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ChatGPT pourra gérer vos mails et votre agenda ?

ChatGPT pourra gérer vos mails et votre agenda ?

24 juin 2025· 2:30

Une nouveauté discrète, repérée dans un recoin de l’interface, pourrait bien changer notre façon de dialoguer avec l’intelligence artificielle. C’est un chercheur en IA, Tibor Blaho, qui a levé le voile sur ce qui s’annonce comme un tournant stratégique pour ChatGPT. Sur X.com, il a partagé une capture d’écran révélant une nouvelle fonctionnalité baptisée « Connect Gmail and Google Calendar », accompagnée d’une suggestion automatique de requête : « What’s my schedule today ». Comprenez : ChatGPT pourrait bientôt consulter vos mails et gérer votre emploi du temps, comme un véritable assistant personnel.


Aujourd’hui, l’intégration Gmail existe déjà, mais elle reste très limitée. Réservée aux abonnés ayant activé les fonctions connectées, elle s’utilise dans le cadre de Deep Research, pour croiser des données issues de plusieurs sources personnelles, sans jamais naviguer librement dans vos messages. Impossible, donc, de suivre une discussion, de générer une réponse à la volée ou de planifier un rendez-vous en un clic. Mais cette barrière pourrait bientôt sauter. La nouvelle fonction, en cours de test sur la version web de ChatGPT, laisserait entrevoir une interaction directe avec Gmail et Google Agenda. L’idée ? Permettre à l’IA de parcourir vos mails, d’y extraire automatiquement des informations utiles, de proposer des rappels ou des tâches, et même de générer des réponses contextuelles. Selon Blaho, cette intégration ne serait pas réservée à Deep Research : elle pourrait aussi s’activer via ChatGPT Search, rendant l’interaction plus fluide, plus naturelle, et surtout… plus quotidienne.


Mais qui dit assistant personnel, dit aussi confidentialité. Et là, les questions fusent. OpenAI n’a pour l’instant fourni aucun détail sur le traitement des données, ni sur la manière dont les courriels ou rendez-vous seraient analysés, stockés ou protégés. Aucun communiqué officiel, aucune documentation technique ne vient encadrer cette nouveauté, qui semble testée uniquement depuis les États-Unis, et probablement via un connecteur OAuth classique. Enfin, il reste l’épineuse question du cadre légal, notamment en Europe, où la réglementation sur la vie privée est plus stricte. Donner accès à sa messagerie implique un consentement éclairé et des garanties précises. Car si cette fonction promet un gain de productivité, elle devra aussi prouver qu’elle peut respecter la vie privée… sans jamais la compromettre.

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Une « fausse » fuite de 16 milliards de mots de passe démasquée ?

Une « fausse » fuite de 16 milliards de mots de passe démasquée ?

23 juin 2025· 2:01

C’est une annonce qui a fait trembler la planète numérique : 16 milliards d’identifiants associés à des comptes Apple, Google ou Meta auraient été compromis. Un chiffre vertigineux, présenté comme la plus grande fuite de données de l’histoire. Mais derrière l’alerte, les experts appellent au calme. Car il ne s’agirait pas d’une nouvelle brèche, mais plutôt d’une énorme compilation de données déjà piratées… parfois depuis des années.


C’est Lawrence Abrams, spécialiste reconnu du site Bleeping Computer, qui lève le voile. Selon lui, ces données proviennent d’infostealers — des logiciels malveillants spécialisés dans le vol d’identifiants. Leur format, structuré en « URL + nom d’utilisateur + mot de passe », trahit leur origine. Ces fichiers circulent librement sur des canaux comme Discord, Telegram ou encore Pastebin, où les cybercriminels se les échangent… gratuitement, souvent pour briller dans la communauté ou appâter de futurs « clients ».


Ce recyclage est bien connu dans le milieu : d'autres collections massives comme RockYou2024 ou Collection #1 ont déjà fait parler d’elles, avec des milliards de mots de passe exposés, sans constituer pour autant de nouvelles attaques. Faut-il pour autant baisser la garde ? Non. Mais inutile de paniquer, voici ce que vous pouvez faire dès maintenant :

-Scannez votre ordinateur avec un antivirus fiable avant toute action. Si un logiciel espion est actif, il pourrait capturer vos nouveaux mots de passe.

-Vérifiez si vos identifiants ont fuité via le site HaveIBeenPwned.com : c’est gratuit, fiable, et vous alerte si votre adresse email figure dans une base compromise.

-Enfin, adoptez les bons réflexes : gestionnaire de mots de passe, authentification à deux facteurs via une appli (évitez les SMS), et surveillance régulière de vos comptes sensibles.

Avec ces outils, cette « fuite géante » reste un rappel utile — mais elle n’a pas besoin de tourner à la catastrophe personnelle.

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WhatsApp : pas de pub en France avant 2026 ?

WhatsApp : pas de pub en France avant 2026 ?

22 juin 2025· 2:11

L’Union européenne a WhatsApp dans son viseur. La messagerie chiffrée, propriété de Meta, envisage d’intégrer de la publicité dans sa section Actus d’ici 2026. Une annonce qui agite Bruxelles, car si les échanges entre utilisateurs restent protégés par le chiffrement de bout en bout, les données utilisées pour la publicité pourraient venir… de Facebook ou d’Instagram. Et là, les règles sont claires. Le RGPD et le Digital Markets Act (DMA) imposent un cadre strict à l’utilisation des données personnelles. Pas question de mixer les infos d’un service à l’autre sans le consentement explicite et libre de l’utilisateur.


Le commissaire européen Des Hogan, chargé de la vie privée en Irlande — et donc de la conformité de Meta pour toute l’Union — a confirmé à Politico : aucun lancement dans l’UE avant 2026, et des discussions à venir avec WhatsApp pour évaluer la légalité du dispositif. Même prudence du côté de Dale Sunderland, commissaire à la protection des données, qui affirme qu’aucun dialogue officiel n’a encore été engagé. Mais le signal est clair : la manœuvre de Meta ne passe pas inaperçue. Car la stratégie actuelle de l’entreprise, qui propose aux utilisateurs de payer pour ne pas recevoir de publicité ciblée, est vue comme un contournement. L’UE, elle, exige que chacun puisse choisir une publicité générique, sans exploitation de ses données.


Or pour Meta, cette publicité non personnalisée est bien moins efficace… donc moins lucrative. Mais selon NOYB, une ONG spécialisée dans la défense de la vie privée, le mécanisme proposé par WhatsApp est illégal en l’état. L’organisation rappelle que le croisement de données entre plateformes sans consentement clair est interdit. Meredith Whittaker, présidente de la fondation Signal – messagerie concurrente – s’est aussi saisie du sujet, dénonçant une nouvelle atteinte à la vie privée des internautes. Le bras de fer est engagé. L’Europe entend bien faire respecter ses règles face aux géants du numérique. Et pour Meta, le chemin vers la monétisation de WhatsApp en Europe pourrait s’avérer bien plus sinueux que prévu.

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TSMC et Samsung vont fabriquer en France ?

TSMC et Samsung vont fabriquer en France ?

19 juin 2025· 2:17

C’est l’un des dossiers les plus stratégiques du moment. Lors du salon VivaTech, Emmanuel Macron a lancé un signal fort : la souveraineté numérique européenne passera par la maîtrise des semi-conducteurs avancés. Fini les puces « matures », ces composants gravés à 28 nanomètres ou plus. L’heure est désormais à la haute précision : des puces de moins de 5 nm, indispensables à l’intelligence artificielle, aux voitures autonomes ou à la 5G. Problème : seuls deux géants mondiaux dominent ce marché hypertechnologique — TSMC à Taïwan et Samsung en Corée du Sud.


