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3354 épisodes · page 49 sur 112

Pourquoi les chats ont-ils été indispensables à Venise ?
Les chats ne sont pas réputés aimer l'eau. Et pourtant ils étaient légion dans une ville dont les canaux sont célèbres dans le monde entier. Venise, car c'est de la cité des Doges qu'il est question, en aurait compté, au début des années 1960, jusqu'à 60.000.
Il y a en beaucoup moins aujourd'hui, quelques centaines selon certaines estimations. Mais Venise a longtemps été l'une des villes où la proportion de ces petits félins, par rapport au nombre d'habitants, était la plus importante au monde.
Comment expliquer cet engouement pour les chats ? Ils n'ont pas vraiment été recherchés comme animaux de compagnie, les Vénitiens leur préférant souvent les chiens.
Ce que les habitants de Venise apprécient surtout chez ces félins domestiques, c'est leur capacité à chasser les rats. Ces rongeurs, en effet, étaient les ennemis déclarés des Vénitiens.
Des marchands d'abord, dont ils endommageaient les cargaisons. C'est pourquoi, dès le XIIIe siècle, chaque navire devait embarquer au moins un chat, chargé de protéger la marchandise contre la dent des rongeurs.
Mais ce sont aussi les rats qui transmettent la peste. En les chassant, les chats protègent les habitants contre la maladie qui, au milieu du XIVe siècle, fait des ravages dans toute l'Europe.
Et quand une nouvelle épidémie de peste éclate au début du XVIIe siècle, on va chercher des chats en Syrie, ces animaux étant réputés plus agressifs et mieux armés contre les rats.
Au début du XIXe siècle, les rats pullulent dans les rues de Venise. Là encore, les habitants font confiance aux chats pour en débarrasser la ville. Ils ont fini par devenir de véritables porte-bonheur, et les soldats de la Grande Guerre se font photographier avec eux avant de partir au front.
Mais cette époque est révolue ; les chats errants n'ont plus droit de cité dans les rues de la ville. Du fait des campagnes de stérilisation successives, leur nombre a beaucoup baissé. Et les quelques centaines qui avaient trouvé refuge dans la petite île de San Clemente, dans la lagune, sont à leur tour menacés.
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Pourquoi le Concorde s'allongeait-il en vol ?
Voilà 54 ans, le 2 mars 1969, le Concorde se lançait dans son premier vol d'essai. Cet appareil longiligne, à la silhouette fuselée, volera jusqu'en 2003.
Parmi les caractéristiques du Concorde, qui le distinguaient d'autres avions commerciaux, on peut noter son allongement en vol. En effet, si l'appareil au sol mesurait 62,19 m, il pouvait s'étirer en vol de 2 à 50 cm supplémentaires.
Comment expliquer un tel phénomène ? A priori, on pourrait croire que cet allongement était dû au nez de l'avion. En effet, les ingénieurs avaient doté le Concorde d'un nez basculant.
Au décollage comme à l'atterrissage, ce nez se repliait, ce qui permettait au pilote d'avoir une vue entièrement dégagée sur la piste. Une fois en vol, le nez de l'avion se relevait, pour se placer dans le prolongement de l'appareil. Mais cette particularité est sans rapport avec l'allongement du Concorde en vol.
En effet, cet étirement de l'avion en vol est dû à la dilatation de certains matériaux, celle-ci provenant de la chaleur. Ce qui, à première vue, peut paraître étonnant.
En effet, on sait que la température s'abaisse fortement avec l'altitude. Ainsi, quand le Concorde atteignait son altitude de croisière de 60.000 pieds, soit 18.290 mètres, il faisait -57°C à l'extérieur.
Comment, dans ces conditions, parler d'un phénomène dû à la chaleur ? L'explication réside dans la vitesse de l'appareil. Chacun sait, en effet, que le Concorde était un avion supersonique, capable de voler à mach 2,02, soit 2.350 km/h, ce qui était sa vitesse de croisière.
Or, à une telle vitesse, la température de la carlingue pouvait rapidement monter à quelque 130°C. De quoi allonger l'avion de quelques dizaines de centimètres, cet étirement, souvent de 20 cm à mach 2, variant selon la vitesse de l'appareil. Un phénomène qui ne compromettait nullement la sécurité des passagers.
Une fois revenu au sol, l'avion retrouvait sa taille normale. Cette dilatation des matériaux cessait d'ailleurs de se manifester dès que la vitesse de l'appareil redescendait au-dessous de celle du son.
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Quelle différence y a-t-il entre un whisky, un scotch et un bourbon ?
Par leur apparence, leur goût et leur mode de fabrication, le whisky, le scotch et le bourbon peuvent présenter certains points communs. Au point qu'on peut peut avoir parfois du mal à les distinguer.
Or, ces spiritueux sont différents à bien des égards. La provenance est la première chose qui les distingue. En effet, le whisky, au départ, était fabriqué en Écosse et en Irlande.
Dès la fin du XVIIIe siècle, cependant, beaucoup d'Écossais et d'Irlandais émigrent aux États-Unis. Ils continueront à y fabriquer le whisky, profitant des ressources naturelles offertes par leur pays d'adoption.
Quant au scotch, c'est un produit du terroir écossais. Il ne peut être fabriqué que là. Enfin, le bourbon est surtout confectionné aux États-Unis, son nom lui venant d'un comté du Kentucky, où il fut produit, pour la première fois, à la fin du XVIIIe siècle.
Ces trois spiritueux sont fabriqués à partir de certaines céréales. Leur emploi, qui varie selon chaque boisson, représente une autre différence entre elles.
Le whisky, comme les deux autres boissons, est élaboré à partir d'un mélange, le "mash bill", composé de blé, de seigle, de maïs et d'orge. De toutes ces céréales, le seigle est souvent la plus importante. Si le whisky en contient au mois 51 %, il a droit à l'appellation de "rye whisky", ou "whisky de seigle".
C'est le maïs qui est la céréale dominante dans la composition du bourbon. Pour avoir droit à cette appellation, il doit en contenir au moins 51 %. Enfin, l'orge maltée, c'est-à-dire germée et séchée dans un four, est la céréale de base du scotch.
En règle générale, les trois spiritueux sont soumis à une double distillation. Au terme du processus, le bourbon, contrairement aux deux autres alcools, ne peut plus subir aucune modification de goût ou de coloration.
Par ailleurs, le processus de vieillissement de ces boissons, souvent dans des fûts de chêne, n'est pas tout à fait comparable. Enfin, le whisky a un goût souvent plus doux, le bourbon est un peu plus sucré, et le scotch se distingue par sa saveur légèrement fumée.
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Quelle heure est-il sur la Lune ?
La Lune continue de susciter l'intérêt des agences spatiales. Le programme Artémis, mis au point par la NASA, a prévu d'y faire à nouveau marcher des astronautes dès l'année prochaine.
Mais ces missions lunaires ne seront un véritable succès que si elles sont le fruit d'une coopération entre les diverses agences spatiales. Or, elle suppose certains arrangements, comme, par exemple, un accord sur une heure commune.
En effet, on peut se demander sur quelle heure les astronautes, une fois sur la Lune, devront régler leurs montres. Première solution : on pourrait, comme sur la Terre, tenir compte de la durée du jour pour définir les heures.
Mais, sur notre satellite, le Soleil brille durant 14 jours. Un temps bien long pour des astronautes habitués à un rythme de 24 heures.
Pour évaluer l'heure une fois sur la Lune, une référence plus commode serait le temps universel coordonné, ou UTC en anglais. En effet, il s'agit là d'un temps stable, sans rapport avec la rotation de la Terre sur elle-même.
Et ce temps est d'autant plus fiable qu'il est contrôlé par des horloges astronomiques, dont on connaît la précision. Ce serait un parfait instrument si l'ensemble de notre monde était toujours régi par les lois de Newton.
