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De plus en plus d'énergie verte pour miner le Bitcoin ?
C'est la bonne nouvelle de la semaine en terme de cryptomonnaies : l'utilisation d'énergies renouvelables aurait augmenté de moitié pour le minage du Bitcoin l'an dernier. C'est en tout cas ce qu'à annoncé le Bitcoin Mining Council dans un rapport que je vous propose de découvrir dans cet épisode.
Dans cette étude, 44 entreprises qui représentent la moitié de la production du Bitcoin dans le monde, ont eu de plus en plus recours aux énergies vertes l'an dernier pour miner cette précieuse monnaie virtuelle. Autre chiffre encourageant, le minage du Bitcoin ne demanderait que 0,16 % de l'énergie mondiale et n’émettrait que 0,09 % des émissions de carbone de la planète... Au final, la consommation d'électricité du Bitcoin aurait été réduite de 25% en un an.
Si le rapport se veut optimiste, les détracteurs des cryptomonnaies soulignent que ces chiffres peuvent être manipulés, car les mesures effectuées ne vont pas plus loin que le premier trimestre 2021, date où le Bitcoin Mining Council n’existait pas encore. De plus, les chiffres qui permettent de déduire l’utilisation du mix énergétique sont seulement comparés avec la consommation d'électricité aux États-Unis, ce qui limite un peu le champ de vision, étant donné que l'Europe et l'Asie sont également des territoires très actif en matière de minage. De leur côté, les acteurs de l’industrie crypto clament haut et fort que le Bitcoin sera miné avec 85 % d'énergies renouvelables en 2025, et qu’il sera entièrement « vert » en 2050. À noter que plus de 19 millions des bitcoins ont déjà été minés sur 21 millions. D'après les dernières estimations, l'ultime jeton devrait être miné dans plus d'une centaine d'années, aux alentours de 2140.
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Vers une extinction de masse dans les océans ?
L'une des conséquences majeures du changement climatique reste la hausse des températures, et par conséquent celle des océans. D'après une étude parue dans la prestigieuse revue Science, si l'on ne réduit pas rapidement les émissions de CO2 pour limiter à 2°C maximum la hausse des températures, les océans pourraient tout simplement être décimés d'ici 2300, avec la disparition de milliers d'espèces animales et végétales.
Dans le détail, les chercheurs à l'origine de cette étude ont utilisé des modèles analysant le lien entre le réchauffement climatique, la baisse des quantités d'oxygène dans l'eau qui en découle, et les quantités d'oxygène nécessaires pour la survie des espèces. Les résultats obtenus sont sans équivoques : si les émissions de gaz à effet de serre continuent de s'accélérer, alors les océans pourraient connaître d'ici l'année 2300 une extinction de masse comparable à celle survenue il y a 250 millions d'années. À cette époque, la biodiversité marine avait été réduite à son strict minimum sous l'effet combiné d'une hausse des températures et d'un déclin de l'oxygène dans les océans. C'est exactement cette trajectoire que nous suivons en ce moment. Et selon ce scénario, ce sont les océans tropicaux qui perdraient le plus d'espèces, entraînant également des migrations d'espèces vers d'autres zones plus fraîches pour survivre.
À noter que ces disparitions de masses toucheraient en particulier les espèces polaires qui n'auraient dès lors plus aucun endroit où se réfugier. Petite note d'espoir toutefois, si l'on parvenait à limiter le réchauffement à 2°C, cette disparition des espèces serait réduire de 70% d'après l'étude. Un moindre mal qui éviterait une extinction de masse, mais n'empêcherait pas la disparition d'un certain nombre d'entre elle tout de même. Je cite les scientifiques, « parce que les extinctions marines n'ont pas progressé autant que celles sur terre, notre société a le temps de renverser la vapeur en faveur de la vie dans les océans […] Où exactement se situe notre avenir entre le meilleur et le pire scénario sera déterminé par les choix de société faits » fin de citation.
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Des batteries immortelles grâce au nucléaire ?
Et si la solution aux problèmes de durée de vie des batteries se trouvait dans le nucléaire ? Je sais, ça peut faire peur comme ça et c'est un sujet assez controversé selon les sensibilités politiques... Seulement des chercheurs anglais se sont aperçus qu'ils pourraient utiliser des déchets radioactifs pour les incorporer dans des batteries, ce qui permettrait de rendre ces mêmes batteries quasiment inépuisables. Seul problème : la faible puissance de ce type de batterie.... Si l'idée a de quoi interroger, il est tout de même possible d'y voir un certain nombre de bénéfices que je vous détaille dans cet épisode.
Avant toute chose, connaissez-vous le carbone 14 (ou 14C) ? Il s'agit d'un des isotopes du carbone naturellement présent dans la nature. Mais le carbone 14 peut aussi se former de manière artificielle comme dans le cœur d'un réacteur nucléaire. Inutile de préciser que ce carbone 14 issu du nucléaire est radioactif et que ses effets peuvent durer près 5700 ans. Et bien c'est justement parce que cette radioactivité est millénaire que des chercheurs de l'Université de Bristol en Angleterre ont eu l'idée de le réemployer dans des batteries. En fait, les chercheurs veulent extraire le carbone 14 des blocs de graphite issus des anciens réacteurs nucléaires démantelés au Royaume-Uni pour en faire des diamants artificiels.
Ces diamants radioactifs pourraient alors servir de batteries presque immortelles. En effet, les chercheurs expliquent que le diamant peut se comporter comme un semi-conducteur, un peu comme le silicium qui permet de produire de l'électricité photovoltaïque à partir des rayons du soleil. Là, le diamant produit de l'électricité non pas photovoltaïque mais bêtavoltaïque, grâce à l'énergie émise par la désintégration radioactive du carbone 14. Le diamant utilisé dans les batteries serait constitué de fines couches de gros grains cristallins, une structure conçue pour empêcher les fuites de rayonnement et minimiser le danger pour la santé humaine. D'après les chercheurs que je cite, « les particules bêta de carbone 14, bien qu'énergétiques, ne voyagent pas très loin. Elles sont encapsulées dans une matrice dense, ce qui signifie que la probabilité que la batterie émette un rayonnement capable de pénétrer la peau humaine est négligeable » fin de citation.
Seul problème, car il y en a un, sinon cela ferait un moment que le nucléaire aurait été utilisé à cette escient, ces batteries aux diamants radioactifs sont bien moins efficaces que les autres. À titre de comparaison, la capacité de stockage d'une pile AA par exemple, est de l'ordre de 700 joules par gramme. Celle d'une batterie au diamant radioactif serait d'environ 15 J/g. Or, la pile AA se vide en seulement quelques heures ou quelques jours, quand celle au diamant radioactif peut tenir près de 6.000 ans avant que le courant produit soit divisé par deux. Autres atouts des batteries au diamant radioactif : leur petite taille et leur robustesse, car elles tiennent dans moins d'un centimètre cube, ne sont sensibles ni aux hautes températures, ni à l'humidité, ni aux environnements corrosifs. La société Arkenlight, qui travaille au développement industriel de ces piles avec l'Université de Bristol espère commercialiser un premier produit dès la fin 2023.
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Remplacer les éoliennes par des cerfs-volants ?
Si l'énergie éolienne a beaucoup de potentiel, sa principale technologie du même nom n'en est pas moins critiquée sur de nombreux points. Rendement trop faible, intermittence, perturbation des oiseaux, gâchis du paysage... Les arguments sont légions. C'est donc pour tenter de réconcilier l'opinion général avec cette énergie que la startup allemande Kitekraft a mis au point d'immenses cerfs-volants capables de produire de l'électricité sans les inconvénients que je viens de vous énoncer.
Direction Munich en Allemagne où Kitekraft propose ses cerfs-volants reliés au sol via un câble de plusieurs centaines de mètres. Concrètement, l'appareil reste au sol lorsqu'il pleut, mais plane à travers les nuages dès lors que la météo est au beau fixe. Huit petits moteurs l'aident à décoller et à atterrir. Ses rotors eux, se transforment en éoliennes miniatures une fois que l'engin commence son travail, c'est à dire à effectuer des figures en forme de huit, poussé par la force du vent. Le courant généré transite ensuite par le câble, puis se retrouve directement injecté dans le réseau. En flottant à plusieurs centaines de mètres du sol, ces éoliennes volantes réussissent à capter des vents bien plus puissant, tout en restant très peu visible à l’œil nu et donc suffisamment discret pour ne pas créer de gêne visuelle ni sonore.
Par ailleurs, ces éoliennes aéroportées façon cerf-volant seraient bien plus économes en matériaux que leurs pendant terrestre. D'après une étude de l'association Airborne Wind Europe publiée en 2021, un parc de cerfs-volants de 50 mégawatts requerrait 913 tonnes de matériaux pour une durée de vie de 20 ans, contre 2 868 tonnes pour un parc éolien standard composé d'acier, de béton et de plastique. La start-up allemande évoque même un gain de plus de 90% et rappelle que cette sobriété permet de réduire considérablement l'empreinte carbone de l'installation. Si Kitekraft n'est qu'en phase de test avec ses prototypes pour l'instant, l'idée serait de commercialiser ses premiers exemplaires d'ici à 2024 avec une base en aluminium de dix mètres d’envergure, capables de produire jusqu’à 100 kW. Par la suite, un modèle deux fois plus grand devrait voir le jour, permettant de produire jusqu'à cinq fois plus d'énergie.
