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1394 épisodes · page 35 sur 47

Pourquoi la CNIL entre en guerre contre Google ?
En fin de semaine, la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés), a annoncé mettre en demeure des sites français qui utilisent Google Analytics. Selon elle, le transfert des données sur les serveurs de Google n'est pas suffisamment encadré, et enfreint le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Quelle conséquence cela aura-t-il sur Google, mais surtout, quelles conséquences cela aura-t-il pour les internautes ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Dans le détail, tout est parti de plusieurs plaintes de l’association NOYB (My Privacy is None of Your Business)… Enfin, plusieurs plaintes… 101 quand même au total, dans les 27 états membres de l’Union Européenne, ainsi que dans trois autres états de l’espace économique européen. Pour bien comprendre, il faut avoir à l’esprit que Google Analytics est devenu un outil très très utile pour les sites web puisqu’il permet de collecter des données sur les visiteurs, notamment les chiffres de fréquentation. Le problème, c’est que l’on parle ici de données personnelles, et que celles-ci sont donc transférées sur des serveurs de Google aux États-Unis… Autrement dit, il s’agit d’un véritable problème puisque les transferts de données entre l’Europe et les Etats-Unis sont en effet très très encadrés, et bien souvent interdits.
Concrètement, la CNIL craint que les services de renseignements américains ne viennent fouiller dans ces données, notamment à cause du Cloud Act qui autorise les autorités à accéder à ces fameuses données hébergées par des entreprises américaines, peu importe le pays dans lequel se trouvent les serveurs. D’après les observateurs les plus avisés, l'utilisation de Google Analytics par un site européen ne respecterait donc pas l'article 44 du RGPD. Dans un communiqué, la CNIL annonce avoir mis en demeure le gestionnaire d'un site français et lancé des procédures contre d'autres. Ce sont donc de nombreux sites qui seront bien inspirés de trouver une autre alternative pour gérer leurs statistiques… chose qui est loin d’être aisé tant Google Analytics est tout simplement l’un des meilleurs outils existants dans ce domaine.
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NordVPN et Surfshark fusionnent pour créer un super VPN ?
La semaine dernière, NordVPN et Surfshark ont annoncé conjointement qu'un accord de fusion avait été trouvé. Si aucun détail concernant la transaction n'a fuité, cela confirme tout de même une tendance de fond: le regroupement des VPN, et plus précisément dans ce cas-là, je cite « essayer de devenir une puissance mondiale ». Qu'est-ce que cette fusion va changer ? Est-ce plutôt un bon signe ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Plutôt que de rester rivaux sur le marché très concurrentiel des VPN, vous savez ces réseaux censé crypter vos données en les faisant transiter via des serveurs un peu partout dans le monde, et bien NordVPN et Surfshark ont décidé de fusionner pour je cite « solidifier les offres des deux sociétés dans différents segments de marché et diversifier la portée géographique ». En effet, de nombreux internautes, peut-être même vous, se sont tournés vers les VPN pour contrer le traçage de leur données sur les moteurs de recherche, mais aussi la publicité ciblée ou bien tout simplement pour contourner les restrictions de contenu et la censure dans leur pays.
Concrètement, le timing de cette annonce n'est pas anodin. Il y a quelques jours, le site d'information lituanien Verslo žinios expliquait que Surfshark avait été développé avec l'aide de Tesonet, le même incubateur d'entreprises lituanien qui avait aidé NordVPN à ses débuts. De là à croire que les deux VPN ont été développé ensemble, il n'y a qu'un pas... idée réfutée par Surfshark mais qui n'empêche pas les deux société de discuter depuis la mi-2021, et bientôt de coopérer pleinement pour se développer. Ceci dit, les deux VPN assurent qu'ils continueront à fonctionner de manière autonome et je cite « s'appuieront sur des infrastructures et des feuilles de route distinctes ». La société mère de NordVPN explique que cette union je cite « « révèlera des opportunités de partage des connaissances techniques et permettra une diversification plus ciblée ». Si NordVPN annonce 15 millions d'utilisateurs et Surfshark 1 million, le deux entités ne cachent pas leur volonté de partir à la conquête de nouveaux marchés, qui après l'Europe, devrait logiquement être l'Asie et l'Amérique.
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Un musée du son sur internet ?
Pour les nostalgiques ou pour ceux qui n'étaient pas né lors des débuts d'internet et la généralisation des ordinateurs, il existe un musée en ligne vous permettant de découvrir ou redécouvrir les sons iconiques du passé. Du modem 56K, au tube cathodique en passant par le mythique Tetris de la Game Boy première génération, c'est un voyage dans le passé des technologies électroniques que nous offre ce musée. Tous les détails dans cet épisode.
Parfois, la nostalgie se réveille au détour d’un simple bruit inoubliable, que l’on n’avait plus entendu depuis des années, voire des décennies… Du bruit permettant de s'identifier sur AOL en passant par le frottement d’une pellicule de cinéma, les musiques entêtantes de Tetris, Space Invaders ou encore Pacman... Le site Museum of Endangered Sounds les répertorie tous ou presque, tel un véritable musée numérique. Son interface minimaliste permet de se replonger dans les époques et produits qui ont marqué le monde de la tech. Amateurs de cacophonie ou de composition improbable, vous allez vous régaler, c'est évident !
Pour l'historique, le site a été lancé par un certain Brendan Chilcutt en 2012. Ce dernier explique que c’est un moyen je cite de « préserver les sons rendus célèbres par les vieilles technologies et équipements électroniques ». En somme, il s'agit là d'un travail d'archive monstrueux. Vous y retrouverez une trentaine de sons et vous n'aurez qu'à appuyer sur les vignettes correspondantes pour les écouter.
Accéder au musée : http://savethesounds.info/
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Qu'est-ce l'IA AlphaCode ?
Côté intelligence artificielle, l'entreprise Deepmind, filiale de Google, est clairement l'un des leaders dans le monde. Après AlphaGo qui a été capable de battre le meilleur joueur de Go du monde et AlphaStar sur le jeu vidéo StarCraft II, voilà que l'IA investit le champ du développement informatique. AlphaCode, c'est le nom de cette nouvelle intelligence artificielle vise je cite à « écrire des programmes informatiques à un niveau compétitif » fin de citation. De quoi s'agit-il ? Est-ce une révolution on plutôt une menace sur la communauté des développeurs ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Dans le détail, AlphaCode a été entraîné grâce à des codes disponibles au grand public sur la plateforme opensource GitHub. Mais ces derniers temps, c'est sur la plateforme Codeforces, qui organise régulièrement des compétitions pour développeurs avec un classement à la clé que l'IA s'est illustré. Pour résumer, au terme de sa participation, AlphaCode se classait dans les je cite dans les 54 % des meilleures réponses humaines. Et si l'on élargit un peu plus, AlphaCode se positionnerait même parmi les 28 % des meilleurs compétiteurs des six derniers mois. Des résultats qui je cite « dépassent les attentes » pour Mike Mirzayanov, fondateur de Codeforces. « J'étais sceptique parce que même pour les problèmes simples, il est souvent nécessaire non seulement d’implémenter l’algorithme, mais aussi (et c’est la partie la plus difficile) de l’inventer […] AlphaCode a réussi à atteindre un niveau de performances du niveau d’un nouveau compétiteur prometteur » fin de citation.
Pour l'instant, AlphaCode ne peut exercer ses talents que dans le cadre de compétition de code, avec une consigne stricte. En clair, voire cette IA coder un programme à partir de rien n'est pas pour tout de suite. De plus, il existe un vrai risque à confier la rédaction d’un code à une intelligence artificielle, car si les données qui servent à son entraînement contiennent des failles de sécurité, il n'est pas impossible que l'IA les reproduise ensuite. Quoi qu’il en soit, DeepMind n’est pas le seul sur les rangs puisque Microsoft et OpenAI sont également très actif dans ce domaine. Ceci, dit, on est encore assez loin de voir débarquer des programmes entièrement conçus par des robots.
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L'attaque des 51%, c'est quoi ?
Dans le domaine des cryptomonnaies, il est un phénomène pour le moins très inquiétant nommé l'attaque des 51%. Quand les conditions sont réunies pour qu'une telle attaque ait lieu, c'est l'intégralité de la blockchain d'une crypto qui peut tout simplement s'effondrer. De quoi s'agit-il et quelle sont les chances pour qu'elle se réalise ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Vous commencez à le savoir tant on en parle régulièrement dans ce podcast, chaque cryptomonnaie comme le Bitcoin, l'Ethereum, le Dogecoin ou autre repose sur un principe de blockchain, permettant d'authentifier chaque transaction et de les inscrire dans un registre en libre accès. Pour obtenir des cryptomonnaies sans en acheter, il faut généralement en miner, c'est à dire faire travailler son ordinateur pour obtenir un montent de la crypto souhaitée. Sauf qu'en réalité, chaque blockchain est vulnérable. Dans le cas de l'attaque des 51%, pour que celle-ci ait de vraies conséquences, il faut que ses initiateurs aient une puissance de mining supérieure à 50 %, donc au moins 51 %. En clair, lorsqu'ils disposent d'une majorité de la puissance de calcul du réseau, les hackers peuvent annuler les transactions effectuées par les autres utilisateurs, ou bien décider des transactions qui seront validées et de celles qui ne le seront pas. Généralement, l'attaque des 51 % est dirigée contre les blockchains de type Proof of Work étant donnée que dans ces systèmes décentralisés, ce sont les transactions approuvées par la majorité des mineurs qui sont enregistrées dans le registre de transactions.