Or, depuis les lois d'Einstein sur la relativité restreinte, puis la relativité générale, une variable aussi capitale que le temps leur échappe en partie. Désormais, le temps n'est plus absolu, mais relatif.
De fait, le temps diffère en fonction de la vitesse de celui qui le mesure, mais aussi de la proximité d'une masse, comme une planète par exemple, intervenant dans la gravitation.
Or, la masse gravitationnelle de la Terre étant très différente de celle de la Lune, les heures indiquées par deux horloges installées sur l'une et l'autre ne tarderaient pas à se décaler.
En effet, l'horloge présente sur la Lune gagnerait plus de 55 microsecondes toutes les 24 heures. C'est peu, à première vue, mais suffisant pour compromettre des missions qui doivent être réglées avec une très grande précision.
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Qu'est-ce que le label anti-mafia « addiopizzo » ?
On sait qu'en Sicile, la mafia locale, baptisée "Cosa Nostra", demeure très puissante. Elle profite de la peur qu'elle inspire pour obliger les commerçants et les entrepreneurs à lui verser un "pizzo".
En échange, la mafia leur garantit sa "protection". Mais ce "pizzo" n'est pas seulement une sorte de taxe. Sous ce terme générique, se glissent souvent des paiements en nature. Ainsi, les membres de la mafia se servent gratuitement dans les boutiques soumises au "pizzo", ou peuvent obliger le commerçant à faire appel à tel ou tel fournisseur.
Pour certains Siciliens, la coupe était pleine. Ils ont donc décidé de refuser de payer le "pizzo".
Ils ont donc fondé, en 2004, une association dont le nom était tout un programme. Elle s'appelle en effet "Addiopizzo", autrement dit "adieu au pizzo". Ses membres se sont mis à coller des stickers "addiopizzo" un peu partout sur les murs de Palerme. Ces autocollants proclamaient qu'un peuple soumis à la mafia perdait par là-même sa dignité.
Et ce mouvement remporte un succès notable. À Palerme, 700 commerçants et entrepreneurs ont décidé de défier la mafia en refusant de la payer et en affichant un autocollant "addiopizzo" sur la devanture de leurs magasins et entreprises. À Catane, ils sont une centaine à suivre le mouvement.
Forts de ce succès, les militants anti-mafia ne relâchent pas leur pression sur Cosa Nostra. Ils viennent ainsi de peindre, sur les murs de Palerme, une fresque en l'honneur du juge Borsellino, tué, en juillet 1992, dans un attentat commandité par la mafia.
De même, des journées anti-racket sont organisées, au cours desquelles les habitants sont invités à soutenir les commerçants dans leur lutte contre la mafia. C'est d'ailleurs ce que font, d'ores et déjà, la municipalité, les magistrats et la police.
Pour l'instant, Cosa Nostra reste sur la réserve. Soucieuse de ne pas alimenter la polémique, elle n'a pas, pour l'instant, organisé d'opérations de représailles ni même tenté d'intimider les principaux activistes anti-mafia. Mais son attitude sera-t-elle toujours aussi modérée ?
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Que mangeaient les Gaulois ?
Pour certains écrivains, notamment au XVIIIe siècle, les Gaulois sont un peuple aux mœurs frustes, que les Romains, dans le sillage de Jules César, auraient éveillé à la civilisation.
Or, certains indices, comme le contenu de leur assiette, montrent que les Gaulois étaient, au contraire, un peuple évolué. S'ils mangeaient de la viande, ce n'était pas seulement celle des animaux qu'ils chassaient.
À première vue, on n'imagine guère Obélix en éleveur de bovins, de moutons ou de porcs. Et pourtant, les Gaulois ne passaient pas leur temps à poursuivre des sangliers, ils élevaient aussi des animaux dont ils consommaient la viande. Ils en faisaient aussi de la charcuterie.
En effet, ils savaient déjà préparer le jambon ou l'andouillette. Ces animaux d'élevage, comme les chèvres ou les vaches, leur donnaient aussi du lait.
Mais les Gaulois étaient aussi des agriculteurs. Aussi, des céréales comme le blé, l'orge ou le millet formaient-elles la base de leur alimentation. Ils mangeaient plutôt des galettes, de seigle ou d'orge, que du pain. Ils savaient aussi faires des crêpes ou de la bouillie. Des légumineuses, comme les lentilles oui les pois, agrémentaient aussi leurs menus.
De nombreux légumes, comme les choux, les navets, les courges ou les rutabagas, poussaient dans de véritables jardins potagers. Ils savaient les cuisiner de plusieurs manières.
On le sait, les Gaulois fabriquaient une sorte de bière, la cervoise. Mais ils buvaient aussi du vin, qu'ils importaient surtout d'Italie. Ils étaient aussi friands d'hydromel ; il s'agit d'une boisson alcoolisée, obtenue grâce à la fermentation du miel.
Les Gaulois consommaient aussi du poisson, conservé dans le sel. Les salaisons concernaient aussi les produits de la charcuterie.
Ils aimaient aussi les fruits et les baies. Ainsi se régalaient-ils de pommes, de framboises, de noisettes ou de prunes. Ils utilisèrent aussi l'huile d'olive, mais plus tard, au moment de l'occupation romaine. Mais ils connaissaient d'autres condiments, comme la moutarde, l'ail ou même le vinaigre.
Et on doit sans doute certaines recettes aux Gaulois, comme le petit salé aux lentilles ou le pot-au-feu, toujours appréciées par les gourmands.
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Combien peut-on payer en espèces ?
Même si nombre de Français lui préfèrent d'autres modes de règlement, le paiement en espèces a encore de beaux jours devant lui. Ceci dit, le paiement en liquide est soumis à certaines restrictions, liées, pour l'essentiel, à la lutte contre le blanchiment d'argent.
Ainsi, un particulier ne pourra pas dépasser un certain plafond dans ses achats en espèces. Dans un commerce, par exemple, il ne pourra pas dépenser plus de 1.000 euros en argent liquide. Et il ne pourra pas utiliser plus de 50 pièces pour un même achat.
S'il s'agit d'une personne dont la résidence fiscale ne se trouve pas en France, ces seuils, plus élevés, sont portés, selon les situations, à 10.OOO ou 15.000 euros.
Dans les transactions entre particuliers, il n'existe pas de limites, du moins en principe. Pour les sommes supérieures à 1.500 euros, il est cependant conseillé de régulariser la transaction par un écrit.
Il est d'autres occasions où l'on ne peut disposer à son gré de son argent liquide. Si les dépôts d'espèces à la banque ne sont pas soumis à des seuils particuliers, le client devra cependant, au-dessus d'un certain plafond, préciser les motifs du dépôt et fournir certains justificatifs.
Le but étant toujours de retracer l'origine de l'argent et de lutter ainsi contre le blanchiment d'argent "sale", pour employer l'expression habituelle.
Il existe encore d'autres situations où l'on ne peut utiliser l'argent liquide à sa guise. Ainsi, il est possible de payer un salarié en espèces, mais à condition que ce salaire ne dépasse pas 1.500 euros.
De même, un contribuable peut payer ses impôts avec des billets de banque. À condition, toutefois, que la somme à payer n'excède pas 300 euros.
Et vous ne pouvez même pas vous promener dans la rue avec tout l'argent liquide que vous souhaitez. En effet, vous ne devez pas avoir plus de 10.000 euros sur vous. Si vous possédez une somme plus importante, vous devrez expliquer pourquoi vous transportez autant d'argent. Faute de quoi vous vous exposez à des amendes.
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Pourquoi appelle-t-on parfois les fonctionnaires des "ronds-de-cuir" ?
Les fonctionnaires n'ont pas toujours eu bonne presse auprès de leurs concitoyens. On a souvent critiqué leurs horaires, jugés peu contraignants, leur absentéisme supposé ou leur manque d'appétence au travail.
