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Les cryptomonnaies sont-elles néfastes pour la santé mentale ?
Si le numérique peut provoquer des addictions, difficile d'imaginer que les cryptomonnaies en représenteraient une. Et pourtant, une récente étude de la Tampere University en Finlande, montre à quel point les échanges de monnaies virtuelles peuvent affecter la santé mentale.
Évidemment, si de nombreuses personnes se lancent dans l'acquisition et l'échange de cryptomonnaies, c'est dans l'espoir de devenir riche. Avec un Bitcoin dépassant les 30 000 euros le jeton, ou plus de 2000 euros pour un jeton d'Ethereum, il y a effectivement de bon coups à faire si l'on en mine suffisamment. Pour ceux qui ne sauraient pas ou ne seraient pas équiper pour le minage, reste la solution du trading de cryptomonnaies, un peu comme la spéculation en bourse. Seulement, leurs cours plus qu'imprévisibles pourraient vous rendre à la fois dépendant mais aussi dépressif. Dans leur étude, les chercheurs de l'université de Tampere en Finlande ont suivit plusieurs jeunes américains qui se sont lancés dans le « crypto trading » au début du boom des cryptomonnaies. C'est le cas de la californienne Joanna Garzilli, qui en 2017, décide de se lancer. Peu de temps après avoir commencé, elle tire le gros lot avec un investissement qui lui rapporte 85 000 dollars avec une monnaie appelée GRT. Sauf que peu de temps après, Joanna prend des risques et investi 90% de ses économies dans une autre cryptomonnaies qui lui fait perdre plusieurs dizaines de milliers de dollars en quelques jours. De son aveux, je cite « la cryptomonnaie peut faire ressortir les parties les plus sombres de nous-mêmes si nous avons une personnalité addictive. J'ai une personnalité très addictive » fin de citation.
En effet, les pics et les chutes de prix procurent un niveau d'excitation difficilement contrôlable. Par ailleurs, la nature hautement instable des cryptomonnaies peut réduire les profits à zéro en très peu de temps. Également, plusieurs thérapeutes américains constatent un afflux de personnes cherchant de l'aide pour guérir de la dépendance aux cryptomonnaies. Selon cette étude finlandaise, les cryptomonnaies présentent des caractéristiques qui les rendent plus sujettes à la dépendance que les paris sportifs, les jeux d'argent et les placements financiers traditionnels. Les monnaies virtuelles peuvent en effet être échangées 24 heures sur 24, contrairement aux actions et les gens n'ont pas besoin de se rendre dans un casino pour « jouer »... Même si d'autres recherches sont en cours, d'autres études tendent également à confirmer l'existence d'un lien étroit entre le trading de cryptomonnaies et la dépendance. Les chercheurs finlandais ont d'ailleurs constaté que les personnes suivies présentaient également un niveau plus élevés de détresse psychologique et de solitude par rapport aux traders traditionnels.
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La fin des mots de passe chez Apple, Google et Microsoft ?
Dans le monde sans pitié des GAFAM, il est extrêmement rare de voir des entreprises collaborer dans un but commun. Et pourtant, Apple, Microsoft et Google se sont alliés afin de mettre fin aux mots de passe et proposer de toutes nouvelles méthodes d’identifications. Est-ce réellement la fin des mots de passe tels qu’on les connaît ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Pour l’historique, cette quête de la fin des mots de passe ne date pas d’hier. En 2016, le World Wide Web Consortium (W3C) lançait une mission aux grandes entreprises de la tech : supprimer les mots de passe. C’est dans cet esprit qu’a été créée la FIDO Alliance par Microsoft, Google et PayPal, et qui en 2019 a donné naissance au standard officiel WebAuthn. Également impliqué dans le projet, Apple rappelle par la voix de son directeur du marketing Kurt Knight que je cite « travailler avec l'industrie pour établir de nouvelles méthodes de connexion plus sûres qui offrent une meilleure protection et éliminent les vulnérabilités des mots de passe est au cœur de notre engagement à construire des produits qui offrent une sécurité maximale et une expérience utilisateur transparente, le tout dans le but de garder les informations personnelles des utilisateurs en sécurité » fin de citation.
Concrètement, le fonctionnement de ce mode d’identification est assez simple. Au lieu de rentrer un mot de passe pour se connecter à un site ou à une plateforme, les utilisateurs peuvent tout simplement utiliser leur smartphone. En fonction des préférences de chacun, il est possible de choisir l’authentification par caméra frontale ou bien le lecteur d’empreinte. Pour les plus réticents, il sera aussi possible d’utiliser un simple code, ou même de dessiner une forme. Si des milliards d’appareils et les navigateurs récents intègrent déjà cette méthode, Apple, Google, et Microsoft se sont assuré que peu importe la marque, chaque appareil puisse servir de terminal d’authentification. Je cite Vasu Jakkal, Vice-Président de la sécurité chez Microsoft, « les utilisateurs peuvent se connecter à Google Chrome sur un PC Windows en utilisant un mot de passe sur un appareil Apple » fin de citation. De quoi grandement faciliter l’adoption de cette méthode encore peu démocratisée, mais plus pour longtemps. La FIDO Alliance annonce un lancement général dès le début d’année 2023.
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NASA : des contrats qui posent question ?
En matière de programme scientifique, notamment spatiaux, les gouvernements dépensent bien souvent sans compter. Problème, les plus hautes instances américaines commencent à s'interroger sur la pertinence de telles dépenses. Invités à défendre l'enveloppe budgétaire de 26 milliards que souhaite la NASA pour l'exercice 2023 face à une commission spécialisée du Congrès, l'administrateur de l'agence Bill Nelson a regretté les dérives des coûts des contrats historiques de l'agence.
Si l'on pouvait s'attendre à ce que Bill Nelson défende corps et âme les méthodes de la NASA, il a, au contraire et à la surprise générale, encouragé les programmes de types publics-privés et les mises en concurrence, et lourdement taclé les contrats traditionnels, nommés « cost-plus ». Concrètement, un contrat « cost-plus », le plus classique proposé par l'agence spatiale américaine, consiste à signer un accord avec une entreprise avec un montant et une date de livraison, ainsi qu'un engagement de la NASA a couvrir les dépassements de ses prestataires sans aucune pénalité en cas de retards. Ce type de contrat, très avantageux pour ceux qui parviennent à le décrocher, permet historiquement aux industriels de remplir leur travail facilement tout en innovant sans craindre des sanctions administratives.
Dans le détail, Bill Nelson a cité le contrat à 383 millions de dollars passé avec l'entreprise Bechtel dédié au lanceur SLS (Space Launch System). Selon lui, la firme a remporté le contrat en sous-évaluant tous ses coûts, et profite depuis des années de la règle souple des dépassements de budget offert par la NASA pour obtenir plus d'argent et plus de temps. Face à cela, la NASA ne peut pas faire grand-chose pour les empêcher de profiter du système. D'après les audits de l'OIG, ce genre de dérives se serait d'ailleurs multiplié ces dix dernières années de la part d'une large part des industriels impliqués dans le projet SLS... un projet qui aura finalement coûté près de 25 milliards de dollars à la NASA.
Dès lors, le contrat passé entre la NASA et Space X se révèle être un parfait exemple de réussite de concurrence public-privé... On se rappelle d'ailleurs du côté mauvais joueur de Jeff Bezos et Blue Origin qui n'avait pas supporté que ce contrat lui passe sous le nez... En s'appuyant sur cet exemple, Bill Nelson souhaite aujourd'hui obtenir le budget pour un deuxième atterrisseur lunaire afin justement de ne pas laisser les clés du contrat à SpaceX et son Starship. D'après les chiffres de la NASA, l'abandon progressif des contrats « cost plus » pour la concurrence public privé aurait permis d'économiser 40 milliards de dollars.
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Amazon le reconnaît, Alexa et Echo vous écoutent sans cesse pour cibler la pub
Ce n'est pas un secret, les assistants vocaux type Siri chez Apple, les enceintes Echo chez Amazon ou l'assistant Google enregistrent les conversations que vous pouvez avoir avec eux. Si ces données données étaient initialement utilisées pour améliorer les fonctionnalités de chaque assistant vocal, voilà qu'Amazon a confirmé il y a peu ce qu'un certain nombre d'utilisateurs redoutaient, l'utilisation de ces données à des fins commerciales quand bien même l'entreprise affirmait le contraire il y a peu.
Concrètement, c'est grâce à un groupe de chercheurs affiliés à plusieurs universités américaines que cette révélation a pu avoir lieu il y a quelques jours. Dans leur rapport intitulé “Your Echos are Heard : Tracking, Profiling and Ad Targeting in the Amazon Smart Speaker Ecosystem” que l'on peu traduire, « Vos Echos ont été entendus : suivre, dresser le portrait des utilisateurs et cibler leur publicité dans l'écosystème des enceintes intelligentes d'Amazon », les chercheurs affirment que le GAFAM utilise toujours les données vocales issues de ses appareils Echo, malgré une suspension annoncée en 2019, pour diffuser ensuite des publicités ciblées via l'enceinte et sur le Web. Dans le détail, toutes les interactions avec l'IA Alexa seraient enregistrées et partagées avec 41 partenaires publicitaires. Ces données sont ensuite utilisées pour je cite « déduire les intérêts des utilisateurs [et] diffuser des publicités ciblées sur les différents supports » fin de citation.
L'étude ajoute d'ailleurs que ce type de données est très demandé par les tiers et les partenaires d'Amazon, puisqu'elles sont négociées lors d'enchères publicitaires je cite « à un tarif 30 fois plus élevées de la part des annonceurs ». Contacté par le site spécialisé The Verge, Amazon a confirmé l'utilisation de ces données vocales pour afficher des publicités ciblées. Je cite Lauren Raemhild, porte-parole d'Amazon, « si vous demandez à Alexa de commander des serviettes en papier ou de jouer une chanson sur Amazon Music, l'enregistrement de cet achat ou de la lecture de la chanson permet d'afficher des publicités ciblées sur Amazon et d'autres sites ou Amazon place des publicités » fin de citation. Bonne nouvelle si vous ne le saviez pas, vous pouvez tout à fait empêcher la collecte des données vocales dans les paramètres des appareils compatibles avec Alexa. Pour cela il vous suffit de vous rendre dans l'onglet Confidentialité. Vous pouvez également vous rendre sur Amazon.com/alexaprivacysettings, ce qui vous permettra de gérer vos enregistrements vocaux, et surtout gérer les autorisations accordées à Amazon.