Concrètement, quelles sont les conséquences d'une telle attaque ? Déjà, pour que l'attaque ait une chance de réussir, il faut que les hackeurs s'en prennent à une petite blockchain comme LeaCoin par exemple. Dans la logique, plus la blockchain est grosse, moins elle sera vulnérable. Autant dire que tenter l'attaque des 51% sur le bitcoin ou l'etherum est quasiment impossible. Si les hackeurs gagnent de l'argent rapidement et facilement grâce à cette technique, la cryptomonnaie visée perd quant à elle une grande part de sa valeur. Sa réputation est compromise et les investisseurs perdent confiance... Ils ne s'en serviront plus pour réaliser leurs transactions, ce qui entraîne indirectement sa mort. D'ailleurs, une attaque 51 % donne justement la possibilité à son auteur de réaliser une attaque DoS, qui lui permettra ensuite de rendre hors service tout le réseau et donc de véritablement tuer la cryptomonnaie visée, provoquant des pertes considérables pour les autres mineurs.
Si certaines attaques de ce type ont déjà eu lieu comme pour le bitcoin gold, un dérivé du bitcoin classique en 2018 ou encore les projets, Verge, Vertcoin et Ethereum Classic, il semble peu probable que cela se répète à l'avenir d'après les analystes. D'après eux, un mineur malveillant aurait aujourd'hui besoin d'une puissance de hachage équivalente à celle de plusieurs millions de mineurs cumulés pour arriver à ses fins, soit un investissement colossal en équipement informatique, digne d'une véritable entreprise hightech. À ce jour, la blockchain Bitcoin est celle la seule dont la probabilité de subir une attaque des 51% est quasi inexistante.
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Un avion à 10 000 km/h ?
En terme de transport du futur à très haute vitesse, la Chine est clairement l'un des pays leader, notamment avec l'Hyperloop. Mais ces derniers temps, le géant asiatique veut s'imposer sur le marché des avions hypersoniques ! D'ici 2030, le pays veut être capable de relier Pékin à New York en seulement une heure ! Tous les détails dans cet épisode.
Pékin – New York, c'est environ 11 000 km au total, et d'ici 8 ans, il sera bientôt possible de faire le trajet en une heure grâce à l'entreprise Space Transportation. Comment ? Et bien parce que l'appareil utilisé ne sera pas un avion classique, mais un avion-fusée hypersonique moins coûteux qu'un lanceur de satellite et dix fois plus rapide que les avions de ligne. L'entreprise chinoise compte même aller plus loin en réalisant du tourisme spatial et des voyages, sans compter qu'elle serait déjà en train de tester ses prototypes de moteur-fusée depuis à peu près trois ans.
Dans le détail, le véritable prototype pourrait réaliser ses premiers essais vers 2023 et le premier vol avec passagers en 2024. Une fois certifié, l'appareil servira dans un premier temps au tourisme spatial suborbital, soit à une minorité de personne très aisé, puis entre 2025 et 2030 au grand public avec un avion de ligne. Outre les performances hallucinantes annoncées, la firme n'a pour l'instant rien dévoilé sur son avion hypersoniques. Rien de bien étonnant puisque la technologie hypersoniques est assez sensible et gardé secrète pas les ingénieurs. Outre les avions, la Chine teste des missiles et des planeurs hypersoniques depuis de longues années, ce qui lui donne une bonne longueur d'avance en terme de technologie, devant la Russie et les États-Unis notamment... D'après certains observateurs, plusieurs modèles d'avions seraient déjà opérationnels, de quoi fortement inquiéter les États-Unis dans leur course à la suprématie technologique.
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Une déclaration européenne des droits et principes numériques ?
Fin janvier, la Commission a soumis au Parlement européen et au Conseil européen son projet de déclaration de droits et de principes numériques. Objectif : promouvoir une transition numérique européenne centrée sur les citoyens et internautes de l'Union tout en protégeant leurs intérêts. Que contient réellement ce texte ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Ce n'est pas d'hier que l'Europe veut inscrire internet parmi les droits humains. Déjà en 2018, l'ancien président du Parlement Européen David Sassoli avait défendu cette idée, sans savoir qu'elle aboutirait quatre ans plus tard, sans doute cet été. D'après le Commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, « la déclaration sur les droits et principes numériques proclame en outre de manière solennelle que ce qui est illégal dans le monde réel devrait également l'être en ligne. Nous avons pour ambition de faire de ces principes une norme au niveau mondial » fin de citation.
Dans le détail, cette déclaration européenne pour le numérique se divise en six chapitres. Le premier, intitulé « Mettre les citoyens au cœur de la transformation numérique » vise à ce que tous les citoyens de l'UE puisse en profiter et que ce texte améliore leur vie. Si le principe est honorable, reste désormais à savoir comment cela se mettre concrètement en place. Le chapitre 2 a pour objet la solidarité et l'inclusion. C'est-à-dire, que la transformation numérique contribue à l'équité économique et sociale dans toute l'UE. Cela passerait en outre par des formations au numériques pour les personnes éloignées d'internet, mais également l'accès à tous les services publics en ligne. Chapitre 3 : la liberté des choix. Si ce point n'est pas encore très clair, il semblerait que l'intelligence artificielle soit concernée. Autrement dit, les internautes pourront profiter pleinement des avantages de cette technologie sur internet, mais les GAFAM devront faire un effort de transparence sur son utilisation. Un point que le Conseil et le Parlement devront clarifier.
Dans le chapitre 4, la Commission européenne invite les citoyens à participer à l'espace public numérique en créant un environnement sans désinformation ni contenu dangereux... Une volonté un quelque peu utopiste, mais néanmoins très appréciable. Enfin, le chapitre 5 est axé sur la sécurité et l'automatisation, autrement dit, la protection des citoyens contre les cyberattaque ou la violation de leurs données... et pour finir, le chapitre 6, qui prend en compte l'impact environnemental et la durabilité des technologies en intégrant la dimension économie circulaire et réduction de l'empreinte carbone du numérique. Si ces 6 chapitres ne sont pas très concret, il constitue au moins une base solide de réflexion pour la déclaration européenne du numérique. Résultats attendus cet été.
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Coup d'accélérateur pour le Metaverse ?
Dans la course au metaverse, le groupe Meta, anciennement Facebook, semble avoir déjà pris une sacrée longueur d'avance sur ses concurrents. La firme dirigée par Mark Zuckerberg vient d'annoncer la construction d'un énorme supercalculateur, et encore le mot est faible... À quoi va-t-il servir et est-ce vraiment révolutionnaire ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
AI Research SuperCluster, c'est le nom donné à l'infrastructure développée par le groupe Meta, doté d'une puissance de calcul de 5 exaflops et d'une capacité de stockage de 231 pétaoctets. Un véritable monstre informatique dont l'objectif sera d’entraîner les futures intelligences artificielles du groupe. Dans le détail Meta annonce 6080 cœurs de calcul GPU, et compterait en ajouté 10 000, pour atteindre les 16K cœurs de calcul d'ici l'été prochain, ce qui en ferait je cite « le supercalculateur IA le plus rapide du monde ». Pour être clair, Meta annonce qu'il va tout simplement pulvériser les performances de « Fugaku », l'actuel supercalculateur le plus puissant du monde 1 exaflops de puissance de calcul maximale.
Dès lors, quelles sont les possibilités offertes par une telle machine ? Et bien d'après Meta, le RCS permettra d'utiliser des quantités de données tout simplement astronomique pour entraîner beaucoup plus rapidement et de façon précise ses intelligences artificielles. Toujours d'après le groupe, un algorithme d'apprentissage automatique sera capable de digérer des sets de données de l’ordre de l’exaoctet, ce qui représente environ 36 000 années de vidéo haute définition. C'en est presque ridicule tant c'est tout simplement immense. En guise d'application concrète, Meta parle de traductions vocales en temps réel ou encore des possibilités de jeu en réseau en réalité augmentée. Concernant le metaverse, les capacités de calcul de RCS devraient aider Meta à créer je cite « les technologies fondamentales qui feront fonctionner son univers virtuel ».
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Qui sont les hackers du groupe Lockbit 2.0 ?
Ces derniers jours, deux institutions publiques ont été victimes d'une attaque informatique. La première n'est autre que la mairie de Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, tandis que la seconde est carrément le Ministère de la Justice ! Derrière ces attaques se cache le groupe de hacker Lockbit 2.0, qui menace d'ailleurs de dévoiler des documents sensibles si leurs rançons ne sont pas payées avant le 10 février.