Ces reproches se sont cristallisés, à une certaine époque, dans une expression, celle de "ronds-de-cuir". Elle a été popularisée par un roman satirique, "Messieurs les ronds-de-cuir", paru en 1891.
L'auteur en est Georges Courteline, connu surtout pour avoir écrit de courtes pièces à l'humour grinçant, comme "Les Boulingrin" ou "Le commissaire est bon enfant".
Sous-titré "Tableaux de la vie de bureau", ce roman met en scène des fonctionnaires étriqués, qui ne semblent penser qu'à leur avancement et à la meilleure manière d'en faire le moins possible.
Mais pourquoi Courteline a-t-il appelé ses tristes héros des "ronds-de-cuir" ? L'explication est très simple. Au XIXe siècle, les bienfaits de l'ergonomie n'avaient pas encore été découverts et nul ne se souciait vraiment du confort des employés de bureau.
Aussi devaient-ils rester assis, durant de longues heures, sur des chaises incommodes, à l'assise dure et au dossier raide. Les réclamations que certains fonctionnaires n'ont pas dû manquer de faire à ce sujet sont sans doute restées dans quelque dossier poussiéreux, que l'administration n'a pas daigné ouvrir.
Alors les employés au fessier endolori ont décidé de prendre les choses en main. Puisqu'on ne voulait pas leur fournir de chaises plus confortables, ils ont pris l'habitude d'apporter des coussins.
Ainsi leurs sièges sont-ils devenus plus moelleux. Et comme ces coussins étaient ronds et faits de cuir, on a fini par surnommer les employés de bureau, qui ne s'en séparaient plus, des "ronds-de-cuir".
Et cette expression a tout de suite été entendue dans un sens péjoratif. Elle est vite devenue un terme de moquerie méprisante.
Il ne manquait plus que la calotte sur la tête et les manches de lustrine destinées à protéger leurs vêtements, pour compléter l'uniforme de ces "ronds-de-cuir" besogneux, dont le teint hâve et le le dos courbé trahissaient un travail routinier, accompli dans une atmosphère confinée.
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Pourquoi la moitié de Paris est en plâtre ?
Vous l'ignorez peut-être mais Paris est une ville emplâtrée, au sens propre ! A peu près 50% des bâtiments actuels sont recouverts de cet enduit, et cela ne date pas d'hier !
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Quelle Rolex participa à la Grande évasion ?
Dans une série consacrée aux montres "importantes" et d'une "provenance exceptionnelle", sera adjugée, chez Christie's, le 8 juin prochain, une montre spéciale. En effet, cette montre Rolex a appartenu, durant la Seconde Guerre mondiale, au lieutenant britannique Gerald Imeson, pilote de la Royal Air Force.
Il s'en est servi pour planifier ce qui est resté dans l'histoire comme la "grande évasion". Cet épisode, survenu le 24 mars 1944, a d'ailleurs inspiré un film de John Sturges, avec Steve McQueen.
Ce jour-là, en effet, 76 prisonniers, sur 250, ont réussi à s'évader du stalag de Sagan, en Allemagne, où ils étaient détenus. Le chemin de la liberté, pour eux, c'était un étroit tunnel de 101 mètres de longueur, pour 60 centimètres de largeur, creusé avec la plus grande peine.
Malheureusement, la plupart des évadés seront repris. 50 seront exécutés par les Allemands, les autres resteront détenus jusqu'à la fin de la guerre.
Le lieutenant Imeson possédait donc une montre de la marque Rolex. Et il avait choisi un modèle prestigieux. On peut s'étonner qu'un prisonnier de guerre ait pu garder un tel instrument, qui aurait pu l'aider à s'évader.
C'est bien pour cette raison que, d'ordinaire, leurs geôliers allemands dépouillaient les prisonniers de leurs montres. Mais ils faisaient souvent exception pour les pilotes, en vertu d'un accord tacite.
Imeson avait reçu sa montre dans un colis de la Croix Rouge. Il avait profité de l'offre faite par le fondateur de Rolex, Hans Wilsdorf, qui proposait aux militaires de ne payer leurs montres qu'une fois le conflit terminé.
3.000 officiers profitèrent de cette offre, choisissant d'ailleurs, le plus souvent, un modèle plus ordinaire. La montre d'Imeson disposant d'un chronographe, il put mesurer avec précision les intervalles de temps séparant deux patrouilles. On peut donc dire que cette montre joua un rôle important dans la "grande évasion".
C'est pourquoi Gerald Imeson, qui mourut en 2003, à l'âge de 85 ans, ne s'en sépara jamais. Elle est aujourd'hui estimée à une valeur comprise entre 190.000 et 375.000 euros.
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Quelle maladie touche tous ceux qui ont marché sur la Lune ?
Depuis 1969, 12 hommes au total ont posé les pieds sur la Lune; le premier ayant été Neil Armstrong lors de la mission Apollo 11 et le dernier Harrison Schmitt en 1972. Or, après avoir effectué ce "grand pas pour l'Humanité", ils ont tous, sans exception, été frappés à leur retour, du même mal. Lequel ?
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Quel ingrédient secret est caché dans la Joconde ?
Une nouvelle étude scientifique révèle un des secrets de la peinture de Leonard de Vinci. L'artiste aurait en effet utilisé du jaune d'œuf, avec d'autres ingrédients, comme de l'eau et des pigments en poudre.
La présence de jaune d'œuf était déjà suspectée, mais on ne savait pas si le peintre l'avait utilisé de manière intentionnelle. En effet, il aurait pu s'agir d'une contamination. Désormais, la preuve est faite que Leonard de Vinci s'en servait bien pour préparer sa peinture.
C'est avec le secours de cet ingrédient, utilisé en très petite quantité, qu'ont été peintes nombre de toiles du maître et, parmi elles, son chef-d'œuvre absolu, la "Joconde".
Mais il n'en avait pas l'exclusivité. En effet, ce procédé était déjà connu des Égyptiens. Et d'autres peintres, comme Vermeer, Rembrandt ou Dürer, l'utilisèrent aussi.
Le mélange de jaune d'œuf à la peinture à l'huile en modifie les propriétés, au point d'éviter que les toiles ne se dégradent avec le temps.
En effet, les tableaux ont tendance à se craqueler, la peinture finissant par "se froisser" en quelque sorte. On mesure bien l'effet bénéfique de ce jaune d'œuf en examinant les premières toiles de Leonard de Vinci, à une époque où il n'utilisait pas encore cet ingrédient.
Dans une de ses premières œuvres, "La madone à l'œillet", on voit apparaître come des rides sur le visages de la Vierge et celui de l'enfant Jésus. À l'époque, le maître ne mélangeait pas encore du jaune d'œuf à sa peinture.
Mais il découvre cette astuce plus tard, ce qui explique l'absence de ce plissement caractéristique sur ses tableaux ultérieurs.
Par ailleurs, le jaune d'œuf, mêlé à la peinture, la rendrait plus visqueuse, et donc plus facile à appliquer. De même, la peinture, ainsi préparée, aurait moins tendance à jaunir ou à s'assombrir, surtout si elle est exposée à la lumière. Les spécialistes parlent, à ce propos, d'un processus d'"oxydation".
Or, on le sait, des antioxydants entrent dans la composition du jaune d'œuf. C'était donc un ingrédient idéal pour assurer la pérennité d'une toile.
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Pourquoi le nom de soldats de Napoléon sont gravés dans la pyramide de Kheops ?
En 1798, Bonaparte se lance dans la campagne d'Égypte. Le Directoire, pouvoir instable et embourbé dans divers scandales, a besoin de victoires pour redorer son blason. S'emparer de ce pays, sous domination anglaise, serait également le meilleur moyen de couper la route des Indes, une artère vitale pour le Royaume-Uni.
L'armée, forte d'environ 50.000 hommes, embarque sur 400 navires, qui parviennent à Alexandrie au début juillet. Le 21, la bataille des Pyramides se termine par la victoire des troupes françaises, qui voient la route du Caire ouverte devant eux.
