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Lutte pour le climat : l'Australie peut-elle rattraper son retard ?
On vous en a déjà parlé dans ce podcast, l'Australie est l'un des plus gros pollueurs de la planète, essentiellement pour son utilisation et son exportation massive de charbon. Ceci dit, avec un récent changement de Premier ministre, le pays a pris un virage écologique bienvenue quoiqu'un peu tardif au vu de la situation actuelle. Si le nouveau Premier ministre veut accélérer drastiquement la lutte contre le changement climatique, a-t-il au moins les moyens de combler le retard accumulé lors des précédentes mandatures ? Tous les détails dans cet épisode.
Le 16 juin dernier, le Premier ministre de centre-gauche Anthony Albanese a presque doublé l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030, visant désormais les 43%. Un travail titanesque devra donc être entrepris prochainement pour tenter de réduire les émissions du pays, comptant tout de même pour plus d'un pour cent des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde. À noter également que le pays est extrêmement dépendant de ses exportations de charbon à l'étranger, ce qui n'est pas pour arranger la situation. Le charbon exporté d'Australie représente à lui seul entre 3 et 5% du CO2 rejeté dans l'atmosphère chaque année, faisant du pays l'un des plus gros pollueurs de la planète. Plus précisément, l'Australie est le deuxième exportateur mondial de charbon et l'un des principaux exportateurs de gaz. Les combustibles fossiles représentent environ un quart des exportations australiennes, essentiellement à destination du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud à en croire la Reserve Bank of Australia. Au niveau national, environ 70% de l'électricité provient du charbon et du gaz selon le gouvernement.
Dès lors, le gouvernement fait face à des limites économiques dans son projet. Car d'après les analystes de la banque centrale, la demande internationale de charbon pourrait chuter de 80% d'ici le milieu du siècle, plongeant le pays dans une crise énergétique profonde si rien ne changeait. Ce serait donc également une course contre la montre dans laquelle s'est engagé l'Australie. Dès lors, certaines initiative se mettent en place comme celle du milliardaire Mike Cannon-Brookes, ardent défenseur de l'environnement qui a proposé de racheter plusieurs centrales électriques à charbon dans le but de les fermer d'ici 2030. Une offre évidemment rejetée par les propriétaires, mais qui n'augure rien de bon pour ces entreprises polluantes à en croire David Ritter, directeur général de Greenpeace Australie que je cite « chaque entreprise qui fait ces mêmes erreurs peut s'attendre à avoir de vrais perturbations, très très rapidement » fin de citation. En effet, le changement climatique a lourdement perturbé la vie des Australiens, notamment en 2019 et 2020 quand le pays a dû faire face à d'immenses feux de forêts ayant ravagé une superficie équivalente à celle de la Finlande, faisant une trentaine de morts et décimant des millions d'animaux.
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Eolienne : Allemagne et Espagne championnes d’Europe ?
Vous n’avez pas pu y échapper si vous résidez en France métropolitaine, une importante vague de chaleur touche le pays depuis plusieurs jours. Ainsi, nombreux y voient le signe concret du dérèglement climatique et demandent à redoubler d’efforts avant qu’il ne soit trop tard. L’un des chantiers prioritaires concerne l’énergie, plus précisément l’augmentation des énergies renouvelables en parallèle d’une diminution de notre usage des ressources fossiles. En Europe, l’éolien prend de plus en plus d’envergure, comme en Allemagne et en Espagne.
Intéressons-nous à l’Allemagne tout d’abord où le développement des énergies renouvelables est devenu une priorité. Récemment, le gouvernement a présenté un projet de loi prévoyant de consacrer davantage de place aux éoliennes, avec quelques différences régionales en fonction de l'exposition aux vents. Aujourd’hui, les éoliennes couvrent quasiment 1% de la surface du pays, soit 3575 km², et devraient doubler à 2% d’ici 10 ans. Ceci dit, pour le ministre de l’économie à qui l’on doit ce projet, Robert Habeck que je cite « Il y a dans de nombreuses régions des résistances, des inquiétudes et des peurs […] Il faudra les prendre au sérieux. Mais il y a une grande différence entre prendre les inquiétudes au sérieux, et les laisser provoquer un blocage. ». 80% de la consommation d’électricité du pays doit être couvert par les renouvelables d’ici 2030, selon le gouvernement. En 2021, elles ne représentaient que 42% du mix énergétique en Allemagne.
Pour sa part, l’Espagne est le 2e pays d’Europe (derrière l’Allemagne justement) et le 5e dans le monde en termes de puissance éolienne. D’après le gestionnaire du réseau, l’éolien est même devenu la première source d’électricité dans le pays, et ce, grâce à 20 ans d’investissement continu dans cette technologie plus que dans le solaire contrairement aux idées reçues. Ainsi, l’éolien représente 23% du mix énergétique espagnol, 21% pour le nucléaire et 17% pour le gaz. Une proportion qui devrait doubler d’ici 2030 à en croire les objectifs du gouvernement dans son Plan national en matière d’énergie et de climat. Dans le détail, 46% de l’électricité espagnole provenait l’année dernière des énergies renouvelables, éolien en tête, mais aussi avec une belle part de solaire et d’hydraulique. En 2030, cette part devrait passer à 74%. Selon les experts, l’Espagne dispose d’un fort potentiel en matière d’énergies renouvelables, d’où l’intérêt pour les investisseurs. Concernant l’éolien, 600 projets sont actuellement en cours d’examen, d’après l’Association espagnole de l’énergie éolienne, notamment en matière d’éoliennes flottantes. D’après les chiffres les plus récents de RTE datant de 2019, la part de l’éolien en France n'était que de 6,3% du mix énergétique.
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Un monde caché découvert sous l’Antarctique ?
Alors qu’ils étudiaient l’Antarctique et ses mystères, notamment pour répondre à certaines questions sur le réchauffement climatique, un groupe de chercheurs a contre toute attente découvert un nouveau monde sous-marin caché depuis des millénaires sous ce continent de glace. Préparez-vous, on part à la découverte de ce nouveau monde dans cet épisode.
C’est précisément dans la mer de Ross, soit à plus 3500 km de la Nouvelle Zélande en direction du Sud, juste en dessous de l’Océan Austral, que c’est rendu un groupe de chercheur mené par le docteur Denise Fernandez, spécialiste des interactions entre l’océan, la glace et l’atmosphère. Je la cite, « nous voulons comprendre la mécanique de la mer de Ross et comment elle pourrait changer selon différents scénarios climatiques » fin de citation. Durant leur expédition, les chercheurs ont analysé des images satellites de la banquise et ont été interpellé par une rainure située dans la glace. Je cite l’océanographe Craig Stevens, « nous pensions qu’il s’agissait d’un estuaire » fin de citation, relançant ainsi l’hypothèse émise depuis des années que des rivières secrètes serpenteraient sous les calottes glaciaires de l’Antarctique. Pour en avoir le cœur net, ces derniers ont alors décidé de creuser cette fissure en faisant fondre près de 500 mètres de glace.
Une fois le demi kilomètre de profondeur atteint, quelle ne fut pas leur surprise de découvrir des centaines d’amphipodes, de petits crustacés d'environ un centimètre de taille, circulant dans une rivière. Je cite le professeur Stevens, « dans une expérience normale, voir l'une de ces choses vous ferait sauter de joie. Nous en étions inondés […] Il y a clairement un processus écosystémique important qui se déroule ici, sur lequel nous ferons plus de recherches en analysant des échantillons d'eau pour tester des nutriments » fin de citation. Alors en plus de la découverte de ces petits organismes, l'équipe a observé que le tube d'eau avait une structure étrange et était assez étroit, avec beaucoup d'ondulations. D’après les chercheurs, reste désormais à trouver une explication pour cette découverte. Ceci dit, je cite à nouveau le professeur Stevens, « cela change notre compréhension actuelle et nos modèles de ces environnements. Cela va prendre du temps pour comprendre ce que cela signifie pour les processus de fonte. Quoiqu’il en soit, de grands changements sont en cours » fin de citation.
