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Des plaques d'immatriculation numériques... ? Pourquoi ?!
Au rayon des accessoires inutiles, ou tout du moins dont l'utilité ne saute pas aux yeux à première vue, on retrouve les plaques d'immatriculation numériques. Ces « RPlates » commercialisées notamment par la société Reviver aux Etats-Unis, commencent à prendre de plus en plus de place sur les bas de caisses des automobilistes. Mais à quoi servent-elles en réalité ? Pourquoi ne pas choisir une plaque normale et sans doute bien moins chère ? C'est ce qu'on va tenter de voir dans cet épisode.
Aux Etats-Unis, mais aussi plus près de chez nous en Belgique, les plaques d'immatriculation font partie d'un certain folklore, avec tout de même certaines subtilités.Si elles sont personnalisables chez nos voisins, elles sont carrément différentes d'un état à l'autre avec des design uniques aux Etats-Unis tout en pouvant là aussi être personnalisées. Or, avec l'arrivée des plaques numériques, cette personnalisation peut aller encore plus loin. Chez Reviver, société spécialisée dans les plaques numériques, deux types de plaques sont proposées avec un écran HD et une connectivité LTE. Le premier fonctionne pour sa part grâce à des piles tandis que le second est câblé pour être équipé d'un GPS. Autre spécificité, ces plaques peuvent passer du mode clair au mode sombre selon les envies du conducteur et le moment de la journée. Elles permettent également aux conducteurs de modifier leur bannière quand ils le souhaitent. Qui dit électronique dit sensibilité à l'eau et aux intempéries, surtout pour un objet placé sur une voiture... et bien sur ce point, Reviver assure que ses plaques résistent aux conditions météorologiques difficiles et ne seront pas abîmées en cas de conditions météos difficiles.
Précisons que la plaque câblée peut être localisée en cas de perte ou de vol du véhicule, mais est également capable d'envoyer des notifications sur un smartphone si elle détecte un mouvement suspect. Pour Nevile Bostin, cofondateur de Reviver que je cite, « les conducteurs méritent une solution d'immatriculation moderne qui fonctionne pour la façon dont nous vivons aujourd'hui » fin de citation. Depuis peu, les conducteurs de Californie, d'Arizona et du Michigan peuvent arborer légalement ces plaques, et seront prochainement rejoint par dix autres états avant un déploiement, à terme à l'échelle nationale. Les plaques sont alimentées par le Cloud, ce qui permet le transfert de données chiffrées entre les propriétaires de véhicules. Côté coût, comptez 20 dollars par mois pour le modèle à pile et 25 dollars pour le câblé, plus 150 dollars pour l’installation par un professionnel. A contrario, une plaque classique ne coûte que 5 dollars. Pour l'heure, l'arrivée de ces plaques en France n'est pas à l'ordre du jour, essentiellement parce que la personnalisation des plaques n'est pas autorisée par les autorités.
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Canada : coupure massive d’Internet à cause… d’un castor !
Au chapitre des histoires insolites, on vous propose aujourd’hui de partir au Canada où un castor a littéralement figé plusieurs villes début juin, en décidant de se faire les dents sur des lignes électriques, dont un câble de fibre optique. Un désagrément qui aura duré plus de huit heures, plongeant plusieurs villages dans la panique.
Direction la province de la Colombie-Britannique au Canada, soit le territoire le plus à l’ouest du pays. Le 7 juin dernier, plusieurs villages se sont retrouvés coupés du monde, sans internet pour certains, et carrément sans électricité pour les autres à cause du plus célèbre rongeur du pays : un castor ! D’après le média CTV News, ce sont donc une vingtaine de clients qui ont été privés de courant pendant près de huit heures, quand une quinzaine de villages se sont retrouvés sans internet. Comme le précise le porte-parole de BC Hydro (l'entreprise qui gère la production, le transport et la distribution de l'électricité dans cette province du pays), ces incidents restent rares au Canada, même si cela arrive de temps en temps. En avril dernier, un autre castor avait lui aussi rongé un câble de fibre optique, coupant Internet à plus de 1 000 habitants.
Si cet incident prête à sourire, les habitants des villes touchées, eux, ne trouvent pas ça très drôle. Comme il n’existe pour l’instant qu’une seule ligne de fibre optique pour ce secteur, une panne peut donc avoir de lourdes conséquences, en particulier pour les commerçants qui utilisent la fibre optique pour les paiements dématérialisés, technique majoritairement utilisée au Canada. Les autorités locales ont annoncé l’installation prochaine d’une seconde ligne le long de la côte Ouest canadienne entre Prince Rupert et Vancouver, ce qui devrait résoudre le problème et permettre d’éviter de nouvelles pannes trop longues.
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IBM quitte aussi la Russie ?
Après Google, Apple, Meta et Microsoft, c’est au tour de IBM de cesser ses activités en Russie. Une décision motivée notamment par la guerre en Ukraine dans un élan de justice et de nécessité d’après l’entreprise qui devrait à nouveau handicaper la Russie sur le plan technologique.
IBM a repoussé l’échéance le plus longtemps possible, mais face à la persistance du conflit entre l’Ukraine et la Russie -lancé on le rappelle à l’initiative de Vladimir Poutine fin février- et bien le géant de l’informatique américain a finalement décidé de plier bagage et de cesser ses activités en Russie. Contrairement à certaines entreprises concurrentes qui elles ont réagi rapidement, peut-être un peu dans l’émotion, les dirigeants d’IBM ont tenu à analyser la situation et l’évolution du conflit avant de prendre une décision de retrait partiel ou total.
Dans un communiqué daté de fin mai, le nouveau PDG de l’entreprise Arvind Krishna a rappelé la complexité de la situation en termes de protection du personnel et de leur famille, je cite « c’est cette difficulté à garantir la sécurité et l’avenir [de la société et de nos employés] qui m’a conduit à entamer la suspension des opérations commerciales d’IBM le 7 mars […] et procéder à la liquidation ordonnée de ses activités en Russie » fin de citation. Dans cette situation, et comme à chaque fois qu’une entreprise étrangère a choisi de quitter le pays, ce sont les salariés locaux, en Russie, qui payent le prix fort, et que Krishna a tenu à remercier. Mais contrairement à d’autres multinationales, ce départ ne provoquera aucun manque à gagner pour IBM.
En effet, le directeur financier de l’entreprise, Jim Kavanaugh, a expliqué à l’agence de presse Reuters je cite que « la Russie ne représente que 0,5 % du chiffre d’affaires total du groupe si l’on se réfère aux résultats de l’année dernière » fin de citation. Au-delà des employés russes d’IBM, il semblerait que la population dans son ensemble ne soit pas mécontente de voir l’entreprise quitter le territoire d’après Reuters, puisque l’opinion général était devenue très hostile à la marque après que les dirigeants aient décidé de de priver les entreprises russes de fournitures essentielles comme les logiciels, services, technologies et pièces détachés en guise de sanction depuis le début du conflit fin février. Parmi ses clients, on compte notamment des banques fédérales, des sociétés de chemins de fer et des producteurs d’énergies, également touchés par des sanctions provenant directement de l’Union Européenne cette fois-ci.
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Kazakhstan, le nouveau paradis de la tech ?
Outre la Silicon Valley aux Etats-Unis, il existe de nombreux pays où la technologie est au cœur de l’économie et de la société. On peut notamment penser à Singapour en Asie, à Israël au Proche-Orient ou même à l’Estonie en Europe. Mais saviez-vous que le Kazakhstan pourrait bien devenir la nouvelle terre promise de Google ? Mi-mai, les deux incubateurs « Google for Start-up » et « Astana Hub » ont justement noué un partenariat qui doit faire de Nour-Sultan, la capitale du pays, la future plaque tournante de la technologie en Asie centrale. Pourquoi ? Comment ? Tous les détails dans cet épisode.
Concrètement, le Kazakhstan ne manque pas d'atouts. En effet, sa main-d'œuvre hautement qualifiée, ses coûts de travail moins cher que la moyenne, sa fiscalité avantageuse et ses nombreuses ressources à disposition en font un pays de choix pour l’implantation des start-ups. Dans ce contexte, le pays connaît donc un véritable boom économique, poussant même l’incubateur Google for Strat-up à poser ses valises au Kazakhstan pour ouvrir deux programmes d’accélération à destination de quinze start-ups. Les jeunes entreprises retenues seront accompagnées dans leurs processus commerciaux ou encore leurs levées de fonds. Ils bénéficieront en outre du savoir-faire de Google sous la forme d’accompagnements personnalisés, ainsi que d’ateliers techniques animés par des experts.
Clairement, il s’agit là d’un magnifique coup politique pour les autorités locales. En effet, ce partenariat avec les Etats-Unis est une vraie preuve de la crédibilité de leurs ambitions. Des ambitions à la fois économiques et financières, mais surtout géopolitiques avec un objectif bien précis : s’affirmer comme un acteur influent dans les nouvelles technologies. Un autre incubateur local avec lequel travaillera Google du nom d’Astana Hub, montre déjà des signes de réussites dans ce domaine. Au total, l’incubateur accueille plus de 640 entreprises depuis 2019, dont 70 viennent de l’étranger. En trois ans, ces start-ups ont réussi à récolter plus de 370 millions d’euros. Avec une telle ambition et de tels moyens, on ne peut pas dire que le Kazakhstan ne fait pas tout pour mener son projet à bien. De là à s’imposer comme une « smart nation » comme l’Estonie ou Israël, il reste encore un peu de travail, mais nul doute que l’arrivée de Google devrait accélérer les choses.
