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Pourquoi Google licencie des milliers d’employés ?
C’est l’une des bombes de ce début d’année dans le monde de la technologie et de l’entreprise : Google a annoncé le licenciement de plus de 12 000 de ses employés. La raison de cette vague de renvoi massive ? Et bien, c’est là tout le problème ! Personne ne semble connaître le réel motif du GAFAM.
Quelques jours seulement après avoir annoncé la plus grande vague de licenciements de son histoire, Google tenait une sorte de conférence pour donner quelques explications sur cette décision et tenter d’apaiser la colère de dizaines de milliers de salariés, prochainement renvoyés ou même maintenus à leur poste. Comme le confirme le média américain CNBC qui a eu accès à l'enregistrement audio de la réunion, c’est donc bien 6% de sa main-d'œuvre à temps plein dont Google va se séparer. Parmi eux, des collaborateurs de longue date, avec parfois plus de 15 ans de carrière dans l’entreprise, ou encore d’autres ayant été promu récemment.
Ceci dit, pourquoi et sur quels critères ces licenciements ont-ils été décidés ? Un nouveau contexte économique et une concurrence de plus en plus accrue d’après Google. Une phrase un peu floue qui cache surtout une réalité difficile : une baisse de revenu difficile à encaisser pour les dirigeants. Dans le détail, Google a connu une croissance phénoménale de plus de 40% en 2021, poussant l’entreprise à embaucher à tour de bras. Si le résultat du troisième trimestre 2021 était de près de 19 milliards d’euros, et bien au 3e trimestre 2022, ce chiffre n’était que de 13,9 milliards au total, toute branche confondue, soit une baisse de 26,5% en un an. Malgré les embauches massives, plusieurs des unités du GAFAM n’ont pas progressé comme prévu, ce qui explique en partie cette décision.
Ceci dit, l’argent ne serait pas la seule raison derrière cette vague de licenciement. D’après plusieurs employés concernés par ces renvois, je cite « Google était en panne d'idées et ne savait pas comment relever les défis actuels liés l'IA » fin de citation, certains évoquant même un sentiment de « panique » au sein de la direction qui ne saurait pas comment rester compétitive sur ce terrain de l’intelligence artificielle. Selon des sources internes, l'entreprise aurait licencié des employés de sa division de recherche de l'IA, qui s'occupent de développer de nouveaux produits et services utilisant l'IA. Si les dirigeants de Google ont déclaré que ces licenciements étaient difficiles mais nécessaires, ils ont également assuré que l’entreprise continuerait à investir dans la recherche et le développement de l'IA, avec l'objectif de rester à la pointe de la technologie.
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L’appel du 18 juin 40 reconstitué via le « voice cloning » ?
Le monde de l'intelligence artificielle est en constante évolution et de nouvelles technologies émergent régulièrement. L'une d'entre elles, connue sous le nom de "voice cloning", a récemment permis de reconstituer la voix du général de Gaulle.
Pour résumer brièvement, le voice cloning est une technique de reproduction de la voix assistée par intelligence artificielle, qui comme son nom anglais l’indique, permet de cloner la voix d’une personne. À partir d'enregistrements existants, l’IA va mobiliser ce qu’on appelle ses réseaux de neurones pour analyser les caractéristiques de la voix et la répliquer de manière numérique. Vous ne le savez peut-être pas, mais cette technique est utilisée dans de nombreux domaines comme pour les assistants virtuels, Siri, Google, Alexa… toutes sont nées du voice cloning. Cette technique est aussi utilisée dans les jeux vidéo et les séries télé ou encore pour la production de contenu audio comme les podcasts ou les livres audio.
Dans le cas du général de Gaulle, cette initiative de recréer son célèbre « Appel du 18 juin 1940 » a été lancée par le journal Le Monde. Il aura fallu un mois de travail acharné pour y parvenir, tout d’abord en rédigeant le discours du général à l’identique, avant de le faire interpréter par le comédien François Morel, lequel a dû imiter le plus fidèlement possible la façon de parler de De Gaulle. Une fois cette étape passée, les enregistrements de François Morel ont été soumis à une IA de l’IRCAM, l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique qui je cite peut « reproduire automatiquement toutes les émotions et articulations dynamiques d’une voix existante » fin de citation. Enfin, la voix synthétique de De Gaulle a été ainsi appliquée au modèle joué par François Morel afin d’obtenir une reproduction fidèle du son timbre de voix et de son phrasé.
Une fois le discours enregistré d’un côté, et l’IA capable de reproduire la voix du général de l’autre, il ne restait plus qu’à lier les deux. Un travail visiblement ardu pour l’IRCAM puisque je cite, « les enregistrements originaux du Général sont d’une qualité variable, parfois très dégradés, avec du souffle, ce qui complique le travail de la machine » fin de citation. Il a donc fallu dégrader la voix synthétique par souci de réalisme afin qu’elle sonne comme si elle sortait des enceintes d’un vieux transistor.
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Un outil pour détecter si un texte vient de l’IA ChatGPT ?
L’IA ChatGPT est le sujet le plus chaud du moment dans le monde de la tech… et pour cause ! Cette intelligence artificielle accessible à tous peut rédiger des textes complexes de n’importe quelle nature avec une précision assez impressionnante ! Problème, son utilisation est un fléau pour de nombreuses professions comme professeur, journaliste, écrivain etc… Ainsi, un autre outil nommé Draft & Goal, aussi appelé « le Détecteur de contenu ChatGPT », vise à détecter automatiquement si un texte a été rédigé automatiquement par ChatGPT ou si au contraire, il a été écrit par un humain.
Le système s'appuie sur les erreurs commises par ChatGPT comme les répétitions, les fautes de grammaire, les contradictions, le jargon trop technique, les exagérations, les erreurs de calcul etc… Comme l'explique le responsable du projet Vincent Terrasi, l'objectif de Draft & Goal est je cite « détecter la triche chez les étudiants, les fakes news sur les réseaux sociaux, les faux avis sur les sites, les bots par e-mail, [et plus généralement] tout ce qui permet une utilisation malsaine de l’IA » fin de citation.
Concrètement, Draft & Goal est très simple d’utilisation. Il suffit simplement de se rendre sur le site, de coller le texte à analyser et d'attendre le résultat, donné sous une forme de pourcentage. Plus ce score est faible et plus il est probable que le texte ait été rédigé par un humain. À l'inverse, plus ce score se rapprochera des 100 % et plus la possibilité qu'il s'agisse d'un texte en provenance de ChatGPT sera élevée. À noter que Draft & Goal n’est pour l’instant capable de détecter les contenus générés par IA qu’en anglais. Ceci dit, la version française ne devrait pas tarder. Autre point de vigilance, ne vous attendez pas à des résultats miraculeux de la part de ce détecteur automatique, on insiste, il ne s’agit que d’une aide, qui ne remplace pas complètement la surveillance humaine. Pour éviter tout mauvais jugement, il est donc important de vérifier les résultats obtenus par Draft & Goal avant de prendre une décision.
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2022, une année difficile pour les cybercriminels ?
Selon une récente étude du cabinet spécialisé Chainalysis, les revenus des gangs de cybercriminels ont chuté ces derniers mois, tout simplement parce que les victimes refusent de payer les rançons exigées. Dans les détails, il s’agirait d’une baisse de 40 %, soit 311 millions de dollars en moins dans les poches des cybercriminels.
Si vous ne le saviez pas déjà, les ransomwares sont des logiciels malveillants qui chiffrent les données des utilisateurs et exigent un paiement pour les déchiffrer. S’ils ont longtemps été l'une des principales sources de revenus pour les cybercriminels, ces derniers devront bientôt changer leur méthode d’arnaque, puisque entreprises et particuliers sont de plus en plus avertis sur le sujet. Selon l'étude, le pourcentage de victimes qui paient les rançons a chuté de moitié, passant de 40% à 20% ces derniers mois. En cause, une meilleure connaissance des risques liés à ces arnaques par chiffrement, et aussi des précautions plus nombreuses. En effet, entreprises et particuliers procèdent de plus en plus des sauvegardes de leurs données, ainsi qu’à des mises à jour régulières de leurs logiciels et matériels informatiques. Des petits réflexes, mais qui font une grosse différence en termes de protection. Ajoutez à cela l’utilisation d’un anti-virus et pourquoi pas d’un VPN et vous obtenez un bouclier déjà très solide contre ce risque, même si le risque zéro n’existe pas évidemment.
Il est également important de noter que cette tendance à refuser de payer les rançons ne signifie pas que les cyberattaques vont diminuer, bien au contraire. Avec le développement des IA, de nouvelles attaques sont mises au point, et les experts s’attendent même à une recrudescence des arnaques et autres fraudes pour voler de l’argent auprès d'entreprises de taille moyenne ou d’organismes publics comme c’est le cas ces derniers mois. Ces cibles sont, en effet, stratégiques pour les criminels, car les grosses entreprises sont bien souvent très équipés contre les cyberattaques, et s’en prendre à un particulier demande beaucoup de ressources pour un résultat qui n’est clairement pas assuré. Bref, restez vigilant, et évitez le plus possible de vous adonner à des pratiques risquées ou dangereuses sur Internet.