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L’Hôpital entame aussi sa transition écologique ?
Dans un domaine aussi sensible et spécifique que la santé, difficile de faire cohabiter les notions d’hygiène et d’écologie. Cependant, force est de constater que le milieu hospitalier génère une certaine pollution malgré toutes les précautions indispensables à prendre. Face à ce constat, certaines pratiques commencent à changer.
Opération « Zéro Emission Nette », c’est le nom -traduit en français bien sûr- du premier programme écolo au monde mené dans un hôpital, plus précisément à l’hôpital de Solihull dans le West Midlands en Angleterre. Fin mai, le personnel de l’établissement a réalisé une opération d’un cancer de l’intestin en réduisant ses émissions carbones, notamment en utilisant du liquide anesthésiant au lieu du gaz, réduisant ainsi l’usage des appareils électriques. Plus près de chez nous, en France, le CHU de Toulouse a mis en place je cite « un Green bloc » censé améliorer le traitement des déchets en salle d’opération. Dans le détail, ces derniers sont divisés en deux catégories : les Déchets Assimilés aux Ordures Ménagères (DAOM), et les Déchets d’Activité de Soins à Risques Infectieux (DASRI). En effet, ces deux types de déchets ne sont pas traités de la même manière. Si les DAOM sont compactés avant d’être incinérés, les DASRI eux ne le sont pas, ce qui génère plus de CO2. Autre point d’importance, le matériel à usage unique d’après la SFAR, ce qui permettrait je cite de « réduire de 53% le volume de déchets » s’il était mieux géré. À Marseille, les hôpitaux universitaires ont pour leur part décidé d’abandonner le protoxyde d’azote pour éviter de polluer inutilement.
Des mesures nécessaires donc étant donné que selon le site spécialisé reseau-chu.org, une opération générerait en moyenne 27 kg de déchets. Plus globalement le secteur hospitalier produirait plus de 700 000 tonnes de déchets par an d’après la SFAR, la société française d’anesthésie et de réanimation. En octobre 2021, le Ségur de la santé a fixé un objectif de réduction de la consommation énergétique dans les établissements de 40 % en 2030 et de 60 % en 2050. Selon l’ADEME, les établissements du secteur de la santé représentent 2 % de la consommation d’énergie nationale, notamment à cause du chauffage et de la climatisation.
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Des virus marins utilisés pour lutter contre le changement climatique ?
Avez-vous entendu parler de l’expédition Tara Océan ? Si oui, vous voyez sans doute où je veux en venir, et dans le cas contraire, retenez bien ce nom Tara Océan, puisque d’après la revue Science, elle pourrait tout simplement être le point de départ d’une toute nouvelle stratégie de lutte contre le réchauffement climatique. En effet, les chercheurs embarqués à bord de cette expédition ont découvert de nouvelles espèces de virus, certaines impliquées dans le stockage du carbone en mer. Installez-vous confortablement, on part direction l’océan !
Tout remonte au mois d’avril dernier quand une équipe de scientifiques révélait avoir identifié plus de 5.500 espèces de virus à ARN - des virus dont le matériel génétique est constitué d'acide ribonucléique, par opposition aux virus à ADN- dans des échantillons recueillis à bord du voilier français Tara. On y avait d’ailleurs consacré un épisode de Choses à Savoir Tech Verte que je vous invite à écouter si ce n’est pas déjà fait. À l’époque, certains chercheurs craignaient que certains de ces virus ne soient dangereux pour la santé et ne provoquent à l’avenir de nouvelle pandémie peut-être plus virulente encore que les différents variants de la COVID. D’autres en revanche, suggéraient que certains de ces virus pourraient jouer un rôle majeur dans l'écosystème marin. Ce n’est pas un secret, les océans séquestrent 30% du CO2 émis dans l’atmosphère. Dès lors, le milieu marin est considéré comme un puit de carbone naturel gigantesque et indispensable à la bonne santé de la Terre. Et si le CO2 se dissout en grande partie dans l’eau sous forme d’acide carbonique, certains végétaux marins microscopique comme le phytoplancton consomment eux aussi une bonne part de ce CO2. Le phytoplancton étant un organisme vivant, il peut lui aussi être infecté par des virus, et c’est là que l’hypothèse des chercheurs est intéressante.
En analysant la génétique du phytoplancton, les chercheurs sont parvenus à identifier au moins 11 virus pouvant avoir un impact particulièrement important sur la séquestration du carbone en mer. D’après Matthew Sullivan, professeur de microbiologie à l’Université de l’Etat de l’Ohio, certains virus ARN « contrôleraient » la séquestration du carbone dans les océans, empêchant que ce dernier ne soit libéré à la mort des végétaux marins et ne participe au réchauffement de l’atmosphère. Dans ce cas précis, les phytoplancton mort sombreraient dans les profondeurs. Quelle conclusion tirer de ce résultat ? Si certains diront qu’il faut augmenter le nombre de ces virus pour piéger naturellement encore plus de carbone dans les océans -ce qui n’est pas vraiment une super idée, car jouer avec les virus, la science-fiction nous a montré que ça menait souvent au pire-, et bien les chercheurs estiment que leurs résultats permettront de mieux cerner de cycle du carbone sur la planète, afin d’anticiper un peu plus efficacement les conséquences du changement climatique.
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Qu’est-ce que Dynamic World, l’outil Google dédié aux sols ?
Bonjour à toutes et à tous… La surveillance des terres, des eaux, des espaces verts et de tout autre environnement naturel est devenu primordial pour les chercheurs et les scientifiques afin de déterminer à que point la nature se dégrade à cause de l’activité humaine, ou à l’inverse, à quel point elle est capable de se régénérer. C’est dans l’optique de faciliter ce travail que Google a récemment lancé Dynamic World, une application en ligne permettant d’afficher quasiment en temps réel les modifications des sols avec une résolution de 10 mètres.
Fondé sur Google Earth, ce service présente l’occupation des sols du monde entier sur des cartes qui ne datent que de quelques jours et avec une résolution de 10 mètres, soit pour paraphraser, presque en temps réel. Je cite Google sur le sujet, « Dynamic World est l’un des plus grands sets de données sur l’occupation des sols à l’échelle mondiale produits à ce jour ». Alors pour essayer cette application, rendez-vous simplement sur dynamicworld.app. Une fois sur le site, il suffit de sélectionner une région du monde puis de zoomer, exactement comme on le ferait sur Google Earth. L’application ajoute ensuite automatiquement neuf types d’occupation des sols : eau, arbres, herbe, végétation submergée, agriculture, broussaille, bâtiments, terrain nu, et le duo neige/glace. De plus, si vous indiquez une date de début et de fin, il est alors possible de comparer l’évolution de l’occupation des sols par un simple glissement de la souris.
Si l’on connaissait déjà le service Géoportail proposé par le gouvernement, Google réalise un véritable tour de force grâce à son intelligence artificielle capable de différencier toutes les caractéristiques d’une carte et de les cataloguer, contrairement à Géoportail où les données ne sont pas mises à jour régulièrement. À noter que les données de Dynamic World sont totalement publiques, ce qui permettra aux chercheurs de les utiliser pour créer leurs propres cartes en y ajoutant des données locales et spécifiques par exemple. Je cite Google, « grâce à notre modèle d’intelligence artificielle analysant les images du satellite Copernicus Sentinel-2 dès qu’elles sont disponibles, plus de 5 000 images Dynamic World sont produites chaque jour, fournissant des données sur l’occupation des sols datant de juin 2015 à aujourd‘hui » fin de citation.
Dynamic World : https://www.dynamicworld.app/explore
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Lightyear, une voiture solaire à 700 km d’autonomie ?
Connaissez-vous la marque Lightyear ? À moins de vous intéresser aux voitures électriques, plus précisément des Pays-Bas, alors il y a fort à parier que non. Ceci dit, retenez bien ce nom, puisque son premier véhicule la Lightyear Zero, également considéré comme la première voiture solaire au monde, devrait permettre de conduire sans émission de CO2 ni particules fines pendant 700 kilomètres, le tout en se rechargeant.
