en partie les déplacements de l'ex premier magistrat. En effet, ses trajets en avion, en train ou en bateau sont pris en charge, en première classe, par les pouvoirs publics.
Enfin, un ancien Président de la République n'aura pas à payer son loyer. Du moins s'il choisit d'habiter le logement de fonction meublé qui lui est attribué. Les notes de téléphone sont également payées.
Mais les avantages financiers ne sont pas les seuls dont profitent les anciens Présidents. L'État leur attribue aussi un personnel spécifique, dont il prend en charge le salaire.
Ces personnes mises au service de l'ex Chef de l'État sont une dizaine au total. Certaines sont chargées de veiller à sa sécurité personnelle ainsi qu'à celle de son domicile. D'autres s'occupent de l'entretien du logement de fonction. Enfin, le conjoint de l'ex Président peut obtenir le concours d'un collaborateur, dont la rémunération est prise en charge par l'État.
Une voiture de fonction est également mise à la disposition de l'ancien Président, conduite par un chauffeur rémunéré par l'État. Durant ses déplacements à l'étranger, un ancien Président de la République se voit offrir encore un autre avantage.
En effet, il est logé gracieusement dans la résidence de l'ambassadeur de France, accrédité dans le pays dans lequel il se rend.
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Pourquoi Louis XVI n’a-t-il eu aucune maîtresse ?
La plupart des Rois de France ont eu de nombreuses liaisons hors mariage. À l'exception de Louis XIII, les Bourbons étaient notamment connus pour leur tempérament sensuel. De fait, Henri IV n'était pas surnommé le "Vert Galant" pour rien.
On sait que Louis XIV eut de nombreuses favorites, dont les plus connues sont Mme de Montespan et Mme de Maintenon. Quant à Louis XV, il n'est pas en reste, et ses aventures galantes alimentaient la chronique quotidienne de Versailles.
Mais, dans ce domaine, son petit-fils, Louis XVI, ne suit en rien l'exemple de ses ancêtres.
En effet, on ne lui connaît aucune liaison. Non seulement il n'eut pas de maîtresses, mais il eut du mal à remplir ses devoirs conjugaux. Comment expliquer cette atonie des sens chez le successeur de Louis XV ?
Il faut d'abord rappeler que le jeune homme, alors héritier du trône, se marie très jeune. En effet, au moment de son mariage avec la jeune archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette, en 1770, il n'a que quinze ans. Et sa jeune femme a un an de moins que lui.
Les deux adolescents n'ont donc aucune expérience de la sexualité. Au surplus, le futur Louis XVI est un jeune homme timide et emprunté, qui ne semble éprouver aucun goût particulier pour la bagatelle.
Pour couronner le tout, il souffre d'une légère malformation, qui rend les rapports sexuels douloureux. Il faudra que le frère de Marie-Antoinette, l'Empereur Joseph II, se déplace en personne pour convaincre son beau-frère de consommer enfin son mariage. Ce sera chose faite en 1777.
Et la Reine accouchera de son premier enfant, la future madame Royale, l'année suivante. Mais Si Louis XVI n'eut pas de maîtresses, c'est encore pour une autre raison.
En effet, c'était un homme très pieux, qui ne prenait pas à la légère ses devoirs de croyant. Par ailleurs, il avait pu constater à quel point les débordements de son grand-père avaient pu, à la fin de son règne, miner une popularité qui, en d'autres temps, lui avait valu le surnom de Bien-Aimé.
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Pourquoi les juifs portent-ils une kippa ?
La "kippa" est une petite calotte de tissu dont se coiffent les juifs à la synagogue et parfois dans la rue. Cet insigne est réservé aux hommes. Certaines kippas sont tricotées, d'autres, portées souvent par des juifs ultraorthodoxes, sont en velours noir.
Aucun texte religieux n'impose le port de la kippa. Tout au plus trouve-t-on certains passages où il est question de se couvrir la tête en signe d'humilité. Mais le couvre-chef mentionné était un chapeau, d'abord réservé aux prêtres.
À partir du XIIIe siècle, le port du chapeau, destiné à distinguer les juifs, deviendra d'ailleurs une obligation. Ce sera la même chose dans les pays musulmans, où les juifs devront parfois se coiffer d'un chapeau rouge.
À partir du Moyen-Âge, la kippa s'impose peu à peu à côté du chapeau, toujours porté par certains juifs. Ceci étant, la kippa, en tant que telle, n'est pas revêtue d'une valeur particulière. L'essentiel étant, pour un juif entrant dans la synagogue, de se couvrir la tête en signe de respect.
La première raison d'être de la kippa est de fournir un signe de reconnaissance aux juifs. Appartenant à une communauté très dispersée à travers le monde, les juifs, dilués au sein des peuples qui les accueillent, ont besoin de symboles qui manifestent leur identité.
Or, jusqu'à la généralisation de la kippa, le seul signe d'appartenance à leur communauté était la pratique de la circoncision. Et le port de la kippa est d'autant plus considéré comme un signe identitaire qu'elle distingue les juifs des chrétiens qui, du moins pour les hommes, doivent se découvrir dans les églises.
La kippa est également un symbole d'humilité. Elle montre que l'homme est conscient de la présence de Dieu au-dessus de lui. Et c'est, au surplus, un signe très discret, en rien ostentatoire.
