
Choses à Savoir TECH VERTE
Par Choses à Savoir
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Épisodes
1272 épisodes · page 36 sur 43

Une guerre économique verte entre les USA et l'Europe ?
Vous en avez sans doute entendu parler ces derniers mois, le président américain Joe Biden a lancé son plan « Build Back Better » ou « mieux reconstruire » en français, plan de relance de l'économie américaine de 2000 milliards de dollars. Parmi toutes les subventions proposées, un volet concerne l'achat de véhicules électriques, et crispe particulièrement la communauté internationale, notamment l'Europe. De quoi s'agit-il ? Part-on vraiment vers une guerre économique avec les États-Unis ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
900 dollars de financements pour l'achat d’un vélo électrique, 7 500 pour une moto et 12 500 pour une voiture… Trois des nombreuses aides accordées par la maison blanche pour aider les américains à verdir leurs moyens de transport, et plus largement, reconstruire la classe moyenne. En effet, si le pays a annoncé vouloir atteindre le zéro carbone d'ici 2050, il ne faut pas oublier que les Etats-Unis sont le deuxième plus gros pollueur de la planète derrière la chine, voir même premier si l'on prend en compte l'ensemble des gaz à effet de serre rejetés dans l'atmosphère depuis des siècles. Quoi qu'il en soit, ce sont donc 300 milliards de dollars qui sont consacrés à la transition écologique et aux énergies renouvelables, en grande partie sous forme de crédits d'impôts. Je cite « le crédit d'impôt pourra atteindre 12 500 $ pour un véhicule électrique fabriqué aux États-Unis dans des usines administrées par les syndicats, pour une famille de la classe moyenne ».
Si la Chambre des Représentants a déjà acté ce texte qui doit désormais être validé par le Sénat, les dirigeants européens eux, ne cachent pas leur colère. En effet, les états membres de l'Union Européenne se sont joints au Mexique et au Canada pour dénoncer le protectionnisme américain de ce plan réservé aux véhicules américains. En clair, la communauté internationale craint que l’industrie automobile mondiale ne soit déséquilibrée. Pour Valdis Dombrovskis, commissaire européen au commerce, conditionner ces crédits d'impôts à des voitures produites dans des usines syndiqués aux États-Unis force un peu la main des consommateurs, ce qui d'après lui entre directement en conflit avec les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce, tout en portant préjudice aux Américains employés par des constructeurs européens.
À voir ce que le sénat américain décidera, puisque l'avenir de ce plan de relance est désormais dans leurs mains. Si cette offre peut faire rêver les consommateurs, nombreux sont ceux redoutant une hausse de l'inflation et une mauvaise répartition des crédits d'impôt, considérés par certains comme « des subventions pour les riches ».
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Ubranloop, un Hyperloop à la française ?
La semaine dernière nous vous proposions un épisodes à propos des dernières infos sur l'Hyperloop. Focus aujourd'hui sur la France, et plus précisément la ville de Nancy qui projette d'avoir son propre moyen de transport identique : l'Urbanloop. De quoi s'agit-il et en quoi est-il différent ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Avant de rentrer dans le détail, petit question : un Hyperloop à la française est-il par essence moins ambitieux que son cousin américain ? Et bien en réalité, non ! Il s'agit d'un projet jugé par beaucoup comme plus réaliste et plus facile à mettre en œuvre, sans être moins efficace pour autant ! Pour le directeur du projet Jean-Philippe Mangeot que je cite, « l’Hyperloop, c’est un maxi TGV supersonique, nous on est un mini métro écologique ».
Au total, depuis deux ans 9 écoles, une centaine d’étudiants et 3 laboratoires ont été mobilisés sur ce projet avec un budget de 500 000 euros... Objectif : mettre en œuvre un réseau de transport inédit, à savoir de petites capsules posées sur des rails qui font des boucles en ville à la vitesse moyenne de 60 km/h. En réalité, ce mini métro écologique est pensé pour les territoires qui ne peuvent pas accueillir de métro et qui cherchent quand même des moyens de transport en commun innovants. Mais pour les responsables d’Urbanloop, la première mise en service ne devrait pas intervenir avant au moins 3 ans, soit fin 2024 au plus tôt. Pour l’heure, une piste d'essai sur un kilomètre est en construction près de Nancy. Je cite le directeur du projet « on veut montrer qu’on peut consommer autant qu’un scooter électrique sur 3 stations et plus d'un kilomètre de rail. Ce serait un record du monde ».
En fait, l’Urbanloop repose ainsi sur trois piliers : une infrastructure simple à installer, une vitesse moyenne permettant de concurrencer la voiture et une faible consommation énergétique.Car contrairement à l’Hyperloop qui cherche à propulser des capsules à très haute vitesse dans un environnement pressurisé, l’Urbanloop se contente de faire avancer ses capsules, ce qui permet d'avoir des rails modulaires qui circulent dans des tuyaux de la largeur d’un trottoir, aussi bien semi-enterrés, que souterrains ou aériens. Dans le détail, chaque personne est prise en charge par une capsule individuelle qui se déplace vers sa destination sans interférer avec d’autre réseau de transport. Et contrairement au tramways et métros, les capsules Urbanloop ne marquent pas l’arrêt à chaque station mais uniquement à la destination finale choisie par l’utilisateur. Reste désormais à savoir si son potentiel sera accompagné par davantage de ville pour qu'il puisse voir le jour à l'avenir.
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Flying Green, première compagnie aérienne verte ?
Ce n'est pas un secret, le secteur de l'aviation est très polluant, mais depuis plusieurs mois déjà, les compagnies multiplient les annonces en faveur de l'écologie. Après les avions à hydrogène d'Airbus par exemple, c'est au tour de la compagnie Flying Green de faire parler d'elle.
Ce projet très ambitieux porté par Pascal Frochot, un ancien d’Air France et d’Air Lib vise à créer la toute première compagnie aérienne écoresponsable en 2023, qui s’appuiera sur les technologies les plus avancées en matière de réduction des émissions de CO2. Dans le détail, Flying Green compte s'appuyer sur les biocarburants, qui seront utilisés dans une flotte d’avions de dernière génération, avec des procédures plus vertes en vol comme au sol. Après, il faut bien avouer qu'à part ça, très peu de détails ont fuités en réalité... D'après les indiscrétions de France Info, la rentabilité et la viabilité du business model, qui ne sera pas low cost, auraient été validées avec l'aide d'Airbus. Reste désormais à Flying Green d'acheter ses avions... ce qui ne sera pas une mince affaire, car, hormis la banque publique d'investissement de France, l'entreprise n'a pas encore de partenaires financiers solide.
Autre détail important : quelles destinations seront proposées aux passagers, et à quel prix ? En effet, si les carburants alternatifs sont meilleurs pour l'environnement, ils sont aussi beaucoup plus cher, d'autant qu'à ce jour, la filière est encore peu développée. Flying Green projette de démarrer ses activités à Orly avec trois Airbus 320 NEO, entre avril et juin 2023.
Enfin, si l'on fait un pas de côté et que l'on l'intéresse à l'écopilotage prôné par Flying Green, il se trouve que AirFrance a déjà mis ce système en place. Ainsi, remplacer les feuilles de vol par des tablettes a permis d'économiser près de 20 millions de feuilles de papiers d'après la compagnie, et d'alléger d'autant les avions. Des tablettes qui ont également l'avantage d'aider en temps réel les pilotes à choisir le meilleur roulage au sol, avec un seul moteur par exemple, mais aussi les meilleures trajectoires pendant le vol. D'après la compagnie, ce sont donc entre 3 et 4% de carburant qui sont économisés chaque année, soit quasiment 200 000 tonnes. S'il reste encore beaucoup à faire, les choses vont indéniablement dans le bon sens.
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Une 4L électrique... volante ?
On le savait depuis déjà un moment, le constructeur automobile Renault avait annoncé que sa mythique 4L allait revenir sur le marché en version électrique pour fêter les 60 ans du modèle... Ce que l'on imaginait pas en revanche, c'est que cette nouvelle version soit carrément capable de voler !
Pour l'historique, la Renault 4L ou R4, c'est comme vous préférez, est apparue pour la première fois en 1961... A l'époque, il s'agissait d'une voiture compacte populaire, baptisée en référence à son moteur de 4 chevaux fiscaux, et dont le succès fut tel, que la 4L originelle s'est vendue à plus de 8 millions d'exemplaire, faisant d'elle la deuxième voiture française la plus vendue derrière la Peugeot 206. Et bien pour les 60 ans de cette voiture emblématique, Renault avait laissé entendre qu’elle ferait son grand retour en version électrique. Mais, ce que Renault a oublié de dire, c'est que la 4L roulerait, ou plutôt, volerait au dessus des routes, puisque cette nouvelle version est en réalité un quadricoptère.
Pas de doutes, il s'agit bien de la R4. Les lignes sont reconnaissables au premier coup d’œil et bien que la carrosserie soit en fibre de carbone et les feux à LED, le design est quasi identique. Ses quatre hélices rappellent celles des drones et remplacent littéralement les roues. Côté caractéristiques techniques, la AIR4, en 3 lettres A-I-R, est équipée d’un ensemble de batteries de 90 000 mAh et peut s’élever jusqu’à 700 mètres de haut, avec une vitesse maximale plus que correcte : environ 90 km/h. Évidemment, avec une telle description, la AIR4 ne rentre pas du tout dans la catégorie des voitures... Il s'agit plutôt d'un concept, d'un premier test pour investir pleinement sur le marché naissant des taxis volants, qui d'ici moins de 10 ans qui pourrait bien changer complètement nos mobilités, notamment en ville.
