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Un casque pour discuter avec l’IA par la pensée ?

Un casque pour discuter avec l’IA par la pensée ?

28 septembre 2025· 2:31

En 2018, le MIT Media Lab dévoilait un prototype intrigant : un dispositif capable de transformer des mots « dits dans la tête » en texte. L’appareil reposait sur des électrodes fixées autour du visage, enregistrant les minuscules signaux neuromusculaires émis lorsque nous subvocalisons. « Il ne s’agit pas de lire les pensées mais de traduire ce que l’on choisit de formuler intérieurement », expliquait alors Arnav Kapur, à l’origine du projet.


Sept ans plus tard, ce travail est devenu AlterEgo, une start-up qu’il a cofondée et qui propose un casque de communication presque invisible. L’idée : dialoguer avec une intelligence artificielle sans prononcer un mot, ni donner le moindre signe extérieur. À Cambridge, les premiers tests utilisaient seize électrodes pour décoder un vocabulaire limité. Après optimisation, seulement quatre suffisaient, avec un taux de précision atteignant 92 %. Dans une démonstration récente, Arnav Kapur et son associé Max Newlon utilisent leur casque pour interroger ChatGPT en silence : les réponses s’affichent ou se font entendre uniquement pour eux. « On peut taper à la vitesse de la pensée », résume Newlon.


Le casque reprend ce principe dans une version compacte. Les capteurs traduisent la parole intérieure, la transmettent à une IA, et la réponse revient par conduction osseuse : de petites vibrations dirigent le son vers l’oreille interne, sans obstruer le conduit auditif. L’utilisateur peut donc interagir avec son environnement, un atout que soulignait déjà la professeure Pattie Maes, encadrante du projet, pour qui sortir un téléphone coupe toujours le fil d’une conversation. L’appareil permet déjà d’écrire un message, de lancer une recherche en ligne ou de contrôler une application uniquement par la pensée formulée. Une caméra frontale ajoute une dimension contextuelle : l’IA peut analyser la scène et répondre en tenant compte de l’environnement visuel. Les usages potentiels sont vastes : communication dans des environnements bruyants comme les aéroports ou les ponts d’envol, échanges discrets lors d’opérations sensibles, ou encore aide aux personnes privées de voix, à l’image de l’acteur Val Kilmer. AlterEgo ouvre dès maintenant un accès anticipé pour les curieux. Mais pour une commercialisation grand public, il faudra encore patienter : aucune date officielle n’a été annoncée.

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Villager : l’outil de cybersécurité qui inquiète les chercheurs ?

Villager : l’outil de cybersécurité qui inquiète les chercheurs ?

25 septembre 2025· 3:00

Depuis cet été, un nouvel outil circule librement sur l'index Python et suscite inquiétude chez les spécialistes de la cybersécurité. Baptisé Villager, ce framework se présente comme un assistant automatisé de tests d'intrusion — cartographie d’un système, reconnaissance, exploitation, installation de mécanismes de persistance — le tout piloté par de l’intelligence artificielle. Publié sur PyPI et téléchargé des milliers de fois en quelques semaines, il s’annonce comme une aide moderne pour les pentesters. Sauf que, en creusant, des chercheurs de l’entreprise Straiker ont dressé un tout autre portrait : Villager serait lié à une entité chinoise aux pratiques opaques et recyclerait des composants déjà vus dans des malwares offensifs.


Conçu pour automatiser des workflows, Villager orchestre des conteneurs, lance des scanners adaptés au contexte et génère des charges utiles, le tout à partir d’instructions en langage naturel. L’outil embarque une large bibliothèque de « prompts » préconfigurés et une interface pour suivre les campagnes en temps réel — caractéristiques utiles en audit, mais dangereuses si elles tombent entre de mauvaises mains. Straiker a surtout mis au jour des réutilisations problématiques : l’infrastructure de Villager s’appuie sur des éléments d’un projet antérieur dont les modules correspondaient à des fonctionnalités de cheval de Troie connues — keylogger, vol de comptes, accès webcam, outils d’exfiltration — déjà détournées par des opérateurs malveillants.


L’autre inquiétude tient à la voie de diffusion. PyPI est massivement intégré aux processus de développement, d’intégration continue et de déploiement. Un paquet publié sur cet index peut être importé automatiquement dans des environnements sensibles sans contrôle humain, transformant une dépendance innocente en vecteur d’intrusion. De plus, le caractère modulaire et éphémère de l’outil — conteneurs configurés pour s’autodétruire et effacer les traces — complique la détection et l’analyse post-incident.


Face à cette menace émergente, les équipes de sécurité recommandent des mesures pratiques mais non techniques dans leurs principes : restreindre l’installation de paquets non validés en production, surveiller et auditer l’apparition de conteneurs non autorisés, renforcer la supervision des flux sortants et des scans réseau, et formaliser un processus d’approbation pour tout agent d’automatisation fondé sur l’IA. Les autorités et la communauté open source sont aussi appelées à renforcer la gouvernance de dépôts publics afin d’éviter que des outils ambivalents ne deviennent, en quelques clics, des armes faciles d’accès. Villager illustre un nouveau pari technologique — l’automatisation IA des audits — qui peut servir la défense comme l’attaque. La question pour les entreprises et les régulateurs est désormais de réussir à encadrer ces innovations avant qu’elles ne fassent basculer la balance en faveur des cybercriminels.

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Un bouton d’arrêt d’urgence dans les puces IA ?

Un bouton d’arrêt d’urgence dans les puces IA ?

24 septembre 2025· 2:20

À Santa Clara, Richard Ho, patron du hardware chez OpenAI et ancien architecte des TPU de Google, a livré un message sans détour : les garde-fous purement logiciels ne suffisent plus. Selon lui, les futurs systèmes d’intelligence artificielle devront intégrer des freins physiques, inscrits directement dans le matériel, pour garantir un contrôle ultime quand un modèle dévie.


« Les modèles sont vraiment retors », a-t-il lancé, plaidant pour que l’arrêt ne repose plus seulement sur le code ou l’orchestration des serveurs. L’idée n’est pas de débrancher brutalement une IA au moindre doute, mais de doter les puces et cartes de signaux, seuils et verrous capables d’interrompre toute action anormale. C’est une étape dans la stratégie d’OpenAI visant une infrastructure « intrinsèquement sûre », testable de bout en bout. Le timing n’est pas anodin : avec des agents désormais persistants, interconnectés et capables d’agir hors du regard des utilisateurs, le risque de dérives discrètes grandit.


Concrètement, OpenAI mise sur une combinaison d’« interrupteurs » matériels, de télémétrie fine et d’isolement via des enclaves sécurisées. À cela s’ajoutent attestation cryptographique, firmware minimaliste et chemins d’exécution supervisés. L’objectif est clair : imposer des politiques de sécurité au plus près du calcul, au niveau de la puce, de la carte et du rack. Car l’expérience l’a montré : certains modèles ont déjà contourné des mécanismes logiciels censés les stopper. D’où l’intérêt d’un kill switch matériel, hors de portée du modèle, et activable depuis l’extérieur. Le débat dépasse désormais le cercle des laboratoires. Régulateurs et chercheurs réclament des standards matériels, du registre des puces jusqu’aux limites intégrées d’usage. Le Royaume-Uni va même jusqu’à soutenir le développement de kill switches industriels, preuve que le sujet gagne en urgence politique. Un changement de paradigme se dessine : la sécurité ne sera plus seulement un protocole d’exploitation, mais un attribut de conception, gravé au plus près du silicium. Prochain jalon attendu : prouver que ces freins matériels tiennent leurs promesses sans étouffer l’élan des prochains modèles d’IA généralistes.

 

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Le Data Act nous permet de reprendre en main nos données personnelles ?

Le Data Act nous permet de reprendre en main nos données personnelles ?

23 septembre 2025· 2:25

Depuis le mois de septembre, le Data Act s’applique dans toute l’Europe. Ce règlement, entré en vigueur en janvier dernier, prend enfin corps après neuf mois de délai. Son objectif est clair : redonner aux citoyens et aux entreprises la main sur les données générées par leurs objets connectés. Smartphone dans la poche, montre au poignet, voiture dans le garage, mais aussi machines industrielles ou dispositifs médicaux : tout ce qui produit des données est concerné, à l’exception des infrastructures publiques et des prototypes. La promesse de Bruxelles est simple : « Le règlement donne aux utilisateurs le contrôle des données générées par leurs appareils ». Mais qu’est-ce que cela change, concrètement ?