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Une IA surpuissante capable de reproduire votre voix en 3 secondes ?
Une équipe de chercheurs de Microsoft vient de dévoiler VALL-E, une nouvelle intelligence artificielle (IA) capable de synthétiser votre voix avec un échantillon de son de seulement trois secondes. Nommée VALL-E, un nom qui n’est pas sans rappeler DALL-E de Open AI qui génère des images à partir d’un texte, cette IA est capable de reproduire la voix de manière fluide et naturelle !
Vous vous en doutez, la méthode exacte utilisée par VALL-E étant extrêmement complexe. Mais pour résumer, l’IA utilise un système de réseau de neurones pour créer un modèle mathématique de la voix d'une personne en utilisant un enregistrement vocal de seulement 3 secondes de cette voix. Pour créer ce modèle, l'IA extrait les caractéristiques uniques de la voix utilisées pour décrire les sonorités de la voix. En couplant cela à l'apprentissage automatique, l'IA est capable de s'adapter aux différentes nuances et nuances de la voix de la personne, de sorte que la reproduction soit aussi fluide et naturelle que possible. D’après Microsoft, elle utilise également des techniques de traitement du signal pour éliminer les bruits de fond et autres perturbations afin d’améliorer la qualité de la reproduction.
Côté technique, on vous avait déjà parlé d’EnCodec, cet outil développé par Meta pour la compression audio… et bien figurez-vous que Microsoft l’utilise également pour Vall-E. Mais le plus impressionnant, c’est qu’en plus de préserver le timbre et l'émotion de la personne qui parle, l’IA est capable de reproduire l'environnement et les conditions de l'enregistrement, lors d’un appel téléphonique par exemple. À noter que Microsoft s'est appuyé sur la bibliothèque sonore LibriLight qui contient plus de 60 000 heures de discours en anglais avec plus de 7 000 voix différentes, principalement tirés des livres audio du domaine public LibriVox. Mais pour que VALL-E génère un résultat pertinent, la voix dans l'échantillon de trois secondes doit correspondre étroitement à une voix déjà existante dans la base de données utilisée. Ainsi, attendez-vous à devoir enregistrer plusieurs heures de discours pour pouvoir entraîner l’IA et finir par cloner votre voix. VALL-E devrait ainsi être pertinent pour de nombreuses applications, comme recréer des voix pour des films ou des séries, ou encore recréer la voix d’une personne devenue muette par exemple, sans oublier malheureusement les éventuelles dérives liées à cette technologie comme l’usurpation d’identité.
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Le numérique mondial en pleine croissance grâce à Apple ?
Apple a annoncé avoir versé 60 milliards de dollars aux développeurs sur son App Store en 2022, soit une augmentation de 20% par rapport à 2021. Clairement, il s'agit d'un record pour l'entreprise, signe de l’excellente dynamique de l'App Store qui attire toujours plus de développeurs, et qui par la même occasion envoie aux oubliettes la polémique sur la commission très élevée de 30% de la plateforme.
Ce n’est pas un secret, Apple aime se présenter comme un soutien majeur des développeurs. Début janvier, la marque à la Pomme a fait le point sur ses activités d’abonnement et sur les dépenses de l’App Store dans le monde. Dans le détail, ce sont les applications de jeux ont été les plus populaires, représentant près d’un tiers des revenus de l'App Store. Les applications de divertissement, les réseaux sociaux, ainsi que les applications de santé et de fitness ont également été téléchargés en masse. Du côté de ses applications maisons, Apple Music a dépassé les 100 millions de chansons disponibles, avec plus de 70 millions d’abonnés. Apple Arcade, le service d’abonnement à des jeux propose désormais plus de 200 titres comme Warped Kart Racers, JetPack Joyride 2 ou encore Cooking Mama : Cuisine.
Au-delà des simples chiffres, ces résultats montrent également la croissance de l'écosystème iOS, qui a priori est devenu un lieu de prédilection pour les développeurs indépendants et les start-ups pour lancer leur produit et atteindre un public mondial. À noter également que ces chiffres ne tiennent pas compte des revenus générés par les abonnements et les achats intégrés dans les applications, qui sont également une source importante de revenus pour les développeurs, et par extension pour Apple. Sur l’année 2022, on peut dire sans trop se tromper que l'App Store est plus que jamais devenu un moteur clé de la croissance économique numérique dans le monde. Il est probable que cette tendance se poursuive en 2023, avec le développement de projets parallèles comme une voiture électrique par exemple. Ceci dit, cet enthousiasme cache quand même une face un peu moins glorieuse. Pour la première fois, les consommateurs ont moins dépensé dans les achats in-app selon le rapport annuel de data.ai, avec un total de 167 milliards de dollars pour l’App Store et Play Store réunis l’an dernier, soit une baisse de 2% par rapport à 2021.
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GPT-4, un générateur de texte à la puissance incomparable ?
Le développeur de logiciels OpenAI vient de dévoiler la quatrième version de son modèle de traitement de langage, connu sous le nom de GPT-4. Si vous ne le saviez pas déjà, ce modèle est conçu pour comprendre et générer du contenu en utilisant une base de données colossale tirée d’Internet, ce qui lui permet de produire des réponses plus précises et plus fluides que les versions précédentes. Mais si ChatGPT vous paraissait être un outil déjà révolutionnaire, alors GPT-4 devrait vous impressionner encore plus.
On en parle beaucoup ces dernières, mais savons-nous vraiment ce qu’est ChatGPT ? Concrètement, il s’agit d’un outil basé sur la version 3.5 du modèle de traitement de langage GPT, spécialement adaptée pour les interactions de chatbot. De son côté, GPT-4 est la prochaine version de la plateforme GPT développée par OpenAI. Ainsi, GPT-4 est considéré comme plus performant et capable de générer des textes plus fluides et plus réalistes que ChatGPT, avec une meilleure compréhension du langage et une capacité à générer des textes plus fluides et naturels. Si l’on ne sait pas encore quand sortira officiellement GPT-4, tout porte à croire que ce sera dans les prochains mois, sans doute vers la fin de l’année.
À noter également que si ChatGPT est davantage un outil permettant aux utilisateurs de converser avec une machine intelligente et par la même occasion de générer du texte complexe, GPT-4 devrait permettre quant à lui de créer des textes plus professionnels et plus convaincants en traitant des données provenant de différentes sources, comme des articles de presse, des livres et des vidéos, le tout grâce à je cite « 100 trillions de paramètres pour analyser les requêtes et y répondre », fin de citation, ce qui est infiniment plus que les 175 milliards de paramètres de la version 3.5. Mais qui dit intelligence artificielle dit également risque. Car avec une telle puissance, GPT-4 pourrait tout à fait être détourné pour générer des contenus automatisés trompeurs, des textes de phishing ou des discours de propagande.
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Déjà 6 millions d’utilisateurs de la 5G en France ?
Plus de 2 ans après son arrivée en France fin 2020, la 5G commence enfin à trouver son public. Si de nombreuses critiques ont été émises à l’encontre de cette nouvelle technologie réseau très gourmand en énergie, mais offrant une vitesse de connexion et de téléchargement sur internet bien supérieure à la 4G, l’ARCEP assure que plusieurs millions de Français ont déjà franchi le pas.
La semaine dernière, l'Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) a mis à jour son observatoire du marché des télécoms avec les chiffres du 3e trimestre 2022, et montre que le nombre d'utilisateurs actifs sur les réseaux 5G dans l'Hexagone est en constante augmentation pour atteindre 6,2 millions de personnes 3e trimestre 2022. Si l’on regarde un peu plus dans le détail, ce nombre a progressé de 1,1 million en un trimestre seulement, et de 4,5 millions sur un an. Une sacré augmentation quand on sait que 15 mois en arrière, soit aux alentours de juin 2021, moins d’un million de Français utilisaient la 5G. D’ici quelques semaines, ce seront donc 10% des Français qui auront opté pour cette nouvelle technologie.
Dans ce domaine, la 4G continue évidemment de dominer le marché avec 69,7 millions d'utilisateurs actifs sur la même période. D’après l’ARCEP que je cite, « la croissance annuelle des usagers 4G oscille entre +8% et +10% depuis près de deux ans (ce qui représente + 5 millions de personnes) » fin de citation. Ceci dit, d’après un autre rapport publié par Ookla en décembre 2022, le déploiement de la 5G en France serait encore un peu à la traîne comparée à d’autres pays. D'après l'organisme, l'Hexagone se trouve à la 9e place en matière de disponibilité de la 5G, avec un peu moins de 20% du territoire couvert. Au niveau mondial, ce sont les Etats-Unis qui offrent la meilleure couverture, suivis de Chypre et de la Corée du Sud.