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Supprimer ses infos de Google ? C'est possible !
Si Google est régulièrement critiqué pour sa gestion des données personnelles avec ses cookies invasifs, le GAFAM a mis au point un nouvel outil permettant à ses utilisateurs de demander le retrait de certaines données visibles via le moteur de recherche. Si cette méthode comporte tout de même certaines subtilités, ça n'en reste pas moins une aubaine pour se protéger dans de nombreux cas que je vous propose d'explorer dans cet épisode.
Concrètement, il est dès à présent possible de demander le retrait de Google Search de certaines données vous concernant, et pouvant être exploitées en cas de vol d'identité par exemple. Les données concernées sont les identifiants en ligne, le numéro de téléphone, l'adresse mail ou encore l'adresse postale. À noter que Google autorisait déjà la suppression de certains résultats de recherche qui contenaient des coordonnées bancaires (donc les numéros de compte ou de carte), mais aussi des résultats de doxxing, c'est-à-dire quand les données personnelles sont dévoilées à des fins malveillantes. Pour Michelle Chang, une cadre du service Google Search, cette nouvelle politique est une réponse à une demande de la communauté, et qui à n'en pas douter soulagera un certain nombre d'internautes. Ceci dit, Google n'a pas la possibilité de supprimer totalement ces données sensibles, seulement de les rendre invisibles au grand public sur son moteur de recherche. Au final, seul l'hébergeur ou le gestionnaire du domaine a le pouvoir de retirer « définitivement » ces informations de la page incriminée.
Dès lors, une fois que la demande de retrait a été effectuée, les pages ciblées sont est analysées en détail. Selon le résultat de cette analyse, le nom de domaine peut être soit banni de tous les résultats de recherche de Google Search, soit des résultats pour les requêtes incluant les informations ciblées. Par ailleurs, les demandes ne sont pas systématiquement acceptées. Elles peuvent en effet être refusées si elle sont considérées comme illégitime. Google précise également que la procédure n'a pas non pour but de limiter l'accès à des informations d'utilité générale, citant l'exemple des médias, car si votre nom apparaît dans un article, il est peu probable que votre demande aboutisse. En clair, la mesure concerne davantage concerner les bases de données et les forums. Enfin, si le contenu apparaît dans des fichiers publics de sites gouvernementaux ou de sources officielles, même résultat, votre requête n'aboutira pas non plus.
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Qu'est-ce que Mastodon, l'alternative open-source à Twitter ?
Après un rachat spectaculaire à 44 milliards de dollars, Elon Musk a annoncé vouloir faire de Twitter un espace de liberté d'expression totale, sous-entendant des conditions d'utilisation plus souples et une modération moins présente. Une orientation qui ne convient pas vraiment à certains utilisateurs qui se sont déjà tournés vers d'autres plateformes, comme Mastodon, qui est considérée par beaucoup comme l’alternative open-source la plus intéressante à Twitter.
Le lendemain de l'annonce du rachat de Twitter par Elon Musk, Mastodon enregistrait l'arrivée de 141 000 nouveaux utilisateurs, pour une augmentation totale de 176 000 nouveaux inscrit depuis le début des rumeurs de rachat au début du mois d'avril. Fondé en 2016, Mastodon est une plateforme open-source qui se présente comme un réseau social décentralisé, qui dans son interface et ses fonctionnalités ressemble beaucoup à Twitter. Ceci dit, son fonctionnement est assez différent. Mastodon permet par exemple à un utilisateur de créer son propre serveur, assure respecter leur vie privée, et n'est soumis à aucune publicité. Son créateur : l'Allemand Eugen Rochko. Je le cite « l'une des raisons pour lesquelles j'ai commencé à m'intéresser aux médias sociaux décentralisés en 2016, et ce qui m'a finalement conduit à créer Mastodon, était des rumeurs selon lesquelles Twitter, la plateforme que j'utilisais quotidiennement depuis des années, pourrait être vendu à un autre milliardaire controversé. […] Et maintenant, c'est finalement arrivé, et pour les mêmes raisons, de nombreuses personnes viennent sur Mastodon. »
Le nombre de téléchargements de l'application sur Android et iOS a depuis explosé et l'engouement a même gagné les institutions européenne ! Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD), l'équivalent de la CNIL à l'échelle de l'UE, a annoncé lui-même son arrivée sur Mastodon en lançant son propre serveur baptisé EU Voice. Pour être plus précis, le CEPD a créé sa propre communauté, ce qui permet à son gestionnaire d'appliquer sa propre modération. Le principe est ensuite plus ou moins identique à Twitter, avec l'idée de messages limités à 500 caractères chacun, une messagerie privée, un système de notifications, etc. Sur son serveur EU Voice, l'organisme européen entend encourager l'interaction avec le public, en partageant notamment des textes courts, des images et des vidéos. Sur son deuxième serveur EU Video, le CEPD proposera le téléchargement et les commentaires de vidéos et de podcasts. Cette plateforme-là, reposera sur le logiciel open-source PeerTube. Pour le CEPD, l'idée est de fédérer un maximum d'institutions, organes et agences de l'Union européenne, autour de ses serveurs et ainsi se libérer de l'emprise de Twitter pour sa communication grand public.
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Coupure internet en France : que s'est-il passé ?
Peut-être en avez-vous été victime, la semaine dernière, une panne massive d'internet a touché de nombreuses personnes à travers la France... Si des grandes villes comme Paris, Lille et Lyon en ont subit les conséquences de plein fouet, c'est au final la grande majorité des abonnés Free qui en ont été victimes. Que s'est-il réellement passé ? Est-ce un simple accident ou une opération de sabotage organisée ? Toutes les réponses dans cet épisode.
Comme l'a expliqué le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O, on parle ici de coupures de câbles. De son côté, l'opérateur Free pointe du doigt des actes de malveillance. Si SFR a été touché dans une moindre mesure, Bouygues Telecom et Orange eux n'ont rien eu à déplorer étant donné que les deux groupes je cite « n'utilisent pas les liens concernés par les dysfonctionnements ». Concrètement, il semblerait que les câbles sectionnés soit de type « longue distance » inter-régionaux en fibre optique. Ces derniers passent notamment le long des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables.
D'après les informations du site Numerama, les couloirs sectionnés l'ont été volontairement en trois points : sur la liaison Paris-Lyon, la liaison Paris-Strasbourg et Paris-Lille. Ces ruptures de câbles seraient survenues quasi-simultanément, je cite « vers 3h20, 3h40 et 5h20 du matin » dans la nuit de mardi à mercredi la semaine dernière. Ces liaisons appelées « backbone » ou colonne vertébrale d'un réseau internet, servent à interconnecter le trafic internet entre différentes zones géographiques grâce à des fibres à très haut débit. D'après Free et les experts du secteur, il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un acte volontaire, même si aucune explication officielle n'a été donné pour l'instant. Une enquête est toutefois en cours.
Pour Nicolas Guillaume, dirigeant de l'opérateur dédié aux professionnels Netalis, il est impossible que ces incidents soient liés à des travaux puisque je cite « des pelleteuses ne coupent pas Internet en pleine nuit vers 3h40 du matin […] Est-ce qu'il s'agit d'un acte de terrorisme numérique ? Peut-être. Il y a eu là un impact majeur, car la coordination des attaques sur les câbles a été bien faite, par des gens qui inévitablement connaissent le réseau » fin de citation. Depuis deux ans, plus de 200 antennes-relais ont été dégradées, le plus souvent brûlées par des militants anti 5G. À contrario, les actes de malveillance contre des fibres optiques sont beaucoup plus rares.
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Pourquoi Mark Zuckerberg galère avec la réalité virtuelle ?
En renommant son entreprise Meta en fin d'année dernière, Mark Zuckerberg a envoyé un signal fort concernant ses objectifs futurs, à savoir le développement d’un Métaverse et l'ambition d'y vivre comme dans Ready Player One ou Matrix. Pour cela, les utilisateurs auront forcément besoin de casques ou de lunettes de réalité virtuelles... Or, comme le révèle le site spécialité The Verge, les ingénieurs de Meta piétinent sur leurs différents projets, et ce malgré d’innombrables moyens déployés par Mark Zuckerberg.
La division réalité virtuelle/ réalité augmentée de Meta, c'est 10 milliards de dollars d’investissement rien que l'an dernier... et a priori, les dépenses devraient encore augmenter dans les prochaines années. En terme d'effectif, pas moins de 18 000 salariés ont été débauchés à prix d’or chez Microsoft, Apple, Google, et sont tous à pied d’œuvre pour donner vie au Metaverse de Zuckerberg. Mais outre les casques Oculus (Rift et Quest notamment), force est de constater que Meta n'a rien de concret à proposer, ses différents projets étant toujours en développement depuis de longues années.
Le premier a pour nom de code Nazare : un casque de réalité virtuelle fonctionnant sans smartphone, avec un dispositif dédié pour répartir la puissance de calcul. D'après Mark Zuckerberg, ce casque doit offrir une expérience complète avec environnement 3D, large champ de vision et design attrayant. Date de commercialisation prévue pour la V1, 2024... Mais comme je vous le disais, ce délais ne serait probablement pas respecté. En effet, les équipes de Meta doivent également mettre au point un bracelet capable de lire dans les pensées pour accompagner ce casque. Si ce périphériques est qualifié d’innovation la plus enthousiasmante de Meta, il n'en reste pas moins assez futuriste, sans compter qu'il est difficile de savoir si l'entreprise a bien avancé dessus ou non, puisqu'aucune communication à ce sujet n'a été faite depuis un moment. Pour l'historique, ce bracelet a été imaginé par la startup CTRL-Labs, rachetée en 2019 par Facecbook. En utilisant l’électromyogramme (EMG), donc des impulsions électriques dans le système nerveux périphérique, l'objet serait capable de comprendre certains ordres à exécuter.