Les États-Unis l’ont bien compris. Ils ont sorti le chéquier pour attirer ces mastodontes sur leur sol : TSMC construit une usine en Arizona, Samsung une autre au Texas. La France entend suivre le modèle, avec un cocktail d’aides publiques issues du plan France 2030, de crédits d’impôt, et un argument de poids : une énergie nucléaire bas carbone pour alimenter les futures « salles blanches ». Face à la lenteur du projet TSMC en Allemagne, Paris voit une fenêtre d’opportunité. Mais attention : attirer une méga-usine gravant à 2 nm, c’est engager des investissements colossaux – plus de 20 milliards d’euros – et mobiliser des milliers d’ingénieurs spécialisés. Une ressource rare. Le gouvernement mise sur la reconversion des salariés de STMicroelectronics, qui prévoit pourtant de supprimer 1 000 postes d’ici 2027. Une contradiction qui fragilise la filière à un moment clé.


Et le temps presse. Construire une usine EUV de pointe prend 5 à 7 ans, alors que la technologie progresse vite : le 2 nm pourrait bientôt céder la place au 1,8. Pourtant, sans cette ambition industrielle, la France risque de rester à la traîne, simple cliente dans une guerre mondiale des composants. Un manifeste signé par 300 acteurs du secteur appelle à l’action. Leur message est limpide : 265 milliards d’euros de dépendance technologique chaque année, ça suffit. Il est temps d’investir chez nous pour retrouver une part de ce marché dont l’Europe ne détient aujourd’hui que 10 %, contre 60 % pour l’Asie.

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Vers une interdiction des écrans aux moins de trois ans « partout » ?

Vers une interdiction des écrans aux moins de trois ans « partout » ?

18 juin 2025· 1:55

Et si l’écran devenait officiellement persona non grata chez les tout-petits ? C’est en tout cas le cap qu’entend fixer Catherine Vautrin. La ministre de la Santé a dévoilé ce week-end, dans une interview au Journal du Dimanche, un projet pour le moins audacieux : interdire l’exposition des enfants de moins de trois ans aux écrans, et ce partout, même dans la sphère privée.


Pas de contrôle, pas d’amende, mais une interdiction symbolique. Une loi qui, comme celle de 2019 interdisant la fessée, n’a pas vocation à être appliquée par la force, mais à faire évoluer les mentalités. « La police n’est pas allée vérifier dans les foyers si l’interdiction [de la fessée] était respectée », rappelle la ministre, « mais le fait de la proclamer a fini par ancrer l’idée qu’on ne tape pas un enfant. Même une petite fessée. » L'idée, cette fois, est donc claire : rendre socialement inacceptable l’écran chez le très jeune enfant.


Un premier pas concret est attendu dans les toutes prochaines semaines : un arrêté ministériel viendra interdire les écrans dans les crèches et lieux d’accueil des moins de trois ans. En parallèle, les pouvoirs publics veulent renforcer la sensibilisation : des campagnes d’information seront diffusées via l’Assurance maladie et les Allocations familiales pour alerter les parents sur les risques liés aux écrans – troubles de l’attention, retard du langage, ou encore isolement. Un projet qui promet de faire débat, mais qui pose une question centrale : comment mieux protéger le développement cognitif des tout-petits dans un monde saturé de numérique ?

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Des scripts malveillants directement depuis Google.com ?

Des scripts malveillants directement depuis Google.com ?

17 juin 2025· 2:03

C’est une attaque aussi discrète qu’ingénieuse, et elle remet en cause l’un des derniers réflexes de confiance qu’il nous reste en ligne : celui d’un lien affichant “google.com”. On le sait, les campagnes de phishing sont souvent repérables : une faute d’orthographe, un nom de domaine douteux – “lap0ste.net” ou “facebok.com” font tiquer les plus attentifs. Mais que faire quand le lien vient directement de google.com ?


C’est ce que révèle une enquête publiée par le magazine C/Side. Des cybercriminels ont utilisé une URL parfaitement légitime de Google OAuth — ce système d’identification bien connu — pour lancer une attaque ciblée sur un site e-commerce fonctionnant sous Magento. L’adresse en question semble anodine, mais elle contient un paramètre “callback” détourné pour exécuter un code JavaScript caché. Ce code, encodé en base64, passe inaperçu pour les antivirus et les pare-feux.


Le pire ? Ce script ouvre une connexion WebSocket, une sorte de canal permanent entre votre navigateur et le serveur de l’attaquant. Résultat : dès que vous accédez à une page contenant “checkout” dans l’URL — donc au moment de payer — le pirate prend le contrôle. Il peut injecter des formulaires frauduleux, intercepter vos données bancaires, voire modifier ce que vous voyez à l’écran sans recharger la page. Et comme l’attaque s’appuie sur un domaine Google, elle échappe à la plupart des systèmes de sécurité, qui considèrent ce nom comme fiable par défaut. Les utilisateurs de solutions Google et les e-commerçants sont particulièrement vulnérables à ce type de détournement. Le conseil, ici, est simple mais précieux : affichez l’URL complète dans votre navigateur. Un clic droit sur la barre d’adresse suffit pour activer cette option. Dans un monde où même les liens les plus familiers peuvent cacher des pièges, la vigilance reste notre meilleure défense.

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Une IA accuse à tort des dizaines de personnes de vol ?

Une IA accuse à tort des dizaines de personnes de vol ?

15 juin 2025· 1:49

Imaginez être banni d’un magasin pour un vol que vous n’avez jamais commis… C’est ce qui est arrivé à Danielle Horan, une Britannique de Manchester, expulsée à deux reprises d’une enseigne Home Bargains à cause d’un algorithme de reconnaissance faciale.


L’histoire, révélée par la BBC, interroge sur les dérives de l’intelligence artificielle dans l’espace public. Le système, fourni par la société Facewatch, a tout simplement accusé Mme Horan d’avoir volé… du papier toilette. Une erreur qui l’a automatiquement inscrite sur une liste noire numérique, sans vérification humaine. Lorsqu’elle s’est rendue dans un autre magasin de la même chaîne, les agents de sécurité l’ont immédiatement repérée via le système, encerclée, puis sommée de quitter les lieux. Aucun échange, aucun doute, aucun recours sur place.


Même après vérification de ses paiements, l’accusation a continué de la suivre. Il lui a fallu prouver sa bonne foi non seulement auprès de l’enseigne, mais aussi auprès de Facewatch. Une inversion totale de la logique judiciaire : ici, la machine vous désigne coupable, à vous de démontrer votre innocence. Le plus inquiétant ? Ce n’est pas un cas isolé. Big Brother Watch, organisation britannique de défense des libertés civiles, affirme avoir été contactée par plus de 35 personnes victimes de signalements erronés similaires.


Facewatch a reconnu l’erreur et suspendu temporairement ses services dans les magasins concernés. L’entreprise rappelle que la fiabilité de son IA dépend des informations initiales, mais cela ne suffit pas à calmer les inquiétudes. Car au-delà de la faille technique, c’est la place croissante de la reconnaissance faciale dans nos vies qui est en question. Déjà controversée lorsqu’elle est utilisée par les forces de l’ordre, cette technologie pose aujourd’hui un nouveau dilemme : peut-on confier notre présomption d’innocence à un algorithme ?

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Smartphones : de nouvelles règles en faveur des consommateurs ?

Smartphones : de nouvelles règles en faveur des consommateurs ?

15 juin 2025· 2:00

Bruxelles persiste et signe : dans le monde des smartphones, les règles européennes s’affirment comme un levier majeur pour prolonger la durée de vie de nos appareils. Après avoir imposé le port USB-C à Apple, l’Union européenne passe à la vitesse supérieure avec de nouvelles mesures qui entreront en vigueur ce vendredi 20 juin. Derrière le nom un peu technique du règlement 2023/1670, se cache une série de dispositions qui visent un objectif clair : rendre nos smartphones plus durables. Et cela commence par un composant clé : la batterie. Désormais, elle devra supporter au moins 800 cycles de charge tout en conservant 80 % de sa capacité. En parallèle, une étiquette énergétique, semblable à celles que l’on retrouve sur nos frigos ou lave-linge, devra figurer sur les smartphones et tablettes, indiquant leur efficacité de A à G.


