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Par Choses à Savoir
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1272 épisodes · page 37 sur 43

De plus en plus de charbon produit, à quoi joue la Chine ?
Vous commencez à le savoir tant on vous en parle régulièrement dans ce podcast, la Chine souhaite devenir le leader mondial des énergies renouvelables dans les années à venir, et même atteindre la neutralité carbone d’ici 2060. Or, le pays reste fidèle à sa réputation de plus gros pollueur de la planète en annonçant il y a peu qu’une centaine de mines avaient été autorisées depuis septembre à accroître leur capacité de production. Une décision tout simplement contraire aux valeurs que le gouvernement communiste souhaite véhiculer aux yeux du monde. Alors comment expliquer un tel revirement de situation ? Réponse dans cet épisode.
La raison principale tient en deux mots : pénurie d’électricité. En effet, la Chine a subi de multiples coupures de courants ces dernières semaines, ce qui a perturbé la production industrielle dans plusieurs régions. En cause, la reprise économique mondiale qui met sous pression les usines chinoise, mais aussi les limitations de production de charbon imposées par ses objectifs climatiques, et le prix réglementé de l'électricité.
En conséquence, la Commission nationale du développement et des réformes (NDRC) a annoncé mi-octobre que 153 mines avaient été autorisées depuis septembre à augmenter leur capacité de production de 220 millions de tonnes de charbon par an. Si l’on rapporte cela à la production totale de charbon en Chine en 2020, cela représente une hausse de quasiment 6%. Mais d’après la Commission que je cite, « cette mesure a été prise afin d'assurer l'approvisionnement en charbon durant l'hiver et le printemps prochain ». Traduction : assurer la production d’électricité du pays. En Chine, l’électricité est en effet produite à 60% par les centrales à charbon.
Reste à savoir si cette mesure sera provisoire ou si elle restera en vigueur pour booster l’industrie chinoise. Si le président chinois Xi Jinping avait promis il y a peu que son pays commencerait à réduire ses émissions polluantes avant 2030, la Commission chinoise souligne dans son communiqué que la production quotidienne de charbon avait récemment atteint un record s’élevant à 11,5 millions de tonnes. Enfin, nul doute que cette mesure d’urgence sera au cœur des discussions lors de la COP 26 qui se déroulera dans moins d’un mois à Glasgow en Ecosse.
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Le thé de compost, un engrais 100% naturel super efficace ?
Vous le savez, nourrir l’ensemble de la planète nécessite de produire toujours plus d’aliments et de ressources, et donc d’utiliser des engrais. Ceci dit, parler d’engrais n’est pas nécessairement un gros mot, et il est tout à fait possible d’allier quantité et qualité en utilisant des engrais justement. C’est ce qu’à prouvé une société bretonne en commercialisant un fertilisant 100% naturel et très efficace obtenu à base de lombricompostage.
Alors bien évidemment, c’est quoi le lombricompostage ? Et bien il s’agit d’une technique de compostage mise en place à l’aide de verre de terre et qui fait aujourd’hui les gros titres de certains média grâce à Charles Zaphiropoulo, cofondateur de la société Le Lombrix sur la presqu'île de Crozon, dans le Finistère. Je le cite, « le compost, c’est la dégradation des déchets verts par les bactéries. Dans le lombricompostage, ce sont les vers de terre qui dégrade les déchets, ce qui est beaucoup plus rapide. Les lombrics mangent du marc de café, du crottin, des épluchures... et produisent des déjections directement assimilables par les plantes. » Au final, le jus du compost, aussi appelé thé de compost, est récolté pour faire office d’engrais 100% naturel.
Mais ne vous y trompez pas, la quantité de thé de compost produite dans un bac domestique est généralement assez faible, à peine de quoi nourrir quelques plantes… et il faut d’immenses bacs de compostage pour en récupérer ne serait-ce qu’un bidon. Ainsi, pour nourrir toutes les plantes d’un jardin, mieux vaut utiliser un concentré prêt à diluer comme celui que vend Charles Zaphiropoulo avec Le Lombrix. Pour lui, utiliser de l’engrais n’est pas synonyme de tricherie, mais simplement de bien-être pour les plantes. Je le cite « les plantes ne peuvent pas se satisfaire uniquement d'eau, il faut aussi les nourrir. Au bout d'un moment, les plantes en pot finissent par épuiser le capital de substances nutritives contenu dans la terre ou le terreau. Et c’est là que le thé de compost entre en jeu. »
Niveau dosage, le concentré vendu par Le Lombrix se dilue au dixième, soit 10 cl de produit pour 1 litre d'eau. Mais d’après le cofondateur que je cite à nouveau, « vous pouvez doubler la dose dans le cas d'une plante stressée par un rempotage ou une taille, ça ne l’abimera pas. Inutile d’utiliser le produit plus d’une fois par mois. Le thé de compost est très un engrais naturel très efficace ». Que les jardiniers amateurs se rassurent, utiliser de l’engrais naturel comme le thé de compost n’est pas tricher, c’est simplement prendre soin de ses plantes.
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Un label pour distinguer les (vraies) offres d’électricité vertes ?
Avec le développement des énergies renouvelables, de plus en plus de fournisseurs d’électricités proposent des offres dites « vertes ». Ceci dit, difficile de se repérer parmi toutes ces propositions et d’être certain de ne pas se faire avoir. C’est pourquoi l’Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie (ADEME) a lancé la semaine dernière VertVolt, un label permettant de distinguer les offres véritablement écolo de celles qui sont parfois trompeuses.
C’est donc le vendredi 22 octobre, journée mondiale de l’énergie, que l’ADEME a lancé son label VertVolt. Objectif d’après l’agence que je cite, « aider les consommateurs à mieux appréhender la multitude d'offres d'électricité vertes qui s'offrent à eux. » En effet, l’écologie est une tendance très lucrative, et il faut être vigilent quand on s’engage dans cette démarche vertueuse pour ne pas se faire avoir. D’après l’ADEME que je cite, « un fournisseur doit acheter à des producteurs d’énergies renouvelables des ‘certificats’ en proportion de l’électricité qu’il vend, pour avoir le droit de commercialiser une offre sous la bannière ‘électricité verte’ ». Car il faut savoir que l’électricité que nous consommons en France n’est pas systématiquement produite dans le pays. En effet, les fournisseurs d’électricité ont la possibilité d’acheter ou de vendre leur électricité à d’autres fournisseurs en Europe via ce système de certificat. Traduction, si vous consommer pour 50€ d’électricité par mois via une offre verte, alors cela signifie que votre fournisseur s’est engagé à acheter pour 50€ de certificat auprès d’un producteur d’électricité verte.
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie à propos des offres vertes ? Et bien que même si vous avez souscrit à ce genre d’offre, l’électricité qui arrive dans vos prises n’est pas nécessairement 100% produite par de l’éolien, du solaire ou de l’hydroélectrique. En gardant l’exemple des 50€ de facture d’électricité par mois, votre fournisseur peut en effet acheter 50€ de certificat d’électricité verte et dans la réalité vous fournir de l’électricité issue du nucléaire. Et sachant que le prix des certificats est très bas, il n’est pas rare que ce genre de pratique se multiplie et que les clients se sentent trompé. Et c’est là que VertVolt a toute son importance.
Deux niveaux de labélisation sont proposés. En choisissant une offre labelisée VertVolt de niveau 1, le consommateur aura la certitude de recevoir de l’électricité verte chez lui. Et en choisissant le niveau 2, il aura en plus la garantie de rémunérer des installations d'énergies renouvelables basées France, et donc contribuer réellement au développement de la filière. Par ailleurs, l'ADEME conseille aux fournisseurs qui n'achètent pas d'électricité produite par les centrales nucléaires de faire apparaître la mention « sans nucléaire » sur leurs offres. Plusieurs fournisseurs ont d'ores et déjà des offres labelisées VertVolt comme Enercoop, avec une électricité 100 % verte garantie sans nucléaire. À noter l'ADEME donne également le détail de l'origine de l'électricité, qui dans le cas d’Enercoop se décompose en 70 % d’éolien, 19,5% d’hydroélectricité et énergies marines, 7,5% de photovoltaïque et 1% de gaz renouvelable. Pour l’heure seules 7 offres sont labelisés VertVolt en France, toutes disponibles sur le site ademe.fr.
Site de l’ADEME : https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/vertvolt
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Saola, les chaussures « sneakers » écolo de demain ?
Avant de commencer, êtes-vous un Sneakers Addict (ou Snickershead, c’est au choix) ? Si vous accumulez ces chaussures sur des présentoir comme de véritables objets de cultes, alors sans doute que oui ! En effet, les sneakers, ces chaussures de sport détournées pour être portées en ville, sont devenus de véritables objets de collection. Ceci dit, tout le monde ne partage pas cette passion, et certains se contentent seulement de les porter pour leur esthétique et leur confort agréable. Mais derrière ce côté sympathique, il faut savoir que les sneakers sont généralement des objets très complexes composés de dizaines de matériaux différents et donc assez difficile à recycler. C’est en partant de ce constat qu’une entreprise de Haute Savoie s’est lancé dans la conception de sneakers écolo, issue du recyclage tout en respectant les codes qui ont fait la popularité de ce type de chaussure.
Direction Annecy où se trouve la boutique Saola, du nom de cette antilope rare des montagnes du Vietnam, et l’une des 100 espèces animales les plus menacées au monde. Si à première vue rien ne différencie ce magasin de chaussure là d’un autre, on ne trouve ici que des baskets en matière naturelle. Liège naturel, foin, coton bio pour la toile… caoutchouc recyclé et anciennes chaussures broyées pour la semelle. Une composition étonnante imaginée par le fondateur de la marque Guillaume Linossier en 2018 afin je cite, de « minimiser l’utilisation de matières nouvelles ». Seuls des éléments naturels ou recyclés sont utilisés… en clair, pas de cuir ni matières d'origine animale, mais plutôt des algues invasives collectées dans des lacs ou encore des bouteilles en plastique.