Autre casque lui aussi programmé pour 2024 : Hypernova. Plus réaliste que le précédent, ce casque-là devrait fonctionner grâce à un smartphone. Et c'est bien connu, jamais deux sans trois, sachez que Meta travaille également sur le projet Cambria, un casque censé incarner la nouvelle génération d’Oculus et qui devrait sortir en fin d'année. À multiplier les projets et à mettre autant d'argent sur la table, le risque pris par Meta est à la hauteur de ses ambitions. Pour le moment, aucun casque ou lunette de réalité augmentée n'est parvenu à trouver son public. Le groupe se donne jusqu’à 2030 pour en démocratiser l’usage et se serait même donné comme objectif de vendre 10 millions de lunettes intelligentes d’ici la fin de la décennie comme les Ray-Ban Stories.
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Quelle est la liste des prochaines missions spatiales ?
Après 18 mois de travail pour compiler des centaines de publications venues des quatre coins du monde, le rapport « Origin, Worlds and Life » a finalement été publié récemment. Concrètement, il s'agit d'une sorte de consensus sur les objectifs scientifiques à atteindre; les études à mener dans le Système Solaire sur les dix prochaines années... En bref, une feuille de route bien complète des futures propositions et projets d’exploration de la NASA. Aujourd'hui, je vous propose de vous plonger dans les 781 pages de ce rapport, qui par ailleurs est disponible en accès libre avec un lien dans la description de cet épisode.
Une chose est quasi certaine, vu le temps de préparation colossal que nécessite chaque mission, il y a peu de chance de voir les projets que je suis sur le point de vous présenter aujourd'hui à l’œuvre ces dix prochaines années. En réalité, l'intérêt de ce rapport est de mettre en route la machine administrative et financière, de démarrer la construction des modules et d'avancer rapidement vers la phase de décollage qui marquera officiellement le début de la mission. Il est intéressant de noter que le rapport renouvelle sa confiance et son soutien au Mars Sample Return, soit le fait d'aller récupérer les échantillons collectés sur Mars et les ramener sur Terre... Autre projet toujours soutenu, celui de la sonde Europa Clipper qui décollera en 2024 vers Jupiter et le drone multicoptère Dragonfly qui devrait voler sur Titan, la plus grosse lune de Saturne à l’horizon 2034.
Du côté des nouvelles missions, celle qui fait le plus de bruit est sans doute celle visant à étudier Uranus. Cette géante gelée n'a été survolée qu'une seule fois en 1986, sans doute à cause des 13 ans de voyage nécessaires pour l'atteindre. L'idée serait donc d'envoyer une sonde en orbite, ainsi que larguer une autre petite sonde atmosphérique pour examiner la composition de sa surface. Autre projet mis en avant par le rapport : Encelade Orbilander. Là, il s'agit d'une mission qui se concentrerait sur la Lune Encelade, en orbite autour de Saturne, avec l'objectif d'étudier sa surface également gelée, et pourquoi pas découvrir si des formes de vies ont pu s'y développer quand on sait qu'elle abrite des geysers composés principalement d’eau.
Enfin, le rapport mentionne également le projet Endurance-A, qui prend place sur la Lune, avec un grand robot autonome capable de parcourir plusieurs kilomètres par jour et collecter jusqu’à 120 kg d’échantillons lunaires pour ensuite les ramener sur Terre... Mars Life Explorer, qui pour sa part vise à se poser près des calottes polaires martiennes pour étudier les glaces et éventuellement y trouver des composés organiques. Vient ensuite Centaur Orbiter and Lander, une mission de découverte et de collecte d’échantillons sur une comète entre Jupiter et Saturne... Titan Orbiter qui comme mentionné un peu plus tôt est un complément à Dragonfly pour l’étude de l’atmosphère de Titan, ou encore Enceladus Multiple Flybys, qui là est un autre scénario pour la mission Encelade Orbilander. Si l'atterrissage du module s'avérait être trop compliqué, ce dernier pourrait tout simplement voler à l'intérieur des geysers pour effectuer des prélèvements. Et pour finir, on peut également mentionner la mission Triton Explorer qui survolerait une seule fois la lune de Neptune.
Origin, Worlds and Life : https://nap.nationalacademies.org/read/26522/chapter/1
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Elon Musk rachète officiellement Twitter ! Quels changements à venir ?
L'information est tombée ce lundi 25 avril dans la soirée, Elon Musk va devenir le nouveau propriétaire de Twitter. Les actionnaires de la plateforme ont finalement été convaincu par son offre de 44 milliards de dollars, quand bien même ils avaient décidé de la refuser la semaine dernière. Le rachat devrait être finalisé d'ici la fin de l'année. Mais désormais, la question que tout le monde se pose est de savoir quels changements va bien pouvoir apporter Elon Musk à ce réseau social ? C'est justement ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
"La place publique numérique où les sujets vitaux pour le futur de l'humanité sont débattus"... voilà comment Elon Musk décrivait Twitter dans le communiqué annonçant son arrivée prochaine à la tête de la plateforme. Un réseau social où je cite "la liberté d'expression est le fondement d'une démocratie qui fonctionne". L'homme le plus riche du monde se dit déterminé je cite à "rendre Twitter meilleur que jamais [en l'améliorant] avec de nouvelles fonctionnalités, en rendant les algorithmes open-source pour accroître la confiance, en venant à bout les 'spamsbots' et en authentifiant tous les humains" fin de citation. Car la position d'Elon Musk est connu de tous depuis bien longtemps, lui qui estime que Twitter va trop loin dans la modération des contenus et prône une plus grande liberté d'expression en ligne.
Dans les épisodes de Choses à Savoir Tech consacrés à ce dossier les semaines passées, on a pu évoquer succinctement les changements voulus par Elon Musk. Aujourd'hui, sa feuille de route semble se préciser avec tout d'abord un changement de modération. Le milliardaire préconise je cite de "laisser le tweet exister en cas de doute" sur un contenu. Il est aussi opposé aux bannissements permanents, comme celui de l'ancien président américain Donald Trump début 2021. Pour lui, la meilleure solution reste l'exclusion temporaire. Autre projet évoqué, l'ajout d'une fonction pour éditer un tweet après sa publication, ce à quoi les dirigeants de Twitter s'étaient toujours opposé par le passé pour d'après eux préserver la spontanéité et l'intégrité de la plateforme face à la désinformation. Autre dossier d'importance, la lutte contre les arnaques et les spams via l'intermédiaire des "spamsbots", ces comptes automatisés qui font la promotion d'escroqueries, très actifs notamment dans le milieu des cryptomonnaies.
Pour finir, en mettant la main sur Twitter, Elon Musk s'offre une arme de communication dévastatrice, capable d'influencer le plus grand nombre. Également, le rachat de Twitter par Elon Musk signifie désormais je cite que "deux milliardaires contrôleront bientôt quatre des principales plateformes sociales de la planète" d'après le spécialiste des réseaux sociaux Ethan Zuckerman. Je cite à nouveau, "Mark Zuckerberg a un droit de veto sur une grande partie des décisions de Facebook, WhatsApp et Instagram. Elon Musk devrait probablement obtenir un pouvoir similaire chez Twitter", fin de citation, lui laissant le champ libre pour remodeler la plateforme à son goût.
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Google en guerre contre les spams ?
Si vous ne le saviez pas déjà, cela fait plusieurs années que Google œuvre pour rendre son moteur de recherche le plus sur et le plus efficace possible afin que les internautes puissent trouver les sites les plus appropriés à leurs recherches. Comme chaque année, le GAFAM a publié son rapport concernant sa lutte contre les sites frauduleux et les spams en 2021 avec des résultats multipliés par 6 par rapport à 2020. Quels enseignements titrer de ce rapport ? Google met-il vraiment le paquet pour proposer une internet sur à ses utilisateurs ? Toutes les réponses dans cet épisode !
Malgré tous les défauts que peut avoir Google, on ne peut pas lui enlever tous les efforts consentis pour traquer les sites web malveillants et autres formes de spams susceptibles de figurer dans ses résultats de recherche. En 2018, le géant américain a justement lancé son outil SpamBrain, un système de prévention fondé sur l'IA afin de dénicher les sites malveillants. Dans son rapport annuel qui se concentre sur l'année 2021, Google explique donc avoir identifié six fois plus de sites frauduleux et spam grâce à SpamBrain qu'en 2020. Je cite « Avec un volume croissant de spams sophistiqués produits chaque jour, la capacité de SpamBrain à identifier les comportements perturbateurs et malveillants parmi des milliards de pages Web nous a permis de maintenir plus de 99 % des recherches sans spam » fin de citation
Google parle également des différents algorithmes mis en place l'an dernier pour lutter contre le spam en général : Link Spam Update en juillet, ainsi qu'un algorithme sur le classement des pages présentant des évaluations de produits. À ce propos, l'entreprise explique avoir travaillé pour contrer les méthodes visant à apparaître parmi les premiers sites proposés lors d'une recherche. Ceci dit, en 2019, Google annonçait découvrir chaque jour pas moins de 25 milliards de pages considérées comme des « spams », celles-ci étant systématiquement déréférencées par le moteur de recherche puis supprimées des résultats. Dans un communiqué, Google explique je cite qu'en « 2021, nous avons détecté 200 fois plus de sites de spam qu'à nos débuts, il y a près de vingt ans » fin de citation.
Communiqué de Google : https://developers.google.com/search/blog/2022/04/webspam-report-2021
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SpinLaunch, la catapulte à satellites partenaire de la NASA ?