Jeudi dernier, les hackers du groupe Lockbit 2.0, nom emprunté au ransomware éponyme, ont revendiqué le piratage des serveurs du ministère de la Justice, ainsi que leur chiffrement. Pour récupérer ces données hautement confidentielles, le Ministère doit dès lors payer une certaine somme d'argent, pour l'heure inconnue, sans quoi les hackers se disent près à dévoiler une partie des 10 000 fichiers sur lesquels ils auraient mis la main. Coup de bluff ou véritable menace pour la sécurité du pays ? Difficile de trancher pour l'instant. Par ailleurs, la ville de Saint-Cloud et l'entreprise Études Services Travaux Parisiens et Matériaux (ESTPM) font aussi partie des victimes avec respectivement 8.000 et 3.800 documents qui pourraient se retrouver dans la nature d'ici 10 jours. Jusqu'à présent, le Ministère de la Justice ne montre pas le moindre signe de panique. S'il y a bien eu une faille de sécurité selon les experts, seule une des nombreuses entités du ministère pourrait avoir été impactée. Autrement dit, il se pourrait que les pirates jouent simplement sur la peur sans aucune matière à dévoiler le 10 février.
Mais alors qui sont les membres de ce groupe LockBit 2.0 ? Si quelqu'un avait la réponse à cette question, les hackers seraient sans doute déjà en prison. Or, ces cyber-criminels sont bien plus malin qu'il n'y paraît, puisqu'il ne sont en réalité que des intermédiaires. Pour être clair, LockBit est initialement le nom d'un ransomware, c'est à dire un logiciel qui, s'il infecte votre ordinateur, chiffrera l'ensemble de votre machine et la rendra inutilisable. Seul moyen pour la récupérer, payer une rançon. LockBit 2.0, le groupe de hacker, est davantage un service proposé à des personnes malveillantes qu'un véritable groupuscule d'activistes. En effet, il est possible de louer une attaque contre une cible de votre choix, dont les bénéfices seront ensuite réparti entre vous et les hackers. Vous comprenez-bien qu'en travaillant tel des mercenaires, et non pas en attaquant en groupe, il est très difficile d'identifier l'ensemble des membres du groupe. Si l'un tombe, cela ne signifie pas que tout le réseau de hacker tombera.
Ces dernières années, les attaques de LockBit 2.0 se sont révélée être beaucoup moins spectaculaire que celle-ci. Fin 2020, le groupe avait annoncé avoir piraté Schneider Electric. Finalement, les données dévoilées n'avaient rien à voir avec l'entreprise. Thales, fleuron industriel français avait a priori également été impacté il y a quelques temps. Sauf que là encore, aucune donnée stratégique n'avait finalement fuitée. D'après certains experts, LockBit 2.0 serait à l'origine de 400 revendications de piratage, dont une soixantaine serait fausse ou exagérée. Il n'est pas exclu que là aussi, l'attaque de la mairie de Saint-Cloud et du Ministère de la Justice ne soient que de la poudre aux yeux.
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Les cryptos officiellement dans la langue française ?
Vous êtes sans doute passé à côté de cette info, mais le
22 janvier 2022, une liste de termes baptisée « Vocabulaire de l'économie et de la finance », a été publiée dans le Journal Officiel avec en son cœur des termes du domaine de la cryptomonnaie, avec à chaque fois une définition officielle et un terme français. De quoi s'agit-il ? Quels sont les termes en question ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Dans le détail, il s'agit de termes usuels assez bien traduit comme MNBC pour Monnaie numérique de Banque centrale, qui renvoie aux CBDC en anglais. De son côté, le « future price » que l'on retrouve souvent sur des plateformes comme Binance ou FTX et qui désigne le cours d'un actif tel qu'il est prévu à une échéance ultérieure est traduit par « cours à terme ». Ce qui est étonnant par contre, c'est la traduction du terme « cryptocurrency », habituellement traduit en français par « cryptomonnaies ». Là, le journal officiel nous propose le mot « cybermonnaie ». Sur ce coup là, pas sur que le terme soit utilisé tant son cousin cryptomonnaie est entré dans le langage courant.
Cette curiosité n'est pas la seule, puisque l'on retrouve également l'expression « conversion en jetons » pour traduire le terme « tokenisation », soit l'émission d'un token (jeton) associé à une activité. Une dénomination qui n'est pas forcément adéquate surtout si l'on se penche sur sa définition, je cite : « Émission, au moyen d'un dispositif d'enregistrement électronique partagé, de cyberjetons qui sont adossés à un actif, en vue notamment de faciliter la vente en tout ou partie de cet actif. » Le terme « stablecoin » pour les monnaies dont la valeur est toujours également à 1 dollar se voit traduit au choix par « jeton indexé » ou « cyberjeton indexé ».
Dès lors, qui peut bien être à l'origine de ces traductions ? Et bien il s'agit de la Commission d’enrichissement de la langue française, une section du ministère de la Culture dont l'objectif est je cite « de créer des termes et expressions nouveaux afin de combler les lacunes de notre vocabulaire et de désigner en français les concepts et réalités qui apparaissent sous des appellations étrangères ». À noter que ses propositions sont validées ensuite par l'Académie française. Cela signifie donc que « cybermonnaie » ou « cyberjeton indexé » ont été validés par l'Académie française. Quoiqu'il en soit, pas sur que ces termes seront utilisés massivement à l'avenir tant leur équivalent franco-anglais ont déjà une bonne longueur d'avance dans notre vocabulaire.
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Corée du Sud, pays n°1 pour le metaverse ?
Quand il s’agit des nouvelles technologies, la Corée du Sud est bien souvent un pays pionnier. Le petit Etat asiatique n’hésite pas à investir massivement dans ce qu’il considère être l’avenir, et clairement, le metaverse en fait partie. Dans le cadre du programme Digital New Deal, le ministère sud-coréen des sciences, des technologies, de l'information et de la communication souhaite subventionner les projets dont l'objectif est de développer le fameux metaverse, cette réalité alternative virtuelle déjà conceptualisée dans Matrix ou Ready Player One. D’ailleurs, le gouvernement Coréen prévoit même de développer son propre unvivers : le K-metaverse.
Ce sont dont 7,5 milliards de dollars qui seront alloués par le gouvernement au Digital New Deal afin d’accompagner le développement de plusieurs projets de réalité virtuelle et d'intelligence artificielle en lien avec le metaverse. Un investissement public colossal que le ministère justifie de façon assez étonnante, je cite « le Digital New Deal est un projet d'innovation national qui vise à surmonter la crise du Covid-19 par la numérisation et la digitalisation, à travers l'économie et la société » fin de citation. Dans le détail, ce plan a été annoncé l’été dernier et propose une enveloppe globale de 48,5 milliards de dollars répartis à la fois dans les infrastructures de réseau, mais aussi le développement de l'intelligence artificielle et d'autres technologies d'ici 2025. Le gouvernement estime que ce programme devrait générer 900 000 emplois en Corée du Sud et booster l’économie coréenne, ce qui n’est pas sans rappeler le plan France 2030 mis en place par Emmanuel Macron en octobre dernier.
Côté répartition des fonds, environ 65% seront consacrés aux réseaux de données et aux projets d'intelligence artificielle. 6% des dépenses seront consacrés au développement de nouveaux services numériques comme l'enseignement à domicile ou les consultations médicales en ligne. Mais au-delà de ça, d’autres projets ont trait au développement de la conduite autonome sur la majorité du réseau routier national. Le développement du metaverse lui, concentrera environ 10% de l’enveloppe totale. Avec son K-métavers, le gouvernement prévoit même de créer un institut de langue coréenne dans le métavers pour présenter l'art et la culture du pays aux étrangers et aux touristes. Autre projet d’envergure, la création d'une académie du métavers composée de 40 000 experts du secteur est attendue pour 2026.
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Apple : un casque de réalité mixte pour 2023 ?
Vous vous souvenez du casque de réalité mixte signé Apple ? Aux dernières nouvelles sa sortie était annoncée pour 2022, mais visiblement, la marque a la pomme a décidé de changer ses plans et de repousser la commercialisation à 2023. Plus précisément, Apple ferait face à de gros problèmes d'ingénierie. Je vous détaille tout cela dans cet épisode.
L'information ne sort pas de nul par puisque c'est tout simplement Bloomberg, l'un des média les plus réputé dans le domaine du business et de la tech qui l'a annoncé il y a quelques jours. En fait, le média explique que le développement du casque est au point mort pour plusieurs raisons : surchauffe, problèmes de caméra et bug logiciel. Si vous suivez l'actualité d'Apple, alors vous savez sans doute que la marque travaille sur ce casque depuis 2015, qui était initialement censé sortir l'an dernier.