Selon les chiffres de l’Association mondiale de l’énergie éolienne, la puissance cumulée de toutes les éoliennes en service sur la Terre était de 840 GW en 2021... De quoi assurer plus de 7% de la consommation mondiale d’électricité. Si la quasi-totalité de ces installations s'appuient sur des éoliennes terrestres et offshore, cette troisième voie offerte par les éoliennes cerf-volant pourrait tout à fait se montrer complémentaires, voir supplanter à l'avenir les éoliennes classiques.
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Modifier les arbres pour qu'ils retiennent davantage de carbone ?
Connaissez-vous la startup californienne Living Carbon ? Il est fort probable que non et pourtant, si son projet finit par aboutir, cela représenterait une petite révolution pour la protection de l’environnent. Car vous le savez, les arbres sont de précieux alliés comme les plantes et les océans pour séquestrer le carbone que nous émettons dans l'atmosphère. Cette quantité étant limitée, l'objectif de cette entreprise spécialisée dans les biotechnologies serait de modifier génétiquement les arbres pour augmenter cette capacité de stockage du CO2.
Pour que les arbres capturent plus de carbone l'entreprise veut leur ajouter des gènes de citrouilles et d’algues vertes afin de stimuler la photosynthèse, ce qui mécaniquement augmenterait la quantité de carbone qu’ils sont capables de stocker. Pour rappel, la photosynthèse permet aux plantes de convertir le carbone en sucre et nutriments. Comme l'explique Yumin Tao, directeur scientifique de l’entreprise, le processus dépend essentiellement d’une enzyme centrale, appelée RuBisCo, qui extrait le dioxyde de carbone de l’air mais capture dans le même temps de l’oxygène. Cette réaction, nommée « oxygénation », produit une substance toxique appelé glycolate qui je cite gaspille non seulement de l'énergie, mais provoque une perte importante du carbone qui avait été capturé, et donc qui est à nouveau libéré dans l'air » fin de citation.
Si Yumin Tao n'explique pas comment citrouilles et algues vertes permettraient concrètement d'atteindre un tel résultat, il affirme qu'en mêlant plantes et technologie, Living Carbon pourrait je cite « améliorer la biomasse de plus de 50 % [au sein de l’arbre], ce qui est probablement impensable avec les méthodes traditionnelles » fin de citation. Pour l'instant, l’expérience ne se limite qu'aux peupliers, puisqu'il s'agit d'une espèce facile à manipuler par la technologie mais aussi très bien connue des scientifiques. D’après les premiers résultats, les quantités de glycolate observées ont bien été réduites. Pour rappel le glycolate est une substance qui en gros force l'arbre à rejeter du carbone, comme on l'a vu précédemment. Ceci, la technique de Living Carbon ne pourrait pas être appliquée sur tous les arbres puisque je cite Yumin Tao « certains arbres qui contiennent essentiellement les mêmes éléments génétiques ont des taux de photosynthèse différents simplement à cause des interactions entre les gènes ». Son partenaire, l’Université de l’Oregon va maintenant entrer dans une phase de quatre année de tests en pleine nature pour confirmer les résultats obtenus en laboratoire. À terme, Living Carbon espère pouvoir augmenter durablement la capacité de stockage de carbone des arbres, et ainsi, contrer ou à minima limiter l'action des gaz à effet de serre.
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Des moustiques « OGM » pour préserver l'environnement ?
Vous connaissiez le maïs OGM destiné à pousser sans avoir besoin de beaucoup d'eau ? Et bien aujourd'hui, place au moustiques génétiquement modifiés, qui au lieu de résoudre les problèmes de faim dans le monde, pourraient tout simplement sauver la biodiversité, ou a minima, la préserver. Je sais, ça peut paraître étonnant étant donné qu'avec un demi-million de victimes chaque année, le moustique est l'espèce la plus meurtrière pour l'Homme. Qu'à cela ne tienne, une société britannique est bien décidée à relâcher deux milliards de moustiques OGM pour justement réguler de façon naturelle la population des moustiques, et ainsi préserver l'environnement.
Depuis plusieurs années, des entreprises comme l'américain Google ou l'anglais Oxitec expérimentent de nouvelles manières de diminuer la population de moustiques. L'entreprise Britannique a par ailleurs déjà procédé à des lâchers de moustiques OGM ces dernières années, avec un résultat assez satisfaisant qui aurait permis de limiter leur prolifération. Plutôt que de relâcher à nouveau 750 millions de moustiques OGM dans la nature Oxitec devrait prochainement en libérer deux milliards ! Ceci dit, de quels moustiques parle-t-on ? Concrètement ce seront tous des mâles appartenant à l'espèce Aedes aegypti. Objectif : que ces derniers se reproduisent avec des femelles, qui donneront naissance à des larves non-viables. En clair, ces larves mourront toutes avant l'âge adulte, empêchées par les gênes du mâle de produire une protéine nécessaire à leur développement.
D'après les scientifiques, ces moustiques génétiquement modifiés seraient inoffensifs pour l'environnement. Il s'agirait même d'une méthode a priori moins risquée que le fait d'assécher les zones humides où prolifèrent les moustiques, ou bien de pulvérisation de l’insecticide qui tue également d'autres insectes comme les abeilles. Ainsi, cette technique réduirait mécaniquement la population de moustique sans l'éradiquer totalement. La modification génétique apportée ne serait pas non plus néfaste pour l'alimentation de leurs prédateurs, comme les oiseaux et les chauves-souris d'après les chercheurs, ni même pour l'homme, étant donné qu'il ne s'agit que de mâles et que ce ne sont que les femelles qui piquent.
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Pourquoi la Chine augmente sa production de charbon ?
Quand de nombreux pays tentent de réduire leurs énergies fossiles, le plus gros pollueur de la planète -la Chine- a décidé de faire l'exact inverse en augmentant sa production de charbon cette année. Pourquoi le gouvernement a-t-il changé son fusil d'épaule peu de temps après voir annoncé des efforts massifs pour atteindre la neutralité carbone dans les décennies à venir ? Il semblerait que les intérêts à court terme soient tout simplement plus fort que les préoccupations environnementales.
Au total, la Chine produira 300 millions de tonnes de charbon supplémentaires en 2022, ce qui représente une hausse de 8% par rapport à l’année dernière, où 4 milliards de tonnes de charbon avaient été produites, et qui constituait déjà à l'époque un record historique. Concrètement, les mines actuellement exploitées produiront davantage. Ensuite, de nouvelles mines devraient prochainement être ouvertes, notamment dans la zone d’Ordos en Mongolie intérieure, ainsi qu'au nord du pays où les réserves sont estimées à 2 milliards de tonnes. Au final, la Chine solidifie un peu plus sa place de producteur n°1 de charbon avec la moitié de la production mondiale. À noter que son mix énergétique dépend à 60% de cette énergie fossile, ce qui mécaniquement, fait également du pays le premier pollueur du monde... Augmenter la production de charbon ne devrait certainement pas arranger les choses.
En fait, la Chine vise un objectif économique à très court terme, à savoir je cite « maintenir une vie normale [et poursuivre le développement économique du pays dans une logique de croissance et d’essor de la consommation interne] ». Pour ce faire, il lui faut donc beaucoup d'électricité, qui à coup sur proviendra du charbon. Autre objectif, intensifier son indépendance énergétique et carrément se passer de toute importation à moyen terme. Un tel constat est étonnamment contradictoire avec la volonté affichée du pays de lutter contre le réchauffement climatique. À l'automne dernier, le pays s’était engagé à atteindre son pic d’émissions en 2030 pour atteindre la neutralité carbone en 2060 via des investissements massifs dans les énergies alternatives. Sur ce point, trois nouvelles centrales nucléaires seront construites dans les années à venir. Également, le pays poursuit son projet emblématique : produire dans le désert de Gobi 455 gigawatts d'électricité d'ici 2030, soit quasiment le double de la production totale des États-Unis. Paradoxalement, la Chine représente à la fois l’essor du pire avec le charbon, mais aussi le développement du meilleur étant donné qu'elle est leader dans la production d'énergies renouvelables.
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Rafraichir les villes avec des bâtiments en forme de nuages ?
Les effets du changement climatique se font de plus en plus ressentir ces dernières années avec des vagues de chaleur régulières, notamment en ville. C'est donc pour tenter de vivre au frais que le studio de design Framlab, basé en Norvège et aux Etats-Unis, travaille sur un projet de boîtes placées au-dessus des rues, entre les bâtiments, intitulé : Projet Oversky. Actuellement présenté à une exposition consacrée à l’architecture et au changement climatique en Suède, ce système pourrait avoir bien des vertus. Je vous détaille tout ça dans cet épisode.