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Un Hyperloop bientôt fonctionnel ?
C'est une technologie de transport que de nombreux observateurs attendent avec impatience : l'Hyperloop. Si le système n'est pas encore opérationnel, l'entreprise américaine Hyperloop TT vient de dévoiler l'aménagement et les technologies qui équiperont la cabine de sa capsule de transport. Elle sera d'ailleurs installée dans le prototype actuellement testé dans le centre de recherche et développement à Toulouse, sur l'ancienne base militaire de Francazal où se trouve un tunnel d'essai de 320 mètres de long.
Dans le détail, la cabine pourra accueillir jusqu'à 30 passagers, avec notamment des places aménagées pour les personnes à mobilité réduite. Dans un communiqué, Hyperloop TT explique qu'une fois assis, les passagers auront accès à un environnement sonore immersif et personnalisé grâce à des haut-parleurs intégrés dans l'appuie-tête et dotés de la technologie de réduction du bruit ambiant. Les sièges seront également pourvus d'une caméra à reconnaissance faciale, d'un système d'air conditionné individuel, d'un écran tactile et d'une zone de recharge sans fil pour les appareils électroniques. Un système biométrique permettra également aux voyageurs d'effectuer des paiements et, s'ils le souhaitent, de diffuser le contenu de leur smartphone ou ordinateur portable sur l'écran en face d'eux.
L'Hyperloop étant une technologie de transport sans rejet de CO2 lors d'un trajet et surtout à très grande vitesse (environ 1223 km/h) dans un tube pressurisé, la capsule sera bien évidemment dépourvue de fenêtres. Le système d'éclairage alternera entre un mode jour et nuit selon l'heure du trajet, et il se dit que l'air de la cabine sera purifié contre les virus et autres microbes, sans que l'on sache précisément quel système sera utilisé dans ce cas. L'Hyperloop étant destiné à être une version survitaminée du train, il y aura évidemment un espace restauration, des toilettes et des compartiments bagages.
Près de 10 ans après avoir lancé son projet, Hyperloop TT est en passe de le concrétiser. L'entreprise a même signé un accord en 2018 pour produire une première ligne commerciale à Abou Dabi aux Émirats arabes unis. Sauf que depuis, rien de bien concret à se mettre à sous la dent. Hyperloop TT a également développé une version transport de marchandise en partenariat avec l'opérateur du port de Hambourg en Allemagne où, là non plus, aucune date précise n'a été communiquée à ce jour.
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Des pénuries d'électricité en France en 2022 ?
À cause de sa faible production d'électricité, la France pourrait connaître des problèmes de pénurie et de coupures dans les prochains mois. Un scénario qui s'est déjà produit l'an dernier et qui pourrait bien se reproduire jusqu'en 2025. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Quelles sont les éventuelles solutions ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Concrètement, cette situation périlleuse est liée à la maintenance décalée des centrales nucléaires, à la fermeture définitive des deux réacteurs de celle de Fessenheim l’an dernier et à une production faible pendant l’hiver des énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien. De ce fait, RTE (le gestionnaire du réseau de transport d’électricité) a averti début décembre qu'en 2022, la France pourrait connaître de sérieux problèmes d’approvisionnement, surtout si l’hiver est rude. Car en effet, tout dépendra de la météo de cet hiver. RTE en a d'ailleurs profité pour présenter je cite « un nouveau dispositif d’information permettant de préciser progressivement tout au long de l’hiver à venir le niveau de sécurité d’approvisionnement en électricité». Trois paramètres sont pris en compte: les températures (qui affectent le niveau de consommation), les conditions de vent et la disponibilité du parc nucléaire. Par ailleurs, RTE précise qu’aucune difficulté n’est toutefois à prévoir si les conditions météorologiques restent normales pour la saison.
Alors qu'en est-il des risques jusqu'en 2025 ? Si RTE avait prédit que l’hiver 2020-2021 allait être difficile, il s'est finalement bien passé grâce à une météo plutôt douce, mais aussi et surtout grâce à la pandémie qui a lourdement pesé sur l'activité économique et la demande en énergie du secteur industriel. Ceci dit, la pandémie a également eu d’autres conséquences comme le fait de retarder de plusieurs années le calendrier de maintenance des centrales nucléaires et donc leur niveau de production. D’ici 2025, pas moins de 21 réacteurs sur les 56 en service doivent entrer en maintenance... une procédure qui nécessite l’arrêt complet du réacteur, et qui est indispensable pour la poursuite de leur activité. Comme l’explique RTE, certaines opérations de maintenance peuvent durer plus longtemps que prévu. L’an dernier, par exemple, un réacteur situé dans le département de l'Ain a été stoppé plus d’un an au lieu de six mois. Alors si une vingtaine de réacteurs venaient à être en maintenance en même temps, la production d'électricité serait tout simplement en chute libre.
Ajoutez à cela les retards répétés de l’entrée en service du réacteur EPR nouvelle génération de Flamanville qui devrait commencer à produire au mieux en 2023… et atteindre sa pleine puissance au printemps 2025. Il faudra aussi attendre 2025, avant que les champs d’éoliennes marines commencent à produire en quantité, sans compter l’arrêt définitif l’an dernier des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim.
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Un yacht écolo, solaire et tracté par une voile ?
Qu'on le veuille ou non, la protection de l'environnement et les comportements responsables prennent de plus en plus d'ampleur dans la société, même si certains regrettent que ce soit trop lent. Et bien force est de constater que les industriels ont bien compris que cette tendance était porteuse, au point pour certains de proposer du luxe écolo. C'est le cas de Silent Yachts qui commercialise officiellement Silent-60, un nouveau navire ultra-moderne et pensé pour être durable... Seul inconvénient, son prix : 2,39 millions d'euros.
Au delà de son prix réservé bien entendu aux plus fortunés, ce bateau fabriqué en Thaïlande nous intéresse davantage pour la démarche que propose Silent Yachts avec ce modèle. Car le Silent-60 est le fruit de plus de 15 ans de recherche à partir de l'expérience d'Heike et Michael Kölher, un couple d'anciens navigateurs avec à leur compteur plus de 75 000 miles nautiques parcourus dans leurs vies. Concrètement, ce yacht de 17 mètres de long par 9 de large est recouvert de 42 panneaux solaires, ce qui lui offre 100 miles nautiques d'autonomie par jour, soit environ 185 kilomètres. Côté moteurs, l'engin en compte 2, de 340 kW chacun, alimenté par des batteries de 286 kwh. Ceci dit, ce bateau n'est pas100% électrique... ses créateurs sont en effet partis sur une base hybride puisqu'il embarque aussi avec lui 1000 litres de fuel en cas de coup dur en pleine mer.
Toutefois, il est également intéressant de s'attarder sur la 3e motorisation du Silent-60 : une voile de 13 m2. Hissée à plus de 120 m de haut dans les airs, cette bâche en kevlar est capable de tracter l'engin de 30 tonnes à 5 miles nautiques par heure. Et si jamais vous avez les moyens, alors vous peut-être préférerez-vous le Silent-64, sont grand frère... qui a notamment relié Carthagène à la Barbade en seulement 16 jours. Et la compagnie Silent Yacht ne compte pas s'arrêter là, les modèles Silent-80 et Silent-100 seraient déjà dans les cartons... de quoi peut-être verdir un secteur qui je cite « pollue plus que certains pays en développement, comme le Burundi en Afrique », d'après Gregory Salle, chercheur au CNRS.
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Qu’est-ce que le GreenTech Forum ?
Peut-être en avez-vous entendu parler, GreenTech Forum, premier événement professionnel national dédié à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique avait lieu les 30 novembre et 1er décembre dernier à L’Espace Grande Arche à Paris. Au programme : des conférences, des ateliers et des solutions de tech verte. De quoi s’agit-il concrètement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
À l’initiative de cet événement, l’agence Formule Magique, sous la houlette du syndicat Syntec Numérique… L’objectif était très simple : promouvoir des pratiques responsables afin de permettre aux acteurs publics et privés de réduire leur impact numérique sur l’environnement. Une cinquantaine d’exposants et environ 1 000 professionnels se sont donnés rendez-vous pour parler services solutions technologique verte… mais ce n’est pas tout, plus d’une vingtaine de conférences pour comprendre les enjeux de l’impact environnemental du numérique ont été proposé… près d’une quarantaine d’ateliers également pour apprendre à déployer concrètement une stratégie numérique responsable, sans oublier de nombreux espaces d’exposition et de networking pour échanger avec des experts.
Si sur la forme il ne s’agit que d’un simple salon dédié au numérique et à l’environnement, la directrice du Green Tech Forum et Directrice Associée de Formule Magique Aube Jeanbart a une vision bien plus profonde des choses… Je cite : « nous sommes convaincues que le numérique représente des opportunités majeures d’innovation au service de la transition écologique. GreenTech Forum contribue aussi à fédérer toute une communauté et à entretenir une relation annuelle entre tous les experts. Ainsi, Formule Magique est heureuse d’accompagner les organisations privées ou publiques, de toutes tailles et de tous secteurs qui souhaitent intégrer le numérique dans leur trajectoire environnementale ». Si l’édition 2021 s’est achevée il y a quelques jours, le premier bilan ne devrait plus tarder à sortir, et de ce fait donner une première indication sur ce concept de GreenTech, et si les entreprises se sont montrées réceptives.