Dans le détail, les problèmes de surchauffe proviennent directement des deux processeurs implantés dans l'équipement, l’un étant d'ailleurs équivalent au très performant M1 Pro que l'on retrouve notamment dans les MacBook Pro 14. Concernant les caméras embarquées qui permettent la réalité augmentée, Apple doit s’approvisionner en modules auprès de LG avant de poursuivre la production du casque qui devrait s'accélérer dès le deuxième trimestre 2022. Alors si ce retard ne joue pas en faveur d'Apple, pas d'inquiétude, la marque à la pomme compte bien se rattraper sur les prix puisque les experts l'estiment à environ 2000 dollars. Un prix qui bien entendu devrait freiner pas mal de consommateurs, mais finalement, Apple ne s'attend pas vraiment à un succès commercial avec ce casque. D'après ses prédictions, le GAFAM pense en écouler entre 7 et 10 millions d’unités j'ai envie de dire « seulement » lors de sa première année de commercialisation.
Pour rappel, ce casque de réalité mixte sera doté d’écrans haute résolution et d’une nouvelle technologie audio en plus de puces ultra puissantes. Apple ne s'en cache pas, elle vise un public de niche avec ce casque. Pour l'instant, aucun nom officiel n'a été communiqué, même si certains médias évoquent Apple Vision ou Apple Reality. Mais quand on lit entre les lignes, ce qui n'est pas très compliqué tant Apple ne semble pas faire de secret sur le sujet, ce casque a pour mission de préparer les utilisateurs à la sortie d'ici quelques années de lunettes de réalité augmentée, qui à terme, pourraient remplacer les iPhones.
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La Russie également en guerre contre les cryptos ?
Si le Salvador est le premier pays a avoir décrété le Bitcoin en tant que monnaie nationale, d'autres sont bien moins enthousiastes à l'idée de faire une place aux cryptomonnaies dans leur société. C'est le cas aujourd'hui de la Russie dont la banque centrale propose tout simplement la fin du minage sur son territoire. Une décision aux conséquences bien plus lourdes qu'il n'y paraît, pas seulement en Russie, mais dans le monde entier. Réponses et explications dans cet épisode.
Concrètement, la banque centrale russe suggère fortement je cite « l'interdiction de la circulation, du minage et de l'échange des cryptomonnaies sur le territoire russe ». Pour l'instant, rien n'est encore acté, mais la tendance n'est clairement pas en faveur des cryptos. En effet, Elvira Nabiullina, directrice de la banque centrale, considère depuis longtemps que le bitcoin est un problème à éliminer. Selon elle, les monnaies virtuelles feraient office de blanchiment d’argent et favoriseraient les activités criminelles. En guise de réponse, banque centrale russe propose dans un rapport d'accroitre la surveillance des personnes possédant plus de 5 millions d'euros en crypto. Alors si le gouvernement n’entend pas empêcher les échanges sur les plateformes étrangères, compte tenu de la difficulté de contrôler ces transactions, l'objectif est bel et bien de rendre le minage illégal, tout comme l'achat de cryptos par virement bancaire pour le reste de la population.
Ainsi, dès la parution de ce rapport, le Bitcoin s'est littéralement effondré, passant de 37 000 à 33 000 euros en une seule nuit, soit une perte de 4000€ de valorisation. D'autres devises numériques ont également subit cette vague hostile de plein fouet, comme l'Etherum avec une baisse de 400 euros en quelques heures... Et pour cause, les Russes sont le troisième peuple le plus actif en terme de minage dans le monde. Si ces derniers n'ont plus confiance ou sont forcés de se débarrasser de leur cryptomonnaies, alors c'est l'ensemble des devises qui est impacté... Les grandes plateformes comme Binance ont ainsi déjà exprimé leur volonté de discuter avec le gouvernement de Vladimir Poutine pour défendre leurs intérêts.
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Smartphones : faut-il utiliser des écouteurs lors des appels ?
À la question, est-il préférable d'utiliser des écouteurs ou un kit main libre lorsque vous appeler quelqu'un avec un smartphone ? La réponse est oui, tout simplement. C'est en effet un geste simple qui vous préservera de l'exposition aux ondes. Je vous explique comment et pourquoi dans cet épisode !
Il y a peu, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) a publié son rapport sur l'utilisation de kits oreillettes dans le cadre d'une étude sur l'exposition du public aux ondes électromagnétiques. Sans tourner autour du pot, la conclusion des recherches est sans équivoque : l'exposition aux ondes est divisée par dix en téléphonant avec des écouteurs équipés d'un micro. Pour parvenir à cette conclusion, l'ANFR explique avoir réalisé une série de 920 tests de Débit d'absorption spécifique (le fameux DAS) avec six kits oreillettes. Plusieurs modèles de smartphones ont également été utilisés, et ce, sur différentes bandes, 2G, 3G et 4G . Pour l'instant, aucune mesure n'a été effectué via la 5G.
Dans le détail, les mesures ont été relevées dans des scénarios dits de « pire cas », c'est-à-dire quand la qualité du réseau est mauvaise, ce qui entraîne une explosion des ondes. Au final, les écouteurs filaires apparaissent comme la meilleure solution pour éviter un DAS trop élevé. Avec ou sans fil, les écouteurs réduisent considérablement l'exposition aux ondes. En résumé, si vous voulez vous préservez des ondes, assurez-vous de communiquer sur un réseau de qualité, c'est à dire dans des zones où vous avez un bon réseau, et privilégiez les écouteurs, ou même les casques équipés d'un micro, ou encore la fonction haut-parleur, on en a pas parlé, mais il est vrai que le haut parleur a un avantage de taille, vous pouvez vous éloigner du téléphone, rien de plus. À noter également que ces ondes pour le téléphone sont différentes des ondes Wifi. Pour l'ANFR, si vous le pouvez, privilégiez les appels passés via les applications comme Messenger ou WhatsApp.
Pour terminer cet épisode, reste la question des constructeurs qui désormais retirent les écouteurs des boites pour raison écologiques alors que ces mêmes écouteurs avaient justement été imposés en Europe ou tout du moins en France depuis de nombreuses années pour raison sanitaire. Entre la santé ou l'écologie, il faut choisir, mais honnêtement, les deux sont facilement conciliables si vous n'achetez pas compulsivement des écouteurs par peur de les perdre.
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Des serveurs DNS européen pour se libérer de Google ?
Aujourd’hui, place à un sujet très technique mais néanmoins passionnant : la souveraineté des européens en matière d’internet. En effet, il semble très difficile voir impossible de se passer de Google. Et pourtant, l’Union Européenne vient de lancer un appel d'offres pour créer un résolveur DNS pour l'ensemble des 27 États membres. Qu’est-ce qu’un serveur DNS ? Et comment cela pourrait rendre l'Europe plus indépendante vis-à-vis de Google ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Avant toute chose, il faut savoir qu’un serveur DNS est crucial pour accéder à Internet. En fait, lorsque vous taper l’adresse du site sur lequel vous voulez allez dans la barre de recherche de votre navigateur, votre ordinateur consulte un serveur DNS, aussi appelé résolveur, pour connaître l'adresse IP du site, en clair, le chemin à emprunter pour y accéder. Habituellement, les appareils utilisent les serveurs DNS de leur fournisseur d'accès à Internet, mais il est aussi possible d'utiliser des serveurs publics, comme ceux de Google. D’ailleurs, dans son appel d’offres la Commission européenne souligne qu’une grande partie des institutions et des internautes utilisent des serveurs DNS localisés en dehors de l'Europe. De quoi inquiéter les autorités sur le respect de la vie privée, et les pousser à agir avec le projet DNS4EU. L’idée est donc de créer plusieurs serveurs DNS capables de prendre charge des normes assez contraignantes pour protéger la vie privée des internautes en Europe, avec interdiction de vendre ou monétiser les données personnelles.
L’une des exigences de l’Unions Européenne, est que les serveurs intègrent un système de filtrage afin de protéger les internautes des sites contenant des virus ou des campagnes de phishing. Par ailleurs, ces serveurs devront également bloquer les sites visés par des décisions de justice, par exemple ceux contenant des contenus piratés, ce qui n’est pas le cas avec les serveurs de Google entre autres. Si certains pourraient y voir une tentative de censure pour le Web sur le vieux continent, il faut savoir que les fournisseurs d’accès à internet sont déjà soumis à de telles mesures qui en partie impactent déjà notre navigation sur internet. À noter que ces serveurs seront simplement mis à disposition du public, et non utilisés par défaut. Les utilisateurs auront donc toujours le choix.
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Un processeur spécial minage signé Intel ?
Vous le savez tant on en parle régulièrement dans ce podcast, le minage de crypto-monnaies est un véritable phénomène qui parfois peut rapporter beaucoup d’argent ! En effet, le cours du Bitcoin, monnaie virtuelle la plus connue et la plus populaire, est aux alentours de 30 000 euros unité en cette fin janvier. Ceci dit, le minage de crypto-monnaies demande énormément d’énergie et donc est un vecteur de pollution important. Sans rentrer dans le détail du processus, le minage exploite essentiellement les processeurs des ordinateurs et leur carte graphique, aussi connu par les acronymes CPU et GPU. Or, c’est en partie parce que l’immense majorité de ces composants informatiques ne sont pas optimisés pour le minage que la consommation électrique est énorme. Ainsi, Intel s’est penché sur le problème et devrait sortir sa puce Bonanza Mine, c’est son nom, en février, conçue spécialement pour le minage de crypto tout en étant très économe en énergie.
