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1394 épisodes · page 10 sur 47

Léon XIV a choisi son nom grâce à l’IA ?
Depuis la déferlante provoquée par ChatGPT fin 2022, l’intelligence artificielle s’impose comme une technologie de rupture, susceptible de transformer en profondeur notre société. Une mutation si profonde qu'elle résonne jusque sous les voûtes du Vatican. Le tout nouveau pape en est convaincu, au point d’avoir choisi un nom lourd de sens : Léon XIV.
Un clin d’œil assumé à Léon XIII, pape à la fin du XIXe siècle, connu pour son engagement face aux bouleversements de son temps. Dans un discours prononcé devant le collège des cardinaux, le nouveau souverain pontife a déclaré :
« J’ai choisi le nom de Léon XIV notamment en hommage au pape Léon XIII. Dans son encyclique Rerum Novarum, il a abordé la question sociale dans le contexte de la première révolution industrielle. Aujourd’hui, l’Église doit répondre à une nouvelle révolution — celle de l’intelligence artificielle — en défendant la dignité humaine, la justice et le travail. »
Parue en 1891, Rerum Novarum — littéralement « Des choses nouvelles » — avait marqué un tournant dans la position de l’Église. Léon XIII y posait les fondations de la doctrine sociale catholique, dénonçant la misère ouvrière et les excès du capitalisme, tout en prenant ses distances avec le socialisme. Une tentative d’équilibre face aux dérives d’un monde en transformation. Avec cette référence historique, Léon XIV, âgé de 69 ans, entend inscrire son pontificat dans la continuité de cette tradition d’engagement. À ses yeux, l’IA représente une nouvelle forme de révolution industrielle, porteuse de promesses mais aussi de risques majeurs pour la condition humaine. Le Vatican ne découvre pas le sujet : le pape François avait déjà alerté sur les dangers de la désinformation générée par les IA, parlant de « récits faux, crus et diffusés comme s’ils étaient vrais ». Un nouveau chapitre s’ouvre donc pour l’Église, appelée à se positionner face à cette technologie en pleine expansion.
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Un abonnement à vie pour ChatGPT ?
L’intelligence artificielle la plus célèbre du moment, ChatGPT, fait face à une équation économique de plus en plus complexe. Depuis son lancement, les coûts d’infrastructure colossaux pèsent lourd sur la balance. Déjà en février 2023, OpenAI lançait un premier abonnement payant à 20 dollars par mois, baptisé ChatGPT Plus, pour soulager ses finances. Mais cela ne suffira pas. Avec près de 5 milliards de dollars de dépenses prévues en 2024, pour des revenus estimés à 3,7 milliards, l’entreprise envisage désormais d’augmenter progressivement le tarif de l’abonnement, qui pourrait atteindre 44 dollars hors taxes d’ici cinq ans – soit environ 50 dollars TTC.
Face à ce déséquilibre budgétaire, une nouvelle formule radicale serait à l’étude : l’abonnement à vie. L’objectif ? Générer rapidement des liquidités importantes, en complément de l’offre actuelle, qui comprend un accès gratuit limité, le plan Plus à 20 dollars, et un abonnement Pro haut de gamme à 200 dollars par mois. Une formule hebdomadaire pourrait aussi séduire les curieux ou les utilisateurs ponctuels. Mais l’abonnement à vie pose question. Pour OpenAI, cela signifie un engagement à long terme sur un service dont les coûts sont appelés à fluctuer, notamment pour les modèles les plus puissants comme le modèle o1. Côté utilisateurs, investir dans un outil technologique dont l’écosystème évolue à grande vitesse peut sembler risqué. D’autant que la concurrence s’organise : certains acteurs comme DeepSeek cassent déjà les prix, avec une API à 0,14 dollar pour un million de jetons, contre 7,50 dollars chez OpenAI. Un signal que la bataille de l’IA ne fait que commencer.
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Google va abandonner son activité pub ?
C’est une onde de choc dans le monde du numérique : Google est officiellement reconnue coupable d’abus de position dominante dans le secteur de la publicité en ligne. Pendant plus de dix ans, le géant de Mountain View aurait manipulé l’écosystème publicitaire à son avantage, au détriment de la concurrence.
Le Département de la Justice américain ne compte pas en rester là. Le 6 mai, il a proposé une sanction radicale : le démantèlement partiel de l’activité publicitaire de Google, avec la vente de deux de ses outils clés – AdX et DFP. Le premier est une place de marché où les espaces publicitaires sont achetés et vendus aux enchères en temps réel. Le second, un gestionnaire qui aide les éditeurs à organiser la diffusion de leurs publicités sur sites, applis ou vidéos.
Problème : ces deux plateformes sont au cœur du modèle économique de Google, qui a généré près de 273 milliards de dollars en revenus publicitaires en 2024. En contrôlant toute la chaîne – de l’éditeur à l’annonceur – Google verrouille le marché et s’offre un avantage considérable. Et ce n’est pas tout : ces outils alimentent aussi sa collecte de données, optimisant son ciblage publicitaire. Google conteste fermement ces recommandations, les jugeant injustifiées et nuisibles pour les éditeurs comme pour les annonceurs. Elle propose des mesures alternatives, moins contraignantes. Mais cette affaire n’est pas isolée : dans un autre procès, le DoJ exige aussi la vente de Chrome, son célèbre navigateur. Une demande restée lettre morte depuis un an. Face à ces tensions, la question reste ouverte : les États-Unis vont-ils vraiment oser démanteler une partie du colosse Google ?
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CompactGUI, l'outil magique pour gagner de la place partout ?
Dans le grand chantier de l’optimisation de l’espace disque, un outil discret mais redoutablement efficace refait surface : CompactGUI. Ce petit logiciel open source n’est ni une nouveauté technologique, ni un produit signé Microsoft, mais il exploite une fonction bien réelle et méconnue de Windows : la commande compact.exe, présente depuis Windows 10. Son but ? Compresser les fichiers sans altérer leur fonctionnement, pour gagner de la place sans compromis.
Contrairement aux archives classiques, ici, pas besoin de décompression manuelle. Les fichiers restent utilisables à tout moment : c’est Windows qui s’occupe de tout, en les décompressant automatiquement en mémoire. CompactGUI ne fait qu’ajouter une interface graphique simple et conviviale à cette fonction système. Oubliez donc la ligne de commande : quelques clics suffisent pour cibler un dossier, choisir un algorithme de compression et lancer l’opération. Et les résultats peuvent surprendre : Photoshop passe de 1,7 Go à moins de 900 Mo, le jeu ARK: Survival Evolved fond de 169 à 91 Go. Des gains impressionnants, même sur des machines modestes. Car, bonne nouvelle, l’impact sur les performances reste négligeable, y compris sur des PC anciens.
Attention cependant : tous les fichiers ne sont pas égaux face à la compression. CompactGUI excelle sur des formats simples ou peu optimisés, comme les textures, sons ou fichiers de configuration d’anciens jeux. D’où son efficacité sur des titres comme Dota 2 ou Left 4 Dead 2. À l’inverse, les jeux récents déjà bien compressés, comme Cyberpunk 2077, ne verront que quelques gigaoctets s’envoler. Il y a aussi des exceptions à connaître : les jeux utilisant DirectStorage — une technologie qui transfère les données directement du SSD à la carte graphique — ne doivent pas être compressés. CompactGUI, qui s’appuie sur le processeur pour décompresser, devient ici contre-productif, voire problématique.
Mais en dehors de ces cas précis, l’outil se révèle pratique et réversible. Vous pouvez annuler la compression à tout moment, et même activer un mode de surveillance automatique, qui recompresse les fichiers après mise à jour. CompactGUI ne transformera pas votre SSD de 512 Go en téraoctet magique, mais c’est une solution d’appoint idéale, surtout sur les PC portables ou les consoles Windows comme la ROG Ally. Il séduira aussi les créateurs et bidouilleurs qui jonglent avec des fichiers lourds. Un outil intelligent, sans risque, et gratuit, qui mérite de figurer dans la boîte à outils de ceux qui cherchent à faire de la place... sans tout désinstaller.
