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Une entreprise française remplace ses employés par de l’IA ?
La technologie, comme le pensent certains, va-t-elle engendrer une destruction massive d'emplois ? Bien que pour beaucoup, l'impact social de l'IA soit exagéré, ses conséquences commencent à se manifester à travers le monde, y compris en France. C'est ce que montre le plan de licenciement annoncé par Onclusive, une entreprise spécialisée dans la veille médiatique. D'ici juin 2024, 217 emplois au sein de la société seront supprimés et remplacés par des logiciels d'IA.
Ce sont principalement les personnes responsables de la création de revues de presse pour les clients d'Onclusive qui seront touchées. La direction affirme que cette restructuration permettra de fournir un service plus rapide et fiable. Cependant, du côté des employés, les inquiétudes sont évidemment bien présentes. Une représentante du personnel s'alarme en déclarant qu'il n'y aura presque plus de travail humain.
Les postes qui seront automatisés, ceux impliqués dans l'agrégation de données, correspondent parfaitement aux capacités de l'intelligence artificielle. Même si l'IA est encore loin de pouvoir tout accomplir, il semble que nous soyons seulement aux prémices d'une transformation majeure de nombreux emplois, comme l'a montré une entreprise indienne qui a licencié 90 % de ses salariés du service client au profit de l'IA. Les représentants syndicaux sont conscients des métiers qui pourraient être les plus vulnérables à l'avenir, en mettant en garde contre les menaces pesant sur les emplois intellectuels lors d'une discussion avec France Info. Pour les employés, il est désormais temps de considérer des possibilités de reclassement, une transition pour laquelle Onclusive a fait appel à une société spécialisée dans le domaine.
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Crypto : 11 000 ans de prison pour une arnaque ?
En 2017, Koineks, une plate-forme d'échanges de crypto-monnaies, voit le jour en Turquie. Suite à son succès, elle change de nom en mars 2020 pour devenir Thodex, attirant de nombreux clients grâce à une campagne publicitaire et des promesses alléchantes. Entre le 15 mars et le 15 avril 2021, une grande campagne promotionnelle est lancée, offrant 150 Dogecoin, une crypto-monnaie soutenue par Elon Musk, à chaque nouvel adhérent de Thodex. Les clients s'attendent alors à une forte hausse de la valeur du Dogecoin. Cependant, le 21 avril 2021, Thodex suspend brusquement toutes ses activités, annonçant qu'elles reprendront cinq jours plus tard, le temps de régler une affaire avec des investisseurs externes. Pendant cette période, Faruk Fatih Özer, le fondateur de la plate-forme, vide les comptes de près de 400 000 utilisateurs, soit environ 2 milliards de dollars, avant de s'enfuir de Turquie. Tout cela s'avère être une escroquerie.
En août 2022, l'arrestation de l'escroc est annoncée. Il a été retrouvé en Albanie et extradé en Turquie en avril de la même année. Il est inculpé aux côtés de 20 autres personnes. La peine de prison infligée à Faruk Fatih Özer est ahurissante : 11 196 ans, 10 mois et 15 jours. Le tribunal déclare que Thodex avait été conçu dès le départ comme une organisation criminelle dans le but de commettre frauduleusement des actes financiers répréhensibles.
Parmi les 21 accusés, 16 ont été acquittés. Il convient de noter que la Turquie n'est pas étrangère à de telles peines extraordinaires. Par exemple, Adnan Oktar, un gourou reconnu coupable de plusieurs crimes, a été condamné à 8 600 ans de prison. Cependant, cela reste bien en deçà du record détenu par le facteur espagnol Gabriel March Granados, qui a écopé de 384 912 ans de prison pour avoir négligé la distribution du courrier pendant plusieurs années. À noter que, finalement, il n'en a purgé que 14.
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Le Bitcoin va-t-il bientôt s’envoler à 185 000 dollars ?
Le dernier record historique du Bitcoin remonte à novembre 2021, lorsque la valeur de la cryptomonnaie avait flirté avec les 70 000 dollars. Depuis, son cours a connu des turbulences, notamment en raison de la fermeture de FTX. Ces derniers mois, le Bitcoin a stagné entre 25 et 30 000 dollars, en attente d'un nouvel élan. Et justement, de nombreux observateurs anticipent une reprise progressive du Bitcoin dans les mois à venir. Pour la plateforme Wirex, de possibles nouveaux records seraient à prévoir aux alentours du printemps 2024.
Mais alors, qu'est-ce qui pourrait précipiter cette hausse ? Pour certains experts, tout dépendrait de l'approbation ou non du premier ETF Bitcoin. Un ETF (Exchange-Traded Fund) est un fonds négocié en bourse. Dans le cas d'un ETF Bitcoin, les investisseurs pourraient accéder à la cryptomonnaie sans avoir à en détenir dans un portefeuille numérique. Cette approche cible principalement les investisseurs institutionnels qui investissent des sommes considérables dans ce genre d’actif.
Plusieurs entreprises ont soumis des demandes pour la création d'ETF liés au Bitcoin auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission), l'organisme de régulation financier des États-Unis. Cependant, la SEC n'a pas encore rendu de décision définitive. Selon les experts du marché, l'introduction d'un ETF Bitcoin pourrait entraîner un afflux massif d'investissements. En théorie, de nombreux acteurs chercheraient à profiter de cet ETF pour accéder au Bitcoin. Pour l’expert Thomas Jong Lee, la demande de Bitcoin pourrait dépasser la quantité de cryptomonnaie disponible sur le marché, faisant mécaniquement augmenter sa valeur. Et le média spécialisé Bloomberg, il y a actuellement 95 % de chances que la SEC approuve la création d'un ETF Bitcoin aux États-Unis, suite à plusieurs décisions de justice allant en ce sens.
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Dogecoin : quel est vraiment son lien avec Elon Musk ?
D’après les révélations d’une nouvelle biographie, Elon Musk n'a pas seulement joué avec le cours du Dogecoin. Le nouveau dirigeant de Twitter aurait carrément financé en secret son développement avec l’objectif d’utiliser sa blockchain pour son réseau social X.
Intitulé sobrement "Elon Musk : par Walter Isaacson", ce livre aborde notamment les liens entre le nouveau dirigeant de Twitter (devenu X) et le Dogecoin, cette cryptomonnaie née d'une simple blague en 2014. Par le passé, Elon Musk s'est souvent amusé à faire fluctuer le cours du Dogecoin. Par exemple, entre 2020 et 2022, Musk a plusieurs fois vanté les mérites de la cryptomonnaie, et a même annoncé son intention d'envoyer cette crypto sur la lune grâce à SpaceX. On se souvient aussi de son annonce comme quoi Tesla acceptait les paiements en Dogecoin sur sa boutique en ligne. Mais plus récemment, c’est le logo de Twitter qui avait brièvement été remplacé par celui du Dogecoin, ce qui avait temporairement fait monter la valeur du jeton.
Dans un extrait de la biographie envoyé au Wall Street, Walter Isaacson révèle qu'Elon Musk est beaucoup plus impliqué dans le Dogecoin que ce que l'on pensait. Selon lui, l'entrepreneur a je cite "discrètement financé son développement" fin de citation. Cela dit, on ne sait pas si le milliardaire a investi avec son propre argent dès le début du projet ou s'il s'est contenté de financer l'évolution récente du Dogecoin. Isaacson affirme qu'Elon Musk a étudié la possibilité de créer je cite un "système de médias sociaux blockchain [capable de gérer] des paiements et de courts messages texte comme Twitter" fin de citation. En clair, Musk aurait envisagé de lancer une version de X basée sur la blockchain, la technologie sur laquelle s’appuie les cryptomonnaies pour tracer les transactions entre autres. À noter qu’un système de paiement utilisant le Dogecoin aurait également été envisagé pour être intégré à l’écosystème Musk (Tesla, Space X, Starlink, Twitter…) Jusqu'à présent, les liens entre le milliardaire et le Dogecoin n'étaient que des spéculations, mais suite à ces révélations le cours de la cryptomonnaie a connu une légère hausse, mais plus que sa valeur, cette information a surtout entraîné une augmentation de 165 % des recherches concernant le mot Dogecoin sur Google.