En innovant de la sorte, Saola ambitionne clairement de booster le marché de la mode éco-responsable, surtout dans le domaine des sneakers. Pour Maxime Moreau, responsable numérique chez Saola que je cite, « ce qui prime, c’est l’aspect éco-conçu, légèreté et confort. On essaie de mettre en valeur ces trois caractéristiques ». D’ailleurs, est-ce que c’est confortable des sneakers faites à base de liège, de bouteille en plastique et d’algues ? A priori oui, à en croire Alexandre Curdy, vendeur dans un magasin d’Annecy que je cite, « C’est assez léger, c'est confortable… On a l’impression d’avoir un chausson au pied. Le haut de la chaussure fait comme une chaussette. C’est élastique, ça tient bien la cheville. »
Si les modèles sont imaginés à Annecy, les paires de sneakers sont quant à elle fabriqués au Portugal pour maîtriser les coûts. Un petit bémol quasi inévitable pour rendre ces sneakers éco-responsables abordable, dans une société ou le marché de la chaussure et l’industrie textile au sens large est aujourd’hui la deuxième industrie la plus polluante au monde. En France, le nombre de baskets achetées en 2020 représentait à lui seul autant de CO2 rejeté dans l’atmosphère qu'un Boeing 777 qui aurait effectué 4 200 allers-retours entre Paris et New York.
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Des aspirateurs à particules pour les JO de Paris 2024 ?
Vous le savez, la pollution de l’air est un enjeu majeur à la fois pour la santé mais également pour l’environnement. En France, Paris est régulièrement pointé du doigt pour ses pics de pollution… un phénomène en réalité plutôt logique, qui s’explique par une concentration de plus de 2 millions d’habitants, sans compter les personnes qui affluent chaque jour des départements limitrophes pour travailler. Si cette mauvaise qualité de l’air est déjà un problème, cela pourrait l’être encore plus dans trois ans avec l’accueil Jeux Olympiques. Un écueil auquel le Comité d’Organisation des Jeux de Paris 2024 aurait déjà trouvé une solution en installant des aspirateurs à particules au-dessus du village olympique pour protéger les athlètes.
Avez-vous déjà entendu parler du « Para-PM » ? Il y a fort à parier que non, et c’est normal… il s’agit du dernier projet sélectionné par Solideo, la société de livraison des ouvrages olympiques, afin de rendre plus respirable l’air de Paris au moment des jeux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’invention de la société Française Aérophile est assez impressionnante : une impressionnante machine de 3 mètres par 5, qui sur le principe serait capable d’aspirer les particules fines puis de les détruire.
Dans le détail, le « Para-PM » tire profit d’un phénomène physique lié au champ électrique naturel de l’air. N’étant pas un expert en la matière, je vais tenter de vous résumer le plus simplement possible les observations qui ont mené Jérôme Giacomoni, cofondateur d’Aérophile et spécialiste des ballons captifs à créer le « Para-PM ». En fait, lorsque le potentiel électrique de l’air est augmenté, et bien cet air devient localement conducteur et les particules fines chargées négativement s’accumulent sur des pointes. Je cite Jérôme Giacomoni, « au total nous avons remarqué que nos ballons amassaient sept grammes de particules fines de suie et de carbone par an. Nous nous sommes alors demandé si l’on ne pouvait pas utiliser ce phénomène pour capter la pollution ».
Voilà pour la théorie. Maintenant, comment ça fonctionne en pratique ? Et bien le principe du « Para-PM » consiste à ioniser l'air ambiant pour aspirer et piéger les particules environnantes. Je cite : « notre appareil est capable de dépolluer 36 000 mètres cubes d'air par heure, soit l'équivalent de 15 piscines olympiques. Tout d'abord, il capte des particules ultrafines, de l'ordre de 10 nanomètres, qui sont généralement trop petites pour être filtrées dans les systèmes classiques. Ensuite, le ‘Para-PM’ ne nécessite pas d'énergie contrairement aux pompes qui aspirent l'air, puisqu’au lieu de brasser un mètre cube, l'appareil va uniquement aspirer les 20 microgrammes de particules qui y sont contenues ». Une fois les particules piégées, elles sont décomposées en gaz par lasure photo-catalytique permettant à l’air rejeté d’être deux fois moins pollué. Au total, Aérophile prévoit d'installer neuf modules de 3 x 5 m au cœur du village et espère même pouvoir en installer des milliers au bord des routes, des écoles et des établissements de santé. D’après Jérôme Giacomoni, placer 1.000 « Para-PM » pour 300.000 habitants permettrait de réduire la pollution de 15 % de façon permanente.
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Norvège, premier pays d’Europe à bannir les moteurs thermiques ?
La lutte contre le réchauffement climatique passe inévitablement par un renouveau des mobilités, notamment les véhicules sans émissions de CO2. Si l’Europe prévoit la fin des véhicules essence et diesel en 2035, la Norvège elle, prévoit de bannir ces motorisations dès le début d’année 2022 ! Comment est-ce possible, et surtout, est-ce possible ? Réponse dans cet épisode.
Dès le printemps 2022, l'intégralité des ventes de voitures neuves en Norvège pourrait bien n’être que des voitures électriques, hybrides rechargeables ou hydrogène. Si cette volonté du gouvernement se concrétise, le pays scandinave deviendrait le tout premier au monde à basculer dans une ère avec des transports sans émissions de CO2. Bien entendu, les propriétaires de voitures thermiques pourront continuer de rouler sur les routes norvégiennes avec… seulement, plus aucun modèle utilisant du pétrole ne sera mis en vente, la précision est importante. Et d’après une analyse des chiffres de ventes menée par la Fédération automobile norvégienne (NAF), la toute dernière vente d’une voiture essence ou diesel neuve devrait avoir lieu dans moins de six mois, en avril 2022. À l’origine, le gouvernement tablait sur une interdiction en 2025, mais face à l’érosion précipité des ventes de ce genre de véhicule, le pouvoir en place a finalement décidé d’accélérer le calendrier.
Depuis le début de l’année 2021, les ventes de véhicules essence et diesel sont passées sous la barre des 10 % de parts de marché. Rendez-vous compte, cela signifie que 9 voitures vendues sur 10 en Norvège ne rejettent pas ou quasiment pas de CO2. D’ailleurs, le top 15 des modèles les plus vendues se compose essentiellement de voiture électrique, largement dominé par la Tesla Model 3, à l'exception d'un seul modèle hybride rechargeable, le Toyota Rav4, juste derrière à la 2e place. Dans ce classement, le Volkswagen Tiguan est le modèle thermique le plus vendue et n’apparait qu’à la 38e position avec moins de 700 unités.
Ceci dit, il convient d’évoquer également le marché de l'occasion qui bien entendu ne va pas faire disparaitre les voitures diesel et essence du jour au lendemain. D'ailleurs, si la Norvège est en passe de franchir un cap historique, les voitures à moteur thermique représenteraient toujours près de 85 % des véhicules en circulation dans le pays. En France, il faudra attendre encore un moment avant que la vente de voitures diesel et essence ne soit mise à l’arrêt. Un signe encourageant peut toutefois être signalé, les Français n'ont jamais autant acheté de voitures électrifiées, avec une part de marché record de 16,6 % obtenue en août dernier. Un chiffre en constante progression ces dernières années.
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Où se trouve le plus grand barrage du monde ?
En termes d’énergie renouvelable, il en est une dont on ne parle pas souvent et qui pourtant est extrêmement efficace : l’hydroélectrique… les barrages si vous préférez. D’après EDF, premier fournisseur d’électricité provenant des barrages, la France compterait plus de 2300 installations hydroélectriques sur son territoire. Ceci dit, où se situe le plus grand barrage du monde ? Quel est sa puissance ? Est-ce que cette énergie est si efficace et écologique que cela ?
Direction la Chine ! Vous le savez, les ambitions en matière d’écologie du gouvernement chinois sont démesurées, comme le fait de vouloir créer la plus grande éolienne offshore du monde quasiment aussi grande que la Tour Eiffel. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le pays est loin d’être un exemple car il est notamment le plus gros pollueur de la planète, loin devant les occidentaux… je vous invite à écouter l’épisode d’il y a deux jours pour en savoir plus. Quoiqu’il en soit, le gouvernement continue de montrer les muscles sur sa politique d’énergie propre avec l’inauguration du barrage de Baihetan au sud du pays, et qui devient tout simplement le 2e barrage le plus grand du monde.
Pour vous faire une idée de ce monstre de béton, le barrage de Baihetan mesure 189 mètres de hauteur et 700 mètres de large. Côté énergie, il est aussi puissant que seize centrales nucléaires, et dès qu’il fonctionnera à plein régime, soit en début d’année prochaine, ce dernier devrait être capable de produire 16 GW d’électricité, et donc d’alimenter des centaines de milliers de foyer. Il a quand même fallu une dizaine d'années et 25 milliards de dollars pour le faire sortir de terre. Si celui-ci vous impressionne, alors vous n’êtes pas prêt pour le barrage des Trois Gorges situé au centre de la Chine, et qui lui, est considéré comme le plus grand barrage du monde en activité. 2335 mètres de long, 185 mètres de haut et plus de 27 millions de mètres cubes de béton nécessaire pour un construction qui s’est étalée entre 1994 et 2012, soit 18 ans ! Le barrage des trois gorges peut produire autant d’électricité que 20 centrales nucléaires.