Pour l’historique, c’est lors de la conférence annuelle ISSCC, qui regroupe les industriels du secteur des processeurs, qu’Intel a annoncé la nouvelle. Dans le détail, la Bonanza Mine est un processeur décrit comme une puce Asic très économe en énergie et fonctionnant à très basse tension. Si vous ne les connaissez pas, les Asic constituent une famille de processeurs visant à optimiser leurs tâches. D’ailleurs, Intel n'est pas le seul sur ce marché de niche, et se positionne clairement face à des spécialistes du genre comme la marque Bitmain ou encore MicroBT.
Mais si l’on remonte un peu le cours des événements, cela fait tout de même 4 ans qu'Intel travaille sur la conception de processeurs dédiés au minage des cryptos. En proposant des composants dédiés, Intel envoie un signal fort : ses processeurs dédiés au gaming ne doivent plus être utilisés pour le minage. En attendant la présentation de la puce en détail en février, on peut facilement imaginer d’Intel se fera tranquillement une place sur un secteur aux prix prohibitif jusqu’alors. En effet, les prix de la concurrence sont tout simplement inabordables pour la grande majorité des mineurs. D’après le média américain Fox Business, Intel aurait déjà trouvé un premier client de choix, la start-up de minage Griid, avec un contrat de plusieurs années à la clé.
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Comment assurer la sécurité des enfants dans le métaverse ?
La montée en puissance du métaverse pose un certain nombre de questions, que ce soit en terme d'infrastructures, d'équipements, de puissance nécessaire pour le faire tourner et surtout la sécurité des utilisateurs, notamment des plus jeunes. Le groupe Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et Oculus notamment, va bientôt être interrogé par l'ICO, Information Commissioner's Office au Royaume Uni, afin de vérifier les mesures qui seront mises en place dans ce domaine.
Dans le détail, l'organisme de surveillance britannique cherche à déterminer si les services de réalité virtuelle de Meta seront suffisamment robustes pour protéger la vie privée et les données personnelles des enfants. En fait, l'ICO craint que les premières versions d'Horizon Worlds entre autre, c'est le nom du metaverse de Meta, ne soit trop poreux avec les contenus sensibles, et donc n'expose les plus jeunes à des contenus qu'ils ne devraient pas consulter en raison de leur âge. Si ce premier point est en effet crucial, et met la pression sur Meta pour rendre son metaverse suffisamment étanche pour les plus jeunes, l'ICO se montrera aussi très vigilent concernant les casques Oculus. Depuis plus d'un an, pour utiliser ces casques et donc par la suite pour se connecter au metaverse, il faut absolument avoir un compte Facebook. Selon Meta, il s'agit là d'une première couche de sécurité, car seules les personnes âgées de plus de 13 ans peuvent effectivement ouvrir un compte sur Facebook. Mais vous l'imaginez bien, il est très facile de contourner cette règle. D'après certains experts, un enfant de moins de 13 ans peut carrément participer à des salons de discussion en réalité virtuelle, simplement en « cochant une case » pour dire qu'ils ont l'âge requis.
À noter qu'un « code des enfants » est en vigueur au Royaume-Uni et que Meta s'est déjà engagé à le respecter. Pour Meta que je cite, « le matériel de réalité virtuelle répond aux exigences de ce code ». Une déclaration qui n'engage que la bonne foie du GAFAM finalement, lequel a tout de même annoncé qu'il investirait 50 millions de dollars pour établir un programme de développement respectant les lois et règlements des différents pays dans lesquels le metaverse sera disponible. Une chose est sur, Meta devra montrer patte blanche, sans quoi il s'exposera à une amende allant jusqu'à 4% de son chiffre d'affaire, soit près de 9 milliards d'euros en cas d'infraction.
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Vers un « Cyber-Score » sur internet ?
Vous commencez à les voir fleurir autour de vous, les scores comme le nutri-score pour l'alimentation, ou le score de réparabilité pour les objets électroniques ou bien les scores de respect de l'environnement pour le textile, tout ça semble devenir une arme supplémentaire pour les consommateurs afin de savoir ce qu'ils achètent réellement. C'est une sorte de garantie transparence. Et bien sachez que l'Assemblée Nationale propose de faire pareil avec internet en introduisant un Cyber-Score. L'idée serait que les internautes puissent évaluer d'un coup d’œil la sécurité des plateformes numériques qu'ils utilisent.
Pour l'historique, cette proposition de loi a été adoptée par l'Assemblée nationale le 26 novembre dernier et pourrait entrer en application le 1er octobre... 2023. Dans quasiment deux ans oui... Alors au delà de ce timing un peu étonnant, ce Cyber-Score permettrait enfin d'appréhender la notion de risque sur internet grâce à un barème simple et compréhensible par tous, les plus jeunes, comme les plus âgés. Si cet outil viendrait combler les lacunes d'une partie des internautes, plusieurs questions restent toutefois sans réponse, la principale étant, quels services et plateformes seront concernés par cette mesure ? Justement, c'est sur ce point que les députés de l'Assemblée Nationale en charge du dossier continue de discuter.
Ceci dit, le texte tel qu'il était présenté le 26 novembre dernier mentionnait je cite « fournisseurs de services de communication au public en ligne », une notion assez vague vous en conviendrez. Mais à bien y regarder, on peut déjà penser sans trop se tromper que les applications de visioconférence et les moteurs de recherche populaires seront concernées. En effet, le texte évoque aussi la notion de « seuil d'utilisation », ce qui laisse penser que ce seront en priorités les services les plus populaires comme Zoom, Google Meet, Mozilla Firefox etc... Quoiqu'il en soit, l'idée de ce score est de pousser ces géants de la tech à adopter de meilleures pratiques, au risque de voir une partie de leurs utilisateur leur tourner le dos.
Autre zone d'interrogation, qui sera chargé de la certification ? Là encore, c'est un peu flou. Faut-il que cette compétence soit donnée à une autorité indépendante comme l'Anssi, qui est en charge de la sécurité des systèmes informatiques ? Ou faut-il plutôt que les entreprises s'autoévalue, avec potentiellement des contrôles ensuite ? Par ailleurs, sur quels critères sera basé ce barème ? Pour le savoir il faudra encore attendre quelques mois. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), doit encore rendre son avis sur la question. Quoiqu'il en soit, l'un des points clés concernera la sécurité des données et leur stockage. À nouveau, si l'idée part d'une bonne intention, il faut encore qu'elle soit mise en application avec intelligence.
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Les lentilles de contact augmentées ?
Cela fait maintenant plusieurs années que les géants de la tech nous promettent des lunettes de réalité augmentée dont on pourrait se servir au quotidien. Force est de constater que pour l'instant, les prototypes qui nous sont proposés sont loin d'être parfaitement fonctionnels. Alors pourquoi ne pas se laisser par des lentilles de contact augmentée ? C'est la proposition de la marque InWith qui lors du CES de Las Vegas au début du mois a annoncé ce nouveau produit.
Si les Google Glass ou les Hololens de Microsoft permettent d'afficher des notifications devant nos yeux, ça reste un peu plus rare en ce qui concerne les lentilles de contact. C'est pourtant le cas de la société américaine Mojo Vision, pionnière dans le domaine, avec des lentilles rigides, ce qui n'est pas sans poser certains soucis. Une difficulté que l'entreprise InWith Corporation a a priori surmonté en présentant un tout nouveau modèle de lentille, souple cette fois, là encore au CES 2022.
À en croire le concepteur, ces lentilles serait presque magiques puisque les circuits électroniques extensibles et souples sont intégrés aux lentilles grâce à de l'hydrogel. Bref, pour résumer, ces lentilles ont l'avantage d'afficher des notifications sur les yeux tout en étant souples et donc agréables à porter. Ceci dit, en plus d'afficher le contenu d'un smartphone par exemple en réalité augmentée devant l'œil, ces lentilles rempliraient également leur rôle de base, à savoir corriger la vue, et plus précisément la presbytie. Contrairement aux myopes qui ont du mal à voir de loin, les presbytes eux ont des une difficulté à voir net de près, ce qui est souvent lié à l'évolution au vieillissement. C'est grossièrement résumé, mais voilà la principale différence. Ainsi, comment cette lentille peut-elle à la fois être technologique et médicale ? Et bien en s'adaptant à l'environnement de son porteur comme avec des verres progressifs. On parlait de myopie, et bien figurez-vous qu'elle pourrait aussi aider à la corriger.
D'ailleurs, InWith ne considère pas ses lentilles comme un simple concept, puisqu'elle compte bien obtenir l'approbation de la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis cette année, c'est à dire l'agrément qui lui permettrait de mettre son dispositif en vente pour le grand public dans le but de corriger la vue, et non pas comme simple accessoire. Pour finir, l'entreprise envisagerait même de faire évoluer ses lentilles doucement mais sûrement vers l'affichage d'un monde que l'on connaît bien désormais : le métaverse.
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GTA VI prévu plus tôt que prévu ?