D'après les concepteurs d'Oversky que je cite, « le revêtement des modules utilise une technique appelée refroidissement radiatif. Grâce à l'ingénierie nanophotonique, une structure de matériau semblable à de la mousse avec des poches d'air à l'échelle nanométrique est conçue pour réfléchir la lumière du soleil et le rayonnement dans une bande étroite du spectre lumineux » fin de citation. Traduction : cette structure agira comme une sorte de miroir, épargnant le sol de subir l'effet grille pain avec le béton ou le goudron. Par ailleurs, la structure de la mousse devrait permettre de canaliser et collecter l'eau de pluie qui refroidira l'intérieur des boîtes, et grâce à un réseau de tuyaux, permettra d'alimenter les bâtiments voisins avec cette même eau de pluie. À noter que l'eau pourra également être aspergée sous forme de brume directement dans les rues. De plus, un revêtement extérieur en dioxyde de titane devrait permettre la purification de l'air en décomposant les polluants atmosphériques.
Par ailleurs, chaque module ne resterait pas vide d'après les designers, qui y voient déjà des lieux culturels, des studios d'art, des bureaux ou même des salles de cinéma, avec accès par escalier depuis la rue. Pour l'instant, aucune estimation du coût n'a été révélé pour ce projet. Mais étant donné qu'il s’agit avant tout d’un projet de recherche, je cite Framlab, « il est important de souligner qu'Oversky cherche à explorer des moyens alternatifs et zéro émission pour garder nos villes au frais » fin de citation. Les modules placés au-dessus des rues doivent s’intégrer dans une stratégie plus globale d’atténuation de la chaleur des villes, expliquent les designers. Si Oversky ne peut pas voir le jour en tant que tel, la recherche sur les matériaux pourrait être utilisée dans d’autres applications. À cette allure, les chercheurs estiment que la température sur l'ensemble du globe pourrait augmenter de 4 degrés d'ici 2100.
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Réintroduire 20 espèces animales pour sauver le monde ?
D'après une étude du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, réintroduire une vingtaine de grands mammifères dans la nature permettrait de restaurer la biodiversité sur près d'un quart du globe, et donc de contrer le réchauffement climatique. Si ce constat peut paraître étonnant, il n'en est pas moins intéressant à bien égards. Aller, je vous propose de plonger un peu plus en détail dans cette étude.
D'après cette fameuse étude de l'organisation Resolve et du Programme pour l'Environnement des Nations Unies, l'Unep, certains grands mammifères parfois mal aimés pourraient tout simplement changer une bonne partie de la planète. Dans le détail, 7 prédateurs et 13 herbivores ont été identifiés comme étant indispensables à l'équilibre écologique de différentes régions du globe :
-en Europe, il s'agirait de faire revenir le bison, le castor d'Eurasie, le renne, le loup et le lynx
-en Asie, on parle davantage de chevaux et des loups sauvages dans l'Himalaya, ce qui augmenterait de 89 % le nombre de grands mammifères dans la région.
-pour l'Afrique, comptez davantage sur les hippopotames, les guépards, antilopes et lions, ce qui permettrait sans doute de doubler la biodiversité.
-en Amérique du Nord, la réintroduction ciblée ou l'amélioration de la protection des ours noirs, du bison et du glouton pourrait également avoir un impact majeur sur la faune et la flore.
-et enfin en Amérique du Sud, la réintroduction du jaguar, du cerf des pampas, du cerf des marais et du pécari à lèvres blanches permettrait de je cite de « renaturer des centaines de milliers de kilomètres carrés ».
Alors, réintroduire des animaux c'est bien. Mais comment cela aidera la nature ? Selon l'Unep, seulement 15 % des terres du globe sont actuellement occupées par de grands mammifères. La réintroduction de ces espèces clés, sur des zones identifiées et adaptées, permettrait à la biodiversité de se restaurer sur un quart la Terre grâce à leur action sur la chaîne alimentaire. Par exemple, la réintroduction du loup dans le parc national Yellowstone aux États-Unis dans les années 1990 a permis aux rivières et prairies de se régénérer, car ils forcent les herbivores, comme les cerfs, à se déplacer sans cesse. La végétation a pu davantage se renouveler et se diversifier, permettant à de nombreuses espèces menacées de se multiplier à l'image des castors, qui à leur tour ont permis aux poissons des rivières de davantage se reproduire, et ces poissons de nourrir d'autres espèces.
Côté émission de CO2, une plus grande biodiversité végétale et animale permet de séquestrer davantage de dioxyde de carbone dans le sol. Tout comme les océans, les forêts et les prairies sont de véritables puits de carbone. L'équation est simple, plus la diversité végétale est importante, plus le CO2 peut-être capturé de façon naturelle dans le sol.
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Carbonalyser : une extension pour surveiller votre pollution web ?
Vous le savez, internet joue un rôle important dans ce qu’on appelle la pollution numérique… Et pour cause, la consommation électrique des services de streaming, des sites d’hébergement de vidéo, des jeux en ligne ou encore de certains médias sont responsables d’une part importante des émissions de CO2 imputées au web. Dès lors, il revient aux internautes d’adapter leurs comportements sur internet s’ils souhaitent préserver la planète. C’est donc dans cette optique que l’extension web Carbonalyser a été développée par un groupe bien connu dans ce domaine : The Shift Project. Petite présentation en détail de ce qui pourrait prochainement devenir l’un de vos outils préférés.
Carbonalyser est une extension web pour le navigateur Firefox, permettant d'analyser votre navigation internet en arrière-plan et fournir de précieuses infos sur votre comportement. En cliquant sur l’icône, vous pouvez alors visualiser le top 5 des sites les plus consommateurs en bande passante qui vous visitez, connaitre votre temps de navigation, la quantité totale de données transférées, les estimations de la consommation électrique totale engendrée par votre navigation en kWh, ainsi que son équivalent en grammes de CO2 émis. Pour mieux comprendre votre impact environnemental, l’extension propose même une conversion de vos émissions de CO2 en kilomètres parcourus en voiture ou en nombre de recharges de smartphone. À noter qu’une version pour Google Chrome est en cours de développement. Pour les connaisseurs, le projet est disponible sur GitHub de manière totalement libre.
Pour fournir des chiffres suffisamment précis, Carbonalyser se base sur trois consommations électriques distinctes :
-la consommation électrique du terminal utilisé (donc un smartphone, tablette ou un ordinateur)
-la consommation électrique des infrastructures réseau ;
-et la consommation électrique provenant des serveurs impliqués dans les transferts de données.
Ensuite, l'ensemble de la consommation électrique est converti en émission de GES. Sur ce point, Carbonalyser prend en compte le facteur d'émission de CO2 du mix électrique, donc les sources d'énergie utilisées pour la production d'électricité dans la zone géographique de l'utilisateur. En France ce facteur d'émission est en moyenne de 0,035 kilogrammes de CO2 par kWh.
À ce jour, le numérique représente 3,7 % des émissions totales de CO2 dans le monde. Dans le détail, la vidéo en ligne génère 60 % des flux de données, soit plus de 300 millions de tonnes de CO2 par an. Dans les 40 % restants, la moitié du trafic est générée par des usages hors vidéo et l'autre moitié par le streaming TV, les communications vidéo type Google Meet ou Skype ou encore les jeux-vidéos et plus étonnant, la vidéosurveillance.
Ajouter l’extension Carbonalyser : https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/carbonalyser/
Rapport « Lean ICT - Pour une sobriété numérique » : https://theshiftproject.org/article/pour-une-sobriete-numerique-rapport-shift/
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La belle histoire de Manningtree, la ville « sans plastique »
Direction Manningtree en Angleterre pour l'histoire du jour. Cette petite ville de 800 habitants au bord de la mer du Nord vient d’obtenir le statut de "free plastic community", ou "ville sans plastique" en français, décerné par l’association de protection de l’environnement Surfers Against Sewage. Le couronnement de deux ans de travail acharné pour convaincre, changer les habitudes et réinventer le quotidien. Pourtant rien n'était gagné d'avance. Car ce n'est pas la ville, ni une quelconque entité administrative qui a décidé de cela, mais une mère de famille de 40 ans du nom de Bekki Bibko. C'est en 2020 alors qu'elle trie ses poubelles qu'elle réalise que le bac de recyclable déborde autant que celui des ordures ménagères. Son constat : trier ne fait pas baisser les quantités de déchets. Désireuse de faire changer les choses, elle se tourne alors vers les commerces, les entreprises, parvenant même la mairie à se rallier à sa cause. Est alors organisée une première marche de ramassage des déchets autour du village rassemblant 70 personnes
Rapidement, l'initiative prend de l'ampleur et évolue. Fini les sacs poubelles, place aux sacs réutilisables. La fois suivante en fin de parcours, plusieurs arbres sont plantés sur une place. Deux ans plus tard, c'est l'intégralité du village qui est engagée aux côté de Bekki Bibko pour réduire la production de déchets plastiques et ainsi préserver l'environnement. Depuis, la fête annuelle s'est également transformée pour devenir un événement zéro déchets, au point d'obtenir ce fameux label "ville sans plastique". Pour Bekki Bibko, ce label prouve qu'il est possible de se passer des déchets. Je cite ses propos rapportés par la BBC, « je pense que nous sommes tous les locataires temporaires de cette planète, et il est de notre devoir de laisser ces territoires en bon état [...] pour cela, il y a la question des déchets, mais j’espère qu’on pourra entamer des changements plus forts, sur les transports, l’agriculture, et plus nous serons nombreux, plus nous pourrons le faire » fin de citation.