Mais ce n’est pas tout. Pour tous ceux qui préfèrent réparer plutôt que jeter, les fabricants seront obligés de fournir des pièces détachées essentielles pendant sept ans après la fin de la commercialisation d’un modèle. Mieux encore : ces pièces devront être disponibles en cinq jours ouvrés pendant les cinq premières années, puis en dix jours jusqu’à la septième. Et pour que nos téléphones ne deviennent pas obsolètes trop vite côté logiciel, les mises à jour de sécurité et de fonctionnalités devront être garanties pendant au moins cinq ans. Une révolution discrète mais décisive, qui pourrait bien changer notre rapport aux smartphones.

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L'IA peut reconnaître organes et tumeurs en quelques minutes ?

L'IA peut reconnaître organes et tumeurs en quelques minutes ?

12 juin 2025· 2:07

À l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris, la radiothérapie entre dans une nouvelle ère. Fini le temps où les médecins passaient des heures à dessiner à la main chaque organe sur les images d’un scanner. Désormais, l’intelligence artificielle s’invite dans le protocole, en assistant les équipes médicales dans cette tâche aussi cruciale que chronophage.


Avant chaque traitement par rayons, les praticiens doivent identifier la tumeur et les zones à préserver, image par image. Une tâche complexe, réalisée manuellement depuis des décennies. Mais depuis peu, un outil numérique automatise l’analyse, en segmentant les scanners en quelques minutes à peine. L’IA repère les organes, isole la tumeur, et propose un modèle prêt à être relu et validé. Le médecin garde bien entendu la main. La machine ne décide rien seule : elle fait office de super-assistant. « En trois minutes, tout est déjà contouré », explique le professeur Jean-Emmanuel Bibault, oncologue et enseignant à l’université Paris-Cité. Chaque organe – cœur, poumons, moelle – apparaît dans une couleur distincte. Autrefois, ce travail nécessitait plusieurs heures, avec un balayage patient par patient, coupe par coupe.


Aujourd’hui, l’automatisation allège cette phase technique et redonne du temps aux consultations. « Ce logiciel nous a changé la vie », résume le professeur Bibault.

Florence, 63 ans, en traitement pour un cancer du poumon, se dit rassurée : « Je fais confiance à l’équipe, pas à une machine. Mais si elle peut aider, tant mieux. » Le système agit comme un interne : il propose un brouillon, que le médecin valide ou corrige. Demain, ces outils pourraient aller plus loin : aider à calculer les doses, affiner les plans thérapeutiques. Une avancée prometteuse, mais qui ne doit pas masquer les inégalités. L’OMS alerte : ces technologies restent hors de portée de nombreux pays en développement. Une révolution, oui — mais à condition qu’elle soit partagée.

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Qu’est-ce AVCheck, l'outil favoris des cybercriminels ?

Qu’est-ce AVCheck, l'outil favoris des cybercriminels ?

11 juin 2025· 2:03

Nouveau chapitre dans l’opération « Endgame », la vaste offensive internationale contre l’écosystème des cybercriminels. Cette fois, c’est AVCheck, un service utilisé pour tester et perfectionner des malwares, qui vient de tomber. Le FBI, en coopération avec les autorités néerlandaises et finlandaises, a mené un coup de filet visant l’un des outils les plus prisés des pirates pour échapper aux radars des antivirus.


Depuis des années, AVCheck permettait aux hackers de soumettre leurs malwares à une batterie de tests, simulant leur détection par les principaux moteurs de cybersécurité. Objectif : affiner le code malveillant jusqu’à le rendre indétectable. Ce passage obligé avant chaque attaque, notamment les campagnes de rançongiciels, faisait d’AVCheck un maillon essentiel de la chaîne criminelle. En démantelant cette plateforme, les enquêteurs ont mis à jour tout un réseau de serveurs, adresses mail et noms de domaine utilisés pour opérer ce service dans l’ombre. Résultat : plusieurs serveurs saisis, quatre noms de domaine désactivés, et dans le sillage, deux autres services similaires — Cryptor.biz et Crypt.guru — également mis hors service.


Cette action s’inscrit dans la stratégie globale de l’opération Endgame, lancée par Europol en mai 2024 avec le soutien d’une quinzaine de pays et des États-Unis. Son objectif : frapper les infrastructures techniques utilisées en amont des attaques, bien avant que les ransomwares ne frappent les victimes. En mai, une première vague avait déjà visé les « droppers », ces programmes qui ouvrent la porte aux malwares. Bilan : des centaines de serveurs saisis, des milliers de domaines neutralisés, et plusieurs arrestations à la clé. Dernier succès en date : le démantèlement de DanaBot, un malware-as-a-service responsable de plus de 300 000 infections et de 45 millions d’euros de pertes à l’échelle mondiale. Endgame, plus qu’un nom de code, est en train de devenir le cauchemar organisé du cybercrime.

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Comment OpenAI veut tuer Siri ?

Comment OpenAI veut tuer Siri ?

10 juin 2025· 2:12

La guerre des assistants vocaux est entrée dans une nouvelle phase. Apple tente tant bien que mal de moderniser Siri, pendant qu’OpenAI, de son côté, déploie une stratégie ambitieuse pour imposer ChatGPT comme l’assistant numérique de référence, y compris… sur les iPhones.


C’est un document interne d’OpenAI, intitulé « ChatGPT: H1 2025 Strategy », qui a levé le voile sur cette offensive. Révélé dans le cadre de l’enquête antitrust contre Google, ce plan stratégique décrit la création d’un "super-assistant" : une intelligence artificielle ultra-polyvalente, capable aussi bien de gérer les petites corvées du quotidien que de vous assister sur des tâches complexes comme le codage, la planification de voyages ou la prise de rendez-vous avec un avocat. Avec sa mémoire évolutive, sa capacité à se souvenir de vos préférences, et ses interactions avec des plateformes tierces via son module Operator, ChatGPT vise à devenir un compagnon numérique personnalisé, présent sur le web, les applications, par email, téléphone et même au sein de services comme… Siri.


Car oui, ChatGPT est déjà intégré dans iOS 18, sous forme d’un soutien ponctuel à Siri. Mais pour OpenAI, ce n’est qu’un début. L’entreprise veut que les utilisateurs puissent le choisir comme assistant par défaut, que ce soit sur iOS, Android ou Windows. Un appel direct à Apple, Google et Microsoft, que l’on accuse ici de verrouiller l’accès aux assistants concurrents. Et ce n’est pas tout : OpenAI réclame également que les moteurs de recherche ouvrent leurs index à tous les assistants IA, pour garantir une véritable concurrence.


Pendant ce temps, Apple semble en plein questionnement. La refonte de Siri est en cours, avec une équipe réorganisée et un nouveau projet interne baptisé « Knowledge ». Mais malgré des avancées notables, la firme à la pomme peine à rattraper le retard. Un signe révélateur : OpenAI vient d’acquérir une startup dirigée par un ancien designer d’Apple, renforçant encore l’ergonomie et l’intégration de ChatGPT. L’avenir nous dira si Siri parviendra à résister… ou s’il devra bientôt céder sa place.

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Les futurs AirPods vont tout changer ?

Les futurs AirPods vont tout changer ?

9 juin 2025· 2:05

Et si un jour vous pouviez contrôler votre musique ou répondre à un appel… simplement en bougeant les lèvres ou en esquissant un sourire ? Ce n’est plus de la science-fiction. Apple vient de décrocher un brevet qui pourrait bien transformer notre manière d’interagir avec ses appareils.