Jusqu’ici, chaque constructeur gardait jalousement la main. Apple décidait pour votre iPhone, Samsung pour votre montre connectée. Désormais, vous pouvez récupérer les données brutes et les utiliser comme bon vous semble : les analyser, les transférer ou les confier à d’autres prestataires. Dans l’automobile, la bascule est spectaculaire : les données de conduite et d’entretien, autrefois réservées au constructeur, peuvent désormais être partagées avec votre garagiste ou une startup de mobilité. Même logique pour les usines, qui accèdent enfin à l’ensemble des données de leurs machines, quel que soit le fabricant.


Le Data Act frappe aussi un autre verrou : le cloud. Changer de fournisseur relevait du parcours du combattant. Migrer ses données de AWS à Google ou Microsoft coûtait une fortune. Désormais, un prestataire a 30 jours pour vous aider à basculer, avec obligation de fournir tous les outils nécessaires. Depuis janvier, les transferts sont facturés au prix coûtant, et à partir de 2027, ils devront être gratuits pour un déménagement définitif. Une révolution silencieuse, déjà anticipée par Google et Microsoft qui offrent des migrations gratuites en Europe. Seule nuance : les frais persistent pour les entreprises utilisant plusieurs clouds simultanément.


Pour les récalcitrants, la facture sera salée : jusqu’à 20 millions d’euros d’amende, ou 4 % du chiffre d’affaires mondial. Bruxelles se veut toutefois pédagogue : assistance juridique dédiée et modèles de contrats sont déjà prévus pour accompagner les entreprises. Le message est clair : l’ère des données captives touche à sa fin. Place à un écosystème plus ouvert… mais aussi à une bataille féroce autour de leur exploitation.


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Les lunettes connectées de Meta vont remplacer nos smartphones ?

Les lunettes connectées de Meta vont remplacer nos smartphones ?

22 septembre 2025· 2:51

Les lunettes connectées, ce vieux rêve de la tech, reprennent des couleurs. Meta revient en force avec deux modèles aux ambitions bien distinctes : les Ray-Ban Display, qui intègrent un petit écran dans un coin de votre vision, et les Oakley Meta Vanguard, conçues pour les sportifs, avec caméra embarquée, coaching et résistance à toute épreuve.


Deux approches, mais une même promesse : faire des lunettes le nouvel accès naturel à l’intelligence artificielle. Assistant vocal, navigation contextuelle, traduction instantanée, capture sur le vif… Meta veut transformer un accessoire du quotidien en passerelle numérique. Avec les Ray-Ban Display, pas question de plonger dans un univers virtuel. L’idée est plus subtile : afficher discrètement un itinéraire, une notification urgente ou la réponse d’un assistant IA dans le coin de votre œil droit. Le tout se pilote grâce au Neural Band, un bracelet qui capte l’activité électrique des muscles : un simple geste de la main suffit pour interagir. L’appareil reprend la formule des Ray-Ban Meta « Gen 2 » : caméra 3K Ultra HD, micros et haut-parleurs open-ear, mais ajoute une puce Qualcomm AR1 pour plus d’intelligence embarquée. Comptez 6 heures d’autonomie et 799 dollars avec le bracelet, pour un lancement en septembre aux États-Unis. En Europe, il faudra patienter jusqu’en 2026, avec un tarif qui devrait dépasser largement les 379 euros de la première génération. Les « Gen 2 », elles, sont déjà disponibles à partir de 419 euros.


Changement de cible avec les Oakley Meta Vanguard. Ici, pas d’écran, mais une orientation 100 % action. Caméra centrale 3K, micros résistants au vent, son calibré pour être entendu à vélo, résistance IP67 et autonomie de 9 heures. L’accent est mis sur le coaching sportif, la stabilisation vidéo et la capture automatique des moments-clés, avec compatibilité Strava et Garmin. Lancement prévu le 21 octobre à 549 euros.


Au-delà du produit, Meta joue une carte stratégique : partenariat renforcé avec EssilorLuxottica, trois milliards d’euros investis, et un cap clair vers le projet Orion, censé introduire de vraies lunettes de réalité augmentée. Sur le papier, tout est là : assistance contextuelle, commandes intuitives, IA ambiante. Mais reste l’éternelle question : lisibilité en plein soleil, fluidité des interactions, respect de la vie privée. Pour l’instant, les lunettes connectées séduisent surtout une niche. Mais si l’IA contextuelle tient ses promesses, elles pourraient bien remplacer votre smartphone… sans que vous sortiez la main de la poche.


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Pour quels usages utilise-t-on ChatGPT ? Open AI dévoile tout.

Pour quels usages utilise-t-on ChatGPT ? Open AI dévoile tout.

21 septembre 2025· 3:12

Trois ans après son lancement, ChatGPT fait l’objet d’une analyse inédite signée OpenAI. Réalisée avec des économistes et basée sur 1,5 million de conversations anonymisées, l’étude répond à trois questions clés : qui utilise l’assistant, pour quels usages, et quelle valeur économique en résulte. Verdict : l’adoption s’est accélérée, le profil des utilisateurs s’est diversifié et ChatGPT s’installe dans le quotidien. Mais tout n’est pas si simple : qualité, sécurité et fiabilité restent des enjeux majeurs.


Premier enseignement : l’usage s’est démocratisé. Alors que les débuts étaient marqués par un public masculin et technophile, l’écart de genre s’est réduit et la proportion d’utilisatrices reflète désormais davantage la population générale. Autre tendance : la croissance est plus forte dans les pays à revenus faibles et moyens, loin de l’image d’un outil réservé aux économies les plus riches. En France, environ un quart de la population aurait déjà recours à l’IA générative. Mais la diffusion ne dit pas tout de la maturité. L’étude se concentre sur l’offre grand public, sans prendre en compte l’usage en entreprise, qui explose. Et malgré l’enthousiasme, les limites persistent : pannes spectaculaires — comme celle du 3 septembre dernier — et inquiétudes autour de la protection des mineurs ou de l’usage à l’école. OpenAI ajuste régulièrement ses règles, mais la question demeure : ChatGPT est-il devenu un indispensable du quotidien ou reste-t-il un outil d’appoint ?


L’analyse distingue trois grands usages. « Asking » — poser des questions, demander un avis — représente environ la moitié des interactions. « Doing » — rédaction, planification, programmation — couvre quatre messages sur dix, souvent à visée professionnelle. Enfin, « Expressing » — créativité, réflexions personnelles, divertissement — reste minoritaire. En clair, ChatGPT agit surtout comme copilote ou conseiller, bien plus que comme simple générateur de contenus.

Au travail, la rédaction domine largement, devant le code ou la créativité. Une logique qui suit l’évolution du produit : au texte se sont ajoutées la voix, la vidéo et les modèles multimodaux, comme Sora pour l’audiovisuel. Mais l’extension des fonctions ne gomme pas les défauts : les fameuses « hallucinations » persistent, malgré les explications récentes d’OpenAI.


Selon l’étude, 30 % des usages concernent le travail, 70 % la sphère personnelle. Une double vie qui crée de vrais gains de productivité, mais seulement si les usages sont bien cadrés et supervisés. Reste la grande inconnue : la valeur créée. Une partie est non marchande — gain de temps, allègement mental — et échappe aux statistiques classiques. Une certitude : ChatGPT est désormais un outil grand public qui investit peu à peu le monde professionnel. La prochaine étape ? Des IA plus multimodales, plus vocales… mais surtout, espérons-le, plus fiables.

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Un VPN signé Tor, gratuit et sécurisé ?

Un VPN signé Tor, gratuit et sécurisé ?

18 septembre 2025· 2:38

Tor revient avec une nouvelle expérimentation : Tor VPN Beta, une application qui bouscule les codes des services VPN traditionnels. Là où un VPN classique établit un tunnel direct entre l’utilisateur et un serveur, Tor VPN emprunte le célèbre système de routage en oignon : cinq nœuds successifs – un d’entrée, trois intermédiaires et un de sortie – chacun géré par des volontaires. Résultat : aucun nœud ne connaît la totalité du trajet, ce qui renforce l’anonymat.


Comparé aux VPN multihop, qui reposent sur deux serveurs centralisés et audités, Tor VPN mise donc sur une décentralisation totale. Mais cette sécurité a un prix : des performances nettement inférieures. À l’inverse, les VPN multihop tentent d’équilibrer confidentialité et rapidité. La comparaison avec NymVPN est tout aussi éclairante. Tor VPN suit un chemin fixe, rapide mais traçable si une autorité analyse simultanément le point d’entrée et de sortie. Nym, lui, brouille complètement les pistes : ralentissement volontaire du trafic, flux mélangés entre utilisateurs, paquets factices… un anonymat supérieur, mais au détriment de la vitesse.