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TikTok aura bientôt aussi une messagerie digne de ce nom ?
TikTok, qui on le rappelle a récemment commencé à stocker les données personnelles de ses utilisateurs européens sur le Vieux Continent, envisage de développer de nouvelles fonctionnalités au-delà des simples vidéos virales. La filiale de ByteDance prévoit également d'améliorer sa messagerie pour favoriser la présence et le partage de contenu sur TikTok.
Clairement, les dirigeants de TikTok craignent que les utilisateurs de la plateforme partagent leurs vidéos sur d'autres réseaux sociaux pour interagir avec leurs amis, ce qui pourrait potentiellement bénéficier à des concurrents directs tels que Facebook, WhatsApp, Instagram et Messenger, tous issus de l'écosystème Meta. Une pratique qui empêche TikTok de garder ses utilisateurs concentrés sur ses contenus, mais dont l'ampleur de l’impact reste encore incertains. En sommes, L'objectif de TikTok est de créer des liens sociaux significatifs entre ses utilisateurs tout en maintenant son orientation divertissement. Pour atteindre cet objectif, la plateforme prévoit de recruter des ingénieurs et des chefs de produit spécialisés dans le développement de nouvelles fonctionnalités d'interaction sociale, à la fois sur iOS et Android. Cela comprendrait une amélioration de la messagerie privée pour favoriser la connexion entre les utilisateurs.
D’ailleurs, la messagerie directe de TikTok (les fameux DM) est actuellement limitée, étant même inaccessible aux utilisateurs de moins de 16 ans, tandis que ceux âgés de 16 à 18 ans peuvent faire l'objet de restrictions. TikTok envisage de la rendre plus riche pour offrir une expérience immersive améliorée. Cependant, la plateforme reconnaît que sa messagerie n’en est encore qu’au stade préliminaire de son développement. Le défi consiste à la faire évoluer tout en préservant l'identité propre de la plateforme. Il est important de noter que TikTok n’est pas la seule entreprise engagée dans cette voie, faisant face à la concurrence d’Instagram, également obsédé par la meilleure façon de conserver l’attention de ses utilisateurs.
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OpenAI et Microsoft : les IA entraînées avec nos données volées ?
OpenAI et Microsoft, deux géants de l'intelligence artificielle, font face à de nouvelles poursuites aux États-Unis. En effet, deux ingénieurs logiciels ont porté plainte contre ces entreprises, expliquant qu’elles avaient utilisé des informations personnelles obtenues de manière illégale auprès de centaines de millions d'internautes pour entraîner leurs IA comme ChatGPT ou encore DALL-E.
La plainte, déposée le 5 septembre dernier devant le tribunal fédéral de San Francisco, affirme que les données ont été collectées par OpenAI et Microsoft sur les réseaux sociaux, grâce aux cookies, aux données analytiques, ainsi que sur d'autres sites et applications. Cette pratique est accusée de violer plusieurs lois sur la protection de la vie privée. Les deux ingénieurs demandent au tribunal des dommages et intérêts dont le montant n'a pas été précisé. Ils souhaitent également que les entreprises accusées prennent des mesures pour mettre fin à l'utilisation abusive des données personnelles.
Cette plainte présente des similitudes avec une précédente déposée en juin par le cabinet d'avocats Clarkson, qui mettait davantage l'accent sur l'intérêt public. Selon Reuters, de nombreuses pages de ces affaires seraient quasiment identiques. Il s'agit donc d'un nouvel exemple où les géants de la tech se retrouvent confrontés à des poursuites judiciaires pour leurs systèmes d'IA générative. OpenAI, Microsoft, Google et Stability AI, entre autres, ont déjà été poursuivis pour avoir prélevé des données sur le Web et des informations protégées par le droit d'auteur.
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USA : une nouvelle ville 100% dédiée aux GAFAM ?
S’il y a un endroit sur Terre qui nous fait penser à l’industrie technologique quand on en prononce le nom, c’est bien la Silicon Valley en Californie. En effet, on y trouve depuis plusieurs décennies maintenant de grandes entreprises comme Google à Mountain View, Apple à Cupertino ou encore Netflix à Los Gatos… Et au fil des années, la baie de San Francisco a fini par attirer l’immense majorité des emplois dans la tech, faisant inexorablement grimper les prix de l’immobilier jusqu’à devenir aujourd’hui inabordable pour de nombreux travailleurs. Pour remédier à cela, une jeune entreprise du nom de Flannery, ambitionne de construire une toute nouvelle ville au sein de la Silicon Valley, regroupant les employés des GAFAM et autres entreprises de la tech.
Concrètement, l’idée est simple : acheter des dizaines de milliers d’hectares à environ 100 km au nord de San Francisco afin de les transformer en une immense métropole où viendraient s’installer les ingénieurs de la Silicon Valley. La ville a été pensée pour être principalement piétonne et alimentée par des énergies renouvelables. Au total, Flannery a déjà acheté pour plus de 800 millions de dollars de terrain.
Ceci dit, qui se cache derrière Flanney, cette petite entreprise inconnue dont l’activité a commencé en 2017 ? Et bien d’après le New York Times, cette société d’investissement a été créée par Jan Sramek, un ancien trader de 36 ans ayant travaillé à Goldman Sachs, et qui a convaincu plusieurs grands noms de la tech d’investir dans le projet. Parmi eux, Reid Hoffman le fondateur de LinkedIn, Marc Andreessen et Chris Dixon deux investisseurs, Patrick et John Collison les cofondateurs de Stripe, Laurene Powell Jobs d’Emerson Collective, ou encore Nat Friedman et Daniel Gross deux anciens patrons devenus investisseurs.
C’est donc en toute discrétion que Flannery a acheté du terrain au fil des années. Cette dernière a négocié deal après deal auprès des propriétaires, notamment des agriculteurs, offrant souvent des sommes d’argent colossales en échange des terres, mais sans jamais divulguer ses ambitions. Ce n’est que très récemment que la firme a fini par communiquer publiquement, confirmant que l’entreprise est composée je cite de « Californiens qui croient que l’avenir du comté de Solano et de la Californie sera radieux » fin de citation. La ville, qui n’a pas encore de nom, pourrait donc enfin résoudre le problème de logement de San Francisco et des alentours, en offrant aux ingénieurs des loyers et un immobilier plus abordables, en plus de mettre fin aux nombreux litiges entre les firmes et les autorités locales lors de leurs projets respectifs d’expansion. Reste à savoir quand les premiers travaux commenceront.
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Italie : le pire exemple pour lutter contre les IPTV ?
La lutte contre le piratage ressemble bien souvent à une bataille sans fin. Dès qu’un site illégal ferme, deux autres apparaissent pour prendre le relais. Au final, il faut bien souvent passer la loi afin d’avoir un impact concret et de vrais résultats dans ce combat. Par exemple, révéler publiquement l’existence d’un site illégal peut conduire à des sanctions sévères pour les créateurs de ces derniers. C’est justement la stratégie qu’a tenté de mettre en place l’Italie dans le but de mettre fin aux retransmissions illégales de rencontres sportives, en particulier de football.