Ceci dit, sa construction n’a pas été sans polémique. De nombreuses associations écologistes ont dénoncées la pollution engendrée par le chantier, au point que la banque mondiale a refusée de le soutenir financièrement. Quoiqu’il en soit, la Chine se passionne pour les barrages depuis plus de 70 ans déjà. Au sortir de la seconde guerre mondiale, le pays ne comptait que 22 grands barrages. Aujourd’hui, ce chiffre a été multiplié par mille. Un total monumental, et qui l’est encore plus quand on sait que le pays regroupe à lui seul la moitié des barrages de la planète. En effet, 24 000 barrages sur les 50 000 construit dans le monde l’ont été en Chine, ce qui permet au pays d’économiser 13 millions de tonnes de charbon par an et décarboner 17% de son énergie.
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Le Prince Charles, 1er écolo du Royaume-Uni ?
Au chapitre des histoires un peu bizarres voir même carrément improbables en termes de technologie, le Royaume-Uni n’est pas en reste. Intéressons-nous aujourd’hui à la famille royale, et plus précisément au prince Charles dont la voiture préférée est une Aston Martin. Il y a quelques années, le fils ainé de la reine Elizabeth II aurait demandé à ce que son véhicule soit modifié pour pouvoir rouler proprement, sans consommer d’énergie fossile. Et au lieu de l’essence, l’hériter de la couronne britannique a opté pour un carburant… plus qu’original !
Si vous vous placez derrières la Aston Martin DB6 MK2 Volante du prince Charles, ce n’est pas une bonne vieille odeur de pétrole que vous respirerez, mais le parfum fondu savoyarde. Vous ne rêvez pas, et je le répète, le parfum fondu savoyarde. Et comme l’explique la chaine de télévision BBC, cette odeur provient en effet du moteur du véhicule. Je sens que beaucoup d’entre vous s’interrogent et restent perplexe à propos de cette info. En fait, cette Aston Martin a été offerte par la reine Elizabeth II en personne en guise de cadeau pour le 21ème anniversaire du prince. Âgé aujourd’hui de 72 ans, le Prince Charles procède donc ce bolide depuis plus de 50 ans, et ce n’est qu’en 2008 que ce dernier a été mis au vert.
Dans le détail, le moteur fonctionne grâce à un mélange constitué de 15% d'essence SP95 et à 85% de bioéthanol. Vous le savez sans doute, le bioéthanol est traditionnellement produit avec à partir de restes de betteraves, des cannes à sucre, du blé ou du maïs. Celui utilisé par l’Aston Martin du Prince héritier est un peu différent, puisqu’il est obtenu à partir de surplus de vin blanc anglais et de lactosérum, un résidu récupéré lors de la fabrication du fromage, d’où l’odeur de fondu savoyarde !
On est d’accord, ce n’est pas ça qui sauvera la planète, mais le Prince Charles peut au moins se targuer d’avoir la première et possiblement seule voiture au monde roulant à la fondue savoyarde, le fromage et le pain en moins. L'initiative pourrait malgré tout en inspirer plus d'un, car le superéthanol E85 est considéré par beaucoup d’observateurs comme un levier de la transition écologique. En France, plus de 2500 stations essences en proposent, et de plus en plus de constructeurs comme Ford proposent des véhicules compatibles. Parallèlement, la marque de luxe Aston Martin compte également se verdir en proposant ses deux premiers modèles 100% électriques à la vente vers dès 2025.
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CO2, quel pays en rejette le plus ?
C’est une question que beaucoup de personnes se posent et à laquelle tout le monde n’a pas forcément la réponse… Quel pays est le plus gros pollueur de la planète ? S’il y a énormément de formes de pollutions différentes, on parlera dans cet épisode des émissions de CO2, qui contribuent massivement au réchauffement climatique. Vous allez voir, les chiffres peuvent parfois être très surprenant !
Tout d’abord, il faut savoir que les émissions mondiales de gaz à effet de serre et particulièrement de CO2 ont quasiment triplé entre 1960 et 2019, passant de 15 milliards de tonnes à plus de 40 milliards. Une tendance qui ne semble pas prête de s’inverser qui par ailleurs met en grand péril l'accord de Paris pour rester sous la barre des 2 °C de réchauffement. La faute en grande partie à… la Chine. Loin de moi la volonté de stigmatiser ni pointer du doigt ce pays, mais c’est tout de de même ce que les données du Global Carbon Atlas nous apprennent. En fait, la Chine connait une croissance phénoménale depuis le début du siècle (entre 7 et 10% par an), ce qui va de pair avec l’augmentation de ses émissions de CO2. Ajouter à cela que le pays fonctionne massivement avec des centrales à charbon, l’une des énergies fossiles les plus polluantes du monde, et l’on comprend mieux pourquoi le pays se retrouve tristement leader de ce sombre classement.
Dans le détail, ce sont plus de 10 milliards de tonnes de CO2 qui ont été émises par la Chine en 2019… soit près du double des américains, quatre fois plus que les indiens qui complète le podium et trente et une fois plus que la France avec 324 millions de tonnes. À noter tout de même que si la Chine pollue beaucoup, c’est parce qu’elle produit également beaucoup. Notamment pour le marché occidental. En d’autres termes, cette pollution est également due à notre consommation. En Europe, la France profite d’une industrie nucléaire de pointe, ce qui lui permet de baisser drastiquement ses émissions, contrairement à l’Allemagne et ses usines à charbon qui occupe la 7e place du classement, et pollue quasiment deux fois plus que nous.
Attention toutefois, ces chiffres correspondent à la pollution totale du pays, tout domaine confondu. Si l’on s’intéresse à la pollution par habitant, et bien ce sont les pays du Golf qui sont les moins respectueux de l’environnement. Avec près de 50 tonnes de CO2 par an, le Qatar est le plus gros émetteur de CO2 par habitant, loin devant le Koweït et les Émirats Arabes Unis. Par comparaison, chaque Français émet « seulement » 5 tonnes et demies de CO2 par an. Un ratio par habitant assez élevé et qui s’explique facilement par l’exploitation des énergies fossiles qui fait la richesse du Qatar.
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The Ocean Cleanup, un nettoyage des mers qui fonctionne ?
Depuis plusieurs années déjà, l’organisation à but non lucratif The Ocean Cleanup s’affaire à nettoyer mers et océans de ses détritus. D’ailleurs, depuis août dernier, sa cible n’est autre que le vortex du Pacifique Nord entre Hawaï et la Californie, d’une superficie trois fois plus grande que la France. Un challenge immense mais qui semble-t-il est déjà un succès !
Avant de rentrer dans le détail de l’opération, c’est quoi The Ocean Cleanup ? Et bien il s’agit tout simplement d’un projet à but non lucratif lancé en 2013 par un jeune étudiant de 18 ans (à l'époque) en ingénierie aéronautique, le néerlandais Boyan Slat. Le principe est simple : déployer des filets de 600 mètres de long en forme de U sur trois mètres de profondeur afin de recueillir un maximum de déchets marins produits par l’homme. Une fois les conteneurs pleins, les ordures sont traitées puis recyclés.
Jusqu’à présent, le système était passif. Cela signifie que les filets en forme de U se laissaient dériver au gré des courants. Après réflexion, l’équipe a finalement opté pour un système de propulsion bien plus efficace. Concrètement, deux navires avec équipage se placent à chaque bout de la barrière dans le but de la remorquer dans l’eau à une vitesse constante d’environ 3 kilomètres heures. Plus de souplesse et une plus grande efficacité puisque le système peut ainsi être redirigé vers des zones à forte concentration de déchets.
Depuis le mois d’août, ce système a été testé plus de 70 fois, dont le plus récent consistait à remplir entièrement le filet en moins de six semaines dans le vortex du Pacifique Nord. Et d’après l’équipe, ce dernier test fut un véritable succès. C’est sur twitter que le fondateur Boyan Slat a partagé la bonne nouvelle écrivant, je cite « Tout a fonctionné !!! Charge massive. Nous essaierons de partager les images dès que possible ». Et en effet, les quelques photos et morceaux de vidéos présent sur internet sont assez impressionnants. Si les équipes de The Ocean Cleanup sont actuellement en train de traiter ses déchets, on ignore pour l’instant la quantité totale récoltés… même si elle devrait sans doute dépasser plusieurs tonnes. En parallèle, l’organisation s’efforce aussi de nettoyer les rivières grâce à un système de rampe et de bac, empêchant ainsi ces déchets d’atteindre l’océan. D’ici 2040, The Ocean Cleanup espère réduire de 90 % les plastiques et autre déchets flottants dans les océans.
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Le vent, énergie d’avenir du transport maritime ?
Aussi étonnant que cela puisse paraitre, la technologie du futur pourrait très clairement s’inspirer du passé. Sur les mers et les océans, paquebots et autres bateaux géants pourrait bientôt être propulsés à la voile et non plus aux énergies fossiles. Comment c’est possible ? Et bien grâce au travail acharné de nombreuses entreprises qui ont présentées les résultats de leurs recherches lors du salon Wind For Goods fin septembre, à Saint Nazaire en Loire Atlantique.
S’il ne paye pas de mine à première vue, le transport maritime est tout de même responsable d’une bonne partie de la pollution de la planète. Si rien n’est fait dans les prochaines décennies, les bateaux pourraient même représenter 17% des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050. C’est donc pour éviter cela que s’est tenu le salon Wind For Goods fin septembre, faisant la part belle au vent. Et en effet, le potentiel de la propulsion par le vent (aussi appelé propulsion vélique) est tout simplement gigantesque ; bien qu’assez méconnu par le grand public.
Au total, une trentaine d’acteurs étaient présent pour présenter leurs technologies comme le bateau de Grain de Sail, qui effectue des liaisons transatlantiques pour ramener en Bretagne du chocolat et du café en provenance d’Amérique du Sud. De leur côté, les startups AirSeas, Zephyr & Borée et Neoline se sont associés pour proposer les premiers "cargos voiliers” français… L’entreprise Farwind était également de la partie avec ses concepts de voiliers-hydrogène, tout comme D-ICE engineering, qui développe des systèmes et logiciels innovants pour la navigation.