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De la mousse pour purifier l'air intérieur ?
Et si la végétation faisait son retour dans nos foyer et au bureau pour purifier l'air ? C'est l'idée lancée par la stratup Power of Moss, qui commercialise à la fois des toitures et des murs végétalisés pour améliorer la qualité de l'air en intérieur et lutter contre la chaleur. De quoi s'agit-il, et comment le retour de la végétation en intérieur peut concrètement nous aider ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Pour les fondateurs Arthur Lejeune et Josse Le Blan, tout est parti d'un constat très simple : leurs anciens lieux de travail manquaient de végétation. En 2019, et après plus d’un an de recherche et développement, la start-up Power of Moss voit le jour à Lille grâce à des incubateurs comme Euratechnologies et des structures comme Hodéfi ainsi que le Réseau Entreprendre Nord. Concrètement, les produits de la startup sont fabriqués pour limiter au maximum la consommation d’eau et d’électricité... Dans le détail, la mousse attire les polluants et microparticules grâce au système d’irrigation implanté et à l’eau de pluie (en ce qui concerne les toitures). Cette mousse va ensuite les filtrer puis les transformer en phytomasse avant de relâcher de l’oxygène et de l’humidité.
Et clairement, Power of Moss a de solides arguments pour défendre ses produits. En effet, de nombreuses études ont démontré le lien entre présence de nature dans les bureaux et bonheur des salariés. En plus d’avoir des bienfaits sur le rythme cardiaque ou la tension artérielle, la présence de phytomasse apaise et aiderait même à être plus concentré et efficace. Je cite Josse Le Blan, co-fondateur de la startup : « on est sur une période de transformation de l’espace de travail, qui doit être un peu plus inspirant et accueillant. Avec nos murs, on améliore la qualité de l’accueil des collaborateurs. On est entouré de végétation, c’est beaucoup plus apaisant, et on a des retours très positifs. » À noter qu'en France d’après l’ANSES (l'agence nationale de sécurité sanitaire), les français passeraient 85% de leur temps dans un espace clos, que ce soit dans leur foyer, au travail, dans les transports en commun ou dans tous les autres lieux recevant... bref, des lieux qui regorgent souvent de polluants et substances nocives pour la santé, d'où l'avantage de Power of Moss... La startup souhaite d'ailleurs doubler ses effectifs dès 2022, et commercialiser de nouvelles gammes, des formats différents et notamment des produits adaptés aux particuliers.
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L'Amazonie plus en danger que jamais ?
C'est un constat que de nombreux scientifiques ont effectué, la forêt amazonienne est au plus mal. Sans action forte de la part du gouvernement pour stopper la déforestation, certains prédisent un funeste destin au poumon vert de la planète. Où en est concrètement la situation ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Entre juillet 2020 et août 2021, le Brésil a déforesté plus de 13 235 kilomètres carré de forêt amazonienne, soit l'équivalent de la taille du Liban. Un triste record qui ramène le pays au début des années 2000, soit sa pire période de destruction de l’Amazonie. Dans le détail, les scientifiques estiment que chaque hectare contiendrait près de 600 arbres, soit 60 000 arbres par kilomètres carré. Pour aller encore plus loin, ce sont donc 800 millions d'arbres qui ont été coupés sur cette période, soit 2,8 millions d’arbres chaque jour, et quasiment 32 arbres par seconde. Un chiffre qui monte même à plus d'un milliard d'arbres abattus si l'on prend en compte les dommages collatéraux comme la création d'une route par exemple.
Cela ne vous a peut-être pas échappé mais ces chiffres ont été dévoilés à peine quatre jours avant la 26e COP. Un timing quasi parfait pour les dirigeants brésiliens, qui ont donc pu s'engager, sans trop attirer l’attention internationale, à cesser la déforestation avant 2030, et à réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre. Sauf que ces dernières année, le Brésil s’est beaucoup engagé sur le papier, tout en faisant exactement le contraire sur le terrain. Si jusqu'à présent, la communauté internationale était impuissante face à ce constat, des sanctions planent désormais au dessus de la tête du président Bolsonaro. Le 17 novembre dernier, la Commission européenne a proposé d’interdire les importations de soja et de viande issues des zones déforestées... une mesure que les Etats-Unis pourraient également adopter. Ceci dit, il s'agit d'une réaction que les ONG brésiliennes réclamaient depuis longtemps, mais qui n'est clairement pas suffisante à leurs yeux.
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Cargo électrique, un bol d'air pour l'environnement ?
Ce n'est pas un secret, le transport de marchandise est un véritable fléau pour l'environnement, qu'il s'agisse du transport par camion, par avion, ou bien par bateau entre les continents. En Norvège, un bateau cargo électrique et autonome a relié le port de Porsgrunn, au Sud-Est du pays au port de Brevik, soit un peu plus de dix kilomètres, en transportant 120 containers remplis d’engrais. Une prouesse et un véritable espoir pour verdir un jour le secteur des transports de marchandise.
Son nom, le Yara Birkeland... Il s'agit du tout premier cargo électrique au monde monde, avec 80 mètres de long pour 3 200 tonnes. Il y a peu, le cargo a débuté ses deux années d’essais au cours desquelles les techniciens auront la charge de corriger les éventuelles erreurs et peaufiner le système de navigation autonome, au point d'éventuellement faire disparaître le personnel navigant d'ici quatre ou cinq ans à bord du bateau. Dans le détail, le navire possède huit compartiments de batteries en lieu et place d'une salle des machines, ce qui lui confère une capacité de 6,8 MWh provenant d'hydroélectricité renouvelable... c'est l'équivalent de 100 Tesla.
Le navire va ainsi permettre de supprimer plus de 40 000 trajets en camion chaque année, mais ne permettra d'éliminer que 678 tonnes de CO2 sur un secteur qui émet tout de même 3 % de toutes les émissions carbone recensées dans le monde. On parle là du trafic maritime... Et si ce secteur veut réduire sa pollution de 40 % d’ici 2030, les chiffres montrent en réalité que ce taux est en hausse ces dernières années. Et d'après les experts, les cargos autonomes électriques ne représentent pas une solution envisageable pour les longs trajets sur l’océan. Ils sont en réalité fait pour des trajets courts et sur des eaux stables... car sur une longue distance, il faudrait aussi équiper les ports de chargeurs de batteries. C'est donc un défis technique et infrastructurel qu'il convient désormais de relever.
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De la modélisation 3D bas carbone ?
Et s'il était désormais possible de regarder n'importe quel contenu en 3D sur internet sans que cela ne consomme énormément de ressources ? C'est le pari tenté par la startup lyonnaise Arskan, qui vient de mettre au point une technologie je cite « moins gourmande en C02 que le streaming ».
Dans le détail, le projet mené par Arskan s'intitule Low Impact 3D Visualisation technology for Environment, que l'on peut raccourcir en LIVE. En clair, ce procédé vise à compresser et décompresser progressivement les données, ce qui rend le fichier moins émetteur de C02 que le streaming utilisé actuellement pour visualiser des données 3D. Si l'on traduit, la technique consiste à déconstruire un fichier 3D puis à l'envoyer en une fois à l’appareil sur lequel il sera visualisé. Le modèle est ensuite reconstruit progressivement et ce, sans passer par internet, en fonction de ce que veut voir l’utilisateur. Une excellente solution, à ceci près qu'elle se limite à un contingent restreint de support comme les cartes 3D, les modélisation d'objets, ou d'autres secteurs bien spécifiques. Pour l'instant, difficile de dire si cette technologie trouvera une application dans le secteur du divertissement comme les séries, les films ou les jeux vidéos en relief.
Une chose est sur, c'est que le projet LIVE est très prometteur. Il a même reçu le soutien de l’Ademe dans le cadre du plan France Relance avec une aide financière de 100.000 euros qui permettra à la startup d’industrialiser son innovation. Je cite Asmaâ Agouzoul, directrice recherche et développement d'Arskan : « cette aide intervient à une étape déterminante de notre développement. Elle va nous permettre de changer d’échelle et de déployer nos solutions à l’international ». À noter que l'entreprise a été lauréate du programme Scale Up Excellence de la French Tech en mai dernier puis du concours d’excellence i-Nov décerné par Bpi france et l’Ademe en juin. De quoi pousser Arskan vers les sommets de la deeptech et surtout de la tech verte.
Voilà pour cet épisode dédiée au projet LIVE, cette technologie de visualisation 3D économe. N'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé en commentaire et n'hésitez pas non plus à vous abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait, ainsi vous serez les premiers informés lors de la sortie des futurs numéros.
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Une ville écolo 100% Bitcoin ?