À regarder la Lightyear Zero pour la première fois, c’est surtout son design épuré, élégant et courbé qui saute aux yeux. En clair, il s’agit davantage d’une berline à la Tesla que d’une citadine électrique comme la Renault Zoe. Et clairement, rien n’est laissé au hasard pour faire de cette auto une vraie voiture verte ! 5 m² de panneaux solaires montés sur le toit et le capot de la voiture, une carrosserie en fibre de carbone recyclée, des caméras en guise de rétroviseurs, un intérieur tapissé de microfibres, de faux cuire dérivés de plantes et de tissus en bouteilles recyclées. Et si cela n’est pas suffisamment moderne pour vous, un grand écran tactile propose une navigation compatible avec Android Auto et Apple CarPlay.
Au total, la voiture pourra transporter cinq adultes. Ceci dit, il vous faudra dépenser un quart de million d’euro pour vous l’offrir, soit 250 000 euros. Un prix prohibitif pour bon nombre de conducteurs, mais si jamais vous êtes intéressé et que vous avez les moyens, alors ne perdez pas de temps, seuls 946 unités seront disponibles à l’achat ! Cependant, l’entreprise souhaite rendre les voitures solaires accessibles à tous avec la Lightyear 2, qui devrait arriver aux alentours de 2024/2025, et qui cette fois sera produite à grande échelle pour un prix plus abordable, s’inscrivant ainsi dans une stratégie d’évolution pensée avec minutie du côté de Lightyear.
Sur le papier, c’est joli tout ça, mais concrètement, comment ça marche ? Et bien charque jour, grâce à l’exposition au soleil de ses panneaux, la Lightyear Zero sera capable de gagner 70 km d’autonomie. Autrement dit, en cas de trajet quotidien de quelques dizaines de kilomètres, la voiture pourrait théoriquement ne jamais avoir besoin d’être branché. Ceci dit, cela vaut surtout, pour les pays d’Europe du Sud où l’ensoleillement est plus important tout au long de l’année. En cas de charge, les ingénieurs de la Lightyear Zero promettent une autonomie longue de 625 km par charge avec une batterie de 60 kwh. Couplez cela avec les 70 km permis par le solaire et on obtient en effet près de 700 km d’autonomie.
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Récréer des ouragans artificiels ? Pourquoi?!
L'un des phénomènes naturels les plus dévastateurs au monde reste l'ouragan. Ceci dit, cet événement climatique, bien qu'étudié de très près par les météorologues, recèle de grands mystères sur certains points. C'est donc avec l'ambition de le comprendre davantage que des scientifiques américains se sont mis en tête de reconstituer artificiellement des tempêtes de catégories 6 en laboratoire.
Malgré ce que peuvent dire les sceptiques, le changement climatique a de lourdes conséquences sur les conditions météorologiques, on le voit de plus en plus avec la multiplication des catastrophes naturelles ces cinq dernières années. Aux États-Unis, des chercheurs de la Florida International Univeristy ont justement décidé de concevoir un simulateurs d’ouragan capable de reproduire des conditions extrêmes de tempêtes, de vents et de pluie, afin de mieux comprendre ces phénomènes naturels et être capable de mieux les anticiper. Ceci dit, était-ce vraiment nécessaire de recréer artificiellement des conditions d'ouragans extrêmes ? D'après les scientifiques, c'était même carrément nécessaire !
Concrètement, 12 ventilateurs géants disposés dans un entrepôts permettent aux scientifiques de simuler des vents jusqu'à 320 km/h, considérés comme les vents d'une tempête de catégorie 6. À noter toutefois que l'échelle Saffir-Simpson, qui mesure l'intensité des cyclones et des ouragans, s'arrête à 5. Les scientifiques cherchent donc à étudier des phénomènes hors-classe, bien plus destructeurs que les ouragans classiques. Dans le détail, les chercheurs estiment que leurs recherchent permettront aux populations de savoir comment mieux se préparer, notamment dans la construction des structures, des bâtiments, des ponts, des routes, ainsi que des systèmes qui pourraient résister à des ouragans très violents.
Pour rappel, les ouragans ne se forment que dans les zones tropicales. Ils apparaissent généralement entre mai et septembre, quand la température à la surface de l’eau est la plus élevée, soit supérieure à 26°C, avec une sur une profondeur d’au moins 50m, et un taux d'humidité supérieure à 40%. Pour qualifier une tempête d'ouragan, il faut que ses vents soient supérieurs à 118 km/h. D'après Richard Olson, directeur du Centre de Recherche International sur les Ouragan (IHRC) que je cite, « le changement climatique rend les tempêtes plus complexes et moins prévisibles » d'où l'importance cruciale de ces recherches en laboratoire pour percer leurs secrets et comprendre leurs comportements.
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« La tabac, poison pour notre planète » ?
Si l'on savait déjà que le tabac était un véritable poison pour la santé des êtres vivants, pour ne pas dire les humains (car il y a aussi des animaux que l'on a fait fumer en laboratoire par le passé pour mener des expériences, mais c'est une autre histoire...) et bien il semblerait que le tabac soit également désastreux pour la santé de la planète. C'est tout du moins ce qu'affirme l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans un document intitulé « Le tabac, poison pour notre planète ».
Je cite Rüdiger Krech, directeur de l'OMS pour la promotion de la santé, « l'industrie du tabac est l'un des plus grands pollueurs que nous connaissons ». Dans son dernier dossier, l'OMS se penche sur l'empreinte environnementale du secteur dans son ensemble, de la culture des plants à la fabrication des produits du tabac, en passant par la consommation et les déchets. Les premiers chiffres cités sont sans équivoque. L'industrie du tabac est responsable de la perte de 600 millions d'arbres, mobile 200.000 hectares de terres et 22 milliards de tonnes d'eau pour la culture des plants de tabac, et émet environ 84 millions de tonnes de CO2 selon le rapport de l'OMS. Je cite à nouveau Rüdiger Krech, « les produits du tabac, qui sont les détritus les plus souvent jetés de la planète, contiennent plus de 7000 composés chimiques qui, une fois jetés, se répandent dans l'environnement » fin de citation.
Tenez-vous bien, ce sont plus de 4500 milliards de mégots de cigarettes qui finissent chaque année dans la nature. Mais d'après l'OMS, le pire c'est que chacun d'entre eux peut polluer jusqu'à 100 litres d'eau... 4500 milliards fois 100, je vous laisse faire le calcul. Par ailleurs, les dangers du tabac pour la santé ne se limitent pas à la consommation et aux déchets... près d'un quart des cultivateurs souffrent de la maladie du tabac vert, une forme d'empoisonnement à la nicotine par la peau. En contact constant avec des feuilles de tabac, ces cultivateurs consomment l'équivalent de nicotine contenue dans 50 cigarettes par jour, d'après l'OMS, qui souligne que le secteur emploie également un grand nombre d'enfants. Dès lors, où est cultivé le tabac ? Comme vous pouvez vous en doutez, dans des pays plutôt pauvres, où l'eau et les terres sont souvent rares, et où ces cultures prennent la place d'une production alimentaire autrement plus importante pour la population locale. Pour finir, l'OMS explique que la culture du tabac est également responsable d'environ 5% de la déforestation dans le monde, et contribue à l'épuisement des réserves d'eau.
Rapport de l'OMS : https://www.who.int/publications/i/item/9789240051287
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Du miel pour résoudre la pénurie de semi-conducteurs ?
Et si l'avenir des semi-conducteurs se trouvait dans les ruches d'abeille ? L'idée peut paraître totalement folle, certes, mais des chercheurs de l'université de l'Etat de Washington ont développé une puce électronique à base de miel, rendant ce composant plus écologique et renouvelable que les autres.