En Israël, la kippa n'est pas réservée à la synagogue et peut être portée dans l'espace public. Il n'en va pas de même en France. En effet, le port de la kippa, considérée comme un signe religieux ostensible, est interdit dans les établissements scolaires publics.
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Pourquoi fête-t-on la Saint-Patrick ?
Chaque année, le 17 mars, la fête de saint Patrick est célébrée en Irlande. Pourquoi Ce saint en particulier ? Car il évangélisa les habitants de cette île au Ve siècle. Cette manifestation, qui rassemble des foules nombreuses en Irlande mais aussi dans le monde, donne lieu à divers événements culturels à découvrir absolument !
Mais commençons par un peu d'histoire.
L'évangélisateur de l'Irlande
Patrick, né entre 373 et 390, est un personnage semi légendaire. Il serait originaire d'Écosse ou du Pays de Galles. Il aurait été emmené, comme esclave, dans le comté d'Antrim, dans l'actuelle Irlande du Nord, où on l'aurait chargé de garder les moutons.
Il parvient à s'enfuir, quitte donc l'Irlande, mais il a alors une vision, qui le pousse à y revenir. Il s'attache alors à convertir ses habitants au christianisme. Il se serait alors servi d'un trèfle pour leur faire comprendre la notion de Trinité. Depuis lors, cette plante est devenue le symbole de l'Irlande.
Puis Patrick aurait chassé du pays tous les serpents, qui représentaient les croyances païennes. Enfin il serait mort dans le comté de Down, le 17 mars 461.
Même si la "Saint- Patrick" est devenue une fête de l'Église catholique au XVIIe siècle, Patrick ne fut jamais canonisé.
Voila pour l'histoire. Maintenant, attaquons-nous aux festivités !
L'évènement à ne pas râter si vous êtes en Irlande un 17 mars, c'est indubitablement la parade de Dublin !
Un défilé emblématique
Mais attention, cette parade, qui est l'un des symboles les plus forts de la Saint-Patrick, ne se déroule pas seulement dans les rues de la capitale irlandaise. En fait, le monde entier s'est approprié le saint personnage.
C'est aux États-Unis, où la communauté irlandaise était très nombreuse, que les premiers défilés eurent lieu. Boston aurait accueilli la première de ces parades, en 1737, puis New York en organise une en 1762. Mais des défilés très suivis ont également lieu à Chicago, San Francisco, Buenos Aires ou Montréal. A chaque fois, c'est une vraie fête populaire, à vivre au moins une fois dans sa vie pour comprendre la ferveur des participants.
Chaque ville organise la parade à sa manière. Derrière une statue monumentale du saint, viennent des porteurs de drapeaux et des joueurs de cornemuse. Dans la foule bigarrée, nombreux sont les tuniques et les grands chapeaux verts. Au XIXe siècle, le vert est devenu la couleur emblématique de la fête, succédant au bleu.
Des manifestations très diverses
En Irlande, depuis 1996, un festival est organisé chaque année, à Dublin. Mis en avant par les autorités irlandaises, il a pour vocation de promouvoir la culture nationale. Et il y parvient ! L'ambiance est incomparable, la fierté irlandaise palpable et la chaleur de ce peuple évidente !
Ce festival se tient d'abord sur trois jours puis, à partir de 2006, s'étale sur cinq jours. Cette année-là, il attire environ 675.000 personnes, puis un million trois ans plus tard. Le festival est le lieu de manifestations diverses, du théâtre de rue aux concerts de musique traditionnelle, en passant par un feu d'artifice qui est considéré comme le clou du spectacle. Passer la Saint-Patrick à Dublin, c'est comme aller au Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans ou au carnaval à Rio de Janeiro, une expérience unique !
À l'occasion du festival, des conférences sont organisées, sur des thèmes comme l'identité et la cultures irlandaises, ou l'évolution de la langue gaélique.
Mais bien d'autres événements ponctuent encore les célébrations de la Saint-Patrick, comme la Vigil Walk, une marche entre les deux cathédrales que la ville d'Armagh, en Irlande du Nord, a consacrées à saint Patrick. Cette ville organise chaque année le Home of St Patrick Festival ! Une expérience intense et riche en culture, en musique, en chants et en danses à l'endroit que Saint Patrick appelait sa « douce petite colline »...
Site internet du Tourisme Irlandais : www.irlande-tourisme.fr
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Quels sont les sports olympiques réservés aux femmes ?
Durant les dernières décennies, les femmes sont parvenues à se glisser dans la plupart des sports. Aux Jeux olympiques notamment, on en voit soulever des haltères ou enfiler des gants de boxe.
Mais, a contrario, il existe des disciplines sportives encore réservées aux femmes. Et donc interdites aux hommes, du moins en principe. Ainsi ne verra-t-on pas de sportifs participer aux compétitions olympiques de gymnastique rythmique et de natation synchronisée.
Les athlètes pratiquant la gymnastique rythmique et sportive, pour lui donner son nom complet, doivent exécuter, au sol, un certain nombre de figures. Pour y parvenir, ils s'aident d'accessoires divers, comme des rubans, des cerceaux, des massues ou encore des ballons. Les évolutions des gymnastes sont réglées par une chorégraphie.
Même si ce sport s'ouvre peu à peu aux hommes, la natation synchronisée, ou artistique, est encore réservée aux femmes par le Comité international olympique (CIO).