Vous souvenez-vous de SpinLaunch ? Il y a environ un an, nous vous avions présenté cette entreprise désireuse de créer un lanceur spatial dit propre, sans combustible, grâce à un environnement sous vide à haute vitesse. Et bien aussi fou que le projet puisse paraître, la NASA vient de signer un accord avec la start-up pour toute une série d'essais de lancement dès cette année. Aller, regardons en détail de quoi il s'agit !
L'an dernier, la vidéo des premiers essais de SpinLaunch était rapidement devenue virale sur internet. Installé près du Spaceport America au Nouveau-Mexique, le démonstrateur d'une trentaine de mètres de diamètres avait surtout intrigué les internautes par son design, à la croisée d'une parabole et d'un canon. Concrètement, une charge utile et un contrepoids tournent à très haute vitesse avant que n'ai lieu l'éjection de l'objet placé dans un environnement sous vide, le tout calculé au dixième de seconde près. Une fois expulsé, le projectile traverse un opercule avant de foncer dans l'atmosphère à haute vitesse. L'essai en question avait été commenté par plusieurs spécialistes, lesquels avaient pointé des contraintes énormes sur la charge utile ou encore la faible précision du guidage lors de l'éjection.
En attendant, la NASA profitera du démonstrateur pour se faire une idée de cette technologie. D'ailleurs, le contrat signé avec l'entreprise ne porte pas sur des lancements de satellites, mais simplement sur des tests. Une bonne nouvelle du point de vue financier puisqu'avec les fond alloués par la NASA, SpinLaunch pourra justement construire son démonstrateur de 100 mètres de diamètre plus rapidement, avant de tenter de convaincre l'agence américaine de l'utilité de son invention en fin d'année, grâce à un premier tir à vitesse maximale. D'après les experts, le tir nécessitera près d'une heure d'accélération pour projeter la charge utile à une vitesse significative. Quoiqu'il en soit, SpinLaunch espère atteindre une précision et une vitesse suffisante pour qu'il ne reste plus au projectile qu'à allumer un petit moteur fusée pour s'injecter en orbite.
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Twitter finalement racheté à 100% par Elon Musk ?
C'est un feuilleton qui affole internet depuis début avril, le milliardaire Elon Musk souhaite en effet devenir propriétaire de Twitter. Après avoir annoncé son arrivée au capital de l'entreprise, l'homme le plus riche du monde veut désormais racheter à 100% le réseau social et avoir les pleins pouvoir. Pourquoi une telle accélération des choses en seulement quelques jours ? Les autres actionnaires de Twitter pourront-ils résister à la puissance financière d'Elon Musk ? Tous les détails dans cet épisode.
Concrètement, le patron de Tesla et SpaceX a déposé mi-avril une offre à la Securities and Exchange Commission, l'autorité de régulation des marchés financiers américains, afin de racheter l'ensemble des actions de Twitter. Le montant pour chaque action individuelle proposé par Elon Musk : 54,20$, alors que celle-ci se négocie environ 47 $. C'est donc un chèque de 43 milliards de dollars qui a été soumis aux autres actionnaires de Twitter... Une somme faramineuse mais qui n'a pas été du goût du conseil d'administration, ce dernier ayant décidé de contre-attaquer à ce qu'il juge comme étant une offre hostile, en adoptant une mesure dite de « pilule empoisonnée ». En clair, lorsqu’un investisseur rafle plus de 15 % du capital sans l’accord du conseil d’administration, les autres peuvent racheter de nouvelles parts à prix réduit, ce qui au final dilue la participation du principal actionnaire. Ce dernier est alors obligé de débourser beaucoup plus d'argent pour prendre le contrôle de l'entreprise. Revers de la médaille, augmenter fortement le nombre de parts de la société diminue mécaniquement la valeur de chacune des actions et donc la valeur de l'entreprise dans un sens, ce qui est l'exact inverse de la mission du conseil d'administration, à savoir faire le maximum pour la faire progresser.
Au final, cette mesure oblige Elon Musk à négocier directement avec Twitter s’il souhaite procéder au rachat. Pas de quoi le réjouir, vous vous en doutez bien... En théorie, Elon Musk a largement les moyens de s’offrir le réseau social avec une fortune estimée à plus de 200 milliards de dollars. Or, s'il devait débourser plus que 43 milliards de dollars, Musk serait obligé de vendre des parts de Tesla ou SpaceX par exemple. D'après certains observateurs, le suspens devrait prendre fin le 28 avril lors de la publication des résultats financiers de Twitter. Ceci dit, la vente de l'entreprise à Elon Musk pourrait bien avoir des conséquences assez lourdes. Si ce dernier souhaite officiellement défendre la liberté d'expression, prendre le contrôle de Twitter lui permettrait surtout d'accéder à des millions de données sensibles sur des personnes importantes comme ses rivaux dans le monde de la tech ou encore les hommes et femmes politiques. Elon Musk pourrait aussi décider de mettre un terme à la politique de modération et le code de bonne conduite afin d'influencer encore davantage l’opinion publique, transformant le réseau social en véritable outil de propagande. Espérons que ce ne soit qu'un scénario imaginaire.
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Apple : un milliard et demi d'appareils en dangers ?
Non, le titre de cet épisode n'a rien de mensonger, ce qui rend la situation encore plus inquiétante pour les utilisateurs de produits Apple. D'après un rapport d'AtlasVPN, les données de plus d'un milliard et demi d'appareils Apple dans le monde pourraient être exposées à des failles de sécurité. D'ailleurs, certains cybercriminels auraient déjà commencé à les exploiter, notamment via le navigateur Safari.
Découvrir des vulnérabilités sur un téléphone ou sur un navigateur internet n'a rien de surprenant, c'est en effet le lot quotidien des chercheurs et des hackers éthiques désireux de faire avancer la cybersécurité. Mais découvrir 380 nouvelles failles de sécurité en une seule année, dont la plupart sur le même navigateur internet est à la fois très rare et extrêmement préoccupant. En effet, ces centaines de failles ont été repérées dans l'écosystème Apple en 2021, ce qui représente une hausse hallucinante de 467% par rapport à 2020. Si la porte d'entrée principale des hackers était Safari, le navigateur par défaut d'Apple, c'est l'ensemble des produits qui est touché à cause de l'inter-connectivité. En effet, les produits Apple communiquent facilement entre eux, ce qui est très pratique pour échanger des fichiers ou passer d'un appareil à l'autre sans effort tout en poursuivant son travail. Or, une faille sur un produit et c'est toute la chaîne d'interconnexion qui est exposée aux pirates. En 2021, Apple revendiquait plus d'un milliard et demi d'appareil dans le monde... Une proportion qui a dû encore augmenter en 2022 pour se rapprocher de la barre des 2 milliards.
Dans le détail, le défaut le plus dangereux détecté chez Apple est le CVE-2021-30858 avec un score de 8.8 / 10. Les appareils menacés sont les iPhone et iPad sur IOS 14.8, ainsi que les Mac avec macOS Big Sur 11.6. Concrètement, cette vulnérabilité permet de glisser des virus et des ransomwares sur l'appareil, avant d'extirper en douce toutes les données personnelles et les identifiants de l'utilisateur. Pour vous protéger, il est recommandé de mettre vos appareils à jour dès que possible. Le rapport d'AtlasVPN a par ailleurs nommé la pire vulnérabilités de 2021 : « Apache Log4j ». Ce défaut permet aux hackers d'obtenir le contrôle complet sur des serveurs et d'exploiter le système sans aucune limite. Lorsque ces failles touchent des géants de la tech comme Microsoft, Apple ou Google, des milliards d'utilisateurs sont menacés. À nouveau, veillez à mettre à jour vos appareils dès que possible dès que possible pour éviter le pire.
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CookieEnforcer, une IA pour mettre fin aux cookies ?
À force d’utiliser internet, vous vous êtes forcément familiarisé un minimum avec les cookies. Si de nombreux internautes les voient d’un mauvais œil, des chercheurs américains ont mis au point une intelligence artificielle sous forme d’extension de navigateur internet, capable de refuser automatiquement les cookies non essentiels avec un taux de réussite de plus de 90%. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir CookieEnforcer.
En Europe, le respect de la vie privée est au cœur des préoccupations, en partie avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Pourtant, en voulant à tout prix faire la transparence sur les cookies utilisés par les sites, les internautes font face quasi systématiquement à des fenêtres pop-ups avant d’accéder à leur page. Un véritable enfer puisque ces pop-ups sont souvent conçus pour que les Internautes donnent leur consentement par dépit ou pour pouvoir enfin voir le contenu voulu. On appelle ça des dark patterns. D’ailleurs, en début d’année la Cnil française a imposé une amende de 150 millions d’euros à Google et 60 millions à Facebook, parce qu’il était plus facile d’accepter tous les cookies que de les refuser sur leurs sites. Comme de nombreux internautes passablement énervés par ce système, des chercheurs de l'université du Wisconsin-Madison et de Google ont décidé d’agir en mettant au point CookieEnforcer, une extension qui refuse automatiquement les cookies indésirables.
Dans le détail, les chercheurs ont entraîné leur intelligence artificielle à parcourir le code source des pages Web et à repérer les notifications liées aux cookies. Concrètement, l’IA réalise une analyse texte et des différentes options pour désactiver celles qui ne sont pas essentielles en simulant des clics de souris. Cette méthode permet même à l’IA de fonctionner sur des sites et avec des systèmes de notifications qu'il n'a pas encore rencontrés. Pour l’instant, CookieEnforcer a été testé sur plusieurs centaines de sites, avec pour un taux de réussite de 91% pour correctement désactiver les cookies non essentiels. Pour le moment, l'outil n'est qu'au stade de projet et donc pas encore disponible au grand public. Les chercheurs prévoient tout de même de rendre leur IA accessible sous la forme d’une simple extension de navigateur prochainement, sans hélas préciser de date.
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Unreal Engine 5 va-t-il révolutionner le jeu vidéo ?