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Le cinéma le plus fréquenté du monde est en France ?
Vous le savez, la France est une terre de cinéma par excellence… ne serait-ce que parce que c’est le pays qui a vu naître le septième art grâce aux frères lumières. Si aujourd’hui, Hollywood domine le monde, Bollywood en Inde et Nollywood au Nigéria sont également grandement représentés sur la planète, bien que peu dans l’Hexagone. Si le cinéma français marche moins bien qu’avant, la salle de cinéma la plus fréquentée du monde reste bel et bien française !
Quelques chiffres pour commencer. En 2022, les salles de cinéma françaises ont retrouvé un peu d’air après une période d’asphyxie totale due à la période COVID et à ses nombreuses répercussions jusqu’à 2021. Ainsi, la fréquentation est en hausse de plus de 59 % par rapport à 2021 pour un total de 152 millions d'entrées. Dans sa dernière étude, le cabinet américain Comscore dressé la liste des cinémas les plus fréquentés au monde, et d’après eux, il s’avère que c'est le cinéma UGC Ciné Cité Les Halles, à Paris, qui domine le classement. Le complexe parisien se paye même le luxe de surclasser le Showcase Bluewater de Londres ainsi que l'AMC Burbank de Los Angeles avec un total de 2,2 millions d'entrées sur l'année 2022. Un score qui s’explique notamment par les de 27 salles que comporte ce complexe, pour 3 820 fauteuils au total, et des films qui restent à l'affiche parfois plus de 10 semaines.
Ce succès, la PDG d’UGC Brigitte Maccioni, estime qu’il est à mettre au crédit de, je cite, « la pertinence du modèle porté par les cinémas UGC, qui valorise toutes les cinématographies, du blockbuster américain aux films Art et Essai » fin de citation. Autre atout du complexe Cité-Les Halles, ses heures d’ouvertures très larges, de 9h du matin jusqu’à minuit. Par ailleurs, le complexe UGC fait partie du forum des Halles, soit le plus grand centre commercial de France, qui accueille plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque jour, ce qui le rend évidemment très attractif.
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Des IA qui transforment vos photos en œuvres d’art ?
Aujourd’hui encore, on va parler d’intelligence artificielle, mais cette fois du côté artistique. Vous connaissez peut-être DALL-E, Stablediffusion ou Midjourney qui proposent de créer des images en se basant simplement sur une phrase, mais saviez-vous qu’il existe aussi des outils capables de transformer vos photos en véritables œuvres d’art ? Je ne parle pas ici de filtre applicable à une photo déjà existante, mais bien d’une IA qui modifie et améliore vos photos.
Si vous souhaitez transformer l’une de vos photos de profil en illustration type manga, comics ou peinture de Picasso, l’IA peut le faire pour vous. Dans ce domaine, les deux principaux outils sur le marché sont américains (Lensa) et israéliens (AI Time Machine dont on avait déjà parlé dans un précédent épisode). Tous deux sont payants. Ceci dit, leur fonctionnement est le même. Il vous suffit de fournir à l’IA une dizaine de selfies afin d’entrainer le programme pour qu’il puisse vous représenter de façon cohérente dans le style de votre choix, et cela, de façon automatique en quelques minutes seulement. Dans le détail, Lensa est spécialisée dans les avatars artistiques, qui semblent tirés d'univers fantastiques, tandis qu'AI Time Machine crée des portraits imaginaires à différentes périodes historiques. Quoiqu’il en soit, les deux systèmes proposent des avatars inspirés de millions d'œuvres originales en libre accès sur Internet. À noter que Lensa utilise la technologie de Stable Diffusion pour proposer ses portraits artistiques, et AI Time Machine le système d'Astria, autre acteur du milieu dont on vous parlera sûrement plus en détail dans un autre épisode.
Ceci dit, ces IA restent des programmes et sont soumis à certains problèmes. Sur le site MIT Technology Review, la journaliste Melissa Heikkilä raconte qu’en essayant Lensa, elle a reçu de nombreux portraits érotiques ou dénudés, dans lesquels les traits asiatiques de son visage étaient accentués. D’après elle, ce résultat s'explique par l'importante quantité d'images sexualisées mettant en scène des femmes asiatiques dans la base de données utilisée par l'application. La journaliste avait d'ailleurs remarqué dans un autre article que le mot-clé "asiatique" ne renvoyait pratiquement qu'à du contenu pornographique dans l'ensemble de la base de données de Stable Diffusion, sur lequel est basé Lensa. Il reste encore pas mal de travail avant que cette IA soit aussi performante dans tous les domaines, notamment éviter les biais et les stéréotypes.
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IA : Microsoft investit 10 milliards dans Open AI pour tout dominer ?
Open AI… Un nom qui vous évoque forcément quelque chose si vous vous intéressez un minimum à la tech ou si vous suivez ce podcast depuis un certain temps. Si ce n’est pas le cas, retenez bien le nom de cette fondation en pointe sur l’intelligence artificielle, puisque Open AI devrait bientôt recevoir un coup de pouce financier majeur, voire même unique dans l’histoire de cette technologie… En effet, son principal investisseur, Microsoft, veut investir 10 milliards de dollars pour faire grandir la structure et devenir le leader des IA sur la planète.
Si vous ne le saviez pas déjà, Open AI s’est fait connaître grâce à son outil DALL-E, permettant de générer des images via une simple phrase descriptive, mais a surtout gagné en notoriété auprès du grand public avec ChatGPT, un autre outil permettant de générer des pages de textes entières en se basant là encore sur une consigne de quelques mots seulement. Deux outils qui pour certains sont des mines d’or en termes de créativité, et qui pour d’autres sont assez inquiétants quant aux détournements possibles pour tricher à des examens, sur les questions du droit d’auteur ou encore pour la menace qu’ils font peser sur certains emplois créatifs. Si Open AI est si puissant aujourd’hui c’est notamment grâce à ses nombreux investisseurs, dont Microsoft qui avait déjà mis 1 milliard de dollars sur la table en 2019. D’ici peu, l’investissement du GAFAM devrait passer à 10 milliards.
Concrètement, Microsoft souhaiterait inclure ChatGPT, le générateur de texte boosté à l’IA, à son moteur de recherche BING et à son éditeur de texte Word. Face à un chèque de 10 milliards de dollars, difficile pour le patron d’Open AI Sam Altman de refuser. Car très concrètement, Open AI a besoin d’argent. D’après les explications du patron, ChatGPT est gratuit pour les utilisateurs, mais chaque réponse de l’IA à une requête d’un utilisateur coûterait entre 1 et 9 centimes à la fondation. Problème, le monde entier joue avec ChatGPT ces derniers mois ! Ainsi, l’outil coûterait environ 100 000 dollars par jour à Open AI d’après la fondation. Ainsi, en mettant 10 milliards sur la table, Microsoft s’assure l’exclusivité des outils développés par Open AI qui sont considérés par beaucoup d’observateurs comme l’une des plus grosses révolutions de cette décennie 2020-2030. Reste désormais à savoir comment l’intégration de ChatGPT ou DALL-E au sein de l’écosystème Microsoft aura lieu, et si cela changera radicalement nos usages ou non dans les années à venir, même si déjà aujourd’hui, un vent de progrès extrêmement intéressant souffle sur la tech !
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CES 2023 : une télé sans fil que l’on peut accrocher n’importe où ?
Début janvier se tenait le CES de Las Vegas, le plus grand salon du monde consacré à l’électronique et aux innovations technologiques. À cette occasion a été présentée une télévision sans fil, que l’on peut poser absolument n’importe où, que ce soit sur un mur, une fenêtre, une planche de bois, bref, sur n’importe quelle surface ! Une petite révolution dans le milieu des téléviseurs, mais qui, vous vous en doutez, a un prix.
Cette télé 4K baptisée Displace TV, du nom de l’entreprise Displace, est équipée de la technologie OLED, mesure 55 pouces et ne pèse que 9 kg. Jusque-là, rien d’incroyable. Sauf que cette télé peut se fixer au mur ou sur n’importe quelle surface grâce à un système d’attache ressemblant à des ventouses électriques. Concrètement, il suffit de la poser sur la surface de votre choix et de laisser le système d'aspiration faire le reste en quelques secondes. A contrario, pour la décrocher, il suffit simplement de tirer légèrement sur deux encoches à l’arrière de l’écran.
Si l’on rentre un peu plus dans le détail de cet objet, la Displace TV compte quatre batteries qui, d’après l’entreprise, lui octroieraient une autonomie d’un mois à raison de six heures d'utilisation quotidienne. Si la télé peut fonctionner sans fil, la recharge nécessite quand même un câble à brancher sur une prise secteur. Autre point intéressant, cette télé est sans télécommande. En fait, tout est contrôlé par des gestes via une caméra 4K, comme en levant la paume de la main pour mettre la lecture en pause ou en effectuant un pincement à deux mains pour zoomer. Autre fonctionnalité intéressante, en installant plusieurs écrans côte à côte, vous pouvez même déplacer le contenu d'un écran sur un autre d’un simple geste. Enfin, en levant le pouce, le mode suivi s’activera et l'image s’affichera sur l'écran le plus proche de vous. Concrètement, lancez une vidéo dans votre salon, traversez votre logement jusqu’à la salle de bain, et en vous brossant les dents ou sous la douche, vous pourrez continuer de visionner votre programme, ce qui suppose quand même deux écrans minimums.