C'est une nouvelle qui pourrait tout simplement mettre en ébullition la communauté des gamers dans les semaines et mois à venir si elle venait à être confirmée officiellement par le groupe Take Two, qui a notamment pour filiale Rockstar Games, l'éditeur de GTA. Vous voyez ou je veux en venir, GTA VI pourrait sortir bien plus tôt que prévu ! De quoi s'agit-il ? Parle-t-on de rumeurs avec un minimum de fondement ou est-ce simplement de la poudre aux yeux ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Une chose est sure, c'est que GTA VI est bel et bien en développement depuis quelques temps déjà. Aux dernières nouvelles, le sixième opus de la saga était annoncé pour 2025, soit 12 ans après la sortie de son prédécesseur. Mais ces derniers jours, nombre de joueurs évoquaient plutôt... 2023, reprenant les propos d'un analyste de chez Jefferies Group. Je vous explique. La semaine dernière, Take Two a annoncé avoir racheté Zynga, un studio de développement américain pour 12,7 milliards de dollars, ce qui est tout simplement colossal. Suite à cela, la firme a déclaré qu’elle prévoyait une croissance de 14 % d’ici 2024. À ce stade, on pourrait croire qu'il s'agirait seulement des conséquences de la transaction... sauf que pour l’analyste, ce chiffre serait en réalité dû à la sortie d'un nouveau jeu... Je le cite, « Il n’y a qu’une poignée de titres qui peuvent fournir une telle confiance à la direction […] au moins un énorme jeu Rockstar devrait sortir au cours de l'année fiscale 2024 », soit entre le 1er avril 2023 et le 31 mars 2024.
Il y a donc de fortes chances pour qu'il s'agisse de GTA 6. L'autre option serait Red Dead Redemption 3... mais étant donné que l'épisode 2 est sorti en 2018, l'hypothèse semble difficilement tenable. Cela signifierait que le jeu n'aurait mis que 4 à 5 ans pour être développé. Car il ne faut pas oublier que la version PC est sorti quand à elle un an plus tard, en 2019. Peut-être pourrait-il s'agir d'un Red Dead Redemption Undead Nightmare II, ou pour être clair, une version zombie, comme ce fut le cas avec le tout premier opus. Difficile de penser tout de même que ce seul opus permette à Rockstar une croissance de 14%. Par ailleurs, Doug Creutz, analyste chez Cowen & Company souligne qu’en 2011, Take Two avait annoncé la sortie de GTA 5 pour fin 2012, suite à la publication de ses prévisions pour l’année fiscale 2013. Je le cite, « oui, il y a un précédent », et donc pour les joueurs, de vraies raison d'espérer ce titre tant attendu pour 2023 !
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Smartphone : combien de temps y passons-nous chaque jour ?
En ce qui concerne les smartphones, l'année 2021 fut celle de tous les records. App Annie, spécialiste de l'analyse des données mobiles a publié la semaine dernière son rapport State of Mobile qui nous livre des informations très intéressantes et parfois un peu inquiétantes concernant notre utilisation des smartphones. Au total, l’ensemble des humains aurait passé 3 800 milliards d'heures sur leur téléphone l'an dernier, ce qui est en soit un nouveau record, mais ce qui représente surtout en moyenne près de 5h par jours à scruter son écran.
Côté chiffre, trois pays dépassent la barre des 5 heures quotidiennes : le Brésil et l’Indonésie avec près de 5 heures et demi, puis la Corée du Sud avec un peu plus de 5 heures. Viennent ensuite le Mexique (4,8 heures), l'Inde (4,7 heures)… le Japon, Singapour, la Turquie et le Canada sont ex-aequo avec environ 4 heures et demi. En ce qui nous concerne, les français auraient passés environ 3 heures et demi par jour sur leurs téléphones l’an dernier, contre 2h45 en 2019, soit une forte augmentation en 2 ans, mais qui reste bien en deçà de la moyenne mondiale. Dans le classement édité par App Annie, la France n’occupe que la 15e place.
Reste à désormais à savoir pourquoi les utilisateurs ont passé autant de temps sur leurs smartphones l’an dernier. Rien de bien compliqué, et ça parait presque évident, c’est en grande partie à cause des réseaux sociaux. App Annie remarque aussi que les outils photo et vidéo sont beaucoup plus utilisés qu’avant, ce qui semble bien confirmer la place prédominante d’Instagram, Twitter ou TikTok dans notre quotidien. Autre donnée intéressante : les dépenses effectuées par les consommateurs. Aux États-Unis par exemple, on peut parler d'une véritable explosion. En deux ans, les américains ont pratiquement doublé leurs dépenses, passant de 24,5 milliards de dollars à 43 milliards de dollars pour télécharger une application ou pour les transactions dans leurs jeux favoris. La France elle reste plutôt stable avec une hausse de 190 millions d’euros par rapport à 2020, soit 2,25 milliards d’euros dépensés sur les app stores.
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Qu'est-ce que la MetaWeek ?
Vous le savez, le Metaverse a été LE gros sujet technologique de la fin de l'année 2021. Et bien du 7 au 10 mars prochain se tiendra le tout premier salon dédié à Dubai aux Émirats Arabes Unis. Mais petite subtilité, il s'agira d'un événement en présentiel. Pourquoi ne pas avoir misé sur un événement virtuel et ainsi coller avec le principe de Métaverse ? Je vous l'accorde, il y a une certaine incohérence dans ce choix, et je n'ai pas d'explication à vous apporter. Ceci dit, cette MetaWeek a pour objectif de devenir un événement de référence en ce qui concerne le Metaverse. Quel programme y sera proposé ? Cet événement a-t-il vraiment les moyens de peser dans le paysage technologique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Peut-être le saviez-vous déjà mais le metaverse pourrait générer plus de 1 000 milliards de dollars de revenus. Un potentiel qui attire beaucoup de monde, en particulier le groupe Meta, propriétaire de Facebook notamment. Son patron Mark Zuckerberg mise en effet sur un Horizon Worlds, Nike et Adidas avec des NFT, et bon nombre de jeux play to earn, c'est à dire où il faut jouer pour gagner des récompenses et potentiellement de l'argent. Pour tout comprendre sur le Metaverse en tant que tel, les NFT et la technologie blockchain sur laquelle repose ce monde virtuel, je vous invite à écouter ou réécouter les épisodes de Choses à Savoir Tech déjà réalisés sur le sujet. Quoiqu'il en soit, la MetaWeek de Dubaï se veut être la grande messe du Metaverse, l'endroit ou tous ses acteurs et ses différentes communautés se réuniront. Deux lieux devraient accueillir les conférences et ateliers du salon : le Méridien Dubaï Hotel et le Conference Centre.
Si l'on s'intéresse plus en détail au programme, la moitié de l'événement, donc deux jours sur quatre seront réservées à des conférences animées par des personnalités expertes du monde des crypto-monnaies, NFT, etc... On retrouvera notamment Roger Ver, fondateur de Bitcoin.com ; l'ancien astronaute et entrepreneur Ron Garan ; ou encore Justin Sun, qui a récemment démissionné de TRON et BitTorrent pour se lancer en politique. En parallèle la MetaWeek sera l'occasion de se pencher sur divers thèmes transversaux comme les défis de gouvernance, le play-to-earn, les opportunités de marché, l'économie des créateurs de metaverses ou encore la question de l'identité à la fois dans le monde réel et dans le Metaverse.
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Un criminel arrêté grâce à Google Maps ?
Vous le savez, on aime bien de temps à autre vous proposer des histoires qui sortent un peu de l'ordinaire et parfois même carrément rocambolesque. C'est le cas aujourd'hui avec un mafieux sicilien en cavale depuis près de 20 ans Italie, qui a enfin été arrêté par la police grâce à une photo sur Google Maps. Comment cela est-il possible ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Gioacchino Gammino, c'est son nom, est l’un des chefs de la mafia sicilienne « Stidda ». D'après l'agence de presse Reuters, l'homme aurait été repéré dans la région de Madrid en Espagne, et ce, suite à une photo répertoriée sur Google Maps. Un manque de vigilance qui pourrait bien lui coûter très cher puisque Gioacchino Gammino avait été condamné à la prison à vie pour un meurtre commis des années auparavant. Aujourd'hui âgé de 61 ans, l'homme vivait sous un faux nom à Galapagar, une ville de 25 000 habitants à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Madrid. Dans le détail, la photo qui le trahit n'a rien de bien exceptionnelle. On y voit tout simplement deux hommes devant un magasin de fruit. Une preuve visiblement suffisante pour que la police italienne puisse identifier sa cible, même si les autorité précisent que les enquêteurs soupçonnaient déjà Gioacchino Gammino de s'être installé dans cette petite ville ibérique. Pour l'historique, le fugitif s’était évadé de prison à Rome en 2002... Il est aujourd'hui en détention sous surveillance de la police espagnole et pourrait être extradé vers l'Italie d’ici la fin du mois de février.