La technologie décrite porte un nom un peu barbare : « détecteur de gestes silencieux de la peau ». Derrière cette appellation, une prouesse technologique : l’utilisation de capteurs laser ultra-miniaturisés, semblables à ceux de Face ID, capables de capter des micro-vibrations musculaires. Grâce à un système optique de pointe, l’interférométrie à auto-mélange, ces capteurs détectent les moindres contractions du visage : un mouvement de lèvres, un murmure, une tension de la mâchoire… Concrètement, cela signifie que sans prononcer un mot à haute voix, vous pourriez changer de morceau, valider une action ou envoyer une commande, simplement en murmurant ou en faisant un geste facial subtil. Une technologie pensée pour plus de discrétion et de naturel, dans les transports, au bureau, ou partout où parler devient délicat.


Et Apple ne compte pas limiter cette innovation à ses seuls AirPods. Le brevet mentionne également des lunettes connectées, laissant entrevoir un futur où nos objets portables répondraient littéralement à nos expressions faciales. Cerise sur le gâteau : cette technologie pourrait aussi renforcer la sécurité. Les micro-mouvements du visage étant propres à chaque individu, ils pourraient servir de vérification biométrique, empêchant toute commande non autorisée. Reste à savoir si ce brevet verra réellement le jour. Apple en dépose des centaines chaque année. Mais cette idée, à la croisée du confort, de la confidentialité et de l’innovation, donne un bel aperçu de la direction que pourrait prendre l’interface homme-machine de demain.

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Photoshop arrive sur Android en gratuit ?

Photoshop arrive sur Android en gratuit ?

8 juin 2025· 2:09

C’est une arrivée que beaucoup attendaient : Photoshop est désormais disponible sur Android. Après un premier lancement sur iOS en février, Adobe déploie enfin sa célèbre application de retouche sur le Play Store. Et bonne nouvelle : elle est gratuite pendant toute la phase de bêta. Mais attention, pas question ici de transposer l’usine à gaz de la version desktop. L’idée, c’est plutôt de proposer une version allégée mais puissante, pensée pour une utilisation tactile. Un outil de création nomade, capable d’aller bien au-delà des applis de retouche simplifiées qu’on connaît trop bien.


Les calques sont là, les masques aussi, ainsi que tous les indispensables : outils de sélection, fusion, réglages avancés. Les utilisateurs retrouvent le pinceau de correction, le tampon de duplication, ou encore la sélection par pression — baptisée « Tap Select » — qui permet de remplacer en un geste un élément de l’image. Le tout, dans une interface adaptée aux écrans de smartphone. Mais ce qui change vraiment la donne, c’est l’intelligence artificielle embarquée. Le moteur Firefly d’Adobe permet un remplissage génératif, autrement dit : ajouter ou modifier une image à partir d’un simple texte. Une chaise ici, un nuage là, et voilà. De quoi créer sans perdre de temps dans les menus.


Enfin, Photoshop sur Android s’accompagne d’un accès à des ressources gratuites issues d’Adobe Stock, pour enrichir ses projets en mobilité. L’application nécessite Android 11 minimum et 6 Go de RAM (8 recommandés). Et Adobe promet déjà des mises à jour régulières, nourries par les retours des utilisateurs. En bref, Photoshop sur Android, ce n’est plus un rêve, c’est une version solide, prometteuse, et surtout accessible dès maintenant… tant que la bêta est ouverte.

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ExtensionPedia : référence pour vérifier la sécurité des extensions de navigateur ?

ExtensionPedia : référence pour vérifier la sécurité des extensions de navigateur ?

5 juin 2025· 2:00

On les installe souvent en un clic, sans trop y penser. Les extensions pour Chrome, Firefox ou Edge sont devenues des outils du quotidien. Mais derrière leur promesse de nous simplifier la vie, certaines cachent des pratiques douteuses : collecte abusive de données, arnaques à l’affiliation, voire logiciels malveillants. C’est pour faire la lumière sur ces risques que la société de cybersécurité LayerX vient de lancer un tout nouveau site : ExtensionPedia. Un nom qui claque et une ambition claire : devenir le Wikipédia des extensions.


Dans une publication récente, LayerX présente cette plateforme comme une base de données dédiée à l’analyse des risques liés aux extensions de navigateur. On y retrouve les plugins les plus populaires, classés par catégories — intelligence artificielle, gestion de mots de passe, VPN, traduction, productivité... Plus de 200 000 extensions y sont référencées, avec une évaluation basée sur différents critères de sécurité et de confidentialité.


ExtensionPedia propose notamment un score de risque global, une analyse des permissions demandées, et une estimation de la réputation de chaque extension. Une initiative louable, surtout face à l’opacité de certaines boutiques officielles. Mais la vraie question reste : les utilisateurs auront-ils le réflexe d’aller vérifier chaque extension avant de l’installer ? Rien n’est moins sûr. Car si l’outil est riche, il est aussi technique — et pourrait décourager les moins initiés. Reste à voir si cette plateforme saura s’imposer dans les habitudes numériques. En attendant, elle est d’ores et déjà accessible gratuitement en ligne. Pour les plus prudents, c’est sans doute un nouvel allié de poids.


https://layerxsecurity.com/extensions/

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Switch 2 : que révèle l’autopsie de la nouvelle console Nintendo ?

Switch 2 : que révèle l’autopsie de la nouvelle console Nintendo ?

4 juin 2025· 2:07

La Nintendo Switch 2 est officiellement disponible depuis début juin en France… Et déjà, certains n’ont pas attendu pour en découvrir les moindres rouages. La chaîne YouTube ProModding a publié une première vidéo de démontage de la console, dévoilant ses entrailles avec un luxe de détails, en attendant le verdict très attendu des experts en réparabilité d’iFixit.


Verdict préliminaire ? La Switch 2 semble relativement facile à démonter. Quelques vis bien cachées, des loquets planqués sous les autocollants, et un peu de doigté pour déconnecter les nappes, mais un utilisateur aguerri peut la démonter en 15 minutes. Attention toutefois : l’opération annule la garantie constructeur, et la réparabilité n’évolue pas franchement par rapport à la première Switch.


Malgré un démontage avant tout descriptif, le technicien de ProModding partage quelques observations notables. Les nouveaux Joy-Con, par exemple, tiennent mieux que les anciens… tout en conservant un léger jeu. La pâte thermique, elle, semble identique à celle utilisée dans la première génération. En revanche, la béquille arrière inquiète : jugée trop fragile, elle présenterait un « risque élevé de casse », notamment si l’on tente de la déployer d’un seul côté. En bonus, la vidéo dévoile également un gros plan de la nouvelle puce custom signée Nvidia, véritable cœur de la machine. Une plongée rare et rapide dans l’architecture de cette console à peine sortie. Mais pour une vraie évaluation de la réparabilité, il faudra patienter. iFixit devrait publier son analyse complète dans les prochains jours. Rappelons que la Switch première du nom avait vu sa note de réparabilité chuter de 8 à 4 sur 10, pénalisée par les défauts récurrents des Joy-Con.

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La CIA responsable d'un fiasco avec ses faux sites internet ?

La CIA responsable d'un fiasco avec ses faux sites internet ?

3 juin 2025· 2:01

Retour sur une affaire aussi discrète que troublante, qui en dit long sur les failles – parfois béantes – des grandes agences de renseignement. Pendant des années, la CIA a utilisé des sites Internet aux allures inoffensives comme canaux de communication secrets avec ses informateurs étrangers. Mais la méthode, aussi ingénieuse que risquée, a fini par coûter très cher.


Parmi ces sites : une plateforme dédiée à Star Wars, un blog sur les sports extrêmes, un autre sur la musique brésilienne… L’idée ? Utiliser des interfaces anodines pour permettre à des sources humaines de se connecter à un réseau sécurisé via une simple manipulation, comme entrer un mot de passe dans une barre de recherche. Le procédé a fonctionné… jusqu’à ce qu’il ne soit détecté par les services iraniens au début des années 2010. Résultat : le réseau tombe, et en Chine, plus d’une vingtaine d’agents ou informateurs de la CIA sont arrêtés ou exécutés entre 2011 et 2012. Un fiasco que l’agence américaine s’est bien gardée d’ébruiter.