Pour l’instant, Displace limite sa production à seulement 100 exemplaires, qu'il faudra donc réserver à l'avance pour un prix de 2 999 dollars. Le constructeur propose également des packs avec un boîtier tv et deux écrans pour 5 399 dollars ou lieu de quasiment 6000, ou avec un boîtier et quatre TV pour 8 999 dollars au lieu de 12 000. Ceci dit, il va falloir être très patient puisque la livraison n’est prévue qu’en décembre prochain.
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GAFAM : combien gagne-t-on quand on y travaille ?
À tous les curieux qui se demandent combien ça rapporte de travailler pour une grande entreprise technologique, cet épisode est pour vous ! Depuis début janvier, une loi sur la transparence des salaires est entrée en vigueur en Californie aux Etats-Unis, obligeant une grande partie des employeurs installés dans cet état à révéler le montant du salaire dans leurs offres d’emploi. En clair, l’objectif de cette réglementation est de réduire l’écart des salaires entre les minorités et de faciliter leur entrée dans le monde du travail.
Cette loi n’est pas franchement nouvelle. Si elle était déjà en discussion depuis de longues années, elle a été officiellement votée en septembre dernier. Dans le détail, les entreprises californiennes de plus de 15 employés devront désormais mentionner une fourchette de salaire sur leurs offres d’emplois. Les sociétés avec plus de 100 employés devront en plus envoyer un rapport à l’État de Californie comprenant les grilles de salaires détaillées en fonction du sexe, de l’origine ethnique et du type de poste occupés par leurs employés. D’après plusieurs médias américains ayant écrit sur le sujet, plus d’une entreprise sur cinq chez les géants de la tech, et pas seulement les GAFAM, aurait basé son siège en Californie. C’est grâce à cette loi que l’on a pu récemment lire qu’un ingénieur système chez Apple toucherait entre 160 000 et 240 000 dollars par an. Un chef de produit pour la division Chrome de Google percevrait quant à lui entre 130 000 dollars et 200 000 dollars par an en milieu de carrière. Chez Meta, le salaire d’un directeur de l’ingénierie logicielle se situerait entre 250 000 dollars et 330 000 dollars par an.
Ceci dit, la question de l’égalité des salaires entre hommes et femmes reste quelque peu à l’écart des discussions. Car d’après le Bureau de recensement des États-Unis, pour un dollar gagné par un homme, une femme toucherait 83 cents… Un écart presque identique en France d'après Eurostat. Et là, il ne s’agit que de chiffres théoriques. Car dans la réalité, les écarts pourraient même dépasser les 100 000 dollars par moment ! Un écart visiblement réaliste d’après les confidences de grandes entreprises dont les noms n’ont pas été révélés. Et cela peut s’expliquer par plusieurs choses. Au-delà du salaire stricto sensu, les entreprises californiennes ont très souvent recours aux primes et la rémunération par action, qui parfois représente 50% de l’argent versé à un employé sur un an. Sur ce point bien précis, les recruteurs ne sont pas obligés de mentionner ces primes ou cette rémunération en action. De là à en conclure que les grandes entreprises de la tech utiliseraient ce genre de combines pour payer davantage les hommes que les femmes… cela reste à prouver, même si de nombreux indices poussent évidemment à douter de leur transparence en matière de salaire.
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Instagram : il s’invente une vie de rêve grâce à une IA ?
Qu’avez-vous fait de vos vacances de fin d’année ? Plusieurs réunions de familles assortis de longs repas ? La fête entre copains ? Ou bien voyager ? C’est justement de voyage dont il est question aujourd’hui. En octobre dernier, le youtubeur Kyle Vorbach a posté une série de photos sur Instagram en souvenir de ses mémorables vacances aux Etats-Unis. Sauf que… tout était faux ! Vorbarch a tout simplement utilisé plusieurs outils basés sur des IA pour tromper ses followers et ses proches, prouvant une fois de plus qu’Instagram n’est pas nécessairement le reflet de la réalité.
Ce n’est plus un secret, l’IA permet de faire absolument tout ce que l’on veut. Que ce soit des deepfakes en remplaçant le visage d’une personne par une autre, comme c’est souvent le cas au cinéma pour rajeunir les acteurs… ou bien faire dire ce que l’on veut à une personne avec une voix synthétique, et même créer des textes et des images de toutes pièce. Bref, si vous suivez ce podcast depuis un certain temps, alors rien de tout ça ne vous est étranger. Bien décidé à tromper tout le monde sur de prétendues vacances de rêves aux Etats-Unis, Kyle Vorbach a tout d’abord utilisé l’IA Stable Diffusion, capable de générer une image extrêmement réaliste à base d’une simple phrase descriptive. Ainsi, le youtubeur a généré plusieurs dizaines d’images de lui à New York, dans Central Park, mangeant une pizza… Plusieurs clichés extrêmement réalistes le montrent même aux côtés de l’acteur Ryan Gosling !
Un mois plus tard, Vorbach révèle la supercherie, et admet volontiers avoir failli se persuader que cette fausse vie était réelle. Dans une vidéo youtube consacrée à cette expérience, le lien est dans la description de cet épisode, il explique je cite, « chaque fois que je recevais un like sur l’une de ces photos, je ressentais les endorphines comme si c’était vraiment moi. Comme si quelqu’un que je connaissais avait aimé une photo de moi » fin de citation. Quand on lui demande pourquoi il a fait ça, l’intéressé explique qu'il voulait montrer à quel point on peut s'inventer une vie sur les réseaux sociaux et que ceux-ci peuvent vite être dangereux pour la santé mentale. Car pendant tout le mois durant lequel il a orchestré sa supercherie, Kyle Vorbach se trouvait en fait dans la maison de ses parents.
VIDEO : https://youtu.be/FRClNMC_z-s
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Pause de fin d'année (retour le 8/01/2023)
Comme vous l'avez peut-être lu dans le titre de cet épisode, Choses à Savoir Tech prend une pause de quelques semaines pour les fêtes de fin d'année. Désolé de vous décevoir si vous attendiez de nouveaux épisodes, mais soyez-en certain, c'est pour revenir encore meilleur en 2023 ! D'ailleurs, parlons de la date de retour : il s'agira du dimanche 8 janvier, soit dans pile un mois à compter de la date de sortie de cet épisode. D'ici là, que faire ? Et bien je ne peux que vous encourager à écouter les épisodes précédents si ce n'est pas déjà fait, ou alors vous pouvez aussi vous laisser tenter par d'autres de nos podcasts dans le même genre comme Choses à Savoir Tech Verte ou encore Faits Divers. Encore merci pour votre soutien, merci pour votre patience également, et joyeuses fêtes de fin d'années.
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La Tech en 2023 : l''avènement de la réalité virtuelle ?
Aujourd'hui, je vous propose d'explorer en profondeur une autre tendance pour le secteur de la tech en 2023. Dans cet épisode, place à la réalité virtuelle qui d'après le cabinet de conseil Deloitte devrait générer 7 milliards de dollars dans le monde en 2023, soit une augmentation de 50 % par rapport aux 4,7 milliards de dollars de 2022.
Concrètement, les analystes expliquent que les revenus à court terme liés à la réalité virtuelle proviendront de la vente de casques. En effet, 14 millions d'unités (au prix moyen de 450 dollars) devraient être vendues en 2023, ce qui pourrait représenter jusqu'à 90 % des revenus pour le marché. Ensuite, les autres revenus devraient principalement venir des jeux et de quelques applications d'entreprise, pour environ un milliard de dollars de profit. À noter que Deloitte estime qu'en termes de chiffres, la réalité virtuelle a un long chemin à parcourir pour rattraper les autres appareils numériques comme les smartphones par exemple, qui comptent à eux seuls près de cinq milliards d'utilisateurs dans le monde, ou encore les ordinateurs et tablettes qui eux aussi sont très largement utilisés au quotidien. Ceci dit, Deloitte estime que seuls 22 millions de personnes utiliseront des casques de réalité virtuelle en 2023.
À noter que si la réalité virtuelle se développe et surtout se déploie petit à petit depuis plus de 10 ans, cette technologie reste pour l'instant un produit de niche. On se rappelle ses débuts timides dans les années 2010, mais qui avec l'arrivée des casque Oculus, maintenant propriété du groupe Meta, s'est grandement démocratisée. La pandémie de COVID 19 a également donné un coup de fouet aux ventes de ces casques. D'après le cabinet Deloitte, cette tendance à la hausse devrait continuer sur les deux prochaines années. En tout, il devrait y avoir prochainement 46 millions de casques en service. Et maintenant que la pénurie de composants commence à se résorber, les entreprises spécialisées dans la réalité virtuelle devraient être en mesure d'expédier davantage de produits en 2023 et en 2024.