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Spotify, futur n°1 mondial des livres audio ?
Si vous êtes utilisateurs de Spotify que ce soit pour écouter de la musique ou pour écouter des podcasts comme Choses à Savoir Tech, alors vous serez sans doute ravi d’apprendre qu’un autre format devrait bientôt prendre de l’ampleur sur la plateforme : les livres audio. En effet, les dirigeants de Spotify veulent capitaliser sur ce nouveau marché en pleine expansion, ce qui pourrait avoir certaines répercussions sur l’activité de l’entreprise.
Début juin, le PDG de Spotify Daniel Ek a affirmé je cite que « le marché du livre audio est le principal objectif de domination de l’entreprise […] Nous pensons que sous leurs différentes formes, ils représentent une opportunité considérable. Comme nous l’avons fait dans le podcasting, attendez-vous à ce que nous jouions pour gagner » fin de citation. Voilà qui donne le ton. Mais si l’on essaye de lire entre les lignes, cette décision que l’on pourrait qualifier de soudaine de devenir leader mondial du livre audio n’est pas si étonnante que cela. En réalité, elle a même été minutieusement réfléchie depuis plusieurs mois. En 2021, Spotify avait annoncé l'acquisition de Findway, l'une des principales plateformes de livres audio… Un achat qui doit encore être entériné par la division Antitrust du ministère de la justice américain afin d’éviter une éventuelle situation de monopole.
Pour rappel, Findway a été lancée en 2005 dans l'État de l’Ohio aux Etats-Unis, et affirme posséder aujourd’hui le plus important catalogue de livres audio au monde. La plateforme collabore d'ailleurs en tant que « fournisseur » pour des distributeurs majeurs comme Audible d’Amazon ou encore Apple et Google. En ce qui concerne le rachat, difficile de savoir à quoi s’attendre précisément du côté de Spotify. Ce que l’on sait cependant de source sûre, c’est qu’une grande partie des livres devrait être gratuite. En effet, le PDG de l’entreprise a confirmé l’application du modèle Freemium pour les livre audio, autrement dit, une lecture entrecoupée de pubs. Quoi qu'il en soit, Spotify voit les choses en grand et estime que le marché américain du livre audio pourrait peser 9 milliards de dollars d’ici cinq ans. Une projection bien ambitieuse puisque d’après les données de l’Audio Publisher Association, ce marché ne représenterait qu’un milliard et demi d’euros pour l’instant.
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L’Europe sauvée par Intel pour les semi-conducteurs ?
Intel s’apprête à installer une nouvelle usine de production de puces en Europe, permettant au vieux continent de devenir indépendant en termes de semi-conducteur. L’occasion également de s’émanciper des fournisseurs asiatiques, notamment taïwanais où sont produites la majorité des puces dans le monde. Face à cet enjeu crucial qui recoupe également celui du tout électrique de l’industrie automobile où la consommation de puce est très importante, l’Union Européenne versera près de 7 milliards d’euros au total à l’entreprise pour l’aider à s’installer.
6 ,8 milliards d’euros. C’est précisément la somme que versera l’Europe à Intel dans le cadre de l’European Chips Act qui aidera à la construction d’une nouvelle usine de puce en Allemagne. Plus précisément, cette somme couvrira 40% du coût de construction total, dont la facture s’élève à 17 milliards d’euros. D’ailleurs 2,72 milliards d’euros seront versés dès cette année, en 2022. Le reste, Intel le recevra progressivement dans les années à venir. D’après les derniers détails dévoilés par le site spécialisé Tom ‘s Hardware, cette usine fabriquera des puces en exploitant les procédés les plus avancés du groupe américain, à la fois des processeurs Intel mais aussi des puces pour des marques indépendantes.
En Allemagne, et plus précisément dans la ville de Magdebourg où sera construite cette usine, l’arrivée d’Intel représente une véritable aubaine économique puisqu’elle permettra la création de 3000 postes permanents et plus de 7 000 emplois temporaires. De plus, d’autres ces créations d'emplois devraient accompagner la construction de cette usine comme chez les fournisseurs de services, les entreprises de construction et les partenaires locaux d'Intel. Cet immense chantier devrait débuter en début d’année 2023 pour une ouverture en 2027.
Si l’arrivée d’Intel se concrétise de plus en plus, celle de TSMC en revanche a du plomb dans l’aile. L’idée de construire une usine en Europe ne ferait en effet plus partie des plans de la compagnie taïwanaise à court terme, ce qui n’a d’ailleurs pas plus du tout aux autorités Européennes. Il y a six mois, TSMC était en effet en discussion avec l’Allemagne pour y implanter une usine, sous réserve de subvention locale. Sachant que la Commission Européenne a dévoilé en février dernier une enveloppe de 43 milliards d’euros pour aider à la fabrication de semi-conducteurs en Europe, tous les signaux semblaient au vert. Il n’en est finalement rien, le plus grand fabricant de puce au monde ayant en effet expliqué que les coûts de développement de ses six nouvelles usines aux États-Unis étaient plus élevés que prévu.
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Le paiement en crypto possible dans des magasins français !
Pour la première fois en France, un centre commercial parisien accepte les paiements en cryptomonnaies, donc le Bitcoin, depuis le 8 juin… et jusqu’au 8 juillet. Une expérimentation qui durera donc un mois dans le cadre d’un partenariat avec Lyzi, une start-up française spécialisée dans les applications de paiement.
Beaugrenelle, c’est le nom de ce centre commercial situé dans le 15e arrondissement de Paris. Durant un mois, les 115 boutiques qui composent le centre acceptent depuis le 8 juin et pendant un mois 21 cryptomonnaies, dont le Bitcoin et l’Ethereum. Ceci dit, comment faire pour dépenser ses cryptos dans des magasins ? Et bien en installant l’application Lyzi sur leur smartphone. En clair, les cryptomonnaies serviront à acheter une carte cadeau, qui permettra ensuite de régler ses achats au sein du centre commercial. Dans son communiqué, le centre Beaugrenelle s’engage à offrir un bonus de 10% à ses clients lors de la création de la carte. Ensuite, les commerçants n’auront qu’à scanner le QR Code fourni par l’application Lyzi pour valider le paiement et être payé en euros. Finalement, il s’agit d’une façon assez indirecte d’accepter les paiements en cryptomonnaies.
Pour l’historique, Lyzi est une startup spécialisée dans les applications de paiement, créée l’an dernier, et qui s’appuie sur la plateforme d’échange de cryptomonnaies française Zebitex. Très concrètement, il s’agit davantage d’une opération de communication qu’autre chose, mais qui pourrait tout de même participer à la démocratisation des cryptomonnaies auprès des Français. D’ailleurs, Lyzi assure que ses employés seront présents dans le centre commercial pour accompagner les clients intéressés.
En France, 8% de la population possède aujourd’hui des cryptomonnaies selon une étude Adan / KPMG, et près d’un tiers du pays se dit également prêt à investir. À noter toutefois que le contexte n’est pas au beau fixe… Il y a quelques semaines, le crash de l’UST et du stablecoin Terra a plongé l’intégralité du marché des cryptomonnaies dans le rouge. Malgré cela, force est de constater que de plus en plus d’enseignes à travers le monde se mettent à accepter les paiements en crypto, notamment en Asie.
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Internet Explorer, c'est fini.
C'est l'un des navigateurs les plus iconiques de l'histoire d'internet qui s'apprête à tirer définitivement sa révérence : Internet Explorer s'arrêtera définitivement de fonctionner le 15 juin prochain. Un clap de fin auquel ses utilisateurs se préparent depuis 2015 et qui a été accéléré ces dernières années par l'arrivée de son successeur Microsoft Edge. Mais que les plus attristés d'entre vous sèchent leurs larmes, Internet Explorer ne devrait pas disparaître totalement.
Il ne vous aura pas échappé ces dernières années que les nouveaux ordinateurs fonctionnant sous Windows ne proposent plus Internet Explorer comme navigateur par défaut, mais Microsoft Edge. Depuis 2019, Edge utilise la structure Chromium pour fonctionner, soit la même que Google Chrome, plus rapide et sécurisée que celle d'Explorer. C'est notamment en raison des lacunes d'Internet Explorer dans ces deux domaines, sécurité et rapidité, que Microsoft a décidé de supprimer progressivement son vieux navigateur âgé de 27 ans à partir du 15 juin. Dans le détail, cette suppression concernera les systèmes fonctionnant sous Windows 10 20H2 et toutes les versions ultérieures. Les personnes utilisant Windows 8.1 ne seront quant à elle pas concernées.
Mais si vous utilisez Windows 10, voir Windows 11 et que cette nouvelle vous rend déjà nostalgique d'une époque révolue d'internet, celle des années 2000, rassurez-vous, Explorer continuera d'exister à travers Edge grâce à une version dite « virtuelle » et plus sécurisée. En clair, il faudra simplement se rendre dans l'onglet « navigateur par défaut » dans les paramètres et sélectionner Internet Explorer. Je le répète, il s'agira d'une simple interface. Car en réalité, c'est bien Edge qui s'exécutera mais avec le visuel d'Internet Explorer. Une option qui aura de quoi ravir les fans jusqu'en 2029 à en croire le calendrier annoncé par Microsoft.