Il y a quelques mois, je vous expliquais dans le podcast Choses à Savoir Tech que le Salvador allait devenir le premier pays à utiliser le Bitcoin comme monnaie nationale. Une annonce tout simplement historique puisqu’aucun pays dans le monde n’avait jusqu’à présent décidé se convertir entièrement aux cryptomonnaie. Et bien aujourd’hui, je vous propose la deuxième partie de cette histoire puisque le président salvadorien Nayib Bukele ambitionne désormais de construire la toute première « Bitcoin City » au monde, alimentée par l’énergie géothermique d'un volcan.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Salvador se prépare à faire un bond de géant dans le futur. Alors si ce projet peut paraître démagogique pour les uns, ou pleinement ambitieux pour les autres, une chose est sûre, c’est que le président Bukele compte bien le mener à son terme, peu importe les critiques ! L’annonce a d’ailleurs été faite au terme d’une manifestation nationale baptisée « Bitcoin Week ». Dans le détail, le jeune président de 40 ans a annoncé que cette citée serait implantée dans le golfe de Fonseca serait écologique, avec comme source d’énergie le volcan voisin de Conchagua. Les premières esquisses du projet laissent penser que la ville serait en forme de cercle et les bâtiments disposés de telle sorte qu’ils représenteraient le symbole du Bitcoin depuis le ciel.
La grande question est désormais de savoir, comment financer une telle ville ? Car il faut bien l’avouer, un petit pays comme le Salvador peut difficilement payer seul une telle infrastructure. Au final, le président Bukele prévoit d'émettre un milliard de dollars d’obligations en 2022, le tout adossé à des bitcoins. Pour faire simple, le Salvador devrait ainsi avoir les moyens de financer à la fois sa ville, mais aussi 50% de ses nouvelles infrastructures de minage qui serviront ensuite à rembourser la dette liée au projet. Enfin, si aucun écueil ne vient troubler le processus, la première pierre de la « Bitcoin City » devrait être posée dans les prochains mois.
Sur la question du fonctionnement, cette ville unique ne serait a priori pas concernée par le système de l’impôt. Au lieu de taxer la propriété, le revenu ou les gains, sa gestion devrait essentiellement reposer sur la taxation des transactions en cryptomonnaies. Côté énergie, l’intégralité de l’approvisionnement proviendra d’une centrale géothermique qui prendra sa source sur le volcan de Conchagua. Si aucun détail n’a été communiqué sur le sujet pour l’instant, on peut déjà imaginer que les habitations iront puiser l’énergie nécessaire au chauffage en sous-sol dans les environs du volcan avec des pompes à chaleur… L’électricité devrait semble-t-il être produite par une centrale géothermique située sans doute sur les pentes du volcan. Pas d’inquiétude, le volcan est a priori inoffensif… jusqu’à présent, aucun scientifique n’a été en mesure de dater la dernière fois que ce volcan était en activité.
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Enfin des ordinateurs portables certifiés « neutralité carbone » ?
Bonne nouvelle pour tous les fans d’informatique attachés à l’environnement, l’entreprise Atos et Circular Computing s’associent pour proposer le tout premier ordinateur certifié neutralité carbone au monde. Qu’est-ce que ça signifie ? Quels sont les enjeux d’une telle alliance ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Si vous ne connaissez pas Circular Computing, sachez que cette entreprise reconditionne à grande échelle des ordinateurs portables des marques HP, Dell et Lenovo… des ordinateurs de seconde main mais de qualité identique à celles des ordinateurs neufs d’après la compagnie. Comment c’est possible ? Et bien grâce à leur certification BSI Kitemark, qui assure que le processus de reconditionnement permet au final d’avoir un ordinateur portable aux performances au moins équivalentes, voire supérieures, à celles du produit neuf.
De son côté, si Atos a décidé de s’associer à Circular Computing, c’est avant tout pour renforcer son programme « Scaler, the Atos Accelerator », destiné à des startups et des PME pour créer je cite « des solutions digitales innovantes axées sur la décarbonation ». Pour le vice-président d’Atos Jason Warren que je cite : « Circular Computing s'est imposée comme un choix de premier plan pour notre programme Scaler et constitue un formidable allié dans notre démarche en faveur du numérique décarboné. Notre approche conjointe permettra de réaliser des économies tangibles, non seulement pour notre entreprise, mais surtout pour la planète et pour nos clients » fin de citation.
De son côté, le fondateur de Circular Computing Rod Neale explique je cite « que l’industrie du numérique a pendant longtemps fourni en toute légitimité des produits qui avaient déjà été utilisés, en les appelant ‘remis à neuf’… mais les consommateurs ont besoin de garanties et d'une cohérence qui vont au-delà de ce que l'on n'obtient avec un produit simplement ‘remis à neuf’. L’ambition de Circular Computing est d’offrir à nos clients l'ordinateur portable le plus durable possible et de répondre à leurs besoins technologiques sans rogner sur la performance, ni même sur l’esthétique des produits » fin de citation. Reste désormais à voir comment se traduira concrètement cette alliance qui ouvre la voie à une accélération du numérique vert.
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Vers une catapulte pour satellites ?
Et si l’on catapultait les satellites dans l’espace au lieu de les envoyer à bord d’une fusée ? C’est l’idée lancée par la startup américaine SpinLaunch, et qui à bien y regarder n’est pas si bête que ça. En effet les arguments écologiques et financiers pourraient bien pousser de nombreuses entreprises à recourir à cette technique.
Fondée en 2014, la start-up américaine ambitionne en effet de placer des satellites en orbite grâce à un système similaire à la catapulte. Dans le détail, il s’agit d’un disque rotatif de 50 mètres de haut, composé d'un tambour central dont le balancier électrique peut atteindre jusqu’à 450 tours par minute. Pour l’instant, ce système n’a été concrétisé que sur un prototype à l'échelle 1/3… Cela signifie que la version finale de la machine sera 3 fois plus grande. En tout cas, le premier test mené fin octobre dans le désert du Nouveau-Mexique aux Etats-Unis a montré que l’énergie cinétique de la rotation pouvait propulser un projectile de trois mètres de haut à plusieurs milliers de kilomètres heures. Autrement dit, un test parfaitement concluant et très encourageant.
Alors malgré le succès de ce premier essai, le projet ne cesse d’attirer les moqueries des plus sceptiques. D’après certains spécialistes, le dispositif devra faire preuve d’une précision d'orfèvre pour devenir viable, et le matériel électronique supporter une accélération latérale de près de 10 000 G. Autant dire qu’avec cette pression, n’importe quel être vivant serait réduit en bouillie. Pas de quoi inquiéter l’entreprise qui assure avoir éliminé 90% des risques et prévoit une trentaine de vols d'essais supplémentaires au cours des huit prochains mois pour peaufiner les derniers détails.
D'après le fondateur de SpinLaunch, cette catapulte permettrait de diviser la consommation de carburant par quatre par rapport aux lanceurs traditionnels, et le coût global d’un lancement par 10. La start-up a désormais pour objectif de pouvoir lancer des projectiles d’environ 200 kg, et donc de partir à la conquête du marché en pleine croissance des microsatellites. Pour se faire, SpinLaunch a déjà récolté près de 100 millions d’euros auprès d'investisseurs de renom comme Google et Airbus.
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Panne générale pour les Tesla du monde entier ?
Il y a quelques jours, une panne de serveur a brièvement empêché des milliers de Tesla de démarrer… si bien que certains utilisateurs se sont retrouvés bloqués, soit à l’extérieur de leurs véhicules, soit pour certains à l’intérieur de la voiture sans possibilité d’en sortir ! La faute à une surcharge du réseau d'après le fondateur de la marque Elon Musk. On vous explique tout en détail dans cet épisode.
Vendredi dernier, le 19 novembre, Twitter s’agitait comme bien souvent autour d’un sujet, Tesla. Sauf que cette fois, rien à voir avec les excentricités de son patron Elon Musk. En réalité, de nombreux conducteurs expliquaient ne pas être capables de démarrer leur voiture électrique par le biais de l'application mobile. Tesla permet en effet aux conducteurs de démarrer leur véhicule très facilement via l'application éponyme pour smartphone, en se rendant dans la rubrique « Contrôles », puis en appuyant sur « Démarrer ». Vous imaginez bien qu’avec une telle fonctionnalité, de nombreux utilisateurs ont pris l'habitude de démarrer leur Tesla avec leur téléphone, et donc de ne plus s’encombrer avec les clés de la voiture. Malheureusement pour eux, vendredi soir, l'application ne répondait plus.
Dans le détail, il semblerait que ces perturbations étaient liées je cite Elon Musk « à l’augmentation accidentelle du trafic sur le réseau ». En d’autres termes, une panne de serveur. En se baladant sur Twitter vendredi soir, on pouvait donc lire des milliers de témoignages identiques venus du monde entier, comme aux États-Unis, au Canada, au Danemark en Allemagne et en Corée du Sud. Pour en citer quelques-uns : « Je suis coincé à une heure de chez moi parce que j'utilise mon téléphone pour démarrer ma voiture ». Un excès de confiance dommageable alors que Tesla a quand même prévu une carte électronique pour déverrouiller les portes et éviter ce genre de situation. « Des centaines de propriétaires de Tesla sont coincés en dehors de leur voiture ? Je suis l'un d'eux. Ils ont dit qu'on aiderait l'environnement en possédant une voiture électrique, mais marcher n'est pas ce à quoi je pensais », ironise un autre conducteur dont la carte était restée dans l'habitacle de la voiture. Au final Tesla est une voiture comme une autre, et posséder une clé est quand même sacrément utile quand le cloud est hors service.
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Un supercalculateur NVIDIA contre le changement climatique ?