Aussi fou que cela puisse paraitre, les experts du transport maritime voient dans le vent la meilleure solution à l’heure actuelle pour réduire les émissions de CO2 du secteur. L’option est d’ailleurs prise très au sérieux par de nombreux pays comme la Suède qui a récemment dévoilé le cargo-voilier Oceanbird. Car au final, les solutions de propulsion par le vent apportent une puissance vraiment intéressante aux navires, pouvant dans certains cas couvrir jusqu’à 90% des besoins en termes de propulsion.
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Vers un internet plus vert grâce à Google ?
À l’instar de Microsoft dont on vous a parlé plus tôt cette semaine, Google tente tout en douceur de se verdir, et par ricochet de verdir le comportement de ses internautes. Depuis quelques jours, de nombreuses nouveautés ont vu le jour à la fois sur le moteur de recherche éponyme, mais également sur ses différents services comme Maps.
Première nouveauté, la possibilité pour tous ceux qui cherchent un vol en avion de trier leurs résultats selon les émissions de dioxyde de carbone provoquées par le trajet, en plus des prix, de la durée ou de l'heure de départ. Pour se faire, l'entreprise explique qu’elle se base sur plusieurs critères comme la nature du trajet, le type d’appareil utilisé, le nombre de siège dans chaque classe, mais aussi et surtout le mode de calcul de l'Agence européenne pour l'environnement. Par extension, les résultats de recherche des hôtels affichent des informations sur les différentes actions menées par les établissements en matière de développement durable, qu’il s’agisse de la réduction des déchets ou de l'économie d'eau par exemple.
Cette option de trajet écolo a également été transposée pour les voitures dans Maps depuis le début du mois aux Etats-Unis et devrait être déployée en Europe dès l’année prochaine en reprenant les mêmes critères. Petite mise en garde toutefois, en choisissant cette option, l’utilisateur empruntera le trajet le plus économique et le moins polluant, mais pas nécessairement le plus rapide comme c’est le cas par défaut dans les paramètres de l’application. Dans le même registre, Google souhaite aussi aider les villes à mieux gérer les feux de circulation, grâce à l'intelligence artificielle. Dans le détail, le GAFAM explique travailler sur une IA capable de prédire la circulation et donc fluidifier le trafic en fonction des données récoltées par Google Maps. L'entreprise espère ainsi faire diminuer les émissions de CO2 aux intersections de 10 à 20%.
Au final, Google a décidé d’offrir le plus d'informations possible aux utilisateurs pour les aider à faire des choix davantage écoresponsables dans le temps. Si certains y verront forcément un coup de communication, il faut bien avouer que cette tentative de responsabiliser les utilisateurs est plutôt une bonne idée de la part de Google. D’ailleurs, le géant américain reste plutôt cohérent sur la question… souvenez-vous il y a un an, le GAFAM annonçait vouloir faire tourner ses centres de données et bureaux du monde entier grâce à des « énergies décarbonées », dès 2030.
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Quel potentiel énergétique pour les énergies marines ?
En termes d’énergie renouvelable, le solaire, l’éolien et l’hydroélectrique arrivent bien souvent en tête des citations. Ceci dit, il est une catégorie particulièrement efficace et un peu sous-estimée : l’énergie marine. En quoi est-elle intéressante ? Comment en tirer profit ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Lorsque l'on parle d'énergies marines renouvelables (EMR), on parle de toutes les technologies capables de produire de l’électricité en exploitant l'énergie de la mer… comprenez par-là, la force des vagues, de la houle, du vent etc… D’ailleurs, plusieurs prototypes ont déjà commencé à démontrer la puissance de l’océan pour produire de l’électricité. C'est notamment le cas, à La Rance en Bretagne, où une usine marémotrice produit chaque année 240 MW, et ce depuis 55 ans. D’ailleurs en 2015, cette installation représentait 17 % de l'énergie produite dans la région. Alors pourquoi ne pas généraliser ce genre d’installation me direz-vous ? Et bien parce qu’elles sont à la fois très couteuses et extrêmement difficiles à raccorder au réseau électrique terrestre.
Avant de poursuivre, attention à ne pas confondre potentiel naturel et potentiel techniquement exploitable. Par exemple, une tempête ou un tsunami dégage une puissance colossale, mais ce n’est pas pour autant que l’on pourrait exploiter cette énergie au vu de la violence de l’événement, ça parait logique. En tout cas, si l’on regarde au niveau national, la France mise tout particulièrement sur l'éolien marin, dont le potentiel est « quasi illimité ». Mais cette technologie est loin de faire l’unanimité, et provoque régulièrement des tensions entre pro et anti éolienne, comme sur le parc offshore de Saint-Brieuc dans les Côtes d'Armor et au large de Noirmoutier en Vendée. Mais au-delà des positions idéologiques, il faut savoir que les éoliennes en mer permettraient assurément de produire beaucoup d’électricité décarbonée en France : entre 30 et 70 GW d’après le syndicat des énergies renouvelables. D’ici 2030, l’objectif serait d'atteindre 15 GW, ce qui représenterait 9 % de la production d'électricité nationale.
Pour finir, élargissons encore un peu plus notre regard. Sur l’ensemble de la planète, le World Energy Council estime que le potentiel énergétique des énergies marines renouvelables serait de deux millions de TWh par an. Un chiffre qui mérite d’être pondéré, puisqu’à leur actuelle, selon notre niveau de connaissance technologique en 2021, seul 100.000 TWh par an seraient techniquement exploitables. Une diminution drastique, certes, mais qui étonnamment, laisse une quantité largement suffisante pour couvrir la demande mondiale ! En 2018, la consommation d’électricité sur l’ensemble de la planète dépassait à peine les 23.000 TWh. Vous le constatez, et en dépit des contraintes précédemment citées, ne pas exploiter davantage les EMR sur la surface de la planète est un véritable paradoxe. En effet, elles ne représentent à ce jour que 0,05 % de la production mondiale d'énergie renouvelable.
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Anticiper la pluie 90 minutes à l’avance grâce à une IA ?
Vous le savez, le champ d’application des intelligences artificielles est absolument sans limite, à tel point que certains chercheurs estiment que cette technologie pourrait sauver l’environnement. Bon, on n’en est pas encore là mais dans ce domaine, l’IA réalise déjà de belles prouesses. Dernièrement, la société DeepMind a mise au point une technologie permettant de prédire avec précision où la pluie tombera dans une fenêtre de 90 minutes.
Il s’agit clairement de l’un des défis les plus difficiles dans le monde de la prévision météorologique. Comme l’explique le célèbre MIT, de multiples facteurs entrent en jeu dans la prévision des pluies à l’instar des changements de température, de la formation de nuages, et du vent… de quoi impacter considérablement la quantité d’eau dans le ciel, ainsi que la taille de la zone sujette aux précipitations. Qu’à cela ne tienne, la société DeepMind, succursale de Google dédiée aux intelligences artificielles a tout simplement créé le DGMR, un nouvel outil capable d’outrepasser ces contraintes, le tout en collaboration avec le service météorologique national du Royaume-Uni, Met Office.
Contrairement aux techniques actuelles qui utilisent des simulations informatiques de la physique atmosphérique, l’IA DGMR se fie aux données radars diffusées tout au long de la journée par différents pays. Cela lui permet de suivre en direct la formation et le mouvement des nuages et donc de générer des simulations instantanées très précises. Et comme une démonstration vaut mieux que de beaux discours, 56 météorologues du Met Office ont accepté de comparer le DGMR avec leurs prévisions météo classiques. Résultat, près de 9 scientifiques sur 10 préféraient les résultats de l’IA à l’instant T pour sa précision. Car comme je vous le disais, le problème des simulations atmosphériques, c’est qu’elles fonctionnent bien sur le long terme, mais sont moins efficaces lorsqu’il faut prédire la météo pour l’heure à venir. Reste à savoir si l’IA serait capable de faire preuve d’autant de précision sur une période de plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Quoiqu’il en soit, l’outil DGMR se révèle être une solution parfaitement complémentaire particulièrement utile et qui pourrait notamment faciliter grandement la gestion des ressources à l’avenir.
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Microsoft va-t-il enfin faciliter la réparabilité de ses produits ?
Cet été, les actionnaires de Microsoft s’étaient prononcés pour davantage de réparabilité des produits de l’entreprise. Une position en faveur de l’environnement qui en avait étonné plus d’un sur le moment, et à laquelle nous avions consacré un épisode de Tech Verte. Aujourd’hui, place à une petite mise à jour dans ce dossier, d’autant que plusieurs nouveaux éléments valent le coup d’œil.
Pour rappel, c’est via l’organisme As You Sow, spécialisé dans l'impact environnemental des déchets électroniques, que les actionnaires de Microsoft avaient présenté une résolution au mois de juin. Objectif : pousser l’entreprise à se verdir en facilitant la réparabilité de ses produits. Si cet appel était resté sans réponse, les dirigeants se sont finalement exprimés sur le sujet il y a peu, promettant tout d’abord d’étudier la question, puis de prendre des mesures concrètes d’ici la fin de l’année 2022… soit dans un an ! De son côté, As You Sow précise que Microsoft va je cite « déterminer de nouveaux mécanismes pour accroître l'accès à la réparation, y compris pour les appareils Surface et les consoles Xbox ». Traduction, les consommateurs devraient dès 2023 être en mesure de réparer eux-mêmes leurs objets grâce à la mise en vente de pièces détachés, au grand damne des prestataires agréés qui ne devraient plus avoir ce monopole.