En 2019, plus de 460 millions de tonnes de plastiques ont été produites dans le monde, générant 353 millions de tonnes de déchets, dont moins de 10 % ont été recyclées, sans compter que près d'un quart ont été abandonnées dans des décharges sauvages, brûlées à ciel ouvert ou rejetées dans la nature, d'après les dernières données de l’OCDE.
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La fin des contraintes météo pour l'électricité photovoltaïque ?
L'une des principales critiques énoncée contre l'énergie du soleil n'est autre que son intermittence. En effet, pour produire de l'électricité grâce aux panneaux photovoltaïques, il faut du soleil. Ceci dit, tout cela pourrait bientôt devenir obsolète grâce à l'invention de chercheurs suédois : une solution capable de produire de l'électricité grâce à l'énergie solaire, mais sans avoir à se préoccuper du beau temps ! Ça peut paraître étonnant, mais ne vous en faites pas, je vous détaille tout ça dans cet épisode !
Des chercheurs de l’université Chalmers en Suède expliquent avoir trouvé je cite « une façon radicalement nouvelle de produire de l'électricité à partir de l'énergie solaire […] indépendamment de la météo et de l'emplacement géographique, le tout sans provoquer d'émissions de CO2 » fin de citation. Concrètement, la technologie proposée se base sur le Molecular Solar Thermal Energy Storage Systems, que l'on abrégera en Most pour plus de lisibilité... Au cœur de ce système, une molécule composée de carbone, d’hydrogène et d’azote, spécialement conçue de manière à ce qu’elle se transforme lorsqu’elle est exposée à la lumière naturelle... En clair, ses atomes se réarrangent pour devenir particulièrement riche en énergie, le tout pouvant être ensuite stocké sous forme liquide pour une une utilisation ultérieure, la nuit ou l'hiver en cas de besoin par exemple. Un catalyseur libère alors l’énergie stockée sous forme de chaleur tout en redonnant à la molécule sa forme d’origine, la transformant ensuite en électricité via un générateur thermoélectrique, prenant la forme d'une puce ultramince, qui pourrait être intégrée dans des smartphones, des écouteurs ou des montres connectées par exemple. Voilà grossièrement résumé le principe du Most.
Mais au-delà de cette avancée déjà très intéressante, les chercheurs assurent que l’énergie peut être stockée de cette façon pendant 18 ans. En conclusion, je cite le communiqué des chercheurs « cela signifie que nous pouvons utiliser l’énergie solaire pour produire de l’électricité indépendamment de la météo, de l’heure de la journée, de la saison ou de l’emplacement géographique. Jusqu’à présent, nous n’avons produit que de petites quantités d’électricité, mais les nouveaux résultats montrent que le concept fonctionne vraiment. Cela semble très prometteur. » fin de citation. Une fois au point et pleinement efficace, ce système pourra peut être rehausser la part d'électricité verte produite dans le monde qui aujourd'hui n'est que de 15% contre 85% pour l'électricité issue des combustibles fossiles.
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Une lampe solaire source de lumière et d'eau potable ?
Afin de venir en aide aux populations les plus démunies, un architecte néo-zélandais a inventé un dispositif permettant de se procurer à la fois de la lumière et de l'eau potable. Son installation tire aussi bien parti de l'énergie solaire que du sel contenu dans l'eau de mer, et qui a reçu l'an dernier le Lexus Design Award.
Le manque d'eau potable touche environ 2 milliards de personnes sur la planète, soit pratiquement un quart du monde. Pour réparer cette inégalité avec les pays développés, l'architecte néo-zélandais Henry Glogau a mis au point le Solar Desalination Skylight. Ce dispositif prend la forme d'un lustre accroché au plafond, aux parois transparentes, installé des deux côtés du toit et équipé d'un tube en plastique d'environ un mètre de long. En plaçant son extrémité dans une bassine remplie d'eau salée et en actionnant à la main une petite pompe, l'eau remonte jusque dans la lampe. Les rayons du soleil chauffent sa partie supérieure durant la journée, ce qui transforme l'eau liquide en vapeur, laquelle est évacué dans un système de condensation permettant de récolter de l'eau douce via un petit robinet. Le sel capté au cours de ce processus n'est pas jeté, puisqu'il sert à alimenter douze batteries contenant du cuivre et du zinc. L'énergie produite est alors suffisante pour activer des bandes LED permettant d'éclairer une pièce durant toute la nuit.
Pour l'instant, le Solar Desalination Skylight a été testé en conditions réelles à Antofagasta au Chili, et a permis à la famille qui en bénéficiait d'obtenir chaque jour environ 44 centilitres d'eau potable. Un résultat assez faible mais tout de même très encourageant. Récompensé par le Lexus Design Award 2021, Henry Glogau espère désormais déployer le Solar Desalination Skylight à grande échelle, quitte à utiliser des matériaux encore moins chers pour la fabrication, comme des canettes ou des bouteilles plastiques recyclées.
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Des milliers de nouveaux virus découverts dans l’océan ?
C’est une découverte que l’on pourrait croire tout droit sortie d’un scénario de science-fiction… Des chercheurs américains ont expliqué que le nombre de groupes biologiques dans lesquels sont classés les virus dont nous connaissons l’existence à ce jour ne serait pas de 5 comme proposé par le prix Nobel de médecine David Baltimore, mais plutôt de 10. Alors comment passer du simple au double ? Et bien avec la découverte de plus de 5500 nouveaux virus inconnus repérés dans l’océan.
Dans le détail, des chercheurs de l’université de l’Ohio aux Etats-Unis ont analysé près 35.000 échantillons d’eau issus de plus de 120 régions différentes dans le monde, pour un résultat effarant : la découverte de plusieurs milliers de virus à ARN jusque-là inconnus. L'astuce employée par les microbiologistes était de travailler sur une protéine partagée par tous les virus à ARN, ou plus précisément, le gène qui code cette protéine, car il comporte de petites différences qui peuvent aider à distinguer un type de virus d'un autre. Concrètement, les chercheurs ont examiné une base de données de séquences d'ARN de plancton collecté par l'expédition Tara Oceans, notamment parce que le plancton est un hôte commun pour les virus à ARN, le tout en partant du principe que plus des gènes sont similaires, plus les virus qui les portent sont probablement étroitement liés. Grâce à l'intelligence artificielle et à une analyse approfondie, ce sont donc 5.504 nouveaux virus à ARN qui ont été mis à jour. Les scientifiques croient même avoir trouvé en Taraviricota – c’est le nom un groupe biologique présent dans tous les océans -, le chaînon manquant dans l'évolution des virus à ARN que la communauté scientifique recherche depuis longtemps.
À noter que les virus à ARN jouent un rôle majeur dans la nature, puisqu’en infectant toutes sortes d'organismes, ils influencent les environnements et la chimie des organismes. Ils pourraient ainsi avoir un rôle à jouer sur la façon dont les océans s'adaptent au changement climatique, et sur la façon dont les océans absorbent et stockent la moitié du carbone que nos activités rejettent dans l'atmosphère. Cependant, les chercheurs ignorent toujours quels organismes ces nouveaux virus à ARN infectent, notamment parce que les fragments de génomes dont ils disposent sont incomplets et particulièrement difficiles à déchiffrer. Si vous ne le saviez pas déjà, les virus à ARN diffèrent des virus à ADN classiques, puisqu’ils évoluent beaucoup plus rapidement, on en a eu la démonstration avec la COVID-19. Ceci dit, les virus à ARN dans leur diversité infectent aussi bien les humains que les plantes ou les animaux.
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Bénéfriches : un outil pour réhabiliter les bâtiments abandonnés ?
Vous habitez sans doute à proximité sans y prêter attention, surtout si vous êtes en ville, les friches et bâtiments abandonnés sont légion sur notre territoire. Autant de murs qui aujourd’hui ne servent à rien malgré un potentiel de réutilisation bien présent. Mais depuis 2018, la loi Climat et Résilience fait figurer l’objectif de zéro artificialisation nette des sols d’ici 2050… autrement dit, l’interdiction d’artificialiser davantage de terres que celles qui ont été abandonnées. La base de cette politique consiste donc à renaturer des espaces laissés à l’abandon et donc à réhabiliter les friches. C’est là qu’entre en jeu Bénéfriches, un outil conçu par l’ADEME, l’agence française pour l’environnement… et vous allez voir, son utilité dépasse de loin ce qu’on pourrait imaginer.
Mis au point l’an dernier Bénéfriches est un tout nouvel outil développé pour le compte de l’ADEME avec le soutien du bureau d’études Arcadis et d’Efficacity. S’il s’adresse avant tout aux collectivités et aux aménageurs, tout le monde pourrait éventuellement en avoir l’utilité puisqu’il permet d’évaluer les coûts ainsi que les bénéfices socio-économiques et environnementaux liés à la reconversion des friches, comparée à l’inaction ou à l’extension urbaine. Dans le détail, Bénéfriches analyse les différents scénarios possibles telles que la reconversion des friches en logements, la renaturation, l’implantation de parcs photovoltaïques, le développement de projets d’agriculture urbaine, la réhabilitation de bâtiments existants, ou encore l’occupation temporaire dans l’attente de d’une reconversion ultérieure. C’est ensuite dans un simple tableau Excel que les impacts de chaque scénario sont évalués : sur les émissions de gaz à effet de serre, l’étalement urbain, les riverains ou encore la santé et l’emploi.