Face au changement climatique, la technologie fait office de rempart et de solution privilégiée par les experts. Dans la foulée de sa conférence GTC 2021, NVIDIA a déclaré son intention de construire le superordinateur Earth-2 pour lutter contre le changement climatique à l'aide de modélisation très fidèles. Comment fonctionne ce supercalculateur ? Peut-il être un allier solide pour préserver la planète ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Concrètement, Earth-2 serait capable de simuler le climat à l'échelle planétaire et avec une résolution de l'ordre du mètre, d'après NVIDIA. En clair, cette technologie pourrait aussi servir à "créer des mondes alternatifs", sur le modèle du métaverse. Pour le cofondateur de NVIDIA Jensen Huang que je cite "la simulation du climat se fait à des résolutions de 10 à 100 kilomètres à l'heure actuelle. Il nous faut être plus précis pour modéliser les changements du cycle global de l'eau, qui conduit par exemple à l'intensification des tempêtes et des sécheresses dans différentes parties du monde" fin de citation. Et contrairement à la simulation météorologique, qui modélise principalement la physique atmosphérique, la modélisation du climat nécessite des simulations courant sur plusieurs décennies et prenant en compte à la fois les facteurs physiques, chimiques et biologiques terrestres, maritimes et atmosphériques, sans oublier l'activité humaine, principale cause du réchauffement global.
NVIDIA ambitionne donc d'atteindre une résolution de l'ordre du mètre, suffisamment précise pour simuler l'interaction des nuages avec la lumière du soleil. Une performance qu'elle pense être possible grâce à ses cartes graphiques de hautes performances et l'utilisation d'une intelligence artificielle appliquée à la physique. Reste à savoir quels seront les caractéristiques techniques de ce superordinateur et où il sera installé. Quoiqu'il en soit, NVIDIA promet que Earth-2 sera "le supercalculateur le plus efficace énergétiquement au monde". Une bonne nouvelle pour la lutte contre le changement climatique mais aussi un excellent coup de com' pour le constructeur de composants informatiques qui même s'il dit le contraire, s'engouffre un peu plus dans la brèche du Metaverse. Si vous ne savez pas ce qu'est le Metaverse, je vous invite à écouter l'épisode de Choses à Savoir Tech que nous avons réalisés il y a peu sur le sujet.
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Voiture électrique : plus polluante à produire qu’une thermique ?
Si les voitures électriques sont bien souvent valorisées par le fait qu’elles n’émettent pas de gaz à effet de serre ni de particules fines lors d’un trajet, cette technologie fait face à de nombreuses critiques, sur son autonomie, mais aussi sur la pollution de ses batteries. Aujourd’hui, c’est au tour du constructeur Volvo de critiquer les voitures électriques. Le constructeur suédois estime que leur production est plus polluante que pour les voitures diesel ou essence.
Pour prouver ses dires, Volvo a publié une étude sur le bilan carbone complet de la fabrication de son modèle C40 Recharge, la seconde voiture électrique de la marque. Objectif, la comparer avec la production d'un XC40 avec moteur thermique. Les résultats montrent que la fabrication d'un C40 Recharge génère 70% d'émissions de Co2 supplémentaires par rapport au XC40. À noter que les deux véhicules sont construits dans la même usine Volvo, sur la même chaîne d'assemblage et qu'ils partagent un grand nombre de composants.
D'après le constructeur automobile, c'est la production de la batterie électrique qui augmente la quantité de CO2. Une voiture électrique arriverait donc sur le marché en ayant déjà pollué davantage qu'une voiture à combustion. C'est seulement à partir du moment où elle arpentera les routes se montrera finalement plus écologique qu'un véhicule thermique. Pour qu’une version électrique parvienne à rattraper l'excédent de CO2 émis pendant sa conception, elle devrait selon Volvo impérativement rouler plus de 200 000 km avant de passer par la case recyclage.
Alors critiquer c’est bien, mais le constructeur suédois propose aussi des solutions. Afin de réduire la quantité de CO2 lors de la production des batteries électriques, Volvo recommande de se tourner vers les énergies propres dès la fabrication. Ainsi, un C40 aura une empreinte CO2 d’environ 27 tonnes pendant son cycle de vie si l'électricité provient de sources propres. Si ce n'est pas le cas, un C40 Recharge peut générer plus de 50 tonnes de CO2.
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Fini les écouteurs dans les boîtes de smartphone ?
C’était une spécificité française… Depuis 2010 les smartphones devaient obligatoirement être commercialisés avec des écouteurs pour je cite « limiter l’exposition de la tête aux émissions radioélectriques lors d’une communication ». Et bien une décennie plus tard, il semblerait que le vent ait tourné et que les préoccupations écologiques l’aient emportées sur la santé puisque le Parlement a adopté début novembre la proposition de loi visant je cite « à réduire l’empreinte environnementale du numérique ».
Pour justifier la fin de cette obligation, le sénateur de l’Ain Patrick Chaize à l'origine de la proposition de loi précise je cite que « les écouteurs filaires, fournis de manière systématique avec les smartphones, constituent une source importante de gaspillage, alors même que le marché des écouteurs et systèmes d’écoute de meilleure qualité, filaires ou sans fil, est en expansion ». Inutile de préciser que certaines marques vont certainement sauter sur l’occasion pour ne plus en inclure. À cause de la loi de 2010, elles étaient contraintes de fabriquer un emballage spécial pour le marché français, et donc d’augmenter le prix du smartphone. Quant à la question sanitaire, Patrick Chaize rappelle je cite que « les instances d’expertise internationales, comme l’OMS ont jusqu’à présent réfuté l’existence d’un lien de cause à effet entre une exposition aux champs électromagnétiques produits par les téléphones et des maladies chroniques ».
Quelle conséquence cette décision va-t-elle avoir ? Et bien désormais, les fabricants de smartphones devront seulement je cite « assurer la disponibilité d’écouteurs compatibles avec le smartphone pendant sa période de commercialisation ». Traduction : laisser la possibilité au client d’acheter facilement ces écouteurs dans le commerce. Reste désormais à voir quelle stratégie les constructeurs adopteront… Chez Apple, le choix est fait depuis un an déjà dans le reste du monde avec la suppression pure et simple des écouteurs dans la boîte de ses nouveaux iPhones.
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Quel bilan pour la COP 26 ?
On vous en a parlé la semaine dernière, la COP 26 se tenait à Glasgow en Écosse avec pour objectif de renforcer la lutte contre le réchauffement climatique. Si de nouveaux engagements ont été pris et que des accords ont été signés, force est de constater que le compte n'y est pas. Du bla bla pour la militante Greta Thunberg, une profonde déception pour les ONG et même des excuses de la part du président de la conférence Alok Sharma… Alors pourquoi la COP 26 n’a-t-elle pas été satisfaisante ? Réponse dans cet épisode.
Le moins que l’on puisse dire c’est que cette 26e COP était très attendue, notamment parce qu’elle devait renforcer les Accords de Paris signés en 2015. Si les premiers jours ont été plutôt encourageant avec des engagements pris pour réduire les émissions de méthane ou la déforestation, et bien au final, aucune annonce forte n’est venue conclure l’événement. D'après le dernier rapport du Programme pour l'environnement de l'Organisation des Nations unies (Unep), les engagements actuels pris par environ 150 pays conduiraient, s'ils étaient tenus, à une réduction de 7,5 % des émissions des gaz à effet d'ici 2030… alors qu'il faudrait une baisse de 55 % pour que le réchauffement climatique soit limité à +1,5 °C. Pire, pour le site Climate Action Tracker, les engagements pris à Glasgow nous mènerait vers un réchauffement à 2,4 °C d'ici la fin du siècle.
Concrètement, que contient le « Le Pacte de Glasgow » adopté il y a quelques jours ? Sans rentrer dans le détail, on peut le résumer en une phrase : « demander aux pays de renforcer leurs objectifs 2030 pour les aligner sur ceux de l'Accord de Paris d'ici la fin de 2022 ». Rien de bien révolutionnaire, si ce n’est la possibilité de je cite « combler certaines des failles du marché carbone ». Pour rappel, le marché carbone est un système qui consiste à faire payer aux entreprises ou pays le coût que représente pour l’environnement leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour résumer : tu pollues, tu payes, ou alors tu réduis tes émissions polluantes.
On peut le dire sans trop se tromper, cette COP 26 était essentiellement une parade pour les grandes nations, l’occasion de se montrer et pour certains de tenter de se positionner comme leader dans la lutte contre le réchauffement climatique… De leur côté, les petits pays espéraient surtout repartir de Glasgow avec une enveloppe financière pour compenser je cite « leurs pertes et préjudices face à la multiplication des catastrophes naturelles, et les aider à diminuer leur empreinte environnementale ». Il n’en est rien finalement, leur proposition de créer un nouveau système de financement a été bloquée, en particulier par les États-Unis qui redoutaient les implications juridiques d'un tel engagement.
Quoiqu’il en soit, la COP 27 aura lieu l’année prochaine en Egypte, et sauf surprise, ne devrait pas non plus être révolutionnaire. Le pays dirigé par Abdel Fattah al-Sissi a déjà fixé pour ligne directrice je cite « le financement climatique pour faire progresser les pays africains dans ce domaine, tout en s’assurant que les pays riches tiennent leurs engagements financiers ». A priori une histoire de gros sous plus que d’écologie.
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Qu’est-ce que l’Easy Mobility Challenge ?