Après le désastre naval d'Aboukir, le 30 juillet, Bonaparte quitte finalement l'Égypte en août 1799. Pour rendre hommage à ses soldats morts au combat, il demande que leurs noms soient gravés à l'intérieur de la pyramide de Kheops.
167 savants, artistes et ingénieurs accompagnent l'armée. Les travaux et les relevés dus aux membres de cette expédition scientifique permettront l'essor d'une nouvelle discipline, l'égyptologie.
Nul doute qu'ils ne furent saisis d'admiration en contemplant ces majestueux monuments, qui avaient défié les siècles. De leur côté, les soldats et leur chef même éprouvèrent sans doute des sentiments comparables à la vue des pyramides.
Des anecdotes circulent d'ailleurs très tôt sur l'intérêt mêlé de fascination qu'aurait manifesté Bonaparte à leur endroit. On raconte ainsi que, lors de sa visite à Gizeh, sur les bords du Nil, il aurait pénétré seul à l'intérieur de la pyramide abritant le tombeau du pharaon Kheops, qui aurait régné vers 2.600 ans avant notre ère.
Il y serait resté toute la nuit, avant de ressortir, au petit matin, sans dire un mot, mais en proie à une visible agitation. Sur le point de mourir, à Sainte-Hélène, il aurait voulu confier son secret, mais y aurait renoncé, craignant qu'on ne le crût pas.
D'après son fidèle secrétaire, Bourrienne, cette histoire serait fausse. Jamais le général ne se serait aventuré à l'intérieur de la pyramide. Mais le fait même d'avoir propagé cette anecdote en dit long sur la fascination qu'éprouvait Bonaparte pour un monument dont il admirait les proportions.
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Pourquoi faut-il dire « Pays-Bas » et non « Hollande » ?
Certains pays sont, dans l'usage courant, désignés par plusieurs noms. Ainsi, parle-t-on aussi bien d'"Angleterre", de "Grande-Bretagne" ou de "Royaume-Uni" pour désigner la grande île située de l'autre côté de la Manche.
Il en va de même pour un autre pays, frontalier de la Belgique et de l'Allemagne. Un Français le nommera "Hollande" ou "Pays-Bas", selon les cas. Et ses habitants seront appelées des "Hollandais" ou bien des "Néerlandais".
En fait, on prend là, comme on le fait pour l'Angleterre, la partie pour le tout. En effet, la Hollande est l'une des province des Pays-Bas, nommés ainsi en raison de leur altitude très faible. Plus précisément, il existe deux provinces de ce nom, la Hollande du Nord et la Hollande du Sud.
Cette manière de prendre la partie pour le tout est une figure de style appelée "synecdoque". Elle permet, par exemple, de désigner la maison tout entière par l'emploi du seul mot "toit".
Il n'est donc pas correct, en principe, d'utiliser le mot "Hollande" pour désigner les Pays-Bas.
Et pourtant, il faut bien constater que ces deux mots sont interchangeables. Jusqu'à une date très récente, les autorités néerlandaises elles-mêmes s'en accommodaient. Mais cette mise en avant d'une seule partie du pays ne rendait cependant pas compte de sa diversité et de la richesse de toutes ses composantes.
Aussi, le gouvernement a-t-il décidé, à compter du 1er janvier 2020, que le seul vocable "Pays-Bas" serait désormais utilisé, au détriment du mot "Hollande". Ce qui suppose des modifications, notamment au fronton de tous les bâtiments publics.
Pour accompagner la promotion du seul nom choisi, désormais, pour désigner le pays, un logo officiel a été choisi. Il représente une tulipe orange, ornée des lettes NL.
Un double symbole de la nation néerlandaise : une fleur connue, à l'étranger, comme le symbole même des Pays-Bas et la couleur de la dynastie régnante, les Orange.
Toute cette campagne de "marketing", destinée à imposer ce nom de "Pays-Bas", aura coûté, au total, quelque 200.000 euros aux contribuables néerlandais.
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Un employeur peut-il imposer une tenue à ses employés ?
On peut penser, à première vue, que la liberté de s'habiller comme on l'entend, y compris sur le lieu de travail, fait partie de la liberté individuelle. ET qu'en conséquence elle ne peut pas être limitée.
Ce qui est vrai, dans le principe. Mais le Code du travail prévoit des exceptions à ce principe général. Autrement dit, l'employeur peut, oui, apporter des restrictions à cette liberté de se vêtir, mais attention , seulement si deux conditions sont réunies.
Ainsi, une tenue de travail peut vous être imposée si celle-ci se justifie par la "nature de la tâche à accomplir", premiere condition, ET, seconde condition, si elle est "proportionnée au but recherché", selon les termes mêmes du Code.
Ainsi, si le travail exercé comporte certains risques, l'employeur peut exiger du salarié qu'il porte une tenue assurant sa sécurité. Dans ce cas, il sera tenu de la lui fournir et de compter comme période travaillée le temps nécessaire à l'habillage et au déshabillage.
De même, une certaine tenue pourra s'imposer, pour des raisons d'hygiène, à la personne travaillant dans une entreprise de transformation alimentaire.
Et puis, en dehors même de ces restrictions d'ordre général apportées par le Code du travail à la liberté de se vêtir à sa guise sur le lieu de travail, l'employeur jouit d'une certaine latitude pour réglementer la tenue des salariés.
Comme aucune loi n'en précise les contours, c'est au juge d'apprécier, au cas par cas, si l'employeur a ou non outrepassé ses droits en interdisant telle ou telle tenue dans l'entreprise.
Ainsi, il est admis que l'employeur peut réglementer la tenue de ses salariés pour préserver l'image de marque de son entreprise. De telles restrictions s'appliquent plus particulièrement aux salariés en contact avec le public.
Ainsi, la jurisprudence admet qu'un employeur ait le droit d'interdire à un employé devant recevoir des clients de porter, par exemple, un short ou un survêtement.
Par ailleurs, l'employeur est en droit d'exiger, de la part de ses salariés, une tenue correcte et décente. Ainsi, des vêtements transparents ou trop décolletés, le port d'une mini-jupe ou d'un bermuda peuvent-ils être légitimement proscrits sur le lieu de travail.
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Pourquoi Charlie Chaplin a-t-il été expulsé des États-Unis ?
En créant, à l'aube d'Hollywood, son personnage de Charlot, ce vagabond au grand cœur, reconnaissable entre tous, Charlie Chaplin est devenu l'un des cinéastes les plus célèbres au monde.
Ce qui ne l'empêcha pas, au début des années 1950, d'encourir les foudres des services secrets américains. L'Amérique est alors en proie au "maccarthysme", cette paranoïa anticommuniste qui voyait en nombre de citoyens américains, et notamment des acteurs, des agents de l'Internationale rouge.
Chaplin n'a jamais appartenu au parti communiste, mais on le soupçonnait d'avoir pour lui une secrète sympathie. Aussi le puissant patron du FBI, J. Edgar Hoover, fait ouvrir un dossier au nom du comédien. Il s'épaissira, au fil du temps, jusqu'à compter 2.000 pages.
Sur quoi les accusations formulées à l'encontre de Chaplin étaient-elles fondées ? Sur de vagues soupçons bien plus que sur des faits tangibles.
Ils étaient puisés dans l'œuvre même du maître. À défaut d'y faire une propagande ouverte pour le communisme, Chaplin y révélait sa sympathie pour la démocratie et sa condamnation du capitalisme.
Qu'on se souvienne, à cet égard, du ridicule autocrate, inspiré par Hitler, qui, dans "Le dictateur", jonglait avec un ballon en forme de mappemonde. Ou du malheureux ouvrier des "Temps modernes" qui, incapable de suivre le rythme dément du travail à la chaîne, finit par se perdre dans d'immenses engrenages.