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La Tech en 2023 : l'IA à la rescousse des semi-conducteurs ?
Dans un rapport publié fin novembre, le cabinet de conseil Deloitte donne ses grandes tendances pour le secteur de la tech en 2023. Semi-conducteurs, satellites, intelligence artificielle, plateformes de streaming, tout y passe. Aujourd'hui, je vous propose de voir comment l'intelligence artificielle pourrait sauver le secteur en grande souffrance des semi-conducteurs.
Pour l'avez peut-être remarqué si vous suivez ce podcast régulièrement, de plus en plus de fabricants de puces utilisent l'intelligence artificielle pour concevoir des puces plus rapidement tout en limitant les frais. Ainsi, le cabinet de conseil Deloitte estime que les principaux constructeurs de semi-conducteurs comme TSMC ou Intel par exemple, pourraient dépenser 300 millions de dollars dans des équipements d'IA afin d'améliorer la conception de leurs puces en 2023... un chiffre qui pourrait augmenter de 20 % chaque année jusqu'à dépasser les 500 millions de dollars en 2026.
À noter que l'impact de l'IA devrait être beaucoup plus large que la simple production de puces. Car dans de nombreux fantasmes, cette technologie permettrait de repousser les limites de la loi de Moore et de gagner énormément de temps et d'argent. Pour l'historique, en 1965, Gordon Moore, président d'Intel, prédisait que le nombre de composants d'une puce pourrait doubler tous les deux ans pendant des décennies. Une prédiction qui s'est avérée exacte, donnant lieu à de grandes avancées technologiques. Ceci dit, les fabricants font aujourd'hui face à un obstacle majeur : celui du plafond de verre. Ils ne parviennent à progresser que par petites touches, parfois anecdotiques. Ainsi, la conception assistée par intelligence artificielle peut être utilisée pour répondre à ce besoin de nouveauté et de production en quantité et même pourquoi pas, aider à combler la pénurie de personnel qualifié dans le domaine des puces.
D'autres évolutions pourraient également avoir lieu au niveau des composants. L'élément quasi-essentiel qu'est le silicium pourrait effectivement être remplacé par le nitrure de gallium et le carbure de silicium, deux matériaux qui semblent être plus adaptés aux tensions très élevées, mais aussi plus efficaces pour faire face à des applications de plus en plus courantes comme les batteries des véhicules électriques, les chargeurs des produits électroniques ou encore les panneaux solaires puissants.
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Data centers : que fait Amazon pour réduire sa consommation d'eau ?
La filiale Cloud d’Amazon a récemment présenté son plan d'action pour atténuer son impact carbone lors du AWS re:Invent 2022 à Las Vegas. Amazon Web Services a notamment pris l’engagement de restituer plus d’eau qu’elle n’en consomme d’ici la fin de la décennie, et cela, en menant à bien ce qu'elle appelle l’initiative « Water Positive ».
En moyenne, Amazon Web Services utilise un quart de litre d’eau par kilowattheure d’électricité dans ses centres de données. Si cette mesure ne vous parle pas trop, vous n'êtes pas sans savoir que l'industrie du Cloud est extrêmement consommatrice d'eau, plusieurs milliards de litres chaque année. Le plus inquiétant, c'est que d'ici 2025, la moitié de l'humanité pourrait faire face à des difficultés d'accès à l'eau potable. Dans ce contexte, AWS s'engage à rendre compte, chaque année, de sa mesure d’efficacité de l’utilisation de l’eau, ainsi que des efforts accomplis dans la réutilisation et le recyclage de l’eau utile à ses installations.
Pour commencer, l’entreprise explique avoir banni l’eau de refroidissement dans certains de ses centres de données, et ce, pendant une grande partie de l’année. En Irlande et en Suède, deux pays au climat plutôt frais, AWS n’utilise de l'eau que trois semaines par an environ pour refroidir ses data centers. Ensuite, un système de traitement de l’eau sur plusieurs sites permettrait également d'utiliser à de multiples reprises cette eau, provenant pour une partie de la collecte d'eaux de pluie. Par exemple, en Virginie du Nord, aux États-Unis, Amazon Web Services a collaboré avec Loudoun Water, la compagnie des eaux locale, pour devenir le premier opérateur de Cloud de l’État à être autorisé à utiliser de l’eau recyclée pour 20 de ses data centers.
Si après refroidissement, l'eau est techniquement usée, elle n'en reste pas moins sans danger pour de nombreuses applications. Ainsi, dans l’Etat de l'Oregon, AWS fournit jusqu’à 96 % de l’eau de refroidissement de ses centres aux agriculteurs, qui s’en servent gratuitement pour irriguer leurs cultures de blé, soja ou maïs. Au Royaume-Uni, l'entreprise travaille avec deux associations pour créer deux zones humides sur un affluent de la Tamise, qui constitue l’un des bassins-versants les plus importants outre-Manche. À l'avenir, les zones humides devraient recharger plus de 587 millions de litres d’eau souterraine par an d'après les estimations d'Amazon. L'objectif d'Amazon est désormais d’atteindre, d’ici 2040, la neutralité carbone, soit 10 ans avant l’objectif fixé par l’Accord de Paris. Si Amazon fait des efforts sur la question de l'eau à travers ces diverses mesures, reste désormais à savoir concrètement comment l'entreprise pourra redonner plus d'eau qu'elle n'en consomme... car après cette présentation à Vegas, force est de constater qu'il s'agit davantage d'une forme de compensation que de restituer plus d'eau qu'elle n'en consomme.
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Pourquoi les plateformes de streaming augmentent-elles leurs prix ?
Le marché du streaming vidéo est en proie à de grosses difficultés ces derniers mois, notamment financières, qui pousse les plateformes à augmenter les prix. Si la stratégie a toujours été la même pour tout le monde, à savoir attirer un maximum d'abonnés avec un tarif très attractif, il semblerait que le nombre d’abonnés actuels ne suffise plus à supporter les coûts d’investissements.
Tout d’abord, il faut noter que les coûts liés à la production de séries et films ne cessent de grimper. En effet, Netflix, Amazon Prime Video ou encore Disney+ doivent constamment proposer de nouvelles choses avec des budgets de 100 à 200 millions de dollars en moyenne par saison, sans parler des 450 millions investis dans la première saison de la série le Seigneur des Anneaux d’Amazon. Le problème pour ces plateformes de streaming, c’est qu'elles ne peuvent pas vendre les droits de leurs licences. Dans ce marché désormais hautement concurrentiel, l'exclusivité des droits est essentielle pour garder les utilisateurs. Vendre une licence peut rapporter beaucoup d’argent à court terme, mais si jamais la plateforme veut les racheter, cela pourrait être à un prix supérieur de la transaction initiale. Ce n’est pas donc stratégique. Par exemple, il se dit que Disney aurait dû débourser pas moins d'un milliard de dollars pour reprendre à Netflix les droits des personnages Marvel comme Daredevil ou Jessica Jones.
Autre point important, le ralentissement des inscriptions de nouveaux abonnés. Certes, Netflix et Disney continuent de recruter plusieurs millions d'abonnés chaque trimestre, mais les deux sociétés anticipent déjà un ralentissement des abonnements pour 2023. Pour continuer de grandir, les plateformes n'ont d'autre choix que de proposer de nouvelles offres notamment avec publicité. Netflix a été la première à lancer cette formule à 5,99 euros, et Disney suivra dans les prochaines semaines. En 2015, un abonnement Netflix coûtait environ huit euros. Des contenus en qualité HD sur deux écrans coûtent aujourd'hui plus de 13 euros et près de 18 euros pour quatre écrans et une qualité 4K. Amazon a récemment augmenté son tarif de 40 % incluant le service de livraison et la plateforme Amazon Prime Video. De son côté, Disney+ qui a été lancé à 6,99 euros, est désormais facturé 8,99 euros.
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Qu'est-ce que FakeCatcher, cette IA pour démasquer les deepfakes ?
La lutte contre les deepfakes compte aujourd'hui un nouvel acteur de taille : Intel ! Mi-novembre, le géant américain des semi-conducteurs a présenté FakeCatcher, son intelligence artificielle capable de détecter en temps réel des vidéos truquées.