Pour le moment, des essais ont été menés à Sevran, à l’occasion d’un projet de reconversion de la friche industrielle Kodak en parc paysager à haute valeur écologique. Dans ce cas précis, Bénéfriches a permis d’estimer les bénéfices socio-économiques d’une telle reconversion à 23,6 millions d’euros. L’outil a également estimé que 90% de ces bénéfices iraient aux riverains, lesquels verraient leur qualité de vie, la valeur de leur bien immobilier ou encore la qualité de l’air augmenter significativement. À ce jour, l’ADEME estime à 150 000 hectares la surface des friches en France, qu’il s’agisse d’anciennes activités industrielles, commerciales ou agricoles. Entre 2010 et 2016, l’Ademe a aidé à financer 95 opérations de réhabilitation de friches en apportant 38,5 millions d’euros, sur un total de 217 millions d’euros de travaux de dépollution.
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Faut-il exploiter les fonds océaniques pour leurs minerais ?
Si nous extrayons la plupart de nos matériaux directement depuis le sol pour en faire des batteries, des puces ou encore des cartes graphiques par exemple, le fond des océans pourraient également regorger d'importantes quantités de métaux, comme le cuivre, le zinc, l'or, l'argent ou le plomb... Autant de ressources connues depuis déjà une dizaine d'années suite à la découverte des cheminées hydrothermales, à environ 4.000 mètres de profondeur. Face à des besoins toujours plus importants pour construire les technologies vertes de demain, faut-il exploiter les fonds océaniques ? Cela ne risquerait-il pas de détériorer la biodiversité sous-marine ? Tant de questions auxquelles il n'est pas si facile de trouver une réponse ferme et définitive.
D'après la communauté scientifique, plus d'un million de tonnes de sulfures de fer sont produites tous les cent ans par ce processus de minéralisation que sont les cheminées hydrothermales. En sommes, ce sont des quantités similaires aux gisements terrestres. On sait aujourd'hui que les plaines abyssales, donc tout au fond des océans sont à cette heure très riches en minerais, et plus particulièrement en manganèse, fer, cuivre, nickel et cobalt. Pourtant, leur origine est assez mal comprise par les scientifiques. Difficile de savoir donc si le processus de formation est rapide ou lent, même si ces derniers optent plutôt pour la deuxième option. Quoiqu'il en soit, c'est une véritable mine d'or qui sommeille au plus profond des océans, et qui intéresse de plus en plus les sociétés minières. En effet, le potentiel commercial est bien réel avec l'augmentation des prix des métaux et la demande croissante des constructeurs. Certaines compagnies se sont d'ailleurs déjà lancées dans la mise au point d'équipements de minage comme des robots capables d'opérer à grande profondeur, dans l'attente d'obtenir une autorisation d'exploitation des fonds océaniques.
Cette idée d'exploiter les fonds marins, les scientifiques ne la voient pas d'un très bon œil. D'après le consortium européen chargé d'évaluer les résultats de premiers tests d'exploitation sous-marin, les considérations écologiques sont toutes aussi importantes que l'aspect économique, puisqu'il est encore trop tôt pour savoir si les dommages causés seraient permanents ou non. Les scientifiques estiment que chaque opération minière détruirait chaque année entre 200 à 300 km2 de vie marine. D'après eux, dix ans seraient encore nécessaires pour comprendre le fonctionnement de ces écosystèmes et envisager un début d'exploitation dans des conditions optimales. Pour l'heure, les premières études expliquent que les dommages seraient visibles pendant plusieurs décennies, affectant notamment les éponges, les coraux et les anémones. Qu'à cela ne tienne, Nauru, un petit état au cœur du pacifique vient d'exiger que les conclusions sur les impacts environnementaux soient publiées pour 2024, sans quoi l'exploitation minière des fonds marins pourrait débuter dans moins de 20 mois.
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GIEC : quelles mesures pour limiter le réchauffement climatique ?
Vous en avez sans doute entendu parler, le dernier rapport du GIEC, le groupement des scientifiques pour le climat, annonce qu'il ne nous resterait que 3 ans pour éviter la catastrophe planétaire du dérèglement climatique. Dans ce même rapport, les experts du Giec formulent plusieurs recommandations pour limiter les effets du changement climatique, qui vous allez le voir, pourraient rapidement être mises en œuvre et cassent certaines idées reçues.
Dans tous les scénarios, que ce soit pour limiter le réchauffement à 1,5 °C ou à 2°C, des changements rapides et profonds s'imposent pour obtenir des réductions immédiates des émissions de gaz à effet de serre annonce le GIEC. Ces émissions doivent en effet être divisées presque par deux (-43%) d'ici 2030, soit dans 7 ans et demi, avant d'atteindre le zéro émission au début de la décennie 2050... Un changement radical et profond qui serait encore possible à condition d'agir rapidement. Je cite la première option du GIEC, « décarboner la production d'électricité et électrifier les usages pour parvenir à une consommation d'énergie bas carbone ». En effet, d'ici 2050, la quasi-totalité de la production mondiale d'électricité devrait provenir de sources zéro ou bas-carbone si l'on veut changer les choses. Sans surprise, cela passerait pas le développement massif du solaire, de l'hydroélectrique ou encore de l'éolienne. Malgré des hausse spectaculaire (+170% pour le solaire et + 70% pour l'éolien) entre 2015 et 2019, les énergies renouvelables ne pèsent que 8% de la production électrique mondiale totale.
Dès lors, quid du nucléaire? En France, 70% de la production d'électricité provient de cette technologie, plaçant l'hexagone parmi les bons élèves terme d'émissions de CO2. À ce propos, le GIEC ne prend pas position et ne formule aucune recommandation. En revanche, les experts insistent sur l’importance des politiques d'urbanisme, puisque d'après eux, toutes les villes pourraient atteindre le zéro émission en intégrant davantage de zones piétonnes pour limiter les besoins de transport, en favorisant les constructions zéro énergie -ces bâtiments qui produisent et consomment la même quantité d'énergie- ou bien en développant les habitats collectifs, d'après eux moins gourmands en ressources que les habitations individuelles.
Côté émissions de CO2, le GIEC appelle je cite « au déploiement de dispositifs de captation du dioxyde de carbone, pour contrebalancer les émissions résiduelles », fin de citation. Cela peut prendre plusieurs formes : naturelles, dans un premier temps, avec le reboisement ou l'agroforesterie afin d'optimiser la capture du CO2 par les sols et la biomasse, ou bien de façon artificielle avec les capteurs au dessus des cheminées pour l'industrie. Enfin, le GIEC évoque également nos modes de consommation, préconisant d'intensifier le recyclage et d'adopter des réflexes de sobriété à tous les niveaux. L'alimentaire pourrait également être un levier important peut-on lire dans le rapport avec un régime alimentaire plus sain et durable à base de céréales, légumineuses, fruits et légumes, noix et graines mais aussi de viande, à condition que l'élevage soit je cite « résilient, durable et faiblement émetteur de gaz à effet de serre ». Qui dit alimentation dit aussi gaspillage alimentaire, où là aussi, un vrai effort devrait être fait. Ceci dit, le GIEC conclut en expliquant que cette dernière partie n'est pas la solution la plus efficace, puisque devenir végétarien ou même totalement vegan réduirait moins les émissions de CO2 que d'éviter un seul vol long-courrier par an. En cumulant toutes les solutions évoquées dans le rapport, la réduction potentielle des émissions mondiales de gaz à effet de serre serait de 40 à 70% d'ici 2050.
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Agrivoltaïsme : qu'est-ce que la « canopée agricole » ?
Vous souvenez-vous de l'agrivoltaïsme, que l'on vous a déjà présenté dans un précédent épisode ? Si vous ne voyez pas de quoi je parle, il s'agit tout simplement de poser des panneaux solaires dans les champs, au milieu des vaches et des cultures pour produire de l'électricité. Une solution complémentaire qui pourrait modifier, voir moderniser, le visage de l'agriculture. Si le terme agrivoltaïsme n'a pour l'instant aucune définition précise ni réglementaire, les projets se multiplient, signe de la popularité et des opportunités grandissantes que ce système peut offrir. TSE, expert en développement photovoltaïque en France, et l'un des principaux producteurs d'énergie solaire souhaite atteindre le gigawatt d'installations agrivoltaïques d'ici 2025, avec pour commencer, la mise en service de dix sites pilotes d'ici la fin de l'année 2023, qui servira de démonstrateur à son dispositif intitulé : « canopée agricole ».
Concrètement, ces dix démonstrateurs se composeront d'ombrières équipées de panneaux photovoltaïques rotatifs. Cela signifie qu'il sera possible, tout comme les tournesol, de les bouger selon la rotation du soleil pour qu'il produisent en permanence de l'électricité de l'aube au crépuscule. Ces panneaux seront accompagnés de 400 capteurs, le tout disposé à cinq mètres au-dessus du sol grâce à des poteaux espacés chacun de 27 mètres. D'après TSE, leur emprise au sol serait très limité, seulement 0,5 % du champ où ils seraient installés. Je cite TSE « cette solution sera compatible avec l'utilisation de la plupart des engins agricoles (moissonneuses-batteuses, tracteurs etc.) et permettra le maintien de toutes les activités de grandes cultures comme le blé, le maïs, etc.) ainsi que l'élevage de vaches, de mouton, de chevaux etc... » fin de citation.