C'est dans une étude publiée dans le revue Journal of Physics D que les chercheurs détaillent leur méthode et les caractéristiques de leur puce. D'après eux, le miel pourrait être utilisé pour concevoir des puces dites « neuromorphiques » ou « memristor », c'est-à-dire conçues pour imiter le fonctionnement des neurones et des synapses du cerveau humain. Concrètement, les chercheurs se sont inspiré de la manière dont le cerveau traite et stocke les informations. Leur composant électronique permet donc d’imiter la plasticité cérébrale. En d’autres termes, ce memristor est une version organique du transistor, le composant qu’on retrouve dans la plupart des circuits électroniques. Pour mettre au point ce type de puce, les chercheurs ont placé du miel solide entre deux électrodes métalliques. Cette structure leur a permis d’imiter le fonctionnement d’une synapse, la zone où deux neurones entrent en contact. Je cite Feng Zhao, l'auteur de l'étude, « c’est un dispositif très petit avec une structure simple, mais qui a des fonctionnalités similaires à celles d'un neurone humain. Si nous pouvons coupler des millions ou des milliards de ces memristors à miel ensemble, alors ils pourraient littéralement donner vie à un système neuromorphique aussi fonctionnel qu'un cerveau humain » fin de citation.
Si l'enthousiasme du professeur Zhao a de quoi faire sourire, il faut quand même préciser que ces puces neuromorphiques ont plusieurs atouts. Dans un premier temps, elles permettraient d'obtenir une puissance presque comparable à celle d'un cerveau humain. Ensuite, comme le précise l'étude que je cite « le miel ne se détériore pas », ce qui garantit une longévité très importante à ces puces. À noter enfin que la consommation d'énergie serait également réduite. Sur le plan écologique, ces puces sont biodégradables et facilement renouvelable précise le rapport. En effet, pour se débarrasser d'un memristor, il suffirait simplement de le plonger dans l'eau pour qu'il s'y dissolve. Face à la pénurie de métaux rares et de composants informatiques, le miel pourrait bien se révéler être l'outil et l'atout principal des industriels pour répondre à la demande mais aussi verdir un secteur technologique très polluant. Reste à savoir si cette innovation de l'université de l'Etat de Washington trouvera un écho auprès des grandes entreprises.
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Une batterie capable de durer 100 ans signée Tesla ?
Vous vous en êtes sans doute rendu compte, mais on aime bien vous présenter des innovations parfois décalées en terme de batterie dans ce podcast. Ceci dit, dans ce domaine, l'un des champions incontesté reste Tesla. En effet l'entreprise d'Elon Musk a littéralement révolutionné le milieu des voitures électriques en proposant une autonomie bien supérieure à ses concurrents. Sur ce point, il faut savoir que Tesla possède son propre centre de recherche ouvert en juin 2016 au Canada : le Tesla Advanced Battery Research (TABR). En partenariat avec l'université de Dalhousie en Nouvelle-Écosse, ce centre compte notamment parmi ses professeurs et chercheurs un certain Jeff Dahn, pionnier mondialement reconnu sur la question des batteries lithium-ion. Avec ses équipes, ce dernier aurait mis au point un batterie capable de tenir un siècle !
C'est dans un article publié dans la revue Journal of the Electromechanical Society qui Jeff Dahn et son collègue Michael Metzger ont fait cette annonce. Leurs travaux, cofinancés par Tesla, n'ont pas eu recours aux habituels matériaux présent dans les batteries. Si le lithium était toujours l'un des composants de base, les chercheurs ont également utilisé du nickel, du manganèse, du cobalt et dy graphite, le tout je cite « à un faible voltage d'environ 3,8 volts ». Ces nouvelles cellules baptisées NMC532 ont rendu des résultats très prometteurs d'après Jeff Dahn et son équipe. Tout d’abord, à des températures de 40, 55 et même 70°C, la densité énergétique de leur batterie était supérieure à celle des cellules d’une batterie classique, tout comme les cycles de vie. Enfin, les pertes au fils des charges étaient elles aussi réduites.
Avec de tels résultats, qui sont un peu abstraits et compliqués à comprendre je vous l'accorde mais très bien détaillés dans l'article si cela vous intéresse -le lien est dans la description du podcast- et bien les chercheurs du TABR estiment que leur modèle de batterie pourrait dépasser les cent ans de vie. Rien que ça. La clé d'une telle longévité d'après eux semble se trouver dans l’utilisation d’un électrolyte à base de sel de Lithium. Prochaine étape pour les équipes de Jeff Dahn, travailler sur un adaptation à la recharge rapide. Reste à savoir ce qu'Elon Musk décidera de faire avec cette avancée tout de même très intéressante. Si la question de la capacité de stockage n'a pas été évoquée, c'est avant tout parce que le travail des chercheurs portait sur la durée de vie de la batterie. À l'heure où l'électrique se généralise et où le recyclage des batteries pose un vrai problème, rallonger leur durée de vie ne peut être rien d'autre qu'un atout pour soulager l'environnement.
L'article : https://iopscience.iop.org/article/10.1149/1945-7111/ac67b5/pdf
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Qu’est-ce que Doctibike, réparateur de batteries de vélos électriques ?
Si l’électrique représente une solution certaine pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, il n’en reste pas moins que les batteries posent un certain nombre de problèmes. Si la filière du recyclage se met progressivement en place, certaines entreprises misent sur une tout autre approche : la réparation des batteries, ce qui permet à la fois de prolonger la durée de vie des objets et limiter la multiplication des déchets. C’est le cas de la startup française Doctibike à Villeurbanne, près de Lyon, qui a réparé et reconditionné pas moins de 40 000 batteries en 2021.
Concrètement, l’idée de Doctibike est de remplacer les composants des batteries usés ou abîmés afin de leur donner un second souffle et prolonger leur durée de vie avant de les remettre sur le marché. Le principe paraît simple et efficace, mais dans la réalité, comment reconditionne-t-on une batterie ? Et bien en remplaçant les cellules usagées par des neuves, le tout étant ensuite remonté dans son enveloppe d’origine. Les cellules défectueuses sont ensuite recyclées. C’est donc tout naturellement que l’on retrouve un large choix de batteries, chargeurs et accessoires directement en vente sur le site de Doctibike, 2500 références au total. Récemment la startup a également ouvert une filiale sur l’île de la Réunion pour étendre son activité.
Si la réparation ou le reconditionnement des batteries ne vous est pas familier, sachez que cette méthode permet d'offrir une seconde vie à votre vélo électrique à moindre frais, d’autant qu'un cycliste garde en moyenne le même vélo environ 13 ans et que la durée de vie estimée d'une batterie n’excède presque jamais les 5 ans. Plutôt que de racheter une batterie neuve tous les 5 ans, ou pire, racheter un vélo complet, pourquoi ne pas tenter les batteries reconditionnées ? Quand un vélo électrique coûte en moyenne 2000€ et une batterie neuve plus de 500 euros en moyenne, faire le choix du reconditionner peut bien souvent vous faire économiser plusieurs centaines d’euros.
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Une meilleure qualité de l'air dans le métro parisien ?
L'un des gros reproches fait au métro parisien, au delà du fait d'être régulièrement bondé ou peu sécurisé, reste la pollution de l'air. En effet, en freinant, les rames de métro émettent de nombreuses particules fines assez polluantes. Face à ce qu'elle considère comme un problème sanitaire majeure, Ile-de-France Mobilités (IDFM) a lancé fin mai je cite « un plan d'action continu » pour améliorer la qualité de l'air dans le métro et le RER en diminuant les émissions et en améliorant la ventilation.
Mais pour combattre la pollution de l'air, encore faut-il bien connaître la qualité de l'air et mieux informer le public précise IDFM. Pour se faire, l'organisme va s'appuyer sur un partenariat noué avec avec l'observatoire de la qualité de l'air Airparif afin de compléter les mesures fournies par les huit stations des réseaux RATP et SNCF tout en ajoutant des mesures ponctuelles dans d'autres stations et rames. Je cite le communiqué de IDFM, « l'une des priorités est la transparence des données collectées avec davantage de données disponibles en accès libre pour mieux informer les voyageurs […] Nous voulons aussi faire évoluer les trains du métro et du RER pour diminuer les sources d'émissions » avec de nouveaux systèmes permettant de réduire les émissions de particules liées au freinage, sans oublier le développement « de nouveaux outils pour améliorer la ventilation et plus globalement la circulation de l'air ».