Dès lors, vous êtes en droit de vous demander pourquoi Microsoft supprime l'application Internet Explorer mais offre tout de même une option pour celles et ceux qui souhaiteraient l'utiliser à travers Edge ? Et bien tout simplement pour faire gagner Microsoft Edge en popularité ! En effet, une grande majorité des utilisateurs Windows optent aujourd'hui pour Google Chrome, sans compter la montée en puissance des navigateurs alternatifs comme Brave, misant sur la sécurité et la protection des données des utilisateurs. En ajoutant la corde nostalgie et vintage d'Internet Explorer à son arc, Edge compte bien rapatrier certains utilisateurs et tenter de contester l'hégémonie de Chrome.
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Le télétravail interdit chez Tesla ?
Si la pandémie de COVID-19 a accéléré l'essor du télétravail dans le monde, entraînant au passage une crise des semi-conducteurs et donc de l'industrie technologique dans son ensemble -qui aujourd'hui revient peu à peu à la normale- il semblerait que toutes les entreprises ne soient pas en phase avec le fait de travailler en chausson et en pyjama dans son canapé. En effet, Elon Musk, le patron de Tesla veut désormais obliger ses salariés je cite « à effectuer 40 heures de travail minimum par semaine au bureau pour pouvoir télétravailler, ou bien les invite à démissionner » fin de citation.
Vu le contexte sanitaire, mais aussi économique et sociale, une telle position de la part d'Elon Musk est difficilement compréhensible. Peu importe la tendance générale visant à encourager le télétravail, Elon Musk veut que ses salariés reviennent au bureau. C'est via un simple e-mail que les employés ont appris la nouvelle, avec une précision importante que je cite « Elon Musk examinera et approuvera au cas par cas la situation de ceux qui ne pourraient pas atteindre le minimum des 40 heures indiquées ». Interpellé par plusieurs internautes sur l'authenticité de ce message, l'homme le plus riche du monde a répondu que selon lui, je cite « les 40 heures de présence obligatoire au bureau sont de bien meilleures conditions que celles que nous pouvons offrir aux employés des usines » fin de citation. Une sorte d'équité entre le bureau et l'usine Tesla si l'on traduit.
Quelques jours plus tard, Elon Musk a envoyé un second e-mail pour justifier sa décision, et met en avant la culture d'excellence de l'entreprise. Il explique je cite que « plus vous progressez dans l'entreprise, plus votre présence doit être visible. Il y a bien sûr des entreprises qui n'exigent pas cela, mais je peux vous assurer qu'elles n'ont pas le même niveau d'exigence que nous » fin de citation. Parmi les GAFAM, Google a également choisi de faire revenir ses employés au bureau, expliquant que cela avait un impact positif sur la compétitivité d'une entreprise. Selon le géant américain, les échanges physiques entre collègues sont indispensables bien faire fonctionner une société. L'entreprise a même menacé les télétravailleurs de voir leur salaire baisser. Twitter de son côté a opté pour un modèle hybride, laissant le choix aux salariés de travailler soit aux bureaux depuis leur réouverture, soit de continuer à travailler depuis chez eux. Reste comment évoluera cette histoire du côté de Tesla, surtout qu'Elon Musk prévoirait de réduire les effectifs de l'entreprise de 10% à cause je cite « d'un très mauvais pressentiment sur la situation économique ».
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Une grosse crise technologique en Russie ?
Depuis fin février, la Russie est je cite en « opération spéciale » en Ukraine, comme l'explique son président Vladimir Poutine. Face à ce que les occidentaux considèrent comme une invasion de Moscou sur Kiev, nombreux sont les pays et entreprise à avoir pris des sanctions économiques envers la Russie. Si le Kremlin explique à qui veut bien l'entendre que ces sanctions économiques et financières sont inefficaces, il semblerait pourtant que les entreprises russes éprouvent un certain nombre de difficultés, notamment en terme d'approvisionnement. C'est ce cas pour les semi-conducteurs qui plongeraient le pays dans une véritable crise technologique.
Si Vladimir Poutine maîtrise à la perfection les techniques de propagandes pour voiler la réalité surtout auprès de sa propre population, il semblerait que les sanctions européennes et occidentales mises en place depuis février se fassent ressentir assez violemment en Russie. En effet, l'approvisionnement en semi-conducteurs, en équipements électroniques et même pour les composants nécessaires au bon fonctionnement des centres de données du pays auraient fait naitre ces dernières semaines une crise technologique. Dans le détail, la plupart des grands fabricants de puces comme Intel, Samsung, TSMC et Qualcomm ont totalement cessé leurs activités en Russie. De leur côté, les entreprises européennes, britanniques et américaines ne sont plus autorisées à exporter leurs produits vers la Russie. Ainsi l'ensemble des sanctions imposées ont créé une pénurie auprès des constructeurs automobiles, des fabricants d'appareils ménagers et même auprès de l'industrie des équipements militaires. Pour résumer grossièrement, la capacité du pays à importer des technologies étrangères a été considérablement réduite, forçant le pays à entreprendre une transformation structurelle très douloureuse de son économie.
Si les partenaires commerciaux d'hier ne veulent plus travailler avec vous aujourd'hui, il faut bien trouver une solution en interne, même si cela va faire des dégâts au niveau économique. C'est un peu comme cela qu'on pourrait résumer la pensée générale en Russie, qui n'a d'ailleurs plus le droit d’exporter ses produits comme le gaz, vers les pays occidentaux, ses plus gros acheteurs. Ainsi, les économistes s'attendent à une baisse de 15% du PIB cette année. L'économie russe pourrait même être gravement et durablement impactée. Pour finir, la Russie peut-elle être indépendante en terme de semi-conducteurs ? Pas dans l’immédiat. En effet, la Sberbank, l'une des plus importantes de Russie, déclarait l'an dernier que les puces de l'entreprise nationale MCST étaient bien inférieures à celles développées par Intel sur le plan de la capacité de mémoire et du traitement de bande passante.
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Internet : un record hallucinant de transfert de données au Japon !
Le lundi 30 mai 2022 restera à jamais une date historique au Japon, puisque c'est ce jour là que l'Institut national des technologies, de l'information et de la communication du pays (NICT) a annoncé avoir battu un record de vitesse en matière de transfert de données. Une nouvelle étape anodine dans l'amélioration d'internet, mais qui pourrait bien se révéler être une véritable révolution dans notre quotidien très bientôt.
Avant tout, il convient de désamorcer une chose. Ce record de vitesse internet a été réalisé en laboratoire dans un contexte très précis. L'avantage, c'est qu'il a également été obtenu en utilisant des technologies déjà existantes dans les réseaux de fibre optique actuels ! Pour rentrer dans le détail, les chercheurs du NICT ont envoyé des données à travers un câble en fibre optique à plusieurs « cœurs ». Quatre « cœurs » composaient le câble utilisé, chacun transmettant un signal différent, ce qui d'après les chercheurs amplifierait la bande passante. De cette manière, c'est très exactement 1,02 pétabit par seconde qui a pu être transféré, soit 1020 térabits ou encore 127 500 gigas de données à en croire les chercheurs, le tout sur sur une distance de 52 kilomètres. Pour vous donner une image, cela permettrait à des pays comme le Portugal ou la Suède, qui comptent environ 10 millions d'habitants chacun de fournir du contenus vidéos en 8K à chacun de leurs citoyens en simultané ! D'après le site spécialisé New Atlas, une telle vitesse serait 100 000 fois supérieure aux connexions les plus rapides actuellement disponibles pour les particuliers.
Ce nouveau record de vitesse n'a rien d'étonnant quand on sait que le Japon détenait déjà le précédent, de 319 térabits, établi en juillet 2021, on vous en avait d'ailleurs parlé dans ce podcast. Ce qui est le plus impressionnant en revanche, c'est que le NICT a réussi en moins de douze mois à tripler les capacités de la bande passante. À noter que le Japon se veut aussi être à leader dans les connexions non filaires. En avril 2021, le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, avait rencontré le président américain Joe Biden pour mettre en place une coopération dans le développement de la technologie 6G, avec à la clé un investissement de 4,5 milliards de dollars afin de concurrencer la Chine, elle aussi très investie dans ce dossier.
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Un traducteur hors-ligne intégré à Mozilla Firefox ?
Y a-t-il encore besoin de prouver que Mozilla Firefox est un excellent navigateur internet ? S’il vous fallait une preuve supplémentaire pour vous convaincre, sachez qu’il embarque désormais avec lui Firefox Translations, un traducteur automatique qui a l’avantage de fonctionner hors-ligne !
Ce n’est pas un secret, le secteur des navigateurs internet est très concurrentiel avec l’hégémonie de Google Chrome et l’émergence de petits nouveaux comme Brave misant sur la sécurité de votre vie privée. Ceci dit, l’un des navigateurs les plus populaires reste Mozilla Firefox, et ce, malgré une perte de 46 millions d’utilisateurs en 3 ans. Pour tenter de se renouveler, Mozilla Firefox a célébré le passage à sa version 100 début mai en intégrant plusieurs nouveautés comme la prise en charge des sous-titres dans le mode Picture-in-Picture, mais aussi et surtout une nouvelle extension baptisée Firefox Translation, un traducteur automatique qui, contrairement à ses concurrents, n’est pas basé sur la technologie cloud.