On est d’accord, cette annonce peut paraitre décevante, notamment niveau calendrier. Toutefois, difficile de reprocher à Microsoft sa prudence, étant donné que c’est la première fois qu’un fabricant américain accepte de modifier ses politiques de réparation suite à la pression de ses investisseurs. D’ailleurs, le GAFAM est clairement l’un des plus actif en matière d’environnement, n’hésitant pas à multiplier les expériences pour trouver les systèmes les plus respectueux de l’environnement. On peut notamment citer l’immersion de ses serveurs dans des bains bouillants… ce qui permet de réduire la consommation électrique et l’usure des machines de quasiment 20% comparé aux systèmes classiques de refroidissement.
Chez la concurrence, la société de placements Green Century a également déposé une résolution similaire auprès d'Apple. Une bouteille à la mer finalement, quand on sait que la marque à la pomme n’a jamais été exemplaire sur la réparation de ses produits. Le géant américain avait notamment refusé d’aider les boutiques indépendantes à réparer ses produits en gardant pour lui les pièces officielles. Ajouter à cela le fait que les propriétaires d’iPhone 13 ne pourront pas non plus faire changer leur écran chez un réparateur non agréé, puisque cela risquerait de désactiver la technologie Face ID.
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Copenhague, ville la plus sûre et la plus écolo du monde ?
Ces dernières années, le classement des villes les plus sûres du monde établi par The Economist Intelligence Unit (EIU) était largement dominé par des métropoles asiatiques comme Tokyo, Singapour ou Osaka. Mais d’après CNN, c’est la capitale du Danemark, Copenhague, qui en 2021 serait la plus sûre du monde. Un bond de quasiment 8 place au classement comparé à 2019, en grande partie liée à l’introduction d’un nouveau critère : la sécurité environnementale.
Si Copenhague occupe la première place cette année, c’est en partie grâce à son « faible taux de criminalité, actuellement à au plus bas depuis plus d’une décennie » d’après son maire Lars Weiss. Selon l’homme politique, la capitale du Danemark se caractériserait aussi par « une grande cohésion sociale » et des écarts de richesse relativement réduits. Ceci dit, comment ce classement est-il établi par le Safe Cities Index ? Au total, soixante villes ont été évaluées sur six critères différents comme : la sécurité numérique, sécurité sanitaire, les infrastructures, la sécurité personnelle et nouveauté, la sécurité environnementale. Concernant cette dernière, sont analysés des paramètres comme la qualité de l’air, la gestion des déchets ou l’utilisation des énergies renouvelables.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Copenhague est effectivement un modèle de ville verte. Son but principal : être neutre en carbone d’ici 2025. D’après le rapport, les infrastructures ont en effet été pensées pour que chaque geste du quotidien impacte le moins possible l'environnement. Aujourd’hui, plus de 75% des déplacements se font à vélo (la ville compte 400km de pistes cyclables), à pied ou en transports en commun. Le métro tourne 24h/24 et s’est imposé comme une alternative à la voiture individuelle. Copenhague est ainsi devenue une ville du quart d’heure, ce qui signifie que la quasi-totalité des habitants vit à moins de quinze minutes d’un espace vert. tout est à portée de la main pour favoriser une « proximité heureuse ». Autant d’avancées qui ont permis à la capitale danoise de collectionner les récompenses internationales depuis dix ans, comme le titre prestigieux de Capitale verte de l’Europe en 2014.
Derrière Copenhague figure Toronto au Canada, puis Singapour, Sydney en Australie et Amsterdam. La Big Apple, New York, loupe quant à elle le top 10 et doit partager la 11e place avec Barcelone. Enfin, Paris, seule ville française du classement pointe à la 23e place, première moitié du classement, certes, mais qui est tout de même loin d’être glorieux.
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Faut-il préserver les voitures essence encore un peu ?
Le dérèglement climatique est indéniable et les voitures thermiques (essence et diesel) y sont pour quelque chose. Il est donc plus que nécessaire d’agir rapidement pour accélérer la transition écologique et préserver l’avenir. Ceci dit, des chercheurs de l’université de Kyushu au Japon estiment qu’il serait presque contreproductif de forcer les choses. Une conclusion assez étonnante mais qui vous allez le voir a été murement réfléchi.
Quand on parle automobile, la discussion se concentre souvent sur l'efficacité des voitures et l’émergence des mobilités dites propres comme l’électrique et l’hydrogène, au point de pousser certaines personnes à se séparer de leur voiture essence quand bien même elle serait récente. Si passer aux mobilités sans émission de CO2 est une bonne chose, les chercheurs de l’université de Kyushu estiment qu’il ne faut pas confondre vitesse et précipitation sous l’influence des discours écologiques. Car d’après eux, conserver et utiliser plus longtemps des voitures à bon rendement énergétique - même s'il s'agit de voitures à essence – pourrait grandement aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Alors comment est-ce possible ? Pour Shigemi Kagawa, professeur à la Faculté d'économie de l'université de Kyushu, il ne s’agirait que d’une simple équation mathématique. Plus la demande de véhicule propre est forte, plus les émissions de gaz à effet de serre augmentent. Car en effet, l'empreinte carbone d'une voiture ne se résume pas qu’à ses émissions sur la route. Si une voiture électrique ne rejette pas de CO2 lors d’un trajet, sa production engendre en revanche beaucoup de pollution, notamment pour construire les batteries, généralement très gourmandes en matériaux rares et en eau. De ce fait, si tout le monde décidait de passer à l’électrique en même temps, la demande flamberait au même titre que la pollution liée à la production.
En clair, les chercheurs japonais estiment qu’il est préférable d’étaler le passage à l’électrique dans le temps et de ne pas brusquer les conducteurs de voitures thermiques récentes. Pour eux, diminuer les émissions liées à la fabrication de nouvelles auto compenserait largement les émissions supplémentaires produites par les voitures existantes. D’après les chercheurs, si les voitures immatriculées au Japon entre 1990 et 2016 étaient restées 10 % plus longtemps sur la route avant d'être mises à la casse, cela aurait tout simplement permis d’économiser plus de 30 millions de tonnes de CO2. Conseil pratique de Shigemi Kagawa que je cite « la prochaine fois que vous envisagerez d'acheter une nouvelle voiture, demandez-vous d'abord si vous ne pourriez pas encore faire quelques kilomètres supplémentaires avec celle que vous avez déjà ».
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Les trains à hydrogènes français bientôt sur les rails ?
Fin septembre, les deux géants français de l'industrie Plastic Omnium et Alstom ont annoncé dans un communiqué de presse commun qu’ils allaient s’associer pour créer je cite des « solutions de stockage d'hydrogène embarqués pour le ferroviaire ». Après des mois d’annonce de toute part, il semble que l'avenir d'un train à hydrogène français prenne enfin forme, avec un objectif à court terme : faire rouler les premiers trains régionaux dès l’année prochaine.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, Plastic Omnium est l’un des acteurs majeurs dans le domaine de la mobilité hydrogène et Alstom le leader mondial des transports ferroviaires durables. Ensemble, les deux fleurons industriels tricolores veulent développer le train à hydrogène du futur. Pour se faire, une équipe spécifique a été mise en place, composée d’employés des deux entreprises qui travailleront main dans la main durant les prochaines années. Dans son communiqué l’alliance Alstom-Plastic Omnium explique je cite que « ces trains pourront effectuer des voyages directs sur des lignes non électrifiées sans recourir aux énergies fossiles, tout en répondant aux défis du développement durable ». En France, plusieurs expérimentations auront lieu dès l’année prochaine, notamment sur le tronçon Tours-Loches en région Centre-Val de Loire, mais aussi sur plusieurs axes de la région Occitanie.
Si le train à hydrogène s’annonce prometteur, il possède également son lot de détracteurs, l’accusant de ne pas être si vert que cela. L’une des techniques les plus efficace et les plus courante pour produire de l'hydrogène reste l’électrolyse. Cela consiste à passer un courant électrique dans un bassin d’eau pour séparer les molécules d’hydrogène de l’oxygène. Or, si cette électricité provient du pétrole, du nucléaire ou du charbon par exemple, l’hydrogène ne peut pas être considéré comme verte puisque sa production engendre d’importantes quantités de pollution en amont. A contrario, l’hydrogène vert est obtenue en utilisant de l’électricité provenant de sources renouvelables comme l’éolien ou le solaire par exemple, et qui sont donc bien plus propres dans le temps.
Si l’on est complètement honnête, le discours expliquant que le train à hydrogène est forcément propre et sans rejet de CO2 est faux. Car tout dépend de l’hydrogène utilisé. Si Alstom, Plastic Omnium et la SNCF veulent vraiment pouvoir l’affirmer au et fort, il faudra veiller à ce que l’hydrogène utilisé dans leur train soit vert. Quoiqu’il en soit, le train à hydrogène reste un enjeu majeur pour le ferroviaire. En 2019, près de 1800 trains continuaient de fonctionner au diesel… un nombre en nette diminution mais encore bien supérieur aux locomotives électriques comme les TGV, qui il y a 3 ans n’étaient qu’au nombre de 464.
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Fairphone 4, enfin le bon compromis entre high-tech et écologie ?
Les défenseurs de tech responsable l’attendaient avec impatience, et il est désormais là. Le Fairphone 4 est disponible en précommande depuis quelques jours. Cette nouvelle version du plus écologique, durable et réparable des smartphones a droit à une véritable mise à jour technique ainsi qu’à une toute nouvelle esthétique. Tour d’horizon d’un smartphone pas comme les autres à bien des niveaux.
Pour ceux qui ne connaitraient pas Fairphone, il s’agit d’un smartphone neutre en termes de déchets électroniques. Il contient des matériaux provenant de sources équitables et bien souvent recyclés. Autre caractéristique presque unique, le mobile bénéficie d'une garantie de cinq ans sans frais supplémentaires afin d’encourager les consommateurs à conserver leur appareil le plus longtemps possible. Et preuve du sérieux de sa démarche, ce Fairphone 4 affiche une note de durabilité comprise entre 82 et 84/100 à l'indice Eco-rating. Au total, huit modules de rechange sont mis à disposition des utilisateurs pour une réparation facile.