Mais plus de dix ans plus tard, l’affaire rebondit. C’est un chercheur brésilien indépendant, Ciro Santilli, qui relance les investigations. Passionné d’espionnage, de politique chinoise et de cybersécurité, il remonte la piste grâce à des outils publics : Wayback Machine, viewdns.info, et même des bots Tor pour contourner les restrictions. Il découvre d’autres sites liés au même réseau, et révèle que des pays comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne ont également été concernés. Santilli en tire une conclusion claire : ces canaux secrets révèlent les priorités géopolitiques de la CIA à l’époque, avec en tête, sans surprise, le Moyen-Orient. Il s’interroge aussi sur des pratiques plus récentes, évoquant des fermes à trolls financées par l’agence pour tenter de déstabiliser le régime chinois.

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Musk a des plans démentiels pour SpaceX ?

Musk a des plans démentiels pour SpaceX ?

2 juin 2025· 2:24

Elon Musk l’assure : fini les distractions, l’heure est venue de se recentrer pleinement sur ses entreprises, et surtout sur SpaceX. Officiellement en retrait des questions gouvernementales, le milliardaire américain veut accélérer la cadence et faire entrer sa société — déjà valorisée à près de 350 milliards de dollars — dans une nouvelle ère.


Première priorité : Starlink, la constellation de satellites internet. Musk promet une montée en puissance spectaculaire avec la fabrication de 5 000 satellites V3 par an, puis 10 000 à terme. Leurs performances seront démultipliées : des vitesses de téléchargement jusqu’à 1 térabit par seconde, soit dix fois plus que les modèles actuels. Mais qui dit puissance dit taille : chaque satellite aura la taille… d’un Boeing 737. Impossible à lancer avec une Falcon 9 : seul Starship, la méga-fusée maison, pourra les mettre en orbite. Et c’est justement sur Starship que se concentrent les efforts. Malgré plusieurs essais infructueux, Musk garde le cap. Il promet une avancée majeure dans les prochains mois : la récupération du second étage du vaisseau, après le succès partiel du booster Super Heavy. Une capacité cruciale pour rendre Starship entièrement réutilisable. Objectif final ? Réutiliser une fusée en seulement une heure, avec un retour d’orbite en 5 à 6 minutes, un ravitaillement express de 30 minutes… et un nouveau décollage dans la foulée.


Autre défi technique : le transfert d’ergols en orbite, prévu pour 2026, indispensable pour viser la Lune ou Mars. Car la mission lunaire Artemis, dans laquelle Starship joue le rôle d’alunisseur, est toujours fixée à 2027… pour l’instant. Mais Elon Musk regarde plus loin. Mars reste son obsession. Il prévoit d’y envoyer des milliers de Starship, chargés de matériel, d’infrastructures, et bientôt… d’humains. Le grand plan ? Une production de masse, avec 1 000 Starship par an, et un premier envoi de cinq fusées dès 2026, contenant des robots humanoïdes Optimus, développés par Tesla. Un rêve fou ? Peut-être. Mais si l’on se fie à l’obsession et aux moyens déployés, l’ère spatiale façon Musk est bel et bien lancée.

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Deepseek R1, meilleure IA du marché ?

Deepseek R1, meilleure IA du marché ?

1 juin 2025· 2:28

Dans le grand bal mondial de l’intelligence artificielle, la Chine avance à pas mesurés, mais assurés. Et l’un de ses fers de lance, DeepSeek, vient de marquer un nouveau point. La start-up, déjà repérée pour ses choix techniques efficaces et peu coûteux, vient de publier une mise à jour de son modèle de raisonnement sur la plateforme Hugging Face, haut lieu du partage de modèles IA. Nom de code : R1-0528.


Une mise à jour qualifiée de « mineure » par ses créateurs. Mais dans les faits, les testeurs parlent de progrès sensibles, notamment sur la logique complexe et la génération de code. Sur des bancs d’essai comme LiveCodeBench, le modèle DeepSeek se hisse désormais juste derrière les modèles o4-mini et o3 d’OpenAI. Un résultat plus qu’honorable. Là où R1-0528 brille, c’est dans son raisonnement structuré. Il applique désormais la méthode dite de la "chaîne de pensée" : une démarche plus rigoureuse, où chaque étape de réflexion est explicitée avant de parvenir à une conclusion. Cette capacité à détailler son raisonnement améliore nettement la qualité des réponses, tout comme la cohérence des textes générés, débarrassés des bizarreries que l’on retrouvait parfois dans les versions précédentes.


Autre évolution remarquée : la gestion des contextes longs. Avec une capacité d’attention jusqu’à 128 000 tokens, R1-0528 peut suivre un fil complexe pendant plus de 30 minutes. C’est une avancée cruciale pour les tâches qui demandent de la concentration sur la durée. Le revers de la médaille ? Un temps de réponse un peu plus long, mais jugé acceptable compte tenu des gains en précision. Côté architecture, DeepSeek reste fidèle à son modèle Mixture-of-Experts : 685 milliards de paramètres, dont seulement 37 milliards activés en simultané. Résultat : un modèle colossal, mais économe en ressources. Le coût d'entraînement du modèle R1 originel ? Moins de 6 millions de dollars. Une prouesse quand on sait que d'autres modèles similaires dépassent allègrement les centaines de millions. Enfin, DeepSeek reste fidèle à sa politique d’ouverture : le modèle est publié sous licence MIT, libre d’usage, même commercial. De quoi séduire développeurs indépendants et start-up, avec un accès simplifié via Hugging Face. Discrète mais redoutablement efficace, la Chine confirme qu’elle ne compte pas rester spectatrice de la révolution IA.


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Comment Thales et Orange veulent sécuriser les grands événements ?

Comment Thales et Orange veulent sécuriser les grands événements ?

29 mai 2025· 2:12

L’été 2024 restera une période-clé pour Thales et Orange Business. Tandis que les projecteurs du monde entier étaient braqués sur Paris et ses Jeux Olympiques, en coulisses, une révolution technologique discrète mais décisive prenait forme. Une alliance stratégique entre deux géants français, dont les effets pourraient bien redéfinir l’avenir sécuritaire des grands événements en France.


Le défi était immense : sécuriser plus de 50 sites sensibles à travers l’Hexagone, et ce, en un temps record. Thales et Orange Business ont relevé ce pari grâce à la Smart Digital Platform, véritable tour de contrôle numérique conçue par Thales. Une plateforme capable de superviser des milliers de points simultanément, en croisant vidéosurveillance HD, capteurs intelligents, et algorithmes d’IA prédictifs. Résultat : une gestion proactive de la sécurité, capable de prévenir les incidents… avant même qu’ils ne surviennent.


Ce partenariat express a permis de mutualiser des outils puissants : chez Orange Business, des solutions comme Flux Vision, pour analyser les flux de population grâce aux données mobiles, ou Live Objects, pour connecter l’Internet des objets, sont venus compléter les infrastructures de Thales. Ensemble, ils ont bâti un écosystème technologique souverain, résilient et parfaitement adapté aux exigences modernes. Mais l’ambition ne s’arrête pas aux JO. Ce socle technologique est désormais proposé à d’autres acteurs : collectivités, sites sensibles, entreprises privées. L’objectif ? Démocratiser l’accès à ces outils de pointe, jusque-là réservés à des projets exceptionnels.


Pour Makrem Dridi, vice-président sécurité chez Thales, l’enjeu est clair : « Proposer une offre plus riche, souveraine et résiliente, adaptée aux besoins concrets du terrain. » La suite ? Elle se joue déjà autour de la cybersécurité quantique, de l’intelligence artificielle embarquée et de l’IoT avancé. Une chose est sûre : Orange Business et Thales entendent bien sécuriser l’avenir technologique de la France, main dans la main.