Le 5 avril, le studio de jeux vidéo Epic Games a mis à disposition des créateurs son tout dernier moteur de développement, l'Unreal Engine 5. Si vous n'êtes pas un fan de jeu vidéo, cela peut ne rien vous évoquer, mais si vous écoutez ce podcast c'est a priori parce que la tech vous intéresse, et là, croyez-moi, on est face à un bijou ! D'ailleurs, peut-être avez-vous déjà été confronté à la technologie Unreal Engine 5 sans le savoir. Il y a peu, une démo de jeu intitulée The Matrix Awakens avait déjà donné un avant goût de ce qu'il était possible de faire grâce à ce nouveau moteur. Pour la faire courte, le jeu ressemblait presque à un film en prise de vue réel, dépassant de loin les jeux aux graphismes les plus réalistes. Vous l'avez compris, je vous propose aujourd'hui de partir à la découverte d'Unreal Engine 5, le moteur de jeu qui en tout objectivité pourrait bien révolutionner le secteur du jeu vidéo.
Deux fonctionnalités principales composent ce nouveau moteur : Lumen et Nanite. La première, Lumen, est comme son nom le suggère, une une technique d'éclairage globale dynamique, permettant de contrôler la lumière directe et indirecte en temps réel. Nanite de son côté est un système de gestion de la géométrie pensé pour supporter des jeux au nombre de polygones plus élevés tout en maintenant une vitesse d’affichage en temps réel sans perte. À noter qu'Unreal Engine 5 propose aussi des outils pour faciliter la vie des développeurs, notamment quand il s'agit de créer des mondes ouverts. Le World Partition par exemple, permet de rendre leur création bien plus facile en divisant le monde en question, ou plus précisément, en affichant seulement les zones à afficher à l’écran. Également, le One File Per Actor permet aux équipes créatives d’avancer à plusieurs sur un même projet sans déborder sur le travail des autres.
Côté business modèle, pas de changement comparé à l'Unreal Engine 4... c'est à dire que l’utilisation du logiciel est entièrement gratuit tant que le jeu développé n’atteint pas le million de dollars de revenus. Une fois cette barre symbolique dépassée, Epic Games réclamera 5% des droits d'auteurs. À noter qu'Unreal Engine est également devenu très populaire en dehors de l’industrie vidéoludique, puisque le cinéma et la télévision y ont parfois recourt. C'est notamment le cas pour la série The Mandalorian de Disney + qui a tiré profit de la puissance d'Unreal Engine 4 pour projeter en temps réel ses décors sur d’immenses écrans LED. Le directeur technique d’Epic Games, Kim Libreri souhaite à l’avenir, je cite « que les scènes réalisées pour une série ou un film puisse être jouées dans des jeux, ou encore être vécues dans un métaverse. »
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Qu'est-ce que la sonde JUICE, en route pour Jupiter ?
Avez-vous déjà entendu parler de JUICE ? Il est fort probable que non, à moins que vous ne soyez féru d'espace, puisqu'il s'agit de l'une des sondes de la future mission destinée à comprendre Jupiter. Cette pièce est unique, en partie parce cette sonde est la première de l'Agence Spatiale Européenne à aller au-delà de Mars, mais aussi parce que sa mission sera différente de ce que nous avons connu auparavant.
7 ans de trajet. Voilà ce qui attend la sonde JUICE avant de rejoindre Jupiter. Un voyage long et semé d’embûches puisqu'elle traversera l'environnement thermique le plus complexe de toutes les missions européennes. Première étape, survivre au Système Solaire interne, ce qui n'est pas une mince affaire vu les températures extrêmes qu'elle devra endurer. Mais d'après ses concepteurs, pas le choix, ce sont les orbites des astres et des planètes qui dicte la route. Ses instruments ont donc dû être conçus sur mesure pour résister au maximum à l'environnement extérieur, sans oublier le défi de la durée et de la fiabilité. En effet, le risque d'obsolescence avant même d'arriver au terme des 7 ans de trajet est un danger bien réel.
L'année à venir sera donc essentielle pour préparer son décollage prévu entre le 5 et le 25 avril 2023. Pour l'instant, la sonde est entrée dans une phase de vérifications de compatibilité électromagnétique, qui sera suivie de tests mécaniques, avant cet été de vérifier le déploiement des antennes et des bras, puis à la rentrée prochaine, une révision complète de la propulsion. Le dernier grand essai en configuration de vol complète sera ensuite effectué à Toulouse avant de préparer la FAR, Revue d'Aptitude au Vol, prévue en décembre prochain, ultime étape pour montrer que JUICE est prête rejoindre les lunes glacées de Jupiter.
L'investissement de l'ESA et les agences spatiales nationales est d'environ 1 milliard et demi d'euro pour cette mission. Une somme énorme, mais le prix à payer pour découvrir ce que cachent les lunes gelées. Car en effet, l'objectif est de pouvoir étudier les océans sous la glace, d'en caractériser les différentes couches, de faire des relevés topographiques, géologiques et de composition les plus précis de la surface des lunes Ganymède et Callisto, d'étudier leur composition interne et celle de leur banquise, de quantifier leur atmosphère très ténue, et pour finir d'étudier le champ magnétique de Ganymède, la seule lune du Système Solaire avec sa propre magnétosphère.
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Twitter : Elon Musk nouveau patron ou simple actionnaire ?
C'est une information qui a mis en ébullition internet ces derniers jours, Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX a récemment acquis près de 10% des actions de Twitter, lui offrant une place de choix au conseil d'administration de la plateforme. Sauf que peu de temps après, le directeur général du réseau social Parag Agrawal a annoncé qu'Elon Musk ne siégerait finalement pas au CA de l'entreprise. Pourquoi un tel rétropédalage ? Qu'en dit Elon Musk lui-même ? Tous les détails dans cet épisode !
Pour bien comprendre, revenons un peu sur l'historique de cette histoire. Début avril, Elon Musk annonçait avoir acquis près de 10% des actions de Twitter. Dans un document transmis au régulateur boursier américain, le patron de Tesla et SpaceX expliquait que cette participation était "passive", c'est-à-dire qu'il ne comptait pas influer les grandes décisions stratégiques. Musk s'était également engagé à ne pas accroître sa participation au-delà de 14,9 % d'actions. C'était sans compter sur l'enthousiasme des marchés financiers, qui ont vu là le signe que le milliardaire comptait au contraire s'impliquer dans la stratégie du groupe. Avec plus de 80 millions d'abonnés sur son propre compte Twitter, cela paraissait tout à fait logique. Finalement, il n'en sera rien comme je vous l'ai dit en introduction... ou tout du moins, pas en passant par le Conseil d'Administration de la plateforme.
Pour l'instant, difficile de donner une raison valable à ce rétropédalage. Ceci dit, de nombreux médias américain pensent que le patron de Tesla se laisse en réalité la possibilité d’acheter encore plus de parts de Twitter. D'après Bloomberg, en ne rejoignant pas le conseil d’administration de Twitter, Elon Musk n’a plus besoin de respecter l'accord l'obligeant à maintenir sa participation en dessous des 15%. D'après un document de la SEC, le gendarme américain, Musk n’aurait pas l’intention d’acheter plus d’actions d'actions pour l'instant, mais se réserverait le droit de changer ses plans à tout moment. En clair, un rachat pure et dure n'est pas à exclure, d'autant que Twitter est valorisé à environ 37 milliards de dollars et que la fortune d'Elon Musk est d'au moins 260 milliards de dollars d'après Bloomberg.
Quoiqu'il en soit, Elon Musk n'a pas l'intention de rester passif dans cet investissement. L'homme le plus riche du monde a d'ailleurs multiplié les provocations ces derniers jours, postant de multiples sondages à propos des changements qu'il envisage pour Twitter, je cite « des améliorations significatives (...) dans les mois à venir ! ». L'attitude d'Elon Musk à l'égard de Twitter est en effet assez difficile à déchiffrer. Quand l'annonce de son retrait du CA a été faite, ce dernier a simplement répondu par un emoji en train d'éclater de rire. À noter que pour Musk, le réseau social irait trop loin dans la modération des contenus, clamant à l'envie qu'il fallait plus de liberté d'expression. Ce weekend, le nouvel actionnaire de Twitter s'est également demandé si le réseau social était je cite « en train de mourir », pointant du doigt des comptes très suivis mais peu actifs. Difficile de prédire la volonté d'Elon Musk avec cette affaire. Mais soyez sur d'une chose, l'homme le plus riche du monde ne devrait pas tarder à dévoiler son prochain coup.
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Pixel War : pourquoi internet s'est enflammé pour l'événement ?
Vous n'avez pas pu y échapper si vous suivez l'actualité d'internet... la semaine dernière s'est tenu un événement que l'on a rapidement rebaptisé Pixel War, la Guerre des Pixels, notamment pour l'implication de la communauté française du stream sur la plateforme Twitch. Si vous ne voyez pas de quoi il s'agit, pas de panique, je vous propose de revivre les moments forts de l'événement dans cet épisode.
Tout s'est déroulé sur le réseau social Reddit. Le 1er avril dernier, une immense page blanche apparaît dans un groupe intitulé r/Place. Les utilisateurs sont invités à placer le pixel de la couleur leur choix où bon leur semble toutes les 5 minutes, et ce de façon totalement gratuite pour créer un dessin, une forme, un logo qui ensuite sera intégré à une gigantesque fresque collective. Si l'événement était initialement réservé à la communauté Reddit, ce qu'on appelle aujourd'hui la « Pixel War » a pris une toute autre ampleur grâce à Twitch et notamment aux streamers français Kameto et Zerator. Leur objectif : créer une véritable œuvre d'art hommage à la France avec entre autre les effigies de Zinedine Zidane, Thomas Pesquet et Daft Punk, la pyramide du Louvre, un croissant, l'arc de triomphe, ou encore deux œufs de dragon en référence au jeu vidéo Dofus, le tout sur fond d'un immense drapeau tricolore occupant une bonne partie de la zone inférieure gauche de la page, en comparaison avec les autres contributions des internautes. Mais cet élan artistique, plusieurs streamers étrangers ne l'ont pas vu d'un bon œil.