En effet, le processus d'apprentissage automatique s'effectue directement sur votre ordinateur, et ce même si vous êtes hors-ligne. En se passant du cloud, Mozilla Firefox veut réduire sa dépendance aux fournisseurs de cloud, et donc éviter une collecte de vos données personnelles par ses mêmes fournisseurs. Concrètement, cette extension est le fruit du projet Bergamot, financé par l'Union européenne et mené par un consortium constitué de l'université d'Édimbourg, l'université Charles de Prague, l'université de Sheffield, de Tartu et l’entreprise Mozilla, avec l’objectif d’améliorer la traduction automatique des utilisateurs. Pour reformuler, on peut lire sur la page officielle du projet que je cite « l’exécution directe sur les machines des utilisateurs permet aux citoyens de préserver leur vie privée et accroît l'adoption des technologies linguistiques en Europe dans divers secteurs qui exigent la confidentialité » fin de citation. À première vue, Firefox Translation est plutôt de bonne facture bien qu’il ne supporte la traduction de l’anglais qu’en 12 langues pour l’instant, dont l’espagnol, le bulgare, le tchèque, l’estonien, l’allemand, l’italien le portugais ou encore le russe. On remarquera donc que le français, le mandarin, l’indien ou encore le coréen et l’arabe ne font pas partie des langues actuellement disponibles bien que certaines des plus parlées dans le monde.
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Qu'est-ce que Imagen, l'IA surpuissante de Google ?
Est-ce que vous vous souvenez de DALL-E 2, cette intelligence artificielle conçue par la firme OpenAI, et qui permet de créer des images simplement à partir de texte ? Si ce n'est pas le cas, je vous invite à écouter l'épisode que nous lui avions consacré il y a quelques mois. Mais aujourd'hui, il semblerait que DALL-E 2 ait du soucis à se faire puisque son concurrent développé par Google et intitulé Imagen propose des résultats encore plus impressionnant.
Pour se rendre compte des possibilités quasi infinies qu'offre Imagen, il suffit simplement de se rendre sur le site internet de l'IA. Dans la note d'intention, les développeurs la décrivent comme je cite « un modèle de diffusion texte-image doté d’un degré de photoréalisme et de compréhension du langage sans précédent » fin de citation... bref, il serait donc possible de donner vie à toutes nos idées les plus folles. Tout comme DALL-E 2, il suffirait simplement de taper une phrase avec tous les critères souhaités pour que Imagen donne vie à votre idée. Plusieurs exemples sur son site permettent en effet de mesurer l’étendue des capacités de l'IA, comme je cite « un cobra géant dans une ferme, mais le cobra est constitué de maïs […] un cerveau chevauchant une fusée en direction de la lune [ou encore] un oiseau très énervé »... au delà de cette petite sélection, le site offre plusieurs dizaines d'autres visuels, chacun dans son propre style, mais tous aussi bluffant les uns que les autres, à tel point qu'on se demanderait presque s'il ne s'agirait pas du travail d'un vrai artiste.
Dès lors, comment l'IA arrive-t-elle à produire de tels résultats ? Et bien grâce à la méthode dite de la diffusion. Tout d'abord, l'IA part d'une image en faible résolution. À force de piocher dans sa base de donnée grâce à la technique du machine learning, Imagen va être en mesure d'affiner la version finale de l'image souhaitée. Pendant le processus, de nombreux détails sont ajoutés afin d'harmoniser la composition finale dans un format carré de 1 024 par 1 024 pixels. À noter que les images exposées sur le site ont été produite dans des conditions de laboratoires très contrôlées et que l'usage de cet IA est pour l'instant circonscrite aux chercheurs de chez Google. Aucune date d'ouverture au grand public n'a été annoncé, et pour cause ! Dans un chapitre intitulé « limites et impact sociétal », les chercheurs ne cachent pas leur inquiétude de voir leur technologie détournée à des fins douteuses. De plus, Imagen mobilise des sets de données dans lesquels aucun tri n'aurait été fait, ce qui lui a permis de progresser plus rapidement, mais qui ouvre aussi la porte à des interprétations racistes, sexistes, ou même pornographique.
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Fronton, un robot russe dédié aux fake news sur les réseaux ?
En terme de manipulation de l'information et de fake news, la Russie a démontré avec brio qu'elle possède un talent certain, surtout en cette période de conflit en Ukraine. Ces derniers mois, de nombreux média russes ont été banni d'Europe pour tenter de museler la propagande de Moscou. Mais plutôt que de s'acharner à utiliser les canaux de diffusion classiques à l'internationale, la Russie aurait opté pour une toute autre stratégie : détourner un outil de piratage pour en faire une arme de propagande en ligne.
D'après un rapport de de l'entreprise Nisos, la Russie aurait en effet détourné le projet Fronton, principalement destiné à perturber le fonctionnement d'organisations et d'institutions étatiques, pour réaliser des campagnes massives de désinformation. Pour l'historique, ce projet Fronton avait été révélé en 2020 après le piratage d'un sous-traitant des services secrets russes par le groupe de hacker Digital Revolution. Ces derniers avaient volé de nombreux fichiers détaillant ce fameux projet. Le but du FSB à l'époque était de viser principalement les objets connectés sous Linux, avec un focus mis particulièrement sur les caméras connectées et les enregistreurs vidéos, afin de réaliser des attaques informatiques. Mais d’après le rapport publié par Nisos, les capacités de Fronton seraient beaucoup plus étendues que ce qu'on pouvait imaginer. En réalité, ce système pourrait permettre de créer je cite des « comportements inauthentiques à grande échelle »... autrement dit, contrôler un réseau de robots informatiques pour poster des messages sur les réseaux sociaux et les sites d’information.
Toujours d'après le rapport, Fronton serait équipé d'une interface utilisateur nommée SANA, permettant de créer et coordonner ces campagnes de désinformation. Dans le détail, SANA posséderait de nombreuses capacités. L’une d’entre elles serait la création de fausses « personnalités » pour les bots, à l’aide de photos et d’activités de fond, comme des likes ou commentaires à mener entre deux campagnes afin de rendre difficile la différenciation avec un véritable utilisateur. SANA est aussi utilisée pour stocker des phrases, des citations et des commentaires pour répondre rapidement à un sujet sur les réseaux sociaux. Les personnes qui ont accès à cette interface peuvent également s’en servir pour créer et déployer des trends, donc des tendances sur les réseaux sociaux, et ce, en utilisant des groupes de bots pour réagir en masse à certains mots-clés sur une plateforme choisie et à un moment donné. Prudence donc quand vous serez confronté à des commentaires pro-russes ou critiquant ouvertement les pays en désaccord avec la Russie, aussi bien argumenté et nombreux soient-ils. Il n'est pas impossible que derrière se cachent les bots du projet Fronton.
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Carte SIM, la protection idéale pour vos données ?
Vous le savez, les méthodes actuelles d'authentifications et de protection des données sont assez perméables, ce qui pousse les grandes entreprises du secteur à tenter de nouvelles approches. Si aujourd'hui l'identification avec votre smartphone est presque devenue incontournable pour vous connecter à un service, ce n'est pas un hasard. Plusieurs composants de votre mobile permettraient en effet de procurer une sécurité renforcée.
La fin des mots de passe est proche, on vous en parle d'ailleurs assez régulièrement dans ce podcast. Ce qui au final n'est pas une si mauvaise chose étant donné que cette méthode est sujette à beaucoup de faille entraînant du piratage. Or, en utilisant à la place la carte SIM de votre téléphone, cela ne devrait plus être un problème. D'après plusieurs spécialistes en cybersécurité, une API tru.ID permet désormais d'ouvrir aux développeurs l'authentification du réseau mobile basée sur la carte SIM. En clair, il est maintenant possible pour les plateformes de créer une authentification à plusieurs facteurs en ayant simplement recours aux informations de la carte SIM.
Vous l'entendez, je suis assez enthousiaste à ce sujet. Mais qu'est-ce que cela peut bien signifier ? Et bien que les tentatives de phishing, d'hameçonnage seront beaucoup plus difficiles. En effet, la méthode dite « carte SIM » utilise la combinaison du numéro de téléphone avec l'IMSI (identité internationale d'abonné mobile) de la SIM qui lui est associé. Ce dernier élément est vérifié de manière invisible, donc l'utilisateur n'a pas besoin de le renseigner lui-même. De plus, ce processus d'authentification sera exécuté automatiquement par le réseau mobile sans que l'usager n'ait quoique ce soit à faire. Qui dit aucune action de l'usager suppose que les méthodes de piratage où il faut appuyer sur un lien seront obsolètes, que les brute-force attack, donc le fait de tester toutes les combinaisons possible pour ouvrir la session souhaité sera là aussi de l'histoire ancienne.
Concernant l'authentification à double facteur qui prend de plus en plus d'ampleur aujourd'hui, cette méthode accroît considérablement la sécurité, mais reste faillible. Elle est de plus en plus visée par les pirates, qui parviennent à la détourner. D'après une étude de la Stony Brook University, plus de 1200 kits de phishing permettant d'intercepter les codes d'authentification à double facteur seraient disponibles en ligne.
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De la 6G dès 2030 ?
Alors que la 5G vient à peine d'arriver sur le marché et que sa technologie continue de faire débat notamment en Europe, certains constructeurs comme Nokia et Huawei travaillent déjà sur la prochaine génération de réseau mobile, la 6G. L'an dernier, la Chine annonçait également être sur ce dossier avec l'ambition de devenir un leader mondial. Où en est-on dans le monde ? Quelles seront les performances offertes par la 6G ? Arrivera-t-elle chez nous d'ici la fin de la décennie ? Toutes les réponses dans cet épisode.