Tor VPN n’oublie pas les fonctionnalités avancées. Il intègre un routage par application : chaque appli Android peut disposer de son propre circuit et d’une adresse IP unique, rendant impossible les recoupements entre flux. Pour contourner la censure, l’application propose aussi des bridges : obfs4, qui transforme le trafic en données aléatoires, et Snowflake, qui le déguise en appel vidéo. Là encore, Tor va plus loin que les VPN traditionnels, qui se contentent généralement de faire passer leur tunnel pour du HTTPS.


Sur le plan technique, le projet repose sur Arti, la nouvelle implémentation de Tor en langage Rust. Plus sûre et plus moderne que l’ancien code en C, elle promet une meilleure gestion mémoire et une sécurité accrue. En revanche, Tor VPN ne permet pas de choisir sa localisation virtuelle, ce qui le rend inadapté pour contourner les catalogues de streaming. Les développeurs restent clairs : Tor VPN Beta n’est pas une solution miracle. Certaines données Android peuvent toujours identifier l’appareil, et en cas de risques de surveillance extrêmes, mieux vaut ne pas l’utiliser. Une certitude en revanche : cette application pousse plus loin la logique d’anonymat, quitte à sacrifier vitesse et confort.

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Malaise chez les employés de Microsoft ? Ils dénoncent !

Malaise chez les employés de Microsoft ? Ils dénoncent !

17 septembre 2025· 2:36

Will et Holly Alpine connaissaient bien la maison. Lui travaillait sur l’IA responsable, elle dans la division développement durable de Microsoft. Dix ans passés à tenter de “verdir” le géant de la tech. Dix ans à alerter en interne, sans résultat. Alors début 2024, le couple claque la porte et fonde l’Enabled Emissions Campaign, une initiative militante pour dénoncer les liens étroits entre Microsoft et l’industrie pétrolière. Car derrière ses promesses de devenir “carbon negative” d’ici 2030, l’entreprise continue de fournir ses outils les plus puissants aux majors du pétrole. Ces “émissions facilitées” – générées grâce aux technologies cloud, IoT ou machine learning – n’apparaissent dans aucun bilan officiel.


Dans Business Wire, Will raconte sa frustration : « Les outils que j’aidais à construire étaient utilisés par de mauvais acteurs ». Holly ajoute : « Nous avions fait tout ce que nous pouvions de l’intérieur. Il fallait désormais agir de l’extérieur ». Quitter Microsoft, c’était aussi renoncer aux salaires confortables de la tech. Le couple vit désormais plus simplement, réduit ses dépenses et s’appuie sur l’économie du partage. Leur combat ? Définir des “lignes rouges”, comme interdire les contrats d’IA destinés à accroître la production de combustibles fossiles. Mais leur campagne peine à trouver des financements, malgré l’appui d’un donateur anonyme. Le contexte politique n’arrange rien : le retrait américain de l’accord de Paris sous Trump et la fin de certaines aides aux énergies propres ont fragilisé le mouvement.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2019, Microsoft vantait un contrat avec ExxonMobil, censé augmenter de 50 000 barils équivalent pétrole par jour d’ici 2025. Résultat : 6,35 millions de tonnes de CO₂ supplémentaires par an, soit plus de la moitié de l’empreinte carbone totale déclarée par Microsoft à l’époque. Et le géant n’est pas seul : Amazon collabore avec des foreurs pour optimiser leurs rendements, Google s’en est retiré en 2020 sous la pression de ses employés. Pendant ce temps, les émissions de Microsoft ont bondi de 23,4 % entre 2020 et 2024. Pour Holly, le constat est clair : « On ne peut pas prétendre être carbon negative tout en aidant les majors pétrolières à produire davantage ». Un paradoxe qui illustre l’un des grands défis de la transition énergétique : les promesses vertes des géants du numérique face à la réalité de leurs contrats fossiles.

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Un site pour visualiser la dette de la France en direct ?

Un site pour visualiser la dette de la France en direct ?

16 septembre 2025· 2:47

Fin août, l’ex-premier ministre François Bayrou lâchait une bombe budgétaire : la charge de la dette est devenue le premier poste de dépense de l’État français, devant l’éducation et la défense. Avec 66 milliards d’euros d’intérêts annuels et une dette par habitant qui frôle les 50 000 euros, les finances publiques apparaissent plus fragiles que jamais.


Pour mesurer concrètement cette dérive, un outil citoyen fait beaucoup parler de lui : l’Horloge de la Dette publique. Derrière ce site gratuit, une start-up française, Living Republic, qui a imaginé un compteur géant affichant en temps réel la dette nationale. Et les chiffres donnent le vertige : plus de 3 410 milliards d’euros défilent sans interruption, l’équivalent de 49 633 euros par Français, nourrissons compris.


Au-delà de l’effet visuel, la plateforme propose des indicateurs détaillés : ratio dette/PIB de 115,5 %, déficit 2025 estimé à 92,5 milliards, charges d’intérêts de 44 milliards. Des données mises à jour à la seconde, qui rendent palpable une réalité économique souvent dissimulée derrière les discours politiques. Chaque tic du compteur symbolise l’enfoncement du pays dans le rouge, donnant un poids psychologique à cette spirale financière. Le site va plus loin en détaillant la dette des grands services publics : 50 milliards pour EDF, 30,1 milliards pour les hôpitaux, près de 24 milliards pour SNCF Réseau. Autant de montants qui s’additionnent à la dette souveraine, rappelant que le problème dépasse largement le seul budget de l’État.


Dans ce contexte tendu, François Bayrou a annoncé qu’il demanderait un vote de confiance le 8 septembre. Les marchés n’ont pas tardé à réagir : le CAC40 a chuté de 1,59 % le soir même, bien davantage que les autres places européennes. Un signe clair de l’inquiétude des investisseurs, alors qu’une éventuelle chute du gouvernement n’est pas à exclure. Avec son compteur en ligne, l’Horloge de la Dette publique offre une leçon de transparence démocratique. Elle sort les chiffres des rapports poussiéreux pour les projeter sous les yeux de tous, à l’heure où le pays s’interroge sur les efforts à venir et sur l’avenir même de son exécutif.

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Un Wi-Fi 10 fois plus rapide grâce à l’IA ?

Un Wi-Fi 10 fois plus rapide grâce à l’IA ?

15 septembre 2025· 2:21

Imaginez un Wi-Fi capable de franchir les murs, là où les ondes les plus courtes se brisent d’ordinaire. C’est la promesse qu’esquissent des chercheurs de Princeton, qui viennent de tester avec succès un faisceau “Airy” piloté par intelligence artificielle. Leur découverte pourrait ouvrir la voie à un successeur crédible du Wi-Fi 7, alors que la bande sous-térahertz s’impose comme le nouvel eldorado du sans-fil.


Dans leur expérience, un réseau neuronal a appris à sculpter l’onde radio pour lui faire suivre une trajectoire courbe, un peu comme une balle liftée au tennis. Résultat : le signal contourne un obstacle en temps réel, sans s’effondrer. Trois microsecondes suffisent au système pour réagir lorsqu’un passant s’interpose. Une réactivité permise par une approche « informée par la physique » qui évite des calculs trop lourds. Concrètement, de simples modules actifs de metasurface reconfigurent phase et amplitude du signal, sans miroir ni mécanique complexe.

 

Les résultats impressionnent : là où un balayage classique perd des dizaines de décibels, le lien reste stable, même hors champ visible. L’essai a été mené à 120 GHz, une fréquence clé pour la prochaine génération de Wi-Fi. Pour passer du laboratoire aux box domestiques, deux défis demeurent : miniaturiser ces plaques actives et réduire leur consommation. Le saut de performance, lui, fait rêver. Quand le Wi-Fi 7 plafonne à 46 gigabits par seconde sur un canal de 320 MHz, la bande sous-térahertz ouvre la perspective de débits au téraoctet par seconde. De quoi envisager des usages aujourd’hui hors de portée : réalité virtuelle sans câble, streaming en 16K, robotique collaborative. Ici, ce n’est plus la portée qui compte, mais la stabilité du lien à courte distance. Si le marché suit, les premiers routeurs capables de “plier” leurs ondes pourraient apparaître d’ici la fin de la décennie. Reste à standardiser les algorithmes, adapter les protocoles WLAN et produire des metasurfaces abordables. En attendant, une chose est sûre : dans le futur du Wi-Fi, les murs ne feront plus la loi.