En juin dernier, les législateurs italiens ont élaboré une loi radicale visant à bloquer les services d'IPTV pirates. Le service de streaming DAZN, spécialisé dans le sport, a d’ailleurs appelé à accélérer le processus en précisant que le piratage coûtait chaque jour plus de 800 000 € à l'industrie du streaming. Adoptée le 14 juillet, cette loi est entrée en vigueur le 8 août, soit 11 jours avant le début du championnat de la Serie A, l'équivalent de la Ligue 1 de football en Italie.
Le 8 août, de nombreux services et entreprises espéraient donc la fin des IPTV pirates, privant ainsi ceux qui les ont achetés de suivre les matchs sans s’acquitter d’un abonnement autrement plus coûteux que celui d’une IPTV. Pour rappel, l’Italie punie d’une amende de 5000€ toute personne étant abonnée à un service d’IPTV. Encore faut-il identifier les clients, et surtout, que le blocage fonctionne réellement ! Car même si dès son entrée en vigueur, le système a relevé environ 100 violations de la loi, aucune action n'a été entreprise par les autorités italiennes. Aucun blocage n'a été déclenché et aucune sanction n'a été infligée. Parmi les raisons de cet échec, il y a l'obligation pour les entreprises responsables de ces blocages de se réunir autour d'une "table ronde technique" avant d'agir. Une mesure obligatoire étant donné que le blocage de la diffusion en streaming peut parfois affecter par erreur d’autres services légitimes. Certains critiquent également le gouvernement italien pour ne pas avoir agi suffisamment tôt afin de permettre une meilleure préparation en amont. Finalement, le système devrait être pleinement opérationnel en octobre. Selon une source proche du dossier, cette plate-forme serait "révolutionnaire et résoudra le problème du piratage numérique"… Affaire à suivre puisque pour l’instant et jusqu’à preuve du contraire, cela reste un beau raté enrobé d’une jolie communication.
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Peut-on acheter un nom de domaine pour 100 ans ?
Avez-vous déjà créé votre propre site ? Qu’il s’agisse d’une vitrine professionnelle pour montrer vos talents, une boutique pour votre commerce ou même un site personnel pas forcément destiné à être partagé avec le grand public ? Si oui, alors vous avez forcément été confronté à ce qu’on appelle le nom de domaine. Il s’agit en gros de l’adresse de votre site internet, comme google.com ou facebook.com par exemple. Un nom de domaine peut être acheter pour un an ou pour plusieurs années. Mais existe-t-il des durer plus longue ? Dix, quinze, vingt ans ? Mais enfin, pourquoi se limiter à seulement quelques décennies quand on peut carrément acheter un nom de domaine pour son site pour 100 ans ? C’est exactement ce que propose Wordpress.
En effet, l'entreprise propose aujourd’hui une offre “100 ans”, ce qui signifie que vous pouvez véritablement sécuriser le nom de domaine de votre choix, qui n'appartiendra qu'à vous et sans doute vos descendants, pendant un siècle entier. Et cette offre s’adresse aussi bien aux particuliers qu'aux entreprises certaines de perdurer dans le temps.
Vous vous en doutez, le prix de cette offre est forcément élevé, mais déraisonnable pour autant vu la longévité proposée. En clair, il faudra débourser 38 000 $, soit un peu plus de 35 000 € pour bénéficier de l’offre. Petit souci si vos finances sont serrées et que vous pensiez étaler le paiement, Wordpress demande à ce que vous régliez la note en une seule fois. Pour ce prix, vous obtenez en plus du nom de domaine, des sauvegardes régulières de votre site, une indexation automatique sur l'Internet Archive ainsi qu’un un support “premier” permanent chez Wordpress, qui vous accompagnera au quotidien ainsi qu’au moment de céder votre site à vos descendants ou à d’autres futurs propriétaires. Au-delà de l’aspect comique de la chose, l’entreprise estime que son offre trouvera preneur dans la mesure je cite, « où beaucoup de [ses] clients sont avec [elle] depuis le début [soit, il y a 20 ans] fin de citation. En 2018, WordPress faisait tourner plus de 30 % des sites Web dans le monde… un chiffre qui est désormais de 42 % cinq ans plus tard. Reste désormais à savoir si Wordpress sera toujours présent dans 100 ans ou non.
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Une « IA programmatrice » accessible à tous (même aux néophytes) ?
Dans le monde de l’IA, Meta est connu pour Llama 2, son modèle de langage avancé similaire à GPT-4, le modèle concurrent d'OpenAI qui sert de base technique à ChatGPT. Aujourd'hui, le groupe américain fondé par Mark Zuckerberg présente Code Llama, une déclinaison spécialement conçue pour la rédaction de code informatique.
Dans un article publié sur son blog, Meta explique que ce modèle prend en charge plusieurs langages de programmation, notamment Python, C++, Java, PHP, JavaScript et Bash. Cela signifie que les professionnels et les amateurs peuvent générer du code à partir de phrases en langage naturel. Il vous suffit de formuler votre demande, pour que le code apparaisse à l'écran en quelques secondes. Les utilisateurs expérimentés peuvent également entrer directement du code dans la zone de saisie pour affiner leur demande. À noter que Code Llama peut également corriger du code dysfonctionnel, ce qui pourra faire gagner pas mal de temps aux développeurs. De plus, Meta propose trois versions différentes de Code Llama : une première avec 7 milliards de paramètres, une autre à 13 milliards et la dernière à 34 milliards de paramètres. Les paramètres servent à évaluer les capacités globales d'une intelligence artificielle à produire des résultats précis. En résumé, plus le modèle est grand, plus il demande de ressource pour tourner rapidement. La version à 7 milliards de paramètres serait d’ailleurs plus efficace pour générer du code en temps réel.
Les premiers résultats obtenus avec ce nouveau modèle semblent prometteurs. Meta partage les résultats de Code Llama obtenus grâce à l'outil d'évaluation HumanEval, et il semblerait que ces résultats se situent au niveau de ceux de GPT-3.5. L'avantage de cet outil par rapport à GPT-4 ou à GitHub Copilot de Microsoft, c’est sa gratuité. En effet, Code Llama est d'ores et déjà disponible sur le site de Meta, et le modèle de langage, tout comme Llama 2, est open source.
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L’euro numérique n’est pas pour tout de suite ?
Quand peut-on espérer l'arrivée de l'euro numérique ? Pas tout de suite visiblement… C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Margarita Delgado, la gouverneur adjointe de la Banque centrale espagnole. D’après les informations de l’agence de presse Reuters, l'adoption rapide de cette monnaie numérique ne serait pas à l'ordre du jour. Margarita Delgado explique je cite que « l'émission d'un euro numérique ne devrait pas compromettre la stabilité du système financier » fin de citation, soulignant notamment l'impact potentiel de ce projet en tant que concurrent des banques commerciales. Elle insiste également sur l'importance de prendre en compte les éléments susceptibles d'influencer la compétitivité et la rentabilité des banques.
Ce dossier est d’ailleurs hautement politique, car Margarita Delgado est l’une des principales figures susceptibles de succéder à Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne. La politicienne espagnole demande ainsi une évaluation préalable des conséquences possibles du déploiement de l'euro numérique sur la liquidité des banques, craignant qu'un transfert massif par les citoyens européens de leurs comptes bancaires en euros vers le futur portefeuille pour l'euro numérique puisse fragiliser les grandes institutions financières du continent. Pour éviter ce scénario, elle propose des mesures de précaution, telles que la limitation à 3 000 euros de la somme pouvant être détenue par chaque citoyen en monnaie numérique. Cette proposition rejoint les préoccupations de ceux qui redoutent l'intrusion excessive d'une telle devise et plaident pour des restrictions d'utilisation. Il est important de rappeler que la Banque centrale européenne devra prendre une décision dans un mois, en octobre prochain à propos de la poursuite ou non du projet.
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De gros changements arrivent avec la nouvelle loi sur le numérique ?