Dans le détail, une solution visant à piéger les particules devrait être mise en place Gare de Lyon, Avenue Foch il s'agira d'un dispositif de captation passive des particules, une filtration mécanique sera installée Porte de Clichy et enfin un dispositif de filtration à eau à Neuilly-Porte Maillot. Autant de mesures qui s'inscrivent dans un contexte où la pollution de l'air est scruté avec attention. En mars 2021, l'association Respire avait porté plainte contre la RATP pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires », mettant en cause les niveaux de pollution de l'air dans le métro parisien. Ce à quoi le tribunal judiciaire de Paris avait répondu qu'il existe en effet « un niveau critique de la pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines de la RATP ». La RATP qui répète que la qualité de l'air reste une priorité pour elle.
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Jourdain, un projet pour transformer les eaux usées en eau potable ?
C'est un projet pilote unique et inédit en Europe que le département de la Vendée s'apprête à accueillir : le projet Jourdain. Objectif : transformer les eaux usées en eau potable, et ainsi permettre d'assurer nos besoins en eaux face à la multiplication des épisodes de sécheresse.
À ce jour, moins d'1% des eaux polluées sont recyclées. Touchée régulièrement par le manque d'eau, la Vendée a donc décidé de remédier au problème avec l'implication du syndicat des eaux de Vendée, Vendée Eau, ainsi que le groupe Veolia. Résultat, le projet Jourdain devrait débuter son expérimentation dans quelques semaines. Dans le détail, au lieu de rejeter les eaux en pleine mer, une partie de l'eau provenant de la station d'épuration, plus précisément celle des Sables d'Olonne, sera récupérée et traitée afin d'être réinjectée dans les circuits d'eau potable. Actuellement, la réutilisation des eaux usées et traitées n'est possible que pour l'irrigation agricole ou l'arrosage des espaces verts. L'eau provenant de cette station d'épuration subira donc un traitement au sein d'une unité d'affinage actuellement en construction à Château-d'Olonne, puis sera filtrée et désinfectée à deux reprises afin d'éliminer les micropolluants comme les résidus médicamenteux ou les substances issues des produits ménagers, ainsi que les virus et les bactéries. Enfin, cette eau sera acheminée vers le barrage de Jaunay ou elle sera rejetée et mélangée aux eaux de la rivière avant de rejoindre naturellement l'usine de production d'eau potable de Jaunay qui à son tour la rendra consommable de nouveau.
L'expérimentation devrait durer un an, avec un rythme de 150 mètres cubes d'eau traités par heure. En 2027, cette cadence devrait quadrupler pour atteindre 600 mètres cubes par heure. Pour le président de Vendée Eau Jacky Dallet, le département doit répondre à la fois à des contraintes écologiques, mais aussi à une augmentation permanente de la population. Je le cite, « les pluies sont de plus en plus aléatoires et compliquent le remplissage des 13 retenues du département […] À terme, l'idée est de retrouver à l'horizon 2030/2050, 8 millions de mètres cube d'eau qui sont aujourd'hui rejetés en mer » fin de citation. Reste le défis de convaincre les habitants que ces eaux, même si elles proviennent des toilettes, seront aussi propres à la consommation après traitement que l'eau des rivières.
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Keenat, l'avenir des entreprises anti-déchets ?
En terme de déchets, nombreuses sont les entreprises à proposer des systèmes et prestations de recyclage. On ne va pas s'en cacher, plus il y en aura, mieux ce sera. Ceci dit, avez-vous déjà entendu parler de Keenat, EcoMégot, R'mask ou encore Freegum ? Et bien concrètement, la première propose des solutions sur le recyclage des déchets grâce aux trois autres, qui ne sont ni plus ni mois que ses filiales, toutes spécialisées dans un type de recyclage bien précis.
Tout d'abord, intéressons-nous à Keenat. Cette entreprise sociale et solidaire a été créée en 2018, avec l'objectif de se mettre au service des collectivités et des entreprises pour des missions de consulting et d’aide à la gestion des déchets. Ce n'est donc pas à proprement parler une technologie de recyclage, mais plus une méthode de sensibilisation à la protection de l'environnement et à la réduction des déchets, qui elle s'appuie sur trois filiales : Freegum, spécialisée dans le recyclage des chewing-gums ; R’mask pour la gestion des masques à usage unique, et EcoMégot pour le traitement des mégots de cigarettes.
Si d'autres entreprises se sont déjà spécialisées dans le recyclage des masques, c'est beaucoup moins le cas dans le domaine des chewing-gums, mais aussi et surtout dans celui des mégots de cigarettes. Concrètement, EcoMégot accompagne les collectivités, les entreprises, les écoles, les hôpitaux et de nombreux autres structures dans la création d'espaces zéro mégot. Objectif : stopper les déchets inutiles et impulser des changements de comportements vis-à-vis de la pollution des mégots. Egalement, des cendriers EcoMégot sont disposés auprès des partenaires et clients pour être ensuite récupérés et traités dans des entrepôts en France. Monaco, Saint-Cloud, de Lyon, Bordeaux Métropole, CDiscount, Amazon, Total, Mc Donald's, La Française des Jeux, le Stade Toulousain ou encore l’Olympique de Marseille font partie de ceux qui lui ont déjà fait confiance. Les mégots récoltés sont recyclés en panneaux de sensibilisation, exposés ensuite un peu partout pour informer la population.
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Qui est David Attenborough, le « Champion de la Terre » ?
Le mois dernier, le programme des Nations Unies pour l'Environnement a récompensé son « Champion de la Terre », distinguant une personnalité ou plutôt une vie engagée en faveur de l'environnement. C'est notamment le cas de Sir David Attenborough, réalisateur et naturaliste britannique de 96 ans.
Créé en 2005, le titre de « Champion de la Terre », la plus haute distinction de l'ONU, récompense le leaders environnementaux et je cite « ceux qui prennent des mesures audacieuses pour protéger notre monde ». Dans ce domaine, c'est le travail du réalisateur Sir David Attenborough qui a été primé. Âgé de 96 ans aujourd'hui, c'est en 1954 que le naturaliste commence sa carrière à la BBC avec la série Zoo Quest. L'objectif de l'émission était de partir sur les traces d'animaux rares afin de les faire connaître au grand public. Mais la consécration du travail d’Attenborough arrive seulement 25 ans plus tard en 1979 avec la réalisation de la série documentaire Life on Earth qui retrace l’histoire du vivant depuis l’aube des temps. Elle sera visionnée par par plus de 500 millions de personnes.
Si dans un premier temps Attenborough se consacre au vivant avec l'envie de montrer au monde je cite « la merveille spectaculaire de la nature », le réalisateur se transformera peut à peu en défenseur de la nature avec Can We Save Planet Earth (Peut-on sauver la Terre) ou encore Saving Planet Earth (Sauver la Terre). Un travail qui lui permettra de décrocher trois Emmy Awards et même la reconnaissance de la Reine d'Angeletrre Elizabeth II qui l'adoubera en personne par deux fois, en 1985 et en 2000. Plus récemment, le film David Attenborough : Une vie sur notre planète honore le nonagénaire en retraçant toute une vie de combat au service de la nature.
À l'automne dernier, David Attenborough est également monté à la tribune lors de la COP26 à Glasgow pour interpeller directement les dirigeants et leur demander d'agir. Je le cite « si en travaillant séparément, nous sommes une force puissante pour déstabiliser notre planète, en travaillant ensemble, nous sommes sûrement assez puissants pour la sauver » fin de citation. La directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'Environnement Inger Andersen a salué un homme devenu une je cite une « source d’inspiration » lors de la remise de son prix, le qualifiant de messager qui a parlé pour la planète bien avant tout le monde.