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Qu’est-ce que Evil-GPT, « l’anti-ChatGPT » ?

Qu’est-ce que Evil-GPT, « l’anti-ChatGPT » ?

14 septembre 2025· 2:40

En août 2023, sur le forum clandestin BreachForums, un compte pseudonyme nommé AMLO mettait en ligne un outil baptisé Evil-GPT — présenté comme « un assistant sans filtre » capable de contourner les gardes-fous habituels des grands modèles de langage. La promesse : générer en quelques clics des scripts malveillants, des campagnes de phishing ou des modules de collecte de données, sans besoin de compétences techniques. Le prix d’entrée a fait le reste : une dizaine de dollars pour l’accès complet.


Très vite, la communauté underground s’est emparée du produit. Sur Telegram et d’autres canaux, des utilisateurs partagent retours d’expérience, codes générés et méthodes d’exploitation — certains attribuent à ces outils des attaques ciblées ou des fraudes (citations de cas comme Mondial Relay ou Ulyss), témoignant d’une banalisation des pratiques. L’offre s’adresse surtout aux néophytes : interface simple, scripts prêts à l’emploi, export des données vers des serveurs Discord, fonctionnalités clé en main.


Mais derrière le battage commercial, la réalité technique est plus prosaïque. Une étude de Trend Micro (2024) a montré qu’Evil-GPT et ses clones ne sont pas des IA indépendantes : ils s’appuient massivement sur l’API d’OpenAI, détournée via des clés volées et des prompts jailbreakés. Les analyses de spécialistes et les témoignages sur les forums indiquent que les productions restent souvent basiques — e-mails de phishing génériques, scripts simples — et pas toujours adaptées à des attaques sophistiquées. Pendant ce temps, un écosystème marchand foisonne : WormGPT, FraudGPT, WolfGPT et autres proposent des offres variées, de quelques dizaines à plusieurs milliers de dollars. Le modèle économique mise sur la diffusion massive et l’exclusivité temporaire plutôt que sur des innovations techniques majeures.


Conséquence : la barrière d’entrée de la cybercriminalité s’effondre. Les équipes de cybersécurité signalent une hausse des campagnes automatisées et recommandent de traiter toute attaque comme potentiellement générée par un chatbot. Le chercheur Alex Reibman parle d’un essor des « agentic malware » — outils capables d’orchestrer des étapes d’attaque — mais rappelle aussi que leurs limites tiennent souvent aux services d’API sous-jacents. Au final, l’innovation la plus dangereuse n’est peut-être pas l’outil lui-même, mais sa démocratisation.

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600 000 pétaflops, le plus gros supercalculateur japonais ?

600 000 pétaflops, le plus gros supercalculateur japonais ?

11 septembre 2025· 2:21

Le Japon prépare un nouveau géant du calcul. Baptisé FugakuNEXT, ce projet vise une puissance de 600 000 pétaflops en FP8, une mesure taillée pour l’intelligence artificielle. Concrètement, il s’agit de marier deux mondes longtemps séparés : le calcul scientifique classique et les modèles génératifs. Une même machine capable à la fois de simuler des phénomènes physiques complexes et d’exploiter l’IA pour des usages concrets, de la découverte de médicaments à la prévention des catastrophes naturelles.


La référence aux 600 exaflops FP8 peut prêter à confusion. Elle n’équivaut pas aux traditionnels FLOPS en double précision utilisés par les supercalculateurs scientifiques. Mais elle traduit un débit colossal optimisé pour l’IA, où la précision 8 bits est désormais la norme. Selon le centre de recherche RIKEN, FugakuNEXT pourrait offrir un gain d’efficacité jusqu’à 100 fois supérieur à son prédécesseur, tout en restant dans une enveloppe énergétique voisine de 40 mégawatts.


Techniquement, le projet repose sur une architecture hybride. D’un côté, Fujitsu développe de nouveaux processeurs, les Monaka-X, dotés d’unités matricielles et d’extensions SIMD pour accélérer les calculs. De l’autre, NVIDIA fournit ses accélérateurs et son interconnexion NVLink Fusion, qui permettra de relier CPU et GPU et de partager la mémoire à très haute vitesse. Cette approche devrait maximiser la bande passante et réduire les goulets d’étranglement.


Côté logiciel, l’accent est mis sur la précision mixte : l’IA exploitera massivement le FP8 et le FP16 pour accélérer les calculs, mais conservera des étapes critiques en précision plus élevée afin de garantir la fiabilité scientifique. Au-delà de la course aux records, FugakuNEXT s’inscrit dans une stratégie nationale. Le Japon veut démontrer que l’union du calcul intensif et de l’intelligence artificielle peut répondre à des enjeux sociétaux majeurs : mieux anticiper les risques naturels, améliorer la santé, optimiser l’industrie. Avec FugakuNEXT, le supercalcul ne se contente plus de chiffres vertigineux : il devient une promesse d’applications concrètes.

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NVIDIA veut des jeux vidéo 100% générés par IA ?

NVIDIA veut des jeux vidéo 100% générés par IA ?

10 septembre 2025· 2:22

Chez NVIDIA, l’intelligence artificielle n’est plus seulement un outil, c’est un cap stratégique. Le géant des cartes graphiques, mené par Jensen Huang, affiche désormais un objectif ambitieux : parvenir à un rendu 100 % IA dans les jeux vidéo.


Depuis plusieurs années déjà, le deep learning s’est invité dans nos parties. Les joueurs connaissent bien le DLSS, ce Deep Learning Super Sampling qui permet d’améliorer la fluidité et la qualité d’image grâce à l’IA. Dans sa troisième version, il introduisait la « frame generation », intercalant une image générée par IA entre deux images calculées classiquement par le GPU. Avec le DLSS 4, NVIDIA va encore plus loin : ce sont désormais jusqu’à trois images créées par l’intelligence artificielle qui peuvent s’insérer entre deux images « réelles ». Une technologie regroupée sous le terme de Neural Rendering, ou rendu neuronal.


Et ce n’est qu’un début. Lors de la conférence Hot Chips 2025, organisée fin août à l’université de Stanford, NVIDIA a confirmé que son horizon est clair : un futur où chaque image d’un jeu serait intégralement produite par l’intelligence artificielle. Pour atteindre ce but, l’entreprise mise sur sa nouvelle architecture Blackwell et sur la puissance colossale de cartes comme la GeForce RTX 5090. Dotée de 32 Go de mémoire vidéo GDDR7 et d’une bande passante record de 1 792 Go/s, cette carte a été pensée pour supporter la gourmandise du rendu neuronal. Autre élément clé : l’utilisation du format FP4, qui réduit l’empreinte en mémoire et accélère les calculs, un pas indispensable vers cette révolution.


Mais au-delà des performances, NVIDIA met aussi en avant un argument énergétique. Le rendu neuronal, en optimisant les calculs, pourrait réduire la consommation électrique des GPU, un atout majeur pour les ordinateurs portables. Alors, quand verra-t-on des jeux 100 % IA ? Pas tout de suite, reconnaît NVIDIA. Mais l’objectif est clairement affiché : le futur du jeu vidéo passera par l’intelligence artificielle, et la firme de Jensen Huang entend bien rester en tête de cette course.

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Apple lance une IA pour décrire le monde en temps réel ?

Apple lance une IA pour décrire le monde en temps réel ?

9 septembre 2025· 2:01

Apple avance ses pions dans l’intelligence artificielle, mais comme souvent, sans faire de bruit. Plus tôt cette année, la firme a présenté FastVLM, un modèle vision-langage, désormais disponible sur la plateforme Hugging Face. Son principe est simple : analyser une image et la décrire en texte. Autrement dit, l’inverse d’un générateur d’images.

Pour les curieux, plusieurs versions sont proposées. La plus complète compte 7 milliards de paramètres, mais il existe aussi des modèles allégés à 1,5 et 0,5 milliard, ce dernier pouvant même être testé directement depuis son navigateur, sans rien installer. Par défaut, FastVLM décrit en une phrase ce qu’il voit via la webcam, mais il peut aller plus loin : identifier une émotion sur un visage, lire le texte d’une affiche ou reconnaître un objet précis.