Les parcs -de trois mégawatts (MW) chacun- seront installés sur des parcelles agricoles de 6 hectares. Je cite « TSE a sélectionné les exploitations pilotes selon leur capacité d'innovation, leurs cultures et élevages ainsi que la superficie de leurs parcelles, principalement de tailles moyenne afin de pouvoir couvrir davantage de projets et de régions [...] Des essais agronomiques seront menés pendant neuf ans pour comparer les résultats sous l'ombrière et sur la zone témoin » fin de citation. À noter que chaque site permet à l'agriculteur qui l'héberge de percevoir un revenu locatif pendant quarante ans. Le premier site pilote sera inauguré en septembre prochain en Haute-Saône.
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Où respire-t-on le plus mal dans le monde ?
D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, près de 99% de la population mondiale respirerait un air pollué. Qu'il s'agisse de particules fines ou de gaz à effet de serre, les polluants sont nombreux et inquiètent grandement les scientifiques. Dès lors, quelles sont les zones les moins respirables possible ? Retenez votre souffle, on part toute suite à leur découverte !
Avant toute chose, il est important de noter que l'OMS possède une base de données d'environ 6000 villes dans 117 pays. De quoi faire une synthèse assez fiable de la qualité de l'air dans le monde. Et bien dans la quasi totalité de ces villes, le seuil de pollution fixé par l'organisme serait dépassé. Chaque année, plus de 7 millions de personnes meurent de la pollution de l'air sur la planète, sans compter l'apparition de nombreuses maladies. Dans le détail, l'OMS prend en compte plusieurs critères pour établir ses bilans, dont le principal est la teneur de l'air en dioxyde d'azote. Ce gaz toxique à l'odeur piquante provient principalement des centrales thermiques et des moteurs à combustion comme le diesel et est donc très présent sur les routes fréquentées. Le fait de s'y exposer régulièrement peut déclencher de l'asthme, des difficultés à respirer et de la toux.. trois symptômes que l'on retrouve beaucoup plus souvent à l'hôpital lors des pics de pollution au dioxyde d'azote.
En Europe, c'est à Chypre que les proportions de dioxyde d'azote sont les plus importantes, avec des niveaux jusqu'à 4 fois le seuil maximal de 50 microgrammes par mètre carré sur plusieurs jours consécutifs. Le transport, la combustion des déchets et l'industrie et plus étonnant : le sable du désert transporté par les vents, sont quelques unes des raisons avancées pour expliquer cette importante pollution. Dans le reste du monde, l'Inde est également fortement touchée avec 60% des particules fines provenant majoritairement des foyers et de l'industrie. La Chine fait également face à ce problème avec des zones urbaines très denses, où la population côtoie bien souvent l'industrie comme en Inde. D'après l'OMS, les pays riches comme les Etats-Unis ou bien ceux de l'Union Européenne sont moins concernés, car possédant davantage d'outils pour analyser l'air justement et réagir en conséquence. Cependant, l'OMS précise que tous les pays, quel que soit leur niveau de richesse, ont des niveaux trop élevés de dioxyde d'azote dans l'air.
En guise de solution, le dernier rapport du GIEC préconise un renforcement des véhicules électriques et une refonte des modes de transport en commençant par abandonner les moteurs thermiques essence et diesel. Le recours aux énergies vertes comme le solaire ou l'hydroélectrique est également plébiscité ainsi qu'une meilleure gestion des déchets, et un changement des modes de consommation pour se tourner davantage vers les circuits courts et le local. Rien de révolutionnaire, mais des solutions visiblement suffisantes pour améliorer la qualité de l'air et faire respirer la planète.
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Coupe du monde 2022 : vertueuse ou dévastatrice pour l'environnement ?
À quelques mois de la Coupe du Monde 2022 de football au Qatar, le pays hôte multiplie les opérations de communication pour mettre en avant l'aspect vertueux de ses stades et le sérieux qu'il porte à la protection de l'environnement. Ceci dit, d'après de nombreux observateurs, ce discours de façade cache une réalité bien plus sombre. Cette Coupe du Monde 2022 de football est-elle une aberration écologique ? Les infrastructures ont-elles réellement été pensées pour n'avoir aucun impact sur l'environnement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
D'après les observateurs ayant eu la chance de visiter les stades flambant neuf qataris, tout est fait pour donner une illusion de grandiose et d'éco-résponsable. Le meilleur emblème n'est autre que le Stade 974, une structure d'acier composée de 974 conteneurs de pêche rouge, bleu ou jaune. Cetteenceinte tout juste sortie de terre accueillera les phases de poule de la Coupe du Monde, et est présentée par le Qatar comme étant je cite « neutre en carbone, avec une durabilité inédite ». Le chef du projet, Mohammad Al Atwaan explique je cite que « l'on peut reconstruire un stade de 40 000 places ici au Qatar ou partout dans le monde. On peut aussi faire deux stades de 20 000 places ou des stades de 10 000 ». Bref, l'enceinte serait démontable et transportable à l'envie. Le stade 974, c'est son nom, est toutefois le seul des 8 stades utilisés lors de cette compétition à ne pas être climatisé, sans doute pour faire office de vitrine verte avec les parcs et les pistes cyclables qui l'entourent.
Rien à voir donc avec le stade Al Janoub au sud de Doha, qui tout le long de la pelouse est équipé de bouche d'aération censé climatiser le stade. D'après France Info qui a pu le visiter, je cite « l'idée est d'arriver à 24 degrés au centre de la pelouse et entre 24 et 27 degrés dans les tribunes ». Par ailleurs, d'autres climatisations moins puissantes sont également glissées sous chaque siège mais qui, je cite « ne seront pas mis en marche si ce n'est pas nécessaire. En cas d'activation, le toit du stade sera fermé pour garder l'air frais pour le lendemain », explique les organisateurs qataris. Le pays étant très petit, nombre de fans ont été invités à réserver des hôtels à Bahreïn et aux Emirats Arabes Unis, à 30 minutes de Doha en avion. Entre le coût environnemental des trajets à venir pour acheminer les spectateurs, la dépense énergétique sans doute énorme de la climatisation et plus de 6500 travailleurs migrants morts dans la construction des chantiers, ce mondial n'aura de vert que la pelouse.
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À quoi ressembleront les trains SNCF de demain ?
Au chapitre des moyens de transport propres de demain, la France mise à la fois sur la voiture électrique mais aussi et surtout sur le train avec la SNCF. Le groupe ferroviaire développe d'ailleurs de nouveaux trains légers et modulables dont l'objectif sera de relier les petits villages de campagne isolés, et ce, dans seulement quelques années. À quoi ressembleront-ils et comment vont-ils fonctionner ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
D'après la SNCF, le train de demain devrait permettre je cite « une mobilité pour tous, décarbonée ». Si l'aspect zéro émissions de CO2 a longtemps été mis en avant avec l'arrivée de trains à hydrogènes en région, celui de la mobilité pour tous avec la réouverture de petites lignes en campagne notamment a pour sa part été laissé au placard. Ceci dit, il semblerait que la SNCF ait changé d'avis avec la mise en place prochainement de nouvelle petites lignes rurales afin de mieux relier les territoires tout en proposant une alternative à la voiture. Le noms des trains qui les parcourront sont d'ailleurs tout trouvés : Flexy et Draisy, développé dans le cadre du programme Tech4Mobility, dédié aux innovations en matière de transport. Concrètement, ils arpenteront les très petites lignes pas toujours desservies par le TER. À noter qu'un véhicule similaire rail-route mais fonctionnant avec un moteur hybride a déjà été mis en place au japon avec jusqu'à présent des résultats très prometteurs dans la réduction des coût d'exploitation ferroviaires.
Si l'on s'attarde plus en détail sur chacun d'entre eux, Flexy est une navette électrique d’une capacité de neuf places assises, capable de rouler à la fois sur rail et sur route. Elle pourrait être déployée en libre-service sur les petites lignes ferroviaires fermées dont la longueur varie entre 10 et 30 km. Sa mise en service est prévue pour 2025, après une première expérimentation sur une ligne pilote prévue courant 2024. De son côté, Draisy devrait redynamiser les petites lignes d'une centaine de kilomètres dès 2027. Ce train très léger d'après l'entreprise devrait être en mesure d’embarquer 80 voyageurs, dont 30 places assises, et promet d'être 60% moins cher qu’un TER classique d'après la SNCF.
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Nouveau podcast ! Choses à Savoir Gaming
Pour écouter Choses à Savoir Gaming, rien de plus simple !
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Innovation du Pexe : quels sont les lauréats ?
Parmi les différents concours visant à faire émerger les technologies propres de demain se trouve celui du réseau Pexe. Cette année, cinq éco-entreprises se sont vu décerner un prix. De quoi parle-t-on ? Tous les détails dans cet épisode.