Quelques mois seulement après l'arrivée controversé de la 5G, voilà que la génération de réseau mobile suivante est déjà au cœur des discussions, surtout chez les industriels. En effet, Nokia et Huawei se verraient bien lancer les premières infrastructures d'ici 2030, quand le Coréen Samsung a quant à lui ouvert une toute nouvelle division de recherches dédiée. Aux Etats-Unis, Apple cherche pour sa part des ingénieurs spécialistes du domaine pour concevoir de nouveaux systèmes de communication sans fil ainsi que pour préparer le passage à la 6G. Plus près de chez nous, l'Union Européenne préparerait déjà le terrain puisqu'elle aurait chargé Nokia et Ericsson de développer la technologie 6G en envisageant un lancement là aussi pour 2030. D'après les premières estimations des deux équipementiers, le débit pourraient grimper jusqu'à 1 To/s, ce qui est colossal... C'est en effet 8 000 fois la vitesse de transfert maximale offerte actuellement par la 5G.
À en croire le PDG de Nokia, Pekka Lundmark lors de son passage au Forum Économique de Davos la semaine dernière, 2030 semble en effet l'année de prédilection de tous les constructeurs. Par ailleurs, le PDG a déclaré que ce ne seront pas les smartphones qui feront entrer la 6G dans la prochaine décennie. Selon lui, nos téléphones portables seront progressivement remplacés par des appareils connectés directement à notre corps, ce qui n'est pas sans rappeler le fameux Neuralink promis par Elon Musk, implanté directement dans le cerveau humain pour augmenter nos capacités. Comme je vous le disais, la Chine a déjà pris une longueur d'avance dans la course à la 6G. Si ce sujet vous intéresse, nous avions déjà consacré un épisode l'an dernier à ce sujet. Mais depuis, la première puissance économique mondiale a accéléré le pas en lançant le premier satellite 6G en orbite afin de permettre à l'université des sciences et de l'électroniques de Chine d'étudier le comportement de la technologie 6G dans l'espace.
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Bientôt des data centers sur la Lune ?
Non, ce n’est pas une blague, une startup américaine envisage bel et bien d’installer des centres de données sur la Lune, dans le but bien précis de sauvegarder les données du monde et de les protéger de tout incident qui pourrait avoir lieu sur Terre comme une catastrophe naturelle ou une guerre nucléaire.
Souvenez-vous, il y a quelques mois, nous vous parlions d’un disque capable de stocker des données pendant plusieurs centaines d’années voire des millénaires. Une sorte de boite temporelle impérissable qui était destinée aux générations futures sur Terre. Et si au final nos descendants dans plusieurs siècles allaient chercher les traces du passé sur la Lune ? C’est en tout cas une solution proposée par la startup américaine Lonestar basée en Floride. Contrairement à des disques, cette dernière prévoit carrément d’installer des data centers sur la Lune, à l’abri de tout intempérie donc. Concrètement, tout cela s’inscrit dans la mission « Lonestar Data Holdings ». Selon son PDG Christopher Stott que je cite « il est inconcevable que nous gardions nos données et connaissances les plus précieuses au même endroit que là où nous faisons exploser des bombes […] Nous devons mettre nos données à l’abri hors de notre planète le plus rapidement possible, là où nous pouvons les garder en sécurité ».
Pourquoi la Lune alors ? Et bien l'un des côtés de la Lune est dit « verrouillé » par les marées et fait constamment face à la Terre, ce qui signifie qu'il serait possible d'établir une communication constante entre les appareils de la Lune et notre planète. Ceci dit, pour mener sa mission à bien, Lonestar devra prouver que sa technologie est fiable et que son projet est réalisable. Le mois dernier, l’entreprise avait déjà annoncé avoir signé des contrats pour lancer des prototypes de démonstration à bord des alunisseurs d'Intuitive Machines, une autre entreprise financée par la NASA. À la fin de l’année, Intuitive Machines enverra Nova-C sur la Lune pour sa toute première mission, l’occasion pour Lonestar d’effectuer des tests logiciels, en stockant un petit nombre de données au sein du matériel de l'alunisseur.
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Le piratage de contenu sportif enfin enrayé ?
À l'occasion du festival de Cannes, l'ARCOM, mélange d'anciennement le CSA et d'Hadopi a présenté les résultats de la lutte contre le piratage d'événement sportif en direct depuis la début de l'année. En à peine six mois, ce sont plus de 400 sites illégaux qui ont été fermés ainsi que de nombreux services d'IPTV.
Depuis janvier, l'un des champs de bataille prioritaire de l'ARCOM n'est autre que la lutte contre le streaming illégal d'événements sportifs en direct. Si on savait déjà depuis avril que 250 sites illégaux faisant la promotion de l'IPTV, donc les deux tiers de l'audience sportive illégale en France avaient été fermés, voilà que 400 autres sites dit « miroirs » ont également été bannis d'internet. Pour rappel l'IPTV est un service par abonnement illégal permettant de capter toutes les chaînes existantes sans avoir à s'abonner à chacune d'entre elle. Les sites miroirs quant à eux, et comme leur nom l'indique, ne sont que des répliques des sites originaux. Les fermer ralenti l'activité des pirates mais ne s'attaque pas à la source. Ces derniers peuvent facilement remplacer le site miroir supprimé par un autre. D'ailleurs, chaque site pirate possède généralement plusieurs dizaines de sites miroirs pour se protéger et continuer de proposer son contenu. À noter que les internautes qui se connecte à des sites miroirs ne peuvent pas être tenu pour responsable du piratage. Seul le téléchargement est répréhensible, pas la consommation de vidéo en streaming, au contraire d'un abonné IPTV qui lui paye pour une prestation illégale.
Dans le détail, l'ARCOM a vu l'audience sportive illicite baisser de 37% sur le premier trimestre 2022. Concernant les championnats de football de Ligue 1 et de Ligue 2, la consommation de contenu piraté a même diminué de 76% entre février 2021 et février 2022. Idem pour la Ligue des Champions sur la période avec une baisse de 77%. Par ailleurs, l'ARCOM précise que la fréquentation des dix principaux sites de streaming illégaux français est en chute libre depuis ces dernières années. Alors que ces plateformes représentaient 73% de la consommation en 2017, elles constituaient seulement 34% au 1er trimestre 2022. Concernant l'IPTV illégale, l'Association de lutte contre le piratage audiovisuel (ALPA) a annoncé avoir provoqué la fermeture de 38 services depuis le début d'année.
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Combien de fois sont vendues nos données chaque jour ?
D'après une étude du Conseil Irlandais des Libertés Civiles (ICCL) les données personnelles des internautes européens seraient mises aux enchères environ 376 fois par jour ! Une aubaine pour les annonceurs et la publicité ciblées, mais un véritable cauchemar invisible pour les usagers.
D'après l'ICCL, la vente de données personnelles sur internet représentait un marché de 117 milliards de dollars l'an dernier aux États-Unis et en Europe. Dans le détail, les données des européens seraient mises aux enchères environ 376 fois par jour soit toutes les 4 minutes, et 747 fois pour les américains, soit toutes les deux minutes. Ceci dit, les revendeurs ne mettent aux enchères que des données triées selon des critères précis correspondant au public cible des annonceurs. En effet, une marque de vêtement de sport ciblera peut-être davantage les jeunes, une marque de cosmétique les femmes, un constructeur moto sans doute davantage les hommes adultes de plus de quarante ans... Je sais, ce discours est stéréotypé, mais c'est comme ça que ça fonctionne chez les marques, ce qui parfois s'éloigne de la réalité, on est d'accord. En tout cas d'après le Bureau de la Publicité Interactive (IAB), les données recherchées par les annonceurs sont l'âge, le sexe de la personne, sa localisation et les empreintes numériques des sites visités, notamment pour dresser une liste des goûts de l’internaute. En combinant toutes ces infos, la régie pub qui vend ces packs de données peut donc présenter aux annonceurs des profils types qui leur correspond comme je vous le disais.
Sans surprise, l'ICCL estime que Google serait le premier revendeur de données... Le GAFAM mettrait aux enchères les données personnelles de ses utilisateurs auprès de 4 700 entreprises, et cela rien qu’aux États-Unis. Juste derrière on retrouve Xandr, une filiale de Microsoft, suivi par l'opérateur Verizon et la régie PubMatic. Qu'en est-il de Facebook et Amazon me direz-vous ? Et bien difficile de savoir si ces derniers ne seraient pas sur le podium voir devant Google en réalité puisque leurs données ne sont pas incluses dans le rapport. Cela peut paraître une évidence, mais il est important de rappeler que cette collecte de données à très grande échelle est illégale. Les entreprises spécialisées dans la revente de données elles, justifient ces méthodes par je cite « l'intérêt commercial légitime » prévu dans le cadre du règlement européen sur la protection des données RGPD. À noter que de nombreux pays ont rejeté cet intérêt commercial légitime, ce qui confirme bien que cette pratique de revente de données ne respecte pas la loi. Pour certains spécialistes, ni l’Union Européenne ni les Etats-Unis n'auraient d’appareil légal suffisamment agressifs pour s’opposer à ces pratiques.
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Fin de l'anonymat sur internet en Inde ?