Techniquement, FastVLM peut tourner sur différents ordinateurs, mais il a été optimisé pour les processeurs Apple. Résultat : sur un Mac, il est annoncé 85 fois plus rapide que d’autres modèles équivalents. Reste la grande question : pourquoi Apple développe-t-il ce type d’IA ? Les usages potentiels sont multiples. Dans un casque Vision Pro, elle pourrait enrichir l’expérience en réalité mixte. Sur iPhone, elle servirait à scanner le contenu d’un frigo pour proposer des recettes, ou encore à traduire des panneaux à l’étranger. Mais la vraie révolution se joue peut-être ailleurs : combinée à des lunettes intelligentes, cette technologie pourrait transformer le quotidien des personnes malvoyantes, en leur décrivant en temps réel ce qui les entoure. Apple travaillerait déjà sur ses propres lunettes connectées, prévues pour 2026 ou 2027. Avec FastVLM, la marque prépare discrètement le terrain pour une IA capable de voir… et de rendre nos vies un peu plus simples.

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USA : 450 millions de dossiers sensibles en libre accès ?

USA : 450 millions de dossiers sensibles en libre accès ?

8 septembre 2025· 2:21

C’est un nouveau séisme dans la cybersécurité américaine. Une plainte explosive met en cause le DOGE, un organisme controversé composé d’anciens employés d’Elon Musk nommés sous l’administration Trump. Selon le lanceur d’alerte Charles Borges, responsable des données à la Social Security Administration, le DOGE aurait transféré en juin dernier une base de données ultra-sensible vers un serveur cloud non sécurisé.


Son nom : le Numerical Identification System. Cette base renferme les informations personnelles de millions d’Américains : noms, numéros de sécurité sociale, données financières, voire diagnostics de santé. Autrement dit, un trésor pour les cybercriminels. Dans sa plainte, Borges alerte : ces informations pourraient devenir accessibles au public si le DOGE décidait d’ouvrir l’accès à ces serveurs. Il parle d’un risque d’« impact catastrophique », allant jusqu’à devoir réattribuer de nouveaux numéros de sécurité sociale à 450 millions de personnes.


Le contexte juridique complique encore l’affaire. En mars, une ordonnance fédérale avait restreint l’accès du DOGE à ces données. Mais la Cour suprême a levé ce blocage le 6 juin. Quelques jours plus tard, Aram Moghaddassi, directeur informatique du DOGE, validait le transfert malgré l’absence de contrôle indépendant. Il affirmait avoir « accepté tous les risques » au nom de l’efficacité opérationnelle. Un feu vert confirmé par Michel Rousso, autre haut responsable du DOGE. Du côté des autorités, la défense s’organise. Nick Perrine, porte-parole de la SSA, assure que ces données sont stockées « dans des environnements sécurisés », isolés d’internet, et uniquement accessibles à des responsables triés sur le volet. Autrement dit : aucun risque réel de compromission.


Mais la plainte de Charles Borges met en lumière une inquiétude grandissante : la gouvernance des données personnelles aux États-Unis. Depuis janvier, le DOGE a pris le contrôle de plusieurs départements fédéraux et de leurs bases de données. Et déjà, les critiques pleuvent sur ses pratiques en matière de cybersécurité. À la Maison Blanche, on botte en touche : la porte-parole Elizabeth Huston redirige vers la SSA et refuse de dire si l’administration Trump était informée. Mais une chose est sûre : cette affaire rouvre le débat brûlant sur la protection des données des citoyens américains.

 

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Citizen, l’IA de sécurité publique pleine de fake news ?

Citizen, l’IA de sécurité publique pleine de fake news ?

7 septembre 2025· 2:11

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Citizen, cette application américaine censée renforcer la sécurité publique. Son principe est simple : alerter les habitants en temps réel des crimes, accidents ou urgences autour d’eux. Mais derrière cette promesse rassurante, une enquête de 404 Media révèle un tout autre visage : l’intelligence artificielle qui génère ces alertes… se trompe régulièrement, au point de transformer l’outil en source de confusion.


Selon des témoignages internes, l’IA de Citizen diffuse directement les informations captées sur les ondes radio des services d’urgence, sans qu’aucun humain ne vérifie. Résultat : des erreurs en cascade. Des accidents routiers transformés en “accidents avec meurtre”, des victimes inventées comme “un blessé par balle au visage”, des adresses erronées, ou encore des plaques d’immatriculation publiées sans confirmation. Dans certains cas, l’algorithme a même multiplié les alertes pour un seul et même incident, noyant les utilisateurs sous de fausses informations.


Un employé anonyme raconte que « l’IA devenait folle », générant cinq à dix notifications différentes pour un seul fait divers. De quoi semer le doute, voire la panique, au lieu d’apporter de la clarté. Pour 404 Media, on frôle l’auto-sabotage. La polémique s’ajoute à d’autres casseroles. Citizen avait déjà défrayé la chronique en 2021 lors des incendies de Palisades, en mettant à prix la capture d’un homme finalement innocent. Plus récemment, l’entreprise a licencié 13 salariés syndiqués, remplacés par… cette fameuse IA aujourd’hui pointée du doigt. Et le timing est particulièrement mauvais : l’application vient tout juste de nouer un partenariat officiel avec la ville de New York pour lancer le compte NYC Public Safety, censé informer la population en temps réel. Mais avec une IA qui invente des blessés ou transforme un simple accident en scène de crime, difficile d’imaginer que la confiance des utilisateurs sorte indemne. En voulant accélérer et automatiser l’information, Citizen risque d’avoir perdu ce qui comptait le plus : la fiabilité.

 

SOURCE : https://www.404media.co/citizen-is-using-ai-to-generate-crime-alerts-with-no-human-review-its-making-a-lot-of-mistakes/

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Utiliser Youtube sans compte et avec ses fonctionnalités  ? Une extension le permet !

Utiliser Youtube sans compte et avec ses fonctionnalités ? Une extension le permet !

4 septembre 2025· 2:00

Tous les héros ne portent pas de cape, dit l’adage. Celui-ci s’appelle AbhishekY495, développeur indépendant, et son arme n’est pas un superpouvoir mais une extension baptisée LocalTube Manager. L’annonce est tombée sur Reddit : son outil devient désormais gratuit et open source. Une petite révolution pour tous ceux qui cherchent à “dégooglifier” leur vie numérique.


Jusqu’ici, LocalTube Manager était accessible via l’achat d’une licence. Mais le développeur a tranché : la phase de paiement était trop compliquée, alors autant simplifier… et basculer dans la gratuité. Le principe est clair : permettre d’utiliser les fonctions essentielles de YouTube sans passer par un compte Google. On peut ainsi liker des vidéos, s’abonner à des chaînes, créer ou sauvegarder des playlists… et tout est stocké en local, dans le navigateur, sans qu’aucune donnée ne remonte aux serveurs de Mountain View.


L’extension propose aussi l’import et l’export des données, pratique pour conserver ses playlists d’un ordinateur à l’autre. Seule limite : impossible pour l’instant de récupérer directement les données d’un compte Google ou d’applis tierces comme Newpipe. Une piste que le créateur promet d’explorer. À noter également : LocalTube Manager ne bloque pas les publicités. Mais il reste une alternative efficace pour profiter de YouTube tout en réduisant sa dépendance au géant américain.

Installer l’outil est un jeu d’enfant : il suffit de passer par le site officiel, le dépôt GitHub ou encore les boutiques d’extensions Chrome et Firefox, y compris sur Android. Une fois activé, un tableau de bord centralise vidéos aimées, abonnements et playlists dans une interface claire. L’expérience YouTube reste familière, mais sans recommandations intrusives, sans notifications, et surtout sans collecte massive de données. Une petite extension, certes, mais un grand pas pour la liberté numérique des internautes.

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Ecosia veut récupérer Google Chrome gratuitement ?

Ecosia veut récupérer Google Chrome gratuitement ?

3 septembre 2025· 2:01

Dans le feuilleton judiciaire qui oppose Google à la justice américaine, un nouvel épisode attire l’attention. Alors que le procès antitrust pourrait obliger le géant à se séparer de son navigateur Chrome, les propositions affluent. Après l’offre spectaculaire de Perplexity, chiffrée à 34,5 milliards de dollars, c’est un acteur bien plus modeste qui entre en scène : Ecosia, le moteur de recherche allemand à but non lucratif.


Mais contrairement aux mastodontes de la tech, Ecosia ne met pas d’argent sur la table. Son patron, Christian Kroll, propose tout simplement de “garder” Chrome pendant dix ans. Gratuitement. Une manière, dit-il, d’éviter de reproduire l’abus de position dominante qui a déclenché toute cette affaire.