Les nageuses, seules ou en équipes, doivent exécuter des figures acrobatiques, aussi bien en surface que sous l'eau. Les nageuses se produisant en équipe doivent rechercher une coordination parfaite de leurs mouvements. Les épreuves sont divisées en deux parties : un programme technique, avec des figures imposées, et un programme libre.
Par ailleurs, les évolutions, comme dans le cas de la gymnastique rythmique, se font en musique. Tous ces éléments assimilent cette discipline à un véritable ballet aquatique. D'autant que les sportives sont maquillées et souvent vêtues de tenues brillantes.
C'est sans doute parce que ces deux disciplines ressemblent plus à de la danse qu'à du sport que les hommes en sont écartés. Ce qui en dit long sur certains préjugés sexistes et sur l'image de la femme.
Il va sans dire que la gymnastique rythmique comme la natation synchronisée sont des sports exigeants qui, comme la danse d'ailleurs, demandent à qui les pratique de réelles qualités d'endurance.
Si le patinage artistique qui, par certains traits, ressemble à ces deux disciplines, est ouvert aux hommes comme aux femmes, c'est parce que certaines figures doivent être exécutées en couple.
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Nouveau podcast: Choses à Savoir Actu
Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:
Apple Podcast:
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Deezer:
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Les animaux ont-ils des accents régionaux ?
On sait que si les habitants d'un pays parlent, en principe, la même langue, ils n'en prononcent pas toujours les sons de la même façon. En effet, selon la région ou le milieu social dont ils proviennent, ils n'ont pas tous le même accent.
D'après des études récentes, les animaux partageraient cette particularité avec les hommes. Cette modification de l'"accent" de certains animaux viendrait d'abord de leur âge. C'est ainsi qu'en grandissant, des chevreaux appartenant à une espèce de chèvre pygmée bêleraient d'une manière différente.
Ces différences d'intonations seraient également dues à l'habitat. Ainsi, les oiseaux vivant en plaine ne chanteraient pas de la même manière que leurs congénères nichant en montagne. De même, les oiseaux des villes émettraient des notes plus aiguës que ceux des chants.
Ces sons plus aigus, qu'on entend aussi chez certains dauphins par exemple, permettent notamment à ces animaux de s'adapter à un environnement plus bruyant, soit en ville, soit dans un milieu marin marqué par certaines nuisances sonores, comme le bruit des moteurs de bateaux.
Ces différences valent aussi dans le monde marin. Les dauphins fréquentant des eaux tapissées d'herbes ne siffleraient pas de la même manière que leurs congénères évoluant dans des fonds boueux.
D'après les observations faites par les spécialistes, ces différences de modulation, dans l'émission des sons, permettraient aussi d'améliorer la communication entre les individus.
C'est ainsi que des chimpanzés, transférés d'un zoo néerlandais à un parc écossais, ont progressivement adopté un "accent" différent. En effet, les zoologues qui les observaient ont constaté qu'ils tendaient à abandonner certains son aigus au profit d'inflexions plus graves.
Le but de ce changement d'intonation était de pouvoir mieux échanger avec leurs nouveaux compagnons. Et quand deux groupes de dauphins, venant de zones différentes, se rencontrent en mer, ces différences d'"accents" servent aussi à marquer l'appartenance d'un groupe à un secteur donné.
Cette "signature" sonore, on la trouve aussi chez d'autres cétacés, comme les cachalots ou les orques. Et il n'est pas jusqu'à certains poissons qui ne possèdent aussi leur "accent" propre.
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Pourquoi les Américains n'utilisent-ils pas le système métrique ?
Création française, le système métrique s'est aujourd'hui très largement imposé, en Europe d'abord, puis dans le reste du monde. Seuls trois pays refusent encore de l'adopter : la Birmanie, le Libéria et les États-Unis.
Étant une ancienne colonie anglaise, ce dernier pays a continué d'utiliser les unités de mesure britanniques après son accession à l'indépendance, en 1783.
Les Américains sont donc restés fidèles aux pieds, yards et autres pouces. Pourtant, on aurait pu penser que l'adoption d'un nouveau système de mesures aurait pu permettre à ce nouveau pays souverain de se démarquer de manière encore plus nette de son ancienne métropole.
Sauf qu'en 1783, quand le traité de Paris consacre la souveraineté des États-Unis, la Révolution française, qui inventa le système métrique, n'avait pas encore éclaté.
Conscients que la fidélité au vieux système de mesures britannique contribuait à isoler les États-Unis, et gênait leur commerce, les Américains ont songé, à plusieurs reprises, à adopter le système métrique.
À la fin des années 1970, sous l'administration Ford, la décision de principe avait même été prise. Mais elle fut annulée par le Président Reagan, au début de la décennie suivante.
Les Américains sont habitués aux mesures anglaises. C'est la première raison de leur opposition au système métrique. Et puis ils les trouvent plus concrètes. Le pied, comme son nom l'indique, est basé sur les dimensions moyennes d'un pied humain.
Quant au yard, il mesure la distance allant du sternum à l'extrémité de la main. En comparaison, le mètre semble aux Américains une mesure beaucoup plus abstraite. Calculée par rapport à un méridien, il est bien plus difficile de se la figurer.