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200 start-ups pour surpasser SpaceX en France ?
L’espace n’est plus l’apanage des agences d’État. En France, une nouvelle génération de start-up secoue le secteur, dopée par l’élan du « New Space ». Près de 200 jeunes pousses et quelque 3 000 salariés irriguent désormais le tissu spatial national, plaçant la France en tête de la course européenne, comme le souligne Jean-Marc Astorg, directeur de la stratégie au CNES. Mais face au rouleau compresseur américain SpaceX, qui vient d’obtenir le droit de fonder sa propre ville au Texas, l’Europe doit encore affronter un ciel semé d’obstacles.
À Bordeaux, HyPrSpace développe des moteurs-fusées hybrides. « Sans le New Space, on serait tous chez SpaceX ! » lâche, franc, son directeur de la stratégie Sylvain Bataillard. Une vision partagée par une génération audacieuse, à l’image de Stanislas Maximin, 25 ans, qui pilote la start-up Latitude et son mini-lanceur Zephyr, avec 50 tirs annuels prévus. MaiaSpace, spin-off d’ArianeGroup, incarne cette hybridation entre tradition et disruption. Son patron, Yohann Leroy, assume une approche agile et décomplexée : « On n’est pas obligé de réussir du premier coup. » Cette constellation française couvre tout le territoire : Unseenlabs à Rennes traque les navires depuis l’orbite ; Spartan Space à Marseille imagine nos habitats lunaires ; Miratlas, près d’Aix, étudie la transparence du ciel pour les communications optiques. Un dynamisme nourri par les transferts de technologies issus du CNES, mais freiné par un obstacle majeur : le financement.
Malgré un investissement privé en hausse — entre 500 et 700 millions d’euros depuis 2021 — on reste loin des 73 milliards de dollars injectés chaque année par les États-Unis. Le fondateur de Look Up Space, Michel Friedling, rappelle la difficulté pour ces entreprises de traverser la fameuse « vallée de la mort », quand les fonds s’amenuisent entre deux levées. Et puis, au-delà de l’économie, l’espace est aussi un enjeu géopolitique et de souveraineté. Starlink en Ukraine l’a bien montré. Pour Adel Haddoud, d’Infinite Orbits, « les orbites sont une extension de notre territoire qu’il faut pouvoir défendre ». Alors que l’Europe tente de rattraper son retard, la coopération devient cruciale. « Ceux qui réussiront sont ceux qui sauront s’unir », martèle Jean-Marc Astorg. Un message que la prometteuse Exploration Company semble déjà avoir entendu. Avec 215 millions d’euros levés, elle rêve d’envoyer un cargo — et demain, peut-être des astronautes — vers la Lune. Rien que ça.
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Une ville SpaceX au Texas ?
Alors que Tesla voit ses ventes dégringoler et que des rumeurs évoquent un possible remplacement d’Elon Musk à sa tête, une autre entreprise du milliardaire s’illustre dans un tout autre domaine. SpaceX poursuit sa course vers les étoiles… et vers le pouvoir local. Après avoir fêté son 250e lancement de satellites Starlink, l’entreprise vient de concrétiser un vieux rêve : transformer sa base de lancement Starbase, au Texas, en véritable commune. Située près de Boca Chica, à la frontière mexicaine, Starbase est un site clé pour SpaceX. Depuis 2019, c’est là que se déroulent tests et lancements de fusées, mais aussi de plus en plus d'activités sociales : infrastructures, santé, éducation… La base est devenue une ville de fait. Désormais, elle l’est aussi de droit.
Début mai, les employés de SpaceX, seuls électeurs autorisés, ont voté à 212 voix contre 6 pour la création officielle de la commune. Le minimum requis était de 143 voix. À peine les résultats annoncés, un compte officiel sur X a été lancé pour la nouvelle ville de 4,5 km². Trois responsables ont été désignés : un maire et deux commissaires… tous salariés de l’entreprise. Une fois les résultats validés dans les prochaines semaines par les autorités du comté de Cameron, SpaceX pourrait gagner une autonomie bien plus large, notamment en matière de circulation, aménagement et sécurité locale. Jusqu’ici, la société devait obtenir l’autorisation du comté pour fermer des routes ou restreindre l’accès à certains secteurs. Cette formalité pourrait bientôt disparaître. Toutefois, le juge local, Eddie Trevino, prévient : « Tout changement aux procédures établies serait inutile. »
Si Elon Musk célèbre l’événement comme une victoire stratégique – notamment contre la réglementation californienne, qu’il juge trop contraignante –, les critiques ne manquent pas. Bekah Hinojosa, militante écologiste, s’inquiète d’une « intensification des opérations » : plus de décharges illégales, plus de lancements polluants, et un impact accru sur les habitats naturels. SpaceX tente de rassurer, assurant que cette mutation ne modifiera en rien ses engagements environnementaux. Mais en toile de fond, une question s'impose : jusqu’où une entreprise privée peut-elle s’imposer comme une autorité publique ? Avec Starbase, Elon Musk expérimente une ville d’entreprise à l’américaine. Et ce laboratoire grandeur nature pourrait bien inspirer d'autres milliardaires.
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La messagerie du gouvernement américain hackée en 15 minutes ?
Imaginez : en à peine 20 minutes, un hacker met la main sur les échanges privés du secrétaire d'État américain, de la directrice du renseignement national, et même du vice-président. C’est pourtant ce qui s’est passé, en exploitant une faille introduite par un outil censé… améliorer la transparence.
L’entreprise TeleMessage, basée en Israël, propose à ses clients – entreprises, agences publiques – des versions modifiées d’applications de messagerie chiffrée, comme Signal, WhatsApp ou Telegram. Objectif affiché : archiver automatiquement les échanges, afin de se conformer aux obligations légales de traçabilité dans certains secteurs, notamment la finance ou les administrations. Mais cette couche d’archivage a ouvert une brèche inattendue. Les messages, normalement chiffrés de bout en bout, sont en réalité capturés et stockés sur des serveurs externes, parfois mal protégés. Résultat : un pirate a pu récupérer des fragments de conversations sensibles, ainsi que des noms, numéros de téléphone et identifiants d’accès à l’interface de TeleMessage.
Interrogé par 404Media, le hacker explique que "ce n’était vraiment pas très difficile". Parmi ses trouvailles : des échanges impliquant des hauts responsables politiques, des agents de la douane américaine, des policiers de Washington et des salariés de géants de la cryptomonnaie comme Coinbase. TeleMessage se défend : dans une vidéo désormais retirée, la société affirme ne pas compromettre le chiffrement de Signal. Pourtant, la fondation Signal, à l’origine de l’application, rappelle qu’elle ne peut garantir la sécurité des versions modifiées. Une affaire qui pose une question centrale : jusqu’où peut-on altérer un outil sécurisé au nom de la conformité réglementaire, sans mettre en péril la confidentialité des échanges ?
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Les USA veulent localiser et désactiver les puces IA américaines ?
Aux États-Unis, la guerre technologique avec la Chine prend un nouveau tournant. Après des années de restrictions sur les exportations d’équipements avancés, notamment les fameuses puces d’intelligence artificielle de NVIDIA, Washington cherche à renforcer son arsenal législatif face à une contrebande persistante qui affaiblit ses efforts.
Un projet de loi bipartisan actuellement en discussion au Congrès pourrait bien changer la donne. Son objectif : imposer la traçabilité à distance des puces IA et permettre leur désactivation automatique si elles se retrouvent dans des zones non autorisées. Une réponse directe à l’utilisation potentielle de ces technologies par l’armée ou les chercheurs chinois, dans un contexte de compétition stratégique mondiale. Problème : NVIDIA affirme ne pas pouvoir localiser ses puces après leur vente. Une position remise en cause par le député démocrate Bill Foster, également physicien des particules. Il assure que la technologie actuelle permet cette localisation, comme le prouve l’exemple de Google, qui suit déjà ses propres puces dans ses data centers.