Fin mars, c'est à Bercy, donc au cœur du ministère de l'économie qu'une poignée d'éco-entreprises du réseau Pexe a été récompensée à l'occasion du 13e forum annuel. Sur 80 dossiers de candidature reçus, les membres experts du Pexe ont sélectionné dix finalistes par thématique : gestion durable de l'eau et de la biodiversité ; déchets et économie circulaire ; efficacité énergétique et énergies renouvelables ainsi que bâtiments et constructions durables. Dans le domaine de l'eau et de la biodiversité, c'est Acwa Robotics qui a été primé pour ses robots autonomes en forme de torpille conçus pour explorer et cartographier les réseaux d'eau potable. Ces derniers sont aussi capables de repérer des traces de corrosion ou une réduction de l'épaisseur des tuyaux. L'objectif est donc de lutter contre l'obsolescence des réseaux d'eaux, et d'éviter tout renouvellement de canalisation inutile. Le lancement commercial d'Acwa est prévu pour l'année prochaine.
De son côté, le projet AlgX de la société Eranova a remporté le 1er prix en terme de traitement des déchets. L'idée de l'entreprise est de collecter des algues vertes pour les transformer en sacs poubelle. Un processus qui émettrait dix fois moins de CO2 qu'en plasturgie traditionnelle. Environ 10 000 tonnes de plastiques biosourcés devraient être produit d'ici 2023 d'après Eranova. Vient ensuite Airseas, la filiale maritime d'Airbus qui a été distingué dans la catégorie énergie pour sa propulsion à vent nouvelle génération. Plus précisément, on parle ici de sa voile de kite géante nommé « Seawing ». Lors de ses premiers essaies, la toile de 500m² avait permis de réduire de 20% la consommation de carburant des navires.
Dans le domaine du bâtiment, c'est la société Néolithe qui a été récompensée pour son granulat de déchets en forme de cube, qu'elle a nommé « anthropocite ». En clair, les déchets de la construction non recyclable, soit environ 50% des déchets du secteurs sont broyés pour être réutilisés dans la fabrication de béton ou pour la construction de routes. Une première plateforme de tri devrait voir le jour en septembre prochain avec l'objectif de produire 500 000 tonnes de granulat par an dès 2026. Pour terminer, la solution Wall E+ a reçu la récompense « coup de cœur » du réseau de Eco-masterclass et de l'Ademe, agence de la transition écologique. S'inspirant des constructions Lego, Wall E+ propose des bâtiments à monter en kit, en fibre de verre, résistant, légers et sans risque de corrosion.
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Un double numérique de la Terre pour sauver l'environnement ?
L'un des projets porté par l'Union Européenne dans sa stratégie digitale est de développer un double numérique de la Terre pour simuler les effets du changement climatique et tester différentes solutions. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Pour l'historique, la Commission européenne a lancé le 30 mars le programme « Destination Terre » afin je cite « d'améliorer notre compréhension du changement climatique [et de] trouver des solutions aux niveaux mondial, régional et local » fin de citation. Parmi les outils utilisés, on trouve notamment une modélisation digitale de la Terre dont l'objectif sera d'être parfaitement identique pour simuler le changement climatique et tester différents scénarios de lutte. Pour se faire une enveloppe de 150 millions d'euros sera allouée à son développement. D'ici fin 2024, le système final dit « DestinE » comprendra une plateforme de services centrale gérée par l'Agence spatiale européenne. Elle fournira des outils, des applications et des services d'aide à la décision fondés sur un système informatique hébergé sur un cloud je cite « ouvert, flexible et sécurisé ». Le tout s'appuiera sur des données scientifiques du programme Copernicus, complétés par d'autres sources comme les données environnementales fondées sur les capteurs et les données socio-économiques.
Concrètement, deux types de simulation seront menés, la première concernant les risques induits par les conditions météorologiques ainsi que ceux liés aux inondations, aux sécheresses, aux tremblements de terre, éruptions volcaniques et tsunamis. Pour prendre l'exemple des inondations, ce double virtuel de la terre aidera les villes à tester des actions plus précises pour sauver limiter les dégâts. La deuxième simulation portera quant à elle sur l'adaptation au changement climatique et fournira des capacités d'observation et de simulation dans le but d'atténuer le changement climatique.
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Refashion : quelles solutions pour recycler le textile ?
Ce n’est pas la première fois que l’on vous parle de ça dans ce podcast, mais le recyclage du textile est à la fois une solution et une nécessité pour une filière assez polluante. C’est pourquoi L’éco-organisme Refashion organise depuis 2010 le Challenge Innovation, qui soutient des projets visant à renforcer la place de l’économie circulaire dans l’industrie textile. L’an dernier, cinq projets ont été identifiés et soutenus financièrement par Refashion. C’est justement d’eux dont il est question aujourd’hui.
Mais avant de commencer, il faut savoir que 47% des vêtements et chaussures usagés non réutilisables sont recyclés à ce jour en France... des matières premières qui sont ensuite réutilisées par exemple dans l’isolation de maison. Mais ce secteur reste bien entendu perfectible. C’est pourquoi Refashion a sélectionné 5 projets sur 110 venus de 25 pays différents l’an dernier pour faire avancer ce domaine. Avec en premier lieu, TISSIUM INDUSTRIE, d’un projet de la société Maximum, qui produit du mobilier à partir de déchets industriels. Maximum a développé un matériau composite rigide, le Tissium, entièrement constitué de déchets textiles. L’objectif est de produire ce Tissium à grande échelle pour le marché de l’ameublement et de l’aménagement.
Vient ensuite REVIVAL, une entreprise implantée dans le nord de la France qui souhaite se positionner comme la première plateforme industrielle de recyclage de chaussures en France. Leur projet : créer un démonstrateur d’utilisation de l’EVA issu du recyclage des semelles de sneakers pour en faire des sous-couches de parquet pour habitations. Le troisième lauréat n’est autre que MISTERY, un projet collaboratif visant à réaliser un prototype capable d’utiliser des capteurs optiques pour la caractérisation des textiles ménagers usagés. GREENCOSE est pour sa part un procédé de recyclage chimique développé par l’entreprise franco-britannique INDUO, et permet de recycler les textiles à base de coton. Le projet est notamment appuyé par le Gemtex de l’ENSAIT et le CETI. Pour finir, AURAreFIL, un projet développé par Recyc’Elit, et qui a pour vocation de mettre au point un procédé de recyclage chimique pour transformer des textiles polyesters usagés non-réutilisables en fils polyester recyclés dans la région Auvergne Rhône-Alpes.
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Que recommande l'AIE pour réduire la dépendance au pétrole ?
Vous le voyez à la pompe, le prix de l'essence et du gazole a explosé ces derniers mois. Si le coup de pouce de 15 à 18 centimes décrété par le gouvernement devrait faire baisser la facture d'une dizaine d'euro en moyenne sur un plein, cette envolée des carburants a fait éclater une vérité que de nombreuses personnes refusaient d'admettre : notre dépendance au pétrole. C'est donc avec l'honorable intention d'aider le grand public que l'Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a établi une liste d'une dizaine de recommandations pour dans un premier temps réduire, et à terme sortir du pétrole. Que peut-on faire ? Est-ce simplement des conseils du quotidiens déjà entendu des centaines de fois ou de vraies solutions de fond ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
C'est sur fond de guerre en Ukraine et dans un contexte ou le baril de pétrole a largement dépassé la barre des 100$ unité, que l'Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a publié mi-mars cette fameuse liste pour réduire notre consommation de pétrole. Si ces mesures étaient mises en place, l'agence estime que près de 3 millions de barils de pétroles pourraient être économisées chaque jour dans les quatre mois, soit une économie globale de 329,4 millions de barils en un trimestre, ce qui représente une grande quantité d'énergie fossile. Si l'on rentre dans le détail, l'AIE propose de :
-Réduire la vitesse maximale sur les autoroutes d’au moins 10 km/h,
-Réinstaurer le télétravail jusqu’à trois jours par semaine partout où c’est possible,
-Interdire la circulation des voitures en ville le dimanche,
-Rendre l’utilisation des transports en commun moins chère et encourager encore plus les mobilité douces comme la marche ou le vélo,
-Rendre systématique la circulation alternée en ville,
-Inciter au covoiturage,
-Promouvoir une conduite souple pour les camions de marchandises,
-Encourager le train plutôt que l'avion,
-Éviter les voyages en avion si une alternative existe,
-et renforcer l’adoption de véhicules électriques et de véhicules à faible consommation
Comme vous avez pu l'entendre, rien de véritablement nouveau à première vu. Mais peut-être est-ce parce qu'un certain nombre de ces mesures sont déjà mises en place ou en cours de développement en France ? En effet, ces recommandations valent pour le monde entier et pas seulement pour l'Hexagone. Certaines villes ont déjà interdit la voiture en ville le dimanche, de nombreuses politiques de renforcement des transports en commun sont mises en place, le covoiturage s'est imposé de lui même avec l'explosion des prix du carburant, la promotion du train est également mise en place depuis un certain nombre d'année et la voiture électrique a le vent en poupe.
Ceci dit, d'après l'AIE, si ces mesures visent à nous faire économiser de l'argent, elles sont beaucoup mieux reçues que si elles sont présentées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Un paradoxe assez étonnant qui démontre que le pouvoir d'achat reste la priorité de nombreux citoyens. En France, le pétrole représente un peu moins d'un tiers de notre consommation totale d’énergie.
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Qu'est-ce que l'Heure de la Terre ?