Forcément, l'espace s'est rapidement rempli, au point que pour s'étendre davantage, il fallait empiéter sur le voisin. Enfin, surtout dans dans le coin inférieur gauche, là où étaient les français, car sur le reste de la page, aucune tension spéciale à signaler. Que s'est-il passé concrètement ? Côté français, le paroxysme de cet événement a eu lieu les 3 et 4 avril quand un bras de fer s'est engagé avec une coalition de streamers espagnols et américains. Pour une raison encore obscure, ces derniers, emmenées par Ibai et Rubius ne semblaient avoir qu’un seul but : détruire le pixel art français. C'était sans compter sur la solidarité française déjà éprouvée par le passé avec le ZEvent, cet événement caritatif qui chaque année permet de lever plusieurs millions d'euros en faveur d'une association. Face aux assauts répétés des espagnols et des américains, l’œuvre française a plutôt bien tenue, capable de reconstruire les parties détruites en seulement quelques minutes grâce à une stratégie bien huilée intitulée : printemps, été, automne, hiver. Comme je vous le disait précédemment, chaque utilisateur ne pouvait placer qu'un pixel toutes les 5 minutes. En divisant la communauté française en 4 groupes, Kameto, Zerator et compagnie pouvaient dès lors compter sur une force de frappe toujours aussi nombreuse toutes les 75 secondes, de quoi rendre fou leurs assaillants, clamant à l'envie que les français trichaient en employant des bots, ou en français des robots informatiques paramétrés pour poser automatique les pixels.
Malheureusement pour les espagnols, ce sont plusieurs centaines de milliers d'internautes français qui se sont prêtés au jeu pour défendre la magnifique fresque initiée par Kameto et ses amis. Ce dernier s'est d'ailleurs montré très ferme : aucun compromis face à un adversaire optant pour la stratégie du mensonge et de la destruction. Sur Youtube de nombreuses vidéos récapitulatives montrent l'ampleur de l'événement qui, plus qu'une simple fresque collaborative, aura été une formidable preuve de l'union d'internet pour porter aux et fort les symboles de la France.
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DALL-E 2 : l’IA artistique révolutionnaire ?
Si l’intelligence artificielle se développe de plus en plus avec des usages aussi divers que variés, l’art et la création tiennent une place de choix dans l’utilisation de cette technologie. Le cinéma emploie depuis quelques années maintenant les deepfakes pour rajeunir ou ressusciter des acteurs… Et aujourd’hui, il est désormais possible grâce à l’intelligence artificielle de créer de véritables œuvres d’arts ! De quoi parle-t-on concrètement, c’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
L’IA que je vous présente aujourd’hui se nomme DALL-E 2, comme le célèbre peintre espagnol Salvador Dali. Édité par OpenAI, cette deuxième version serait capable de transformer une simple phrase en image photoréaliste, contrairement à la V1 qui ne proposait qu’un dessin sur un fond uni. Par ailleurs, OpenAI est un concurrent direct de DeepMind, la filiale de Google dédiée à l’intelligence artificielle, fondée par ni plus ni moins qu’Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX qui a été épaulé par des fonds de Microsoft dans son entreprise. Sur le principe, DALL-E 2 n’est pas sans rappeler GauGAN de Nvidia dont on vous a déjà parlé dans un épisode précédent, spécialisé dans la composition de paysage, mais dans les faits, cette IA est capable de délivrer un contenu bien plus complexe comme « un ours en peluche faisant du skateboard à Times Square » par exemple. Concrètement, Open AI s’appuie sur CLIP, une réseau neuronal entraîné avec un grand nombre d’images et de description. Dans le détail, l’IA a été conçue pour analyser une image et proposer une description, mais en réalité s’appuie sur la description pour créer une image cohérente. Le processus est donc inversé.
À noter également que ce système en deux étapes permet aussi d’éditer une image déjà existante en remplaçant, en ajoutant ou en supprimant un élément. Ceci dit, afin d’éviter tout abus, l’IA ne peut pas générer d’image avec des visages humains, ce qui évite de créer des images au contenu violent ou inapproprié. Oubliez donc les détournements de personnalités politiques ou de stars. Pour tester cette IA, il convient pour l’instant de s’inscrire sur une liste d’attente et d’attendre une invitation. Patience donc si vous souhaitez mettre vos talents à l’épreuve.
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Où en est le numérique en France ?
Il y a peu, l'Arcep et l'Arcom, deux autorités de régulations, la première des communications et la seconde des médias et du numérique, ont publié une étude commune sur les usages du numérique en France en 2020 et 2021. Objectif : comprendre l’économie du marché du numérique et améliorer les missions de régulation dans ce secteur en perpétuel changement. Quels enseignements tirer de cette étude ? Toutes les réponses dans cet épisode.
Tout d'abord, il est intéressant de noter que d'après Arcep-Arcom, l'accès à internet à très haut débit s'accélère. D'après l'étude, les abonnements à la fibre optique auraient augmentés de 12% entre le deuxième trimestre 2020 et le deuxième trimestre 2021, soit +4,1 millions d’abonnements. Côté infrastructures, 27 millions d’habitations et bâtiments sont désormais raccordables à la fibre optique. Un chiffre que l'Arcep ne trouve pas suffisant, souhaitant atteindre 100% de couverture du territoire en fibre optique en 2025. En parlant d'internet, au niveau mobile cette fois, l'étude note que 99% de la population a accès à la 4G désormais. Un chiffre qui descend toutefois à 94% d'un point de vue strictement géographique sur l'ensemble de l'hexagone. D'après l'étude, l'effort aurait été concentré sur les zones rurales dans le but de réduire la fracture numérique. Ceci dit, aucune donnée n'a été communiqué concernant la 5G.
Si l'accès à internet est possible quasiment partout et que le numérique se fait une place de plus en plus importante dans notre quotidien d'après l'étude, c'est sans doute dû à un phénomène qui a bouleversé notre quotidien ces deux dernières années : la crise sanitaire. Avec l'avènement du télétravail, l'utilisation quotidienne de l'ordinateur est passé de 47 à 66% en un an, si bien que fin 2020, 92% de la population française consultaient régulièrement internet, pour le pas dire quotidiennement. Les particuliers ne sont pas les seuls à avoir accéléré leur numérisation, car du côté professionnel, les 2/3 des entreprises françaises possédaient leur propre site internet en 2021, contre seulement 1/3 l'année précédente.
Pour finir, la consommation d'écran des français a elle aussi explosé ces dernières années. Au cœur du confinement, en avril 2020, les français passaient en moyenne 4h et demi par jour devant un écran. Un chiffre qui est retombé à 3h42 en 2021, soit le même niveau qu'en 2019. Mais les pratiques ont largement évolué. Ainsi, les ¾ des français visionneraient d'autres contenus que ceux proposés par la télé, autrement dit, les plateformes à la demande comme Netflix, Amazon Prime Video ou Disney +. Mais pour éviter de dépenser des centaines d'euros dans les abonnements, le partage de compte resterait une pratique courante d'après l'étude, puisque la moitié des abonnés prêteraient leurs codes à des proches. Ceci dit, le streaming illégal reste encore très populaire, notamment pour le sport, même si ces derniers mois, plus de 200 sites de retransmissions ont été supprimés suite à l'adoption de la loi anti piratage en octobre dernier. Bref, vous le voyez, le numérique est désormais bien présent dans notre quotidien, en tout cas pour la majorité des français, et vu les priorités actuelles comme la quête d'une souveraineté européenne en la matière, sera sans doute amené à prendre encore plus d'ampleur dans les années à venir.
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Corruption de Microsoft en Afrique et Moyen Orient ?
Pour s'assurer de nouveaux marchés et des contrats juteux, les entreprises de la tech et en particulier les GAFAM sont prêt à tout, même à recourir à des pratiques illégales comme le versement de pots-de-vin. Ce serait en effet le cas pour Microsoft, qui par le biais d'un lanceur d'alerte, est accusé de pratiquer la corruption généralisée pour s'offrir des marchés émergents. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Le lanceur d'alerte en question n'est autre qu'un ancien directeur de Microsoft pour les marchés émergents du nom de Yasser Elabd. Fin mars, ce dernier témoignait sur la plateforme Lioness, spécialisée dans la diffusion des lanceurs d'alertes, pour dénoncer la corruption à laquelle se livrerait son ancienne entreprise. D'après lui, les événements ont commencé à devenir étranges en 2016, après qu'il ait signalé un versement de 40 000 dollars en Afrique. Si la transaction a été annulée, l'un de ses responsables lui aurait fait une remontrance sans équivoque. Je cite, « je ne veux pas que vous soyez un bloqueur. Si l'une des filiales au Moyen-Orient ou en Afrique fait quelque chose, vous devez tourner la tête et laisser les choses en l'état. Si quelque chose arrive, ce sont elles qui en paieront le prix, pas vous » fin de citation. Un rappel à l'ordre qui aboutira deux ans plus tard à son licenciement quand il rejettera je cite « un plan d'amélioration des performances imposé par l'entreprise ».
Concrètement, l'ancien directeur des marchés publics de Microsoft estime avoir été poussé vers la sortie pour avoir dénoncé ces versements de pots-de-vin en Afrique au Moyen-Orient. D'après lui, 200 millions de dollars auraient été utilisés dans le but de corrompre des dirigeants du Ghana, du Nigeria, du Qatar et de l'Arabie Saoudite, et environ la moitié des vendeurs et managers avec qui il collaborait à l'époque auraient trempés dans ces affaires louches. Face à ces accusation, Microsoft a rapidement lancé une enquête interne, précisant que certains des employés incriminés ont bel été bien été licencié et les paiements bloqués. Becky Lenaburg, vice-présidente de Microsoft a réagi à ces accusations en expliquant que Microsoft s'engageait je cite « faire des affaires de manière responsable et nous encourageons toujours les gens à signaler tout ce qu'ils voient qui pourrait violer la loi, nos politiques ou nos normes éthiques […] Nous pensons avoir déjà enquêté sur ces allégations, qui datent de plusieurs années, et y avoir répondu. Nous avons coopéré avec les agences gouvernementales pour résoudre toutes les préoccupations » fin de citation. Aux États-Unis le Foreign Corrupt Practices Act interdit à des entreprises ou citoyens américains de corrompre des gouvernements étrangers. Et si Microsoft a déjà été épinglé par l'autorité de la concurrence américaine pour ces pratiques, cette affaire de corruption précisément dénoncée par Yasser Elabd a finalement été classée début mars par manque de moyen pour enquêter.