Selon Foster, le risque est majeur : « À un moment donné, nous découvrirons que le Parti communiste chinois ou ses militaires conçoivent des armes, ou travaillent sur l’intelligence artificielle générale, en s’appuyant sur des réseaux massifs de puces IA ». Une menace qu’il juge aussi sérieuse que celle posée par l’arme nucléaire. Si la localisation à distance semble techniquement envisageable, l’arrêt à distance des puces reste plus complexe. Mais Foster se montre optimiste : il prévoit d’engager rapidement des discussions avec les acteurs du secteur pour mettre au point un dispositif de contrôle fiable. Ce projet de loi, s’il est adopté, pourrait transformer en profondeur la chaîne d’approvisionnement technologique mondiale, en imposant des contraintes inédites aux fabricants de puces et en durcissant la lutte contre les dérives de l’exportation high-tech.
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Combien vaut réellement Google Chrome ?
C’est un bras de fer juridique historique qui se joue à Washington. Le département de la Justice américaine, bien décidé à mettre fin au monopole présumé de Google sur la recherche en ligne et la publicité numérique, envisage désormais une mesure radicale : forcer le géant californien à se séparer de son navigateur vedette, Google Chrome.
Accusé d’écraser la concurrence en verrouillant l’accès à son écosystème, Chrome serait devenu, selon les autorités, bien plus qu’un simple navigateur. Il serait la véritable porte d’entrée vers la galaxie Google : publicité ciblée, collecte de données, services en ligne… tout y passe. D’où cette idée de rupture nette. Et depuis que cette hypothèse circule, une question agite la tech : combien vaut réellement Chrome ? Une estimation initiale, signée Bloomberg Intelligence, évoquait une fourchette entre 15 et 20 milliards de dollars. Mais lors du procès, Gabriel Weinberg, patron du moteur de recherche DuckDuckGo, a lancé un pavé dans la mare : pour lui, Chrome pourrait valoir jusqu’à 50 milliards de dollars. Une évaluation « à la louche », certes, mais qui aligne le navigateur sur des transactions XXL comme le rachat de Twitter par Elon Musk (44 milliards) ou d’Activision par Microsoft (près de 69 milliards).
Plusieurs acteurs majeurs seraient déjà intéressés par une potentielle acquisition : OpenAI, Perplexity, Yahoo… Mais une question demeure : qui pourrait vraiment s'offrir Chrome sans en perdre l'essence ? Car c’est là que l’ironie frappe. Chrome, c’est aussi un logiciel open source. N’importe quel éditeur peut déjà s’en inspirer, comme le font Opera, Brave ou Edge. Ce qui a vraiment de la valeur, c’est la base des 3 milliards d’utilisateurs qui gravitent autour de l’écosystème Google. Sans l’accès aux services maison — moteur de recherche, YouTube, Maps ou Gmail — que reste-t-il ? Un simple navigateur, certes puissant, mais vidé de sa magie. La vente de Chrome, si elle a lieu, pourrait donc s’avérer être un cadeau empoisonné, privant l’acquéreur de ce qui fait vraiment sa force : le lien invisible mais puissant qui unit chaque clic à l’univers Google.
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Comment la tech européenne attire les talents américains ?
Face à un monde toujours plus instable — entre guerre en Ukraine, cyber-ingérences russes et incertitudes liées au retour de Donald Trump — l’Europe se réveille sur le plan strat égique. Et surprise : cette montée en puissance attire une nouvelle génération d’ingénieurs. Fini l’exode vers la Silicon Valley. Les talents de la tech européenne restent, ou même reviennent, pour mettre leur expertise au service de la défense du Vieux Continent.
À Paris, la start-up Comand AI, spécialisée dans l’intelligence artificielle pour les champs de bataille, en est un exemple frappant. Elle a récemment recruté des anciens d’OpenAI et de Palantir. Et ce, malgré des salaires bien inférieurs à ceux pratiqués aux États-Unis. Pour son PDG Loïc Mougeolle, « certains ne cherchent plus seulement un gros chèque. Ils veulent avoir un impact. » Selon le rapport Zeki, les effectifs d’ingénieurs d’élite dans la défense européenne sont passés de 144 en 2014 à 1 700 en 2024. Même envolée côté financement : 626 millions de dollars injectés cette année, contre à peine 62 millions en 2022. C’est clair, la guerre en Ukraine a joué le rôle d’électrochoc.
Julian Dierkes, jeune doctorant allemand, l’assume sans détour : « Mon travail vise à protéger les démocraties européennes. » Et il n’est pas seul. Michael Rowley, étudiant britannique de 20 ans, a préféré le secteur de la défense à une carrière plus classique dans l’IA. Autre figure marquante : Marie Inuzuka, 34 ans, descendante de survivants de Nagasaki. Après OpenAI et Palantir, elle rejoint Comand AI pour donner du sens à son parcours. Et les investisseurs suivent : Alpine Eagle en Allemagne a levé plus de 11 millions de dollars en mars pour neutraliser les drones autonomes.
Aujourd’hui, même les réticences historiques des jeunes diplômés face à la défense s’effacent. Des initiatives comme le European Defense Tech Hub, ou les hackathons organisés à travers l’Europe, connectent jeunes talents, investisseurs et décideurs. Et à mesure que l’Union européenne s’engage dans un plan de réarmement à 800 milliards d’euros, une idée s’impose : la tech européenne veut désormais défendre sa liberté. Pas pour la gloire, mais pour le sens.
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La Chine dépense des milliards pour faire le plein de puces NVIDIA ?
Depuis 2022, Washington serre la vis sur l’exportation de puces électroniques vers la Chine. Les restrictions se renforcent encore, notamment pour limiter l'accès aux technologies nécessaires à l'intelligence artificielle. Jusqu’ici, les géants chinois pouvaient encore se fournir en puces H20 bridées de NVIDIA. Mais cet accès devrait être drastiquement réduit, dans un contexte de guerre commerciale de plus en plus tendu.
Anticipant ce durcissement, Alibaba, Tencent et ByteDance auraient passé pour 12 milliards de dollars de commandes auprès de NVIDIA depuis l’an dernier. L'objectif : constituer des stocks stratégiques avant d’éventuelles nouvelles sanctions. En parallèle, certaines entreprises chinoises tentent de contourner les restrictions en créant des filiales à l’étranger pour sécuriser leur approvisionnement. Une pratique dans le viseur des autorités américaines : TSMC, le géant taïwanais, a confirmé coopérer avec Washington pour tracer l’origine de certaines commandes suspectes.
Pendant ce temps, Huawei avance ses pions. Le groupe s'apprête à livrer massivement une nouvelle puce d'IA, combinant deux processeurs 910B en un seul module. Cette innovation, grâce à des techniques d'intégration avancées, offrirait des performances proches du H100 de NVIDIA. Un exploit, même si technologiquement, Huawei reste encore derrière son rival américain. Cette course à l'armement technologique illustre les effets parfois paradoxaux des sanctions américaines. Certains experts alertent d’ailleurs la Maison-Blanche : en tentant de freiner la Chine, les États-Unis pourraient bien stimuler, malgré eux, une industrie locale de l’IA plus indépendante et plus agressive. La rivalité sino-américaine pour la maîtrise de l'intelligence artificielle ne fait que commencer. Et derrière les puces, ce sont des enjeux économiques, militaires et géopolitiques majeurs qui se dessinent.
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Être payé pour ne plus utiliser Google ?
Quitter Google : on en parle souvent, mais dans les faits, rares sont ceux qui passent à l’acte. Un document de recherche, récemment publié, révèle pourtant des pistes inattendues pour bousculer la suprématie du géant californien.