À chaque fois, l'humour de ces films n'en soulignait que mieux la satire féroce d'une société injuste et privée de ses valeurs humanistes.
Une vie privée agitée
On ne pouvait cependant pas incriminer Chaplin sur le seul fondement de ses films. Alors Hoover s'en prend à sa vie privée. Comme celle de beaucoup d'acteurs de cette époque, elle est assez agitée.
Ainsi, la seconde femme de Chaplin, l'actrice Lita Grey, l'accuse de cruauté et d'infidélité. Une autre actrice lui intente un procès en reconnaissance de paternité.
On prend prétexte de ces accusations pour lui interdire de rentrer aux États-Unis, en 1952, alors qu'il se trouve à Londres. Il n'y reviendra que vingt ans plus tard, en 1972, pour recevoir un oscar d'honneur.
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Existe-t-il encore des « bordels militaires de campagne » ?
La prise en compte des besoins sexuels des soldats, notamment durant les périodes de guerre, ou de cantonnement dans des garnisons éloignées, n'est pas nouvelle.
Ainsi, lors de la troisième Croisade, à la fin du XIIe siècle, Philippe Auguste aurait fait venir des prostituées sur place. Le monarque, assez prude, voulait ainsi lutter contre l'homosexualité, assez fréquente dans les camps, et limiter les cas de viols.
Tout au long de l'histoire moderne, ces prostituées accompagnaient souvent les armées. Soucieuses d'enrayer la transmission de maladies sexuellement transmissibles, comme la syphilis, les autorités militaires prévoient bientôt des locaux spécifiques, où les soldats pourront rencontrer des prostituées.
On les appellera, d'un nom officieux, les "bordels militaires de campagne", ou BMC. Les premiers apparaissent au XIXe siècle, à l'occasion de la conquête de l'Algérie.
Ils arriveront en métropole, au début de la Première Guerre mondiale, mais seront réservés, dans un premier temps, à l'usage des troupes coloniales. En effet, les préjugés racistes sont tenaces. Il ne saurait être question que des soldats venus d'Afrique aient des relations intimes avec des femmes blanches.
Ces bordels de campagne sont aussi une manière de lutter contre la propagation des maladies vénériennes. En effet, les prostituées qu'on y trouve doivent être dûment enregistrées, auprès de la mairie ou de la préfecture de police de Paris.
Elles subissent alors un examen de santé et un contrôle militaire. Des mesures qui se révèleront d'ailleurs peu efficaces, puisque 20 à 30 % des soldats seront infectés par la syphilis durant la Grande Guerre.
Ces bordels militaires sont souvent de simples tentes ou des camions, même si on leur alloue parfois des locaux spécifiques. Présents durant la Seconde Guerre mondiale, puis pendant les conflits coloniaux, comme les guerres d'Algérie et d'Indochine, ces lupanars semi officiels ne sont plus tolérés, en métropole, après 1945.
En 1946, en effet, une loi, inspirée par Marthe Richard, ancienne prostituée devenue aviatrice et conseillère municipale de Paris, entraîne la fermeture des maisons closes. Les derniers "BMC", en Guyane et à Djibouti notamment, fermeront leurs portes quelques décennies plus tard.
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Pourquoi l'avocat est-il un fruit anachronique ?
Si vous aimez l'avocat, estimez-vous heureux d'en trouver encore sur le marché ou dans les rayons des magasins. En effet, ce fruit devrait avoir disparu depuis longtemps.
Apparu voilà environ 65 millions d'années, il faisait les délices de mammifères aussi imposants que les paresseux géants ou les mammouths. L'avocat était alors sans doute plus volumineux que le fruit actuel.
Mais les grands mammifères n'en faisaient qu'une bouchée. Ils avalaient alors des avocats entiers, les digéraient puis, en déféquant, transportaient les graines dans d'autres contrées. Ces animaux parcouraient en effet de grandes distances.
C'est de cette manière que les avocats se répandaient sur de vastes secteurs. En effet, les graines de l'avocat sont trop grosses pour être transportées par le vent, comme celles d'autres plantes.
Les choses ont continué ainsi pendant des millions d'années. Puis, voilà environ 13.000 ans, de grands changements climatiques ont entraîné la disparition d'une bonne partie de ces grands animaux.
On estime qu'à cette date près de 70 % de ce que les spécialistes appellent la mégafaune d'Amérique du Nord auraient succombé à ces variations du climat. Et 80 % de ces animaux auraient même disparu en Amérique du Sud.
Sans ces animaux, les graines d'avocat avaient beaucoup moins de chances d'être transportées plus loin et de donner naissance à d'autres arbres. Les petits animaux ne pouvaient consommer qu'une partie de l'avocat, sans pouvoir l'avaler tout entier.
La plupart des graines auraient donc dû rester sur le sol et pourrir. Peu à peu, les avocatiers auraient dû se raréfier, avant que l'espèce ne s'éteigne.
Et pourtant, ce n'est pas le cas. La survie de l'avocat, cette plante "anachronique", reste largement un mystère. D'autres animaux, plus petits pourtant, comme la souris, l'écureuil ou le jaguar, auraient-ils pu contribuer à sa dispersion ?
À cet égard, la culture de l'avocat, qui a d'ailleurs contribué à en modifier la forme, a dû jouer un rôle déterminant. Il partage d'ailleurs cet aspect "anachronique" avec d'autres fruits, comme la papaye ou la sapote, un fruit tropical cultivé en Amérique centrale ou à la Réunion.
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Pourquoi les académiciens ont-ils un habit vert et une épée ?
Pour le grand public, les membres de l'Académie française se distinguent avant tout par leur costume. Il se compose de deux parties essentielles : un uniforme, à dominante verte, et une épée.
À vrai dire, ils ne sont pas spécifiques à l'Académie française. En effet, ils sont portés par l'ensemble des membres de l'Institut de France, dont l'Académie française n'est que l'une des composantes.
Ce qui a valu à l'uniforme des académiciens français le surnom d'"habit vert", c'est la couleur des broderies, en forme de rameaux d'olivier, qui ornent le devant et les manches de l'uniforme.
Or, cette couleur était précisée par un arrêté datant de 1801. Il est à noter que, depuis le milieu du XIXe siècle, le pantalon a remplacé peu à peu la culotte à la française, portée avec des bas. Un chapeau, en forme de bicorne, complète l'ensemble.
Par ailleurs, les académiciens français portent une épée, dont l'usage s'impose vraiment au début du XIXe siècle. Si, à cette époque, ls arborent cet attribut guerrier c'est que l'épée, comme l'uniforme, fait en quelque sorte partie de la tenue de tout fonctionnaire.
Cependant, à la différence de l'uniforme, aucun texte ne rend obligatoire le port de l'épée. Cette épée de Cour, qui se généralise peu à peu, se porte verticalement.
Les femmes, en principe, sont dispensées d'en porter. Mais certaines, comme Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie, l'ont tout de même ajoutée à leur uniforme.
L'épée d'un académicien lui est très personnelle. En effet, des symboles ou des éléments représentatifs de sa vie ou de son œuvre sont gravés sur la poignée. Ce travail est souvent demandé à des artistes de renom, qui font alors de ces épées d'académiciens de véritables œuvres d'art.
Le plus souvent, ce sont des proches de l'académicien qui lui offrent, quelques jours avant sa réception à l'Académie, une épée qui reflète alors pleinement sa personnalité.
L'épée d'un académicien n'est donc pas conçue comme une arme, mais comme un objet d'apparat, qui fait partie du rituel de l'Académie.
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Les femmes peuvent-elles être toreros ?
Par sa nature même, et compte tenu des traditions un peu machistes du pays où il est né, on pourrait penser que l'art de la corrida est réservé aux hommes. Or, il n'en est rien.
En effet, les femmes sont admises dans l'arène. Au point qu'un mot spécifique, "torera", a été forgé pour rendre compte de leur activité. Les premières toreras apparaissent en Espagne dès le XVIIe siècle.