On invoqua aussi, contre le système métrique, le coût nécessaire à un tel changement. Mais si les Américains tiennent tant à leur système de mesures traditionnel, c'est aussi par patriotisme. C'est une sorte de marqueur identitaire si l'on peut dire.
Et pourtant, les États-Unis ont adopté très tôt le système décimal, qui, par son côté rationnel, se rapproche du système métrique. Par exemple, 100 cents égalent un dollar.
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Qu'est devenu le cadavre de Hitler ?
Les circonstances de la mort de Hitler, en avril 1945, et le sort fait à son cadavre, continuent de susciter la controverse. Il semble établi que, le 30 avril 1945, le Führer se soit suicidé, en compagnie de sa maîtresse, Eva Braun, qu'il venait d'épouser le jour même.
Il se trouvait alors dans son bunker, construit au centre de Berlin, où il avait reçu les dernières nouvelles d'une guerre qui semblait irrémédiablement perdue.
À partir de là, il semble difficile de rien affirmer avec certitude. En effet, personne n'était présent dans la pièce où le couple s'est suicidé. Le valet de chambre de Hitler qui, en compagnie de certains notables nazis, a retrouvé les corps, aurait vu une blessure sur la tempe du Führer.
Mais d'autres penchent plutôt pour un empoisonnement, ou imaginent une combinaison entre le poison et le suicide par arme à feu.
Les dépouilles sont ensuite brûlées et inhumées à la hâte. Exhumée un peu plus tard, le cadavre de Hitler sera reconnu grâce à ses prothèses dentaires.
Les restes présumés du dictateur nazi, recevront, sur l'ordre des autorités soviétiques, plusieurs lieux de sépulture. En 1970, ils seront incinérés et jetés à l'eau, à l'exception du crâne, conservé aux archives d'État de la Fédération de Russie.
Mais ce crâne est-il bien celui de Hitler ? En 2017, Philippe Charlier, paléopathologiste bien connu pour ses travaux sur les dépouilles de personnages historiques, comme Agnès Sorel ou Diane de Poitiers, est autorisé à examiner le crâne.
Mais le personnel des archives se montre très méfiant. Le médecin ne peut faire procéder à des analyses d'ADN, ni même manipuler le crâne.
Il y remarque cependant un orifice qui pourrait avoir été causé par une balle. Il retrouve aussi des traces de carbonisation. Par contre, rien qui puisse laisser supposer que Hitler se soit tiré une balle dans la bouche.
Mais c'est l'examen de la dentition, et notamment des prothèses dentaires, qui, une nouvelle fois, est décisif. Pour Philippe Charlier, aucun doute : c'est bien celle de Hitler. Fin du mystère ?
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Quelle est la différence entre "bienheureux" et "saint" ?
Certaines personnes sont spécialement distinguées par l'Église catholique, qui en fait des bienheureux ou des saints. Mais quelle est la différence entre les deux ?
C'est une question de degré, la personne devenant bienheureuse avant d'accéder à la sainteté. Pour devenir bienheureux, il faut d'abord être chrétien. Par ailleurs, la conduite de la personne concernée doit être exemplaire.
Ce qui signifie qu'elle doit pratiquer, à un degré éminent, l'ensemble des vertus, et notamment les vertus chrétiennes. On parle même, en l'occurrence, de l'"héroïcité" des vertus, une manière d'être qui se traduit par un don total de soi.
Et au moins un miracle doit être attribué à l'intercession de la personne concernée. Si ces conditions sont réunies, la Congrégation pour la cause des saints, l'une des branches de la Curie romaine, se saisit du dossier.
Après avoir laissé passer un certain délai après la mort de la personne, elle peut recommander au Pape de la béatifier. Lors de la cérémonie de béatification, le Souverain pontife peut alors proclamer un nouveau bienheureux.
Dans l'ensemble, les conditions requises pour devenir saint sont les mêmes que celles qu'un futur bienheureux doit réunir. Mais elles sont plus rigoureuses. Ainsi, il faut pouvoir mettre au compte du futur saint davantage de miracles, ou du moins de faits jugés comme tels par l'Église.
L'ensemble de la procédure de canonisation est sous la responsabilité de la Congrégation pour la cause des saints. Elle diligente d'abord une enquête sur place, là où a vécu l'aspirant à la sainteté.
Placée sous l'autorité de l'évêque diocésain, elle réunit des documents et des témoignages sur son action. Puis la cause est examinée à Rome, dans le cadre d'un véritable procès.
Le postulateur défend cette cause, tandis que le promoteur de la foi apporte des arguments contraires. Il s'agit donc d'une véritable procédure contradictoire.
Le procès terminé, l'ensemble du dossier est remis au Pape, qui décide seul de canoniser ou non le postulant à la sainteté. Celui-ci accède à la sainteté au cours d'une cérémonie spécifique, et sera dès lors célébré par l'Église à la date qu'elle aura choisie.
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Pourquoi peut-on être enceinte deux fois en même temps ?
Une femme peut tomber enceinte deux fois, à seulement quelques jours d'intervalle. Ces deux grossesses sont le fruit de deux rapports sexuels différents. Un tel phénomène s'appelle une "superfétation", et l'on parle donc d'une grossesse "superfétatoire".
Et elle est extrêmement rare, et même exceptionnelle. En effet, on compterait environ une dizaine de cas dans le monde. Dans la quasi totalité des cas, un tel phénomène ne peut se produire, dans la mesure où, une fois la grossesse commencée, il n'y a plus d'ovulation.