Désormais, Google, Facebook, TikTok, Amazon, Instagram, Snapchat et d'autres géants d’internet exerçant en Europe sont soumis à une nouvelle loi européenne, le Digital Services Act. Ce règlement récemment instauré vise à renforcer la sécurité des utilisateurs en ligne, ainsi qu'à préserver les droits fondamentaux tels que la vie privée et la liberté d'expression.
L'Union européenne a dressé la liste des plateformes concernées sur la base de leur nombre d'utilisateurs. Celles ayant au moins 45 millions d'utilisateurs (soit 10 % de la population de l'UE) sont soumises au niveau de régulation le plus élevé du DSA. Actuellement, 19 plateformes sont concernées, dont huit réseaux sociaux : Facebook, TikTok, X (Twitter), YouTube, Instagram, LinkedIn, Pinterest et Snapchat. Cinq site de commerce en lignes seront également soumis à ces nouvelles règles : Amazon, Booking.com, Alibaba AliExpress et Zalando, sans oublier les boutiques d'applications mobiles comme Google Play et l’App Store d'Apple, et les moteurs de recherche Google Search et Bing de Microsoft. Enfin, la liste est complétée par deux autres acteurs clés du marché : Google Maps et Wikipédia. D'autres entreprises comme Airbnb, Netflix et PornHub, pourraient également venir grossir les rangs de ce club à l'avenir.
Cette loi sur les services numériques aborde divers aspects du contenu et du comportement en ligne, en mettant l'accent sur la lutte contre les contenus illégaux, la désinformation, la manipulation, la cyberviolence, la responsabilité des utilisateurs et la transparence entre autres. Dans le détail, le DSA exige la lutte contre les contenus illégaux, y compris les discours de haine et les produits ou services illicites. Bien que les entreprises se soient engagées à se conformer au DSA, les étapes spécifiques doivent encore être définies. Les définitions de certains contenus illégaux, tels que les contenus terroristes et les abus sexuels sur les enfants, sont établies au niveau de l'UE, tandis que les États membres disposent de lois complémentaires.
Sur le point de la lutte contre les cyberviolences, peu de détails ont été fournis par les plateformes, mais davantage d'informations sont attendues après l'analyse de l'évaluation des risques par la Commission européenne au printemps 2024. Les plateformes devront fournir des termes clairs, des algorithmes transparents et un accès amélioré aux données pour les chercheurs. Lorsqu'un compte sera banni ou qu'un contenu est supprimé, un réseau social devra également expliquer en détail sa décision à l'utilisateur affecté. À noter que certaines entreprises, comme Zalando, ont contesté leur inclusion dans la liste des principales plateformes en ligne établie par le DSA, affirmant qu'elles ne présentent pas les mêmes risques que d'autres plateformes. Cependant, l'entreprise prévoit néanmoins de mettre en place des systèmes de signalement de contenus. De son côté, Amazon a déjà porté plainte auprès d'une juridiction européenne.
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Débris spatiaux, une capture plus compliquée que prévue ?
Avant même que ne débute la première mission européenne de collecte de débris spatiaux, les choses se compliquent. Des organisations ont remarqué que le débris visé avait été percuté, engendrant ainsi de nouveaux débris.
L'alerte a été lancée par l'US Space Force cet été avant d’être relayée auprès l'Agence spatiale européenne (ESA). On parle ici d’une collision entre débris, bien souvent des morceaux de satellites, ce qui est un incident plutôt rare, mais de plus en plus fréquent dans l’espace. Ceci dit, cet événement précis est particulier car le débris touché était la cible de la toute première mission de nettoyage ClearSpace-1 de l'ESA, prévue pour 2026. Plus précisément, ce débris vise l'adaptateur Vespa, qui relie l'étage supérieur d'une fusée Vega aux charges utiles transportées. Situé à entre 660 et 800 km de la terre, soit dans l’orbite basse, il ne peut pas se désintégrer naturellement en raison du faible frottement atmosphérique en dehors de l'atmosphère terrestre.
Avec ses 113 kilogrammes, Vespa est un cylindre de deux mètres de diamètre, ce qui en fait une cible idéale pour une mission de test de capture de débris spatiaux. La mission ClearSpace-1, gérée par la start-up suisse éponyme ClearSpace, vise à démontrer la fiabilité de son véhicule équipé de bras robotiques pour la capture. Sauf que la fragmentation cet été de Vespa à cause d’un impact hypervéloce (donc dû à un objet projeté à plusieurs milliers de kilomètres par heure), complique grandement la mission., puisqu’il faut désormais évaluer les risques que représentent ces nouveaux débris pour ClearSpace-1, ce qui prendre du temps.
Au final, cet événement est une bonne illustration de la menace posée par les gros débris en orbite. Leur fragmentation peut générer un essaim de débris encore plus petits et potentiellement fatals pour les satellites qu'ils pourraient croiser. Ces incidents risquent d'augmenter à mesure que la situation en orbite basse évolue. Le dernier rapport annuel de l'ESA sur l'environnement spatial publié cet été met en garde contre la croissance du nombre d'objets spatiaux dans cette zone. D'une part, le déploiement croissant de satellites se poursuit, notamment avec les centaines de satellites de communication Starlink de SpaceX, et d'autre part, plus de la moitié des 30 000 débris spatiaux de plus de 10 centimètres ont été identifiés en orbite basse, sans compter les millions de débris plus petits et indétectables.
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IA permet de redonner leur voix aux femmes ?
Perdre la parole à la suite d'une maladie ou d'une lésion cérébrale conduit bien souvent à l'isolement des personnes souffrant de cette affection. Pour qu'elles puissent à nouveau s’exprimer, les scientifiques planchent depuis longtemps sur des implants cérébraux combinés à de puissantes IA. C’est dans ce contexte que deux études récentes ont permis de redonner la voix à deux femmes, L'une paralysée à la suite d'un accident vasculaire cérébral, et l’autre atteinte d'une maladie neurodégénérative progressive.
Direction les États-Unis, où des chercheurs de l'Université de San Francisco et de Berkeley ont permis à la femme victime d'un AVC de s'exprimer via un avatar virtuel. Pour résumer, l’IA utilisée a transformé les signaux cérébraux en parole et en expressions faciales. Pour cela, les scientifiques ont implanté un fin rectangle de 253 électrodes sur les zones du cerveau de la patiente liée à la parole, lesquelles ont ensuite envoyé les signaux cérébraux à des ordinateurs pour qu’ils soient décodés puis interprétés.
Mais avant de parvenir à un résultat satisfaisant et compréhensible, les scientifiques et la patiente victime d’un AVC ont entraîné l’IA durant de longues semaines, en répétant différentes phrases avec une base de 1 024 mots. Dans un second temps, il a également fallu concevoir un système de synthèse vocale constitué à partir de vieux enregistrements audio de la voix de la patiente. En combinant l’IA et la synthèse vocale, les scientifiques ont obtenu un outil capable de décoder un large vocabulaire et de le transformer en texte à une vitesse de 78 mots par minute, avec un taux d'erreur de 25 %. C’est presque deux fois moins que la vitesse de conversation naturelle, mais c'est déjà un énorme progrès pour cette femme qui peut désormais communiquer avec son mari.
La seconde patiente, atteinte d’une maladie neurodégénérative progressive a quant à elle été prise en charge par le laboratoire de Stanford Medicine. Les chercheurs qui y travaillent sont ainsi parvenus à retranscrire son activité cérébrale sous forme de textes. Concrètement, ils lui ont implanté deux minuscules réseaux de capteurs à la surface du cerveau, dans deux régions distinctes de production de la parole. Chacun de ces réseaux dispose de 64 électrodes qui se connectent au cortex cérébral avec une profondeur de 3,5 millimètres. Là encore, l'IA a été entraînée afin de distinguer les nuances de l'activité cérébrale. À l'issue de 25 séances durant lesquelles ont été répétés entre 260 à 480 phrases, le système a été capable de reconstituer les mots associés à ces phonèmes avec un taux d'erreur a été limité à 9 % sur une cinquantaine de mots, mais qui augmente à 24 % pour 125 000 mots, pour une vitesse de conversion de 62 mots par minute. Si ces procédés sont prometteurs, reste à voir s'ils trouveront leur chemin vers le grand public dans les années à venir.