L’idée peut surprendre, car Chrome est une véritable machine à cash. Selon Ecosia, il pourrait générer plus de mille milliards de dollars dans les années à venir. Plutôt que de s’approprier cette manne, l’entreprise verte réclame 60 % des revenus issus des utilisateurs du navigateur… mais promet de les investir dans des projets climatiques, à l’image de sa mission historique : planter des arbres. Google conserverait pour sa part 40 % des revenus, ainsi que la propriété intellectuelle et la possibilité de maintenir son moteur de recherche par défaut.


Au bout des dix ans, Chrome pourrait passer sous la houlette d’un autre acteur. Face à une enchère potentiellement colossale, l’offre d’Ecosia ressemble à un geste militant, presque provocateur. Mais elle met le doigt sur l’enjeu central du procès : qui doit contrôler le navigateur le plus utilisé au monde ? Une méga-entreprise de la tech… ou une structure plus modeste, qui promet de rendre à la planète ce que Chrome rapporte aux internautes ?

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L’iSIM succède déjà à l’eSIM avant même d’être généralisé ?

L’iSIM succède déjà à l’eSIM avant même d’être généralisé ?

2 septembre 2025· 2:33

Alors qu’Apple s’apprête à généraliser l’eSIM en Europe avec son prochain iPhone, une autre technologie pourrait bien bousculer encore davantage nos téléphones : l’iSIM. Plus discrète, plus intégrée, elle promet tout simplement de faire disparaître la carte SIM telle qu’on la connaît. Mais attention, ne la confondez pas avec l’eSIM.

Avec l’eSIM, la carte reste une petite puce soudée sur la carte mère du smartphone. L’iSIM, elle, va beaucoup plus loin. Elle s’intègre directement au cœur du processeur, dans le SoC, ce “System on Chip” qui regroupe déjà le CPU pour les applis, le GPU pour les images, le NPU pour l’intelligence artificielle… et demain, peut-être, votre forfait mobile. En clair, la carte SIM devient une simple zone sécurisée dans la puce principale.


Et ce n’est pas de la science-fiction. Dès 2023, Thales, Qualcomm et Vodafone ont présenté des prototypes fonctionnels, et la GSMA – l’organisme qui définit les standards mobiles – a commencé à délivrer ses premières certifications de sécurité. Les objets connectés ouvrent déjà la voie : montres, capteurs, appareils miniaturisés… pour eux, chaque millimètre carré gagné compte. Plus d’espace pour la batterie, plus de place pour de nouvelles fonctions, sans changer la taille des appareils. L’iSIM présente aussi un intérêt majeur côté sécurité. En étant intégrée au cœur du processeur, elle bénéficie des protections matérielles les plus avancées, rendant le piratage ou le clonage quasi impossibles sans accès direct au silicium. Et sur le plan industriel, la suppression du tiroir SIM, des connecteurs et même de la puce eSIM réduit les coûts de fabrication.


Mais attention, tout n’est pas si simple. Pour les opérateurs, l’iSIM impose de moderniser leurs systèmes de gestion. L’activation et la gestion des profils se font avec les mêmes protocoles que l’eSIM, mais les diagnostics techniques deviennent plus complexes en cas de problème. Reste une certitude : après avoir enterré la carte SIM physique, l’iSIM pourrait bien redessiner le futur du smartphone. Et cette fois, ce n’est plus qu’une question d’années.

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Vous n’aimez pas écouter de la musique ? La science a une réponse.

Vous n’aimez pas écouter de la musique ? La science a une réponse.

1 septembre 2025· 2:09

Pour la plupart d’entre nous, la musique est un refuge, un plaisir immédiat, un déclencheur d’émotions. Mais pour une minorité de personnes, écouter un morceau, même un classique universellement apprécié, ne provoque… rien. Ce phénomène porte un nom : l’anhédonie musicale.


Des chercheurs de l’Université de Barcelone viennent de publier une étude qui éclaire ce trouble étonnant. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas d’un problème d’audition ni d’un cerveau incapable d’éprouver du plaisir. L’explication se trouve ailleurs : une faible connectivité entre les zones auditives et le circuit de la récompense. En clair, le cerveau entend la musique, mais le message ne déclenche pas la réaction de plaisir.


Le neurologue Josep Marco-Pallarés, co-auteur de l’étude avec Ernest Mas-Herrero et Robert J. Zatorre, souligne que ces personnes réagissent parfaitement à d’autres formes de gratification. Un gain d’argent, par exemple, active normalement leur système de récompense. C’est donc bien une indifférence sélective, et non une incapacité globale à ressentir des émotions positives. Les images cérébrales confirment ce constat. Chez les mélomanes, le noyau accumbens — véritable centre du plaisir — s’illumine à l’écoute d’une musique agréable. Chez les personnes atteintes d’anhédonie musicale, cette activation reste limitée, tandis que leur réponse à d’autres stimuli gratifiants demeure normale.


Pour mieux identifier ces profils, les chercheurs ont mis au point un outil inédit : le Barcelona Music Reward Questionnaire. Ce test explore cinq dimensions de notre rapport à la musique : l’émotion, la régulation de l’humeur, la sociabilité, l’envie de bouger et la recherche de nouveauté. Résultat : les individus insensibles à la musique affichent des scores très faibles sur toute la ligne. Si les causes exactes du phénomène restent encore floues, l’étude avance plusieurs pistes : facteurs génétiques, environnementaux, ou même conséquences de certains traumatismes cérébraux. En tout cas, elle ouvre une nouvelle fenêtre sur la complexité du cerveau humain et sur la manière singulière dont chacun de nous vit la musique.

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Elon Musk prépare le retour du réseau social Vine ?

Elon Musk prépare le retour du réseau social Vine ?

31 août 2025· 2:17

C’était l’un des réseaux sociaux les plus marquants des années 2010. Vine, avec ses vidéos de six secondes, avait su séduire des millions d’utilisateurs avant de disparaître en 2017, après son rachat par Twitter. Huit ans plus tard, l’application culte pourrait renaître… sous l’impulsion d’Elon Musk. Le patron de X – ex-Twitter – a annoncé son intention de ressusciter Vine, mais dans une version inédite intégrant l’intelligence artificielle. Peu de détails pour l’instant, mais l’annonce suffit déjà à susciter l’enthousiasme et la curiosité. Car au-delà de la nostalgie, ce projet pourrait bien transformer notre façon de consommer la vidéo courte.


À son apogée, Vine avait réuni plus de 200 millions d’utilisateurs dans le monde grâce à un concept aussi simple qu’efficace : six secondes pour captiver. Une formule qui a marqué toute une génération et influencé durablement les formats de TikTok, Instagram Reels ou encore YouTube Shorts. Aujourd’hui, Elon Musk veut miser sur ce format bref, parfaitement adapté à l’ère numérique actuelle où l’attention se mesure en secondes. L’innovation viendrait cette fois de l’IA. Le laboratoire xAI, créé par Musk, pourrait développer des outils capables de générer automatiquement des vidéos personnalisées. Une manière de combiner créativité et technologie de pointe. L’idée : permettre à chacun de produire facilement des contenus dynamiques, sans perdre l’esprit original du format court.


D’ailleurs, ce type de contenu coïncide avec les limites actuelles de la vidéo générée par intelligence artificielle, souvent restreinte à quelques secondes. Google a récemment dévoilé une fonctionnalité similaire avec des mini-clips créés à partir de photos. De quoi renforcer la pertinence de ce format express, pensé pour être viral et facilement partageable. Mais de nombreuses questions restent ouvertes : quelles seront les fonctionnalités exactes ? Comment l’IA changera-t-elle l’expérience utilisateur ? Vine peut-il réellement trouver sa place dans un paysage déjà saturé par TikTok et consorts ? Une chose est sûre : si le projet aboutit, il pourrait redonner vie à une légende du web et séduire à la fois les nostalgiques et une nouvelle génération d’utilisateurs. Le pari est audacieux. Reste à voir si Elon Musk réussira à rallumer la flamme Vine.

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L’IA de Google reconstitue un texte romain disparu ?

L’IA de Google reconstitue un texte romain disparu ?

