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Un casque de réalité virtuelle capable de tuer son porteur ?
Et si lorsque vous mourrez dans un jeu vidéo, vous mourriez également dans la vraie vie ? C'est l'ambition de Palmer Luckey, le fondateur des casques Oculus, racheté par Facebook en 2014. Maintenant qu'il ne fait plus parti de l'entreprise, l'entrepreneur s'adonne à ce nouveau passe-temps tiré tout droit d'un manga.
La vie d'un avatar vaudrait autant que celle de joueur. Telle est la nouvelle philosophie de Palmer Luckey, fondateur d'Oculus. Ce dernier a d'ailleurs conçu un casque VR comportant des charges explosives capables de tuer son porteur s'il meurt dans un jeu. Pour lui, la façon de jouer s'en retrouve forcément impactée, car seules des conséquences graves peuvent donner du réalisme au jeu. Dans les explications d'une publication sur son blog, il souligne que cette tension vitale permet au joueur de repenser totalement la façon dont il interagit avec le monde virtuel. Lorsque l’écran clignote en rouge, le casque comprendra que l’avatar de son porteur a été tué dans le jeu, et activera les charges explosives, détruisant instantanément le cerveau de l’utilisateur. Je le cite « c’est le premier appareil de réalité virtuelle capable de tuer l’utilisateur » fin de citation. Pour éviter qu’un joueur n’ôte le casque, et échappe à son destin fatidique, Luckey envisage d’ajouter un mécanisme anti-triche qui rendra impossible le retrait de l’accessoire.
Pour son casque, le développeur s'est inspiré du NerveGear au cœur du manga Sword Art Online. Si l’accessoire ne sera bien évidemment pas commercialisé, son créateur le décrit comme je cite « une œuvre d’art, un rappel stimulant des avenues inexplorées dans la conception de jeux » fin de citation. À noter que ce casque est encore au stade de prototype et souffre de plusieurs dysfonctionnements. Luckey explique que le casque explose parfois alors que la partie n’est pas encore terminée, ce qui l'a un petit peu refroidi à l'essayer, et on le comprend. Si ce casque de réalité virtuelle meurtrier a de quoi inquiéter, ce sont ces éventuelles applications futures qui reste le plus effrayant. Car depuis qu'il a quitté Facebook en 2017, Palmer Luckey travaille aujourd'hui pour l'industrie de la défense, qui on l'imagine, pourrait sans aucun problème trouver une utilité à ce casque.
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iPhone : une pénurie de production qui va durer ?
Malgré la reprise de l'activité industrielle et économique mondiale suite à la crise de la COVID-19, il semblerait que la production de smartphones tourne toujours au ralenti. C'est notamment le cas du fournisseur de composant électroniques taïwanais Foxconn, dont les difficultés impactent directement la production des iPhone 14.
Ces dernières semaines, la production d'iPhone 14 Pro a sensiblement été ralentie. En effet, le fournisseur privilégié d'Apple, le Taïwanais Foxconn, a vu la vitesse de production de son usine de Zhengzhou en Chine s'enrayer fortement suite au départ de nombreux employés, qui ont qualifié les conditions de travail de l'entreprise comme étant horribles. D'ailleurs, celles-ci se seraient particulièrement dégradées depuis le début de la pandémie. Une source anonyme évoque même au site WCCFTech des pénuries de nourriture et d’eau au sein de l'entreprise. Dans l'espoir de stopper cette fuite de main d’œuvre, et dans l’espoir de pouvoir relancer au plus tôt la production, Foxconn a proposé à ses salariés une prime de 69 dollars, et s'est engagé à augmenter les salaires de 20 %, soit 4,20 dollars de l’heure désormais. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois ces derniers mois que Foxconn procède à des efforts financiers. Il y a quelque temps, les primes avaient été multipliées par quatre sans que l'on ne connaisse le montant précis, ce qui avait permis d'assurer le bon fonctionnement des opérations... jusqu'à aujourd'hui.
Concrètement, le site chinois de Foxconn, est un lieu essentiel au bon déroulement des plans d'Apple, étant donné que de nombreuses étapes d’assemblage s'y déroulent. Face à ces déconvenues du côté de Foxconn, Apple déplace progressivement la production de ses iPhone vers l’Inde et le Viêt Nam, malgré un long délai à prévoir avant que ces changements ne soient opérationnels. Mauvaise nouvelle pour les fans d'Apple, de nombreux observateurs estiment que ni cette prime de moins de 70 dollars ni l'augmentation de salaire ne permettront de résoudre les problèmes de Foxconn avec ses employés. La production d'iPhone devrait encore être altérée dans les prochaines semaines, voir jusqu'au début de l'année prochaine.
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Les cryptomonnaies au bord du gouffre ?
Ces derniers jours, le cours du Bitcoin a littéralement plongé. Mercredi 9 novembre, la première monnaie virtuelle du monde était repassée sous le seuil des 16 000 dollars, un niveau historiquement bas depuis novembre 2020. Un nouveau krach provoqué par la chute de la plateforme d’échange FTX.
Après plusieurs années de croissance consécutives, l’entreprise a rencontré une crise de liquidités suite à plusieurs investissements massifs. En effet, FTX s’est forgé une image de sauveur des cryptomonnaies en investissant massivement dans plusieurs entreprises spécialisées, évitant ainsi une banqueroute générale du marché des cryptomonnaies. Il n’y a donc pas si longtemps, FTX était considéré comme une sorte de leader naturel en qui tout le monde pouvait avoir confiance dans cette industrie. C’est ainsi que Binance, service numéro 1 dans le secteur des échanges de crypto, s’était engagée à racheter la plate-forme FTX, non seulement pour renforcer sa position mais aussi pour éviter à FTX de sombrer suite à ses nombreux investissements. Problème, le PDG de Binance a rapidement annulé cette opération.
En effet, après avoir examiné les comptes de FTX, le leader chinois a décidé de se retirer des négociations portant sur le rachat de son rival. En cause, une attitude complètement déplacée du PDG du groupe FTX Sam Bankman-Fried. L’examen des comptes mené par Binance a révélé que Bankman-Fried utilisait l’argent des usagers de sa plateforme pour soutenir son autre entreprise crypto, Alameda Research. Le vendredi 11 novembre, FTX a officiellement été déclarée en faillite, avec démission immédiate du PDG.
S’il y avait encore un minimum d’espoir au cas où FTX réussissait à regagner la confiance d'investisseurs, moins de vingt-quatre heures après cette faillite, la plateforme a été victime d’un immense piratage. Par prudence, les équipes de la société ont conseillé de désinstaller les applications liées à FTX sur smartphone et de ne pas se rendre sur le site internet officiel au risque d’être infectées par des virus. Au total, près de 600 millions de dollars d’actifs auraient disparu en seulement une nuit d’après le site spécialisé CoinDesk. Selon l’indice Bloomberg Billionaires, la fortune de Sam Bankman-Fried s’est évaporée en seulement quelques jours. Le fondateur de FTX possédait aux alentours de 15,6 milliards de dollars avant cette descente aux enfers. Désormais, sa fortune est estimée à zéro. L’an dernier, la fortune du fondateur de FTX avait atteint les 26 milliards de dollars grâce à la hausse des cryptomonnaies. Au-delà des déboires personnels de son désormais ex-PDG et fondateur, FTX est en quelque sorte condamné avec cet enchaînement d’événements malchanceux. Reste à savoir comment évoluera cette histoire dans les jours à venir, et si les cryptomonnaies retrouveront des valeurs aussi importantes que celles atteintes ces deux dernières années, ou si la descente aux enfers se poursuivra.
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Vers une révolution audio signée Meta ?
Si le Metaverse de Mark Zuckerberg est pour l’instant un véritable échec, le GAFAM compte redorer son image dans un autre domaine : l’audio. Grâce à un moteur neuronal de compression audio, Meta a conçu « EnCodec », qui comme son nom l’indique est un codec, mais dont les promesses sont bien plus intéressantes que ceux déjà existant. En clair, « EnCodec » vise une compression dix fois meilleure que le MP3 à qualité égale. En conséquence, la consommation de bande passante devrait diminuer de façon importante, tant pour les appels audio que pour le streaming de musiques.
L’un des grands défauts d’Internet, c’est qu’à mesure que la technologie progresse, la consommation de donnée explose littéralement d’année en année. Mais l’un des grands avantages du progrès, c’est que l’on peut optimiser Internet en réduisant cette consommation ! C’est en tout cas la promesse du nouveau codec de Meta « EnCodec ». Dans un article publié sur le blog de Meta, et résumé par le site 01Net, quatre chercheurs expliquent en détail, je cite que « la moulinette de compression travaille en trois temps : première compression pour obtenir un premier jet à bas framerate qui donne la forme de longueur d’onde et la taille cible. Puis une quantification vectorielle du signal qui va savoir quelles sont les informations à conserver. En bout de chaîne, la décompression du signal se fait là encore par le biais d’un réseau neuronal « accordé » sur celui de la compression, afin de restituer un signal de grande qualité » fin de citation.