Côté technique, l'écran du Fairphone 4 est de 6,3 pouces avec un affichage Full HD+ et une protection Gorilla Glass 5 de Corning. Les performances sont délivrées par le processeur Snapdragon 750G de Qualcomm qui permet aussi au smartphone de prendre en charge la 5G. Le module photo principal de 48 Méga pixel avec autofocus, stabilisation optique de l'image et flash LED à double tonalité est accompagné d'un capteur ultra grand-angle 120° là aussi de 48 Mp. Le système d’exploitation n’est autre que l’Android 11, avec une assistance logicielle garantie jusqu'à fin 2025 et des mises à jour assurées vers Android 12 et Android 13. Pour vous offrir ce Fairphone 4, comptez tout de même 579 euros pour la version 6 Go de RAM et 128 Go d'espace de stockage, et de 649 euros pour 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage.
Comme toujours, on se réjouit de voir la marque Fairphone progresser de la sorte, non seulement parce que c’est bon pour la planète, mais aussi parce que cela pousse les autres constructeurs à se verdir. Ceci dit, le Fairphone 4 n’est pas exempt de reproches. Selon les premières observations l’autonomie du smartphone serait clairement inférieure à la moyenne du marché avec seulement 12h au compteur. Autre constat, l’écran serait aussi l’un des pires du marché avec une luminosité maximale très faible et un taux de contraste indigne d’un appareil à 600 euros.
Au final, le concept du Fairphone 4 est toujours aussi intéressant. Mais en pratique, on ne peut s’empêcher de poser sans cesse les mêmes questions. Comment le Fairphone 4 va-t-il vieillir ? Sera-t-il toujours à la hauteur dans deux ans ? Comme de nombreux médias spécialisés l’ont remarqué, il y a fort à parier que le smartphone sera très lent et largement dépassés par les marques concurrentes d'ici peu, d’autant plus que des constructeurs majeurs comme Apple ou Samsung utilisent de plus en plus de composants recyclés et sont bien meilleurs en termes de mises à jour logicielles. Au final, acheter un Fairphone c’est davantage s’engager dans une démarche écoresponsable plutôt que de choisir le high-tech.
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Qu’est-ce que Citroën Skate ?
Avec son prototype Citroën Skate présenté il y a quelques jours, le constructeur automobile français ne se lance pas sur le marché du skateboard, non, mais imagine purement et simplement le futur des moyens de transports en ville. Leur vision : des véhicules individuels autonome sans émission de CO2 et personnalisable au besoin.
Concrètement, Citroën Skate, c’est quoi ? Rien de bien compliqué en somme. Il s’agit d’un concept de véhicule électrique à la frontière du petit train et de la voiturette de golf sur la forme, capable de se déplacer de façon 100% autonome sans émettre de gaz à effet de serre. Le prototype se déplace à 25 km/h grâce à quatre grosses roulettes et permet aussi bien de livrer des repas, des colis, que de transporter des passagers dans des gares ou aéroports, et même faire office de salle de télétravail ambulante ! Au total, ce sont une soixantaine d’utilité différentes que les designers de Citroën ont imaginé pour ce fameux Skate. Pour Pierre Leclerq, directeur du design, l’idée est carrément je cite « de réinventer ce que vous allez faire pendant le temps du transport avec une grande liberté en termes d'aménagement intérieur ». Pour lui, la mobilité doit rester un plaisir et non un déplacement pare-chocs contre pare-chocs.
Si le véhicule ne risque pas de rouler dans les rues avant quelques années, l'idée est de « lancer la discussion » et répondre aux tendances de la société. D’après la directrice de la stratégie de Citroën Christine Hansen que je cite, « tout l'enjeu est de trouver le bon équilibre entre la technologie et l'infrastructure », à un coût « raisonnable » puisque « l'autonomie coûtera très cher sur un véhicule individuel ». Sur ce point, la réduction des coûts pourrait justement passer par l’usage partagé. Au Japon, Nissan teste depuis 2018 un service de robot-taxi baptisé « Easy Ride », et Toyota des navettes autonomes polyvalentes. Aux Etats-Unis, Cruise, filiale de General Motors, a annoncé en juin que sa navette Origin entrait en préproduction. Waymo, le projet de véhicules autonomes développé par Alphabet, la maison-mère de Google, propose pour sa part un service de robotaxis sans chauffeur à Phoenix dans l’Arizona pour un nombre limité de clients, et à San Francisco pour ses employés.
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Rouler moins vite réduit-il la pollution de l’air ?
Face à la pollution de l’air, de nombreuses technologies voient le jour comme le captage du carbone ou encore les carburants verts comme l’hydrogène. Mais à défaut d’investir, certains dirigeants politiques, notamment les maires de certaines villes de France, préfèrent tester d’autres solutions. C’est notamment le cas à Paris, Nantes, Grenoble, Poitiers et dans d’autres grandes villes où certaines portions routières ont vu leur vitesse réduite. La logique voudrait en effet que rouler moins vite engendre moins de pollution, mais qu’en est-il réellement ?
Alors si réduire la vitesse permet mécaniquement, dans un autre registre, de réduire le nombre d’accident mortel, et bien cela permet en effet de réduire aussi la quantité de gaz à effet de serre rejetée… De quoi crédibiliser les défenseurs de cette solution… sauf que cela est en réalité très variable selon les caractéristiques de chaque véhicule. En détail, d’après le Centre d'études et d'expertises sur l'environnement (CEREMA), le poids du véhicule, son modèle, son type de carburant, le démarrage à froid ou à chaud et la densité du trafic routier… tout cela cumulé ferait considérablement varier les rejets de CO2. Conséquence : rouler moins vite ne voudrait pas systématiquement dire polluer moins. C’est parfois même l’inverse dans certains cas.
Exemple concret avec les camionnettes et voitures utilitaires qui à 20km/h consommeraient et émettraient autant de pollution qu’à 130km/h. Ces véhicules sont en effet conçus pour permettre aux professionnels de déplacer des charges importantes et de gros volumes, et donc consomment davantage de carburant qu’une petite voiture citadine. Car rouler en vitesse constante à 20 ou 30 km/h nécessite de créer beaucoup plus de puissance pour avancer. En revanche, une fois lancé à 90 km/h par exemple, le véhicule profite de sa propre vitesse et de son poids pour avancer, ce qui à l’inverse, nécessite moins de puissance et donc moins de carburant. Ceci dit, il convient également de prendre en compte l’état des routes, puisqu’une chaussée mal entretenue dégrade les pneus et engendre une plus grande consommation de carburant, et donc davantage de pollution.
Face à ces constats peu flatteurs, plusieurs dirigeants politiques se sont engouffrés dans la brèche, notamment le candidat Les Républicains à la présidentielle Xavier Bertrand, pointant du doigt l’absurdité de réduire la vitesse à 30 km/h en ville. Or, en ville, la densité du trafic fait que l’on roule davantage par à-coups qu’à vitesse constante. Limiter la vitesse permettrait peut-être de fluidifier le trafic et donc l’installer l’écoconduite, qui consiste justement à ne pas rouler par à-coups pour consommer moins de carburant. Une confusion qui à pousser le CEREMA à préciser je cite « qu’on ne peut pas conclure que des vitesses limitées à 30 km/h sont nécessairement plus négatives en termes d’émissions que des vitesses à 50 km/h ».
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Flambée des tarifs d’électricité en 2022 ?
L’automne est à peine entamée que l’UFC-Que-Choisir tire déjà la sonnette d’alarme pour l’année 2022. En cause : l’explosion à venir des prix de l’électricité. L’association de consommateur redoute en effet une hausse massive de 10% en début d'année prochaine, et interpelle directement les autorités pour protéger le porte-monnaie des français.
Pour déterminer cette tendance à la hausse, l’UFC-Que-Choisir s’est notamment basée sur la méthodologie officielle de calcul des tarifs. Dans le détail, l’association a observé ce qu’elle appelle le degré d'exposition du tarif réglementé, et le niveau de ces prix sur les marchés d’ici la fin de l’année. En combinant toutes ces données, c’est donc une augmentation de 10% toutes taxes comprises, soit en moyenne 150€ par foyer, qui pourrait avoir lieu en 2022… ou pas ! Car d’après l’association, cette hausse n'est pas encore officielle, et pourrait donc ne pas avoir lieux du tout, si l'État décidait d’intervenir dans ce dossier.
L'association suggère en effet au gouvernement de revoir la méthode de calcul du tarif réglementé, en augmentant le plafond du volume d'ARENH de 100 à 150 TWh (térawattheures). L'ARENH, c'est le dispositif qui permet aux fournisseurs d'électricité concurrents d'EDF de racheter une partie de sa production nucléaire à un tarif encadré. Or, ce plafond de 100 TWh devrait être largement dépassé pour atteindre les 170 TWh, ce qui poussera les concurrents à s'approvisionner chez d’autres gros fournisseurs étrangers chez qui les prix sont beaucoup plus élevés. D’après l’association, une augmentation de ce plafond à 150 TWh permettrait donc de limiter l'augmentation du tarif réglementé à seulement 1,5% TTC, soit six fois moins qu'attendu !
Autre proposition de l’UFC-Que-Choisir, baisser les taxes et contributions prélevées par l'État comme la TVA, qui représentent au total près d’un tiers de la facture d'électricité des français. Une chose est sûre, si la hausse 10 % se confirme, cela signifiera que le prix de l’électricité aura augmenté de 25% en 3 ans. Un coup dur pour le portemonnaie des français mais sans doute aussi pour la planète étant donné que le prix de l’électricité verte, même s’il devient de plus en plus intéressant avec le temps, reste dans l’ensemble plus élevé que celui de l’électricité classique. Pas de quoi inciter les consommateurs à aller vers le renouvelable donc, eux qui privilégieront sans doute le moins cher au dépend de l’écologie.