Fin avril, le gouvernement Indien a publié une directive exigeant la fin de l'anonymat en ligne. En claire, ce sont surtout les opérateurs de VPN qui sont concernés, puisqu'ils devront conserver les noms de leurs clients et leurs adresses IP pendant cinq ans, ce qui n'était pas le cas jusque-là. Quelles conséquence cela aura-t-il pour les internautes indiens ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Officiellement, cette mesure s'inscrit dans la nouvelle politique de cybersécurité du pays et entrera en vigueur le 27 juin prochain. Officieusement, difficile de ne pas y voir une certaine tentative de contrôler internet. Dans les faits, le gouvernement cible directement les opérateurs de VPN. Ces derniers devront désormais conserver les noms de leurs clients et leurs adresses IP durant 5 ans, ce qui devrait permettre aux autorités indiennes, en cas de demande, de recouper l'activité internet d'un internaute avec sa véritable identité. Les entreprises qui ne souhaitent pas se conformer à cette nouvelle règle sont invitées à se retirer du marché, considéré comme le deuxième web mondial. Un coup dur pour les entreprises puisque cette nouvelle politique va clairement à l'encontre du principe du VPN permettant le chiffrement des données et donc un certain anonymat.
C'est donc tout naturellement que plusieurs fournisseurs de VPN ont exprimé leurs inquiétudes, comme le célèbre NordVPN qui a menacé de quitter le marché indien. ExpressVPN ou encore ProtonVPN ont également dénoncé je cite « une attaque contre la vie privée et menace de placer les citoyens sous un microscope de surveillance. Nous resterons fidèles à notre politique de confidentialité » fin de citation. Si de nombreux observateurs voient cette mesure comme le premier pas vers l'instauration d'un régime autoritaire et répressif, le ministre indien de l'informatique précise qu'il n'y aura pas de consultation publique sur ces règles. Autrement dit, malgré un certain mécontentement, le gouvernement indien compte bien adopter ces règles avec ou sans l'accord des citoyens. Cette restriction s'ajoute à une autre directive contraignante, obligeant les entreprises à signaler tout incident lié à des failles de sécurité dans les six heures suivant leur découverte.
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Apple adepte du vol de brevets ?
Régulièrement traînée en justice pour « violation de brevets », Apple a récemment été condamné à verser 300 millions de dollars à l'entreprise PanOptis, spécialisée dans la négociation de licences, concluant ainsi une bataille judiciaire lancée il y a plus de trois ans. La marque à pomme userait-elle de pratique déloyales pour asseoir sa domination ? Tous les détails dans cet épisode.
300 millions de dollars... C'est donc la somme qu'Apple devra verser à PanOptis pour violation de brevets. Ceci dit, l’addition aurait pu être encore plus salée puisqu'à l'issue d'un nouveau procès dans cette affaire, les juges texans en charge du dossier ont décidé d'abaisser l'amande initiale de 500 millions de dollars, à 300 millions, soit une différence de 200 millions de dollars. Une réduction qui n'a pas soulagé Apple pour autant, la société estimant que PanOptis n'avait pas apporté de preuves convaincantes, réclamant ensuite un troisième procès, qui n'aura pas lieu car refusé par les juges. Pour rappel, PanOptis reprochait au fabricant de l'iPhone de ne pas vouloir payer des commissions pour l'usage de certaines technologies liées à la 4G LTE dans ses appareils. Selon des sites d'information juridique, Apple aurait même tenté de faire valoir que les brevets étaient invalides, ce qui n'a visiblement pas convaincu le jury.
D'ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'Apple est condamnée dans ce genre d'affaire. Au Royaume-Uni, la marque à la pomme se bat contre Optis, la société mère de PanOptis. Cette dernière réclamerait pas moins de 7 milliards de dollars de droits de licence à Apple. Par ailleurs, certaines sources proches de l'affaire assurent que les juges pourraient carrément décider d'interdire la vente de l'iPhone au Royaume-Uni. Face à cela, Apple a menacé de quitter purement et simplement le marché britannique, privant tout une population de ses produits, smartphones comme tablettes, ordinateurs, montre connectées etc... Autre affaire plus concrète à mettre au compte d'Apple, la société fondée par Steve Jobs avait également été condamnée en janvier 2020 à verser 837 millions de dollars à Caltech (California Institute of Technology) pour violation de quatre brevets portant sur la technologie Wifi et la transmission accélérée de données. Si sa stratégie d'aller en justice plutôt que de payer des brevets quand elle les estimes trop cher peut paraître bancal, elle n'en est pas moins redoutablement efficace, Apple économisant des sommes plus importantes que les amendes à payer, et permettant à ses appareils de rester à la pointe de la technologie.
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Un Metaverse finalement moins ambitieux chez Meta ?
Le groupe Meta fondé par Mark Zuckerberg, qui comprend donc Facebook, Instagram, WhatsApp ou encore Oculus, vient d'annoncer une réduction de ses budgets dans les prochains mois. Si cette baisse peut paraître anodine, elle devrait toucher de nombreux secteurs dont celui du Metaverse, pourtant présenté comme la principale force du groupe. En cause, des pertes financières très importantes ces 15 derniers mois.
En changeant le nom de son groupe en Meta en 2021, Mark Zuckerberg a clairement annoncé la couleur : le Metaverse est devenu sa priorité. L'entreprise a depuis investi en masse dans sa division Reality Labs consacré à 100% à ce monde virtuel avec notamment plus de 20 000 nouvelles embauches... Mais malgré tous ces efforts, le dernier rapport financier n'incite pas à l'optimisme... Reality Labs aurait perdu 10,2 milliards de dollars en 2021 et 3 milliards rien qu'au premier trimestre 2022. Un résultat qui a entraîné une chute brutale de l’action de Meta, suscitant la colère des investisseurs. Pour calmer les esprits, Meta a annoncé des réductions importantes de ses budgets, et donc l'arrêt de plusieurs projets en cours chez Reality Labs sans préciser lesquels.
Toujours dans cette perspective d'économie, des suppressions de postes étaient redoutées, mais d'après le directeur technique de Meta Andrew Bosworth, ce ne sera pas le cas. Tous les employés seront conservés. Seul la cadence des embauches sera ralentie. Concrètement, les estimations pour le budget de Meta en 2022 sont passés de 95 milliards à 87 milliards de dollars, soit une baisse de 8 milliards, ce qui est cohérent avec les propos de Mark Zuckerberg en avril dernier, précisant qu'il souhaitait diminuer les investissements dans la division commerciale et dans l’intelligence artificielle. Si Meta ne peut pas miser pleinement sur le Metaverse pour l'instant, il lui reste encore les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et WhatsApp pour générer des revenus. D'après le le fondateur du groupe, il faudrait au moins dix ans pour que les investissements dans le Métaverse deviennent vraiment rentables.
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Disney+ en passe de détrôner Netflix ?
Dans son rapport d'activité le plus récent, Disney+ a dévoilé de très bon chiffres qui font de la plateforme de vidéo à la demande une menace très sérieuse pour Netflix, toujours numéro un dans le monde. Si la bonne santé de Disney+ se confirme, ce qui n'est pas une surprise depuis son lancement en 2020, c'est surtout le premier trimestre de l'année 2022 qui laisse de nombreux observateurs sans voix avec une hausse colossale du nombre d'abonnés.
8 millions d'abonnés supplémentaire. C'est le nombre annoncé par Disney+ pour les seuls mois de janvier, février et mars 2022. En prenant un spectre plus large, celui de l'ensemble des offres de streaming du groupe -qui comprend donc Hulu et ESPN Plus- Disney+ revendique plus de 205 millions d'abonnés, soit seulement 16 millions et demi de moins que Netflix. La tendance n'est d'ailleurs pas aux beaux fixes pour le leader du streaming mondial qui perd 200 000 abonnés au premier trimestre. Ceci dit, il ne faut pas oublier que Disney+ ne rapporte pas le moindre centime à sa maison mère, et lui fait même perdre de l'argent. Une situation logique que l'on doit à l'augmentation des coûts de production et de publicité. Dès lors, il semble peu probable que ces coûts diminuent dans les prochains mois. A contrario, une augmentation des prix, comme l'a fait Netflix, pourrait freiner la croissance des abonnés. Au final, la meilleure stratégie pour Disney+, qui ne devrait pas faire plaisir à tout le monde, serait sans doute de créer un nouveau service financé par la publicité.
Ce modèle du streaming avec publicité, qui est ni plus ni moins que celui de la télévision classique finalement, Netflix y songe sérieusement aussi. Un changement de paradigme étonnant puisque la compagnie a toujours plaidé contre la publicité sur sa plateforme jusqu'à aujourd'hui. L'entreprise est en effet prête à tout pour faire des économies et ne pas perdre trop d'argent, même licencier près de 150 employés dans la branche qui a fait sa réputation, à savoir celle de la création, tant pour le cinéma que pour les séries. Chez la concurrence, on notera la bonne santé de HBO Max également qui a gagné 3 millions de nouveaux abonnés au cours du dernier trimestre, pour un total d'environ 77 millions d'abonnés, ce qui reste tout même très loin de Disney+ et Netflix.
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Internet bientôt gratuit aux États-Unis ?
La semaine dernières, le gouvernement américain a lancé un vaste plan d'aide pour permettre à tous ses administrés d'accéder à l'internet haut débit. Concrètement, le président Joe Biden souhaite que les familles et foyers aux revenus modestes puissent eux aussi avoir internet grâce à des subventions et un accord avec les fournisseurs d’accès pour réduire les prix, et même dans certains cas, sans débourser un centime.