Menée par des économistes de Stanford, du MIT et de l’Université de Pennsylvanie, cette étude, parue en janvier 2025, s’est penchée sur les raisons du quasi-monopole de Google dans la recherche web. Près de 2 500 internautes américains ont participé à cette enquête. L’objectif : déterminer si Google domine par la qualité de ses résultats ou simplement par défaut, faute d’exposition à d'autres moteurs comme Bing. Les chercheurs ont testé plusieurs scénarios : imposer un choix actif du moteur de recherche, changer le moteur par défaut, ou encore payer les utilisateurs pour essayer Bing pendant deux semaines. Résultat ? Forcer un choix actif ne bouge presque rien : seulement +1,1 point pour Bing. Une preuve que l’écran de choix, comme celui imposé par l’Union européenne, a peu d’impact.
En revanche, dès qu'une rémunération entre en jeu, tout change. Avec 1 dollar offert pour utiliser Bing, sa part de marché grimpe à 32 %. Avec 10 dollars, elle atteint 64 %. Au-delà, la progression ralentit : 74 % pour 25 dollars. Mais attention : une fois l’argent retiré, beaucoup d’utilisateurs sont revenus à Google. Pourtant, environ 22 % ont choisi de rester sur Bing plusieurs semaines après l’expérience. Preuve qu’une exposition plus longue peut réellement modifier les habitudes. Pourquoi Google tient-il si fort sa position ? Parce qu’il s’impose partout, en particulier via des accords massifs. Il verse par exemple 18 milliards de dollars par an à Apple pour rester le moteur par défaut de Safari. Les autorités américaines, engagées dans une procédure judiciaire contre Google pour pratiques anticoncurrentielles, s'inspirent de ces résultats. Selon le Washington Post, elles envisagent non seulement des mesures radicales – comme forcer la revente de Chrome – mais aussi des campagnes d’incitation pour pousser les internautes à tester d’autres moteurs.
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Cookiecrumbler, le puissant outil IA de Brave contre les cookies ?
Bonne nouvelle pour tous ceux qui en ont assez de cliquer "refuser" à chaque page : le navigateur Brave passe à la vitesse supérieure dans la lutte contre les bannières cookies. Son nouvel outil, Cookiecrumbler, s’appuie sur l’intelligence artificielle pour détecter et bloquer automatiquement ces fenêtres intrusives… sans compromettre la navigation.
Présenté une première fois en 2024, Cookiecrumbler franchit aujourd’hui une étape importante en devenant open source. Objectif : mobiliser la communauté de développeurs pour affiner encore plus ce filtre intelligent. Car derrière la simplicité de l’outil, la mécanique est complexe : des robots logiciels explorent des milliers de sites populaires, listés par régions selon la base Tranco, pour identifier les pop-ups de consentement. À chaque visite, un modèle d’IA analyse les éléments suspects et propose des corrections adaptées, évitant ainsi de casser l’affichage ou de perturber les fonctionnalités des sites.
Contrairement aux blocages classiques basés sur des règles figées, Cookiecrumbler ajuste son action en fonction de chaque page et de chaque contexte. Mieux : avant d’être intégrées, toutes les détections sont validées manuellement. Une double vérification qui limite drastiquement les faux positifs — ces erreurs qui, parfois, font disparaître un site entier avec la bannière. Autre innovation : en rendant ses résultats publics sur GitHub, Brave invite chacun à participer à l'amélioration continue de l’outil. Une manière de rester agile face à un web en perpétuelle mutation et d’ancrer Cookiecrumbler dans les valeurs fondatrices du navigateur : transparence, protection de la vie privée, et communauté ouverte.
À terme, Brave prévoit d’intégrer Cookiecrumbler directement dans son navigateur, après un audit complet pour garantir une confidentialité maximale. Mais dès aujourd’hui, cet outil offre aux internautes une expérience de navigation plus fluide, débarrassée des interruptions incessantes sans sacrifier le bon fonctionnement des sites. Bref, avec Cookiecrumbler, Brave veut transformer chaque session web en un espace où le respect de votre vie privée redevient la norme, sans avoir à cliquer à chaque coin de page.
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Une IA recrée la voix d’un muet grâce à ses pensées ?
Imaginez passer 18 ans sans pouvoir prononcer un mot. C’est ce qu’a vécu une patiente après un grave AVC. Quadriplégique et atteinte d’aphasie sévère, elle conservait pourtant une volonté intacte de s’exprimer. Mais son corps, lui, ne répondait plus. À San Francisco, une équipe menée par le neurochirurgien Edward Chang vient de faire un pas spectaculaire : lui redonner une voix, par la seule force de son cerveau… et d’une machine.
Le principe ? Une neuroprothèse vocale, un type d’interface cerveau-machine. Concrètement, des électrodes implantées dans son cortex moteur — la zone qui commande les muscles de la parole — captent les signaux électriques lorsque la patiente « pense » à parler. Ces données sont ensuite traduites, en temps réel, par une intelligence artificielle. Une première IA les convertit en texte, une seconde les transforme en son. Et ce que la bouche ne peut plus articuler, la machine le fait entendre, avec un décalage d’à peine une seconde. Le processus est encore lent — 47 mots par minute — mais bien plus rapide qu’il y a un an, où il fallait attendre huit secondes par mot. Pour que le système apprenne à décoder ses intentions, la patiente s’est entraînée pendant des semaines à « dire » mentalement des phrases tirées d’un lexique de 1 024 mots. Chaque signal est analysé toutes les 80 millisecondes, phonème par phonème, puis recomposé en phrase.
Le résultat ? Une voix synthétique, certes, mais une voix. Une voix sans chaleur, sans inflexion, mais qui brise le silence. Le système ne lit pas les pensées, ni les émotions. Il capte uniquement ce moment précis où l’esprit tente de parler. Pour Sergey Stavisky, spécialiste des neuroprothèses, ce n’est que le début. Demain, ces technologies pourraient reproduire le timbre, le rythme, voire permettre de chanter. Déjà, des start-up comme Precision Neuroscience planchent sur des capteurs plus fins, plus durables, capables de rester dans le cerveau à long terme.
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Apple va entrainer son IA sur votre iPhone discrètement ?
Chez Apple, on ne plaisante pas avec la confidentialité. Et cela se voit jusque dans sa toute nouvelle initiative en matière d’intelligence artificielle : Apple Intelligence. Lancée récemment, cette IA maison n’a pas vraiment brillé à ses débuts. Comparée à des géants comme ChatGPT ou Gemini, elle montre déjà ses limites. Mais la firme de Cupertino compte bien rattraper son retard – à sa manière.
Car pour progresser, une intelligence artificielle a besoin de données. Beaucoup de données. Et là où d'autres géants du numérique n’hésitent pas à puiser dans les informations personnelles de leurs utilisateurs, Apple prend un virage très différent. La firme a dévoilé une nouvelle méthode d’entraînement basée sur des données synthétiques comparées localement aux données réelles, directement sur les appareils des utilisateurs. Prenons un exemple concret : un mail que l’IA doit résumer. Apple génère plusieurs e-mails fictifs, couvrant divers styles et scénarios – comme “Rendez-vous à 18h pour jouer au tennis.” Ces exemples sont transformés en “embeddings”, des représentations numériques qui incluent la longueur du message, le ton, le sujet, etc. L’iPhone de l’utilisateur compare ensuite ces données synthétiques à son propre e-mail réel – sans jamais envoyer ce dernier à Apple. Le seul signal transmis indique quelle version synthétique est la plus proche.
Et pour brouiller encore plus les pistes, Apple applique ce qu’on appelle la confidentialité différentielle : des éléments aléatoires sont ajoutés pour rendre impossible toute identification précise. Résultat : Apple peut améliorer ses modèles en repérant les formulations les plus fréquentes, sans jamais lire vos messages ni savoir d’où viennent les données. Ce modèle respecte donc scrupuleusement la vie privée. Mais ce choix a un prix : le développement est plus lent. Siri, déjà en retrait depuis des années face à Alexa ou Google Assistant, a souffert du même dilemme. Et avec Apple Intelligence, l’histoire semble se répéter. Cupertino ne veut pas transiger sur la confidentialité – mais cela freine son avance dans la course à l’IA.