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Claude 4 Opus peut vous dénoncer à la police ?

Claude 4 Opus peut vous dénoncer à la police ?

28 mai 2025· 1:54

Lancée en fanfare il y a quelques jours, la nouvelle génération d’intelligences artificielles signée Anthropic — Claude Opus 4 et Claude Sonnet 4 — impressionne déjà par ses performances, notamment en programmation. Mais derrière les prouesses techniques, une polémique éthique est venue jeter un froid.


En cause, une série de messages publiés sur X par Sam Bowman, responsable de la sûreté des IA chez Anthropic. Il y affirmait qu’un modèle d’IA, dans certains cas extrêmes, pourrait automatiquement alerter les autorités si l’utilisateur se livrait à des activités jugées gravement immorales. Exemple cité : la tentative de commercialisation d’un médicament à partir de données falsifiées. L’IA, dans un environnement de test, pourrait alors utiliser un outil de messagerie pour dénoncer ces agissements. Des propos qui ont immédiatement enflammé la toile. Certains internautes dénoncent une IA "moucharde", menaçant la confidentialité des échanges. Une vague d’indignation suffisamment forte pour contraindre Bowman à faire machine arrière.


Résultat : plusieurs messages ont été supprimés, et un communiqué plus nuancé a suivi. Selon lui, cette fonctionnalité n'existe que dans des conditions de test très spécifiques, avec des permissions et des scénarios exceptionnels. « Cela n’est pas possible dans un usage normal », a-t-il assuré. Mais le mal est fait : cette affaire relance le débat sur les limites à imposer à l’autonomie des intelligences artificielles. Jusqu’où doit aller leur pouvoir d’intervention ? Et surtout, que reste-t-il de notre liberté d’interagir avec ces modèles si l’ombre de la surveillance plane ?

 

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Une opération de police numérique historique menée par la France ?

Une opération de police numérique historique menée par la France ?

27 mai 2025· 2:15

C’est un séisme dans le monde souterrain du numérique. Une opération internationale d’une ampleur inédite vient de frapper au cœur les réseaux criminels du darknet, grâce à une coordination sans faille entre Europol, les forces de l’ordre françaises, et plusieurs services américains. Baptisée Opération RapTOR, cette manœuvre transnationale a mobilisé les polices de dix pays, dont la gendarmerie et les douanes françaises, le FBI, l’ICE et la DEA. Résultat : des frappes synchronisées qui ont pris les suspects de court, évitant toute fuite. Les États-Unis ont procédé à 130 arrestations, l’Allemagne à 42, le Royaume-Uni à 37, et la France n’est pas en reste avec 29 interpellations. La Corée du Sud, elle, en compte 19. Ces chiffres révèlent l’ampleur mondiale de cette criminalité numérique, désormais bien implantée aux quatre coins du globe.


L’opération s’inscrit dans la lignée du coup de filet “SpecTor” de 2023, qui avait permis l’arrestation de 288 individus. Cette fois, les enquêteurs ont ciblé les anciens utilisateurs des places de marché clandestines récemment démantelées, comme Nemesis, Tor2Door ou encore Kingdom Market, dans une stratégie méthodique : remonter les filières après avoir abattu les têtes de réseau. Et les résultats sont spectaculaires : 200 millions de dollars saisis, en cryptomonnaies et en liquide, deux tonnes de drogues confisquées – dont 144 kilos de fentanyl, cet opioïde ravageur – et 180 armes à feu. Sans compter 4 tonnes de tabac de contrebande et 12 500 produits contrefaits.


Ces chiffres témoignent d’un darknet devenu un véritable supermarché du crime, où drogues, armes et faux papiers s’échangent en quelques clics. Et si les criminels tentent désormais de contourner la surveillance en créant des boutiques individuelles, plus discrètes, cette opération RapTOR démontre que l’impunité n’est plus garantie. La technologie qui protégeait hier les cybercriminels devient aujourd’hui leur piège. Après le démantèlement du malware Lumma Stealer, les autorités viennent de frapper un grand coup : un signal fort pour ceux qui croyaient encore que l’anonymat numérique était une armure.

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OpenAI veut vendre 100 millions d’unité de son appareil mystère ?

OpenAI veut vendre 100 millions d’unité de son appareil mystère ?

26 mai 2025· 1:44

C’est une alliance qui fait beaucoup parler dans le monde de la tech : OpenAI, le géant de l’intelligence artificielle, a mis la main sur la start-up io, fondée par Jony Ive, l’ancien designer vedette d’Apple, à qui l’on doit les lignes iconiques de l’iPhone, de l’iMac ou encore de l’Apple Watch.


Depuis, une question brûle toutes les lèvres : quel appareil ces deux géants préparent-ils ? Un objet encore mystérieux, mais qui, selon les mots de Sam Altman, PDG d’OpenAI, pourrait redéfinir notre rapport à la technologie… et à l’intelligence artificielle. Lors d’une réunion interne, dont un enregistrement s’est retrouvé entre les mains du Wall Street Journal, Altman a dévoilé une ambition claire : vendre 100 millions d’unités de ce futur produit. Pas dès le premier jour, bien sûr, mais « plus vite que n’importe quel appareil lancé auparavant », a-t-il affirmé.


Mais alors, à quoi ressemblera cet objet ? Pas un smartphone, Altman et Ive veulent justement aider les utilisateurs à se détacher de leurs écrans. Pas non plus des lunettes, ni un appareil à porter sur soi. Ce que l’on sait, c’est que le dispositif sera discret, conscient de son environnement, facile à transporter, glissé dans une poche ou posé sur un bureau. L’objectif ? Créer un nouvel indispensable, aux côtés du smartphone et de l’ordinateur.

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France Travail surveille les chômeurs avec des robots ?

France Travail surveille les chômeurs avec des robots ?

25 mai 2025· 1:58

Depuis le début de l’année, une petite révolution silencieuse se joue dans les bureaux de France Travail, l’ex-Pôle Emploi. L’intelligence artificielle y a fait son entrée, non pas pour remplacer les conseillers, mais pour les épauler… ou, selon certains, pour surveiller davantage les demandeurs d’emploi.


D’un côté, l’organisme public expérimente un chatbot qui assiste les conseillers lors des rendez-vous, afin d’identifier plus rapidement les offres correspondant au profil du chômeur. Une aide à l’accompagnement, donc. Mais de l’autre côté, la face cachée de l’automatisation suscite de vives inquiétudes. L’association La Quadrature du Net révèle que France Travail utilise désormais des algorithmes de contrôle automatisé dans le cadre du programme baptisé « Contrôle de la Recherche d’Emploi rénové ». En clair : des robots classent les chômeurs selon un degré de suspicion, à partir de leurs données personnelles.


Trois catégories sont définies :

– "Clôture", pour ceux jugés actifs,

– "Clôture potentielle", quand le doute s’installe,

– "Contrôle potentiel", pour les profils considérés à risque.

Les contrôleurs peuvent alors cibler leurs efforts sur les dossiers signalés. Résultat espéré : 1,5 million de contrôles en 2027, contre 600 000 en 2024.


Mais sur quels critères repose ce tri ? L’absence de candidatures envoyées, de formation récente, de connexion aux outils numériques ou de contact avec son conseiller peut suffire à déclencher une alerte. La non-réalisation des 15 heures d’activité hebdomadaire – exigence de la loi "Plein emploi" entrée en vigueur en janvier – est aussi un élément déterminant. Pour La Quadrature du Net, c’est une dérive technocratique et répressive. L’ONG dénonce une logique de profilage policier, couplée à une opacité totale : France Travail refuse de communiquer les détails techniques du système.

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CTM, l'IA qui imite les neurones pour prendre des décisions ?