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Convoqué au tribunal pour un commentaire négatif sur Google ?
Un employé travaillant dans un magasin de cigarettes électroniques au Mans affirme être victime de harcèlement sur son lieu de travail. Il rapporte même avoir été menacé de violences physiques, notamment par son supérieur.
Le 12 août 2021, l’homme choisit de déposer une main-courante à l'encontre de son employeur et d'un de ses collègues. Une semaine plus tard, le 19 août, un avis assez particulier apparaît sur la fiche Google de l'établissement. Le contenu de cet avis ne laisse aucun doute quant à son auteur, qui est le salarié harcelé : "J'ai déposé une main-courante contre le patron […] pour des menaces de violences. La prochaine fois, je porterai plainte avec un dossier déjà préparé (sachez que les preuves existent) pour vous qui refusez d'écouter lorsque vous proférez des menaces. Salut."
L'homme a publié cet avis en utilisant le compte Google de sa compagne, avec un ton empreint d'amertume qui, semble-t-il, n’a pas du tout plu au patron. Ainsi, le patron a porté plainte contre son salarié pour usurpation d'identité et contre la compagne de ce dernier pour diffamation. Si l’histoire date de 2021, ce n’est que cet été que tous les protagonistes de cette histoire se sont retrouvés devant le tribunal. L'accusé s’est défendu lui-même et reconnaît avoir posté l'avis en utilisant le compte de sa compagne, sans se poser davantage de questions. Il assume pleinement ce qu'il a écrit.
Le patron lui était représenté par son avocat, réclamant des dommages et intérêts. Faute de preuve pouvant confirmer que la femme du salariée était l’autrice du commentaire, elle a été relaxée, le tribunal considérant que les faits étaient prescrits au moment du dépôt de plainte. De plus, selon lui, les éléments ne sont pas suffisants pour étayer l'accusation d'usurpation d'identité. En conséquence, l'homme et sa compagne ont tous les deux été relaxés à l’issue de l’audience. Une situation assez insolite à une époque où les entreprises luttaient principalement contre les faux avis sur internet.
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Inventer le tricordeur de Star Trek ? Ça marche !
Pour déterminer rapidement et précisément si une plaie est infectée ou simplement enflammée, des chercheurs ont conçu un dispositif de diagnostic médical compact qui intègre plusieurs technologies... Un appareil innovant qui n’est pas sans rappeler le tricordeur de Star Trek.
Au cœur des années 1960, la saga Star Trek introduisait des technologies futuristes dont l'existence concrète semblait inimaginable à l'époque. Parmi elles se trouvait le tricordeur, un petit outil de diagnostic portable, dont une version était destinée à un usage médical. Aujourd'hui, une réalité similaire émerge avec le Swift Ray 1, développé par une équipe de scientifiques du Canada et du Mexique. Ce dispositif compact tient dans une poche de pantalon et se connecte à un smartphone pour collecter et analyser les données. Le Swift Ray 1 est capable de réaliser des images médicales de haute qualité ainsi que des images thermographiques infrarouges. Ces images mesurent la température de la plaie, permettant ainsi de distinguer une infection d'une inflammation. De plus, l'appareil est équipé d'une lumière ultraviolette qui révèle la fluorescence bactérienne dans la plaie, contribuant ainsi à affiner le diagnostic.
La combinaison de la thermographie et de la fluorescence bactérienne permet d'identifier la présence d'une infection dans la zone blessée. Les chercheurs ont testé le dispositif cliniquement sur 66 plaies. Le Swift Ray 1 a correctement identifié 20 plaies comme non inflammatoires, 26 comme inflammatoires et 20 comme infectées. Les résultats ont été précis à 100 % pour les plaies infectées et à 91 % pour celles qui ne l'étaient pas. Cet outil pourrait considérablement faciliter le diagnostic médical des blessures dès l'arrivée des patients, permettant ainsi de choisir rapidement le traitement approprié. De plus, grâce à sa petite taille et à la combinaison de la thermographie et de la fluorescence bactérienne, il devrait être proposé à un prix abordable pour un appareil médical.
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Microsoft Teams permets d’hacker des gouvernements ?
Si la Russie poursuit sa guerre en Ukraine, elle est également très active sur internet. Les experts en sécurité de Microsoft ont repéré une campagne menée avec succès par un groupe de hackers russes connu sous le nom de Midnight Blizzard. Mais contrairement aux attaques de logiciels malveillants invisibles habituelles, ces derniers ont utilisé l'ingénierie sociale qui consiste à manipuler la victime de l’attaque pour qu'elle donne elle-même accès à sa machine, sans se douter que des hackers sont à l'origine de la demande.
En mai dernier, ce groupe de pirates a exploité des comptes Microsoft 365 déjà compromis pour créer des noms de domaine ressemblant à ceux de supports techniques légitimes. Ils ont ensuite utilisé ces noms de domaine pour envoyer des messages via Microsoft Teams aux employés des organisations ciblées par l'attaque. Je cite Microsoft, « Si l'utilisateur accepte la demande de conversation, il reçoit un message sur Microsoft Teams l'incitant à entrer un code dans l'application Microsoft Authenticator de son téléphone mobile. En cas d'acceptation, le pirate prend le contrôle total du compte de l'employé et accède à ses données » fin de citation.
Au total, une quarantaine d’organisations ont été piratées à divers degrés. Parmi elles figurent des agences gouvernementales, des services informatiques d'entreprises et des médias. Bien que Microsoft ne les nomme pas, l'entreprise estime que les preuves recueillies pointent vers je cite « des objectifs d'espionnage spécifiques ». Microsoft a bloqué les noms de domaine utilisés par les hackers et a informé toutes les entités et personnes concernées. À noter que le groupe Midnight Blizzard est bien connu depuis 2018, pour divers piratage comme celui de l’entreprise SolarWinds en 2020, qui lui a permis de compromettre les données personnelles de 20 000 clients de l'entreprise, dont le Département de la Défense des États-Unis, entre autres. Midnight Blizzard cible principalement les organisations américaines et européennes, et semble clairement avoir des ambitions politiques à travers ses attaques.
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L’oubli : un défaut majeur des IA ?
L’un des surnoms que les experts donnent à l’intelligence artificielle est celui de boîte noire, tout simplement car il est difficile de comprendre avec précision son fonctionnement interne, dans les réseaux neuronaux. Ces derniers sont formés sur de vastes ensembles de données et sont chargés d'accomplir certaines tâches, mais les algorithmes qui en résultent sont excessivement complexes pour être déchiffrés. Cependant, toutes les IA font face à un problème commun : l'oubli catastrophique. Des chercheurs de l'Université d'État de l'Ohio ont scruté ce phénomène dans le but de trouver des solutions. À mesure que l'IA acquiert de nouvelles compétences, elle perd en mémoire les informations qu'elle avait précédemment assimilées. Ce phénomène d'oubli catastrophique est particulièrement préoccupant dans les contextes d'apprentissage continu, pouvant se révéler dangereux, notamment si les véhicules autonomes oublient les règles élémentaires de sécurité par exemple.