Dis comme ça, ça peut paraître barbare, mais la promesse finale est facile à comprendre. En clair, un fichier EnCodec compressé à 6 kbit/s aura la même qualité audio qu’un fichier MP3 compressé en 64 kbit/s. Avec Messenger et WhatsApp, autant dire que Meta gère un énorme volume audio via les appels et messages vocaux. Cette amélioration, aussi anecdotique soit-elle, devrait permettre au groupe de faire d’importes économies de stockage, de bande passante, et par conséquent, soulager le poids d’Internet sur l’environnement. À noter que la vidéo n’est pas oubliée pour autant puisque le GAFAM explique je cite que « bien que leurs techniques ne prennent pas encore en charge la vidéo, c’est le début d’une initiative […] qui pourra améliorer les expériences telles que la vidéo conférence, la diffusion en ligne de films, et jouer à des jeux avec des amis en VR » fin de citation, ajoutant même que « ces connaissances seront utiles pour de futures expériences liées au Metaverse ». Le groupe Facebook n’a en effet pas changé de nom pour rien.
Article : https://research.facebook.com/videos/a-look-at-facebook-ai-research-paris/
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Bluesky, que vaut le réseau social de l'ex-PDG de Twitter ?
PDG de Twitter pendant six ans, Jack Dorsey évolue désormais en dehors du réseau social nouvellement détenu par Elon Musk. Ceci dit, le goût de Dorsey pour les plateformes sociales ne semble pas s'être estompé après son départ, si bien qu'aujourd'hui, l'entrepreneur lance Bluesky, un réseau social d'un nouveau genre, décentralisé et qui devrait permettre aux utilisateurs de contrôler leurs données personnelles.
Il aura fallu trois ans à Jack Dorsey pour mettre au point son nouveau projet intitulé Bluesky. Et contrairement à l'ancien employeur de Dorsey (Twitter), ou même les autres plateformes comme Facebook ou Instagram, Bluesky perce le voile opaque que jusqu'à présent ces réseaux leaders entretenait avec soin. Concrètement, la plateforme de Dorsey sera décentralisé, et devrait octroyer aux utilisateurs un contrôle quasi-total de leurs données personnelles. D'ailleurs, Bluesky débarque dans un contexte assez particulier, où les positions libertariennes d'Elon Musk sont dépeintes par de nombreux média comme les prémices d'un changement radical chez Twitter... en partie avec l'arrivée d'une certification payante, ainsi qu'une modération revue de fond en comble pour moins faire je cite « moins censure ».
Concrètement, Bluesky est un réseau social basé sur la décentralisation, grâce à la technologie du Protocole AT (Authenticated Transfer Protocol). Ce protocole proposera aux utilisateurs de Bluesky de décider de l’emplacement du stockage de leurs données, soit via un hébergeur externe, soit via de l’auto-hébergement. Les internautes auront également la possibilité de choisir les algorithmes de recommandation de contenu qui alimenteront leurs interfaces. Enfin, l'interopérabilité entre les services internes et externes sera garantie par le protocole tout en assurant des temps de chargement réduits, ce qui devrait sur le papier offrir une expérience optimale. À ce jour, une liste d’attente pour la version bêta a été ouverte et compte déjà plus de 30 000 inscrits... autant dire, un petit frémissement qui aurait légitimement de quoi inquiéter les autres plateformes, sans pour autant les déloger de leur piédestal pour l'instant. Petit hic, les liens entre Twitter et Bluesky semblent quelque peu suspects. En effet, le nouveau réseau social de Jack Dorsey a été financé par Twitter à hauteur de 13 millions de dollars, ce qui devrait se poursuivre à l'avenir. Reste à savoir si l'indépendance clamée haut et fort par la nouvelle application sera pleine et entière ou si Elon Musk ne tentera pas de faire pression d'une manière ou d'une autre pour servir les intérêts de sa nouvelle entreprise.
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Écrire des histoires grâce à l'IA ?
Récemment, Google a présenté une nouvelle intelligence artificielle baptisée Wordcraft, permettant aux auteurs de trouver des idées pour écrire des histoires. Si vous suivez Choses à Savoir Tech depuis quelque temps, alors vous savez que ce n'est pas la première fois que ce genre d'IA est mis au point. Google s'est déjà attaqué aux outils de rédaction boostés à l'IA comme Grammarly... mais c'est bien la première fois qu'un tel outil remplaçant l'imagination humaine est développé.
Wordcraft a été fondé sur LaMDA (acronyme de Language Model for Dialogue Applications), un modèle de langage développé par Google et qui est capable à la fois de générer du texte et de créer des dialogues. Si cette IA ne comprend pas vraiment le langage des humains à proprement parler, autrement dit le sens ou le contexte des phrases, cette technologie peut produire un discours similaire à celui qu'un humain aurait écrit de ses propres mains. À noter que Wordcraft est toutefois un peu différent de l’IA sur laquelle il s’appuie. Google explique que cet outil ressemble davantage à une sorte d'éditeur de texte mélangé à un traitement de texte en ligne. En clair, les utilisateurs peuvent demander que des phrases soient réécrites pour les rendre plus drôles, ou pour décrire plus précisément des objets par exemple. En fait, plutôt que de générer une histoire originale, l'outil va donner des idées à l'auteur selon ses besoins. Pour l’instant, Google explique avoir testé Wordcraft avec 13 écrivains professionnels. Les histoires rédigées à l'aide de cette IA ont été regroupées sur un site internet en anglais, dont le lien est dans la description de cet épisode.
Je cite Douglas Eck, directeur de recherche senior chez Google Research, «l'utilisation de LaMDA pour écrire des histoires complètes est une impasse. Ce sont les écrivains qui font le travail ». Voilà de quoi mettre les choses au clair. D'après les témoignages d'autres testeurs, l’outil produirait un style d’écriture moyen ou cliché quand on lui demande d'écrire sur la longueur, ne développant pas les personnages méchants par exemple. Si Google compte évidemment l'améliorer, Douglas Eck explique que son entreprise veut surtout faire progresser les possibilités offertes par l'intelligence artificielle dans le domaine des arts. Ce dernier considère cette technologie, je cite « comme une épice, un complément à ce que l’on essaye de faire » fin de citation. À noter également que l’utilisation de l’IA dans les arts pose déjà des problèmes de droits d’auteur et de plagiat, notamment lors de la création d'images... et il n'est pas impossible que l’écriture soit également confrontée à ce problème à l’avenir.
Histoires : https://wordcraft-writers-workshop.appspot.com/
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Devenir agent des services secrets français en une journée ?
Connaissez-vous le concours intitulé TRACS ? Si oui, c'est que vous êtes probablement fan de James Bond et de tout ce qui se rapproche de près ou de loin aux agents secret. En effet, TRACS est une compétition de data science, de sécurité et de cryptanalyse organisée par ViaRézo (l'association réseau de l'école d'ingénieurs CentraleSupélec) et la DGSE (les services de renseignement français). Objectif : résoudre en équipe un maximum d'épreuves pour collecter des renseignements. Comme l'explique la DGSE, les épreuves proposées simulent le travail d'un agent et visent à déjouer les plans d'une organisation qui menace les intérêts du pays.
TRACS, c'est l'acronyme de Tournoi de Renseignement et d'Analyse de CentraleSupélec. Créé en 2018, le jeu revient pour sa quatrième édition et profite d'un partenariat avec la DGSE, qui concocte les épreuves. Concrètement, les participants doivent travailler toute une journée autour des thèmes de la crypto-analyse, de la data-science et de la cybersécurité. Les joueuses et joueurs doivent récolter un maximum de renseignements sur l'analyse du signal, la chimie et le renseignement open-source et cela sur plusieurs niveaux de difficultés croissants. Dans le détail, les joueurs peuvent s'entraider en se regroupant en équipe de 3 à 5 personnes.
Lors de la dernière édition de TRACS, ce sont je cite les « Gaufres Cannelés Cognac », des étudiants de l'École Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Bretagne-Sud (ENSIBS) qui ont décroché la première place. 2021 marquait également l'ouverture du tournoi aux professionnels, qui concourent en parallèle des étudiants. Avec une quinzaine d'entreprises et environ 450 étudiants représentant près de 60 écoles et universités, le TRACS connaît un succès croissant. Mais si jamais vous souhaitiez y participer cette année, je suis au regret de vous dire que les inscriptions viennent tout juste de fermer. Le coup d'envoi de cette nouvelle édition sera donné dès 7 h 30 le 3 décembre 2022 et se clôturera le même jour à 23 h.
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Qu’est-ce que le Listenbourg, le faux pays né sur Twitter ?
Avez-vous déjà entendu parler du Listenbourg ? Ce fut en effet l’une des tendances Twitter de ce début du mois de novembre. Concrètement, le Listenbourg est le nom d'un pays fictif qui s'est construit une identité complète en seulement quelques jours grâce à l'imaginaire de la communauté de Twitter, dans le but de pointer du doigt les lacunes géographiques des Américains notamment.
Dans le détail, le Listenbourg dispose de tous les traits d'un véritable État, avec des ministères, un parlement, un drapeau et son hymne. Peuplé de 49 millions d'habitants, le pays se trouve à l'ouest de l'Espagne et du Portugal avec lesquels il partage une frontière commune. Mais surtout, le Listenbourg est une vaste blague née d'un pari lancé sur Twitter le 30 octobre. Des internautes français souhaitaient piéger les Américains qui sont généralement mauvais pour placer les pays d’Europe sur une carte. L'un d'eux a ainsi imaginé le nom de Listenbourg, lequel est rapidement devenu viral au point que des milliers d’internautes se sont pris au jeu pour caractériser ce pays. Ainsi, les comptes Twitter des ministères et des partis politiques sont nés, tout comme la monnaie locale, « le Lis ».