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Qarnot, le français anti-pollution numérique ?
Connaissez-vous Qarnot ? Il y a fort à parier que non et pourtant, voilà une entreprise qui pourrait jouer un rôle de premier plan à l’avenir pour lutter contre une pollution numérique croissante. En effet, Qarnot commercialise de la puissance de calcul informatique et valorise la chaleur émise par ses infrastructures en la réemployant pour décarboner chauffer d’autres bâtiments. Partons à la rencontre de ce pionnier du numérique responsable dans cet épisode !
Qarnot, c’est l’idée originale que Paul Benoit et Miroslav Sviezeny ont eu en 2010 afin de proposer des calculs informatiques haute-performance. Mais plus que de proposer de simples performances, les deux entrepreneurs ont décidé de se saisir d’un problème majeur du secteur : la chaleur émise par les data centers. Après trois ans de recherches et développement, Qarnot a développé un concept dit de « radiateur-ordinateur » et un autre dit de « chaudière numérique » afin de valoriser cette chaleur perdue pour en faire une ressource renouvelable dont pourraient profiter les bâtiments. Concrètement, Qarnot commercialise de la puissance de calcul à des entreprises, mais aussi la chaleur produite par ses infrastructures pour contribuer à la décarbonation du secteur du chauffage des bâtiments. Cette démarche n’a d’ailleurs pas tardé à attirer de plus en plus de promoteurs immobiliers et de collectivités.
Historiquement installée en Île-de-France, Qarnot se déploie aujourd’hui en région, en particulier à Nantes où elle vient d’ouvrir une antenne afin d’asseoir son implantation dans un territoire de plus en plus soucieux des enjeux environnementaux. D’ailleurs, l’entreprise peut compter sur le soutien de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement. À noter que le territoire est déjà pionnier en matière d’énergies renouvelables, notamment avec le déploiement des éoliennes marines, ou encore l’implantation de plusieurs entreprises à fort potentiel comme Lhyfe qui produit de l’hydrogène et Beem Energy, un fournisseur d’énergie verte. Pour rappel, le chauffage représente environ 60% de la consommation d’énergie d’un bâtiment. Le développement de sources de chaleur renouvelables et alternatives constitue donc une vraie priorité à la fois sur le plan environnemental, mais en termes de pouvoir d’achat afin de ne plus être dépendant des énergies fossiles et des prix du marché.
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Un ordinateur fonctionnant a l'énergie des algues ?
Pendant près de six mois, des ingénieurs sont parvenus à alimenter un microprocesseur uniquement à l'aide de l'énergie générée par des algues. Les détails de leur méthode ont été publiés dans une étude intitulée « utiliser la photosynthèse pour alimenter un microprocesseur ».
Direction l'Angleterre pour bien comprendre cette histoire. Face aux défis climatiques, énergétiques ou bien simplement sur la question des ressources qu'impose la technologie aujourd'hui, des chercheurs de l'université de Cambridge ont opté pour une option pas banale pour alimenter un ordinateur : l'énergie des algues. Je cite leur rapport : « le système, qui fait la taille d’une pile AA, contient un type d’algue non toxique appelée Synechocystis, qui récolte naturellement l’énergie du soleil par photosynthèse. Le petit courant électrique ainsi généré interagit ensuite avec une électrode en aluminium et est utilisé pour alimenter un microprocesseur » fin de citation. À la différence d’une véritable batterie, cette petite capsule ne fait pas que stocker de l’énergie, mais en génère. Je cite à nouveau, « notre appareil photosynthétique ne se décharge pas comme une batterie, car il utilise continuellement la lumière comme source d’énergie ».
Si le concept est très intéressant, à quoi peut-il servir concrètement ? Selon les chercheurs, il s’agirait d’une solution complémentaire pour alimenter « un très grand nombre de petits objets » du quotidien. Ces derniers ont d'ailleurs alimenté un microprocesseur ARM Cortex M0+, une sorte de micro-ordinateur utilisé justement dans les montres connectées par exemple. À noter que le constructeur de composants électroniques ARM a participé activement à cette expérience en construisant et fournissant le processeur. Au total, le système de pile-algue a permis au microprocesseur de fonctionner pendant six mois, dans un environnement calme, devant une fenêtre, à la lumière du jour. Et comme je vous le disais, les universitaires de Cambridge estiment que leur invention pourrait littéralement changer la manière dont nous construisons les petits objets connectés. Ces derniers estiment que le lithium, aujourd’hui utilisé pour les piles, ne pourra jamais être produit en quantité suffisante dans le monde pour pouvoir alimenter tous les futurs objets du quotidien, d'où l'idée de trouver une solution alternative avec cette pile-algue
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L'Australie enfin en lutte contre le réchauffement climatique ?
Il y a peu, nous vous expliquions que le premier ministre de l'Australie Scott Morrison comptait poursuivre les exportations de charbon de son pays tant qu'il y aurait de la demande. Une position bancale et quelque peu risquée pour le chef d'état conservateur qui pouvait se retourner contre lui lors des élections parlementaires. Et bien ça n'a pas raté, les préoccupations écologiques des citoyens l'ont emporté puisque c'est le travailliste Anthony Albanese qui a remporté les élections avec un programme pour la planète plus ambitieux que son prédécesseur.
À bientôt 60 ans, l'ex-chef de l'opposition de centre-gauche Anthony Albanese a promis de réduire de 43% les émissions de carbone d'ici 2030 et de transformer l'Australie en « superpuissance » des énergies renouvelables. Un changement de cap radical comparé à Scott Morrison, même si le nouveau premier ministre a botté en touche sur le sujet de l'exportation du charbon qui, il faut le noter, reste un des moteurs de l'économie du pays et compte de nombreux partisans chez les travaillistes. Au parlement, les travaillistes sont d'ailleurs à deux sièges de remporter la majorité absolue, ce qui leur permettrait de gouverner sans l'appuie d'autres partis. Si à cette heure les résultats finaux ne sont pas encore connus, tout porte à croire que cette majorité absolue sera acquise, permettant d'appliquer sans la moindre contestation un programme écologique ambitieux.
Parmi les autres objectifs du nouveau premier ministre australien, on retrouve la mise en place d'une commission nationale de lutte contre la corruption, l'accord aux populations aborigènes du droit constitutionnel d'être consultées sur les politiques qui les concernent, et le développement des systèmes de garde d'enfants abordables. Sur le plan diplomatique, Anthony Albanese est attendu sur la question de la Chine, les relations entre Pékin et Canberra étant particulièrement tendues depuis deux ans, même si selon lui, je cite « c'est la Chine qui a changé, pas l'Australie. L'Australie devra toujours défendre ses valeurs ».
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Le centre spatial de Guyane en passe de devenir vert ?
Saviez-vous que le port spatial de l'Europe, installé à Kourou en Guyane, consomme près de 20% de toute l'électricité produite sur ce territoire d'Outre Mer et pollue dans les même proportions ? Face à cela, ce site que l'on appelle CSG pour Centre Spatial Guyanais, piloté par le CNES (centre national d'études spatiale), a décidé d'entamer sa transition écologique en produisant de l'électricité issue d'énergie renouvelable et en limitant sa pollution.
L'ennemi n°1 du CSG n'est autre que l'humidité. C'est donc pour cela qu'a été installé un puissant système de climatisation, sans quoi le climat tropical guyanais risquerait d'endommager les bâtiments industriels, le matériel de pyrotechnie ou encore des satellites à plusieurs millions d'euros. Problème cette climatisation consomme énormément d'électricité. Dans l'optique de faire baisser cette consommation et réduire la dépendance du centre vis-à-vis de son fournisseur principal EDF, le CNES a décidé d'installer deux centrales photovoltaïques et deux unités de biomasse d'ici 2023 pour un coût estimé entre 140 et 180 millions d'euros.