Vous le savez, on vous parle régulièrement des concours et autres appels à projets concernant les technologies qui à la fois nous faciliteront la vie demain tout en préservant la planète. Et bien aujourd’hui, place à l’Easy Mobility Challenge, un concours de start-ups innovantes dans le domaine des mobilités organisé chaque année par le constructeur automobile SEAT et la chaîne Canal+. La finale de ce concours, ce sera le 30 novembre prochain… un événement qui récompensera les meilleures inventions consacrées aux mobilités de demain, et auquel vous pouvez vous aussi participer en votant sur internet pour votre invention préférée ! Alors qui d’Atmos Gear, de Tesc Innovation, de Greenmoov’, de DigiTall Paris ou de Symone remportera votre voix ? Toutes les clés pour faire votre choix dans cet épisode.
Parmi les 5 finalistes se trouve AtmosGear, créée par Mohamed Soliman. La start-up conçoit et commercialise des rollers à assistance électrique afin de donner un vrai coup de boost aux mobilités douces en ville. Car si le marché des trottinettes électriques explose, les passionnés de glisse eux avaient été clairement laissé de côté par les inventeurs jusqu’à présent. Ensuite, on retrouve également Tesc Innovation et son système de recharge sans contact pour les véhicules électriques. En clair, il s’agit d’un système directement inspiré des smartphones que l’on peut désormais recharger par induction. En associant voiture et induction, la startup espère ainsi populariser un système de recharge à la fois écologique et rapide pour le grand public.
Côté vélo, Symone de son petit nom, est une cabine-remorque qui permet d’embarquer plusieurs véhicules, ainsi que les passagers sur des longs trajets… sans conduire ! Un peu comme dans les ferrys. Peut-être d’ailleurs que cette dernière sera à la une de l’application mobile Greenmoov’, dont l’objectif est de faciliter les trajets écoresponsables en ville en mettant en relation des propriétaires de vélos, trottinettes, ou encore hoverboard avec des particuliers qui aurait besoin de ces équipements pour se déplacer. Une sorte de UBER écolo sans chauffeur… Et enfin, DigiTall Paris propose un antivol connecté donc le but assumé est de réduire le vol de voitures de 85%.
Beaucoup de bonnes volontés et surtout d’excellentes idées qui à coup sûr profiteront de ce coup de projecteur offert par le Easy Mobility Challenge pour s’installer dans notre quotidien à l’avenir. Mais qui dit concours dit compétition. Reste à savoir qui remportera cette édition 2021 !
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Pollution : quel est l’impact d’un e-mail ?
Au chapitre des questions simples que tout le monde s’est déjà posées au moins une fois, mais auxquelles personne n’a pris le temps de répondre se trouve l’empreinte carbone d’un mail. En effet, tous les services numériques polluent… pas tous à la même échelle bien entendu, mais au final, que se passe-t-il quand on envoie un mail ? Quel est son impact sur la planète ? Vous êtes au bon endroit, c’est exactement à cette question que nous allons tenter de répondre dans cet épisode.
Selon l'organisation Carbon Literacy Project, un e-mail standard génère environ 4 g de CO2. Ajoutez une pièce jointe d’1 Mo, et vous pouvez multiplier ce chiffre par 12, soit quasiment 50 grammes de CO2… En clair, envoyer une photo de vacances à dix amis reviendrait à faire un trajet de 500 mètres en voiture. Concrètement, l’e-mail que vous envoyez transite par un centre de données comme Google ou Yahoo, c’est selon votre boite mail, dont la plupart sont situés aux Etats-Unis. Imaginez donc que pour transférer des documents à votre collègue de bureau, toutes les données que vous lui envoyées doivent passer par l’autre bout du monde, transitant par des dizaines de routeurs, de serveurs et autres ordinateurs, avant d’atterrir sur son écran… Autant d'équipements qui bien évidemment consomment eux aussi de l'énergie pour fonctionner.
Si cela se limitait aux mails que nous envoyons et recevons à des fins professionnelles et familiales, ce ne serait pas si grave. Mais cela devient véritablement un problème quand on y ajoute les montagnes de messages promotionnels, publicitaires et autres qui s’accumulent dans nos boîtes sans jamais être ouvert. D’après ContactLab, un internaute français reçoit en moyenne 39 mails par jour. Au total, ce serait plus de 280 milliards d'emails qui étaient envoyés chaque jour dans le monde en 2018, d'après le cabinet d'études Radicati Group… Chiffre qui a n’en pas douté à bien augmenté depuis en raison de la pandémie de COVID 19 notamment.
Petit calcul rapide. Si un mail génère 4 g de CO2, et que 280 milliards d’emails étaient envoyés chaque jour en 2018, ce sont donc 410 millions de tonnes de CO2 qui ont été généré cette année-là. À titre de comparaison, le transport aérien mondial a produit, et j’ai envie de dire « seulement », deux fois plus de pollution, soit 859 millions de tonnes de CO2 en 2017, d'après l’Association internationale du transport aérien (IATA). Mais comme je vous le disais, la pollution liée aux mails est largement sous-estimée car elle ne prend en compte ni les spams (qui représentent la moitié des messages reçus), ni le développement du télétravail ces derniers temps. Or, même les messages non ouverts polluent, soit environ 0,3 g de CO2. Ce qui est d’autant plus stupéfiant qu’au total, 80 % des e-mails ne sont jamais ouverts.
Un conseil pour finir, n’hésitez pas à vider vos boites mails ! D’après la start-up Foxintelligence, les internautes gardent en moyenne entre 10.000 et 50.000 emails non lus dans leur boîte de réception. Autant de données qui sont stockées dans des datacenters, et qui consomment chaque année 200 TWh d’électricité, soit 0,3 % des gaz à effet de serre émis dans le monde.
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Bientôt des BMW propulsées au fumier ?
Au classement des informations insolites, celle que je m’apprête à partager avec vous est sans aucun doute dans le haut du panier. Elle n’en reste pas moins très sérieuse, puisque c’est la marque allemande BMW qui l’a annoncé… le constructeur automobile allemand souhaiterait développer des propulsions au méthane et au biogaz, que l’on trouve notamment dans le fumier des animaux de ferme. Pour se faire, BMW s’est associée avec les fermes laitières de California Bioenergy afin de capter le méthane du fumier et de le transformer en électricité.
Pour être précis, le méthane récupéré par BMW devrait permettre d’alimenter chaque année 17 000 véhicules en énergie. Si ce chiffre peut paraître modeste, il ne faut pas oublier qu’il ne s'agit que d’une étape pour le constructeur afin de développer cette source d’énergie à grande échelle. D’ailleurs, pour le PDG Ross Buckenham que je cite, « le système développé par BMW sera capable de générer une charge d'un mégawatt 24h/24 et 7j/7, améliorant considérablement la qualité de l'air local tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre ».
Au-delà de générer de l'électricité, la captation du méthane est aussi un moyen de réduire l'impact de ce gaz sur le climat. En comparaison avec le CO2, les émissions de méthane sont extrêmement basses. Mais contrairement au dioxyde de carbone, le CH4 a un impact beaucoup plus important avec un effet de serre quasiment 20 fois supérieur. Ainsi, le contenir et l'utiliser pour le chauffage ou, dans le cas de BMW, pour la propulsion de nos véhicules, sont des alternatives très intéressantes. C’est en tout cas ce que résume Adam Langton, le Directeur des services énergétiques au département d'eMobilité connectée de BMW que je cite, « ce partenariat représente un moyen innovant d'aider à stimuler les investissements dans les énergies renouvelables. » À noter que face à la difficulté financière du secteur agricole, ce genre de partenariat devrait apporter une source de revenu bienvenue pour de nombreux paysans.
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Des satellites pour surveiller les gaz à effet de serre ?
Et si l’espace devenait notre principal allié pour préserver la planète ? Il y a quelques jours, le programme européen Copernicus a dévoilé son futur outil de surveillance des émissions de gaz à effet de serre, présenté comme le plus précis jamais élaboré grâce à des satellites. En quoi consiste-t-il ? Sera-t-il vraiment efficace ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Intitulé CO2MVS pour Capacité européenne de surveillance des émissions anthropiques de CO2, ce nouvel outil s'appuiera sur toute la constellation de satellites déployés par l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Organisation européenne pour l'exploitation de satellites météorologiques (EUMETSAT). Dans le détail, ces satellites sont capables de couvrir la planète je cite « en quelques jours seulement et de mesurer les concentrations atmosphériques de CO2 et de méthane avec une grande précision ». D’après le communiqué de Copernicus que je cite, « les satellites seront même capables d'observer des sources individuelles de dioxyde de carbone et de méthane, comme les centrales électriques et les sites de production de combustibles fossiles ». Autre avantage, le CO2MVS sera également capable de fournir des données détaillées au niveau régional pour évaluer l'évolution des émissions par rapport aux objectifs de réduction locaux. Avec cet outil, impossible de réfuter les quantités de GES rejetées dans l’atmosphère.
Ceci dit, comment quantifier le taux exact des émissions mesurées ? Concrètement, les données recueillies seront intégrées dans des modèles informatiques de l'atmosphère et de la biosphère terrestres préalablement développés par des scientifiques programme CO2MVS. Je cite, « les satellites mesurent déjà les changements dans les concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, mais cela concerne principalement les variations du cycle naturel du carbone, comme les feux de forêt, la photosynthèse et la respiration de la végétation… en fait, il n'a pas encore été possible d'estimer les émissions provenant uniquement de sources anthropiques », relative à l'activité humaine si vous préférez. Un problème qui semble désormais résolu grâce à ce nouveau système.