Les Twittos lui ont aussi inventé une capitale, Lurenberg, un découpage géographique et politique par région, et sont en train de créer une langue, le listenbourgeois. Il y a même un club de foot officiel et un orchestre symphonique national. Clairement, l'objectif principal est de donner le plus de consistance à ce pays imaginaire. Ainsi, la création d'un tel contexte fait réagir et de nombreuses marques et personnalités ont rapidement cherché à faire partie du jeu, souvent pour réaliser leur autopromotion, et qui ont rapidement été remis à leur place par la communauté Twitter qui ne cautionne pas ce genre ce comportement. Pour l’instant, l’objectif de piéger les Américains n’a pas encore été atteint, ces derniers étant pour l’instant peu réceptifs à la supercherie. La blague n’a toutefois pas fait rire certains média conservateurs, estimant qu’il s’agissait d’un manque de respect de la part des Français.
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Vers une régulation des logiciels espions à l'ONU ?
Face à la récurrence des fuites de données dues à des logiciels espions, l'ONG Amnesty International demande une régulation de cette technologie. Le scandale du projet Pegasus avait notamment fait les gros titres des médias en 2021, quand plusieurs chefs d'états auraient vu leur téléphone piraté à leur insu. C'est donc pour éviter tout abus que l'ONG demande un moratoire sur cette question aux Nations Unies.
Dans le cadre de la 77e Assemblée générale des Nations Unies qui avait lieu à la fin du mois de septembre, Amnesty International a déposé auprès des États membres de l'ONU une pétition de 100 000 signatures. Concrètement, les signataires considèrent les technologies de surveillance numérique comme une réelle menace pour le droit à la vie privée. Un constat partagé par les Nations Unies qui a récemment ouvert des discussions autour d'une éventuelle résolution, qui pourrait pousser dès maintenant à une régulation des technologies. Avec cette pétition, Amnesty International réclame un moratoire mondial je cite « sur l'utilisation, la vente et le transfert de ces technologies jusqu'à ce qu'un cadre réglementaire approprié en matière de droits humains soit mis en place » fin de citation. Le but de ce moratoire est de suspendre temporairement les activités des logiciels espions. Pour se faire l'ONG peut compter sur le soutien du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, mais aussi de nombreux experts des Nations Unies et de diverses organisations de la société civile. Je cite, « il est extrêmement dangereux et irresponsable de permettre au secteur des technologies et du commerce de la surveillance de fonctionner comme une zone de non-droit » fin de citation.
À noter que la France a largement contribué à donner de l'épaisseur cette pétition, puisque parmi les 100 000 personnes soutenant le moratoire, 70 000 sont françaises. D'après Amnesty International que je cite à nouveau, « le sujet de la cybersurveillance nous concerne toutes et tous. Si rien n’est fait, les abus continueront. Une fois nos messages adressés auprès des Nations Unies, des actions concrètes et ambitieuses vont devoir être mises en place. Nos droits sont en jeu » fin de citation. Pour le moment, rares sont les initiatives occidentales prises pour une stricte réglementation des logiciels espions. En novembre 2021, les États-Unis avaient pourtant placé NSO Group, éditeur de Pegasus, sur leur liste noire.
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Comment la France se prépare au Métaverse ?
Le gouvernement français s’intéresse aujourd'hui de près aux Métaverse. Dans l'optique de se préparer à l'arrivée de ce monde virtuel en France, l’État a commandé un rapport à trois experts, Camille François, Rémi Ronfard et Adrien Basdevant. Ce rapport liste une dizaine de propositions destinées à construire la stratégie française autour du Métaverse.
Pour rappel, l’initiative fait suite à l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, je cite « bâtir un Métaverse européen [afin de] ne pas dépendre d’acteurs anglo-saxons ou chinois » fin de citation. Dans le cadre de cette stratégie, l’État prévoit d’attirer davantage d’acteurs du monde des cryptomonnaies et de soutenir le secteur des NFT avec les fonds publics, étant donné que monnaies numériques et NFT sont des pierres angulaires de la construction du Métaverse, sans oublier le développement du Web 3.0, soit un internet décentralisé. Ces investissements qualifiés de stratégiques par le rapport permettraient, je cite de « limiter les risques de perte de souveraineté ou de fuite de valeur » au profit des acteurs américains notamment.
Le rapport évoque aussi la création d’un institut de recherche et coordination chargé de concevoir des mondes immersifs avec l’appui d’artistes nationaux. Il est également recommandé aux pouvoirs publics de, je cite, « faire émerger les services communs et essentiels [pour soutenir la création] d’une pluralité de Métaverse interopérables » fin de citation. Ainsi, pour garantir la compatibilité des différents mondes numériques, une trentaine d’entreprises, dont Adobe, Alibaba, Epic Games, Huawei, Ikea, Meta et Microsoft ont créé le consortium Metaverse Standards Forum. Mais quid des normes ? Là encore, le gouvernement est encouragé à rester très vigilent afin de s'assurer que les acteurs français aient eux aussi leur mot à dire lors de la mise en place des normes de créations pour chaque Métaverse.
Enfin, le gouvernement devrait se pencher sur l’impact environnemental du Métaverse en mesurant la manière dont ces mondes virtuels affectent la nature. Car de nombreux détracteurs estiment que le Metaverse tel qu'imaginé par Mark Zuckerberg fera exploser la pollution numérique. D'après l'expert en sobriété numérique Frédéric Bordage que je cite, « si chaque individu se dote d’un casque VR, c’est comme si on multipliait par deux le nombre de smartphones dans le monde » fin de citation. Une grande partie des propositions du rapport devrait être intégrée au plan d'investissement France 2030, destiné à répondre aux grands défis du monde moderne comme « la transition écologique, la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir ». Reste à savoir comment ces investissements seront réalisés.
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Plusieurs technologies Samsung volées ?
Aujourd'hui, place une petite histoire d'espionnage industriel dans le monde de la tech qui nous rappelle que les GAFAM ne sont pas invulnérables. Ceci dit, l'entreprise visée ne fait pas partie des cinq présentes dans l'acronyme GAFAM, mais y aurait tout à fait sa place puisqu'il s'agit de Samsung. Le géant sud-coréen a récemment fait face à un vol de données assez embêtant.
La justice coréenne se penche actuellement sur le cas de quatre employés de Samsung, accusés d'avoir volé des documents relatifs à des technologies particulièrement coûteuses dans le domaine des semi-conducteurs, dans le but final de revendre ses informations à d'autres entreprises à l'étranger. Ces technologies auraient notamment bénéficié à des firmes chinoises et à un grand nom du marché américain rapporte Yonhap News. À noter que les quatre employés incriminés occupaient des postes à responsabilité, dont deux d'entre eux étaient encore récemment chercheurs chez Samsung Engineering. Les deux autres sont a priori d'anciens ingénieurs du groupe. Tous font désormais face à des accusations de violation de la loi coréenne sur la prévention de la concurrence déloyale, et infraction de la loi sur la protection des technologies industrielles, à en croire les indications des autorités locales.
Dans le détail, l'un des employés est accusé de s'être procuré un manuel d'utilisation et un plan pour un système d'eau ultra pure et les aurait vendu en août 2018, alors qu'il essayait de trouver un nouvel emploi dans une société chinoise de consulting en semi-conducteurs. Après être parvenu à se faire embaucher, l'homme aurait par la suite utilisé ces documents volés pour en faire profiter sa nouvelle entreprise. Cette technologie d'eau dite « ultra pure » vise comme son nom l'indique à nettoyer le liquide de tous les ions, matière organique, ou microbe, qu'elle pourrait contenir, avant d'être utilisée pour le nettoyage des wafers, autrement dit des galettes de silicium cruciales dans la fabrication des semi-conducteurs. Ce système de purification de l'eau avait ainsi fait l'objet d'investissements très très importants de la part de Samsung depuis 2006, soit plus de 21 millions de dollars d'après Yonhap News.
Un autre employé est quant à lui accusé d'avoir transmis à Intel, le rival historique de Samsung sur le marché des semi-conducteurs, un fichier contenant une technologie inhérente aux activités de fonderie du groupe. Une trahison orchestrée alors que ce dernier était encore en poste chez Samsung... et aussi sur le point d'être embauché par Intel. D'après la justice coréenne, l'intéressé aurait transmis ces documents à son nouvel employeur après l'avoir photographié depuis l'espace en ligne de Samsung auquel les personnels du groupe ont accès. Que ce soit lui ou ses trois autres collègues peu regardant sur l'éthique de leur métier, la justice coréenne ne devrait pas être clémente avec eux. Reste désormais à savoir quelles seront leurs peines.
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Twitter : quels changements avec Elon Musk aux manettes ?
Après de multiples péripéties et de longs mois d'incertitude où Elon Musk a joué sa plus belle partie de poker menteur, voilà que le patron de Tesla et SpaceX est également et officiellement cette fois, celui de Twitter. Il lui aura quand même fallu débourser 44 milliards de dollars pour s’offrir le réseau social fin octobre.
Quelques jours seulement après la signature de l'accord de ventre final, Elon Musk a déjà dévoilé comment il comptait modifier en profondeur le fonctionnement de Twitter. Par le passé, le milliardaire avait déjà expliqué vouloir faire du réseau social une plateforme entièrement dédiée à la liberté d’expression. Pour atteindre cet objectif ambitieux, l'homme le plus riche du monde a annoncé dans un tweet la création d’un conseil de modération de contenu avec je cite « des points de vue très divers ». En clair, aucune décision majeure relative au contenu ou au rétablissement d’un compte ne sera prise avant la réunion de ce conseil. De quoi a priori, et selon la position d'Elon Musk, permettre de prendre des décisions plus impartiales.