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Qu’est-ce que ResolverRAT, le virus qui passe inaperçu ?
C’est une menace qui se fait discrète… trop discrète. Détecté en mars dernier par les chercheurs de Morphisec, ResolverRAT fait partie de ces malwares capables d’accéder à distance à une machine infectée, d’en extraire des fichiers ou d’exécuter des commandes. Un fonctionnement classique pour un RAT, un Remote Access Trojan. Mais ce qui le rend redoutable, c’est sa manière de passer sous les radars. ResolverRAT ne s’installe pas vraiment. Il s’exécute uniquement en mémoire, sans jamais écrire de fichier sur le disque dur, ni modifier de programme existant. Résultat : les antivirus classiques et même les systèmes EDR (Endpoint Detection and Response), pourtant plus évolués, peinent à le repérer.
Le vecteur d’infection reste le bon vieux phishing, avec une recrudescence dans le secteur de la santé. Les victimes reçoivent un e-mail contenant une archive. À l’intérieur : un programme tiers légitime, hpreader.exe, signé et valide – déjà utilisé dans d'autres campagnes malveillantes – et une bibliothèque corrompue. À l’exécution, le programme charge cette DLL malicieuse sans poser de question. Et l’infection débute. Le code s’exécute alors directement dans la mémoire vive, en détournant un mécanisme du framework .NET pour y injecter ses propres modules. Une architecture complexe : composants chiffrés, chaînes masquées, présence furtive dans le registre Windows, et surtout, une capacité à communiquer via des connexions chiffrées sans dépendre des certificats de la machine. Les données extraites sont morcelées en blocs de 16 Ko, évitant ainsi toute alerte liée à une consommation anormale de bande passante.
Morphisec a observé des variantes du malware dans de nombreuses langues : italien, hindi, tchèque, turc, portugais, indonésien… Les indices laissent penser à une opération internationale, avec une infrastructure rappelant d’autres familles bien connues comme Rhadamanthys ou Lumma. Mais ici, il s’agirait d’une souche inédite, construite sur mesure pour l’invisibilité. Face à une menace aussi furtive, les outils classiques sont dépassés. La meilleure défense reste la prévention. Ne cliquez pas sur des fichiers inattendus. Méfiez-vous des messages urgents. Vérifiez systématiquement l’identité de l’expéditeur. Même en 2025, ces réflexes restent vos meilleurs alliés contre des menaces de plus en plus sophistiquées.
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Un réseau social signé OpenAI ?
Un nouveau bras de fer se profile dans la Silicon Valley. Sam Altman, le patron d’OpenAI, préparerait un projet qui risque de faire grincer des dents... et particulièrement celles d’Elon Musk. Selon The Verge, l’idée n’en est encore qu’au stade embryonnaire, mais elle pourrait marquer un tournant stratégique pour la célèbre entreprise à l’origine de ChatGPT.
Souvenez-vous, Elon Musk avait récemment tenté de racheter OpenAI pour la modique somme de 97,4 milliards de dollars. Objectif : mettre la main sur les algorithmes de ChatGPT. Mais la réponse de Sam Altman ne s’est pas fait attendre. Avec un brin d’ironie, il aurait refusé l’offre tout en proposant, en retour, de racheter Twitter pour 9,74 milliards de dollars – un clin d’œil aux 44 milliards que Musk avait déboursés pour acquérir le réseau social.
Fondée comme une organisation à but non lucratif, OpenAI a adopté en 2019 une structure hybride : une filiale commerciale à profit plafonné, OpenAI Global LLC, finance la recherche, tandis qu'une branche à but non lucratif reste garante des orientations éthiques. Une configuration que Musk conteste devant la justice, sans succès jusqu'ici : un juge californien a rejeté sa demande d’injonction visant à bloquer cette transformation.
Mais ce n’est pas tout. OpenAI viserait désormais le marché des réseaux sociaux, domaine fétiche de Meta et de X. Meta utilise déjà Facebook ou Instagram pour entraîner son modèle Llama, pendant qu’Elon Musk nourrit Grok, son IA maison, avec les données de X (ex-Twitter). OpenAI, de son côté, envisagerait une plateforme communautaire conçue pour favoriser le partage de contenus de qualité et optimiser la découverte de publications via des algorithmes avancés.
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ChatGPT permet de falsifier un passeport ?
Depuis que des outils comme ChatGPT permettent de générer des images ultra-réalistes, la ligne rouge entre créativité et criminalité s’est dangereusement amincie. Ce qui, hier encore, relevait de l’expertise ou du dark web, devient aujourd’hui accessible en quelques clics… à n’importe qui.
Le rapport Cato CTRL 2025, tout juste publié, tire la sonnette d’alarme : il ne faut désormais que quelques instructions bien formulées pour générer un faux passeport crédible. Finis les logiciels spécialisés, les longues heures sur Photoshop ou les réseaux clandestins. Désormais, un prompt bien tourné et une IA mal détournée suffisent.
Les plateformes automatisées – banques en ligne, assurances, services administratifs – sont les premières victimes de cette révolution à double tranchant. Ces dernières s’appuient sur des contrôles par images, qui deviennent obsolètes face à des faux indétectables. Le rapport l’affirme sans détour : “Toute vérification basée sur des documents visuels est désormais dépassée.”
Ce nouveau risque donne naissance à un profil inédit : l’acteur de menace à connaissance nulle. Autrement dit, une personne sans aucune compétence en cybercriminalité, capable de fabriquer de faux documents d’une redoutable efficacité. Les cas d’usage cités vont de l’ouverture frauduleuse de comptes bancaires à la manipulation de contrats d’assurance.
Et le processus est d’une simplicité déconcertante : il suffit de télécharger une image, d’en demander la modification, et l’IA fait le reste. Même lorsque ChatGPT refuse une demande directe, il suffit de la contourner avec un prompt plus subtil, comme « créer une carte de visite ressemblant à un passeport ». Face à cette menace, les experts recommandent une refonte totale des processus de vérification. Fini le simple selfie ou la photo de pièce d’identité : place à la puce NFC, aux détections d’activité pour contrer les deepfakes et aux identités numériques chiffrées. Car une chose est sûre : la fraude assistée par IA n’en est qu’à ses débuts.
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Des cartes SD en acier inoxydable révolutionnaires ?
C’est une petite révolution dans le monde des cartes mémoire. Lexar vient de dévoiler sa toute nouvelle gamme "Armor", des cartes SD... en acier inoxydable. Un virage radical pour le constructeur, quelques jours à peine après avoir présenté une carte microSD Express pensée notamment pour la future Nintendo Switch 2.
Fini le plastique fragile des cartes traditionnelles : place à la robustesse, la vraie. Avec leur conception entièrement métallique, les Lexar Armor résistent aux chocs, à l’eau, à la poussière, à l’usure, à la torsion et même aux chutes. Autant dire qu’elles sont prêtes à affronter les pires conditions. La gamme se décline en deux versions : la Silver, avec une vitesse d’écriture allant jusqu’à 160 Mo/s, et la Gold, encore plus rapide, à 210 Mo/s. Toutes deux sont estampillées V60, garantissant des performances optimales pour les enregistrements vidéo jusqu’en 6K. Et pour renforcer leur solidité, Lexar a supprimé les interrupteurs et nervures habituels, adoptant un design épuré pour une durabilité maximale.
Avec ces nouvelles cartes, la marque vise clairement les professionnels de l’image : photographes de terrain, vidéastes aventuriers, créateurs de contenu en conditions extrêmes... ceux pour qui la fiabilité ne doit jamais être un luxe. Lexar n’est pas seul sur ce segment : Sony propose déjà ses propres cartes ultra-résistantes avec la gamme Tough, fabriquées en résine et sans jointure. Mais l’arrivée de Lexar ajoute une nouvelle option crédible et performante. Pour le grand public en revanche, pas sûr que l’investissement soit indispensable… sauf si vous avez déjà brisé une carte SD en la forçant un peu trop. Comptez 69,99 € pour la version Silver (128 Go), et un peu plus de 100 € pour la version Gold. La solidité a un prix… mais elle peut éviter bien des tracas.