Or, on le sait, c'est durant ce processus que le spermatozoïde pourra féconder l'ovocyte, la cellule sexuelle femelle. Et cette grossesse a d'autant moins de chances de se produire que la muqueuse utérine n'est pas faite, durant cette phase, pour recevoir deux œufs.
Il semble donc bien que la nature n'a pas prévu ce cas de figure. Alors comment expliquer que certaines femmes, très peu nombreuses à vrai dire, aient pu tomber enceintes deux fois de suite ?
La prise de certains médicaments peut provoquer, dans de rares cas, une double ovulation. Il se peut aussi que le phénomène ait une origine génétique. Enfin, certaines femmes, qui ont un utérus double, sont davantage prédisposées à connaître ce type de grossesse.
Dans le cas d'une superfétation, deux embryons vont donc se développer dans le ventre de leur mère. Mais ce ne sont pas pour autant des jumeaux. En effet, ces derniers sont issus d'un seul rapport sexuel.
C'est d'ailleurs cette similitude apparente entre une superfétation et une grossesse gémellaire qui retarde souvent le diagnostic. Il est vrai que l'extrême rareté des cas y contribue aussi.
En général, c'est le léger retard de développement d'un fœtus par rapport à l'autre qui alerte le médecin. Si les deux types de grossesses sont différentes, l'accouchement, dans les deux cas, se produit de la même façon.
En effet, c'est la délivrance du premier bébé qui va entraîner celle du second. Les deux enfants naissent donc presque au même moment, mais l'un d'entre eux accusera un léger retard dans son développement.
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Pourquoi « Unabomber » est-il un singulier terroriste ?
Le profil de Thomas Kaczynski, surnommé "Unabomber" par le FBI, ne correspond guère à celui d'un terroriste. Dans sa jeunesse, en effet, c'est un élève surdoué, au quotient intellectuel élevé, qui fait de brillantes études à Harvard.
En 1967, à l'âge de 25 ans, il décroche un doctorat en mathématiques. La même année, il commence à enseigner à Berkeley, qui passe pour dispenser les cours de mathématiques les plus réputés.
Mais si Thomas Kaczinski impressionne son entourage par ses connaissances, il ne manque pas de l'intriguer par son comportement. En effet, il se montre très réservé en société et manifeste de fortes convictions écologiques.
Par ailleurs, il s'oppose aux progrès technologiques et à la société industrielle qui les fait naître. Pour lui, ces progrès représentent une menace pour l'environnement et une atteinte aux libertés individuelles.
Ne trouvant plus sa place au sein d'une société dont il désapprouve l'évolution, Kaczinski décide, en 1971, de se retirer dans le Montana. Il choisit un endroit désert pour y construire sa maison, et vit dès lors un peu comme un ermite.
C'est depuis son refuge que, toujours fidèle à ses convictions, il décide, à partir de 1978, d'adresser des colis piégés à des personnes qui, d'après lui, sont en partie responsables des avancées de la société technologique ou, du moins, la soutiennent.
Entre 1978 et 1995, il s'en prend ainsi à un étudiant, à un professeur d'informatique, à un généticien, à un publicitaire et à d'autres encore. Il envoie en tout 17 bombes, qui tuent trois personnes et et en blessent 23 autres.
Activement recherché par le FBI, "Unabomber" sera démasqué un peu par hasard. Il avait en effet écrit un manifeste, où il faisait part de ses convictions. Il voulait que la presse le publie, faute de quoi il poursuivrait ses attentats.
Sur le conseil du FBI, deux journaux font paraître le manifeste. Le frère de Kaczinski reconnaît alors son écriture et alerte le FBI. Le terroriste est arrêté en 1996 et condamné, deux ans plus tard, à la prison à vie.
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Pourquoi les légionnaires chantent-ils « Tiens, voilà du boudin » ?
Comme l'opéra ou les autres genres musicaux, la musique militaire a ses classiques. 3tiens, voilà du boudin" en fait partie. C'est en effet l'une des plus célèbres chansons de marche, celle de la Légion étrangère. Elle a été composée par Wilhem, un des restaurateurs du chant choral, dans la première moitié du XIXe siècle, et par A.Dussenty, un chef de musique de la Légion.
Comme son nom l'indique, sa fonction de cette chanson de marche est de rythmer le pas des légionnaires. Or, on le sait, il est plus lent que celui des autres soldats. Dans les régiments français, en effet, la cadence est de 120 pas par minute.
De leur côté, les légionnaires ne font, en moyenne, que 88 pas par minute. Et c'est le tempo de "tiens voilà du boudin" qui leur permet de tenir ce rythme plus lent.
C'est d'ailleurs parce qu'ils marchent moins vite que leurs camarades que les légionnaires défilent les derniers lors des défilés.
Mais d'où viennent les curieuses paroles qui débutent le chant, "tiens, voilà du boudin" ? Les légionnaires expriment-ils ainsi leurs préférences culinaires ?
En fait, ce "boudin" ne fait pas référence à la spécialité charcutière bien connue. Il désigne, en réalité, le paquetage du légionnaire. Celui-ci comprend notamment une toile de tente, que le militaire doit rouler d'une certaine manière et fixer sur son sac.