Autre mesure dans ce souhait d'économiser de l'électricité, le futur lanceur Ariane 6 sera assemblé en position horizontale, dans une infrastructure ne mesurant que 20 mètres de haut. Une sacrée différence de climatisation donc en comparaison avec Ariane 5 qui était assemblée dans des bâtiments de 110 mètres de plafond. La seconde phase de transition concernera aussi la production d'hydrogène et de méthane pour les moteurs de fusées. L'hydrogène sera réservé aux lanceurs lourds type Ariane, quand le méthane sera utilisé pour les lanceurs réutilisables type Callisto. Côté pollution, des ruches d'abeilles ont été installées aux abords de certains sites depuis 2017. Les abeilles prélevées sont je cite « passées au microscope électronique, ce qui est plus précis et moins cher que des capteurs traditionnels pour savoir exactement quelles particules sont en suspension, dans quelles zones ». Si le centre spatial part de zéro, sa directrice, Marie-Anne Clair souhaite atteindre 90% d'énergies renouvelables en 2025.
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Davantage de verdure sur le périphérique parisien ?
La maire de Paris Anne Hildago veut faire passer le périphérique de ceinture grise à ceinture verte, et ce, en plantant des arbres qui remplaceront une voie de circulation. Un pas de plus vers l’éviction progressive de la voiture dans la capitale et sa couronne malgré le fait que plus d'un million d'automobilistes l’empreinte tous les jours.
C'est une annonce qui intervient une semaine après la proposition de verdir l'avenue des Champs-Élysées. Désireuse de tourner la page de ses déboires à la présidentielle, Anne Hidalgo reprend sans tarder son rôle de maire de Paris en mettant un coup d'accélérateur sur un dossier bouillant : celui de la transformation du périphérique. L'annonce a été faite lors d'une conférence de presse réservée aux participants de Jeux Olympiques de Paris 2024. En clair, la voie du périphérique réservée aux bus des athlètes, aux voitures des officiels, aux forces de l'ordre et aux secours durant la compétition sera pérennisée à l'issue de l'événement et réservée aux bus, taxis et au covoiturage. D'après l'adjoint écologiste aux mobilités d'Anne Hidalgo, David Belliard, le périphérique de comptera plus que trois voies en 2030 contre quatre actuellement. La place gagnée sera alors convertie en zone verte avec la plantation de 20 000 arbres, soit un total de 70 000 de plus dans la capitale et ses alentours d'ici la fin de la décennie.
Cette nouvelle ceinture verte passera aussi par la rénovation des portes de Paris, transformées en places, dont 5 seront livrées avant 2024. Objectif : proposer un cadre de vie plus harmonieux, et plus agréable d'après la marie. Petite subtilité toutefois dans ce dossier, même si le périphérique est une infrastructure municipale, la mairie doit absolument avoir l'accord de l'État pour engager ces travaux. Selon la préfecture de police, le périphérique fait ainsi partie des voies pour lesquelles la maire de Paris doit je cite « communiquer les projets de modification avant leur mise en œuvre ». Pour l'instant, « seul le principe d'une voie réservée [pour les JO] a été validé » précise la préfecture.
De son côté, l'opposition de droite ne voit pas du tout ce projet d'un bon œil. Dans un communiqué, le parti les Républicains estimait je cite que « pas la moindre étude d'impact n'a été versée au débat pour analyser les conséquences d'une telle décision pour les Parisiens et les Franciliens » fin de citation. De son côté, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, avait fin 2021 organisé une consultation en ligne dans laquelle 90% des votants s'étaient opposés à la suppression d'une voie sur le périphérique. Selon la région, 40% des trajets sont de banlieue à banlieue et 80% des usagers e sont pas parisiens.
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Une route « solaire » pour produire de l'énergie renouvelable ?
Connaissez-vous le projet Dromotherm ? Probablement pas, et pourtant, il pourrait s'agir d'une grande avancée en terme de production d'énergie renouvelable. Lancé pleinement en 2019, ce projet est un démonstrateur qui valorise durant toute l’année l’énergie thermique de la route pour ensuite chauffage des bâtiments à proximité. En captant puis en stockant l'énergie solaire, la route peut ainsi devenir productrice d'énergie renouvelable.
Porté à la fois par la région Auvergne Rhône-Alpes, le Locie (Laboratoire Optimisation de la Conception et Ingénierie de l'Environnement), le Cerema (centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), l'Institut Pasteur ainsi que les entreprise Eiffage et Elydan, le projet Dromother vise clairement à développer de nouveaux modes de production d'énergie renouvelable. Et quoi de mieux que d'utiliser le goudron des routes pour cela ? En effet, l'été étant de plus en plus chaud, les routes pourraient devenir des systèmes de récupération d'énergie solaire à part entière. D'après le Cerema que je cite « les routes constituent un gisement d’énergie thermique très important... Il ne faudrait utiliser que 5 % de la surface totale des routes en France pour couvrir les besoins de chaleur du pays pour un an » fin de citation.
Concrètement, le projet s'appuie sur la géothermie de subsurface. L'idée est donc de développer une route récupératrice d’énergie, qui capte l’énergie thermique au niveau du revêtement de la chaussée puis la stocke à proximité d’un bâtiment et la diffuse via un réseau de chaleur ou du chauffage collectif. D'après les explication de Cerema, la chaleur du soleil s’infiltrerait dans des massifs remplis de sable et de gravier, saturés en eau et connectés via un échangeur géothermique à une pompe à chaleur. À noter que faire circuler de l'eau dans le sol contribuerait aussi à réduire les îlots de chaleur. Et une fois l'hiver venu, la chaleur stockée servirait à chauffer des bâtiments et à produire de l’eau chaude via une pompe à chaleur. Un premier prototype est déjà en phase de test depuis 2015 à Egletons en Corrèze, et un second devrait également voir le jour cette année sur le site de l’université Savoie technolac. D'après le Cerema, les tests effectués sur les deux prochaines années seront déterminants pour préparer une éventuelle commercialisation du système.
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Que sont les « bombes carbones » qui menacent l'environnement ?
C'est une info qui est passée relativement inaperçue ces derniers jours et qui pourtant pourrait changer beaucoup de choses... en mal. Il y a peu, des chercheurs ont identifié des projets d’extraction de charbon, pétrole et gaz, déjà en opération ou sur le point d'être lancé, et dont les émissions de CO₂ cumulées feraient tout simplement exploser le réchauffement climatique. D'après la revue Energy Policy, le monde compte aujourd’hui 425 « bombes climatiques » -c'est le nom de ces projets- réparties dans 48 pays et prêtes à annihiler les efforts déployés pour préserver la planète.
Le champ lexical que j'utilise est sans doute un peu trop alarmiste mais il est à la hauteur de l'enjeu que représentent ces « bombes climatiques ». Car entre le projet Red Hill en Australie, Montney Play ou Christina Lake au Canada, la mine de Hongshaquan en Chine, celles de Hambach et de Garzweiler en Allemagne pour ne citez qu'eux, ce sont potentiellement 1 milliards de tonnes de CO2 qui pourraient être rejetées durant la durée d'exploitation de ces 425 projets d'extraction d'énergies fossiles. D'après eux, cette liste déterminera, en grande partie l’avenir de la planète. Comme le rappelle le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, il est absolument nécessaire de sortir du charbon, du pétrole et du gaz, et je cite « d'accélérer la fin de notre dépendance aux combustibles fossiles. »
D'après Kjell Kühne, l'un des auteurs de l'étude parue dans Energy Policy, la question des énergies fossiles, responsables tout de même de 80 % des émissions de gaz à effet de serre, n’a jusqu’ici pas suffisamment été au cœur des négociations climatiques. Je le cité « l’idée des “bombes climatiques” est beaucoup plus tangible et peut aider à savoir comment on peut avoir un impact important et concret dans chaque pays » fin de citation. Au total, plus de 170 des 425 projets et infrastructures n’avaient pas démarré leur production en 2020, sans compter qu'un tiers des projets pétroliers et gaziers proviendraient de sources « non conventionnelles » comme la fracturation hydraulique et les forages offshore en eaux profondes, susceptibles de provoquer davantage de pollution chimique ou des marées noires. Par ailleurs, ces projets d'exploitation de ressources fossiles n'ont pas que des conséquences écologiques... Au Mozambique, des fermiers et pêcheurs auraient déjà été exproprié dans la perspective de construire une usine de gaz naturel liquéfié dans la province de Cabo Delgado. Si la COP26 de novembre dernier à Glasgow en Écosse avait abouti à l'engagement des gouvernements à réduire progressivement le charbon, il n'en est rien concernant le pétrole et le gaz, qui représentent pourtant 60% des émissions de gaz à effet de serre liées aux énergies fossiles.