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Une voiture électrique chinoise avec 1000 km d’autonomie ?
La course à l’électrique prend un nouveau virage. Après Tesla, Toyota, et Nio en Chine, voilà que le constructeur BYD -lui aussi chinois- a dévoilé une nouvelle voiture électrique dotée d’au moins 1000 km d’autonomie. S’il ne s’agit que d’un concept-car pour l’instant, la berline baptisée Ocean-X proposerait une transmission intégrale et une nouvelle intégration des batteries dans sa structure.
Dans le détail, la Ocean-X est annoncé comme étant une berline familiale dont les lignes ne sont pas sans rappeler Tesla et Porsches par moment. D’après le constructeur, la silhouette très profilée et basse favoriserait un aérodynamisme optimal. Sous le capot, la E-Plateforme 3.0 de BYD devrait accueillir une motorisation électrique dernière génération. Les technologies dernier cri disponibles sur le marché permettrait également de mieux gérer l’électricité ainsi que le freinage. Avec des porte-à-faux courts à l’avant et à l’arrière, la Ocean-X proposerait un empattement long, particulièrement adapté pour placer une batterie de bonne dimension tout en offrant un habitacle spacieux. À propos des batteries, BYD a opté pour les Blade qui ont pour avantage de réduire le poids tout en optimisant leur capacité.
Une voiture spacieuse et confortable donc, mais néanmoins assez puissante puisqu’elle serait capable d’atteindre les 100 km/h en moins de trois secondes. Du côté de la charge, BYD annonce également une grande évolution avec la possibilité de récupérer 150 km d'autonomie en seulement cinq minutes sur une borne adaptée. Pour gérer la température des batteries et optimiser l’efficience de l'ensemble, le véhicule disposerait en plus d’une pompe à chaleur capable de fonctionner entre -30° C et 60° C.
Avec toutes ces caractéristiques, le moins que l’on puisse dire c’est que sur le papier la promesse est élevée. D’autant que le constructeur n’a pas le droit de se rater en annonçant plus de 1 000 km d’autonomie et une charge rapide permettant de gagner jusqu’à 150 km en seulement 5 minutes. S’il ne tient pas parole, BYD perdra toute crédibilité dans le monde de la voiture électrique. C’est un peu un coup de poker, ça passe ou ça casse. Si aucune date de commercialisation n’a été annoncée, les experts automobiles s’attendent à ce que davantage de détails sur la Ocean-X soient dévoilés d’ici la fin de l’année.
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Une plateforme pour traquer le plastique à usage unique ?
L’un des combats principaux pour préserver la planète aujourd’hui reste la lutte contre le plastique, plus précisément le plastique à usage unique. S’il est théoriquement interdit à la vente depuis le mois de juillet, il n’est pas rare d’en voir encore dans certains commerces. Alors pour contrecarrer ces pratiques illégales et peu couteuse pour les fraudeurs, la fondation Surfrider Europe a lancé une plateforme permettant aux citoyens de répertorier ces lieux qui n’appliquent pas la loi.
« Single Use Rebellion », c’est le nom de cette plateforme. En toute honnêteté, il s’agit davantage d’une campagne de sensibilisation pour encourager les citoyens de l’union européens à dénoncer la vente illégale du plastique à usage unique, et qui se déroule jusqu’au 28 novembre. Dans le détail, les citoyens peuvent donc signaler les distributeurs, les marques, les épiceries locales, et mêmes les pays qui commercialisent illégalement des touillettes, assiettes, cotons tiges, couverts, pailles et emballages alimentaires en plastique non recyclable. L’objectif final de Surfrider, « être sûr que ces plastiques disparaissent du continent pour de bon ».
Pour se connecter à la plateforme, direction le site nosingleuse.org, accessible en huit langues. Une fois en ligne, il faut ensuite cliquer sur « j’ai repéré un plastique suspect », puis photographier le produit aperçu, et enfin renseigner la marque et le lieu dans lequel le produit a été trouvé... le tout sans aucune limite ! Si vous retrouvez le produit dans cinquante endroits différents, alors vous pouvez le signaler cinquante fois, ce ne sera pas un souci. D’ailleurs, ce qui vaut pour les commerces physiques vaut aussi pour les sites internet. Dans le cas d’un achat en ligne, il faut simplement prendre une capture d’écran du site qui vend ces produits à usage unique et indiquer son url.
Enfin, les données collectées permettront à Surfrider et aux autres ONG impliquées dans cette lutte contre le plastique d’établir un état des lieux et de prévoir des actions ciblées contre les marques et États qui ne respectent pas les règles en vigueur. Les premiers résultats de cette campagne seront dévoilés lors de la Semaine européenne de la Réduction des Déchets du 20 au 28 novembre prochain.
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Des combinaisons de surf recyclées et à base de coquilles d’huitres ?
Les surfeurs et amateurs de sport nautique le savent, il est souvent très difficile de se séparer de sa combinaison, surtout quand elle nous a accompagné durant plusieurs années. Ceci dit, il est désormais possible de lui offrir une seconde vie grâce à l’entreprise Soöruz, basée à La Rochelle. La marque propose de recycler les combinaisons usagées en de nouveaux équipements, mais vend également des tenues de surf écologiques à base de coquilles d’huitres !
Cette démarche des cofondateurs Yann Dalibot et Matthieu Barat débute par la collecte de la "matière première" qui compose les combinaisons : le néoprène (une sorte de caoutchouc). Au total, Soöruz prévoit de recycler 20 000 combinaisons pour l’année 2021 dans plus d’une cinquantaine de points de collectes à proximité des écoles de surf et des magasins de sport dans toute la France. Une fois récupérées, les tenues sont broyées et transformées en un granulat qui servira par exemple à fabriquer des tapis de yoga, rembourrer des coussins ou des sacs de boxe ou encore à la production d’isolant nouvelle génération.
En parallèle, la marque s’est mise à vendre des combinaisons… assez spéciales. Les fondateurs ont en effet décidé de réutiliser des coquilles d’huitres. Ces dernières sont riches en calcaire, ce qui permet de rendre le Bioprene plus résistant. Le Bioprene, c’est le nom donné au mélange de la poudre des coquilles d’huitres, d’huiles végétales, de caoutchouc naturel et de la canne à sucre servant de base à la création de ses combinaisons. L’objectif est à terme de remplacer les matériaux à base de pétrole par ce nouveau mélange. Et pour se faire, on peut dire que les coquilles d’huitres ne manquent pas avec environ 150 000 tonnes jetées par an.
D’après les fondateurs, « la performance est aussi bonne qu’une combinaison en néoprène ». Un constat partagé par de nombreux sportifs, à l’image de la championne olympique rochelaise de planche à voile, Charline Picon. Une chose est sûre, Soöruz est aujourd’hui implantée dans 17 pays et s’apprête à commercialiser cette combinaison dans le monde entier. Cette innovation verte à toutefois un prix environ 320 euros.
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Pourquoi le marché des batteries pour véhicules électriques a doublé en un an ?
S’il y a un objet qui accapare toute l’attention ces dernières années, c’est bien la batterie. Qu’il s’agisse d’une batterie de smartphone, de caméra ou de vélo électrique, cet objet est devenu tout bonnement indispensable dans notre quotidien. Un constat partagé par le site spécialisé InsideEVs qui s’est récemment fait l’écho d’une véritable explosion de ce marché.
D’après InsideEVs, les ventes de batteries ont tout simplement doublé sur un an, +113% entre juillet 2020 et juillet 2021, pour un total de 20,7 GWh. En tête du classement des pays producteurs -vous l’avez peut-être deviné tant on en parle régulièrement dans ce podcast- on retrouve bien évidemment la Chine. Plus précisément, ces batteries sortent en grande majorité des chaînes de production de la firme CATL. Et peu importe qu'il s'agisse du seul mois de juillet 2021 ou des 7 premiers mois de 2021, la première place du classement revient systématiquement au chinois CATL, suivi du sud-coréen LG et du japonais Panasonic… Un marché au final quasi intégralement dominé par le continent Asiatique…
Dans le détail, entre janvier et juillet 2021, CATL détenait près de 30% de parts de marché pour un total de 41,2 GWh en comptant les batteries pour véhicules commerciaux en plus de celles des particuliers. Un chiffre amené soit à se stabiliser, soit à augmenter pour le plus grand bonheur de la société chinoise tant la demande du secteur automobile est importante. Sur le premier semestre 2021, CATL profite d’ailleurs du rebond de l’après crise COVID avec une augmentation +280% de vente. En clair, le volume de batteries vendues a quasiment été multiplié par 4 comparé à la même période en 2020, ce qui est considérable. Finalement, ces résultats ne sont pas si étonnants que cela… En regardant un peu en arrière, Bloomberg New Energy Finance annonçait déjà en 2017 que le marché de la batterie pour voiture devrait être multiplié par 64 d’ici 2030, et atteindre une puissance totale de 125 gigawatts. Une trajectoire exponentielle qui n’est pas sans rappeler celle des panneaux photovoltaïques sur l’ensemble de la planète entre 2000-2015, mais qui, à n’en pas douter, devrait rapidement devenir plus importante.
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Le numérique pollue-t-il plus que l’avion ?
Si l’avion est devenu un combat pour de nombreux défenseurs de l'environnement, il semblerait que ce mode de déplacement ne soit finalement pas le plus méchant pour l’environnement, tout du moins en termes de pollution. Car d’après une étude publiée dans la revue Patterns, smartphones, ordinateurs, télévisions, objets numériques en tout genre et centres de données serait responsable de quasiment 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 2,5 % pour l'aviation civile.