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Netflix coutera plus cher à cause des droits de douane ?
C’est une décision qui pourrait bien toucher votre portefeuille. La semaine dernière, le président américain a annoncé de nouveaux droits de douane de 20 % sur tous les produits importés depuis l’Union européenne, taux abaissé temporairement à 10 % jusqu’en juillet 2025. À cela s’ajoutent des taxes de 25 % sur l’acier, l’aluminium et les véhicules. Si ces mesures sont encore suspendues pour 90 jours, Bruxelles prépare déjà la riposte. Et c’est le secteur numérique américain qui pourrait faire les frais de cette guerre commerciale. Invité sur BFMTV, le ministre de l’Économie Éric Lombard a confirmé que les services comme Netflix, Amazon Prime, Apple Music ou Max pourraient être directement visés par des contre-mesures européennes.
Faut-il s’attendre à des hausses d’abonnement ? « C’est tout à fait possible », a prévenu le ministre. En clair : si les plateformes américaines deviennent plus coûteuses à importer ou à exploiter en Europe, ce sont les consommateurs qui paieront la différence. Et dans un contexte où les tarifs de ces services augmentent déjà régulièrement, la pilule pourrait être difficile à avaler. Pour l’heure, les États membres planchent sur un plan de représailles, tout en laissant la porte ouverte aux négociations. L’objectif affiché : inciter Washington à retirer ses mesures punitives. Mais si le bras de fer s’installe, l’escalade tarifaire pourrait toucher tout l’écosystème numérique. Et les effets en chaîne ne s’arrêteraient pas là. En cas de ralentissement économique, les consommateurs pourraient revoir leurs dépenses à la baisse, notamment en matière de divertissement. Même les offres moins chères financées par la pub pourraient en pâtir si les annonceurs réduisent la voilure. Et chez des géants comme Apple ou Amazon, la hausse des droits de douane sur les produits physiques pourrait pousser à répercuter les pertes sur leurs services numériques. Depuis l’annonce de la Maison-Blanche, la valorisation d’Apple a déjà chuté en Bourse.
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La ville d’Annecy explose son budget cybersécurité ?
Entre 2020 et 2023, Annecy et son agglomération ont connu une véritable série noire en matière de cybersécurité. Trois cyberattaques successives ont touché les collectivités locales, révélant brutalement la vulnérabilité de leurs systèmes informatiques et provoquant une véritable prise de conscience. Face à l’ampleur du choc, la ville a réagi en profondeur.
Tout commence en décembre 2020. Le Grand Annecy est frappé par une cyberattaque d’ampleur : il faudra six mois pour s’en remettre. « Un cambriolage numérique », confiera un agent, soulignant l’impact psychologique de cette intrusion. Mais ce n’était que le début. En novembre 2021, puis en octobre 2023, c’est la Ville d’Annecy elle-même qui est prise pour cible. Si la première attaque est lourde de conséquences, la seconde est bien mieux maîtrisée. Les leçons ont été tirées, la défense commence à porter ses fruits.
Et pour cause : les collectivités locales, souvent mal armées, sont devenues des cibles de choix pour les cybercriminels. Annecy, elle, a décidé de ne plus subir. Résultat : le budget cybersécurité de la mairie a été multiplié par huit. De 50 000 euros en 2020, il grimpe à 400 000 euros par an. Une véritable révolution pour une ville de cette taille. Depuis le début du mandat, 730 000 euros ont été mobilisés pour la cybersécurité. Une enveloppe répartie entre la réparation des dégâts (184 000 euros), l’acquisition de logiciels spécialisés (232 000 euros), et le remplacement du matériel vieillissant (315 000 euros). Mais ce n’est pas qu’une affaire de budget.
Annecy a aussi transformé ses pratiques. Authentification à double facteur, VPN, sensibilisation des agents, automatisation des mises à jour… autant de mesures devenues la norme dans les services. L’hôpital d’Annecy est même allé plus loin, organisant l’exercice grandeur nature « Papyrus », simulant un black-out numérique total. Annecy, autrefois cible facile, est aujourd’hui un exemple de résilience numérique. Preuve qu’avec les bons outils, la bonne stratégie… et un peu de budget, les collectivités peuvent reprendre la main sur leur cybersécurité.
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Nouvelle mémoire de ChatGPT, ça change quoi ?
C’est une petite révolution dans l’univers de l’intelligence artificielle : ChatGPT améliore sa mémoire. OpenAI, la société derrière cet outil utilisé par des millions de personnes dans le monde, vient de déployer une mise à jour majeure de sa fonction mémoire. Et le changement est de taille. Jusqu’ici, la mémoire de ChatGPT reposait uniquement sur ce que l’utilisateur lui demandait de retenir. Une préférence de style, un projet en cours, un fait important... autant d’éléments que l’IA stockait à la demande. Désormais, l’assistant virtuel est capable d’exploiter automatiquement l’historique complet des conversations, même si vous n’avez rien sauvegardé explicitement.
L’objectif ? Des réponses plus naturelles, plus cohérentes, et une vraie continuité dans les échanges. Concrètement, si vous avez évoqué vos goûts ou vos projets dans un échange passé, ChatGPT peut s’en souvenir et les réutiliser… sans que vous ayez à tout répéter. Cette capacité s’applique aussi bien aux conversations écrites qu’aux interactions vocales ou à la génération d’images. Mais attention : cette mémoire élargie ne signifie pas moins de contrôle pour l’utilisateur. OpenAI insiste : chacun peut à tout moment désactiver cette nouvelle fonction dans les paramètres. Et si la mémoire était déjà désactivée chez vous, rien ne change : le nouveau système ne s’active pas par défaut. Il est également possible de demander à ChatGPT ce qu’il a retenu ou de lui faire oublier un point précis. Pour les discussions sensibles ou ponctuelles, l’option "chat éphémère" reste disponible : aucun souvenir ne sera conservé.
Cette refonte de la mémoire place ChatGPT un cran au-dessus de ses concurrents, comme Google Gemini ou Microsoft Copilot, dont les mémoires fonctionnent de façon plus limitée. Toutefois, ce déploiement reste progressif. Pour l’instant, seuls les abonnés aux offres Pro et Plus y ont accès, et certaines régions – dont l’Union Européenne, le Royaume-Uni et la Suisse – devront patienter pour des raisons de conformité réglementaire.
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USA : la tech exemptée de droits de douane ?
Bonne nouvelle pour les consommateurs américains : les produits tech de grande consommation échapperont finalement aux surtaxes douanières annoncées dans la guerre commerciale lancée par Donald Trump. Smartphones, ordinateurs portables, puces mémoire, disques durs… une vingtaine de produits technologiques sont désormais officiellement exemptés des droits de douane.
Le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis vient de publier la liste de ces appareils, qui ne seront ni concernés par les surtaxes de 125 % décidées en pleine escalade avec Pékin, ni par le taux plancher de 10 % imposé à la majorité des partenaires commerciaux des États-Unis. Cette volte-face survient après la déception du monde économique face à la pause douanière de 90 jours annoncée par Donald Trump. Une trêve partielle, qui excluait la Chine, pourtant pays d'origine de 90 % des iPhone vendus dans le monde. Une décision qui avait fortement inquiété Apple, déjà fragilisé, et poussé d'autres marques d’informatique à geler leurs ventes dans le pays. Une pression visiblement prise au sérieux à la Maison-Blanche.
Plus encore, les semi-conducteurs, cœur névralgique de l’industrie tech, sont totalement exemptés de toute taxe, même minimale. Une décision stratégique, qui permet aux entreprises américaines de conserver leurs chaînes d’approvisionnement asiatiques intactes — et aux consommateurs de continuer à acheter leurs produits sans hausse brutale des prix. Un soulagement général dans la tech… et sans doute une manœuvre électorale bien calculée.
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Bientôt un vrai chiffrement de bout en bout sur Gmail ?