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Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-gaming/id1614359335
Spotify:
https://open.spotify.com/show/5BzWe50r3lOSY5cOsFj5oj?si=2e765f85c9e7482e
Deezer:
https://deezer.com/show/3505927
Google Podcast:
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La téléphonie, arme de guerre en Ukraine ?
Pas une semaine ne passe sans que l'on parle du conflit entre l'Ukraine et la Russie. Et pour cause, la technologie est un sujet central, notamment quand il s'agit d'espionner l'ennemi, localiser les troupes, puis les attaquer avec des missiles. Comment les réseaux de communications sont-ils devenus une arme à part entière ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
C'est dans une longue et passionnante enquête dévoilée par Sky News que l'on apprend comment l'Ukraine et la Russie utilise la téléphonie et les réseaux de communications comme de vraies armes de guerre. Là, l'idée n'est pas simplement d'espionner les conversations de l'adversaire, mais surtout de traquer la position des soldats. Dans le détail, chaque camp utiliserait des dispositifs appelés je cite « simulateurs de sites cellulaires », qui imitent les relais téléphonique. Ces systèmes sont reliés à des drones qui, quand ils survolent les champs de bataille, peuvent capter les signaux des téléphones à proximité avant de relayer les informations interceptées à la base. Si l'on rentre un peu plus dans le détail, ces dispositifs forcent les téléphones à se connecter à plusieurs pylônes présents à proximité. En analysant les connections en fonction de la force du signal, le drone peut alors déterminer la position de chaque appareil, et donc des soldats adverses.
Côté techniques et matériel, Sky News explique que les Russes utiliseraient tous deux le système Leer 3, composé de deux drones et d'un camion de commandement, le tout capable de localiser 2000 téléphones à 6 kilomètres à la ronde. Côté Ukrainien, rien n'a filtré pour le moment. Ceci dit, la guerre dans le Donbas a forcé les Ukrainiens à s'adapter ces huit dernières années. Ainsi, les soldats sont invités à laisser leurs carte SIM à la maison, à en acheter une sur le lieu même du conflit, de passer des appels loin des zones de combat, et le plus souvent possible de laisser leur téléphone éteint. Que ce soit pour espionner l'adversaire ou pour tout simplement communiquer, chaque camp a donc besoin d'un réseau téléphonique fonctionnel. Voilà sans doute l'une des raisons pour lesquelles ces installations sont très peu attaquées par les Russes.
Par ailleurs, l'accès à la téléphonie et à internet reste une priorité pour les Ukrainiens qui, grâce à cela, peuvent continuer de documenter les atrocités de la guerre. Ces derniers jours, plusieurs vidéos de soldats présents dans la ville de Boutcha, en périphérie de la capitale Kiev et jusqu'à début avril sous contrôle russe, montraient des centaines de corps sans vie jonchant les routes et les rues, tous tués d'une balle dans la tête. Si le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce un génocide et les occidentaux un crime de guerre de la part de l'armée Russe, Vladimir Poutine crie quant à lui à la mise en scène. Depuis, des centaines de comptes pro russes relaient de fausses informations pour tenter étouffer l'affaire.
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Axie Infinity victime d'un piratage de cryptomonnaies historiques ?
Il y a quelques jours, la très populaire plateforme de jeu Axie Infinity a été victime d'un vol massif de cryptomonnaies, a priori le plus important depuis la créations des monnaies virtuelles. Quelles conséquences cela va-t-il avoir sur les joueurs ? La plateforme va-t-elle pouvoir se relever ? Toutes les réponses dans cet épisode.
Personne ne l'avait vu venir, et quand la nouvelle est tombée, cela a eu l'effet d'une bombe. Pour l'historique, le piratage s'est produit mercredi 23 mars dernier sur la plateforme Axie Infinity. L'éditeur de ce jeu basé sur le principe de play to earn, où il s'agit donc de jouer pour gagner des cryptomonnaies, a mis près d'une semaine avant d'annoncer publiquement la nouvelle. D'après les premiers éléments rendus publiques, les hackers auraient exploité une faille de la blockchain Ronin, qui est à la base de ce jeu... Dans le détail, face au grand nombre d'utilisateur de son jeu, l'éditeur Sky Mavis se serait appuyé sur un validateur surnommé Axie DAO pour signer des transactions financières en son nom. Ceci dit, cet accès qui était censé n'être que temporaire n'a finalement jamais été refermé. Une faille connu a priori depuis novembre 2021 qui coûte très cher à l'éditeur Sky Mavis puisque les hackers se sont emparé de 173 600 Ether et 25,5 millions d'USDC, pour une valeur totale avoisinant les 622 millions de dollars.
En conférence de presse, le cofondateur de Sky Mavis, Jeff Zitlin, a reconnu je cite qu'il s'agit là « de l'un des hacks les plus importants de l'Histoire ». Face aux critiques, ce dernier a également précisé qu'il restait encore possible d'identifier les attaquants et de les traduire en justice. Son associé, Aleksander Larser, a pour sa part assuré que les comptes touchés par ce piratage seraient remboursés de leurs pertes. Les cours des monnaies d'Axie Infinity, AXS et SLP n'ont subi qu'une chute modeste de 7 et 5 % et sont depuis reparties à la hausse.
Cette histoire rappelle celle du vol de 94 000 bitcoin aux Etats-Unis en 2016 par un couple de trentenaires new-yorkais et récupéré en février dernier par la justice américaine. Si à l'époque la somme totale dérobée valait 71 millions d'euros, avec la flambée du cours de cette cryptomonnaie ces dernières années, la valeur pactole a depuis été multiplié par 50 pour atteindre en 2022 plus de 3 milliards et demi de dollars. Et cela s'explique facilement par le fait que le Bitcoin se fait de plus en plus rare. Ces derniers jours, la cryptomonnaies a passé la barre des 19 millions de bitcoin minés sur les 21 millions mis à disposition par son fondateur Satoshi Nakamoto (pour peu que ce soit son vrai nom). En clair, il ne reste plus que 2 millions de bitcoin à extraire. Rassurez-vous, ce ne sera pas pour demain, puisque d'après les estimations des experts du secteurs, le dernier bitcoin ne sera miné qu'en l'an 2140. À noter que sur ces 21 millions de tokens, plus de 4 millions sont inaccessibles, car bloqués sur des portefeuilles virtuels perdus.
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Suivre les « magouilles » des GAFAM en temps réel ? C’est possible !
Si le secteur de la tech vous intéresse, alors vous n’êtes pas sans savoir que de nombreuses entreprises, surtout les GAFAM, se retrouvent régulièrement sujet à controverse, que ce soit pour des pratiques frauduleuses, des mensonges ou des tentatives de monopole de marché. Grâce à l’ONG Tech Oversight Project, il est désormais possible de suivre 90 dossiers relatifs à ces affaires afin de connaître au jour le jour leur développement. De quoi s’agit-il exactement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Concrètement, l'ONG Tech Oversight Project a pour objectif d’accentuer la régulation des grands groupes en passant par la transparence. En clair, l’ONG a créé la page Big Tech Wiki pour recenser les pires dossiers des entreprises de la tech et donc exposer des faits auprès du grand public que les GAFAM auraient bien voulu camoufler pour éviter d’écorner leur image déjà bien attaquée à plusieurs niveaux. Dans les faits, ce site recense aujourd'hui près de 90 affaires plus ou moins importantes, classées par thème et par entreprise, comme je cite « Les plus gros mensonges au Congrès » ou « Apple et la confidentialité ». Cela va des pressions faites sur les gouvernements à l'arrivée des GAFAM dans les services financiers, en passant par les mensonges de leurs dirigeants et représentants devant les instances de régulation. Le site liste également les activités et déclarations de lobbys moins connus du grand public et employés par les GAFAM dans les différents parlements et lieux de pouvoir pour faire pencher la balance en leur faveur et soutenir leurs intérêts. Chaque thème renvoie à une liste de faits et de déclarations présentée sous forme chronologique, avec des sources notées en bas de page que les lecteurs auront tout le loisir de consulter pour approfondir leurs connaissances sur telle ou telle affaire.
Voilà pour le fond. Mais sur la forme, cette page est assez austère. Une liste de points et de sous-points pas forcément très jolis mais conçus pour être simple, claire, lisible et accessible au plus grand nombre. De cette manière, l'organisation souhaite alerter sur la situation de monopole de ces entreprises bien souvent parmi les plus riches et les puissantes du monde, et les conséquences qui en découlent sur la société. Je cite Sacha Haworth, directeur exécutif du projet : « l'objectif est de fournir une référence encyclopédique à ceux qui cherchent à en savoir un peu plus sur le contexte et l'histoire des Big Tech. Nous voulions également rappeler aux gens leur comportement en tant que puissances monopolistiques » fin de citation. Si ce wiki est déjà très fourni, l'ONG indique que ce n'est que le début et que de nouvelles histoires viendront bientôt enrichir une liste déjà bien fournie
BIG TECH WIKI : https://www.bigtechwiki.com/index.php/Main_Page
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Quel avenir pour l'IA en Europe ?