CTM, l'IA qui imite les neurones pour prendre des décisions ?

22 mai 2025· 3:02

Dans le monde effervescent de l’intelligence artificielle, une petite révolution silencieuse se prépare. Elle ne vient pas des géants californiens, mais du Japon, avec une start-up encore jeune mais déjà prometteuse : Sakana AI. Son ambition ? Repenser le fonctionnement même des intelligences artificielles, pour les rendre plus naturelles, plus adaptatives… et peut-être un peu plus humaines.


Derrière Sakana, on retrouve un ancien de Google, bien décidé à bousculer les codes. Leur idée phare : remplacer les modèles séquentiels traditionnels, comme les Transformers qui dominent aujourd’hui le marché, par une architecture radicalement différente, baptisée CTM, pour Continuously Thinking Machines. Le nom est explicite : il s’agit d’enseigner aux IA non pas à raisonner par blocs, mais à penser en continu, comme le fait notre cerveau.


Car les modèles actuels, aussi performants soient-ils, souffrent d’un travers : ils traitent les données étape par étape, souvent en attendant d’avoir l’ensemble d’une séquence pour commencer à réfléchir. Résultat : beaucoup de puissance de calcul mobilisée, parfois pour des tâches simples. A contrario, le cerveau humain capte, intègre, ajuste… instant après instant. Une pensée fluide, non linéaire, qui s’adapte en permanence au contexte. C’est cette capacité que Sakana AI cherche à reproduire. Pour cela, l’entreprise s’inspire d’un domaine encore peu exploré : celui des réseaux de neurones à impulsions (spiking neural networks). Ces neurones artificiels ne transmettent pas des signaux continus, mais des impulsions brèves, appelées « spikes », où le moment de l’émission compte autant que l’émission elle-même. C’est cette dimension temporelle – capitale dans notre propre fonctionnement cognitif – que les CTM tentent d’introduire dans l’IA.


Concrètement, cela permettrait aux machines de maintenir un état interne évolutif. Plus besoin de tout réinitialiser à chaque requête : comme dans une vraie conversation, le contexte s’enrichit au fil des échanges. Mieux encore, le modèle pourrait moduler son “temps de réflexion” : répondre rapidement à une question simple, ou prendre plus de “temps mental” sur un problème complexe. Une sorte de budget cognitif dynamique, totalement inédit dans les architectures actuelles. Les bénéfices sont multiples. D’abord en robotique ou dans les systèmes embarqués, où les données arrivent en flux continu : les CTM pourraient suivre le rythme sans surchauffer. Ensuite, en termes d’efficacité énergétique : ces réseaux, inspirés du vivant, sont potentiellement bien moins gourmands que les IA actuelles. Et enfin, dans nos usages quotidiens – assistants virtuels, analyse contextuelle, prise de décision – cette pensée fluide et adaptative ouvrirait la voie à des interactions plus naturelles. Pour l’instant, Sakana AI en est encore au stade de la recherche. Mais les pistes ouvertes par les CTM sont claires : si l’IA veut progresser, elle devra apprendre non seulement à bien répondre, mais surtout… à penser différemment.

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Une alternative à Google Maps centrée sur la vie privée ?

Une alternative à Google Maps centrée sur la vie privée ?

21 mai 2025· 2:08

Dans l’ombre de Google Maps, des alternatives existent. Certaines sont bien connues, comme Mappy, Apple Plans ou OpenStreetMap. D’autres, plus discrètes, misent sur la vie privée et la navigation hors ligne. C’est le cas de CoMaps, un projet tout récent, né d’une scission dans la communauté d’Organic Maps. Retour en arrière. En 2011, une application de navigation voit le jour : MapsWithMe, rebaptisée ensuite Maps.me. En 2015, la société décide de publier son code en open source, sous licence Apache. Une décision qui ouvre la voie à une version alternative : Organic Maps, un outil libre, communautaire, sans collecte de données personnelles.


Mais ces derniers mois, le développement d’Organic Maps marque le pas. Des tensions émergent. Plus de 200 contributeurs signent une lettre ouverte aux actionnaires pour dénoncer un manque de transparence, des décisions peu inclusives et des craintes de dérive commerciale. Ils réclament une structure à but non lucratif, une gouvernance claire… mais n’obtiennent aucune réponse. Résultat : la communauté décide de prendre un nouveau départ. CoMaps est lancé, dans la droite ligne d’Organic Maps, mais avec l’ambition de construire un outil entièrement géré par et pour ses utilisateurs. Encore à ses débuts, le projet doit choisir son nom définitif via un vote en cours. Mais les fondations sont là : navigation gratuite, open source, hors ligne et sans pistage. CoMaps devrait profiter d’une base technique déjà solide, tout en s’appuyant sur une communauté motivée à reprendre la main sur ses outils numériques.

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Cluely, l'IA de triche ultime ?

Cluely, l'IA de triche ultime ?

20 mai 2025· 1:52

L’intelligence artificielle n’en finit plus de repousser les limites… et parfois, de les franchir. Dernier exemple en date : Cluely, une application créée par Chungin Lee, un étudiant américain de 21 ans. Une idée qui lui a coûté sa place à l’université de Columbia, mais qui lui a aussi permis de lever 5,3 millions de dollars.


Cluely, c’est un assistant IA discret… voire trop discret. Une fois installée sur votre navigateur, l'application vous accompagne pendant vos visioconférences — que ce soit un examen, un entretien d’embauche ou une négociation commerciale. Elle capte les échanges via le micro et affiche en temps réel des suggestions, réponses et analyses… dans une fenêtre invisible à l’œil extérieur, même en cas de partage d’écran.


Une démonstration postée sur YouTube par son créateur a fait scandale : on y voit Cluely aider à tricher en direct. Depuis, Lee a quitté Columbia, mais son application attire curieux… et investisseurs. Et ce n’est que le début : l’outil pourrait bientôt s’intégrer à des lunettes connectées, permettant à l’utilisateur de recevoir des informations en direct au cours d’une simple conversation. Bientôt, faudra-t-il interdire les lunettes aux premiers rendez-vous ? L’application est téléchargeable gratuitement, mais l’abonnement à 20 dollars par mois débloque les fonctions les plus avancées. Cluely fascine autant qu’il interroge : où s’arrête l’assistance et où commence la triche ? Une chose est sûre : la frontière entre intelligence artificielle… et malice naturelle, n’a jamais été aussi floue.

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La NASA tente de prolonger la mission de Voyager 1 ?

La NASA tente de prolonger la mission de Voyager 1 ?

19 mai 2025· 2:29

C’est l’objet humain le plus lointain de la Terre : Voyager 1 poursuit sa route à plus de 25 milliards de kilomètres de chez nous, dans le vide glacé de l’espace interstellaire. Mais depuis novembre dernier, la sonde légendaire ne parlait plus un langage compréhensible. Elle répondait bien aux appels de la NASA, mais ses messages ressemblaient à des suites de chiffres absurdes, sans aucune donnée exploitable. Températures, tensions, capteurs : tout semblait avoir sombré dans le silence.


Le diagnostic posé par le Jet Propulsion Laboratory en Californie : une panne probable dans un composant clé, le FTSCE, un circuit qui encode les mesures scientifiques avant transmission. Ce module fonctionnait encore, mais ne semblait plus savoir où il avait rangé ses propres instructions. Alors, les ingénieurs ont tenté l’impensable : déplacer à distance une partie du logiciel vers une zone de mémoire intacte… sur un appareil lancé en 1977, avec une technologie datant d’avant l’ère numérique. Le tout, sans test possible, et avec un aller-retour de signal qui prend 45 heures. Une opération chirurgicale menée à l’aveugle, bloc par bloc, comme on recopie un livre dans le noir, lettre après lettre.