Et sa forme évoque assez bien celle d'un boudin. Mais la suite des paroles peut sembler tout aussi curieuse. On y apprend donc qu'il y aura bien du boudin pour "les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains" , mais que "pour les Belges y en a plus".
Qu'avaient donc fait les Belges pour mériter un tel ostracisme ? Les légionnaires belges avaient dû obtempérer aux ordres de leur Roi, Léopold II qui, voulant respecter la neutralité de la Belgique, leur avait ordonné de quitter la Légion au moment de la déclaration de guerre franco-prussienne, en 1870.
Ils avaient donc dû, sous les yeux de leurs camarades un peu moqueurs, abandonner leur paquetage, et leur "boudin", avant de partir.
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Qu'est-ce que le syndrome de Yentl ?
Si les femmes se plaignent de gagner moins que les hommes, cette inégalité de traitement se retrouve aussi dans le domaine de la santé. Les femmes y seraient en effet victimes du syndrome de Yentl.
Le nom vient de cette héroïne du roman de l'écrivain Isaac Bashevis Singer, qui, pour faire les études qu'elle ambitionne, ne voit qu'un moyen : se déguiser en homme.
Pour les auteurs de ce concept, le syndrome de Yentl désigne une inégale prise en charge médicale pour les hommes et les femmes. En bref, les hommes seraient mieux soignés que les femmes.
L'expression a d'abord été utilisée par certains cardiologues, puis s'est étendue, avant de se généraliser, à des domaines comme la prise en charge des AVC ou des pneumonies.
Cette prise en charge moins satisfaisante des femmes viendrait notamment de la manière dont sont réalisés les essais cliniques qui permettent de mieux connaître certaines maladies ou de mettre au point des médicaments.
En effet, les tests seraient effectués en priorité sur des animaux de laboratoire mâles. Ce serait le cas de 80 % des rats et souris utilisés pour ces essais.
Par ailleurs, les personnes retenues, avec leur accord, pour les essais cliniques concernant les médicaments seraient, pour les trois quarts d'entre eux, des hommes. Les laboratoires se justifient en invoquant le fonctionnement hormonal spécifique de l'organisme féminin, qui pourrait modifier l'interprétation des tests.
La recherche médicale s'intéressant moins aux hommes, la manière dont les femmes réagissent à certaines maladies est donc moins bien connue. En effet, les symptômes diffèrent parfois selon le sexe.
C'est ainsi que, si les signes avant-coureurs d'une crise cardiaque chez l'homme sont bien identifiés, il n'en va pas toujours de même chez la femme. Certaines femmes, en effet, ne ressentent pas de douleurs vives ou manifestent des symptômes moins caractéristiques que ceux qui précèdent la crise cardiaque chez l'homme.
Aussi, faute de bien connaître ces symptômes différents, certains médecins ne reconnaissent pas assez tôt les signes qui, pourtant, annoncent de graves troubles cardiaques.
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Les contes de Perrault sont-ils destinés aux enfants ?
Né en 1628 et mort en 1703, Charles Perrault n'est plus connu aujourd'hui que par ses contes. Mais cet écrivain, membre de l'Académie française, est aussi poète et prend une part active dans la querelle qui, au XVIIe siècle, opposa les Classiques, emmenés par Boileau, aux Modernes, dont il était le chef de file.
De qui, parmi nous, des contes comme "Barbe-bleue", "Cendrillon" ou le "Chat botté" n'ont-ils pas bercé l'enfance ? Mais, pour autant, étaient-ils vraiment écrits pour les enfants ?
Perrault leur a clairement destiné certains d'entre eux. Par ailleurs, ces récits semblent faits pour attirer l'attention d'un jeune public. Ils sont concis pour la plupart et font une large place au merveilleux.
Par ailleurs, le récit est d'autant plus lisible que les héros, incarnations du Bien, sont clairement opposés à des personnages retors ou méchants qui, aux yeux des enfants, ne peuvent que représenter le Mal.
Comme La Fontaine, Perrault n'écrivait pas seulement ses contes pour divertir ses lecteurs, mais pour les édifier. Ils se terminaient donc souvent par une leçon de morale.
Et elle n'était pas toujours adressée aux enfants. À la fin de "Grisélidis", l'écrivain exhorte les femmes à supporter patiemment leur mari, fût-il brutal. Même si, dans "Peau d'âne", il donne des conseils aux enfants, il demande aussi aux femmes d'être vertueuses.
D'ailleurs, les femmes semblent plus souvent les cibles du conteur que les enfants, dont il se fait une idée assez stéréotypée. Mis à part quelques contes, comme "Le petit Poucet", les enfants sont rarement au centre du récit.
Les héros sont, en effet, le plus souvent des adultes. Enfin, on le sait, les sujets de certains contes tiennent plus du récit d'horreur que du conte pour enfants.
Dans "Le petit Poucet", par exemple, il est question d'un ogre qui tue et mange des enfants. De son côté, "Barbe-bleue" met en scène un homme sanguinaire, qui égorge ses épouses et les accroche au mur comme des trophées.
Certains pourraient penser que de tels récits ne sont pas à mettre entre toutes les mains.
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Pourquoi les suisses font-ils appel aux « faiseurs de secret » ?