En effet, le milliardaire n'a jamais caché son hostilité face à la politique de modération de la plateforme qu'il juge beaucoup trop stricte. Ces derniers mois, Elon Musk n’avait par exemple pas du tout apprécié la suspension du compte de Donald Trump. C'est en partie pour cette raison que l'une de ses premières décisions a été de licencier le responsable du service juridique, de la politique et de la confiance de Twitter, à l'origine de ce bannissement de l'ancien POTUS, ou president of the United States pour l’acronyme en anglais. Dans la foulée, le milliardaire a annoncé que tous les comptes qui ont été bannis définitivement au cours de ces dernières années seront rétablis.
D'autres changements majeurs devraient aussi avoir lieu comme la possibilité pour tous les comptes d’être « vérifiés » sur Twitter, et donc d’avoir un badge à côté de leur nom qui prouve qu’il s’agit bien d’un compte officiel. Tous, sauf les bots et autres comptes où aucun humain n'est derrière. Il est également question de changer les règles concernant la publicité avec encore plus de personnalisation, afin de ne pas gâcher l’expérience des utilisateurs de la plateforme d'après Elon Musk, qui pour finir souhaite mettre fin aux faux comptes. Reste à savoir comment il compte s'y prendre pour y parvenir.
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Japon : la carte d’identité numérique mal accueillie ?
Si sur le principe, la carte d’identité numérique n’est pas une mauvaise idée, nombreux sont les citoyens à ne pas vouloir en entendre parler comme au Japon. Si le pays essaye en effet de digitaliser son administration, la population a encore bien du mal à lâcher le papier pour le tout numérique malgré sa puissance technologique.
Concrètement, le Japon prévoit de supprimer les cartes d’assurance maladie d’ici l’automne 2024 pour l’inclure au sein de la nouvelle carte d’identité numérique intitulée « My Number ». Problème, ce projet est majoritairement rejeté par la population, les japonais craignant pour leurs informations personnelles, qui d’après eux pourraient être plus facilement détournées ou volées. Équipée d’une puce électronique et d’une photo, « My Number » est pensée comme une carte d’identité numérique qui sera également utilisée comme permis de conduire et clé d’accès au régime public d’assurance-maladie du Japon. Présentée pour la première fois en 2016, « My Number » est censée améliorer l’efficacité administrative et développer une société plus équitable, que le gouvernement compte imposer à tous ces citoyens d’ici la fin du mois de mars 2023. Pour l’instant, seuls 49 % des Japonais ont décidé de passer au tout digital.
Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi le Japon ne se presse pas pour utiliser « My Number ». Avant tout, le pays a surtout beaucoup de mal à se séparer de ses vieilles machines comme le fax, qui est encore aujourd’hui encore très utilisé pour les documents administratifs. Côté histoire, depuis la Seconde Guerre mondiale, le pays est très méfiant envers les autorités et le gouvernement. D’après un article de l’agence Associated Press, nombreux sont les Japonais à craindre cette transition numérique. Face à cette crainte généralisée, le ministre japonais des Affaires numériques Taro Kono a avoué je cite que « [le gouvernement] devait réussir à gagner la confiance du peuple pour faire adopter la carte “My Number” ». En attendant, pour calmer la situation, le Premier ministre, Fumio Kishida a tenu à rassurer fin octobre en expliquant que même si les anciennes cartes d’assurance-maladie sont vouées à disparaître, les Japonais cotisant au régime auront encore accès aux soins de santé.
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Des satellites de communication quantique en 2024 ?
L'avènement de l'ère quantique, c'est pour très bientôt... C'est tout du moins ce qu'a annoncé l'agence spatiale européenne ESA fin septembre en dévoilant son projet de réseau européen de communication par chiffrement quantique, soit une technologie jusqu'à présent impossible à pirater. On vous détaille tout ça dans cet épisode.
Dans un communiqué, l'ESA explique que ce projet devrait durer trois ans, avec l'aide de la Société européenne des satellites SES et une vingtaine d'autres partenaires. Intitulé Eagle-1, ce projet sera financé par le programme européen Horizon Europe qui aide à l'innovation et la recherche dans l'UE, avec l'objectif de réaliser un test grandeur nature, pendant trois ans, autour de la communication par chiffrement quantique. Le premier satellite Eagle-1 sera construit progressivement jusqu'en 2024, année de son lancement et devrait peser près de 300 kilos. Concrètement, il s'agit de la suite logique du projet Security And Cryptographic mission (SAGA) qui s'intéressait déjà au chiffrement quantique.
À noter que les avancées en matière d'informatique quantique sont très rares, mais représentent systématiquement un bond de géant pour la technologie. D'ailleurs, cette dernière se base sur une méthode de transmission bien différente de celles utilisées dans les réseaux actuellement. Car au lieu d'utiliser des ondes électromagnétiques, chaque clé de chiffrement permettant de décoder un message est transportée par des photons. L'information, elle, est toujours transportée grâce aux ondes. Contrairement aux ondes électromagnétiques, les photons ne peuvent pas être interceptés ou alors très très difficilement. Si cela arrive, celui-ci s'autodétruit, ne laissant donc aucune chance pour les éventuels pirates de décrypter le message intercepté.
En clair, c'est une véritable course contre la montre qui s'est engagée depuis plusieurs années sur la planète pour être le premier à maîtriser la technologie quantique. En août 2020, la Chine devenait le premier pays à lancer un satellite à communication quantique après quatre années de travail. L'année suivante, le pays communiste avait également affirmé avoir développé un ordinateur quantique plus performant que ceux d'entreprises américaines comme Google. Aux États-Unis, une nouvelle méthode a été découverte il y a quelque temps déjà pour lutter contre les attaques quantiques. Enfin, en Europe, des chercheurs néerlandais ont réussi à transporter des informations de manière quantique, entrouvrant la porte pour la création d'un futur internet quantique.
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L'internet mondial en panne à cause d'un seul câble sectionné ?
D'après-vous, un seul câble peut-il entraîner une panne d'internet mondiale ? Vous vous en doutez, la réponse est oui ! C'est exactement ce qui s'est passé dans le sud de la France mi-octobre quand un câble a été sectionné, coupant ainsi Internet dans plusieurs pays européens durant une journée entière, mais aussi sur les autres continents. D'après les premières infos communiquées sur cette histoire, il s'agirait d'un acte de sabotage.
Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre, vers 3h du matin, un câble de fibre optique acheminant Internet en Europe depuis le nord du continent jusqu'à Marseille est sectionné au niveau d’Aix-en-Provence. 24 heures ont ensuite été nécessaires pour résoudre le problème, entre mercredi soir et jeudi soir. Concrètement, trois lignes majeures du réseau internet européen ont été affectées : Marseille-Lyon, Marseille-Milan et Marseille-Barcelone, ce qui d'après Zcaler, l'entreprise en charge de rétablir la connectivité, a également eu des répercussions sur la connectivité vers l'Asie, l'Europe, les États-Unis et potentiellement d'autres parties du monde. Je cite « en raison de la coupure du câble, les clients ont pu constater une latence pour les sites web et les applications qui ont recours à ces chemins ».
Dans le détail, il s'agit très probablement d'un sabotage. D'après siecledigital.fr, les artisans de cette opération ont a priori, je cite « soulevé le couvercle en fonte d’une chambre télécom creusée sous la chaussée et ont tronçonner le fourreau dans lequel passent les câbles remplis de fibres », fin de citation. Le média en ligne précise également qu'à peu près au même moment, je cite « un câble sous-marin reliant les îles Shetland au continent écossais a également été endommagé fin de citation. Un incident qui n'est pas sans rappelé celui d'avril dernier dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast. Des câbles reliant Paris-Lyon, Paris-Strasbourg et Paris-Lille avaient été coupés dans la nuit du 26 au 27 avril.
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Devenir un espion russe sur Leboncoin ?
C'est une méthode peu conventionnelle qu'utilisent en ce moment les services secrets russes : ces derniers recrutent leurs nouveaux espions grâce au site Leboncoin, et bien souvent à l'insu des candidats... On vous explique tout ça dans cet épisode.
Récemment, le contre-espionnage français a identifié au moins une douzaine d'agents russes se servant du site Leboncoin pour prendre contact avec des Français dans le but de leur soutirer des informations sensibles. Leurs cibles principales : de jeunes diplômés que les agents russes abordent tout d'abord afin de prendre des cours particuliers dans leur domaine de prédilection. Cela concerne notamment des informations sur les technologies de pointe française ou encore la politique intérieure. Ces jeunes informateurs sont sélectionnés selon des critères bien précis, tout d'abord un profil jugé comme prometteur, et un secteur d'activité que les Russes convoitent. Après quelques séances pour les mettre en confiance, les agents russes proposent à leur professeur pour quelques billets supplémentaires de leur transmettre des informations beaucoup plus sensibles.