Les chercheurs ont mis en évidence des similitudes entre la mémoire des IA et celle de l'être humain. Les individus peuvent avoir du mal à distinguer les détails de deux scénarios similaires, mais retiennent plus aisément deux événements nettement distincts. Les réseaux neuronaux artificiels, eux, conservent mieux les informations lorsque les tâches successives sont très différentes. Les chercheurs ont constaté qu'en exposant l'IA à une variété de tâches dès ses débuts, elle est plus apte à intégrer de nouvelles informations et à s'acquitter de tâches similaires par la suite. Ces chercheurs nourrissent l'espoir que l'étude des similitudes entre les mécanismes des machines et ceux du cerveau humain puisse donner naissance à des IA capables d'apprendre et de s'adapter comme les humains.
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Brain2Music, l’IA qui génère de la musique depuis avec vos pensées ?
Dans une étude intitulée « Brain2music : recréation musicale à partir de l'activité cérébrale humaine », des chercheurs de l'université d'Osaka au Japon et du National Institute of Information and Communications Technology, en collaboration avec Google et Araya, ont exposé les résultats de leur travail sur l'Intelligence Artificielle en lien avec l'activité cérébrale humaine. Ils ont mis en place je cite, « une méthode de reconstitution musicale à partir de l'activité cérébrale capturée grâce aux images par résonance magnétique». Concrètement, les scientifiques ont exploité MusicLM, une IA capable de créer de la musique à partir de descriptions textuelles élaborées par Google. Mais contrairement à la création musicale basée sur le texte, l'IA de Brain2Music interprète les données d'activité cérébrale.
Dans le détail, pour former les réseaux neuronaux à la base de Brain2Music, l'équipe de chercheurs a soumis cinq individus à des échantillons musicaux de 15 secondes dans des genres variés tels que le rock, le reggae, le jazz ou le métal. Les vidéos issues de l'imagerie par résonance magnétique ont ensuite permis à l'IA d'établir des liens entre les motifs musicaux et les zones cérébrales activées en fonction des différentes caractéristiques de la musique entendue (comme le rythme, l'ambiance, la dynamique, par exemple). Une fois ces données analysées et traduites en termes compréhensibles, il a suffi de les fournir à MusicLM pour qu'il « recrée » le morceau d'origine. Selon le groupe de chercheurs, les résultats de l'expérimentation sont très positifs : « la musique générée présente des similitudes avec les éléments musicaux que les sujets humains ont expérimentés ». Néanmoins, les compositeurs aspirant à créer de la musique « par la pensée » devront faire preuve de patience. Même si l'IA a accompli une prouesse notable, les morceaux reconstitués ne sont pas encore fidèles à la source.
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Une IA devine votre mot de passe en écoutant votre clavier ?
Des chercheurs de l'Université de Durham, de l'Université de Surrey et de la Royal Holloway University of London ont développé une méthode de vol de données, dont les détails ont été dévoilés dans l'étude intitulée « Exploiting Acoustic Side Channels for Keystroke Attacks Based on Deep Learning », ou en français, « Exploiter l’acoustiques des claviers d’ordinateurs pour créer des attaques informatiques basées sur l’apprentissage profond des IA ».
Dans le détail, leur étude présente un modèle d'apprentissage automatique, capable je cite « de récupérer des données à partir de frappes de clavier enregistrées à l'aide d'un microphone avec une précision de 95 % » fin de citation. En plus de sa fiabilité et de sa précision exceptionnelles, cette méthode d'attaque est relativement simple à exécuter. Bien sûr, il faut quand même être dans la même pièce que la cible potentielle, mais une fois cette condition remplie, il suffit de prendre son smartphone et d'enregistrer les sons produits par les frappes de clavier de la personne. Mots de passe, discussions, emails et autres informations confidentielles sont ainsi exposés aux pirates malveillants, d’autant que, je cite « il est également possible d'enregistrer les frappes de clavier pendant un appel Zoom ».
Pour entraîner leur modèle, les scientifiques ont capturé les sons émis par les touches d'un MacBook Pro moderne lorsque l’utilisateur appuyait dessus. Ces données leur ont permis d'identifier je cite « les différences distinctes pour chaque touche et d'appliquer des méthodes visant à amplifier les signaux pouvant servir à l'identification des frappes de clavier » fin de citation. Et clairement, ça fonctionne. Dès lors, comment se prémunir contre ce type d'attaque ? Les chercheurs recommandent plusieurs solutions, comme changer votre style de frappe, utiliser un logiciel qui ajoute des sons aléatoires de frappe de clavier, ou plus simplement, recourir à un gestionnaire de mots de passe pour éviter de saisir directement vos informations sensibles.
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Influenceur en UNO pour 16 000€ par mois, ça vous tente ?
Le géant des jouets Mattel, connu pour la célèbre Barbie dont le film cartonne au cinéma et remet un peu la lumière sur la société, a justement profité de cette exposition internationale pour mettre le focus sur un autre jeu phare de son catalogue : le Uno ! Et cela de façon assez originale, car la société recherche un influenceur pour en faire la promotion sur TikTok, le tout pour 16 000 € pour seulement quelques jours de travail !
À noter qu'il ne s'agit pas du classique UNO qui détruit tant d’amitiés et créé des souvenirs inoubliables à de nombreuses générations, mais de la dernière variante du UNO, à savoir le UNO Quatro, qui ressemble un peu au jeu Puissance 4. En clair, il s’agit d’aligner une série de quatre jetons en assortissant leurs couleurs ou leurs chiffres. Dans le détail, le UNO Quatro est décrit par Mattel comme un jeu stratégique avec une dose significative d'aléatoire, et de cruauté à cause de plusieurs jetons spéciaux qui peuvent totalement bouleverser le cours du jeu. Concernant ce poste d’influenceur UNO, l'heureux élu recevra une grosse indemnité, soit 277 dollars par heure ! En travaillant quatre heures par jour, quatre jours par semaine, sur une période d'un mois depuis New York, cela fait un salaire total de 17 776 dollars, soit un peu plus de 16 000 €.
Pour cela, l'influenceur sélectionné devra diffuser en direct des parties de UNO Quatro en compagnie d'autres influenceurs, dans l'espoir de propulser la popularité du jeu. Le candidat devra, je cite, "être amical et prêt à inviter des inconnus à participer au jeu", tout en enseignant les règles "de manière captivante". Malheureusement pour les adeptes français du UNO et les personnes intéressées, il faut impérativement vivre à New York, car toutes les parties auront lieu au Pier17, dans le quartier de Seaport.
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Ecrivez vos textes, l’IA les mets en musique ?
Lorsque l'on évoque l'intelligence artificielle, la musique n'est pas nécessairement la première chose qui nous vient à l'esprit. Cependant, ces derniers mois ont vu l'émergence de plusieurs applications permettant l'utilisation de l'IA générative pour créer des chansons, à l'instar de Suno, qui se donne pour mission de mettre vos textes en musique.
L'approche adoptée par cette start-up repose sur l'idée que la majorité de ses utilisateurs n'ont pas une profonde connaissance du processus de création musicale. En effet, beaucoup d'entre nous "consomment" la musique pour le simple plaisir, sans nécessairement s'intéresser à sa fabrication. Ainsi, suno.ai demande tout simplement à l'utilisateur de fournir un texte. Et grâce aux capacités actuelles de l'IA, si vous êtes en panne d'inspiration, vous pouvez déléguer le rôle de parolier à ChatGPT qui rédigera le texte selon vos indications.
En pratique, Suno génère de la musique en analysant simplement le texte fourni. Selon les informations données, il peut produire du rap, du rock'n'roll, de la country, etc. Le processus s'effectue via le Discord de Suno, tout comme pour Midjourney, en utilisant une simple commande : /chirp (terme anglais signifiant "gazouillis"). Pour chaque texte soumis, Suno crée deux exemples de chansons. L'utilisateur peut alors choisir celle qu'il préfère, voire conserver les deux. Il convient de noter que Suno n'est pas parfait. Tout d'abord, l'IA ne maîtrise pas très bien le chant en français, ce qui donne lieu à des chants avec un fort accent américain, rendant la musique peu intelligible. Par conséquent, il faut lui fournir le texte en anglais. De plus, les voix manquent grandement de clarté. Néanmoins, si vous n'êtes pas expert en composition musicale mais que vous avez des textes à mettre en musique, alors Suno pourrait certainement vous apporter une aide précieuse pour vos projets.