Les femmes de l'aristocratie sont plus nombreuses que les autres dans l'arène. Mais elles conservent un costume féminin et se présentent aux spectateurs vêtues de robes. De même, elles appartiennent à des équipes, "cuadrillas" en espagnol, entièrement féminines.
Enfin, les spectacles qu'elles donnent sont le plus souvent burlesques.
Mais les choses vont changer peu à peu et les toreras vont devenir, à l'instar de leurs émules masculins, de véritables professionnelles de la tauromachie.
Mais il faudra un peu de temps pour cela. En effet, à l'orée du XXe siècle, certaines formes de corridas sont encore interdites aux femmes. Quel que soit leur succès, elles sont encore considérées comme des "novilleras", c'est-à-dire des toreras novices.
Mais elles ne s'en laissent pas conter pour autant. En 1886, Dolores Sanchez, dite "la Fragosa", est la première à se présenter dans l'arène revêtue du célèbre habit de lumière.
Dans les années 1930, Juanita Cruz est la première torera à se produire avec des hommes. Elle reçoit même le droit de porter l'estocade à un taureau, c'est-à-dire de le mettre à mort.
Exilée au Mexique, elle reçoit l'"alternative", en 1940, des mains d'un torero. Autrement dit, il lui offre sa cape, ou "muleta", et son épée. C'est une sorte d'adoubement, qui lui permet, si l'on peut dire, de devenir torera de plein exercice.
Dès lors, et malgré quelques retours en arrière, les femmes seront de plus en plus nombreuses à accéder à l'arène. En 2016, une torera française, Léa Vicens, se hisse même à la première place de l'"escalafon", le classement annuel des toreros.
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Qu'est-ce que l'effet pom-pom girls ?
Un être humain serait perçu comme plus séduisant quand il est intégré à un groupe que quand il se présente aux regards de manière individuelle. Ce phénomène prend le nom de "cheerleader effect" ou, en français, d'"effet pom pom girls".
D'abord popularisé par une série très regardée, cette attractivité collective, en quelque sorte, est confirmée par des recherches récentes.
Les chercheurs ont en effet demandé à un groupe de 130 participants de regarder des photos montrant d'abord des personnes isolées puis ces mêmes personnes, mais mêlées à un groupe.
Ces volontaires devaient indiquer s'ils trouvaient ces personnes séduisantes. Les résultats sont clairs : les personnes incluses dans un groupe paraissent toujours plus séduisantes que les individus seuls. Et cette plus grande capacité de séduction concerne aussi bien les hommes que les femmes.
Il faut aussi noter que ce pouvoir de séduction ne semble pas dépendre de la taille du groupe. Que la personne soit intégrée à un groupe de 5 ou de 10 personnes ne paraît rien changer au fait qu'elle semble plus attirante avec les autres que prise isolément.
Cet "effet pom pom girls" semble lié à la manière dont fonctionne notre cerveau. Mis en présence d'un groupe, nous n'en percevons pas tous les détails. En effet, le cerveau a tendance à résumer l'information procurée par cet ensemble.
Ce qui permettait à nos ancêtres, confrontés à des prédateurs, de n'apercevoir que ce qui était indispensable à leur réaction, donc à la survie de l'espèce. Par conséquent, ce "cheerleader effect" serait, en quelque sorte, un avantage procuré par l'évolution.
Au contraire, une personne isolée, perçue comme un moindre danger, serait scrutée avec plus d'attention. Ainsi, ses éventuelles imperfections physiques apparaîtront mieux à l'observateur.
Si les personnes composant le groupe sont globalement perçues comme plus séduisantes, c'est aussi, sans doute, parce que celui-ci donne à ceux qui le composent un sentiment de force et de sécurité. En renforçant l'assurance des membres du groupe, il peut les rendre plus attirants aux yeux des observateurs.
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Les humains sont-ils les seuls à voter ?
On peut penser que le vote est l'apanage de l'espèce humaine. Or il n'en est rien. En effet, des zoologues ont remarqué, chez les lycaons, des comportements qui peuvent être assimilés à une sorte de suffrage.
Ce mammifère carnivore, qui tient à la fois du chien et de la hyène, vit en Afrique australe. Il appartient d'ailleurs à une espèce menacée d'extinction.
Avant de participer à des chasses collectives, au cours desquelles les tâches sont réparties entre divers groupes d'animaux, les lycaons organisent une sorte de cérémonie, que les zoologues ont appelée un "rallye".
Les scientifiques ont observé 68 de ces rassemblements, qui concernaient des animaux répartis en cinq meutes.
Au cours de ce rituel, les animaux se rassemblent et donnent leur "avis" sur l'opportunité d'organiser la chasse. D'après les spécialistes, les lycaons qui en sont partisans exprimeraient cette "opinion" en expulsant de l'air par le museau, tout en plissant les yeux.
Le tout ressemble fort à un éternuement. Mais il ne s'agirait pas seulement, pour ces animaux, de dégager leurs voies aériennes. Ces chiens sauvages "votent" donc vraiment en éternuant.
Ils n'observent d'ailleurs pas la règle de la majorité absolue. Il n'est donc pas nécessaire que plus de la moitié des "votants" soit d'accord avec la chasse pour qu'elle ait lieu.
Il suffit, pour cela, qu'un certain nombre de voix se soient manifestées en sa faveur. Mais ce nombre dépend lui-même de la qualité de l'animal qui "propose" la chasse.
Il peut s'agir d'un mâle dominant qui, comme souvent chez les canidés, dirige la meute. Dans ce cas, trois éternuements supplémentaires suffisent à emporter la décision.
Ce qui veut dire que même le mâle dominant peut être désavoué par les autres chiens sauvages. Si le lycaon désirant partir en chasse n'est pas à la tête de la meute, sa "proposition", pour être adoptée, devra s'appuyer sur une dizaine de "voix" supplémentaires.
Ce comportement "démocratique" ne s'observe pas seulement chez les lycaons. Les abeilles, les suricates ou les singes capucins peuvent aussi mettre en place des rituels de cet ordre.
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Dans quel pays l'esclavage existe-t-il encore ?
Aboli en France, pour la première fois, en 1794, et supprimé partout dans le monde jusqu'à la fin du XXe siècle, le Niger y mettant encore fin en 1999, l'esclavage n'existe plus, du moins de manière officielle.
Ou plutôt il ne s'affiche plus comme tel. Aucun pays ne se vantera, aujourd'hui, de tolérer, sur son sol, la vente et le trafic d'êtres humains. Mais si le terme d'"esclavage" est proscrit, la réalité en est encore bien présente.
Selon les chiffres donnés par des organisations non gouvernementales, environ 36 millions de personnes, dans le monde, seraient encore les victimes de diverses formes d'asservissement.
L'Inde, la Chine, l'Ouzbékistan, le Pakistan et la Russie regrouperaient plus de 60 % de ces esclaves modernes. D'une manière générale, l'Afrique et l'Asie viennent en tête dans ce sinistre classement, l'Europe, pour sa part, ne rassemblant sur son territoire qu'un peu plus d'1,5 % de ces personnes exploitées.
Ces formes d'esclavage moderne sont diverses. Dans certains pays, comme la Mauritanie, l'esclavage, même s'il n'est pas désigné sous ce nom, est ancré dans les mœurs et fait partie de la vie quotidienne.
Par ailleurs, environ 20 millions de personnes dans le monde seraient obligées, pour rembourser leurs dettes, de travailler pour leurs créanciers dans des conditions plus que difficiles.
De même, dans nombre de pays, des femmes sont l'objet d'un véritable commerce. En effet, elles sont achetées et déplacées vers des villes, où elles travaillent, là encore dans des conditions indignes, comme employées de maison. D'autres sont obligées de se livrer à la prostitution.