Nouvelle avancée sur le front de la confidentialité des données : Google annonce l’arrivée d’un système de chiffrement de bout en bout pour Gmail, destiné dans un premier temps aux utilisateurs professionnels. Une évolution notable, qui ambitionne de simplifier l’accès à une messagerie sécurisée, jusque-là réservée aux initiés du protocole S/MIME et à ses fameux certificats X.509. Mais attention, on parle ici d’un chiffrement “E2EE” à la sauce Google. Car si le message est bien chiffré et déchiffré en local, sur les appareils des utilisateurs, la gestion des clés de chiffrement reste entre les mains de la firme de Mountain View.
Alors, comment ça marche ? Tout commence lorsque l’utilisateur clique sur l’option de chiffrement dans son interface Gmail. Son navigateur chiffre alors le message avant l’envoi, grâce à une clé symétrique temporaire générée par un serveur baptisé KACL – pour Key Access Control List. Ce serveur, hébergé chez Google, fournit la clé à la volée, juste pour cet envoi. Une fois parti, le message reste chiffré tout au long de son trajet, illisible par quiconque, sauf le destinataire. Ce dernier, pour en prendre connaissance, devra lui aussi se connecter à KACL et obtenir la même clé éphémère. Une fois le message déchiffré dans le navigateur, la clé est aussitôt effacée, limitant ainsi les risques de fuite.
Côté sécurité, c’est un net progrès par rapport aux solutions antérieures, souvent complexes à mettre en œuvre. Mais peut-on vraiment parler de chiffrement de bout en bout ? Pas si sûr. Comme le souligne Ars Technica, tant que Google contrôle le serveur qui délivre les clés, le géant californien pourrait, théoriquement, accéder aux messages si une faille était exploitée. Julien Duplant, responsable produit chez Google Workspace, se veut rassurant. Selon lui, “Gmail n’a jamais accès à la clé. Jamais. Et les contenus restent toujours inaccessibles aux serveurs de Google.” Une promesse qui devra être tenue, car dans un monde où la confidentialité numérique devient un critère central, les utilisateurs attendent désormais plus que des engagements techniques : ils veulent des garanties concrètes.
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L’émoji pizza : danger pédocriminel sur les réseaux sociaux ?
C’est une alerte glaçante que la police française a lancée le 24 mars, via une vidéo diffusée sur le réseau X. Elle y dénonce une nouvelle forme de communication codée utilisée par des réseaux pédocriminels sur TikTok. Le symbole en question ? Un simple émoji pizza au fromage . Derrière cet apparent clin d’œil innocent, se cache en réalité une signification bien plus sombre : “cheese pizza” donne, en anglais, les initiales C.P., également celles de “child porn”.
Cette stratégie, déjà signalée par les autorités australiennes en début d’année, permet à certains comptes de passer sous les radars. Ces profils affichent dans leur pseudo l’émoji incriminé et publient des images de jeunes filles, souvent mineures, dans des postures ambiguës. Des contenus à la frontière de la légalité, mais qui servent souvent de porte d’entrée vers d’autres plateformes, comme Telegram, où des images pédopornographiques payantes circulent en toute impunité.
Et pourtant, Telegram avait rejoint fin 2024 le programme de lutte contre les contenus illégaux de l’ONG Internet Watch Foundation. Un engagement qui reste visiblement insuffisant face à l’ampleur du phénomène. Selon François Debelle, de la plateforme Jonas qui lutte contre la pédocriminalité, « ces individus avancent masqués ». Ils utilisent tout un lexique visuel codé pour contourner les algorithmes de modération : triangle bleu pour signaler une attirance envers les garçons, cœur rose pour les filles, papillon violet pour les très jeunes enfants… Des symboles repérés dès 2007 par un rapport du FBI, révélé plus tard par WikiLeaks.
Le danger, c’est que ces profils restent visibles et accessibles à tous, notamment aux plus jeunes. En publiant des images volées ou extraites d’autres réseaux, certains comptes TikTok construisent une vitrine “tolérable”, avant d’attirer des utilisateurs vers des canaux privés où les contenus deviennent beaucoup plus explicites – et clairement illégaux. La police rappelle dans sa vidéo que la simple détention d’images pédopornographiques peut entraîner jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Une réalité que beaucoup ignorent. Elle invite également les internautes à signaler tout comportement suspect via la plateforme Pharos, spécialisée dans la cybersurveillance. Car oui, Internet ne doit jamais devenir un terrain de chasse pour les prédateurs. Et aujourd’hui plus que jamais, les symboles les plus banals peuvent cacher les intentions les plus graves.
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iPhone : bientôt plus cher de 40% ?
Accrochez-vous à votre smartphone, car la prochaine génération d’iPhone pourrait bien vous coûter (beaucoup) plus cher. Jusqu’à 40 % de hausse sur certains modèles ! En cause, une décision politique venue tout droit de Washington. Conformément à ses promesses de campagne, le président américain Donald Trump a annoncé une hausse massive des droits de douane sur les produits importés de Chine. Une mesure choc, qui fait trembler les marchés financiers et pourrait avoir des conséquences directes sur le portefeuille des consommateurs.
Parmi les produits emblématiques visés : l’iPhone. Aujourd’hui encore, les smartphones d’Apple sont en grande partie assemblés en Chine, dans les usines du géant Foxconn. Or, si la taxe douanière de 54 % évoquée par la Maison-Blanche venait à s’appliquer, la facture grimperait en flèche. Selon l’agence Reuters, un iPhone 16 Pro Max, vendu actuellement 1599 dollars dans sa version 1 To, pourrait atteindre près de 2300 dollars. Même le modèle de base, aujourd’hui affiché à 799 dollars, franchirait allègrement les 1100 dollars. Une telle hausse remettrait sérieusement en cause l’attractivité tarifaire d’Apple sur son propre marché domestique.
Et ce n’est pas tout : l’image du géant californien pourrait aussi en prendre un coup. Déjà fragilisée en Chine par les tensions géopolitiques, la marque à la pomme est désormais prise en étau entre deux puissances. En Bourse, l’effet ne s’est pas fait attendre : Apple a perdu 9,3 % en une seule journée, le 3 avril. Une chute record depuis la crise du Covid. Pour Apple, cette situation pose une question stratégique majeure : peut-elle encore dépendre autant de la Chine ? Le groupe a commencé à déplacer une partie de sa production vers l’Inde et le Vietnam. Mais ces pays ne disposent pas encore des infrastructures nécessaires pour prendre le relais à grande échelle. Et l’administration américaine envisage aussi des droits de douane, certes plus faibles, sur ces nouveaux territoires.
Malgré les tentatives de séduction — Tim Cook a personnellement contribué au financement de l’investiture de Trump, et Apple a promis 500 milliards d’investissements sur le sol américain — le président n’a pas fléchi. Alors, quelle stratégie pour la firme de Cupertino ? Apple pourrait choisir de répercuter la hausse sur ses clients… ou absorber une partie du choc, en réduisant ses marges, en négociant avec ses sous-traitants, ou les deux. Ce qui est sûr, c’est que les droits de douane sont entrés en vigueur le 9 avril, et qu’Apple doit décider vite.
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L’Etat français peut-il couper l'accès aux réseaux sociaux ?
Retour sur un épisode marquant de mai 2024 : les violentes émeutes qui ont secoué la Nouvelle-Calédonie. Quatre morts, dont un jeune gendarme de 22 ans, et un territoire à cran. Face à l’ampleur de la crise, le Gouvernement français avait dégainé deux mesures radicales : l’instauration de l’état d’urgence… et le blocage pur et simple de TikTok.