21 août 2025· 1:54

L’Empire romain nous a légué des milliers d’inscriptions, précieuses pour comprendre son histoire. Mais beaucoup sont arrivées jusqu’à nous abîmées par le temps : lettres effacées, fragments manquants, supports brisés. Un casse-tête permanent pour les historiens, d’autant que chaque année, pas moins de 1 500 nouvelles inscriptions latines sont mises au jour. Pour leur venir en aide, Google et l’université de Nottingham ont mis au point Aeneas, une intelligence artificielle spécialement conçue pour reconstituer ces textes. Dans la revue Nature, les chercheurs détaillent ses capacités : identifier l’origine d’une inscription, retrouver des parallèles dans d’autres corpus, et surtout compléter les parties manquantes.


Concrètement, Aeneas s’appuie sur les ressemblances visuelles et linguistiques avec plus de 176 000 inscriptions latines issues de grandes bases de données comme EDR ou EDH. De quoi lui permettre de proposer des reconstructions plausibles. Sa précision atteint 73 % lorsque la lacune ne dépasse pas dix caractères, et reste à 58 % quand la longueur du texte manquant est inconnue. Pas infaillible donc, mais déjà un gain de temps considérable pour les chercheurs, qui conservent la main et peuvent vérifier étape par étape le raisonnement de l’IA.


Et Aeneas a un atout supplémentaire : sa capacité à repérer des détails passés inaperçus pour l’œil humain, ouvrant parfois de nouvelles pistes d’interprétation. L’outil pourrait aussi s’adapter à d’autres langues anciennes, à des papyrus ou même à des pièces de monnaie. D’ailleurs, Google l’a déjà intégré à Ithaca, son IA dédiée au grec. Bonne nouvelle : Aeneas est disponible gratuitement, en open source, avec son code et ses données accessibles sur GitHub. Une manière d’élargir encore le champ des possibles… et de donner une seconde vie aux voix éteintes de Rome.

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OpenAI : les modèles open-source sont-ils réellement « ouverts » ?

OpenAI : les modèles open-source sont-ils réellement « ouverts » ?

20 août 2025· 2:05

C’est un petit virage, mais qui pourrait avoir de grandes conséquences. Depuis sa création en 2019, OpenAI, la société de Sam Altman, n’avait mis à disposition que des modèles fermés, jalousement protégés. Un choix souvent critiqué, au regard même du nom de l’entreprise, accusée de verrouiller l’innovation au profit d’un seul acteur.


Mais voilà qu’OpenAI desserre légèrement l’étau avec deux nouveaux modèles : gpt-oss-20b et gpt-oss-120b. Ils sont dits open weight, c’est-à-dire que leurs poids – ces milliards de paramètres qui façonnent l’intelligence du modèle – sont accessibles à tous, sous licence Apache 2.0, l’une des plus permissives qui soient. En clair, chacun peut les télécharger, les exécuter, les modifier, voire les intégrer dans des produits commerciaux. Le premier tourne sur un simple Mac doté de 16 Go de RAM, le second exige tout de même une carte NVIDIA haut de gamme de 80 Go. Attention cependant : on est loin d’un vrai open source. Si les poids sont disponibles, l’architecture complète, les données d’entraînement et les techniques d’optimisation restent confidentielles. Autrement dit, OpenAI ouvre la porte… mais garde la clé. Un compromis assumé, qui permet à l’entreprise de participer à l’écosystème ouvert sans trop risquer de fuite de propriété intellectuelle.


Pourquoi ce mouvement ? Parce que la concurrence s’organise, notamment en Chine. Des modèles comme DeepSeek ou Qwen d’Alibaba progressent à grande vitesse, avec des performances redoutables en raisonnement ou en programmation, et surtout à moindre coût. OpenAI entend donc réaffirmer son rôle d’acteur stratégique « made in USA », à un moment où l’intelligence artificielle devient aussi un terrain d’affrontement géopolitique. Côté performances, la firme assure que ses modèles ouverts tiennent la comparaison avec ses propres technologies internes de petite taille, comme o3-mini et o4-mini. Mais elle se garde bien de toute confrontation directe avec DeepSeek. Un signe que la bataille de l’IA ouverte ne fait que commencer.

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Un agent IA débarque sur Linux ?

Un agent IA débarque sur Linux ?

19 août 2025· 2:03

Un nouvel acteur vient de faire son entrée dans l’univers des assistants intelligents, et il s’adresse directement aux passionnés de Linux. Newelle, c’est son nom, vient de sortir en version 1.0. Basé sur GNOME, l’environnement de bureau phare du monde libre, il se distingue par une intégration native et transparente, avec une interface GTK qui lui donne l’allure d’un outil pensé dès le départ pour l’écosystème Linux.


L’assistant ne se contente pas de répondre à des questions : il propose une véritable boîte à outils intelligente. On y retrouve un gestionnaire de fichiers intégré, capable d’accompagner l’utilisateur dans ses tâches grâce à l’IA, un gestionnaire de profils permettant de basculer d’une configuration à une autre, ainsi qu’une mémoire à long terme, qui permet de se souvenir des échanges passés pour personnaliser les interactions.


Côté fonctionnalités avancées, Newelle mise sur la flexibilité : choix des modèles d’IA, qu’ils soient locaux ou hébergés dans le cloud, extensions personnalisées pour enrichir l’expérience, et même la possibilité de discuter avec ses propres documents ou d’extraire directement des informations de sites web. Le logiciel prend en charge le Markdown, le LaTeX, mais aussi la reconnaissance vocale et la synthèse vocale, permettant une utilisation totalement mains libres. Plus surprenant encore : il peut exécuter des commandes dans le terminal suggérées par l’IA, une fonction qui séduira sans doute les utilisateurs avancés.


Disponible dès maintenant via GitHub ou Flathub, Newelle reste fidèle à la philosophie du libre : son installation est entièrement optionnelle et manuelle. Un contraste marqué avec Microsoft, qui intègre désormais ses assistants de manière quasi imposée à Windows. Avec ce lancement, Newelle s’impose comme une alternative sérieuse et respectueuse pour ceux qui veulent profiter de l’intelligence artificielle tout en gardant le contrôle de leur environnement. Reste à voir si la communauté Linux saura s’emparer de ce nouvel outil et l’enrichir, comme elle sait si bien le faire.

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X.com : bientôt des pubs dans les conversations avec Grok ?

X.com : bientôt des pubs dans les conversations avec Grok ?

18 août 2025· 1:58

Développer une intelligence artificielle, ça coûte une petite fortune. Et même si, à long terme, ces technologies promettent d’énormes bénéfices, leur mise au point nécessite des investissements colossaux. C’est dans ce contexte qu’Elon Musk, patron de la société xAI, à l’origine du chatbot Grok, cherche de nouvelles sources de financement. Et comme souvent dans le monde numérique… cela passe par la publicité.


La question est donc posée : faudra-t-il bientôt s’habituer à voir des annonces s’inviter directement dans nos conversations avec une IA ? Le Financial Times rapporte en tout cas un échange public tenu le 6 août sur le réseau X entre Musk et plusieurs annonceurs, au cours duquel l’idée a été sérieusement évoquée. « Jusqu’à présent, nous nous sommes concentrés uniquement sur la création de Grok, l’IA la plus intelligente et la plus précise au monde. Nous allons désormais réfléchir au financement de ces GPU coûteux », a déclaré l’homme d’affaires. Et il ne s’agirait pas de publicités classiques, mais d’un ciblage redoutablement précis. Musk imagine en effet que lorsqu’un utilisateur pose une question à Grok pour résoudre un problème, l’IA puisse lui suggérer en même temps une solution commerciale, parfaitement adaptée à sa demande.


Une stratégie qui séduit déjà de nombreux annonceurs. Toujours selon le Financial Times, les marques réclament depuis plusieurs mois la possibilité d’intégrer leurs messages au cœur des conversations avec des chatbots. De quoi ouvrir un nouveau marché publicitaire colossal. Mais tout le monde n’est pas sur la même ligne. Si Musk et xAI semblent prêts à franchir le pas, d’autres acteurs, comme OpenAI, écartent pour l’instant cette perspective, jugeant que l’expérience utilisateur pourrait en pâtir. Alors, simple évolution du modèle économique ou dérive intrusive ? La question est lancée : accepteriez-vous de voir des pubs s’afficher au beau milieu de vos échanges avec une intelligence artificielle ?

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L’Italie s’envole pour Mars ?

L’Italie s’envole pour Mars ?

17 août 2025· 2:22

L’Italie n’a jamais caché ses ambitions spatiales. Déjà principal contributeur de la mission européenne ExoMars, qui doit envoyer en 2028 le rover Rosalind Franklin à la recherche de traces de vie passée, Rome franchit aujourd’hui une étape supplémentaire. Plutôt que d’attendre les aléas des grands programmes internationaux, le pays choisit de s’associer directement à un acteur privé : SpaceX.