De leur côté, les mariages forcés, pratiqués dans de nombreux pays, peuvent être assimilés à une forme de servitude. En effet, les personnes concernées, souvent de très jeunes filles, ne sont pas consultées et sont parfois victimes de violences et de sévices divers.
Et il existe encore des pays où des êtres humains, même si one leur donne pas le nom d'esclaves, sont vendus et considérés comme des objets, qui entrent dans les héritages au même titre qu'une commode ou un lit.
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Qu'est-ce qu'un antipape ?
Un antipape est un pape dont l'élection a été jugée irrégulière par l'Église catholique. Son nom n'est donc pas retenu dans la succession officielle des souverains pontifes et le numéro qui suit son nom n'est pas pris en compte.
Ainsi, quand fut élu, en 1958, le cardinal Roncalli, il prit le nom de Jean XXIII, sans tenir compte d'un autre Jean XXIII, qui vécut au XVe siècle et fut considéré comme un antipape.
Le premier antipape de l'Histoire fut Hippolyte de Romme, au IIIe siècle, le dernier étant Félix V, au XVe siècle. Les antipapes furent nombreux au Moyen-Âge et durant le Grand Schisme d'Occident, de 1378 à 1417, où on compta, à certains moments, jusqu'à trois papes en même temps.
La raison pour laquelle un cardinal, une fois sur le trône de Saint-Pierre, est considéré comme un antipape, tient d'abord à l'irrégularité de son élection. Il pourra être élu, par exemple, non par l'ensemble des cardinaux, réunis en conclave, mais par une poignée d'entre eux, qui font dissidence.
Et, en effet, l'élection d'antipapes tient aussi à la division des prélats en diverses factions, souvent soutenues par des nobles locaux ou des souverains. Ainsi, chaque parti élit son pape.
On l'a dit, la situation confinera à l'absurde quand, au moment du Grand Schisme, la Chrétienté connaît trois papes en même temps, qui ont chacun leurs partisans.
Il faut rappeler, à cet égard, que ces antipapes ne sont pas forcément perçus comme tels à l'époque de leur élection. C'est l'Église qui, souvent bien plus tard, a décidé de ne pas les reconnaître comme des papes légitimes.
Pour départager ces papes, elle a parfois recours à la réunion d'un Concile. Ainsi, c'est le Concile de Constance qui, en 1417, dépose les trois papes qui prétendaient alors diriger l'Église, et nomme, à leur place, un nouveau pape, Martin V, le seul à être finalement reconnu.
Ne sont pas comptées, dans la liste des antipapes, les personnes qui, à l'époque contemporaine, se sont autoproclamées papes, à l'instar du père Collin, réduit ensuite à l'état laïc, qui prend le nom de Clément XV en 1963.
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Quels oiseaux sont considérés comme les gardiens de la Tour de Londres ?
La Tour de Londres n'est pas seulement célèbre pour les joyaux de la Couronne, qu'elle abrite, et les costumes colorés de ses gardiens. Elle est aussi connue pour ses corbeaux.
En effet, ces oiseaux ont leurs cages, placées à un endroit de l'enceinte. Ils appartiennent à l'espèce dite des "grands corbeaux", ce qui explique leur stature assez imposante.
De nombreux usages régissent la vie de ces volatiles. L'un deux fixe ainsi leur nombre. Ils doivent être au moins six. Ce nombre aurait été fixé, au XVIIe siècle, par le Roi Charles II. Cependant, des recherches récentes n'ont trouvé aucune trace de cette décision. Il s'agit sans doute d'une invention postérieure.
Quoi qu'il en soit, la règle est respectée puisqu'aujourd'hui on en trouve sept à l'intérieur de la Tour de Londres.
Mais, au fait, pourquoi y a-t-il des corbeaux à la Tour de Londres ? Pour une raison très simple. En effet, selon une légende, les corbeaux seraient non seulement les gardiens de la Tour de Londres mais aussi les protecteurs de la Couronne et, au-delà, du Royaume lui-même !
Si les corbeaux prennent leur vol et quittent la Tour, des malheurs ne tarderont pas à surgir. C'est pourquoi les ailes de ces corbeaux sont rognées. De cette façon, ils sont incapables de voler et restent dans le périmètre de la Tour.
L'un des gardiens de la Tour, les "Yeomen warders", est spécialement affecté au service de ces corbeaux. Il connaît leurs noms et sait les distinguer. Il prend soin des oiseaux et veille à tailler leurs ailes.
Aujourd'hui, cependant, la Tour de Londres est le théâtre d'un grand changement : les corbeaux sont un peu plus libres de leurs mouvements et l'un d'entre eux, aux ailes moins rognées, peut même s'envoler de la Tour.
Pour leur gardien, cette plus grande liberté maintient les corbeaux en meilleure santé et leur permet d'échapper aux renards, qui rôdent parfois dans la Tour. Il prétend d'ailleurs que le corbeau autorisé à quitter la Tour est assez bien dressé pour y revenir.
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Pourquoi les académiciens sont-ils appelés des "Immortels" ?
On donne souvent le surnom d'"Immortels" aux académiciens français. Ferait-on allusion à leur âge souvent vénérable ? Mais, de ce point de vue, l'Académie française n'est plus cette réunion de vieux messieurs, à lorgnons et barbiches, qui se réunissaient jadis sous la Coupole.
Même si certains académiciens vivent jusqu'à un âge très avancé, comme le dramaturge René de Obaldia, mort récemment à 103 ans, beaucoup d'autres sont désormais nettement plus jeunes. En effet, certains ont été élus dans la cinquantaine, ou même avant.
Quoi qu'il en soit, aucun d'entre eux ne s'est pour l'instant affranchi des lois qui régissent la condition humaine. Aucun académicien, si âgé fût-il, n'est donc devenu "Immortel".
Alors, d'où peut bien leur venir ce surnom ? Il leur a été donné par celui qui, voilà près de quatre siècles, a fondé l'Académie française. En créant cette illustre compagnie, en 1635, le cardinal de Richelieu fit graver sur le sceau de l'Académie ces deux mots : "à l'immortalité".
Et cette glorieuse devise a été confirmée en 1816 quand, après l'éclipse révolutionnaire, les Académies, dont l'Académie française, furent rétablies.
Seulement, cette immortalité ne s'appliquait pas aux académiciens. Ce n'est pas eux que leur élection à l'Académie rendait immortels. C'est à l'immortalité de la langue française qu'ils devaient veiller.
En effet, la mission de ces quarante académiciens était fixée dès le début, dans les statuts de la compagnie : veiller à la correction et à la pureté de la langue. Autrement dit, faire en sorte qu'elle survive à toutes les attaques et qu'elle défie les siècles. Qu'elle devienne donc "immortelle".
On peut aussi penser que ce surnom d'"Immortels" vient du caractère inamovible de cette dignité. En effet, un académicien est élu à vie. Seuls de graves manquements peuvent justifier son exclusion.
On peut aussi avoir le sentiment que l'Académie française, fondée au XVIIe siècle, et, malgré l'épisode révolutionnaire, ayant survécu à tous les régimes, est faite pour durer indéfiniment. De là à qualifier d'"Immortels" les membres de cette antique institution, il n'y aurait qu'un pas.
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Qui était l'exécuteur des hautes œuvres ?
Pour écouter Choses à Savoir Actu:
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L'"exécuteur des hautes œuvres" était l'un des noms donnés au bourreau. Mais que signifie cette expression ? Comme elle l'indique bien, le bourreau était chargé de l'application de ce qu'on appelait alors les "hautes œuvres".
On désignait par là les exécutions capitales. Le terme "hautes" peut signifier à la fois le prestige que le bourreau pouvait retirer d'une exécution, qui se déroulait en public, et le fait que le condamné et l'exécuteur se tenaient sur une estrade surélevée.
Au bas de l'échelle des sanctions, les "basses œuvres" retenaient beaucoup moins l'attention du bourreau, qui les déléguait souvent à ses aides. Il s'agissait de peines sanctionnant de petits délits, comme la vidange des eaux usées par exemple.