Cette tendance, racontée par le journal Le Monde, aurait notamment touché un ingénieur développant des technologies civiles et militaires. Un jeune diplômé contacté par les services russes rédigeait quant à lui des notes sur la politique française et sur le projet énergétique du pays, plus précisément à propos du gazoduc Nordstream 2. Au total, la DGSI aurait identifié au moins 12 cas similaires. De là à savoir ce qu'ils ont pu dévoiler aux Russes... le mystère reste entier. Quoiqu'il en soit, russes et informateurs français supprimaient aussi vite que possible les contacts et détails électroniques pour ne pas laisser de traces derrière eux une fois l'échange effectué. Si les jeunes diplômés ayant accepté de devenir espion (car c'est bien de cela dont il s'agit) ont pu être identifiés et possiblement arrêté par la justice, les agents russes eux sont sont relativement intouchables. En effet, leur poste à l'ambassade de Russie à Paris leur procure une immunité diplomatique. D'après Le Monde, la DGSI (l'organisme qui s'occupe du contre-espionnage) a identifié environ 75 agents russes sur le territoire français et... ne peut pas faire grand-chose à part à surveiller de près. À noter que la France se réserve cependant le droit d'expulser ces agents si leurs activités mettent en péril des intérêts nationaux. Ce fut le cas en avril dernier quand 6 diplomates russes ont été contraints de quitter l'hexagone.
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Europe : interdire le minage du Bitcoin pour économiser l'énergie ?
Tout comme la Chine, l'Union Européenne menacerait d'interdire le minage des cryptomonnaies sur le continent dans le but d'économiser de l'énergie. Une mesure qui pourrait être mise en place dès cet hiver pour contrecarrer l'éventuelle pénurie d'électricité qui menace de sévir dans les mois à venir, mais qui pourrait n'avoir qu'un impact limité.
Mi-octobre, la Commission européenne a présenté un plan d’action visant à accompagner la transition numérique du secteur de l’énergie, assorti de toute une série de mesures destinées, je cite « à une utilisation plus efficace des ressources énergétiques [et à la réduction des] coûts pour les consommateurs et les entreprises énergétiques » fin de citation. Dans sa ligne de mire entre autres : le minage des cryptomonnaies, et plus précisément le Bitcoin. Cette cryptomonnaie est en effet la plus valorisé de la planète avec environ 20 000 euros pour un jeton. Ceci dit, cette monnaie virtuelle est également pointée du doigt pour sa consommation d'énergie. Car pour fonctionner, le Bitcoin s'appuie sur un système de « preuve de travail » afin de sécuriser ses transactions. Sans rentrer dans le détail, pour miner des fractions de Bitcoin, les mineurs doivent faire tourner de puissants ordinateurs en continu, ce qui consomme beaucoup d'électricité. De son côté, l'Ethereum, deuxième devise numérique au monde a changé son algorithme pour consommer théoriquement 99% d'énergie en moins. Un changement applaudi par la Commission Européenne qui estime que le Bitcoin devrait en faire de même, jugeant son système de « preuve de travail » comme étant je cite « relativement obsolète ».
Dans son rapport, la Commission estime que l’interdiction du minage de Bitcoin en Europe permettrait d'éviter les problèmes d’approvisionnement durant l’hiver à venir. Dans l'éventualité ou le réseau électrique approcherait de la saturation, les gouvernements devraient se tenir prêt à prendre des mesures radicales contre les mineurs, à l'instar de la Chine ces dernières années. En effet, le gouvernement de Xi Jinping a purement et simplement décidé de bannir toutes les fermes de minage de son territoire, poussant les mineurs à se relocaliser aux États-Unis notamment. Reste à savoir si ce sort sera également celui des mineurs européens.
D'ailleurs, la Commission rappelle que la réglementation dite Mica (pour Market in Crypto Assets) devrait améliorer l’encadrement du minage dès son entrée en vigueur en 2024. Concrètement, la réglementation va contraindre les acteurs de l’industrie à je cite « divulguer des informations sur leur empreinte environnementale et climatique » fin de citation. D'après les données de l'Université de Cambridge sur lesquelles se base ce rapport de l'UE, les cryptomonnaies représenteraient actuellement 0,4 % de la consommation d’électricité dans le monde et l'Europe accueillerait 10% des fermes de minage de la planète. Un chiffre jugé comme « surestimé » par plusieurs experts qui dénoncent au passage l'impact limité de ces éventuelles mesures. D'après Alexandre Stachtchenko, cofondateur de Blockchain Partner, « les mineurs opèrent dans les pays étrangers et utilisent des VPN pour masquer leur localisation, comme les mineurs chinois pour éviter la répression. Cambridge se base sur les adresses IP, ils se trompent » fin de citation. Traduction, l'Europe n'abriterait que 1 à 2% du minage mondial. Ainsi, les cryptomonnaies en Europe ne consommeraient que 0,05% de l'électricité produite dans l'Union Européenne, soit une économie très limitée cet hiver en cas d'interdiction, d'après les experts du secteur.
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Grosse arrestation d’un gang de voleurs high-tech de voiture ?
Mi-octobre, la gendarmerie française et ses collègues espagnols et lettons et espagnols ont arrêté une trentaine de personnes dans l’hexagone, suspectées d’être toutes liées à un vaste réseau de vols de voitures grâce à des moyens informatiques. Leur technique consistait à vendre de faux kits de diagnostic permettant ensuite de voler les véhicules ne disposant pas de clé de contact physique.
Les chiffres de cette opération sont assez impressionnants. 31 arrestations, pour 22 lieux perquisitionnés dans trois pays, douze comptes en banque saisis pour un total de plus d'un million d'euros, des biens immobiliers et plusieurs voitures de luxe. À noter que ce coup de filet est avant tout une opération collective, menée par les autorités françaises avec le soutien d'Europol et d'Eurojust, ainsi que les gendarmeries espagnoles et lettones. C'est à la demande de deux constructeurs français dont les noms n’ont pas été communiqués, que le Centre de cybercriminalité de la Gendarmerie française (le C3N) a ouvert une enquête en 2020. Les enquêteurs estiment que l'organisation criminelle aurait commercialisé ses solutions à plus de 200 utilisateurs, pour un préjudice total avoisinant les 3 millions d'euros.
D’après Europol, il s'agissait d'une fausse solution de diagnostic automobile, utilisée pour remplacer le logiciel d'origine des véhicules. En clair, le faux kit se substituait au logiciel d'origine des véhicules, permettant ainsi d'ouvrir les portes et de les démarrer. Je cite Eurojust, « les auteurs de l'escroquerie n'ont cessé de mettre à jour et d'adapter leur logiciel, afin de contrecarrer les mesures mises en œuvre par les entreprises pour renforcer la sécurité de leurs véhicules » fin de citation. Ceci dit, cette logique sous-entend que les voleurs étaient aidés de complices ayant déjà eu accès à la voiture pour installer le kit, soit un mécanicien, un voiturier ou n'importe quelle autre personne à qui on peut laisser ses clés, son badge, sa carte pour déverrouiller la voiture. Une fois en possession de la voiture, les voleurs n’avaient qu’à effacer toutes les données d’identifications présentes dans la voiture pour tenter de la revendre dans des réseaux parallèles. À part ces quelques informations un peu vagues, les deux organisations européennes n’ont pas donné plus de détails. On sait toutefois que le mode opératoire du piratage est un peu différent d'autres attaques récemment observées. Au Royaume-Uni, la police s'était inquiétée l’an dernier d'une augmentation des vols de voitures par interception du signal radio entre le porte-clé et le véhicule. Elle avait alors invité les propriétaires à ranger leurs porte-clés dans des boîtes métalliques ou des pochettes de protection.
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Elon Musk coupe Internet en Ukraine ?
Si Elon Musk est l'homme le plus riche du monde, il n'a visiblement pas les moyens pour financer la connexion internet de tout un pays. En effet, depuis de longs mois, sa compagnie d'Internet par satellites Starlink fournit Internet à moindres frais à l'Ukraine, même dans les zones ravagées par la guerre. D'après la chaîne américaine CNN, Elon Musk demanderait au gouvernement américain de couvrir les frais du service Starlink, géré par SpaceX
D'après Elon Musk, l’accès à Starlink en Ukraine a coûté à SpaceX 80 millions de dollars jusqu'à présent. Ce montant devrait même dépasser les 100 millions d'ici la fin de l'année. Le patron de Tesla, SpaceX et Starlink évoque même un coût potentiel de 400 millions de dollars pour l'année 2023. Dans une lettre adressée à Elon Musk, on apprend que le chef des forces armées ukrainiennes demanderait 6500 terminaux Starlink supplémentaires d'un coup pour soutenir l'effort de guerre au niveau communication, puis 500 supplémentaires chaque mois pour remplacer ceux détruits lors des combats. SpaceX aurait refusé, en lui indiquant d'envoyer sa demande auprès du département de la Défense des États-Unis. Je cite la communication de SpaceX, « nous ne sommes pas en mesure de faire de nouveaux dons de terminaux à l'Ukraine ni de financer les terminaux existants pour une période indéfinie », fin de citation. Toujours d'après Elon Musk, il y aurait 25.000 terminaux en Ukraine, dont 9.000 achetés par la Pologne, 1.700 par les États-Unis, ainsi que des contributions provenant d'autres acteurs.
À noter que SpaceX a tout de même reçu plusieurs financements, dont 3 millions de dollars de l'Agence des États-Unis pour le développement international. Par ailleurs, les Ukrainiens vivants dans les zones libérées de l'occupation russe déplorent une absence totale d'Internet, accusant Elon Musk d'avoir coupé l'accès dans ces endroits pour empêcher les Russes de s'en servir. Qu'à cela ne tienne, le milliardaire est bien décidé à ne pas assumer seul ce coût de l'internet ukrainien et s'est même lancé sur le terrain de la géopolitique sur Twitter en proposant son propre plan de paix. Un scénario dans lequel l'Ukraine abandonnerait la Crimée et tiendrait des référendums supervisés par les Nations unies dans les quatre régions annexées. Ce qui n'est pas sans rappeler une suggestion similaire à propos de Taïwan dans les colonnes du Financial Times, où il évoquait le fait que l'île devienne une zone administrative spéciale de la Chine. Rien de rassurant pour les Ukrainiens donc, car si Musk décidait d'arrêter les frais avec Starlink en Ukraine, l'armée et le pays dans son ensemble serait rapidement dans une situation de crise, encore plus qu'aujourd'hui.