C'est dans un communiqué de presse qu'Intel a dévoilé FakeCatcher, une plateforme dont l'objectif est de devenir, je cite le « premier détecteur de deepfakes en temps réel au monde qui renvoie des résultats en quelques millisecondes » fin de citation. Dans le détail, FakeCatcher a été conçu par Ilke Demir, chercheur chez Intel Labs, et Umur Ciftci, de l’Université de l’État de New York. L'ossature de FakeCatcher est composée de plusieurs outils et logiciels développés par Intel, comme OpenVino, Intel Integrated Performance Primitives et OpenCV. Ainsi, ce nouveau dispositif d’Intel basé sur la technique du deeplearning, apprentissage profond, se distingue des autres technologies de détection des visages par sa capacité à analyser, je cite « des blocs de vision ». En s’appuyant sur l’Open Visual Cloud et les processeurs Intel Xeon Scalable 3e génération, les développeurs ont gagné en vitesse, c'est-à-dire que FakeCatcher peut traiter simultanément jusqu’à 72 flux détectés dans un pixel vidéo. Voilà grossièrement résumé le côté technique de ce nouvel outil.
Ceci dit, si vous n'êtes pas familier avec les deepfakes, sachez que ces vidéos sont généralement montées par des personnes mal intentionnées, qui font notamment tenir des propos outranciers à leurs victimes. L'ancien président des États-Unis Barack Obama a notamment servi d'exemple il y a quelques années, tout comme l’opposant à Vladimir Putin, Alexeï Navalny, dont le visage avait été détourné pour servir la communication du gouvernement russe il y a quelques années. D’après le cabinet Gartner, les dépenses des entreprises liées à la cybersécurité s’élèveront à pratiquement 190 milliards de dollars en 2023, soit une hausse de plus de 11 % par rapport à cette année. À noter qu'Intel n'est pas le seul sur le marché des outils de détection de deepfakes. Facebook et Alphabet s'y essayent déjà depuis plusieurs années, quand Microsoft a fait son grand saut en septembre avec le Video Authenticator. Ceci dit, il convient de ne pas diaboliser totalement les deepfakes, étant donné que cela peut aussi servir, notamment au cinéma ou dans les séries pour faire apparaître un acteur décédé ou en rajeunir un autre par exemple.
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Vers une fin de Huawei en Europe ?
En cette fin d'année 2022, Huawei a pris la décision de se débarrasser de ses lobbyistes occidentaux, et par conséquent de réduire ses activités en Europe pour se recentrer sur son rayonnement en Chine.
Cette décision radicale a été prise dans un contexte bien précis, entre les sanctions des États-Unis et le désintérêt des européens pour ses produits, l'entreprise chinoise aurait changé je cite de « marché stratégique ». Huawei ne ferait plus les yeux doux à l'Europe, mais souhaiterait se recentrer sur son propre marché : la Chine, même si la marque devrait maintenir des relations avec quelques pays européens comme l'Allemagne, l'Espagne, ou encore la Hongrie. Ces états seraient en effet encore disposés à travailler avec l'entreprise, vue par beaucoup comme un risque pour la sécurité nationale.
Cette situation compliquée a été résumée par le fondateur de la société, Ren Zhengfei en juillet 2022, où il a exposé la montagne de défis auxquels l'entreprise a été confrontée ces trois dernières années. Il y a évidemment l'hostilité des États-Unis, les perturbations dues à la pandémie de Covid-19 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui ont bouleversé les chaînes d'approvisionnement et renforcé les inquiétudes de l'Europe quant à sa trop grande dépendance vis-à-vis de pays comme la Chine au niveau technologique. Mais ce n'est pas un secret, Huawei a toujours eu des ambitions mondiales, même si la donne a changé aujourd'hui, étant donné que l'entreprise se contente de survivre dans ce contexte difficile.
Selon le témoignage d'un cadre embauché par Huawei, je cite « aujourd'hui les occidentaux ne sont plus écoutés chez nous ». Le bureau de l'entreprise chinoise à Bruxelles était autrefois une véritable plaque tournante permettant à l'entreprise de faire pression contre les restrictions européennes. Ce bureau belge a tout simplement fini par fermer et les collaborateurs ont été transférés sur le site de Düsseldorf en Allemagne. Parmi les cadres européens récemment écartés, on retrouve le directeur de la communication pour la Belgique et ancien journaliste de la BBC Phil Herd. À Londres, Paul Harrison, directeur de la communication de Huawei au Royaume-Uni, a également quitté ses fonctions en octobre. Même chose à Paris avec le départ de Stéphane Curtelin. Reste à savoir si Huawei changera son fusil d'épaule prochainement ou si la Chine est définitivement sa nouvelle cible.
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Elon Musk lancera bientôt son propre smartphone ?
À la question, et si Twitter ne faisait plus partie des applications disponibles sur l'App Store d'Apple et le Play Store de Google, Elon Musk a une réponse toute trouvée. Le nouveau patron de Twitter serait tout à fait disposé à construire son propre smartphone pour barrer la route aux deux magasins d'applications les plus populaires, et ainsi continuer à proposer Twitter sur smartphone. Là, on est dans de l'anticipation, certes, mais ça vaut quand même le coup d’œil.
Peut-être verra-t-on bientôt la naissance du « tELONphone », un nom inventé par la commentatrice politique américaine conservatrice Liz Wheeler. Dans un sondage sur Twitter, tel un hommage à Elon Musk qui lui aussi adore les sondages Twitter, elle a demandé aux internautes si ces derniers seraient prêts à utiliser le téléphone fabriqué par l'homme le plus riche du monde si ce dernier venait à en lancer la production. Sur plus de 130 000 réponses, 51% des internautes ont répondu que oui, ils seraient prêts à se laisser tenter. De quoi alimenter la réflexion de celui qui est aussi le patron de Tesla et SpaceX. Tout cela intervient dans un contexte assez particulier, seulement quelques jours après que le fondateur et ancien PDG de Twitter, ait pris position en faveur de la création d'un nouveau système d'exploitation mobile, mais qui fonctionnerait uniquement avec du web. On peut notamment se souvenir de l'essai infructueux de Mozilla avec Firefox OS, dont le développement a été abandonné en 2016.
Pour l'heure, il n’est pas question que Twitter quitte l’App Store et le Google Play Store. Mais visiblement, Elon Musk ne semble pas insensible à l'idée de lancer son propre mobile avec son propre système d'exploitation. D'ailleurs, Musk serait particulièrement agacé par les 30% de commission de que les géants Américains prélèvent sur tous les achats dans les applications. En prenant en compte le fait qu'Elon Musk prévoit de faire payer le badge de certification bleu au prix de 8 euros par mois, si les internautes effectuent cette transaction sur mobile, Apple prélèvera par exemple 2,40 euros. Si Twitter était banni sur Android et iOS, la version web, quant à elle, subsisterait, mais forcerait un bon nombre d'internautes à modifier leurs habitudes. En résumé, c'est une affaire de gros sous comme toujours qui se joue ici. Fort d'une popularité clivante, certes, mais néanmoins très forte, Musk pourrait se lancer dans la construction d'un nouvel OS et donc d'un « tELONphone » comme baptisé par Liz Wheeler. Reste à savoir si après avoir racheté Twitter pour 44 milliards de dollars, l'homme le plus riche du monde serait prêt à se lancer dans une autre entreprise très coûteuse, où il n'a pour l'instant aucune expérience.
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Un premier disque dur boosté à l'IA ?
À mesure que les années avancent, les disques durs deviennent de plus en plus performants et permettent de stocker un volume de données toujours plus important. Ceci dit, les innovations physiques sont limitées, et il faut parfois incorporer d'autres technologies comme l'IA pour passer un cap. C'est en tout cas l'idée qu'a eu un chercheur de l'Université de Carnegie Mellon en Pennsylvanie avec ses élèves.
Pour augmenter les performances et les capacités de stockage d'un disque dur grâce à l'IA, ce professeur et ses élèves ont avant tout développé une puce permettant d'après le site Futura je cite « d’analyser les données pour optimiser directement leur stockage. La technologie repose sur une intelligence artificielle qui apprend d’elle-même comment mieux gérer les informations pour optimiser leur stockage et leur lecture » fin de citation. Futura nous rappelle par ailleurs que sur un disque dur ordinaire, les données enregistrées sont identifiées via une technologie de traitement de signal. Avec le renfort de l’IA, le processus de stockage devrait être optimisé, avec moins de perte d’espace de stockage, et des performances accrues. Dès lors, le temps de latence pour lire des données pourra être réduit avec ce procédé.
L'équipe universitaire explique que cette puce est basée sur un réseau neuronal, et qu'un premier prototype devrait arriver avant la fin de l’année. Si elle tient toutes ses promesses, cette puce pourrait tout simplement révolutionner le milieu des disques durs, et donc plus largement de la tech avec le cloud. Ainsi, les constructeurs de disques durs observent ces changements avec beaucoup d'intérêt et se disent même surpris qu’un laboratoire d’université ait été capable de créer un tel prototype. Vous l'avez remarqué, l'université est restée quelque peu avare de détails concernant le fonctionnement précis de cette technologie. Reste à savoir si un article précis permettant d'en savoir davantage sera publié ou si l'innovation restera plus ou moins secrète dans le but de la commercialiser d'ici quelque temps.