C'est surtout à partir du XIIIe siècle, avec l'organisation plus développée de la justice, qu'apparaissent des individus chargés d'appliquer les décisions rendues par les tribunaux.
Confiée à des "bourreaux", l'exécution des peines se précise. La première mention de ce personnage se trouve dans une ordonnance de Saint Louis, datée de 1264.
Mais si cette fonction avait une existence officielle, elle ne fut pas exercée tout de suite par un corps de métier reconnu. Ainsi, on pouvait confier les exécutions aux membres d'une autre corporation, comme celle des bouchers, qui avaient, si l'on peut dire, une certaine expérience en la matière.
Mais il arrivait aussi qu'on chargeât un condamné de cette besogne, en échange d'une remise de sa peine. À partir du XIVe siècle, cependant, la fonction de l'exécuteur des hautes œuvres se professionnalise peu à peu.
La personne intéressée pouvait même acheter une charge de bourreau et la revendre à quelqu'un d'autre ou la transmettre à ses héritiers.
Pour autant le bourreau était mal vu par la population. Il était obligé de porter ubn signe distinctif, sur ses vêtements ou son chapeau, et devait vivre à l'écart de la ville.
Comme les commerçants répugnaient à le servir, il pouvait désigner les victuailles qui l'intéressaient, sans les toucher, puis prenait ce qu'il lui fallait avec une écuelle. On appelait cet usage le droit de "havage".
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Pourquoi appelle-t-on certains instruments des "cuivres" ?
Les instruments de musique se classent en plusieurs familles. Les "cuivres", qui font partie des instruments à vent, sont l'une d'elles. Leur nom vient du matériau avec lequel ces instruments sont fabriqués.
En effet, la majorité d'entre eux sont faits de laiton, un alliage de cuivre et de zinc. D'où le nom de "cuivres" qui leur est donné. Ce qui ne veut pas dire que tous les "cuivres" sont composés de métal.
En effet, certains instruments de cette famille, comme le cor des Alpes ou le serpent, sont en bois, d'autres sont en ivoire ou même en os. À l'inverse, des instruments fabriqués en métal, ou même avec un alliage de cuivre, ne sont pas répertoriés dans la famille des "cuivres".
C'est notamment le cas des saxophones, qui font partie de la famille des "bois".
Car ce qui permet de rassembler les instruments dans tel ou tel groupe, ce n'est pas seulement la matière dont ils sont faits, mais aussi, et surtout, le mode d'émission des notes qui les caractérise.
Ainsi, le musicien utilisant un instrument de la famille des cuivres produit le son grâce à la vibration de ses lèvres, le plus souvent par le moyen d'une embouchure. Dans le cas des bois, qui sont aussi des instruments à vent, le son est produit, non par les lèvres du musicien, mais par le biais d'une anche, une petite lamelle présente dans l'instrument.
Les cuivres sont de dimensions diverses. Ainsi, la trompette ou le cornet sont de plus petits instruments que le trombone ou le tuba.
Dans un orchestre symphonique, les cuivres sont généralement placés derrière les bois. La puissance sonore d'une trompette, par exemple, est bien plus grande que celle d'un violon, surtout dans les aigus.
En principe, un orchestre symphonique comprend, selon les morceaux joués, 2 à 4 trompettes, dont l'une peut être une trompette piccolo, au registre plus aigu, 2 à 4 trombones, dont 1 trombone basse, 1 ou 2 tubas, et enfin 2 à 8 cors d'harmonie.
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Comment trouve-t-on le successeur du Dalaï-Lama ?
Le Dalaï-Lama est considéré comme la plus haute autorité spirituelle et politique du Tibet. C'est un moine appartenant à une certaine école du bouddhisme. Selon la croyance bouddhiste, il est un être réincarné.
Pour beaucoup de ses fidèles, il serait l'émanation du bodhisattva Avalokiteshvara, appelé aussi le "bodhisattva de la compassion", l'un des plus vénérés de ces êtres qui, selon le bouddhisme, auraient atteint le stade de l'éveil.
Le premier Dalaï-Lama est apparu au XVe siècle. Entre 1642 et 1959, date de l'invasion du Tibet par la Chine, Les Dalaï-Lamas sont à la fois les chefs politiques et religieux du Tibet.
Le Dalaï-Lama actuel, Tenzin Gyatso, est le 14e de la lignée. Il a été intronisé en 1950, puis obligé de fuir son pays neuf ans plus tard.
L'actuel Dalaï-Lama a annoncé, en 2011, renoncer à ses fonctions, d'ailleurs largement symboliques, de chef politique. Il a aussi précisé que cette institution des Dalaï-Lamas avait "fait son temps" et qu'il serait sans doute le dernier.
Mais de telles affirmations n'engagent que lui. Même si son autorité et son prestige sont grands parmi les Tibétains, rien ne dit que, à sa mort, on n'essaie pas de lui trouver un successeur.
Or, il ne s'agit pas d'une Monarchie comme les autres, où le fils succède à son père. Il n'est pas non plus question de désigner un successeur parmi d'autres dignitaires.
Dans la mesure où le Dalaï-Lama est la réincarnation d'un maître spirituel, il faut trouver la personne qu'il a choisie pour sa nouvelle existence. Dès la mort du DalaI-Lama, une enquête est donc lancée pour trouver son successeur.
On demande leur avis à des oracles, qui donnent des indications sur l'enfant en lequel se serait réincarné le bodhisattva. S'il peut reconnaître des objets ayant appartenu au précédent Dalaï-Lama, et en fonction de ses réponses à certaines questions, il est alors considéré comme son successeur.
On le conduit dans un monastère, où il reçoit un enseignement spécifique. Puis il sera intronisé comme le nouveau Dalaï-Lama.
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Quels sont les deux régimes de retraite les plus anciens ?
Alors que le projet de réforme des retraites achève son parcours mouvementé au Parlement, on peut s'interroger sur le temps qu'il a fallu pour édifier un système aussi complexe.
Comme on peut s'y attendre, l'histoire de notre système de retraite est longue. Si l'actuel système par répartition a été mis en place dès 1945, et si les régimes d'assurance vieillesse des artisans et des commerçants ont vu le jour en 1948, les membres du clergé devront attendre 1978 pour avoir leur propre régime de retraite.
Mais des systèmes de retraite, souvent partiels, ont été imaginés beaucoup plus tôt pour certaines catégories de travailleurs. Ainsi, les fonctionnaires ont eu droit à une caisse de retraite dès les débuts de la Révolution française. Et une loi de 1853 leur permettait de partir à la retraite à 60 ans, un âge déjà avancé pour l'époque.
Certains régimes de retraite, cependant, détiennent le record de l'ancienneté. C'est d'abord le cas de celui des marins. En effet, il remonte à 1673, date à laquelle il fut créé par Colbert, le principal collaborateur de Louis XIV.
Ce premier régime de retraite repose sur la création d'un Fonds des invalides de la marine. Il est alimenté par deux sources : l'État et les marins eux-mêmes. En effet, une cotisation est prélevée sur leurs soldes.
Il ne s'agit pas à proprement parler d'un véritable système de retraite, du moins tel que nous le concevons aujourd'hui. En effet, ce fonds permettait de verser des pensions, non à tous les vieux marins, mais, en priorité, à ceux qui avaient été blessés ou qui étaient devenus invalides, notamment en raison de leur âge.
Autre régime de retraite très ancien : celui des danseurs de l'Opéra de Paris. Lui aussi remonte au règne de Louis XIV, qui était lui-même un excellent danseur. Ce régime date en effet de 1698.
Et l'édit qui le crée prévoit une disposition qui, depuis plus de trois siècles, n'a pas été modifiée. En effet, dès cette lointaine époque, l'âge de la retraite était fixé à 40 ans pour les danseurs. Il n'a pas varié depuis.
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