Vous le savez l'intelligence artificielle est aujourd'hui la priorité de nombreuses entreprises du secteur de la tech. Les possibilités qu'offre cette technologie sont en théorie illimitées et permettrait prochainement de mettre au point des dispositifs relevant encore à ce jour de la science fiction. C'est donc pour combler le retard de l'Europe dans ce secteur, mais aussi accompagner et accélérer la recherche que la commission spéciale sur l'intelligence artificielle à Bruxelles a adopté plusieurs recommandations. De quoi s'agit-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Il aura fallu un an et demi pour que l'AIDA, c'est l'acronyme que l'on donne à cette commission spéciale, ne dévoile ses conclusions. Tout d'abord, la commission affirme que l'Union Européenne est en retard au niveau mondial. Elle préconise donc la mise en place rapide de normes et de programmes de soutien afin de devenir leader dans ce domaine et paver la voie aux autres pays. L'une d'entre elles consiste effectivement à renforcer les ressources pour améliorer la formation autour de l'IA. D'après l'AIDA que je cite, passer par une bonne formation « peut augmenter la productivité en matière de capital et de travail, l’innovation, la croissance durable et la création d’emplois ». La commission s'est également penchée sur les problématiques éthiques et juridiques liées à certaines utilisations de l'IA, comme dans la création de systèmes d'armes létales autonomes ou encore dans la surveillance de masse comme c'est déjà le cas en Chine et partiellement en Australie avec la reconnaissance faciale boosté à l'IA.
Ceci dit, la réduction des potentielles menaces liées à l'IA ne passerait pas forcément par la loi, mais davantage par un consensus au sein de la communauté mondiale afin de mettre en place des normes minimales, et ainsi, instaurer un usage responsable de cette technologie. Pour Dragos Tudorache, président de la commission AIDA, que je cite, « pour que l'UE soit compétitive au niveau mondial dans le domaine numérique, il faut des règles conformes à nos valeurs : la démocratie, l’État de droit, les droits fondamentaux et le respect de l’ordre international fondé sur la loi » fin de citation. L'ensemble des recommandations ont été listées dans un rapport adopté par la commission spécialisée. Le texte sera officiellement présenté au Parlement européen le mois prochain en vue d'une adoption officielle.
Rapport de l'AIDA :
https://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2014_2019/plmrep/COMMITTEES/AIDA/PR/2022/03-22/1224166FR.pdf
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Quelle stratégie et ambitions pour Intel en France ?
Il y a peu je vous parlais du plan d'investissement de 80 milliards d'euros d'Intel en Europe pour redonner au vieux continent son autonomie en matière de puces électroniques et semi conducteurs. Aujourd'hui, je vous propose de voir plus en détail la stratégie et l'ambition d'Intel en France. L'hexagone récupère-t-elle les « cerveaux » d'Intel, ses chercheurs et ses ingénieurs quand l'Allemagne récupère les usines ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Pour rappel, la première phase du plan d'investissement d'Intel est chiffré à 33,5 milliards de dollars. Sur cette somme, il semblerait que l'Allemagne et l'Irlande en récupèrent un grosse partie étant donné que les deux pays accueilleront de nouvelles usines pour produire des semi-conducteurs. Si la France apparaît comme perdante à première vue, surtout en terme d'emploi et de production, l'Hexagone sort en réalité vainqueur dans un autre domaine: celui des compétences ! En effet, le plan final tel qu'imaginé par Intel prévoit que 1000 ingénieurs viennent s'installer à Saclay en région parisienne pour travailler dans le nouveau laboratoire de recherche et développement. À noter que la France hébergera aussi le siège européen du « Foundry Design Center », la « tête » du Intel Foundry Service du continent, où les clients apporteront les plans de leurs puces à produire.
Confier la recherche et le développement à la France, c'est super, mais quels sont réellement les plans d'Intel pour la France ? Pour Raja Koduri, vice-président senior de la division architecture, graphisme et logiciel d'Intel dont je cite les propos recueillis par le site 01net, « avec des acteurs comme Atos, la France a un vrai savoir-faire en matière de calculs hautes performances et calcul IA. Qu’il s’agisse de la structure des supercalculateurs, de leur mise en place ou de la partie logicielle, il y a de vrais talents ici. Le laboratoire de Saclay ne travaillera pas sur la microstructure des puces, mais sur la façon d’intégrer, d’agencer et de piloter un mélange de microprocesseur, cartes graphiques, puce d'accélération pour l'intelligence artificielle, processeur IA, etc. Voyez ça comme des architectes qui travaillent sur les plans haut niveau des futurs super calculateurs » fin de citation.
Si tout se passe comme prévu, en 2024 Intel France aura quadruplé de taille passant de 150 employés à plus de 600 personnes, puis 1200 dans les années suivantes. Si tout cela semble inédit, il ne faut pas oublier qu'Intel France a déjà connu un certain succès avant 2016 et la suppression de 750 postes, fermant ainsi les sites d’Aix-en-Provence, Nantes, Montpellier, Toulouse et Sophia-Antipolis. Contrairement à il y a six ans, la France devrait devenir un des fers de lance de la stratégie calcul hautes performances de l’entreprise. Mais ne voyez pas là l'envie de se faire pardonner. Le géant américain vient tout simplement chercher les talents dont il a besoin, notamment en France pour je cite « son excellence en mathématiques, en physique et en informatique ».
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Nvidia à la rescousse des voitures autonomes ?
Tandis que les voitures autonomes se font toujours attendre malgré des promesses datant de plusieurs années de la part de certains constructeurs, il se pourrait bien que l'entreprise Nvidia soit en passe de donner un gros coup d'accélérateur à cette technologie grâce à un projet de cartographie de plus de 500 000 kilomètres. De quoi s'agit-il concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Lors de sa GTC 2022, sa conférence sur l'intelligence artificielle, Nvidia a présenté Drive Map. Ce système de carte évolutif devrait couvrir près de 500 000 kilomètres de routes à travers le monde d'ici 2024, principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. D'ailleurs. L'avantage de Drive Map, c'est que cet outil sera mis à jour et se développera en permanence grâce aux millions de véhicules qui l'utiliseront. Ceci dit, toutes les nouvelles données que récupérera Nvidia devront être authentifiées, vérifiées, afin de conserver des cartes identiques à la réalité et éviter la moindre erreur d'affichage. Sur ce point, Nvidia s'est appuyé sur la base de donnée de DeepMap, une start-up spécialisée dans la cartographie haute définition.
À bien y regarder, l'ambition d'Nvidia avec Drive Map est carrément de créer un double numérique à l'échelle de la Terre, avec une marge d'erreur de seulement 5 centimètres pour ses cartes ! D'ailleurs, ce monde virtuel repose sur la technologie Omniverse et servira à l’entraînement mais aussi au suivi des flottes des futures véhicules autonomes. Dans le détail, Drive Map superpose trois couches de localisations issues de caméra, lidar et radar afin d'enrichir son système de cartographie. De ce fait, les futures intelligences artificielles des voitures autonomes pourront recourir à chacun de ces niveaux de localisation pour sécuriser leur conduite. Par exemple, la caméra permettra dans un premier de prendre en compte le marquage au sol, les feux tricolores, les panneaux de signalisations et les bordures de voies. Ensuite l'IA se servira des données du radar pour repérer les objets environnant puis les croisera avec celles de la caméra pour prendre sa décision dans un modèle 3D généré par le Lidar, a priori d'une précision de 5 centimètres d'après Nvidia. Pour l'heure, Drive Map est au cœur de la plateforme Drive Hyperion 8 et sera également incorporé dans la future plateforme Hyperion 9 en 2026... deux approches qui promettent une autonomie de niveau 4 à termes, soit le plus haut niveau de fiabilité.
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Acheter son iPhone via abonnement ?
Vous le savez, les modes de consommation évoluent et il n'est pas rare que certaines marques bousculent un peu nos habitudes en proposant des possibilités d'achats assez inattendues. C'est exactement le cas pour Apple qui projetterait de vendre ses prochains iPhones et iPad via des abonnements. De quoi rendre les produits de la marque plus accessibles au grand public avec des prix plus attractifs, mais aussi et surtout, une façon de générer des revenus plus réguliers. Comment cela va-t-il fonctionner dans le détail ? La réponse dans cet épisode.
C'est une info qui a été divulguée par le média américain Bloomberg il y a peu... Apple envisagerait de vendre ses futurs produits via un abonnement. Un peu à la manière des constructeurs automobiles et de leur méthode de leasing que vous connaissez peut-être. Le consommateur s'engage sur une certaine période et paye chaque mois un forfait pour utiliser la voiture. Cela permet de ne pas contracter de prêt à la banque et surtout de changer régulièrement de véhicule pour un modèle neuf si on le souhaite. Cette stratégie, Apple semble vouloir l'adopter pour ses objets technologiques via la technique du LLD (location longue durée). Mais à bien y regarder, il s'agit ni plus ni moins que de la continuité de la stratégie marketing d'Apple dont les services iCloud ou Apple Music fonctionne déjà avec un abonnement. Cela n'en resterait pas moins une certaine révolution pour la marque à la pomme puisqu'elle pourrait dès lors cibler une clientèle plus modeste, réticente à débourser 1000 pour un iPhone.
D'après Bloomberg, cette stratégie d'Apple aurait un triple objectif : tout d'abord générer plus de revenus réguliers, ensuite rendre ses produits plus abordables, et pour finir concurrencer directement Android dont les smartphones sont bien souvent moins chers. En France, l'opérateur téléphonique Free a lui aussi lancé un service équivalent dénommé Free Flex qui permet d'étaler le paiement de son mobile sur 24 mois, et après la dernière échéance, de garder son smartphone ou d'en changer pour un neuf. D'après les indiscrétions de Bloomberg, ce service d'abonnement pourrait être lancé à la fin de l'année ou début 2023 voir... carrément abandonné. Tout ça pour ? Et bien d'après le média, Apple travaillerait sur ce projet depuis plusieurs mois mais l'aurait récemment mis en pause afin de lancer plus rapidement une autre possibilité de financement en plusieurs fois intitulé "achète maintenant et paye plus tard'. Reste à savoir quelle sera la décision finale d'Apple d'autant que ces deux services sont parfaitement compatibles.
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