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Alexa coûte 10 milliards de dollars à Amazon ?
Parmi tous les assistants vocaux, Alexa d’Amazon est sans doute celui qui a le plus attiré l’attention ces dernières années, que ce soit pour sa technologie ou ses différents scandales. Ceci dit, cet épisode pourrait bien être l’un des derniers qui y est consacré, tout simplement parce qu’Alexa pourrait disparaître prochainement.
Il n’y a pas encore si longtemps, en 2014, Amazon présentait Alexa, son assistant vocal. Huit ans plus tard, c’est avec une certaine surprise que l’on apprend qu’Alexa n’a jamais vraiment rapporté d'argent à Amazon. D’après le média spécialisé Business Insider, lors du premier trimestre de 2022, la branche « Worldwide Digital » dont font partie les divisions Alexa et Amazon Prime Video, aurait perdu 3 milliards de dollars, et cela je cite « en grande partie à cause d’Alexa ». Une perte deux fois plus importante que n’importe quel autre département du GAFAM, et qui au total, devrait atteindre les 10 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2022.
D’après les informations de Business Insider qui a pu discuter avec une douzaine d’employés, la crise causée par Alexa serait profonde. L’un d’eux estime que l’assistant vocal a été je cite « une opportunité gâchée » fin de citation. Pour lui, c’est le manque d’imagination autour de son écosystème qui aurait enterré Alexa avant l’heure. Ce même employé explique que depuis fin 2019, la division « Wordwide Digital » aurait cessé d’embaucher et que le patron Jeff Bezos n’aurait plus aucun intérêt pour Alexa depuis bientôt trois ans. Depuis son départ, son successeur, Andy Jassy, n’y porterait pas plus d’attention non plus. En clair, le principal problème d’Alexa serait la difficulté à monétiser ces services. Concernant les enceintes sur lesquelles est proposée Alexa, plus précisément les modèles Echo qui sont les plus vendus, Amazon les proposerait à prix coûtant d’après un document interne pour je cite « faire de l'argent quand les gens utilisent nos appareils, pas quand ils les achètent » fin de citation.
Ainsi, Amazon n’a visiblement pas trouvé la bonne formule pour monétiser Alexa… ce qui s’en ressent sur la santé financière de l’entreprise. Depuis le début de l’année, le cours de l’action a chuté de plus de 47 %, ce qui a poussé les dirigeants à licencier prochainement près de 10 000 employés. À noter qu’Alexa compterait 71,6 millions d’utilisateurs, contre 77,6 millions pour Siri d’Apple et 81,5 millions pour l’Assistant Google, d’après Business Insider.
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Google paye des éditeurs pour rester sur Play Store ?
Entre le Google Play Store ou l'App Store d'Apple, lequel propose le catalogue le plus fourni ? Si vous pensez à Google, vous aurez probablement raison. Ceci dit, le GAFAM est aujourd'hui accusé d'avoir payé des éditeurs d'applications pour favoriser son magasin d'application. Une forme de concurrence déloyale qui remonte à plusieurs années et qui aujourd'hui refait surface.
Selon un document transmis à la justice américaine dans le cadre du procès qui oppose Google et Epic Games depuis 2020, le moteur de recherche aurait payé au moins 24 éditeurs d'applications pour empêcher qu'une autre plateforme similaire au Play Store ne voit le jour. Dans le détail, Google et Activision Blizzard auraient conclu un accord de 360 millions de dollars sur trois ans pour que l'éditeur reste exclusivement sur le Play Store et ne développe pas son propre launcher sur mobile, qui pourrait ainsi regrouper des jeux comme comme Call of Duty Mobile ou Hearthstone qui appartiennent à Activision Blizzard. Même scénario du côté avec Tencent Holdings Ltd. pour que Riots Games, le développeur de League of Legends: Wild Rift et Legends of Runeterra reste lui aussi fidèle au Play Store, et cela, contre environ 30 millions de dollars par an. Nintendo et Ubisoft auraient également conclu un accord d'exclusivité avec Google.
En fait, en gardant ces applications populaires sur sa plateforme, Google s'assure le versement d'une commission pour les microtransactions et abonnements payés par les utilisateurs. À noter que cette pratique consistant à payer les développeurs pour rester sur le Play Store porterait carrément un nom en interne : Project Hug. Détail très intéressant, Google offrirait majoritairement à ses partenaires des crédits pour acheter de la publicité sur son moteur de recherche ou encore sur YouTube, ainsi que pour bénéficier de ses offres Cloud à prix réduit. Ceci dit, rappelez-vous que toutes ces révélations ont eu lieu dans le cadre du procès opposant Epic Games à Google depuis deux ans. D'après Epic Games, de tels accords nuisent à la concurrence, et entraînent une augmentation des prix tout en détériorant l'innovation. Pour sa part Activision Blizzard a formellement nié ces affirmations, je cite « Google ne nous a jamais demandé ou fait pression sur nous pour ne pas concurrencer Google Play ». Reste à savoir ce que la justice américaine fera du document qui lui a été transmis et si une éventuelle enquête sera ouverte contre Google.
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Coupe du Monde : les téléphones des supporters surveillés par le Qatar ?
C'est une Coupe du Monde de football controversé qui vient de débuter au Qatar fin novembre. Parmi les scandales qui éclaboussent le pays hôte, on trouve la climatisation dans les stades, anti-écologique, des suspicions de corruption lors de l'attribution de la compétition en 2010, le coup environnemental gigantesque lié à la construction des stades ainsi que les milliers de morts sur les chantiers, ou encore, le mépris des droits humains et des minorités. Mais d'après la Cnil, le gendarme français des libertés individuelles et de la protection des données personnelles, l'espionnage des smartphones des supporters aurait également été massivement déployé.
Un porte-parole de la Cnil affirme au média Politico que toute personne qui compte se rendre au Qatar aurait tout intérêt à voyager avec un téléphone vierge, ou un ancien téléphone réinitialisé. Une précaution qui permettrait d'éviter que des photos, vidéos ou œuvres numériques ne mette son propriétaire en difficulté avec la législation du Qatar, qui, il faut bien le dire est assez stricte. Faire preuve de précaution, pourquoi pas... mais surtout pourquoi ? Et bien parce qu'à leur arrivée, les voyageurs étrangers doivent télécharger deux applications mobiles : l'application officielle de la Coupe du monde Hayya et l'application de suivi Covid Ehteraz. Sauf que d'après plusieurs experts rencontrés par Politico, il s'agirait de logiciels espions.
Dans le détail, ces deux spywares présumés fourniraient aux autorités locales un accès aux données personnelles stockées dans le téléphone. Pire, les autorités Qataris pourraient carrément consulter le contenu complet du téléphone, le modifier ou carrément le supprimer, et même passer des appels ! Sans nommer directement le Qatar, la Cnil pour sa part a mis en ligne une liste de conseils pour ceux qui voyagent à l'étranger dans des pays où la protection des données n'est pas assurée. Il est ainsi conseillé de verrouiller ses comptes sur les réseaux sociaux avant d’atterrir à Doha, et d'installer seulement au dernier moment les deux applications, avant de les désinstaller dès le retour chez soi. Mais surtout, une fois sur place, il est conseillé de garder son téléphone sur soi en permanence et de ne jamais le laisser à un inconnu. Dans le même sens, il est recommandé de je cite « limiter au strict nécessaire ses connexions à des services nécessitant une authentification » fin de citation. Enfin, il faut également être très vigilant quant aux photos et aux messages que l'on poste, plus particulièrement en ce qui concerne les opinions politiques ou religieuses, et même son orientation sexuelle, afin d'éviter des soucis avec les autorités du Qatar, très sensible sur ces questions.
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Lockbit : l'un des pirates fondateurs arrêté ?
On l'a appris il y a quelques jours seulement, un pirate russo-canadien soupçonné d'être l'un des fondateurs du terrible ransomware Lockbit a été arrêté le 26 octobre au Canada. Un gros coup qui affectera sans doute les activités malveillantes liées à Lockbit, utilisé pour voler des données et paralyser les systèmes informatiques de grandes entreprises, voir même d’hôpitaux dans le monde, y compris en France. On vous résume tout ça dans cet épisode.
C'est une prise quasi-exceptionnelle que vienne de faire les autorités canadiennes. En effet, elles ont arrêté un certain Mikhael Vasiliev, ressortissant russo-canadien de 33 ans, soupçonné d'être l'un des auteurs du fameux ransomware ou rançongiciel en français, le fameux Lockbit. Pour être précis, l'arrestation a été possible grâce à la collaboration de sept pays, sur une enquête qui a duré deux ans, avec en chef de file le FBI, Europol, la police canadienne et la gendarmerie française. Au total, l'homme serait impliqué dans plus de 2 000 attaques à travers le monde, et réclamait des rançons allant de 5 à 70 millions d'euros. Si vous ne connaissez pas le principe des rançongiciel, il s'agit comme son nom l'indique d'un logiciel que les pirates installent sur l'ordinateur de la victime, voir même sur un réseau entier, comme dans les entreprises, bloquant l'utilisation de l'appareil, et réclamant une rançon pour libérer les commandes, au risque que celles-ci soient tout simplement effacées si la rançon n'est pas versée aux pirates.