Dans le détail, les chercheurs à l’origine de cette étude ont tout d’abord analysé la littérature scientifique déjà existante sur ce sujet ; avant de mettre à jour ces chiffres. Concrètement, les chercheurs ont révisé leur pourcentage à la hausse en prenant en compte les émissions totales liées au cycle de vie des appareils comme la fabrication avec les matières premières et le transport ; l’usage avec la consommation d'électricité et l’entretien ; ainsi que la fin de vie (recyclage, mise en décharge...). S'ajoutent également à cela deux nouveaux usages liés au numérique : les cryptomonnaies et l’intelligence artificielle… Ce sont d’ailleurs ces nouveaux usages qui sont particulièrement énergivores. Au final, en additionnant toutes ces données, le secteur du numérique générerait entre 1,2 et 2,2 gigatonnes de CO2 par an, soit une hausse de 40 % par rapport aux précédentes estimations.
D’après les auteurs de l’étude, les émissions du numérique progressent pratiquement deux fois plus vite que les émissions globales. En imaginant que cette pollution se stabilise d’ici 2050, le numérique représenterait alors plus de 35% des émissions de gaz à effet de serre, soit bien plus que celle de l’avion en définitive. Pour l’heure, les usages des particuliers représentent environ la moitié de ces émissions d’après l’étude. Par exemple, nombreux sont les consommateurs à remplacer leur smartphone tous les deux ans, quand bien même leur ancien modèle serait toujours pleinement fonctionnel. Avec de tels habitudes de consommation, difficile d’imaginer une réduction suffisamment conséquente pour rentrer dans les clous de l’accord de Paris, et limiter le réchauffement climatique à 1.5°… C’est tout du moins la conclusion des auteurs, qui président une croissance continue des émissions dans les prochaines décennies. Malgré tout cela, l’étude se termine sur une note d’espoir concrète, je cite, « si tous les appareils fonctionnaient avec de l’électricité renouvelable, les émissions chuteraient de 86 % pour le secteur du numérique. ».
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Ressusciter les mammouths pour sauver la planète ?
Et si ressusciter le mammouth permettait de lutter contre le réchauffement climatique ? C’est l’idée un peu folle mais néanmoins terriblement intrigante qu’ont lancé les ingénieurs de la start-up Colossal il y a plusieurs années, et qui aujourd’hui fait la une des médias en France.
Plus précisément, il s’agirait de créer une race d’éléphant hybride entre le mammouth laineux, disparu il y a plusieurs milliers d’années, et l’éléphant d’Asie, lui aussi en voie d’extinction, mais qui a la particularité de partager plus de 99,6% de l’ADN de son ancêtre ! Côté technique, les chercheurs ont opté pour la désormais célèbre technique des ciseaux génétiques CRISPR, la plus précise pour manipuler l’ADN à ce jour. En clair, introduire une partie du code génétique du mammouth laineux dans des cellules d'éléphant d'Asie permettrait de produire des embryons combinant les caractéristiques les plus intéressantes des deux espèces, à savoir une taille et un poids moins importante comparé à l’éléphant d’Afrique et une résistance au froid bien plus importante que la plupart des espèces animales sur Terre grâce au mammouth.
Ceci dit, pourquoi s’acharner à créer une espèce hybride quand d’autres solutions moins complexes et un peu plus pragmatiques peuvent être mises en place ? Et bien d’après les chercheurs, tout simplement pour ouvrir de nouveaux espaces aux éléphants d'Asie dans lesquels les pachydermes pourraient s'épanouir sans entrer en conflit avec les Hommes… Comprenez par-là l’Arctique. Seulement, comment garantir que cette espèce hybride se sentira à l’aise sur ces terres glacées ? C’est là un grand point d’interrogation auquel les chercheurs de Colossal n’ont pas encore trouvé de réponse. Quoiqu’il en soit, ces derniers expliquent que l'introduction dans la région de leurs éléphants hybrides permettra de remodeler l’écosystème. Selon eux, la disparition des mammouths a favorisé le développement d'une toundra qui reflète moins bien le rayonnement du soleil, accentue la fonte des glaces et donc la libération dans l’atmosphère du carbone emprisonné depuis des milliers d’années. Les mammouths laineux façon Colossal pourraient permettraient donc de piétiner sans cesse la neige et d’empêcher la fonte du pergélisol, aussi connu sous le nom de permafrost, où est enfermé le carbone.
Dans le meilleur des cas, Colossal estime pouvoir donner naissance à un petit éléphant hybride dans environ six ans. Ajoutez à cela quatorze ans pour qu’il devienne adulte et soit en âge de se reproduire, et l’on s’aperçoit très vite que l’on sera déjà en 2040. Compte tenu de l'urgence actuelle, il semblerait que le temps joue clairement en défaveur des scientifiques de Colossal, qui compte tout de même investir 15 millions d’euros dans ce projet.
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La réalité virtuelle pour dépolluer les océans ?
Qui a dit que jeux vidéo et écologie ne faisaient pas bon ménage ? En tout cas ce n’est certainement pas la startup Ender Ocean qui propose un concept inédit : dépolluer les océans en pilotant des robots à travers un casque de réalité virtuelle. Une approche ludique qui pourrait bien conquérir une partie des gamers sensibles à la préservation de l’environnement. Par contre, ils devront être nombreux pour relever ce challenge, car d’après la revue Sciences, la quantité de plastiques dans les océans pourrait tripler d’ici 2040 et atteindre 29 millions de tonnes si rien n’est fait.
Effectivement, nettoyer les océans en pilotant des robots comme si l’on était dans un jeu vidéo est une idée assez folle… C’est en tout cas le pari tenté par Denis Bled et son équipe depuis 2019 et un appel à projet lancé par l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie ADEME. Dans le détail, je cite l’entrepreneur, “nous développons un jeu vidéo qui va permettre à des joueurs de prendre la main sur des robots sous-marins pour aller collecter des déchets au fond de l’eau comme des filets de pêche, des matières plastiques et tout ce que l’on peut trouver qui sont principalement des gros déchets”.
Petite précision, il s’agit plus de réalité augmentée que de réalité virtuelle, étant donné que les images projetées dans le casque de réalité virtuelle seront les vraies images du terrain, ou tout du moins une reproduction très fidèle, et donc pas un monde créé de toute pièce. Comme je vous le disais, l’idée est d’implanter des robots sous-marins dans des rivières, des étangs, des lacs ou sur les littoraux jouer les éboueurs aquatiques. Et puisque la démarche se veut verte et écologique, ces machines seront bien entendu alimentées par de l’électricité renouvelable, solaire et éolienne. Concrètement, les joueurs n’auront qu’à se connecter sur une plateforme dédiée pour pouvoir démarrer la partie.
Ceci dit, plusieurs étapes seront nécessaires avant d’être lâché en pleine nature à la chasse aux déchets. Dans un premier temps, chaque joueur devra suivre des sessions d’entraînement façon simulateur, puis en mode réel avec de vrais robots dans des centres d’essai. Comme l’explique Denis Bled, le but est de former les joueurs au pilotage. Je le cite “l’expérience est graduelle, c’est-à-dire qu’on commence par des niveaux logiciels pour apprendre. Arrivés à un certain stade on va piloter un robot sous-marin dans un bassin de type centre aquatique où on va pouvoir s’essayer à collecter des déchets dans le fond du bassin etc...”
Mais qui dit jeu vidéo dit également compétition et Ender Ocean le sait bien. La start-up mise ainsi sur un système de points et donc de classement pour fédérer une communauté autour de son activité. À ce jour, le jeu est encore en phase de développement et sa sortie n’est prévue que dans un an, le 8 juin 2022 pour la journée mondiale des océans. S’il faudra attendre encore un peu pour voir les premiers résultats, le principe rencontre déjà un franc succès avec plus de 2000 pré-inscriptions.
https://www.enderocean.com/default/home
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Boite de nuit : et si l’on réutilisait la chaleur des danseurs ?
Après plus d’un an de fermeture, les boîtes de nuit et discothèques peuvent enfin reprendre du service depuis cet été, et ce, malgré des températures parfois très très élevées. Ceci dit, cet excès de chaleur est peut-être un mal pour un bien, puisqu’une boîte de nuit nommée SWG3 située à Glasgow en Ecosse a tout simplement décidé de réutiliser cette chaleur pour la transformer en énergie.
Pour atteindre son objectif, le club a tout simplement installé 17 trous de forages de 150 à 200 mètres de profondeur sous la piste de danse. Un système de stockage baptisé Bodyheat devrait ensuite permettre de conserver la chaleur, puis de la réutiliser pour chauffer le bâtiment, notamment en hiver. Si l’infrastructure n’a pas été présentée en détail, la boite de nuit écossaise estime pouvoir ainsi économiser 70 tonnes de CO2 à l’année, à raison de 100 watts générés par chaque personne présente sur la piste. Je cite Andrew Fleming Brown le directeur du club SWG3, « grâce à Bodyheat, nous contribuons à résoudre un problème mondial de manière innovante et nous réduisons considérablement notre consommation d’énergie, ce qui nous rapprochera de notre objectif de devenir un lieu neutre en carbone dans un avenir pas si lointain ».
Pour l’instant, les travaux sont toujours en cours. Le système devrait être inauguré le 7 novembre prochain… Une initiative qui, hasard du calendrier tombe pile en même temps que la COP26 qui se tiendra justement à Glasgow, du 1er au 12 novembre. Si l’on considère qu’il s’agit d’un coup de communication, force est d’avouer qu’il a été rondement mené, avec beaucoup d’intelligence puisqu’il permet de montrer que tous les secteurs doivent rapidement effectuer leur transition énergétique s'ils veulent faire partie du fameux monde d'après. Et sur ce point, le monde de la nuit et de la musique ont encore pas mal d'efforts à faire… Ils sont en effet régulièrement pointés du doigt pour leur empreinte environnementale. Selon The Shift Project, un festival de l'ampleur des Vieilles Charrues émettrait environ 14 000 tonnes de CO2 par édition.
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