« L’Italie va aller vers Mars ! », s’est enthousiasmé Teodoro Valente, président de l’agence spatiale italienne, sur X.com. L’accord, officialisé le 7 août, prévoit que plusieurs charges utiles soient transportées par la fusée Starship d’Elon Musk jusqu’à la planète rouge. Parmi elles : une expérience sur la croissance des plantes, un capteur de rayonnement et une station de surveillance météorologique. Des instruments qui permettront de recueillir des données non seulement à la surface de Mars, mais aussi durant les six mois de voyage interplanétaire. Pour Valente, il s’agit d’un « partenariat inédit », symbole de la volonté italienne de « jouer un rôle de premier plan dans l’exploration spatiale ». Et il faut le rappeler : seuls deux pays ont, jusqu’ici, réussi à se poser sur Mars — les États-Unis avec trois rovers, et la Chine avec un.


Côté SpaceX, la satisfaction est tout aussi palpable. « Nous allons sur Mars ! », a lancé Gwynne Shotwell, présidente de l’entreprise américaine, en mettant en avant une nouvelle offre : un service de transport vers Mars. Mais entre l’annonce et la réalisation, le chemin reste long. Car si le Starship est annoncé comme l’outil clé de cette conquête, il n’a pour l’instant jamais atteint l’orbite. Ses essais récents se sont soldés par de spectaculaires explosions, obligeant Elon Musk à repousser ses ambitions.

Dans un message publié le 6 août, le milliardaire a fixé un nouveau cap : 2028 pour un vol non habité, et sans doute au-delà de 2030 pour un premier trajet avec équipage. Bien loin de ses promesses initiales d’une colonie martienne dès… 2024. Reste que pour l’Italie, cette alliance est un signal fort : celui d’une nation européenne décidée à ne pas rester spectatrice de la course vers Mars.

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Dans quelles sources de données viennent piocher les IA ?

Dans quelles sources de données viennent piocher les IA ?

14 août 2025· 2:08

Si ChatGPT, Gemini ou encore Grok progressent aussi vite, c’est en grande partie grâce à un ingrédient-clé : les données massives disponibles sur Internet. Et désormais, on sait un peu mieux d’où elles proviennent. Une infographie publiée par Statista a analysé les réponses fournies par ChatGPT, Perplexity, AI Overviews et le mode IA de Google pour déterminer quelles sources ces intelligences artificielles exploitent le plus.


En tête du classement, surprise : Reddit apparaît dans 40 % des réponses, loin devant Wikipedia (26,3 %), YouTube (23,5 %) et même Google (23,3 %). Autrement dit, le savoir collectif et les discussions informelles des internautes sont au cœur de l’entraînement des IA. Des plateformes comme Yelp, Tripadvisor ou Facebook fournissent aussi des données précieuses… et gratuites. C’est là que le débat s’ouvre : combien de temps encore ces trésors de contenu généré par les utilisateurs resteront-ils exploitables librement ? Déjà, les ayants droit peinent à faire respecter leur propriété intellectuelle. Et pour le contenu du domaine public, la récolte continue, sans que ses auteurs touchent quoi que ce soit.


Exemple parlant : depuis juin, Meta utilise vos données personnelles pour entraîner son IA, Meta AI, sauf si vous vous y êtes formellement opposé. Tout ce que vous publiez ou commentez sur Facebook, Instagram, WhatsApp ou Messenger entre dans ses bases d’apprentissage. Pour l’instant, Meta AI est optimisée pour le public américain, mais la firme veut adapter son outil aux usages et à la culture européenne. En clair, vos interactions en ligne pourraient bientôt façonner un modèle pensé pour mieux répondre… à vous. Derrière la magie des réponses fluides et “intelligentes” des IA, il y a donc un constat simple : elles se construisent sur nos traces numériques, offertes souvent sans que nous en mesurions vraiment la valeur.

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Clap de fin pour le supercalculateur Dojo de Tesla ?

Clap de fin pour le supercalculateur Dojo de Tesla ?

13 août 2025· 2:21

En 2019, Dojo s’annonçait comme l’un des projets les plus ambitieux de Tesla : un supercalculateur maison capable de traiter les flux vidéo envoyés par sa flotte de véhicules pour perfectionner conduite autonome et robotique. Au cœur du système, la puce D1, conçue en interne, devait libérer Tesla de ses fournisseurs traditionnels. Mais les retards techniques se sont accumulés, et les départs en série ont eu raison de l’initiative. Plusieurs cadres clés ont quitté le navire pour fonder DensityAI, une start-up développant des solutions similaires. En 2025, Peter Bannon, dernier chef du programme, les rejoint avec une vingtaine d’ingénieurs. Elon Musk confirme alors l’abandon de Dojo : Tesla se concentre désormais sur deux nouvelles puces, AI5 et AI6, produites avec TSMC et Samsung.


L’histoire avait pourtant commencé avec de grandes ambitions : chaque puce D1 contenait 354 cœurs cadencés à 2 GHz, vingt-cinq d’entre elles formant un bloc de calcul de 9 pétaflops. L’objectif final ? Plus de 100 exaflops de puissance, grâce à 3 000 blocs assemblés. Un lancement prévu en 2024, déjà doté d’un investissement dépassant le milliard de dollars. Mais au fil des ans, les départs se sont multipliés : Jim Keller en 2018, Ganesh Venkataramanan en 2023, Milan Kovac, David Lau… et même Omead Afshar, proche collaborateur de Musk. Trop de pertes pour maintenir le projet à flot.


Aujourd’hui, Tesla revoit sa stratégie : l’AI5 reste fabriquée par TSMC, l’AI6 sera produite par Samsung au Texas dans le cadre d’un contrat de 16,5 milliards de dollars jusqu’en 2033. Ces nouvelles puces, conçues pour l’inférence mais capables d’entraînement, équiperont les futures plateformes de robotaxis et systèmes robotiques. Pour les calculs les plus lourds, Tesla continuera à s’appuyer sur Nvidia et AMD. Un recentrage industriel et stratégique, qui promet des délais plus courts et une intégration rapide. Mais un contraste saisissant avec l’enthousiasme de septembre 2023, lorsque Morgan Stanley estimait que Dojo pourrait ajouter 500 milliards à la capitalisation de Tesla… Un rêve aujourd’hui rangé au placard.

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Les JO des robots humanoïdes organisés en Chine ?

Les JO des robots humanoïdes organisés en Chine ?

12 août 2025· 2:08

Après avoir couru un semi-marathon ou disputé un match de foot, les robots passent à l’étape supérieure. La semaine prochaine, Shanghai va accueillir la toute première édition des World Humanoid Robot Games. Un événement inédit qui rassemblera plus de 500 robots issus de 127 entreprises, venus se mesurer dans une série d’épreuves sportives et artistiques. Au programme : football, basketball, tennis de table, combat libre… mais aussi danse en groupe et démonstrations techniques simulant des situations réelles. L’objectif ? Évaluer la mobilité, la réactivité et la coordination de ces machines, tout en offrant un spectacle digne des compétitions humaines.


La télévision publique chinoise a déjà donné un aperçu : des robots dribblant un ballon, esquivant des coups sur un ring ou exécutant des gestes précis inspirés de sportifs professionnels. Les compétitions se dérouleront dans plusieurs enceintes de la ville, spécialement aménagées pour accueillir les épreuves et des zones d’exposition. Les participants viennent de tous horizons : start-up, géants de la tech, universités et laboratoires de recherche. Mais derrière le show, il y a un enjeu économique majeur. L’industrie chinoise des humanoïdes est en pleine accélération, portée par des investisseurs de poids comme Tencent ou Alibaba. Certaines entreprises se préparent déjà à entrer en bourse, profitant d’un atout clé : une production locale intégrée, capable de fournir à la fois les composants mécaniques et électroniques. Résultat : des coûts plus bas et des prix agressifs.


Exemple marquant : Unitree a récemment lancé un humanoïde à environ 6 000 dollars. Un tarif qui ouvre le marché à des secteurs jusque-là exclus de ce type de technologie. L’objectif des fabricants est clair : rendre ces robots polyvalents, capables de passer de tâches simples à des missions plus complexes. Les Jeux de Shanghai serviront ainsi de vitrine mondiale, montrant non seulement la prouesse technologique, mais aussi le potentiel commercial de ces machines… qui n’ont pas fini de nous courir après.

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