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« Ma connexion Internet », une carte pour connaître son débit ?
Si le déploiement d'Internet à haut débit se poursuit en France, l'ARCEP, le régulateur des communications électroniques pour faire court, vient de publier ses derniers chiffres concernant la couverture de l'Hexagone en BHD, Bon Haut Débit et THD, Très Haut Débit avec des résultats assez encourageant pour une grande majorité de Français. Si ce genre de données est toujours compliqué à appréhender, une carte interactive existe pour savoir avec précision quel est le débit internet proposé autour de chez vous, et dont le lien est disponible dans la description de cet épisode.
Intitulé « Ma connexion Internet », cette carte permet effectivement de connaître avec précision le début maximum reçu selon votre adresse. D'après la légende proposée sur le site, ces débits vont de « inéligible au haut débit, à 1 Gbits par seconde et plus ». Cette carte se base sur les données les plus récentes de l'ARCEP, datant du 30 juin dernier. En parallèle, une autre carte permet de surveiller l'avancée du déploiement de la fibre, où là, les données sont mises à jour plus régulièrement. Ceci dit, ces cartes sont la plupart du temps mises à jour tous les trimestres grâce aux données fournies par les opérateurs, avec le détail pour chaque service internet. Première bonne nouvelle à en croire l'ARCEP, le déploiement de la fibre suit son cours avec 72,3% des Français couverts en juin 2022, soit +10% en un an. Si l'on élargit un peu le spectre aux Très Haut Débit, cette part passe même à 81,2%, soit des débits supérieurs à 30 Mb/s. Autre bonne nouvelle, celle de la 4G fixe. Au 30 juin 2022, près de 99% des foyers français y avaient accès, soit une part qui a quasiment doublée en comparaison avec juin 2021. Un déploiement record qui permet ainsi de couvrir la quasi-totalité des ménages en Bon Haut Débit (BHD), soit des débits compris entre 8 et 30 Mb/s.
Côté outre-mer, la Réunion dispose d'une éligibilité à 91,5 % au Très Haut Débit. La Guyane et Mayotte sont pour leurs part moins bien loti avec respectivement 51 et 39 %. Un schéma qui n'épargne pas la France métropolitaine d'ailleurs, puisque les différences d'accès au Très Haut Débit se fait fortement ressentir entre la région Hauts-de-France et 92,5 % de sa population éligible, contre seulement 54% en Bretagne. En Corse, ce taux d’éligibilité est de 67,6 %. Si l'on regarde encore plus précisément, au niveau départemental, les écarts sont encore plus flagrants. Par exemple, moins de la moitié des ardéchois sont éligibles au THD (44%), et parmi ceux-là, seul 28% peuvent prétendre à la fibre. En comparaison, les habitants du Rhône sont éligibles à 94 % au THD, dont 91% d'entre eux à la fibre, sans parler de Paris ou 100% de la population est éligible au Très Haut Débit. Concrètement, la généralisation de la fibre optique devrait se poursuivre en France jusqu'en 2025, date à laquelle le gouvernement a fixé pour objectif que tous les Français puissent y avoir accès.
Carte : https://maconnexioninternet.arcep.fr/?lat=50.63241647786893&lng=3.03877115251737&zoom=18&trimestre=2022T2&mode=debit
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Neeva, un moteur de recherche privée alternatif à Google ?
Sans doute faites-vous partie des 90 % d'internautes qui aujourd'hui utilisent Google pour faire leurs recherches sur Internet. Avec une telle part de marché, autant dire que Google est en position de monopole et peut imposer son modèle gratuit financé par la publicité ciblée, ce qui vaut d'ailleurs au GAFAM d'être visée par plusieurs affaires judiciaires. Mais aujourd'hui, le géant d'Internet fait face à une nouvelle menace, le moteur de recherche Neeva, qui prend la position inverse de Google, à savoir un moteur de recherche sans pub et sans traçage.
Lancée en 2021 aux États-Unis, Neeva a été cofondée par deux pointures d'Internet, l’ex-vice-président du département publicité de Google, Sridhar Ramaswamy, ainsi que Vivek Raghunathan, ex-vice-président du département monétisation de YouTube. Les deux citent d’ailleurs le modèle et le monopole de Google comme leur inspiration première pour donner naissance à Neeva, je les cite, « même avec de bonnes intentions, ce qui était le cas dans mon équipe chez Google (explique Ramaswamy) , il était très difficile de rester centré sur l'utilisateur quand il y a une pression pour faire de plus en plus de revenus. Donc, d'une certaine manière, Neeva appuie sur le bouton réinitialisation sur la façon dont la recherche doit être pensée, [à savoir] en mettant l’internaute au centre » fin de citation. Sur Neeva, pas de pub ciblée... Le moteur de recherche est entièrement gratuit. Ceci dit, une version payante est disponible aux Etats-Unis uniquement à ce jour, avec des outils plus pointus pour protéger votre vie privée. D'après l'entreprise, ce système d'abonnement représente la seule source de revenus de Neeva. Un modèle qui a déjà séduit plus de 600 000 utilisateurs en douze mois aux États-Unis. Neeva lancera d'abord son service de base en Europe, puis introduira son abonnement premium avec des fonctionnalités supplémentaires telles qu'un VPN et un gestionnaire de mots de passe en France, en Allemagne, et au Royaume-Uni.
En clair, Neeva est je cite « une plateforme axée sur l'utilisateur, centrée sur les recherches privées et transparentes, et non un moteur de recherche au service des annonceurs. » Dans le détail, le moteur de recherche propose de la décentralisation. Chaque utilisateur prend donc les commandes de son internet, personnalisant ses résultats de recherche dans un environnement sans publicité, le tout assorti d'une promesse de protection des données... bref, l’internaute est en total contrôle. Si Neeva veut proposer un web aussi objectif et personnalisable que possible, l’entreprise doit tout de même trouver un positionnement sur la question de la désinformation, et des contenus qui pourraient se trouver propulsé au tout en haut des suggestions avec de mauvaises intentions.
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Les TV 8K bientôt interdites en Europe ?
Dans le contexte de crise énergétique, l'Union Européenne pourrait bien décider de réguler les objets les plus énergivores et parfois inutiles aux yeux de certains... C'est notamment le cas des télé 8K qui offre une toute nouvelle approche en termes d'image, mais qui consomme aussi beaucoup.
Comme le rapporte le site flatpanelshd, spécialisé sur les média, la télévision et les écrans, l’Union Europe prévoit de mettre à jour son indice d’efficacité énergétique (IEE) dès le mois de mars 2023. Cet indice précise les règles en matière de consommation d’énergie qui doivent être respectées par les fabricants, notamment les fabricants de téléviseurs. Avec cette mise à jour, ces règles pourraient être durcies, au point d'empêcher la commercialisation de TV 8K. Jusqu'à présent, ces modèles de télévision étaient exempts de limites de consommation. Mais d'ici mars 2023, je cite, « les téléviseurs 8K de 55 pouces devraient avoir une limite de consommation de 84 W maximum, 112 W pour les modèles de 65 pouces et 141 W pour les modèles de 75 pouces. Or, les modèles actuellement vendus en Europe consomment bien plus que ces nouvelles limites. Par exemple, les modèles 65 pouces de Samsung consomment près de 300 W. En cas de limitation de la consommation des modèles 8K, il est fort possible que ce type de télé ne soit plus disponible à la vente pendant un long moment, au moins le temps que les fabricants trouvent une solution.
Pour sa part, le géant coréen Samsung s'est voulu rassurant en disant que réduire la consommation de ses téléviseurs sera un challenge compliqué à relever, mais que l’entreprise fera son maximum pour trouver une solution. Un gain de sable dans les rouages de la stratégie de Samsung, puisque la marque comptait vendre plus de TV 8K que de TV 4K cette année. Du côté de la concurrence, par exemple TCL Europe, si la mesure venait à passer, l'entreprise avertit qu'il n’y aura tout simplement plus aucun téléviseur 8K sur le marché en Europe. Pour sa part, la 8K Association qui défend cette technologie, a indiqué que ces mesures n’étaient pas réalistes. Je les cite, « à moins que quelque chose ne change, mars 2023 sonnera le glas de l'industrie émergente de la 8K […] Les limites de consommation d'énergie des téléviseurs 8K sont fixées si bas qu'aucun de ces appareils ne passera ». Pour rappel, l'Union européenne avait déjà mis à jour son étiquette énergétique en mars 2021, ce qui avait entraîné le passage de nombreux modèles de télé en classe G, soit la pire note en termes de consommation énergétique. À voir si l'industrie des écrans TV réussira à s'adapter ou abandonnera la norme 8K.
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La Chine chasse ceux qui contournent la censure ?
Ce n'est pas un secret, la Chine censure allègrement les informations venant de l'extérieur afin que sa population ne soit pas tentée de remettre en cause le discours officiel du Parti Communiste. Seulement, de nombreux outils existent pour contourner ce que le gouvernement appelle son « grand pare-peu » sur Internet. Désormais, les politiques s'attaquent à ces fameux outils à l'approche du 20e congrès du parti.