En Europe et en Amérique du Nord, internet s'est révélé être une véritable nécessitée à bien des niveaux ces dernières années, à cause de la pandémie, et surtout lors des différents confinements. D'après le média en ligne Axios, la fracture numérique aux États-Unis est principalement liée au coût d’un abonnement. Outre atlantique, accéder à l'internet haut débit avoisine souvent les 80 voir 100$ par mois, sans compter les forfaits mobiles qui peuvent parfois être aussi cher. D'ailleurs, pour la vice-présidente Kamala Harris, on pourrait presque parler de droit fondamental, je la cite « chaque personne dans notre pays, quel que soit son revenu, devrait pouvoir s'offrir l'Internet à haut débit », fin de citation... d'où l'envie de faire changer les choses pour le gouvernement Biden.
Dans un premier temps, le Congrès a voté il a peu, un programme dit « de connectivité abordable » dans le cadre de la loi sur les infrastructures de novembre dernier. Ce programme consiste à donner une allocation pouvant aller jusqu’à 30 dollars aux ménages les plus modestes afin qu’ils puissent avoir accès à Internet auprès d'un des 1 300 fournisseurs d'accès participants. Combien de foyers pourront donc potentiellement en bénéficier ? Et bien plus 48 millions, soit environ 40% des familles américaines ! Concernant les offres à prix réduit, le gouvernement a déjà lancé des négociations avec une vingtaines de fournisseurs comme Verizon qui aurait même baissé le tarif d'un de ses abonnements à 10$. Comcast, AT&T ou encore Altice USA pour en citer d'autres sont également prêt à faire un geste. Et au final, le gouvernement Biden serait parvenu à obtenir un accord pour la mise en place d'une offre à 30 dollars par mois pour un débit de 100 Mb/s, ce qui est je cite « suffisamment rapide pour qu'une famille type de quatre personnes puisse travailler à domicile, faire ses devoirs, naviguer sur le web et diffuser des émissions et des films en haute définition » fin de citation. Avec une aide mensuelle de l'État d'environ 30$ et une offre internet au même prix, le gouvernement américain devient l'un des premiers dans le monde à permettre à ses concitoyens les plus modestes d'accéder gratuitement à l'internet haut débit.
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Un séisme historique et une porte secrète repérés sur Mars ?
La planète Mars fait à nouveau les gros titres des médias depuis quelques jours, non pas par rapport aux colonies qu'Elon Musk souhaite y installer, mais pour deux phénomènes assez intriguant repérés à la surface de la planète rouge. Grâce à l'atterrisseur InSight, les scientifiques de la NASA sont parvenus à détecter et même à entendre un puissant séisme ! Ajouter à cela une mystérieuse porte creusée dans la roche découverte sur un cliché pris par le robot Curiosity, et l'on constate que Mars est encore loin d'avoir livré tous ses secrets.
Voilà à quoi ressemble le bruit que fait un tremblement de terre sur Mars... Et si vous pouvez l'entendre, c'est notamment grâce à l'atterrisseur InSight qui depuis novembre 2018 étudie la structure interne de la planète rouge pour comprendre la manière dont se forment les astres. À noter que l'épicentre du séisme se trouvait à environ 2250 km d'InSight. L'atterrisseur a donc pu enregistrer des vibrations, mais le CNES (responsable de la construction du sismomètre) explique que cet enregistrement a dû être accéléré et amplifié pour le rendre audible. En clair, si vous aviez été sur Mars à ce moment là, vous n'auriez pas entendu grand chose. Pour l'historique, les premiers séismes ont été détecté dès 2019 grâce au sismomètre embarqué de l'atterrisseur. Si jusqu'ici le plus puissant était évalué à 4,2, le dernier en date atteignait quant à lui un 5. Sur Terre, cette puissance n'occasionnerait que peu de dégâts (des objets qui tombent, fenêtres qui éclatent). On ignore encore quel type de dégât cela pourrait causer sur Mars, la NASA devant encore effectuer des analyses pour comprendre l'origine du séisme et ce que cela signifie en terme conséquences sur l'environnement martien.
Si cette découverte a eu lieu le 5 mai dernier, deux jours plus tard, le 7, le robot Curiosity nous envoyait une photo tout à fait intrigante de Mars, et pour cause... on pouvait y voir ce qui s'apparentait à une porte taillée dans la roche. Si cette trouvaille est encore très loin de prouver l'existence de la vie ou d'une civilisation sur la planète rouge, elle n'en a pas moins nourrit de nombreux phantasmes. Mais au risque de décevoir les plus enthousiastes, le Jet Propulsion Laboratory a admis que l'image était extrêmement zoomée. En réalité, les dimensions de la porte que l'on aperçoit ne serait pas de plusieurs mètres, mais seulement de 30 à 45 centimètres, à peine de quoi laisser passer un petit animal. Pour plusieurs spécialistes, il s'agirait même je cite « d'une simple cassure dans les sédiments de la zone ». Un phénomène géologique tout à fait naturel finalement et qui n'aurait rien d'extra-terrestre.
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Qui est Cryptoqueen, cyber arnaqueuse recherchée dans le monde entier ?
Avez-vous déjà entendu parler de Ruja Ignatova ? Sans doute pas, alors connaissez-vous davantage One Coin, cette monnaie virtuelle censée devenir encore plus populaire que le Bitcoin ? Rien de tout ça ne vous dit quelque chose ? Alors vous êtes au bon endroit puisque l'histoire que je m'apprête à vous raconter est tout simplement digne d'un scénario de film. Retour dans les années 2010 avec celle que l'on surnomme Cryptoqueen et qui est soupçonnée d'avoir organisée l'une des arnaques aux cryptomonnaies les plus lucrative de l'Histoire.
Pour tout comprendre, il faut revenir en 2014 quand la plupart des projets de cryptomonnaies commencent à émerger le sillon du Bitcoin, comme l'Ethereum. À cette époque, la Bulgare Ruja Ignatova clame haut et fort que le OneCoin, une nouvelle monnaie virtuelle serait en passe de dépasser le Bitcoin, avec des cours qui ne cessent de grimper en flèche. Rapidement, des millions de Chinois, d'Allemands, d'Anglais et de résidents de pays d’Afrique investissent dans ce qui semble être le nouvel eldorado virtuel. C'était sans compter sur l'amateurisme les développeurs du OneCoin, bien embarrassés quand il s'agit d'expliquer comment ce jeton fonctionne. Encore pire, il semblerait même que cette cryptomonnaie ne possède pas de blockchain, mais seulement une base de données qui n’a rien à voir avec les cryptos. Qu'à cela ne tienne, le succès du OneCoin atteint son paroxysme lors d’une conférence au stade de Wembley à Londres où Ruja Ignatova vante les mérites de l'investissement devant 60 000 spectateurs.
En 2016-2017, le site de OneCoin offre donc des perspectives de richesses alléchantes, vendant des packs de formations allant de140 € pour le débutant à 118 000 € pour le pack Ultimate. De cette manière, l’investisseur achetait des jetons OneCoin et via un système pyramidal, devait inciter ses amis et proches à leur tour à acheter un pack pour toucher une commission... Rien de bien conventionnel dans le milieu des cryptomonnaies il faut le dire. Et justement, la réalité c'est que sans blockchain, le OneCoin n'a jamais été miné, et les formations en questions ont été démasquées comme étant de vulgaires plagiats de livres déjà existants. Au final, ce sont plus de 3 millions de personnes qui ont été volées par le système OneCoin pour une somme totale estimée à plus d'un milliard de dollars. Ceci dit, ce qui pouvait aussi expliquer la popularité du projet au delà du gain financier, c'était l'argument d'appartenir à un groupe baptisé les « bitcoin killers », censé révolutionner la finance mondiale.
Depuis 2017, Ruja Ignatova est devenue introuvable. D'après Europol, l’arnaqueuse se cacherait probablement en Allemagne ou dans un pays méditerranéen. D'après la BBC, son frère Konstantin Ignatov et un autre associé Sebastian Greenwood ont été arrêtés pour suspicions de fraude dans le cadre de OneCoin. Mais depuis 2019, le procès de Konstantin Ignativ est constamment repoussé, les organisateurs de OneCoin disposant d’alliés puissants dans la mafia bulgare et européenne. Il risque plus de 90 ans de prison pour avoir volé 4 milliards de dollars et détourné 400 millions de dollars du fisc américain.
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Twitter : le rachat par Elon Musk en « pause » ?
C’est un dossier qui décidément connaît de sacrées montagnes russes… Après avoir annoncé qu’il allait devenir le nouveau propriétaire de Twitter pour 44 milliards de dollars quand bien même les actionnaires étaient défavorables à l’idée de lui vendre le réseau social, Elon Musk a annoncé en fin de semaine dernière la mise en pause du processus de rachat. Pourquoi ? C’est là la grande question que de nombreux internautes se posent, et à laquelle on va tenter de répondre dans cet épisode, d’autant que Twitter subit très concrètement ce frein brutal enclenché par Elon Musk.
Ironie de l’histoire, c’est dans un message sur Twitter que l’homme le plus riche du monde a annoncé vendredi 13 mai qu’il suspendait son processus de rachat de la plateforme. Dans le détail, Elon Musk explique attendre des précisions quant au nombre de faux comptes présents sur le réseau social. Je cite, « l’accord avec Twitter est temporairement suspendu dans l’attente de détails permettant d’établir que les spams / faux comptes représentent effectivement moins de 5 % des utilisateurs » fin de citation. Que les déçus se rassurent et que ceux que cette suspension ravi se préparent…. à être déçu, Elon Musk a précisé qu’il était je cite « toujours décidé à acquérir Twitter ».