Avez-vous déjà entendu parler du concept d'Heure de la Terre ou Earth Hour en anglais ? Concrètement, il s'agit d'une grande opération davantage symbolique que véritablement efficace consistant à éteindre les lumières pendant une heure. Avec cette description, je suis sur que ça vous évoque quelque chose. Pour sa 15e édition cette année, l'opération a eu lieu le samedi 26 mars à l'initiative de WWF. De quoi s'agit-il concrètement ? Quelle solution pouvons-nous mettre en place pour davantage de sobriété énergétique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
Comme l'explique Arnaud Gauffier, chargé de programme du WWF France que je cite « cette initiative vise à nous faire prendre conscience de l'impact qu'on a sur le climat ». Si de nombreuses municipalités à travers le monde ont suivi cette initiative, WWF rappelle je cite à nouveau « que l'éclairage public ou privé représente à peine 10% de la consommation d'électricité. Ce n'est donc pas en éteignant la lumière une heure qu'on va avoir un impact fort sur le climat. C'est surtout un moyen de sensibiliser et de ne pas oublier des enjeux comme la biodiversité » fin de citation. En parlant de biodiversité, l'ONG ajoute que la pollution lumineuse est un vrai enjeu puisqu'elle perturbe les animaux. Une question à laquelle de plus en plus de ville sont sensibles, qui ont décidé d'éteindre les éclairages à partir d'une certaine heure pour je cite « préserver les zones noir. Dans une bonne partie de l'Europe occidentale aujourd'hui, l'être humain ne voit plus les étoiles la nuit » fin de citation.
Comme on vient de le préciser, cette initiative est purement symbolique. Elle vise donc à pousser les gens à revoir leur modes de consommation et à s'impliquer dans davantage de sobriété énergétique. Pour Arnaud Gauffier, Le meilleur moyen de limiter sa consommation d'électricité, c'est de limiter sa consommation de données et je cite « de ne pas trop regarder de vidéos en streaming. Netflix, Amazon ou Disney+ en 4K, ce n'est vraiment pas l'idéal pour limiter les rejets de gaz à effet de serre » fin de citation.
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Un train électrique qui se recharge en roulant ?
Direction l'Australie aujourd'hui où la société Fortescue Metal Group développe un train électrique capable de recharger ses batteries en roulant ! L'occasion de décarboner un secteur encore gourmand en carburant, bien que beaucoup plus propre que l'avion ou la voiture. Tous les détails de ce projet dans cet épisode.
Baptisé Infinity, ce train nouvelle génération serait essentiellement destiné au transport de minerai de fer. Son fonctionnement est simple, tout du moins sur le papier : utiliser la force gravitationnelle générée lorsqu'il se trouve en descente par exemple pour produire de l'électricité et recharger ses batteries. À terme, l'idée serait de supprimer l'étape de la recharge pour le trajet retour, ou pour être plus clair, le train n'aurait besoin que d'une seule recharge pour faire un aller retour. Une sacré économie financière mais aussi énergétique pour la compagnie puisque le groupe Fortescue compte aujourd'hui une flotte de 54 locomotives diesel. En 2021, l'entreprise aurait même consommé 82 millions de litres de carburant à elle seule.
En France, le gouvernement mise pour sa part sur le train hydrogène avec une commande de 12 rames pour les TER de quatre régions, Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie dans la mise en circulation est prévue pour fin 2025. Un projet dont la facture s'élève à 231 millions d'euros et dont l'intérêt réside surtout dans l'autonomie de ce carburant vert, puisqu'il permet de rouler même sur les lignes qui ne sont pas ou plus électrifiées. D'après la SNCF, le train à hydrogène dispose d’une autonomie allant jusqu’à 600 kilomètres, en transportant 220 passagers à 160 km/h. À noter que l'objectif de la compagnie et de l'Etat est d'atteindre je cite « zéro émission nette » d'ici 2050.
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Le Metaverse au service de la nature ?
Vous commencez à le savoir tant on vous en parle régulièrement dans ce podcast, le secteur de la tech se met au service de la nature ou tout du moins tente de réduire son empreinte environnementale depuis de longue années. Aujourd'hui, direction la Corée du Sud qui proposait la semaine dernière de participer au reboisement d'une forêt près de la ville d'Andong au centre-est du pays, et ce grâce au Metaverse. De quoi parle-t-on concrètement ? C'est ce que je vous propose de voir dans et épisode.
L'objectif assumé de cette initiative menée par le gouvernement Coréen : atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, ou tout du moins, s'en rapprocher. Concrètement, c'est via un partenariat avec la société Dunamu, notamment gérante de la plateforme de cryptomonnaie Upbit que ce projet a pu voir le jour. Dans le détail, 5000 participants ont eu l'occasion de faire un geste pour la planète depuis le Metaverse. En clair, il fallait tout simplement planter un arbre virtuel sur la plateforme pour que le Service Forestier d'Andong en plante deux dans le monde réel. L'occasion de participer au reboisement d'un écosystème ravagé par les flammes ces derniers temps... En effet, ladite forêt a été victime du quatrième incendie le plus dévastateur répertorié en Corée du Sud, pour des dégâts estimés à plus de 57 millions de dollars et des dizaines d'hectares de forêts en cendre.
Pourtant, sur le principe, le Metaverse tel qu'il est conceptualisé, à savoir un monde virtuel façon Matrix ou Ready Player One n'est pas vraiment compatible avec la protection de la nature. Cette notion est au cœur des conversations depuis la fin de l'été dernier, notamment grâce à l'intérêt que lui porte Mark Zuckerberg, patron de Facebook, qui a d'ailleurs décidé de rebaptiser son groupe en Meta, acronyme de Metaverse, marquant ainsi dans son ADN l'importance et la place prépondérante que prendra ce concept d'univers virtuel dans ses futurs projets. En effet, qu'il s'agisse des réseaux sociaux, des casques de réalité virtuelles, des ordinateurs et surtout des serveurs toujours plus énergivores pour offrir la puissance nécessaire pour créer cet univers, l'impact écologique est très important. Et pourtant... cette technologie pourrait bien faire respirer la planète ! Car si son usage venait à devenir professionnel et surtout à domicile, permettrait de réduire drastiquement l'impact écologique lié aux transports pour se rendre sur son lieu de travail. Idem pour les conférences, séminaires et rencontre qui imposent de se déplacer parfois de loin. Bref, le Metaverse pourrait bien être une solution, ne serait-ce que sur la problématique des transports, puisque d'après le Breakthrough Institute spécialisé dans ce type de comparaison, le Metaverse serait dans tous les cas de figure moins polluant qu'un véhicule, même électrique.
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Qu'est-ce que l'application « Scan4Chem » ?
Nombreux sont les lanceurs d'alertes qui depuis un certain temps maintenant dénoncent la présence de substances chimiques potentiellement dangereuses dans des articles de sports, des équipements de cuisine, des joueurs ou encore des objets pour bébés. Bonne nouvelle, les consommateurs pourront dorénavant identifier si tel ou tel article est mauvais pour la santé grâce à l'application Scan4Chem. Tous les détails de cet outil dans cet épisode.
Tout d'abord, il faut savoir que cette application est née dans le cadre du projet européen « Life Ask Reach » dont le but est d'inciter les industriels à abandonner les substances chimiques dans leurs produits. Dans le détail, le règlement européen « Reach » précise l'existence d'un « droit de savoir » dans son article 33 obligeant les fournisseurs et fabricants à informer les consommateurs, à leur demande, sur la présence de substances extrêmement préoccupantes (SVHC). Vous l'avez compris, les industriels ne sont tenus de communiquer ces infos que si le consommateur les demandent. Pour faciliter l’accès, l’application Scan4Chem a été déployée dans quinze pays européens dont la France, l’Allemagne, la Serbie, le Luxembourg, la Croatie, la république Tchèque, l’Autriche, la Lettonie, l’Estonie, la Lituanie, la Grèce, le Portugal, le Danemark, la Suède, et la Pologne). Objectif : atteindre les 30 millions de requêtes.
Dans le détail, l’application est connectée à une base de données européenne contenant des informations sur les SVHC, les substances extrêmement préoccupantes présentes dans les articles. En France, 440 marques sont renseignées dans cette base depuis un an. Mais d'après Lifa Ask Reach que je cite « un effort reste à fournir pour nombre d’entre elles afin de confirmer leur engagement dans le projet, en enregistrant leurs articles dans la base ». Pour l'heure, l’application compte déjà 28,900 articles recensés en Europe, dont 3200 rien qu'en France. Pour les curieux, Scan4Chem est complètement gratuite sur IOS et Android. Le mode d'emploi est d'ailleurs très simple, il vous suffit de scanner le code-barres de l'article grâce à l’appareil photo du smartphone pour obtenir les informations sur les substances qu’il contient. Et si jamais l’information n’est pas indiquée dans la base de données, l'utilisateur peut envoyer une requête au fabricant. En cas d'absence de réponse de la part du fabricant sous 30 jours, une relance de l'application lui sera automatiquement envoyé. Concernant les achats en ligne ou quand l’article n'a pas de code-barres, le client peut utiliser la fonction « recherche manuelle », pour trouver un article grâce à son nom et sa marque. Cela peut aller d'un vêtement aux jouets, en passant par les articles de sport, l'électronique, l'alimentaire, le bricolage et même les matelas, à l'exception je cite « des produit ménagers, des cosmétiques et des produits d'hygiène » d'après l'application.
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