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Un ado créé un téléphone open source à monter soi-même ?
À seulement 15 ans, Gabriel Rochet a réalisé un exploit en créant son propre téléphone portable pour un budget de seulement 30 euros, et cela avec peu de matériel : un fer à souder, un four et quelques composants achetés en ligne. Il a baptisé son invention le Paxo Phone.
Gabriel se qualifie lui-même de passionné d'électronique et de programmation. Son Paxo Phone est un téléphone portable doté de composants qui lui ont coûté seulement 30 euros. Mais plus encore, le jeune inventeur a partagé les plans, le code logiciel ainsi que les modèles d'impression 3D pour que d'autres puissent en créer un eux-mêmes. Bien sûr, il ne s'agit pas d'un smartphone Android haut de gamme avec caméra et processeur ultra-rapide, car il n'offre pas d'accès aux réseaux sociaux ni aux applications de messagerie comme WhatsApp. Selon son créateur, c'est un avantage car cela permet à l'utilisateur de se libérer de sa dépendance envers les géants du Web. Le téléphone Paxo fonctionne avec son propre système d'exploitation, le paxos_8, qui se limite aux fonctionnalités essentielles : appels, messages, contacts, calculatrice, horloge (avec alarmes et chronomètres), et GPS. Il propose même deux jeux : le célèbre Snake et le 2048.
Cette version open source constitue la quatrième version du téléphone Paxo. Son cœur est constitué d'un microcontrôleur ESP32 avec deux cœurs cadencés à 240 MHz, et il utilise un module SIM800L pour se connecter au réseau 2G. Il est important de noter que les réseaux 2G et 3G seront progressivement désactivés à partir de 2025. Toutefois, une migration vers la 4G ferait automatiquement grimper le prix et la complexité de l'appareil. Le Paxo Phone est équipé d'un écran tactile de 320 x 480 pixels et utilise une carte microSD pour le stockage. Pour ceux qui sont intéressés, toutes les instructions de montage sont disponibles sur le site www.paxo.fr. Le seul matériel nécessaire est un four ou un pistolet à air chaud, ainsi qu'un fer à souder. Le boîtier peut être imprimé en 3D ou commandé en ligne. L'inventeur a également prévu de créer un tutoriel vidéo sur YouTube pour expliquer le processus de montage. En outre, Gabriel prévoit de partager des détails sur d'autres projets de bricolage, tels qu'une lampe, un testeur de piles, une enceinte, un moteur électrique et un émetteur de musique optique.
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Pause estivale 2023
Choses à Savoir Tech prend quelques jours de vacances, mais nous vous donnons rendez-vous le 21 août pour une toute nouvelle saison !
Bonnes vacances et bel été !
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IA : des clones d’acteurs gratuits au cinéma ?
Depuis de longues semaines l'industrie cinématographique fait face à une grève importante, dont l’un des points de discorde n’est autre que le débat sur l'utilisation de l'IA ! Pour la Screen Actors Guild (SAG), le syndicat des acteurs d'Hollywood, il faut absolument mettre en place une régulation de l'utilisation des doublures numériques créées par l'IA. De leurs côtés, les studios d'Hollywood prétendent avoir fait cette proposition pour protéger l'"image numérique" des acteurs, ce qui ne convainc absolument pas le syndicat des acteurs.
Dans le détail, les studios d'Hollywood proposent de créer des doubles numériques des figurants, afin de les utiliser librement grâce à l'IA dans leurs productions. Le problème est que les studios ne proposeraient qu'une journée de salaire aux figurants en échange d'une utilisation potentiellement à vie de leur sosie numérique. Pour la SAG, cette proposition est plus qu’insuffisante et conduira inévitablement à la précarisation des acteurs. Si pour Hollywood, il s'agit d'une mesure visant à protéger les acteurs. Les acteurs eux estiment que c'est un moyen de réaliser des économies aux dépens des artistes, ce qui mettrait leur profession en péril.
Pour tenter de convaincre les acteurs et rassurer le grand public, les studios expliquent que les doubles numériques des figurants ne seront pas utilisés à vie, ni sans leur consentement explicite. En réalité, ce qui est autorisé, c'est l'utilisation de la réplique numérique d'un figurant uniquement dans le film pour lequel il a été engagé. En cas d'utilisation supplémentaire, le consentement de l'acteur sera obligatoire et il devra être rémunéré avec un salaire minimum. Cette proposition donnerait donc un contrôle accru aux acteurs sur l'utilisation de leur image, en limitant les utilisations non autorisées. En somme, il s’agirait d’une forme de protection numérique supplémentaire à en croire Hollywood, qui n'avait pas connu de grève depuis les années 1980. Depuis plusieurs semaines, le conflit entre les studios et le syndicat est plutôt tendu. Acteurs et réalisateurs réclament une augmentation de leur rémunération ainsi qu'une réglementation plus claire sur l'utilisation de l'IA, qui ne semble pas être une priorité pour les studios.
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L’apocalypse de l’Internet, c'est pour bientôt ?!
Alors que le cycle naturel de notre Soleil approche progressivement de son maximum, les éruptions et les tempêtes géomagnétiques se multiplient. Et c’est normal. Cependant, ces derniers temps, les réseaux sociaux ont été le relais de certaines inquiétudes à ce sujet, notamment la crainte d'une tempête solaire majeure qui aurait lieu en 2025 et qui provoquerait une coupure du réseau Internet pendant des mois.
Il est vrai que les tempêtes géomagnétiques peuvent endommager nos réseaux électriques. C’est déjà arrivé au Canada en 1989 par exemple, où cinq millions de personnes ont été privées d'électricité pendant plusieurs heures. Mais les tempêtes solaires peuvent également perturber nos systèmes de communication et de navigation. Une éruption solaire majeure pourrait en effet provoquer une panne Internet à grande échelle, et même durer plusieurs semaines. Cependant, ce type de tempête géomagnétique n'arrive pas fréquemment. Les chercheurs estiment que cela se produit environ une fois tous les 500 ans. Et la dernière fois qu'une éruption solaire d'envergure a touché la Terre remonte à 1859, lors de l'événement de Carrington.
À ce jour, les scientifiques restent incapables de prédire avec certitude ce type d'événement. Les structures qui se forment à la surface de notre Soleil deviennent de plus en plus complexes à mesure que notre étoile approche de son pic d'activité. Ces structures complexes sont donc difficiles à modéliser. Les chercheurs les plus avancés dans ce domaine espèrent pouvoir donner l'alerte au mieux 30 minutes avant le début de la tempête, ce qui est loin de permettre d'annoncer avec précision une tempête solaire, qui hypothétiquement surviendrait 2 ans ! Être prévenus 30 minutes à l'avance permettrait tout de même aux opérateurs et aux gestionnaires de réseaux de prendre des mesures conservatrices pour leurs systèmes et équipements. Ainsi, les arguments utilisés par les complotistes pour soutenir leur théorie selon laquelle la mission de la sonde Parker Solar Probe de la NASA ne serait qu'une couverture pour une opération de "grande réinitialisation" d’internet… et bien tout ça n’a aucun sens ni fondement. Car cette sonde a été lancée dans le but scientifique très précis d’étudier la physique de notre Soleil et son atmosphère, pour ensuite aider les chercheurs à mieux comprendre les phénomènes d'éruptions solaires qui pourraient menacer notre société.