À côté des praticiens diplômés, qui exercent une médecine scientifique, on trouve des personnes qui, sous des noms divers, se targuent d'apaiser les brûlures ou de remettre en place une articulation avec leurs seules mains, sans le secours d'aucun matériel ni d'aucune substance.
Les gestes faits par le rebouteux ou le "coupeur de feu" s'accompagnent souvent d'un signe de croix ou de formules spécifiques. La manière de procéder n'est connue que de l'opérateur.
Il s'agit donc d'un "secret", qui n'est révélé, souvent à l'article de la mort, qu'à un membre de la famille. Il existe une pratique de ce genre en Suisse, qui s'appelle justement "le secret".
Mais ce qui fait sa particularité, c'est qu'elle est tolérée dans certains hôpitaux. "Le secret" est le nom d'une prière médiévale qui, prononcée par un "faiseur de secret", aurait pour effet d'arrêter les saignements.
Admis dans certains hôpitaux suisses, des patients demandent à ce que cette prière soit dite, de manière à juguler les saignements que pourrait provoquer l'opération qu'ils ont à subir.
Les médecins ne s'y opposent pas et, de leur côté, les scientifiques ne condamnent pas par principe ce rituel qui, pourtant, semble plus relever de la magie que de la science. Ils ont même voulu en tester l'efficacité.
Ils ont ainsi étudié les cas de 200 patients, qui devaient subir la même intervention chirurgicale. La moitié recevait les soins habituels, l'autre subissant le même traitement, auquel s'ajoutait toutefois la fameuse prière.
Les résultats ne laissent guère de doutes sur son inefficacité. En effet, ils sont très comparables, 73 % des patients n'ayant subi aucun saignement dans le premier groupe, 72 % dans l'autre.
Les médecins considèrent cependant que, dans la mesure où le patient croit à son effet, cette prière peut contribuer à le calmer ou même agir comme un placebo.
En France, le milieu hospitalier n'est pas non plus totalement fermé à ce type de pratiques. En effet, certains médecins collaborent parfois avec des coupeurs de feu, pour soulager la douleur causée par des brûlures.
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Pourquoi dit-on un « tank » ?
Les premiers chars d'assaut furent conçus par les Anglais au moment du premier conflit mondial. Même si cette nouvelle arme devait laisser sceptiques nombre de militaires, elle était censée changer la donne.
Aussi la conception et la fabrication de ces chars devaient-elles se faire dans le plus grand secret. En effet, les espions à la solde des Allemands étaient aux aguets et toute indiscrétion aurait ruiné les plans de l'État-Major britannique.
Pour ne pas éveiller les soupçons de leurs adversaires, les Anglais s'arrangèrent pour leur faire croire qu'ils étaient en train de fabriquer un nouveau type de réservoir. Or, "réservoir" se dit "tank" en anglais.
Une fois ces nouveaux engins de guerre en action, on leur conserva ce nom de "tanks", qui leur est resté depuis.
Ces premiers chars anglais n'avaient pas grand chose à voir avec ceux d'aujourd'hui. Ils étaient dépourvus de tourelle et de toit, les soldats n'étant protégés que par une sorte de treillis métallique.
Tous ne possédaient pas le même armement, certains étant équipés de canons, d'autres de simples mitrailleuses. À vrai dire, ces tanks avaient une efficacité limitée, au point que les généraux français n'en voulurent pas.
En effet, ils sont très lents, allant à peine plus vite qu'un fantassin, et n'ont qu'une faible autonomie. Au surplus, ils mobilisent un nombre d'hommes important, huit soldats devant accompagner chaque char.
Plus tard, les chars britanniques furent dotés d'un équipement singulier. En s'introduisant dans leur tank, les membres d'équipage devaient en effet trouver...une théière ! Et l'espace intérieur devait être conçu de manière à pouvoir sacrifier au rite du "five o'clock tea".
On sait à quel point cet usage est essentiel pour un Anglais. Aussi leurs supérieurs avaient-ils constaté que de nombreux tankistes sortaient de leur char pour prendre le thé sur le bord de la route, où ils se faisaient souvent tuer.
Désormais, ils pouvaient prendre une tasse de thé à l'intérieur, mieux protégés du feu ennemi par le blindage de leur véhicule. Il suffisait d'y penser !
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Quelle marque de pneus a soutenu les nazis ?
Hitler n'aurait pu mettre en œuvre ses grandes offensives militaires et ses plans d'occupation de territoires sans le pillage des ressources des pays conquis et sans la collaboration active de certains entrepreneurs allemands.
Cette page peu glorieuse de l'histoire de leur pays, plusieurs entreprises allemandes ne veulent pas la tourner sans en savoir davantage. C'est notamment le cas du groupe allemand Continental, le second équipementier automobile mondial.
En effet, l'entreprise a chargé un historien de faire la lumière sur son rôle durant l'ère nazie. Son volumineux rapport, récemment publié, ne fait aucun doute : Continental a bien collaboré, sans états d'âme apparents, avec le régime national-socialiste.
Ce qui a motivé les dirigeants, ce cette entreprise comme de bien d'autres, ce ne ne sont pas tant les convictions politiques que le sens des affaires. En effet, Continental avait beaucoup à gagner dans la guerre déclenchée par le dictateur nazi.
De ses usines sortaient de nombreux produits indispensables aux militaires : les pneumatiques, bien sûr, mais aussi des masques à gaz, des pièces pour les chars et les avions et les semelles en caoutchouc des chaussures utilisées par les soldats.