Cette prise de parole a tout de suite eu des répercussions, puisque heures après la parution du message, l’action en bourse de Twitter s’est effondrée de près de 20% d’après l’Agence France Presse. Mais ce n’est pas tout… d’après le Wall Street Journal, la Securities and Exchange Commission mènerait actuellement une enquête sur le rachat d’Elon Musk. En mars dernier, le patron de Tesla et SpaceX aurait mis trop de temps à déposer le formulaire public requis alors qu'il était en train de racheter 9,2 % des actions de Twitter, et donc en train de devenir le plus grand actionnaire de la société. Un retard qui lui aurait permis d'acheter davantage d'actions sans alerter les autres actionnaires, et donc d'économiser une importante somme d'argent importante. Musk fait également l'objet d'une action en justice de la part d'actionnaires de Twitter et d'une autre enquête de la Federal Trade Commission pour la même affaire.
Ainsi, Twitter aurait perdu près de 10 milliards de dollars de valorisation suite à cette affaire. Si le processus de rachat est toujours en cours et ne devrait aboutir qu’à la fin de l’année au plus tôt, difficile de ne pas penser que cela fera les affaires d’Elon Musk quoiqu’il arrive. En effet, 44 milliards de dollars ne représentent pas grand-chose pour Elon Musk dont la fortune personnelle est estimée à plus de 200 milliards de dollars. Ceci dit, une société d’investissement lui aurait même conseillé de se retirer du deal et de payer les 1 milliard de dollars de pénalité pour la rupture de contrat afin de pouvoir faire une nouvelle offre moins importante par la suite, qui correspondrait mieux à la valeur actuelle de l’entreprise. Si la suite des événements reste incertaine, la situation semble assez bénéfique dans tous les cas pour Elon Musk, qui d’une manière ou d’une autre devrait finir par s’adjuger Twitter, en signant un gros chèque, ou en trouvant une parade pour faire baisser la note.
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Meta : des données open source pour les développeurs ?
Début mai, Meta, le nouveau nom du groupe Facebook depuis la fin d'année dernière, a dévoilé son nouveau modèle de traitement de langage pour la recherche en intelligence artificielle. En clair, ces données en libre service pourront être utilisées à des fins commerciales par tous les développeurs qui le souhaitent. Cela pourra aussi bien être pour automatiser un chatbot, traduire des textes ou bien écrire des fiches produit en plusieurs langues.
Open Pretrained Transformer, c'est le nom du modèle que Meta a rendu public dans le domaine du langage il y a peu. Ce dernier partage les mêmes capacités que celui créé par OpenAI, et qui cette fois n'a pas été fondé par Mark Zuckerberg, mais son nouveau rival Elon Musk. Au total, OPT possède 175 milliards de paramètres et est basé sur le machine learning afin que son niveau de précision en ce qui concerne les tâches linguistiques soit le plus élevé et précis possible. Ceci dit, à quoi bon rendre cette technologie, visiblement très pointue, disponible à tout le monde ? Tout simplement de permettre aux chercheurs du monde entier de contribuer à son développement gratuitement. Si vous ne le saviez pas déjà, OpenAI avait de son côté opté pour un accès payant à son modèle, ne permettant qu'aux laboratoires les plus fortunés d'entreprendre des recherches avec cet outil sur le traitement de langage.
Je cite Meta « nous croyons que l'entièreté de la communauté de l’IA – les chercheurs, la société civile, les législateurs, et l’industrie – doit pouvoir travailler ensemble pour élaborer des lignes directrices claires autour d’une intelligence artificielle et des modèles de langages volumineux et responsables ». Concrètement, le groupe Meta a publié l'entièreté du code d'OPT et un cahier de bord servant à documenter le processus d’entraînement de l’IA, contenant déjà 3 mois de recherches entre octobre 2021 et janvier 2022, un répertoire de tous les bugs, des crashs et des reboots. En optant pour l'open source, Meta profite donc de l'émulation créée autour de son projet par les internautes et les spécialistes désireux de montrer l'étendue de leur talent, et tente subtilement de modifier son image de GAFAM coupé du grand public.
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L'Agence spatiale européenne demande l'aide des internautes
Ce n'est pas tous les jours que l'ESA, l'agence spatiale européenne lance un appel aux internautes pour l'aider dans l'une de ses missions. L'agence est en effet en quête de volontaires pour comparer des images d'une comète capturées par la sonde Rosetta et trouver des différences sur plusieurs périodes. Quel est l'intérêt d'une telle consultation publique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Pour l'historique, l'ESA lançait en 2014 la sonde Rosetta qui, deux ans plus tard approchait de la comète 67P-Tchourioumov-Guérassimenko, aussi connue sous le nom de Tchouri. Grâce à Osiris, c'est le nom donné à sa caméra ultra haute définition, la sonde a photographié l'astéroïde sous toues ses facettes... l'occasion pour les chercheurs de l'agence d'observer des phénomènes précieux, comme le réchauffement de la surface glacée de la comète par le Soleil. Étape importante désormais, analyser ces quelques milles photos pour en apprendre plus sur les origines de notre système solaire. Et concrètement, le rôle des internautes dans ce projet scientifique citoyen est en quelques sorte de jouer à un jeu des différences.
L'objectif est effectivement d'identifier les changements qui ont pu avoir lieu à la surface de la comète entre 2014 et 2016. Je cite Sandor Kruk, astrophysicien à l'institut Max Planck de physique extraterrestre à Munich, en Allemagne, « étant donné la complexité de l'imagerie, l'œil humain est bien meilleur pour détecter les petits changements entre les images que les algorithmes automatisés ». Dans le détail, rendez-vous sur l'outil intitulé Rosetta Zoo, qui vous permet de comparer des images côte à côte de la comète Tchouri. Les utilisateurs peuvent faire pivoter l'image, zoomer, entourer des éléments... bref, tout ce qui est nécessaire pour trouver le moindre changement. Et si l'ESA fait appel aux internautes, c'est parce que je cite « ces dernières années, des astrophotographes et des passionnés de l'espace ont spontanément identifié des changements et des signes d'activité sur les images de Rosetta » d'après Bruno Mérin, responsable du centre de données scientifiques ESAC de l'ESA en Espagne. Ce travail bénévole servira à produire des cartes des zones actives à la surface de la comète.
Rosetta Zoo : https://www.zooniverse.org/projects/ellenjj/rosetta-zoo/classify
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Elon Musk sérieusement menacé par la Russie ?
Si Elon Musk a fait les gros titres de nombreux médias ces derniers temps pour être devenu le nouveau propriétaire de Twitter, celui qui est aussi l'homme le plus riche du monde est de nouveau sur le devant de la scène... quelque peu malgré lui cette fois. En effet, Musk s'est fendu d'un message assez énigmatique il y a peu qui a eu l'effet d'une bombe sur Twitter, évoquant une possible disparition prochainement. En regardant dans le détail, ce message ferait référence à des menaces que le patron de Tesla et SpaceX aurait reçu de la part de la Russie.
« Si je meurs dans des circonstances mystérieuses, au moins vous saurez ». Voilà le message en question posté par Elon Musk sur Twitter. Dans le détail, ce dernier affirme avoir été menacé par un haut responsable russe en raison de son aide apportée à l'Ukraine via ses satellites Starlink. Selon le média américain Fortune, c'est Dmitri Rogozine, le chef de l'agence spatiale russe Roscosmos et ancien vice-Premier ministre de la Russie qui serait derrière tout ça. Je cite un de ces messages posté sur la messagerie cryptée Telegram « Elon Musk, vous êtes impliqué dans l'approvisionnement des forces fascistes en Ukraine en matériel de communication militaire. Et pour cela, Elon, vous serez tenu responsable comme un adulte, peu importe à quel point vous vous comportez comme un fou ».
Si l'on ne connaît pas le détail précis des menaces formulées à l'encontre d'Elon Musk, cette dérision incluant sa propre disparition n'a pas du tout amusé mère Maye Musk, qui lui a répondu également en public pour lui demander d'arrêter ce petit jeu médiatique... Ce à quoi Musk a répondu pour conclure, je le cite « Désolé, je ferai de mon mieux pour rester en vie ». Pour en revenir à Rogozine, ce dernier s'est également exprimé sur Twitter en reprochant à Musk de faire le buzz le 9 mai dernier, jour de fête nationale en Russie. Je cite, « personne n'a besoin de vous. Arrêtez de faire l'idiot. Aujourd'hui, mon pays célèbre un grand jour, le jour de la victoire sur le fascisme [...] Réfléchissez, Elon, de quel côté êtes-vous ? » fin de citation.
Le milliardaire a ensuite déclaré que lui et ses équipes avaient je cite « résisté aux tentatives de piratages et de brouillage » des Russes en avril et qu'ils concentraient les efforts de SpaceX sur des contre-mesures au détriment d'autres projets spatiaux. Depuis le début du conflit Ukraine-Russie le 24 février dernier, les Ukrainiens de tous bords ont de plus en plus de mal à se connecter à Internet et trouve en Starlink une véritable solution. Selon le vice-Premier ministre ukrainien, Mykhailo Fedorov, il y a actuellement 150.000 utilisateurs actifs de Starlink tous les jours dans le pays.
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