Depuis son arrestation, Vasiliev ne se serait pas contenté seulement de faire du chantage avec Lockbit... il aurait également travaillé pour d'autres groupes de hackers, dont Blackcat, Ragnarlocker ou encore Darkside pour les connaisseurs. Ce dernier devrait prochainement être extradé vers les États-Unis. En France, le parquet de Paris indique que 115 des victimes sont françaises. Parmi les attaques ayant eu lieu dans l'Hexagone, on se souvient évidemment de l'attaque ayant visé l'hôpital de Corbeil-Essonnes, dont les systèmes informatiques ont été paralysés cet été. L'hôpital n'ayant pas versé la rançon de 10 millions de dollars demandée, les hackers ont publié les données volées. Ceci dit, l'hôpital ne s'en est pas sorti à si bon compte, puisqu'une enveloppe de près de 7 millions d'euros est désormais nécessaire pour complètement reconstruire le système informatique et le sécuriser... une opération qui ne devrait pas être achevée avant la fin de l'année 2023 À noter que le groupe derrière Lockbit continue de sévir malgré l'arrestation de Vasiliev. Depuis l'arrestation, Thales et le fabricant de pneu Continental ont annoncé avoir été victimes de Lockbit.
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Une IA pour découvrir votre visage si vous étiez d'une ancienne civilisation ?
Que diriez-vous si l'on vous proposait de découvrir à quoi ressemblerait votre visage si vous aviez vécu dans le passé dans une ancienne civilisation ? C'est très exactement ce que vous propose AI Time Machine, littéralement la machine à voyager dans le temps carburant à l'intelligence articielle. Un outil plutôt ludique et très pratique pour s'imaginer vivre au sein d'une ancienne civilisation, inca, viking ou encore romain sous l'empire.
Plutôt que d'investir dans des costumes pour vous déguiser et ressembler à un alter-ego d'une autre époque, utilisez plutôt AI Time Machine, l'outil proposé par la société de généalogie MyHeritage. Ce dernier nom vous dit peut-être quelque chose par ailleurs étant donné qu'il a été au centre d'une grande campagne de publicité entre 2017 et 2018 auprès de nombreux influenceurs, notamment sur Youtube. En clair, l'outil utilise des photos de vous pour ensuite générer des portraits tels qui vous montrent alors à quoi vous pourriez ressembler si vous aviez vécu à une autre période historique. On reconnaît là le secteur d'activité de My Heritage qui propose par un simple test salivaire de retracer vos origines en cherchant vos racines dans votre ADN. Au total, l'outil propose plusieurs dizaines de thèmes.
Pour les connaisseurs, l’IA se base sur le modèle d'apprentissage profond Stable Diffusion. D'ailleurs, l'un des secrets de cette Time Machine est la multiplication des sources afin de pouvoir modéliser correctement votre visage. En clair, il faut charger au minimum dix photos dans la machine. Pour un résultat encore plus précis, vous pouvez en ajouter jusqu'à 25. Le site AI Time Machine recommande d'ailleurs trois photos de la tête au pied, cinq avec le torse, dix en gros plan et deux de profil. Au final, plus les images sont variées dans la pose et l'expression du visage, plus les images générées seront réalistes. Côté protection des données, MyHeritage indique que les photos ne sont pas partagées, et que si vous ne créez pas de compte, elles sont automatiquement supprimées des serveurs. Le site propose aussi d'autres outils pour modifier ses photos, dont Deep Nostalgia, une IA qui anime de vieilles photos de famille. Vous pouvez aussi utiliser l'IA pour coloriser des photos en noir et blanc, améliorer la résolution, ou encore créer une vidéo d'un ancêtre qui raconte sa vie. Bref, MyHeritage est tout simplement en train de rendre le passé vivant, ludique et créatif grâce à l'IA. À vous de juger si cela vaut effectivement le coup ou pas. Pour les curieux, le site de AI Time Machine est dans la description de cet épisode sur votre plateforme d'écoute.
Site : https://www.myheritage.fr/ai-time-machine
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Chine : les entreprises obligées de partager les données des utilisateurs ?
Le gouvernement chinois continue de resserrer les vis et d'asseoir son contrôle sur les données personnelles de ses citoyens, mais aussi plus globalement sur toutes les activités des géants technologiques en Chine. Ainsi, la Banque centrale de Chine tente d'obliger les géants du web à partager les données de leurs utilisateurs, qu'ils soient Chinois ou étranger.
Pour le contexte, en étant réélu à la tête du Parti Communiste, le président Xi Jinping a décidé de mettre en place un système de contrôle des données dans son plan de construction d'une économie plus « étatique ». Tout cela a commencé avec le bannissement de toutes les activités liées aux cryptomonnaies. Désormais, la Banque centrale de Chine ordonne à Tencent, Alibaba, Baidu ou encore ByteDance de partager les données des utilisateurs. Sans cacher ses intentions, le gouvernement veut avoir accès à l'ensemble des données que possèdent ses géants de la tech avant décembre 2022, date butoir pour se conformer à cette nouvelle règle.
À noter toutefois que d'après le Financial Times, la Banque centrale de Chine aurait beaucoup de mal à faire appliquer cette décision. Les grandes entreprises ne seraient en effet pas du tout enthousiaste à l'idée de céder ces précieuses informations sous la contrainte à leur gouvernement. Ainsi, le Parti Communiste devrait tout simplement proposer à ces entreprises de leur acheter ces données, exactement comme un tiers pourrait le faire avec des fichiers clients pour faire de la pub. D'après plusieurs sources, Pékin cherche à évaluer la solvabilité des citoyens empruntant de l'argent aux banques. Concrètement, de nombreuses banques chinoises, en particulier régionales, s'appuient sur les données des utilisateurs et les outils analytiques des sociétés Internet pour identifier les personnes capables de rembourser leur prêt ou non. D'après une étude de l'Université Renmin de Pékin dont je vous passe le détail tant c'est complexe et difficile à interpréter, les géants de la tech devraient subir une augmentation de 8 % de l'ensemble de leurs coûts après l'entrée en vigueur de la loi sur le partage des données. D'après plusieurs analystes, « le gouvernement considérerait les données comme un bien précieux, mais les fonctionnaires n'auraient pas la capacité de gérer efficacement les données, ce qui risquerait tout simplement de tuer l'industrie chinoise d'après eux. Reste à savoir si le gouvernement ira au bout de son idée, si Tencent et compagnies se soumettront à cette loi, et quelles seront les conséquences sur l'industrie chinoise.
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Amazon perd 1000 milliards de dollars de valorisation ?
Les GAFAM sont-ils en train de perdre de leur superbe et de leur toute-puissance ? Voilà une question que l'on est en droit de se poser vu la chute vertigineuse de certaines société en bourse sur l'année 2021-2022. Exemple le plus frappant de cette dégringolade, Amazon a perdu plus de la moitié de sa valorisation en bourse, soit plus de 1000 milliards de dollars.
Si Amazon est devenue la première société au monde cotée en Bourse perdre 1 000 milliards de dollars à valorisation, le plus impressionnant, c'est que cette chute a eu lieu en seulement un an et demi. Conséquence, Amazon est aujourd'hui valorisée à « seulement » 879 milliards de dollars, bien loin des 1 880 milliards de dollars qu'elle valait en juillet 2021. En effet, cette valorisation record avait notamment été atteinte à la faveur de la crise sanitaire et des confinements qui ont forcé les consommateurs à chambouler au moins temporairement leurs habitudes, optant massivement pour la livraison à domicile à défaut de pouvoir sortir dehors. Aujourd'hui, l'entreprise de Jeff Bezos connaît une période bien plus troublée avec un fort ralentissement de la croissance du commerce électronique... En effet, il semblerait que les consommateurs recommencent à acheter en magasin. De plus, l'inflation a fait chuter les commandes, tandis que les coûts de stockage, de paquetage et de transport des produits eux augmentent.
Mis bout à bout, tous ces éléments ont poussé les investisseurs à la prudence, ce qui a fait chavirer Amazon en bourse. D'après le média spécialisé Bloomberg, Jeff Bezos aurait perdu au moins 83 milliards de dollars de fortune depuis le début de l'année 2022. Dans son dernier rapport financier, Amazon anticipe un dernier trimestre 2022 très difficile, malgré les fêtes de fin d'année où l'entreprise réalise normalement un gros chiffre d'affaire. Au total, GAFAM et autres géants de la tech américaine auraient perdu 4 000 milliards de dollars de valorisation en 2022. Juste derrière Amazon, c'est Microsoft qui enregistre la perte la plus importante avec 889 milliards de dollars de valorisation perdue par rapport à novembre 2021.
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