Reste désormais à savoir comment la police italienne s'est débrouillé pour identifier cet homme. En effet, l’algorithme de Google Maps floute de nombreux éléments des photos prises par ses véhicules, comme les plaques d’immatriculation et les visages. Si rien n'a été précisé à ce sujet pour le moment, ce n'est pas la première fois que Maps aide à résoudre une enquête. En 2019, le corps d’un américain déclaré disparu en Floride depuis novembre 1997 a été retrouvé grâce à la vue satellite de Google Maps. Le pauvre homme a finalement été retrouvé dans une voiture au fond d'un étang... voiture qui était d'ailleurs visible depuis le ciel. Autre exemple en Indonésie cette fois ou un jeune homme enlevé à l’âge de 5 ans a pu s’appuyer sur quelques souvenirs et Google Maps pour retrouver sa famille onze ans plus tard.
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La pénurie de cartes graphiques bientôt terminée ?
On vous en parle quasiment depuis le tout premier épisode de Chose à Savoir Tech, une pénurie massive de composants informatiques frappe actuellement l'ensemble de l'industrie technologique, faisant ainsi tourner les usines au ralenti. C'est notamment pour cette raison que certaines personnes attendent depuis près de deux ans pour acheter une Playstation 5, et oui, les stocks sont rares et bien souvent très cher. Aujourd'hui il ne sera pas question de la console de Sony, mais d'un élément essentiel à son bon fonctionnement, les cartes graphiques... Car après plusieurs mois d'attente, la production repart enfin à la hausse.
D'après le média DigiTimes Asia, souvent bien informé sur les différents producteurs de composants électroniques, la pénurie serait en train de se résorber. En effet, d'importants fabricants comme Asus, Gigabyte ou MSI ont sensiblement augmenté leur production en fin d'année dernière, une tendance qui devrait se poursuivre tout au long de l'année 2022... DigiTimes Asia prédit même une augmentation de 10% des expéditions de cartes graphiques comparé à 2021, et même la fin de cette pénurie pour l'été prochain.
Autre signe encourageant, la sortie de la très attendue NVIDIA GeForce RTX 3080 avec 12 Go de mémoire vidéo aujourd'hui même. En effet, s'il ne s'agit que d'une mise à jour de la RTX 3080 de base sans révolution profonde, cela faisait quand même plus de 6 mois que les fans l'attendaient, ce qui confirme une sorte de rebond du marché des cartes graphiques et donc de toute la chaîne de distribution pour approvisionner les magasins et les sites revendeurs. Petit bémol, seulement 4 heures après sa mise en vente sur plusieurs sites, la plupart d'entre eux affichaient déjà des ruptures de stocks. À noter que la pièce coûte tout de même plus de 1500€, et encore chez les revendeurs les plus abordables.
Reste désormais à connaître le calendrier des constructeurs comme Sony ou Asus, très consommateur de cartes graphiques pour la conception de leur produits. Si ces derniers annoncent une hausse des arrivages de leurs produits en Europe, alors on pourra considéré que oui, la pénurie est bel et bien en train de se résorber... Autrement, il va encore falloir s'armer d'un peu de patience.
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Arcom : quelles priorités pour le nouveau gendarme du web ?
Vous en avez sans doute entendu parler, Hadopi, chargé de la lutte contre le piratage et le CSA, chargé de gérer l'écosystème des télé et radio, ont fusionné il y a peu pour donner naissance à l'Arcom, Autorité de régulation de la communication audiovisuelle, ou autrement dit, le super gendarme d'internet en France. Ceci dit, quels sont les missions principales de ce nouvel organisme ? Et sur quel sujet sera-t-il amené à intervenir ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Surveillance des plates-formes en ligne, régulation des plateformes de vidéo à la demande, lutte contre le piratage des films et contenus sportifs... Voilà en gros résumé l'axe de travail de l'Arcom... Et comme vous le voyez, son périmètre d'action est très très large. Comme je le disais en introduction, l'Arcom hérite du boulot d'Hadopi, à savoir la lutte contre le piratage sur internet. Mais au-delà des films et des séries, cette entité s'attaquera aussi au sport. Car en effet, le manque à gagner dû au piratage des événements sportifs est évalué à plus d'un milliard d'euro, on vous en a parlé à plusieurs reprise dans de précédents épisodes. On comprend donc facilement que la protection des contenus sportifs soit devenue une priorité, et cela devrait rapidement se concrétiser, puisque l'Arcom a décidé de mener la vie dure aux sites miroirs en annonçant des blocages systématiques des retransmissions sur internet en dehors des diffuseurs autorisés.
Un autre groupe de travail intitulé Supervision des plates-formes en ligne se focalisera sur la lutte contre la manipulation de l'information, ainsi que les contenus haineux et illicites. Il s'agira donc de mettre en œuvre concrètement le Digital Services Act européen dans les deux années qui viennent. Pour plus de détails, je vous renvoie à nouveau vers l'épisode de Choses à Savoir Tech spécialement consacré à ce sujet du DSA. À noter que le volet Éducation, protection des publics et cohésion sociale dans les médias audiovisuels et numériques aura également un place importante, puisqu'il s'agit d'une catégorie un peu fourre tout j'ai envie de dire... qu'il s'agisse de préserver les enfants des contenus dangereux comme la violence ou la pornographie, jusqu'à sensibiliser le grand public aux outils numériques, ou encore la question du droit d'auteur.
Pour terminer, l'Arcom s'attaquera aussi à la question des grandes plateformes comme Netflix, Disney + et Amazon Prime... En échange d'une contribution pour financer les créations audiovisuelles française, ces plates-formes devraient dès février obtenir un délai de diffusion raccourci pour les films dans le cadre d'une réforme de la chronologie des médias. Jusqu'à présent, il fallait attendre plusieurs année pour voir un film en streaming. Ce ne sera bientôt plus le cas. Une solution qui semble convenir à pas mal de monde, mais certainement pas à Canal+ et la SACD qui s'y sont déjà vigoureusement opposé.
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Neuralink : premiers essais sur les humains cette année ?
Excellente année 2022 , tous mes meilleurs vœux et merci d’être fidèle à Choses à Savoir Tech ! Qui dit nouvelle année dit nouveauté car le réseau Choses à Savoir lance un tout nouveau podcast intitulé Apprendre l’anglais avec l’actu. Donc si vous aimez l’actu et qu’en plus vous avez envie d’apprendre l’anglais, n’hésitez pas à lui donner sa chance. Rien de bien compliqué pour le trouver, vous pouvez soit aller sur chosesasavoir.com ou bien chercher Apprendre l’anglais avec l’actu sur votre application d’écoute favorite. Quoiqu’il en soit, pas d’inquiétude, vous trouverez le lien du podcast dans la description de l’épisode…
Et pour bien démarrer l’année, je vous propose de reparler de Neuralink, vous savez ce projet d’Elon Musk le fondateur de Space X et Tesla, visant à booster notre cerveau. C’est grossièrement résumé, j’en conviens, mais c’est quand même un peu cela. Et bien il y a quelques jours, l’homme le plus riche du monde a expliqué qu’après des tests remarqués sur des cochons et des singes, les tests sur les humains commenceront dès cette année. C’est en tout cas son objectif, mais pas sur que les autorités américaines le laissent faire sans réagir.
Concrètement, à quoi sert cette puce implantée dans le cerveau ? Les tests sur les singes ont montré qu’elle pouvait enregistrer et de stimuler l'activité cérébrale. Avant d’en arriver à booster les capacités de l’être humain dans un délire transhumaniste, Elon Musk destine d’abord sa puce à un usage médical. Dans un premier temps, elle devrait permettre à des personnes atteintes d’un handicap physique de récupérer leur mobilité. L’exemple le plus marquant serait de faire remarcher une personne paraplégique ou carrément de redonner sa liberté de mouvement à une personne tétraplégique, où là, tout le corps est paralysé, sauf la tête.
C’est dans une interview au Wall Street Journal que l'entrepreneur américain a fait le point sur son projet Neuralink, expliquant ou plutôt espérant le début des essais sur l'Homme dès cette année. Mais comme je vous le disais, certaines autorités nationales font office de régulateur… Ainsi, Musk doit attendre l'approbation de la Food and Drugs Administration qui délivre des mandats pour autoriser la commercialisation de médicaments. Je le cite « nous espérons pouvoir implanter ce dispositif chez nos premiers humains souffrant de graves lésions de la moelle épinière [cette année] […] et je dois le dire nos normes pour l'implantation du dispositif sont nettement plus élevées que celles de la FDA, tout comme nos normes de sécurité avec Tesla sont beaucoup plus élevées que ce qu'exige le gouvernement américain ».
Cette puce, nommé N1 Link est un dispositif à 1.024 canaux que Neuralink a fabriqué pour l'usage thérapeutique. Une fois le dispositif implanté dans le cerveau d'un patient, il est censé transmettre des données de manière invisible via une connexion sans fil. D’ailleurs, cette puce est extrêmement petite et, d'après Neuralink, si fine que des mains humaines ne peuvent pas les manipuler. C'est pourquoi la société développe en parallèle des robots capables de les placer à l'endroit souhaité dans le cerveau.