Les experts de GFW Report, plateforme spécialisée sur la question de la censure, précisent je cite que « le 3 octobre 2022, une centaine d'utilisateurs a signalé que leur serveur de contournement de la censure a été bloqué » fin de citation. Concrètement, plusieurs plateformes ont été victimes d'une nouvelle salve de mesures de répression à l'approche du 20e Congrès du Parti communiste, qui verra un remaniement de la direction du pays. Dans ce contexte, le renforcement de la censure est fréquent surtout qu'il s'agit d'un moment dit « politiquement sensibles » en Chine. Cependant, cette lutte contre les outils de contournement de la censure semble s'être accentuée de manière significative.
Avant de poursuivre, connaissez-vous TLS (ou transport layer security) ? Il s'agit d'un protocole de sécurité Internet utilisé pour chiffrer les données envoyées sur Internet. Ainsi, de nombreux outils de contournement de la censure utilisent TLS pour préserver la confidentialité des conversations. Comme le précise le site siecledigital.fr, plusieurs utilisateurs passent par un réseau privé (l'équivalent d'un VPN) basé sur TLS, ce qui permet de diriger le trafic Internet à travers une connexion TLS, au lieu de le transmettre au fournisseur qui appliqueraient la censure. Seulement, les experts de GFW ont récemment annoncé, je cite que « les autorités chinoises ont trouvé un moyen de bloquer l'adresse IP des personnes qui tentent de contourner la censure » fin de citation. D'après eux, environ 50 % des internautes chinois qui contournent la censure en ligne utilisent un outil basé sur TLS. Pour passer outre le « grand pare-feu » chinois qui censure et régule l'accès Internet du pays en bloquant certains services web étrangers ou en ralentissant leur trafic, il semble que les internautes chinois devront acheter leur propre domaine.
En clair, GFW Report estime, je cite que « si les outils basés sur TLS ont déjà été bloqués auparavant, nous n'avons jamais observé un tel niveau de blocage. En sachant que le mois d'octobre sera la période la plus sensible cette année, des plans de secours ont été publiés pour atténuer le blocage » fin de citation. En Chine, de nombreuses plateformes sont bloquées comme Google, Twitter, Facebook, Wikipédia (dans toutes les langues), WhatsApp (partiellement) ou encore Instagram.
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5G, l'Europe à la traîne face au reste du monde ?
La 5G est petit à petit rentrée dans les usages ces dernières années, ou à défaut d'être accepté, est un peu moins pointé du doigt. Ceci dit, le conflit Ukraine-Russie affecterait profondément le déploiement de cette technologie sur le Vieux continent, avec une couverture sur les deux tiers de l'Europe pas avant 2025.
D'après une étude de la GSMA, organisation représentant les intérêts de l'industrie de la téléphonie mobile, l'Europe serait en retard au sujet du déploiement de la 5G, comparé à la Corée du Sud, au Japon et aux États-Unis. Si la Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni ou encore l'Allemagne font partie des bons élèves, ce ne serait pas le cas des autres pays. Pour expliquer ce retard, le rapport avance que les opérateurs seraient confrontés à la hausse des prix de l'énergie, en partie causée par le conflit Ukraine-Russie. Qu'à cela ne tienne, l'Association européenne des opérateurs de réseaux de télécommunications a réitéré il y a quelques semaines, son appel aux grandes entreprises pour je cite « qu'elles assument un pourcentage des coûts liés au développement des infrastructures ». Sur ce point, les patrons de 16 opérateurs européens estiment qu'ils font déjà « tout le travail nécessaire », et qualifient cette situation « d'injuste ».
Selon les résultats de l'étude, l'inflation et la guerre en Ukraine affectent les ambitions du continent en matière d'infrastructures, au point que les estimations de la couverture du réseau 5G en Europe ne devrait atteindre 70 % qu'en 2025. L'an dernier, cette couverture était de 47 %. D'après la GSMA, 30 % de la population européenne n'aura toujours pas accès à la 5G d'ici 3 ans, tandis qu'en Corée du Sud, seuls 2 % de la population ne serait pas couverte. Côté utilisation de la 5G par les citoyens, le rapport Mobile Economy Europe montre une hausse non-négligeable du nombre d'Européens plébiscitant les appareils équipés d'une puce 5G. En Norvège par exemple, 16 % de la population aurait déjà été conquise par cette nouvelle technologie ; 14% en Suisse ; 13% en Finlande, 11% au Royaume-Uni et 10% en Allemagne ; contre 6% en moyenne pour l'ensemble du continent.
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Un nouvel accord pour les transferts de données UE-USA ?
C'est un grand pas en avant que vient de faire Joe Biden vers une nouvelle coopération avec l'Union Européenne en matière d'échange de données. Le président américain a récemment signé un décret qui permettra de protéger les citoyens de l'Union européenne de certaines ingérences venant des Etats-Unis.
Ce décret arrive après les engagements réciproques sur lesquels s'étaient accordés Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen en mars dernier. Concrètement, ce décret pose je cite, « une base juridique importante pour les flux de données transatlantiques en répondant aux préoccupations soulevées par la Cour de justice de l'Union européenne », précise la Maison-Blanche. Pour rappel, la CJUE avait jugé en juin 2020 que cette coopération, dénommée Privacy Shield, ou le bouclier de Vie Privée en Français, n'offrait pas un niveau de protection suffisant pour les données personnelles transférées de l'UE vers les États-Unis. Le nouveau décret signé par le président américain apporte donc de nouvelle garanties en matière de confidentialité, et devrait aussi limiter la capacité des agences de sécurité et de renseignements américains à accéder aux données personnelles des citoyens de l'Union européenne.
En clair, les services de renseignement américains ne pourront accéder aux données transférées qu'en cas d'absolue nécessité, comme dans le cas d'une vraie menace sur la sécurité nationale. À noter qu'en cas d'abus, les citoyens qui se sentiraient lésés pourront engager des poursuites afin de se faire dédommager. Des poursuites qui passeront par un examen mené par un organisme indépendant, dont les juges ne devront pas avoir de liens avec le gouvernement américain et devront être de vrais spécialistes de la question des données personnelles. Il s'agira vraisemblablement du tribunal de révision de la protection des données, qui sera spécialement créé.
En fait, ce décret constitue la dernière étape majeure à la mise en place d'un nouvel accord de partage de données entre les USA et l'UE. Il est en effet nécessaire pour les entreprises aujourd'hui d'avoir un mot à dire sur cette question, car toutes sont concernées par ces transferts de données, GAFAM comme PME. La Commission européenne a dors et déjà a pris connaissance du décret et le transposera prochainement pour ensuite l'imposer aux entreprises tout en respectant l'esprit du texte, mais selon ses propres règles. Ce processus pourrait mettre six mois pour déboucher sur un accord définitif, soit aux alentours du mois de mars 2023.
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Whisper, de la reconnaissance vocale dans 99 langues ?
Vous commencez à connaître Open AI, cette entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle a qui l'on doit notamment le programme DALL-E, qui génère des œuvres arts grâce à du texte. Et bien la dernière innovation d'Open AI n'a rien à voir avec l'art cette fois, puisqu'il s'agit d'un système de reconnaissance vocale en accès libre, destiné aux chercheurs et aux développeurs.
Open AI lance aujourd'hui un programme open-source baptisé Whisper, permettant de transformer la voix en texte pour l’anglais, mais aussi pour d’autres langues. Autre spécificité le distinguant de la concurrence, le fait de ne pas tenir compte de bruits de fond, par exemple de la musique, quand la personne ne parle pas. D'après l'entreprise, le Whisper est aussi capable de détecter automatiquement la langue parlée. Dans le détail, l’audio entrant est découpé en blocs de 30 secondes, lesquels sont ensuite convertis en spectrogrammes. L’architecture de Whisper fonctionne sur un principe simple d’encodage/décodage pour chaque bloc. Pour cela, OpenAI a entraîné son IA avec 680 000 heures de données, dont les deux tiers correspondant à des contenus en anglais avec une transcription en anglais, le reste correspondant à 98 autres langues apprises par le système.
À noter qu'il existe déjà de nombreux systèmes de reconnaissance vocale automatique. Mais à en croire OpenAI, les modèles utilisés dans Whisper seraient plus robustes pour le traitement des accents, des bruits de fond et des jargons techniques. Une étude de l’Université de Stanford datant de 2019 suggère que les systèmes d’Amazon, Apple, Google, IBM et Microsoft afficheraient un taux d’erreur quasiment deux fois plus élevé pour les utilisateurs noirs que pour les utilisateurs blancs, soit 41 erreurs en moyenne tous les cent mots, contre 21 erreurs pour les autres. Chez les femmes, le nombre d’erreurs est en moyenne de 30 contre 17. OpenAI insiste aussi sur des écarts de performances selon les différents accents et dialectes. Si Whisper vous intéresse, son code est disponible en libre accès sur Github et peut être intégré dans n'importe quel autre programme avec quelques réglages selon l'usage imaginé par la suite.
Étude de Stanford : https://fairspeech.stanford.edu/
Github : https://github.com/openai/whisper
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Meta : un metaverse trop buggé même pour les développeurs ?