Et miracle : le 20 avril, le signal redevient lisible. La température de la sonde, ses tensions internes… des données enfin compréhensibles. L’équipe confirme : la première étape a réussi. Mais attention, les instruments scientifiques restent muets. Chaque commande doit désormais être réécrite pour correspondre à la nouvelle configuration mémoire. Un travail d’orfèvre, long et sans droit à l’erreur. Pendant ce temps, Voyager 2, la sœur jumelle, continue son voyage de son côté, toujours opérationnelle. Ensemble, ces deux sondes sont les seuls émissaires directs de l’humanité dans l’espace interstellaire. Leurs ressources s’amenuisent, les systèmes se ferment peu à peu pour économiser l’énergie. Mais tant qu’une voix murmure depuis l’infini, la mission continue. Et avec elle, un dialogue fragile entre la Terre et les étoiles.

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DotDot, un répéteur Wifi qui vous fait gagner de l’argent ?

DotDot, un répéteur Wifi qui vous fait gagner de l’argent ?

18 mai 2025· 1:59

Aujourd’hui, les forfaits mobiles débordent de générosité. 100 Go, parfois bien plus, chaque mois… Une enveloppe souvent bien au-dessus des besoins réels des utilisateurs. Alors, que faire de ces gigaoctets qui dorment au fond de votre forfait ? Une start-up grenobloise, DotDot, a trouvé la réponse : les partager — ou mieux, les monétiser.


DotDot, c’est une petite révolution dans l’univers des données mobiles. Son principe : transformer les gigas inutilisés de votre forfait en connexion Wi-Fi partagée. Concrètement, vous commandez un répéteur Wi-Fi compact sur le site de la marque. Une fois appairé à votre smartphone en quelques minutes, il crée un réseau sécurisé auquel d’autres peuvent se connecter — dans un café, un parc ou même une salle d’attente. Et là, c’est vous qui choisissez : offrir votre data ou la revendre à petit prix. L’application mobile DotDot vous permet de gérer ce partage à la carte. Générosité ou petit complément de revenus ? À vous de décider. Les utilisateurs repèrent votre réseau baptisé "#dotdot", s’y connectent, et, le cas échéant, effectuent leur paiement via la plateforme Stripe. Vous êtes ensuite rémunéré de la même manière.


Le débit est plafonné à 15 Mbps, suffisant pour de la navigation ou du streaming léger. La sécurité, elle, est au cœur du dispositif : aucune donnée personnelle n’est visible, et le réseau est chiffré, promettant une protection supérieure aux Wi-Fi publics classiques. Le concept, déjà récompensé au CES 2025 de Las Vegas, a également raflé la Médaille d’Or et le Prix Spécial du Jury au Concours Lépine. Pour son fondateur, Christophe Bureau, il s’agit d’aller au-delà de l’innovation technologique : « Ce prix consacre une vision communautaire d’internet, un réseau d’entraide anonyme où chacun peut donner ou recevoir de la connectivité. »

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Gmail + Calendar + Gemini : combo d’enfer pour les données personnelles ?

Gmail + Calendar + Gemini : combo d’enfer pour les données personnelles ?

15 mai 2025· 2:31

Google promet de nous simplifier la vie avec Gemini, son intelligence artificielle désormais capable de gérer nos mails, créer des événements dans notre agenda, ou encore vérifier notre emploi du temps. Une avancée séduisante sur le papier, mais qui ravive un débat bien connu : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour plus de confort au quotidien ? Là où certains y voient un assistant personnalisé, d’autres alertent sur une surveillance renforcée. C’est le cas de Proton, entreprise suisse engagée dans la défense de la vie privée. Dans un message publié récemment sur X (anciennement Twitter), Proton s’inquiète de l’intégration de Gemini avec des services comme Gmail et Google Calendar, qui ne bénéficient pas, par défaut, de chiffrement de bout en bout. Ce chiffrement garantirait que seuls les utilisateurs peuvent lire leurs données. Sans lui, Google garde une porte d’entrée technique sur les contenus – titres, lieux, participants d’un rendez-vous – même s’il affirme ne pas les utiliser à des fins publicitaires.


Mais la question va plus loin. Gemini conserve les requêtes et réponses des utilisateurs. Et même si Google assure ne pas entraîner ses modèles sur les contenus Google Docs, sa politique de confidentialité n’interdit pas clairement l’usage de données disponibles publiquement. S’ajoute un autre problème : l’absence de code open source, qui empêche toute vérification externe de ces promesses. Proton, de son côté, propose une philosophie radicalement différente. Proton Mail, Proton Calendar ou Proton Drive reposent sur du chiffrement fort, parfois appelé "zéro accès" : même Proton ne peut lire les données de ses utilisateurs. Et surtout, leur modèle économique repose non pas sur l’exploitation des données, mais sur des abonnements payants, soutenus par leur communauté.


Cette transparence va jusqu’au code open source et à des audits de sécurité indépendants. Une réponse directe à l’opacité reprochée aux géants du numérique. L’entreprise suisse défend ainsi une approche éthique de la technologie, où la souveraineté numérique et la confidentialité ne sont pas sacrifiées sur l’autel de la praticité. Alors, Gemini est-il un progrès ou une menace ? Tout dépend du niveau de confiance que nous accordons à ceux qui traitent nos données. Car derrière l’intelligence artificielle, c’est une question de contrôle, et surtout, de choix.

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La transmission d’énergie sans fil arrive dans les maisons ?

La transmission d’énergie sans fil arrive dans les maisons ?

14 mai 2025· 2:40

C’est une révolution silencieuse, mais potentiellement majeure, qui se profile à l’horizon : l’électricité sans fil. Plus d’un siècle après les premières centrales électriques de Thomas Edison, notre dépendance aux câbles, transformateurs et pylônes pourrait enfin trouver une alternative. Une idée folle ? Pas tant que ça. Elle s’appuie sur un concept vieux de plus de cent ans, imaginé par Nikola Tesla lui-même : le "power beaming", ou transmission d’énergie à distance.


Le principe ? Utiliser des ondes électromagnétiques – micro-ondes, ondes radio ou lasers – pour transporter de l’électricité sans support physique. À l’envoi, un émetteur transforme l’énergie électrique en ondes. À la réception, une antenne dédiée les reconvertit en courant utilisable. Une technologie qui, sur le papier, pourrait un jour alimenter nos maisons, nos voitures, ou même des zones isolées, sans le moindre câble. Et ça ne relève plus de la science-fiction. Des entreprises comme Emrod en Nouvelle-Zélande ou Reach Power aux États-Unis atteignent déjà 95 % d’efficacité, avec l’objectif de grimper à 99 %. Fini les chantiers interminables pour enterrer des lignes à haute tension : une antenne et une source suffiraient.


Tesla, en 1901, rêvait de transmettre l’électricité à travers l’ionosphère pour une distribution mondiale. Visionnaire, mais en avance sur son temps. Il faudra attendre les années 60 pour voir les premiers tests. En 1964, William C. Brown fait voler un petit hélicoptère, alimenté uniquement par micro-ondes. Puis, en 1975, la NASA parvient à transmettre 30 kilowatts sur 1,6 km, avec une efficacité de 50 %. Depuis, la miniaturisation, les progrès laser et l’urgence climatique ont redonné de l’élan à cette technologie. Aujourd’hui, des applications concrètes émergent : recharge sans fil de capteurs connectés, de systèmes d’éclairage, ou d’équipements dans les zones difficiles d’accès. La NASA et l’agence spatiale japonaise JAXA planchent même sur des centrales solaires spatiales capables de renvoyer vers la Terre jusqu’à 1 gigawatt d’énergie – l’équivalent d’un réacteur nucléaire. Mais des défis restent à relever : efficacité, portée, sécurité pour le corps humain. Et pourtant, le cap est clair. Ce qui semblait irréalisable hier devient progressivement tangible. L’électricité sans fil, héritière directe du rêve de Tesla, pourrait bien redessiner notre rapport à l’énergie dans les années à venir.

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