La plateforme, selon les autorités, aurait facilité la coordination des troubles. Le haut-commissaire de la République, Louis Le Franc, a alors invoqué des « circonstances exceptionnelles » pour justifier cette coupure numérique. Un fondement juridique ancien, hérité de la Première Guerre mondiale, mais immédiatement contesté. Des associations, dont La Quadrature du Net, ont dénoncé une atteinte « disproportionnée à la liberté d’expression ». Presque un an plus tard, le Conseil d’État a tranché. Dans une décision rendue le 1er avril 2025, la plus haute juridiction administrative encadre strictement le recours à ce type de censure. Oui, il est possible de bloquer un réseau social. Mais à trois conditions. Primo : l’existence d’événements d’une gravité exceptionnelle. Secundo : l’impossibilité de recourir immédiatement à des moyens moins attentatoires aux libertés. Tertio : la limitation dans le temps, le blocage ne pouvant durer que le temps de trouver une solution alternative.
Car les enjeux sont de taille. Le Conseil d’État rappelle que le blocage d’une plateforme en ligne touche à plusieurs libertés fondamentales : expression, vie privée, libre entreprise… Or, en Nouvelle-Calédonie, si l’urgence était avérée, la durée indéterminée du blocage – conditionnée à la seule « persistance des troubles » – a été jugée excessive, et donc illégale. En réalité, la mesure n’a pas produit les effets escomptés. Au lieu de freiner la circulation des contenus, elle a provoqué une ruée vers les VPN. Chez Proton VPN, les inscriptions calédoniennes ont explosé de 2 500 %. Du jamais vu. Un porte-parole dénonçait alors « une évolution inquiétante », pointant une tendance croissante à la censure, même en démocratie. Un précédent qui fait désormais jurisprudence. Et un rappel : même en période de crise, l’État de droit continue de s’imposer aux décisions de l’exécutif.
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Seven39, un réseau social qui ne donne que 3h pour poster ?
Et si l’avenir des réseaux sociaux passait par… la déconnexion ? Face à TikTok, Instagram ou Snapchat et leur cocktail addictif de publicités, de contenus sans fin et d’interactions souvent agressives, une plateforme entend jouer la carte de la sobriété numérique : son nom, seven39.
Ici, pas question de rester en ligne des heures durant. L’accès est limité à une tranche bien précise : de 19h39 à 22h39, heure de la côte Est américaine. Une fenêtre de trois heures, pas une minute de plus. L’idée, selon son créateur Mark Lyons, est de recréer l’excitation d’un moment partagé, comme à l’époque des débuts d’internet : « Après l’école, on allait en ligne, on jouait, on échangeait, puis tout le monde se déconnectait. » Dans cette bulle temporelle, les règles sont simples : pas d’algorithme de recommandation, pas de fil personnalisé. Les publications défilent dans l’ordre chronologique, avec une interface minimaliste sur fond violet, qui rappelle les premiers forums en ligne. Chaque post est limité à 200 caractères. Impossible de republier ou de citer, on peut juste aimer, répondre ou suivre. Et les pseudonymes sont rois.
Une autre originalité : si vous tentez d’accéder à seven39 en dehors des horaires, une fenêtre s’affiche, presque comme un rappel à l’ordre : « Les réseaux sociaux sont meilleurs quand nous sommes tous en ligne ensemble. Pas de scroll infini. Pas de FOMO. Juste trois heures de plaisir chaque soir. » Mais cette vision alternative a ses limites. Le créneau unique ne convient pas à tout le monde, surtout avec le décalage horaire. La communauté reste confidentielle — 3 000 membres à peine — et certaines soirées peuvent sembler bien calmes. De plus, tout repose sur les épaules de Mark Lyons, posant la question de la viabilité technique à long terme. Et si la plateforme attire plus de monde, il faudra aussi gérer la modération avec rigueur.
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Neuralink : un premier implant sur l’humain en 2025 ?
Elon Musk continue d’explorer les frontières du possible avec Neuralink, l’une de ses nombreuses entreprises. Après son implant cérébral N1, conçu pour permettre aux personnes paralysées de contrôler un ordinateur par la pensée, il s’attaque désormais à la cécité avec son nouveau projet, Blindsight.
L’objectif ? Redonner une forme de vision aux personnes totalement aveugles, à condition que leur cortex visuel soit intact. Blindsight fonctionne grâce à un réseau de microélectrodes implanté directement dans le cerveau. Ces capteurs stimulent les neurones en interprétant des images captées par une caméra externe. Selon Neuralink, cette technologie pourrait permettre aux patients de percevoir des formes et des objets, même si, dans un premier temps, la résolution resterait limitée. Elon Musk compare ce rendu aux graphismes rudimentaires des jeux Atari, mais promet une évolution vers une vision surpassant même l’œil humain, avec des capacités en infrarouge ou ultraviolet dignes d’un personnage de science-fiction.
Le 30 mars, le milliardaire a annoncé que des tests sur des primates avaient donné des résultats encourageants, affirmant vouloir poser un premier implant sur un patient humain d’ici la fin de l’année. Mais cette annonce suscite autant d’enthousiasme que de scepticisme. Les essais de l’implant N1 sur des singes ont été critiqués pour leur manque d’éthique, et certains experts doutent de la viabilité scientifique de l’approche de Neuralink. Une étude de l’université de Washington souligne notamment que la technologie ne fonctionne pas comme prévu, les électrodes n’étant pas capables de générer des “pixels” de vision comme le suppose l’entreprise. Alors, révolution médicale ou illusion futuriste ? Si Neuralink parvient à prouver l’efficacité de son implant sur l’homme, cela marquera un tournant majeur. Mais pour l’instant, les promesses restent suspendues à des résultats concrets.
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La Nintendo Switch 2 arrive en juin avec plein de nouveautés ?
C’est officiel ! Après des mois de rumeurs et d’analyses, Nintendo lève enfin le voile sur sa nouvelle console. La Nintendo Switch 2 débarquera le 5 juin 2025, avec une ambition claire : poursuivre l’héritage d’une machine vendue à 150 millions d’exemplaires, rien de moins que la troisième console la plus populaire de tous les temps.
Mais qui dit nouvelle génération dit aussi hausse de prix. La version de base sera commercialisée à 469,99€, et un pack incluant Mario Kart World en version numérique grimpera à 509,99€. Les précommandes ouvriront dès le 8 avril. La Nintendo Switch 2 se dote d’un écran de 7,9 pouces, affichant du 1080p en 120 images/seconde avec compatibilité HDR. Une avancée notable pour une console hybride. Côté connectique, deux ports USB-C font leur apparition, et l’espace de stockage interne grimpe à 256 Go, avec une lecture plus rapide. Petite contrainte toutefois : seuls les cartes microSD Express seront compatibles.
Le nouveau dock permet de jouer sur un téléviseur en Ultra HD 4K (2160p), une première pour une console Nintendo. Il intègre aussi un ventilateur, conçu pour assurer des performances optimales. Grande nouveauté : la fonction GameChat, qui permet de discuter avec d’autres joueurs directement depuis la console grâce à un micro intégré avec réduction de bruit. Autre innovation, les joy-con magnétiques, offrant une prise en main améliorée et un mode souris pour certains jeux. Un bouton C dédié au chat fait aussi son apparition. Bonne nouvelle pour les joueurs : la Nintendo Switch 2 sera rétrocompatible avec la plupart des jeux de la première génération. Autrement dit, vous pourrez relancer votre Breath of the Wild sans souci. Mais bien sûr, de nouveaux titres exclusifs arrivent, à commencer par Mario Kart World, un jeu plus ouvert et jouable jusqu’à 24 joueurs.
Parmi les autres jeux annoncés :
Elden Ring, Street Fighter 6, FC 25, Hogwarts Legacy (avec contrôle de la baguette via les joy-con), Cyberpunk 2077, Final Fantasy VII Remake, Borderlands 4 et Civilization VII.
À l’image des consoles concurrentes, Nintendo proposera des mises à jour optimisées pour ses anciens titres. Zelda Breath of the Wild et Tears of the Kingdom profiteront ainsi d’un meilleur framerate, du HDR et d’une meilleure résolution. En clair, Nintendo frappe fort avec cette Switch 2, en améliorant l’expérience sans révolutionner sa formule gagnante. Reste à voir si le public répondra présent…
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