Il faudra tout de même attendre 2026 avant que CO2MVS soit pleinement opérationnel, et donc être l’un des artisans principaux du 2e inventaire mondiale des émissions de gaz à effet de serre en 2028. Pour rappel, le premier inventaire, évaluant les progrès du monde vers la réalisation des objectifs climatiques sera achevé en 2023.
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Recyclage du plastique : où en est-on en France ?
Si le plastique a amorcé une lente décrue dans notre société depuis un certain temps, une question demeure : consommons-nous encore beaucoup de plastique ? Et le recycle-t-on suffisamment en France ? Il s’agit un effet d’un enjeu majeur, quand on sait que 73% des déchets répandus sur les plages dans le monde sont du plastique, et que 5000 milliards de morceaux de plastiques flottent actuellement dans les océans.
Bien évidemment, la pollution au plastique dans le monde n’est pas due uniquement à la France et à sa consommation de plastique. Dire l’inverse serait idiot. D’ailleurs, selon la coalition d'ONG Rethink Plastic, la France fait partie des cinq bons élèves européens dans la lutte contre le plastique jetable, même si, je cite la coalition, « la loi pourrait souffrir d'un défaut d'application, notamment en ce qui concerne les contrôles et les sanctions ». Dans le détail, la lutte concrète contre le plastique a commencé en 2020 avec la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, qui prévoit je cite « la sortie des emballages en plastique à usage unique d'ici 2040, et recycler 100% de son plastique d’ici la fin d’année 2025. Mais force est de constater que 22 mois après la promulgation de la loi, les résultats sont loin de ceux escomptés. En France, seulement 28 % du plastique est recyclé.
Ainsi, comment atteindre cet objectif en seulement 4 ans ? Pour la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili que je cite, « avant de recycler le plastique, ce qu'il faut, c'est d'abord diminuer le plastique à usage unique ». Et pour réduire, il faut légiférer et investir… dans des outils, mais aussi des plans d’aides aux industriels pour changer leurs process et faire en sorte que le recyclage soit constamment pris en compte. Côté législation, plusieurs produits ont été interdits en début d’année, comme les gobelets en plastique, les pailles et les boîtes en polystyrène… Mais vous le remarquez peut-être autour de vous, il n’est pas rare d’en trouver encore dans les commerces. Prochaine étape en 2022 : l’interdiction des emballages en plastique sur les fruits et légumes, même si cela ne concernera pas tous les emballages. En effet, trouver des alternatives d'emballages de certains fruits comme les framboises est semble-t-il assez compliqué à en croire la ministre, raison pour laquelle une période de tolérance sera accordée aux industriels concernés.
Au final, atteindre le zéro plastique d’ici 2040 paraît quelque peu compromis à ce rythme. Si les pouvoirs publics sont toujours aussi motivés pour remplir cet objectif, le discours a quelque peu été modifié pour mettre en avant un palier intermédiaire : 20 % de réduction d'ici fin 2025, en parallèle de 100% de recyclage des plastiques. A noter tout de même qu’en 2020, année de crise sanitaire, la quantité d'emballages plastique a augmenté de 2 %.
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Une nouvelle technique pour refroidir les serveurs cloud Microsoft ?
Alors que la COP 26 se termine bientôt à Glasgow en Ecosse, cet événement à visiblement inspiré un certain nombre d'entreprises, dont les GAFAM à renforcer leur lutte pour la préservation des ressources et de l’environnement. En première ligne, on retrouve notamment Microsoft, qui a annoncé fin octobre son ambition d’économiser près de 6 milliards de litres d’eau par d’ici 2024 dans ses centres de données. Simple coup de communication ou véritable engagement écologique qui pourrait changer les choses ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Si cet objectif est ambitieux pour certains, d’autres estiment que c’est carrément colossal voire irréalisable sur une si courte période. En effet Microsoft compte réduire sa consommation d’eau dans ses centres de données de 6 milliards de litres d’ici 2024. Et des centres de données, le géant informatique en exploite déjà plus de 200, dont une centaine de nouveaux sont en construction. Autant d’infrastructures très gourmandes en eau et que Microsoft doit constamment refroidir. Alors comment concilier technologie et écologie ? D’après la vice-présidente de la compagnie Noelle Walsh, de nouvelles solutions sont sur le point d’être trouvées pour réduire ce besoin d'eau de 95 %, dans les datacenters de Dublin en Irlande, Amsterdam aux Pays-Bas et Chicago aux Etats-Unis. Pour ce faire, la firme travaillerait sur un système de refroidissement basé sur l'évaporation. Une première d’après Walsh, pour je cite : « faire fonctionner des serveurs plus denses dans des espaces plus réduits, et devenir Water Positive d’ici 2030 ».
Reste que les services Cloud de Microsoft sont très énergivores et participent considérablement à faire de Microsoft l'une des entreprises les plus polluantes pour la planète. Pour se défaire de cette image, l’entreprise investit dans diverses technologies pour préserver la planète, comme son outil Microsoft Cloud For Sustainability, pour aider d'autres sociétés à enregistrer et répertorier leurs émissions carbones. Vous l’avez compris, Microsoft montre ainsi patte blanche dans un contexte où les résultats de la COP26 sont attendus comme un véritable tournant. En parlant de GAFAM, Microsoft est pour l’instant le seul à réagir en fonction de l’actualité… Amazon, Facebook, Apple et Google n’ayant pas communiqué sur le sujet. Quoiqu’il en soit et quoi qu’on en dise, la volonté et les moyens déployés par Microsoft semblent bien présents… Reste à savoir si les objectifs zéro eau consommés en 2030, et zéro carbone en 2050 seront tenus.
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COP 26 : la grande barrière de corail plus blanche que jamais ? (3/3)
Si vous doutiez encore du réchauffement de la planète, voilà une statistique qui devrait vous faire réfléchir : 98% de la grande barrière de corail serait touchée par le blanchissement, un phénomène étroitement lié à la chaleur des océans. Un article paru dans la revue Current Biology tire d’ailleurs la sonnette d’alarme alors que se tient en ce moment le sommet de l'ONU sur le climat à Glasgow, en Ecosse.
Vous avez bien entendu, le blanchissement a touché 98% de la Grande barrière de corail australienne, et ce depuis 1998. Un chiffre aussi effrayant qu’éloquent. D'après l'auteur de l'article Terry Hughes, chercheur spécialisé sur les récifs coralliens à l'Australian Research Council, la fréquence, l'intensité et l'ampleur des vagues de chaleur marines qui provoquent ce blanchissement ne cessent d'augmenter. Plus précisément, le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est dû à la hausse de la température de l'eau, celle-ci entraînant l'expulsion des algues qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Inscrite au Patrimoine mondial par l'Unesco depuis 40 ans, la Grande barrière a subi trois épisodes sans précédent de blanchissement lors des canicules de 2016, 2017 et 2020, pour au final, n’épargner que 2% seulement de cet immense écosystème sous-marin.
Bonne nouvelle toutefois, des chercheurs assuraient en juillet dernier que les coraux montraient des signes de guérison depuis la dernière vague de blanchissement. Mais il faut bien avouer que les perspectives à long terme de cette barrière de 2300 km de long sont très mauvaises. Outre la chaleur de l’eau, le récif est également menacé par les cyclones, de plus en plus fréquents avec le changement climatique, mais aussi par l'acanthaster pourpre (une étoile de mer dévoreuse de coraux qui a proliféré en raison de la pollution et des ruissellements agricoles)
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Pour Sean Connolly, du Smithsonian Tropical Research Institute que je cite, « le corail a encore besoin de temps pour se rétablir avant une autre vague de chaleur. Sans ça, les bébés ne pourront ni se disperser ni s'installer et repeupler les parties appauvries du récif ». Connolly estime je cite « qu’il est crucial d'agir pour freiner le changement climatique »… un message adressé à la fois à son premier ministre Scott Morrison, mais aussi à l’ensemble de la communauté internationale réunie à Glasgow pour la COP 26. Le chef d'État australien s’est d’ailleurs engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050.
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Rejoindre la COP 26 en voilier puis à vélo ? (2/3)
Deuxième épisode de notre trilogie sur la COP 26 qui se tient en ce moment à Glasgow en Ecosse, et quoi de mieux que de la poursuivre avec une histoire inspirante, et un peu décalée. Vous en avez l’habitude, que ce soit dans Tech ou Tech Verte, on aime bien vous proposer des histoires qui sortent de l’ordinaire. Aujourd’hui, place à Benjamin, qui fin octobre s’est lancé comme défi de rejoindre Glasgow avant le début de la COP 26 grâce à un voilier et un vélo.
À peine 760 kilomètres à vol d’oiseau et un peu plus de 920 par la route séparent Lille de Glasgow. Un challenge clairement réalisable pour Benjamin de Molliens, parti neuf jours avant le coup d’envoi de la conférence mondiale pour le climat. Si l’on fait le calcul, par la route cela revenait en moyenne à 102 kilomètres par jour pour arriver le 31 octobre, date de début de la COP 26. Une simple formalité finalement pour celui qui se décrit comme un éco-aventurier adepte de ce genre d’expédition. Car dans sa vie, le Breton d'origine (et désormais Lillois) en a déjà fait plusieurs : de sa traversée des Alpes à pied pendant 29 jours, à la descente du canal du Midi en paddle, en passant par un périple de 600 kilomètres à vélo entre la Bretagne et la Normandie. Clairement, Benjamin était prêt pour le défi Glasgow, lui a déjà sillonné la France en respectant un concept bien à lui, celui du triple zéro, je cite : « zéro déchet, zéro matériel neuf et zéro empreinte carbone ». S’il avoue volontiers ne pas être totalement zéro, Benjamin assure qu’il fait tout pour s’en rapprocher au maximum.