Les usines tournent donc à plein régime. Mais, comme de très nombreux Allemands sont au front, la main-d'œuvre manque. Continental fait donc appel à environ 10.000 travailleurs forcés, venus des pays occupés.
Et ses dirigeants n'hésitent pas à recourir aux déportés des camps de concentration. Ils les traitent avec autant de sauvagerie que leurs gardiens. Pour tester la solidité des semelles, on fait parcourir à ces malheureux 30 ou 40 kilomètres dans la cour.
Au milieu, trône une potence, où sont pendus les prisonniers épuisés, qui ne peuvent plus avancer. Des marches forcées sont même organisées dans la neige ou sur des chemins pris par les glaces.
Les fameuses chaussures au pied, certains font ainsi plus de 2.000 kilomètres. Pas de quoi émouvoir l'un des dirigeants de Continental :"ils peuvent mourir, disait-il, il y en aura d'autres". De fait, cette main-d'œuvre taillable et corvéable à merci ne manquait pas.
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Pourquoi la valise à roulettes a mis du temps à s'imposer ?
Certaines inventions sont tellement ancrées dans notre quotidien que nous ne les voyons plus comme des innovations. C'est le cas, entre bien d'autres, du téléphone portable ou...de la valise à roulettes.
En effet, nous avons oublié le temps où le seul moyen de transporter sa valise était de la tenir par la poignée. Porter cet objet parfois très lourd sur un quai de gare provoquait des douleurs au dos et nécessitait des arrêts fréquents, au risque de rater son train.
Et voilà qu'en 1970, l'Américain Bernard Sadow invente la valise à roulettes. C'est dans un aéroport qu'il en a l'idée. Il y voit un employé déplacer une charge volumineuse sur un chariot à roulettes. Pourquoi une valise n'en serait-elle pas équipée elle aussi ?
Bernard Sadow pense que son idée, très ingénieuse, aidera à soulager les voyageurs. Il croit qu'elle sera donc acceptée sans difficulté. En quoi il se trompe.
En effet, les professionnels ne veulent pas de ce nouveau type de valise. Ils sont persuadés qu'ils ne pourraient la vendre qu'à leur clientèle féminine. Jamais un homme d'accepterait de tirer une valise de la sorte.
S'il le faisait, sa force serait remise en question, donc sa virilité. Malgré tout, la valise à roulettes a fini par s'imposer. Ce qui n'empêche pas les stéréotypes machistes d'avoir la vie dure, puisque, dans une publicité de 2004 vantant un nouveau modèle de valise à roulettes, c'est encore une femme qui la tire.
Cette valise a d'ailleurs évolué. Au départ, elle était placée debout, puis tirée au moyen d'une sorte de laisse. Ce qui obligeait les passagers trop grands à marcher le dos courbé.
Aujourd'hui, la plupart des modèles sont pourvus d'une tige télescopique, qui s'adapte à chaque voyageur. On doit l'invention de cette valise à un pilote de ligne, qui en a d'abord réservé la primeur à ses collègues.
Il existe des variantes, puisque certains modèles de valises sont équipés, non pas de deux, mais de quatre roulettes. Ce qui, du moins aux yeux de certains, facilite encore leur transport.
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Un mineur a-t-il le droit de chasser ?
En France, une personne mineure ne peut acheter de l'alcool ou passer son permis de conduire. Par contre, elle a le droit de chasser.
En effet, un jeune peut chasser à partir de l'âge de 15 ans, sous certaines conditions. En premier lieu, il ne peut pas chasser seul. Il doit être accompagné d'une personne possédant elle-même un permis de chasse validé tous les ans au cours des cinq années précédentes.
Par ailleurs, le jeune apprenti chasseur doit avoir suivi une formation, dispensée au sein de la Fédération départementale des chasseurs. La durée en est assez courte, puisqu'elle va généralement de deux heures à une demi-journée.
Ce "parrain" apprend notamment à son jeune élève à manier une arme. À ce stade, le jeune chasseur ne possède pas un fusil ou une carabine personnels. Il partage l'arme de son accompagnant.
À 16 ans : un chasseur à part entière
C'est en effet à partie de l'âge de 16 ans qu'un mineur peut devenir un chasseur de plein exercice, au même titre qu'un adulte.
Avant de le devenir, il va passer son permis de chasse. Le jeune subit les mêmes épreuves que les autres chasseurs. Il doit aussi, au même titre que les autres candidats, fournir un certificat médical et certifier qu'il ne figure pas sur le registre national des personnes n'ayant pas le droit de détenir une arme.
Si, à l'issue de cet examen, il obtient son permis, le mineur a dès lors le droit de chasser seul. Il peut posséder une arme, sous réserve de l'autorisation de son responsable légal.
Les enfants à la chasse : une question qui fait débat
Rien n'interdit d'amener de jeunes enfants à la chasse. Ce qui pose d'abord le problème de leur sécurité. En effet, plusieurs ont été blessés, ou même tués, lors de parties de chasse.
Par ailleurs, certains trouvent quelque peu sanguinaire une activité qui consiste à tuer des animaux, qui, s'ils sont blessés, peuvent être achevés par un enfant. C'est dans la même logique que la présence d'enfants à la corrida est parfois jugée inopportune.
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