Le Metaverse, voilà un concept, que dis-je une sorte d’utopie dont on parle pratiquement toutes les semaines dans ce podcast tant l’actualité qui l’entoure est riche. Et si je parle d’utopie, c’est parce que dans notre imaginaire, on associe le metaverse à une copie de notre monde virtuel comme imaginé dans Matrix ou Ready Player One. Or, la réalité à ce jour est tout autre. D’après Vishal Shah, dirigeant du metaverse chez Meta, nouveau nom du groupe Facebook, la plateforme Horizon Worlds serait remplie de bugs rendant l’expérience déplaisante, à tel point que même les équipes travaillant sur son développement n’auraient pas envie de l’utiliser.
En changeant de nom pour Meta, le groupe Facebook a décidé de mettre le Metaverse au cœur de ses priorités. Ce metaverse a aujourd’hui un nom : Horizon Worlds, monde virtuel dans lequel les gens se déplacent grâce à des avatars, exactement comme dans un jeu vidéo. Cet espace virtuel est disponible via le casque Meta Quest 2 (anciennement Oculus Quest) depuis décembre 2021, et même en France depuis peu. Ceci dit, la plateforme serait encore loin d’être parfaite. Dans une note interne consultée par le site spécialisé The Verge, Vishal Shah dirigeant du metaverse chez Meta, déplore je cite « les retours actuels de nos créateurs, utilisateurs, testeurs et de nombreux membres de l'équipe [Ces derniers pointent du doigt] le poids cumulé des coupures, des problèmes de stabilité et des bugs, [ce qui rendrait] trop difficile pour notre communauté l'expérience de la magie d'Horizon » fin de citation. Le dirigeant regrette que ses équipes travaillant sur le metaverse ne passent pas plus de temps sur la plateforme, à tel point que la direction réfléchit à une manière de les y forcer.
À ce jour, force est de constater qu’Horizon Worlds reste loin derrière des rivaux comme Fortnite par exemple. En effet, le jeu est en quelque sorte un metaverse, avec l’organisation d’événements de grande envergure comme des concerts virtuels ou même des films immersifs par exemple, lors de l’annonce de ses nouveaux chapitres et événements. À noter que l’arrivée d’Horizon Worlds en Europe avait été sacrément moquée pour des graphismes peu flatteurs, ce qui a poussé Mark Zuckerberg à annoncer des mises à jour majeures qui devraient avoir lieu cette semaine lors de la conférence annuelle Connect, ce 11 octobre. Le groupe Meta devrait aussi profiter de l’événement pour présenter son nouveau casque VR haut de gamme. Sachant que le metaverse est la pierre angulaire du futur de Meta avec des milliards de dollars investis dans son développement, on peut s’attendre à une réaction assez virulente de la part du groupe. J’entends par là dans changements forts dans son approche du metaverse et du contenu d’Horizon Worlds dans le but de faire taire les critiques. Une démarche qui pourrait durer jusqu’à la fin de l’année d’après Vishal Shah.
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Même sans interprète, la voix de Dark Vador survivra grâce à l'IA ?
Vous le savez peut-être, l'acteur James Earl Jones a officiellement annoncé qu'il allait arrêter de doubler le personnage de Dark Vador. Une triste nouvelle pour de nombreux fans, mais qui n'est pas une fatalité pour autant puisque sa célèbre voix continuera de raisonner à l'écran grâce à l’intelligence artificielle.
En fait, l’acteur a signé un accord pour que les archives de ses enregistrements vocaux puissent être utilisées afin d’entraîner des outils de synthèses vocales adossés à une intelligence artificielle. L’objectif est clair : pouvoir recréer la voix de Dark Vador quand il était plus jeune, afin de continuer à l’exploiter pour de nouveaux dialogues. Bien connu de l'univers de la synthèse vocale, c'est l'entreprise Respeecher qui a été retenue pour ce projet. La start-up ukrainienne a en effet déjà travaillé avec Lucasfilm et Disney notamment dans la série Le livre de Boba Fett où Luke Skywalker, joué à l'écran par Mark Hamill retrouvait sa voix de jeune jedi ; ainsi que dans a série Obi-Wan Kenobi. De son côté, l'artiste Bogdan Belyaev avait donné vie à un jeune James Earl Jones pour quelques lignes de dialogues de Dark Vador dans la série Obi-Wan Kenobi, et avait même dû précipiter la fin de son travail pour envoyer les rendus à temps alors que la Russie commençait son invasion de l’Ukraine. D'après le célèbre magazine Vanity Fair, Matthew Wood, employé de longue date de Lucasfilm, aurait même reçu quelque temps après la mise en ligne de la série, un message de la famille de James Earl Jones qui indiquait qu’elle était satisfaite du travail.
Ce n'est pas un secret, Lucasfilm a toujours été en pointe dans l’utilisation de la technologie. Disney est pour sa part un véritable terrain d'expérimentation et l’innovation via sa division Disney Research qui développe aussi bien des technologies de réalité virtuelle que des robots pour renforcer le réalisme des cascades dans ses films. Le recours à l’intelligence artificielle n’est pas nouveau, tout comme l’utilisation d’images de synthèse pour redonner vie à un acteur disparu. Ceci dit, et comme nous l'avons développé dans le podcast précédent consacré au deepfake professionnels de Bruce Willis au cinéma, utiliser des voix synthétiques pose question. Reste à savoir si cela permettra de préserver un patrimoine, d'améliorer la qualité des productions, sans pour autant nuire aux acteurs devant la caméra ou derrière les micros.
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Bruce Willis « continuera sa carrière » grâce à un deepfake ?
On le sait, les deepfakes sont de formidables outils pour l'art, notamment les vidéos, mais peuvent aussi se révéler très dangereux s'ils sont utilisé à mauvais escient. Cette fois, c'est effectivement dans un but « plus noble » que cette technologie va être utilisé : permettre à l'acteur Bruce Willis de continuer sa carrière malgré le fait que ce dernier ait annoncé sa retraite des plateaux de tournage en avril dernier pour cause d'aphasie, autrement dit un trouble du langage provoquant chez l'acteur des difficultés à trouver ses mots.
En fait, la star de films d'action a annoncé avoir vendu ses droits d'image à la société DeepCake, une entreprise américaine spécialisée dans les deepfakes. De l'aveu même de l'acteur, cette technologie offrirait de belles perspectives d'avenir au cinéma. Dans le cadre du 7e art, cette technique utilise l'intelligence artificielle pour superposer un visage sur une vidéo de manière très réaliste. De quoi résoudre bien des problèmes, comme pour rajeunir un acteur ou une actrice par exemple, ce que Disney a fait il y a peu dans Star Wars avec la Princesse Leia, interprétée par la regrettée Carrie Fischer. Bruce Willis est pour l'instant la première personnalité avoir vendu ses droits d'image dans un tel objectif.
Concrètement, l'entreprise DeepCake, qui a donc récupéré le droit à l'image de Bruce Willis, propose aux studios de cinéma d'intégrer le visage et les expressions d'un acteur ou d'une actrice contre un chèque bien moins conséquent que ce qu'aurait été son cachet si il ou elle s'était rendu en personne sur le tournage. L'entreprise explique que cela permet aux sociétés de production d'économiser sur beaucoup d'autres coûts, comme les billets d'avion ou les nuits d'hôtel. Restent les questions d'éthiques autour de tels projets. Par exemple, à quel point les acteurs sont-ils propriétaires de leurs corps, même une fois décédés comme Carrie Fischer ? De plus, les deepfakes pourraient-ils mettre en péril la carrière des autres acteurs si des clones numériques sont disponibles pour beaucoup moins cher ? L'adoption des deepfakes par Hollywood est en tout cas une nouvelle preuve que l'IA bouleverse tout le secteur de l'industrie artistique.
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Samsung : un premier PC portable avec écran extensible ?
Si Samsung a été l'une des premières grandes entreprises à innover dans le monde des smartphones avec un écran pliable, voilà que le géant sud-coréen récidive et innove, cette fois avec un écran de PC portable extensible. À l'avenir, ce type d’innovation pourrait devenir une norme pour les ordinateurs portables afin d'étendre leur capacité d’affichage tout en réduisant l’encombrement.
C'est lors de l’événement Intel Innovation 2022 que ce prototype a été présenté par le patron de la division écrans de Samsung Joo-Sun Choi. En clair, il suffit simplement de tirer sur les bordures de l'écran pour que le châssis de la partie gauche coulisse et déroule le reste de l'écran jusqu'à obtenir une diagonale étendue à 17 pouces, soit plus d'une quarantaine de centimètres. Une façon de voir plus grand lors de l'utilisation, tout en réduisant la taille de l'écran pour le ranger et le transporter. Selon Intel et Samsung, cet écran pourrait préfigurer de ce que seront les futurs PC portables à l'avenir, sans pour autant donner davantage de détails sur les caractéristiques techniques.
Si Intel s'est lié à Samsung dans cette aventure, c'est bien la firme coréenne qui est à la manœuvre pour mettre au point ce fameux écran. À noter que Samsung est loin d'être un novice en matière d'écran pliable ou extensible puisque l'entreprise commercialise depuis plusieurs années des smartphones à écran pliable dans ses gammes Galaxy Z Fold et Z Flip. D'ailleurs, les systèmes de pliage s'améliorent d'année en année avec des prix régulièrement à la baisse. Pour ce qui est des écrans extensibles, le Coréen n'est pas le premier à avoir présenté ce genre d'innovation, on se souvient de LG avec son smartphone LG Rollable, bien que de plus petite taille, mais pour les écrans de PC, c'est effectivement inédit. Reste maintenant à savoir si ce genre de modèle pourrait effectivement s'inviter dans l'univers des PC et surtout à quel prix il serait vendu.
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