Mais alors, de quoi est-il équipé pour un tel voyage entre Lille et Glasgow ? Du stricte nécessaire : un vélo test de la marque Triban, plusieurs sacoches fabriquées à partir d’anciennes toiles de kayak et de crashpads d'escalade (le gros matelas qui sert à amortir la chute des grimpeurs aux pieds des murs) et enfin un sac de couchage pour bivouaquer malgré je cite « les grosses pluies et le bon froid d’Ecosse ». Outre le côté aventure pour lequel il vit, Benjamin de Molliens veut surtout que son voyage ait du sens et porte un message. Je cite : « c’est un objectif assez cool et je me suis dit que pour y aller c’était plus sympa de le faire façon expédition zéro. Ça va sensibiliser, c'est quelque chose de symbolique. Aller à la COP26 en avion, ça n’a pas de sens. » D’ailleurs, l’aventurier n’est pas qu’un simple activiste. S’il se rend à Glasgow, c’est également je cite « pour animer les ateliers de La fresque du climat, qui permettent de comprendre les liens de cause à effet des dérèglements climatiques et d'expliquer comment réaliser des actions à son échelle et à l‘échelle de son entreprise pour réduire son empreinte carbone ».
Ceci dit, et comme de nombreux observateurs, Benjamin n'attend pas grand-chose de la COP en elle-même. Je cite : « c’est une de ces grandes messes politiques où il y a souvent de belles paroles mais peu d’actes. Je n’ai pas envie d’être pessimiste mais en général c’est un peu décevant […] Je souhaiterais que les pays revoient leurs objectifs, qu’ils soient plus stricts concernant leur sortie des énergies fossiles, mais aussi la surconsommation et toutes ces choses qui font que l’on va droit dans le mur ». Son déclic écologique, c’est à San Francisco en 2016 que Benjamin l'obtient en observant des chiffres sur la pollution plastique dans les océans. Mais depuis, sa vision s’est élargie je cite « à d’autres problèmes écologiques importants et intéressants », si bien qu’en 2022, l’aventurier continuera à faire parler de lui, dans le Jura tout d’abord, puis entre Marseille et Paris et enfin dans les Pyrénées.
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Quels sont les 9 lauréats du Cleantech Open France 2021 ?
Chaque année, l'association Cleantech Open France identifie et sélectionne des startups prometteuses pour réussir la transition écologique. Cette année, 9 lauréats ont été retenus, que l’on vous propose de découvrir dans cet épisode.
Mais avant de commencer, Cleantech Open France c’est quoi ? Et bien rien de plus qu’un programme fondé par le groupe Ecosys permettant d’identifier et d’accompagner des startups et PME innovantes dans tout un tas de domaines, qu’il s’agisse de l’énergie, de la mobilité, de la qualité de l’air, de l’eau, etc. Chaque année, les lauréats bénéficient d’un programme d’accompagnement de 6 à 18 mois financé la Climate KIC, une initiative européenne destinée à favoriser la transition vers un monde sans carbone. Et en 2021, 150 entreprises ont candidaté, dont HappyVore, le leader français des alternatives végétales à la viande. La start-up fondée en 2019 propose des produits similaires aux steaks et saucisses, mais fabriqués à base de végétaux. Autre invention côté alimentation, Circul’egg a mis au point une technique visant à transformer les coquilles d’œufs en de la poudre de carbonate de calcium et de membrane coquillière, deux matières utilisées sur les marchés de l’alimentation et de la cosmétique.…
Et parmi les 9 autres lauréats, on retrouve également la startup Blue qui développe une machine transformant le sel, le vinaigre et l’eau du robinet en un produit 4 en 1 : désinfectant multi surface, désodorisant, sans danger et zéro-déchet. Autre entreprise à fort potentiel retenu par le programme : Sylfen. La société spécialiste de l’hydrogène développe pour sa part une solution baptisée Smart Energy Hub, qui facilite l’autoconsommation et le stockage d’énergie renouvelable, notamment dans le secteur du bâtiment. Concernant la pollution, FinX propose de réduire les émissions de GES du transport maritime avec une nageoire permettant une propulsion nautique responsable et silencieuse en remplacement des moteurs thermiques. Dans le domaine de l’industrie, Marklix est un concept visant à révolutionner la conception de pièces détachées en proposant aux constructeurs de créer, sécuriser et distribuer des pièces détachées imprimables en 3D, à la demande et localement.
Parlons eau et environnement à présent avec H2OPE, et son concept collecteur de déchet autonome et passif dans les rivières baptisé River Whale. La machine empêche en effet que les détritus n’atteignent l’océan en les collectant en amont dans les cours d’eaux. En termes d’énergie, Eco-Tech Ceram développe une solution baptisée Eco-Stock : un accumulateur de chaleur conçu à partir de céramiques permettant de récupérer et de stocker la chaleur des cheminées industrielles afin de la réutiliser ailleurs. Dans la même veine, Water Horizon propose pour sa part une technologie similaire mais avec des batteries, et qui là est aussi destinée aux particuliers.
Voilà pour les 9 lauréats de cette édition 2021 du Clean Tech Open France, qui une nouvelle fois démontre l’immense potentiel d’innovation présent dans notre pays pour verdir un peu plus notre société et entretenir l’espoir qu’un jour la technologie puisse aider à sauver la planète.
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COP 26 : quels sont les premiers engagements ? (1/3)
Depuis quelques jours, plus de 200 pays sont actuellement réunis à Glasgow en Écosse et ce jusqu’au 12 novembre prochain. Objectif : renforcer la lutte contre le réchauffement climatique, malgré l’absence de plusieurs chefs d’états de pays ultra pollueurs. Quels sont les enjeux ? A quoi va réellement servir cette COP 26 ? Et quels sont les premiers engagements pris par les pays présents ? Tour d’horizon d’un événement qui se veut historique à bien des niveaux, dans ce premier épisode !
Vous n’avez pas pu y échapper tant les médias s’en sont fait l’écho, la COP 26 se tient du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow en Écosse, plus précisément dans les cinq salles de conférence du Scottish Event Campus. Mais ne vous y trompez pas, cette COP est bel et bien présidée par le Royaume-Uni avec des enjeux que l’on a déjà l’impression d’avoir entendu il y a six ans lors de la signature de l'accord de Paris. Il ne s'agit pas de signer un nouveau traité à Glasgow, mais d'améliorer je cite « les contributions déterminées au niveau national ». En clair les engagements, les actions climatiques mises en œuvres par chaque pays pour tenter de limiter la hausse des températures à 1,5°C. Pour Sandrine Maljean-Dubois, directrice de recherche au CNRS que je cite, « l'idée est donc de théâtraliser ce moment pour que cela pousse chaque pays à aller encore plus loin ».
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les participants sont visiblement très motivés. C’est tout d’abord l’Inde, 3e émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine et les Etats-Unis, qui a créé la surprise lundi. Dans son discours, le premier ministre Narendra Modi a annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone d’ici 2070. Une petite révolution pour ce pays qui rechignait il y a encore une semaine à prendre un tel engagement. Une ligne d’horizon somme toute lointaine d’autant que les scientifiques préconisent un zéro carbone mondial au plus tard en 2050 pour éviter une éventuelle catastrophe climatique irréversible.
Dans un autre registre, plus d’une centaine de dirigeants ont pris l’engagement mardi de mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des terres d’ici 2030. Parmi les signataires se trouvent notamment la Russie, l’Indonésie, la République démocratique du Congo, la Chine, le Canada et le Brésil. Concrètement, ces pays promettent de faciliter les pratiques commerciales n’engendrant pas de déforestation, d’encourager l’agriculture durable et de réorienter leurs finances vers la protection de ces écosystèmes. Des promesses toutefois jugées trop molles par les défenseurs de l’environnement qui dénoncent je cite « le rythme alarmant auquel les forêts reculent, avec l’équivalent de 27 terrains de football rasés chaque minute dans le monde ».
Pour finir sur les premiers engagements notables de cette COP 26, près de 90 Etats ont également rejoint mardi un « pacte global pour le méthane » à l’initiative des Etats-Unis et de l’Union européenne. Objectif pour la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Canada, le Brésil, ou encore l’Irak : la réduction d’au moins 30% des émissions mondiales de méthane d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2020. S’il s’agit du premier engagement politique mondial en la matière, on notera toutefois l’absence de la Chine, de la Russie et de l’Inde qui pèsent près d’un tiers des émissions à eux trois. Le méthane est en effet le deuxième gaz à effet de serre lié à l’activité humaine après le CO2 et son effet de réchauffement est 29X plus important à long terme.
Si le premier temps fort de cette COP 26 est déjà terminé avec les prises de paroles lundi et mardi des différents leaders politiques, le second se déroulera en fin de COP, les 9 et 10 novembre prochain à nouveau avec des prises de parole des chefs d'Etat et de gouvernement. En attendant, l’événement sera principalement rythmé par des échanges et des pourparlers.
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