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Une IA transforme vos croquis en dessins sublimes ?
L'intelligence artificielle continue d'évoluer et de fournir des outils de plus en plus impressionnant, comme Stable Doodle, développé par la start-up Stability AI. Son objectif est de générer des images de qualité à partir d'une esquisse, ce qui signifie désormais que l’art est à la portée de tous avec un résultat convaincant !
Dans le détail, Stability AI combine sa technologie de génération d'images à partir de texte avec un "système de contrôle conditionnel", comprenez par-là, les contours de votre dessin. Ainsi, Stable Doodle permet d’obtenir un dessin plus précis et fidèle au souhait de l’utilisateur. Concrètement, une fois votre dessin effectué dans la zone appropriée, vous pouvez entrer une indication écrite comme « un chien joyeux » et un style photo-réaliste, art-digital etc... Pour le moment, seuls 14 styles sont à sélectionner dans une liste, mais d’autres devraient être ajoutés bientôt d’après le site.
En somme, l'outil est destiné "aussi bien aux professionnels qu'aux novices, indépendamment de leur familiarité avec l'IA". Mais force est de constater que l’outil présente déjà des limites. Par exemple, obtenir un être humain sans déformation des mains s'avère assez difficile, et les développeurs en sont conscients. Je cite « le résultat dépend de l'esquisse originale et de la requête donnée par l'utilisateur". On peut déjà imaginer l'utilité du programme pour un designer d'intérieur ou un architecte qui souhaiterait rapidement transformer un croquis en résultat présentable à un client. À l'avenir, il sera possible d'importer ses propres dessins, car l'apprentissage continu garantit des rendus avec une qualité de plus en plus satisfaisante. Pour l'instant, Stable Doodle ne se positionne pas en concurrent de Midjourney. Cependant, son approche originale, sa facilité d’utilisation et ses promesses devraient sans doute convaincre une partie des utilisateurs.
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Sphere : le plus grand dôme lumineux du monde à Las Vegas ?
Parmi les bâtiments que l’on a l’habitude d’observer dans les villes, très peu, voire quasiment aucun ont une forme de sphère. Ceci dit, il en existe quelques exemples à travers le monde comme la Géode de la Cité des sciences à Paris, avec un diamètre de 30 mètres, ou encore l'Avicii Arena en Suède, qui était jusqu'à présent le plus grand bâtiment du genre avec un diamètre de 110 mètres. Cependant, ce titre de plus grand bâtiment sphérique du monde revient à Sphere situé à Las Vegas.
Cette immense structure possède un diamètre de 157 mètres et une hauteur de 111 mètres. De plus, elle est entièrement recouverte de diodes, avec 1,2 million de blocs de 48 LED répartis sur sa surface d'environ 54 000 m². L'affichage a été activé pour la première fois le 4 juillet à l’occasion du Jour de l'Indépendance des États-Unis. Il a d'abord affiché le message « Hello World » avant de se transformer en différents motifs spectaculaires, tels que des feux d'artifice ou encore le drapeau américain. Un immense écran LED 16K x 16K est également prévu à l'intérieur du bâtiment pour créer des expériences immersives.
Le bâtiment devrait accueillir des concerts et des événements sportifs, pour un total de 17 600 places assises. Sur ces sièges, 10 000 incluront des effets environnementaux et un retour haptique pour créer des expériences « 4D ». Ainsi, le public pourra ressentir les mouvements, le vent ou la température de ce qu'il voit à l'écran. Une seconde Sphere du même genre est prévue à Londres, mais n'a pas encore obtenu toutes les autorisations nécessaires et fait face à une résistance de la part de la population et des entreprises locales. Celle de Las Vegas ouvrira ses portes en septembre 2023 et débutera avec des concerts du groupe U2.
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Threads : la nouvelle plateforme de Meta est-elle un Twitter bis ?
Si vous avez eu l'occasion d'essayer Threads en utilisant un VPN, étant donné que l'application n'est pas encore disponible en Europe, vous savez certainement que cette alternative à Twitter développée par le groupe Meta est… assez minimaliste. Cependant, de nouvelles mises à jour devraient rapidement enrichir la plateforme avec de nouvelles fonctionnalités.
Interrogé sur par des utilisateurs américains, Adam Mosseri, le directeur d'Instagram, a répondu que de nombreuses améliorations demandées étaient "sur la liste". Et voici justement cette liste, qui est sans doute incomplète étant donné qu’il y a encore beaucoup de place pour des améliorations supplémentaires. Tout d'abord, il sera bientôt possible d'éditer ses messages après les avoir publiés. Une fonctionnalité est payante sur Twitter avec l'abonnement Blue, mais pas sur son rival Mastodon. Les hashtags seront également bientôt cliquables et l'ajout d'une section affichant les tendances actuelles est également prévu.
Pour les professionnels, il sera possible de basculer entre plusieurs comptes. Il est important de rappeler que Threads utilise obligatoirement votre compte Instagram pour se connecter, ce qui pose des problèmes, comme nous l'avons déjà mentionné dans un épisode précédent que je vous invite à écouter ou réécouter. Une autre amélioration très demandée qui devrait arriver prochainement est la possibilité de ne voir que les publications des personnes que l'on suit dans son flux, sans mélange avec des comptes suggérés. En ce qui concerne la recherche, il sera bientôt possible de rechercher des GIF à intégrer dans ses messages. D'autres fonctionnalités présentes chez la concurrence, voire même sur Instagram, seront également ajoutées, comme la possibilité d'épingler un fil de discussion sur son profil ou de taguer des utilisateurs dans les photos et vidéos. Enfin, Adam Mosseri a confirmé que la traduction directe des messages dans l'application était en cours de développement, tout comme une version web complète du réseau social. En résumé, il est clair que Threads a encore beaucoup de travail à faire pour rattraper Twitter, voire Mastodon. À ce jour, aucune date n'a été annoncée pour ces différentes améliorations ni pour sa sortie en Europe.
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L’IA de Google bientôt utilisé dans les hôpitaux ?
Dans la course à la meilleure IA entre Bard et ChatGPT, Google a pris de l'avance sur Microsoft dans le domaine de la santé. Un article du Wall Street Journal révèle comment le géant de la technologie s'est immiscé avec succès dans les services de santé aux États-Unis.
En effet, des essais cliniques sont déjà en cours dans plusieurs cliniques et hôpitaux américains avec le modèle de langage Med-PaLM 2 de Google. Comme son nom l'indique, cette IA est spécialisée dans le domaine médical. Ce chatbot en est à sa deuxième version et devrait, selon Google, je cite "atteindre une précision de 86,5 % dans les questions de l'examen américain de certification médicale, ce qui représente une amélioration de 19 % par rapport aux résultats obtenus avec la première version du modèle de langage".
La société a proposé Med-PaLM 2 à plusieurs services de santé américains. L'objectif de cette IA n'est pas de remplacer les médecins, mais de faciliter leur travail. En effet, elle est capable de résumer rapidement une grande quantité de documents et de présenter les données de manière plus facilement accessible aux professionnels de la santé. De plus, selon les responsables de Google, elle serait particulièrement bénéfique dans les "déserts médicaux", où il y a peu, voire pas du tout, de professionnels de santé.
Est-ce à dire que l'automédication est l’avenir de la médecine ? Difficile à dire, mais l’hypothèse n’est pas à exclure, car selon les experts, Med-PaLM 2 génère je cite des "réponses précises et utiles aux questions de santé des patients". Cette évolution comporte cependant des risques, ce qui n’arrête pas les géants de la Silicon Valley, pour qui le secteur de la santé présente de grandes opportunités. De son côté, Microsoft travaille également sur une IA spécialisée dans le domaine médical, cette fois, basée sur ChatGPT.
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