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Pause hivernale (retour le 9/01)
Pas d'épisode aujourd'hui, mais un petit message pour vous informer que Choses à Savoir Tech prend quelques jours de vacances. Ne vous en faites pas, vous retrouverez votre dose quotidienne d'actualité technologique dès le 9 janvier ! L'occasion pour moi également de vous remercier, vous êtes de plus en plus nombreux à écouter le podcast, ce qui est en toute honnêteté la plus belle des récompense. Bonne fête de fin d'année, Joyeux Noël et je vous souhaite avec un petit peu d'avance une magnifique année 2022 !
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1000 fois plus de puissance pour le Metaverse ?
C'est une nouvelle qui pourrait doucher l’enthousiasme de nombreux observateurs... La célèbre marque de composants informatique Intel estime que si le Metaverse représente l'avenir d'internet, la puissance de calcul actuellement disponible pour le faire tourner ne serait finalement pas à la hauteur... Pire, d'après le géant de l'informatique, il faudrait même la multiplier par 1000 pour pouvoir donner naissance au Metaverse tel que nous l'imaginons.
Il aura donc fallu attendre plusieurs mois pour qu'Intel ne fasse sa première déclaration publique sur le Metaverse, vous savez, cet univers similaire à la réalité, mais totalement digital, accessible grâce à un casque de réalité virtuelle. Le moins que l'on puisse dire, c'est que chez Intel, on observe la naissance du Metaverse avec un tout petit peu plus de distance que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook. En effet, le second fabricant mondial de semi-conducteurs estime que l'avenir tel que décrit par le patron du célèbre réseau social nécessitera une puissance de calcul incommensurable. Je cite Raja Koduri, vice président d'Intel : « considérez ce qui est nécessaire pour placer deux personnes dans un environnement entièrement virtuel […] et vous vous rendrez rapidement compte que notre infrastructure informatique, de stockage et de mise en réseau aujourd'hui n'est tout simplement pas suffisante ».
D'après lui, il faudrait carrément augmenter par 1000 la puissance de calcul et le traitement des ordinateurs actuels. En effet, pour mettre en place un tel Metaverse immersif, il ne suffit pas de déployer des NFTs sur la blockchain ou proposer des casques de réalité virtuelle ou augmentée performants... Il faut avant tout que les serveurs informatiques et les ordinateurs qui feront tourner les mondes numériques soient... suffisamment puissant pour les faire tourner justement. C'est aussi simple que cela.
Alors comment parvenir à multiplier notre puissance informatique par 1000 sans faire exploser nos émissions de CO2 ? En effet, la pollution est également une problématique à prendre en compte. Et bien au risque de vous décevoir, personne n'a la réponse pour l'instant. D'ailleurs, Intel estime que la puissance de calcul ne devrait augmenter que fois 10 dans les cinq prochaines années, ce qui serait toujours insuffisant pour faire vivre pleinement le Metaverse. Cependant une chose est sure, la firme américaine partage la vision de millions d’observateurs et de leaders de la tech comme quoi le Metaverse représente le futur d'internet. D'ailleurs, il sera plus correct de parler de Metaverse au pluriel, car jusqu'à présent, nombreuses sont les compagnies a avoir annoncé leur volonté de créer leur propre espace virtuel, mais aucune à ce jour n'a émise l'idée de rassembler l'intégralité de ces Metaverse au sein d'une seule et même entité.
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Crypto : tous milliardaires pendant quelques minutes ?
Il y a quelques jours, un étonnant bug informatique a brièvement rendu tous les possesseurs de cryptomonnaies milliardaire. De quoi vendre du rêve à de nombreuses personnes, sauf que comme je viens de le préciser il s'agissait d'un bug. Comment est-ce possible ? Quelle conséquence cela a-t-il eu sur le marché des cryptomonnaies ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Le très populaire site CoinMarketCap, sur lequel on peut retrouver de très nombreuses cotations de cryptomonnaies, a en effet été victime d'un sérieux bug à la mi décembre. Dans le détail, le site a affiché pendant plusieurs minutes des valorisations complètement folles et surtout totalement fausses. Le Bitcoin par exemple, devise la plus valorisée du marché, était affiché à plus de 778 milliards de dollars. À ce niveau là, c'est tout simplement ridicule, quand on sait que son pic historique était d'environ 65 000 dollars en milieu d'année. Depuis, ce dernier est repassé en dessous des 50 000 dollars l'unité. Mais outre le Bitcoin, c'est l'ensemble des monnaies numériques répertoriées sur CoinMarketCap qui a été touché. L'Etherum, seconde cryptomonnaie du marché, était affiché à plus de 9 milliards de dollars alors que son cours stagne actuellement aux alentours des 4000 dollars. Ainsi, n'importe quelle personne ayant investi dans des devises numériques se sont brièvement retrouvées à la tête d'une immense fortune.
De son côté, le site a rapidement confirmé l'existence d'une erreur. Je cite « suite aux anomalies observées sur notre plateforme, et bien que le problème ait été résolu, nous allons redémarrer nos serveurs conformément à l'étape finale de notre plan de remédiation interne. Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément » fin de citation. Un peu plus tard, CoinMarketCap s'est amusée de l'incident sur son compte Twitter, avec le message « ça vous a fait quoi d’être trillionnaire pendant quelques heures ? » Problème toutefois, de nombreux services s'appuient sur les données de CoinMarketCap pour afficher le cours des cryptomonnaies en temps réel. De ce fait, des dizaines de sites et de services ont également affichés ces cours insensé pendant quelques minutes, comme Coinbase, l'une des principales plateformes d'échange de cryptomonnaies au monde, du média CNBC, de TrustWallet, un portefeuille numérique populaire ou encore de Yahoo Finance.
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Elon Musk, l'homme le plus taxé de l'histoire ?
Elon Musk devra payer 11 milliards de dollars d’impôts en 2021. Et ce chiffre semble tout à fait véridique, puisqu'en plus d'avoir été annoncé en premier par le média Bloomberg, le patron de Tesla et Space X l'a confirmé sur twitter ce lundi. Comment expliquer cette somme astronomique ? Quelle en sont les raisons et quelles conséquences cela aura-t-il pour Elon Musk ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Vous en avez peut-être entendu parlé, Elon Musk lançait il y a quelques semaines sur Twitter une consultation pour savoir s'il devait vendre 10% de ses actions Tesla. Le résultat était clair, 57% des internautes avaient approuvé l'idée. En réalité, cette consultation s'est avérée n'être qu'une mise en scène puisqu'il était déjà prévu en amont que cette opération se réalise. Elon Musk a donc vendu ses actions pour 13 milliards de dollars au total, seul façon pour lui de payer ses impôts sur l'année 2021. Car avec l'envolée du prix des actions Tesla, la fortune de l'homme le plus riche du monde s'est envolée pour atteindre 255 milliards de dollars.
D'après Bloomberg, c'est uniquement si le milliardaire décidait d'exercer les options qu'il possède sur 8 millions d'actions de Tesla qu'il serait obligé de payer ces 11 milliards de dollars d’impôts. Dans le jargon de la bourse, une option permet à un acheteur potentiel de bloquer le prix d'une action et de l'acheter ou non à ce prix durant un certain temps. C'est un peu comme quand vous voulez prendre le train en cette période de Noël, mais que vous n'avez pas l'argent nécessaire pour payer votre billet au mont T. Vous décidez de mettre une option sur votre billet et donc de bloquer le prix, d'éviter une hausse, ce qui dans cet exemple du train, vous laisse une semaine pour faire votre choix. Là, c'est exactement la même chose pour Elon Musk. Ce dernier peut décider ou non d'activer ses options, et donc d'acheter les actions de son entreprise jusqu'en août 2022, date d'expiration des options. Quant à savoir s'il les activera ou non... et bien la réponse semble évidente ! Oui ! Car cette facture de 11 milliards d'euros n'était que prévisionnelle, dans l'éventualité où Musk décidait de lever ses 8 millions d'options. Avec la confirmation du patron de Tesla en personne sur Twitter, il ne fait plus aucun doute que Musk est le nouveau propriétaire de 8 millions d'actions de sa propre société, quelques mois après avoir déjà activé les options de 15 millions d'autres actions.
Dans le détail, Elon Musk doit payer des taxes sur la différence entre le prix d'achat des actions, qui on le rappel était bloqué à un faible prix grâce à ses options, et la valeur actuelle de ces actions, donc bien plus importantes. Quoiqu'il en soit, difficile de savoir s'il s'agit d'un record dans l'histoire des États-Unis. En effet, l'Internal Revenu Service ne révèle pas publiquement les déclarations de revenus individuelles. Mais en réalité, l'année 2021 est bien exceptionnelle en ce qui concerne la déclaration fiscale d'Elon Musk. Par le passé, le milliardaire payait très peu d'impôts au vu de sa fortune. Au total, l'homme le plus riche du monde aurait versé 455 millions de dollars au fisc américain entre 2014 et 2018 alors même que sa fortune avait progressé de 14 milliards de dollars sur cette période. Plus étonnant encore, Musk avait même complètement échappé à l'impôt sur le revenu en 2018.
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