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La Grande Barrière de corail quasi intégralement blanche ?
D'après un rapport du gouvernement australien, près de 91% de la grande barrière de corail aurait déjà été touché par un épisode de « blanchissement ». La faute à des vagues de chaleurs de plus en plus importantes et qui pourraient entraîner la disparition de ce joyau naturel bien plus vite que prévu. Cette disparition est-elle inéluctable ou reste-t-il encore un peu de chance pour sauver les coraux ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode !
Sur près de 719 récifs étudiés, 654, soit 91%, présentent un niveau élevé de blanchiment des coraux. Entre septembre 2021 et mars 2022, l'autorité maritime de la Grande Barrière de corail à qui l'on doit ce rapport, a procédé à des relevés sur les récifs, établissant que les eaux ont commencé à se réchauffer fin décembre et que les trois principales régions où se situe la barrière ont été frappées par ce phénomène, qui se traduit par une décoloration en raison de l'expulsion des algues qui donnent ses couleurs au corail. À noter que les coraux blanchis ne sont pas mort, et peuvent même se rétablir si les conditions s'améliorent. Mais d'après le rapport, « les coraux fortement blanchis présentent des taux de mortalité plus élevés ».
Le timing n'est pas anodin non plus, ce rapport a en effet été publié dix jours avant les élections fédérales australiennes, qui se tiendront ce weekend, samedi 21 mai pour être précis, lors desquelles la politique gouvernementale en matière de protection de l'environnement et de lutte contre le changement climatique sera au cœur des enjeux. Je cite Lissa Schindler, militante à l'Australian Marine Conservation Society, « même s'il est de plus en plus fréquent, le blanchissement n'est pas normal et nous ne devons pas l'accepter comme un état de fait ». En effet le premier ministre Scott Morrisson ne semble pas plus touché que cela par le changement climatique, lui qui a assuré qu'il continuerait d'exporter du charbon tant que la demande existera. D'après Lissa Schindler, « les deux principaux partis doivent se rendre à l'évidence : leurs objectifs climatiques ne sont pas suffisants pour le récif » fin de citation. D'ici quelques jours, l'Unesco doit décider d'une éventuelle inscription de la Grande Barrière de corail sur la liste des sites dit « en péril », après une menace d'exclusion du patrimoine mondial en 2015, qui a poussé l'Australie a lancer un plan de protection nommé « Reef 2050 ».
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Record d'énergie renouvelable en 2022 ?
D'après l'agence internationale de l'énergie, l'installation de panneaux solaires, d'éoliennes et autres technologies utilisant les énergies renouvelables devrait battre un nouveau record au niveau mondial en 2022. Ce devrait notamment être le cas en Chine et en Europe, avant un ralentissement annoncé dès 2023. À quel point les capacité de production peuvent-elles augmenter ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.
En 2021, les nouvelles infrastructures exploitant les énergies renouvelables ont permis d'atteindre 295 gigawatts de capacité supplémentaire. Une tendance qui manifestement se poursuit en 2022 malgré la crise économique engendrée par la guerre en Ukraine, puisque 320 nouveaux GW d'électricité verte devraient être produit en 2022, soit l'équivalent des besoins en courant de l'Allemagne sur un an. Dans le détail, le photovoltaïque représenterait 60% de cette croissance, suivit d'un rebond de l'éolien, qui avait connu une sacré dégringolade avec -32% en 2021 d'après l'AIE.
Concernant l'éolien offshore, les installations inaugurées en 2022 devraient surpasser de 80% celles de 2020. Fin 2022, la Chine, pionnière dans ce domaine, devrait dépasser l'Europe pour devenir la première région du monde en terme de capacités d'éoliennes marines. Si l'on regarde plus globalement, l'essor des dispositifs permettant d'exploiter les énergies renouvelables est particulièrement marqué en Chine, en Inde, dans l'UE, en Amérique latine grâce à un puissant soutien de la population. En Europe justement, la croissance du renouvelable a bondi de 30% en 2021, à 36 GW, dépassant le record de 35 GW en 2011, il y a dix ans. Toujours d'après l'Agence Internationale de l'Énergie, Les projets dans les tuyaux pour 2022 et 2023 pourraient donc réduire de façon assez drastique la dépendance de l'UE au gaz russe. A contrario, la croissance globale des énergies renouvelables devrait stagner, voire reculer en 2023 si l'on prend en compte les les politiques en place aujourd'hui, la progression du solaire ne parvenant pas à compenser un déclin de 40% dans l'expansion des projets hydroélectriques.
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Planter des arbres est-il réellement efficace contre le dérèglement climatique ?
Ce n’est pas la première fois que l’on parle des arbres et de la nature pour contrer le dérèglement climatique dans ce podcast. Si les plantes, le sol, les arbres et les océans bien sûr permettent de stocker du CO2, le raisonnement comme quoi planter des arbres permettrait de sauver la planète est-il vraiment fondé ? Je veux dire, est-ce que c’est aussi simple que cela ? Et bien au risque de vous décevoir, non, ça ne l’est pas, et je vous explique pourquoi dans cet épisode.
La seule équation simple et efficace sur laquelle il est impossible d’avoir un doute, c’est que si l’on veut contrer le réchauffement climatique ou a minima, le limiter, il faut réduire nos émissions de CO2. Cela passe donc par réduire la consommation d’énergie fossile, privilégier les transports en commun et les mobilités douces comme le vélo par exemple, limiter ses voyages en avion, consommer local et éviter les importations de l’autre bout du monde, ou encore plus simple, éviter le gaspillage d’électricité, d’eau, ou de chaleur dans son foyer. Ceci dit, on est bien d’accord que sans volonté politique mondiale, ces petits gestes ne serviront pas à grand-chose, si ce n’est vous permettre d’avoir la conscience tranquille, ce qui est déjà très important. Ensuite, le combat contre les émissions de CO2 massives et incontrôlées passe aussi par le développement de technologie pour l’industrie comme le captage du carbone par exemple. Dans un autre registre, planter des arbres joue également un rôle. En effet, le CO2 est une sorte de carburant pour les arbres qui le consomme pour se développer. D’après une étude de 2011, les arbres absorberaient plus de carbone par respiration qu'ils n'en émettent par décomposition.
Dans cet esprit, la Chine envisagerait de planter des arbres sur une superficie représentant quatre fois la taille du Royaume-Uni. Ceci dit, certains scientifiques se montrent un peu moins enthousiastes. Ces derniers rappellent en effet que les feuilles des arbres absorbent plus la lumière du soleil que les champs ou les sols nus. Les forêts renvoient donc moins d'énergie solaire vers l'espace, ce qui entraîne un réchauffement. En suivant cette logique, la transformation des forêts en terres agricoles durant l’ère industrielle, donc aux 18 et 19e siècle, n'aurait eu que peu d'impact sur le climat. Quoiqu’il en soit, le débat est lancé et les chercheurs font désormais appel à des modèles informatiques et à des ensembles de données de plus en plus vastes et complets dans l'espoir de déterminer quel est réellement l'impact des forêts sur le climat.
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Des centres de donnés verts grâce au CNRS ?
Face aux quantités de données toujours plus importantes consommées par les internautes et le recours de plus en plus fréquent aux data centers pour abriter du contenu, vous êtes nombreux à vous demander comment verdir ces centres de données et les rendre moins polluant ? Et bien rassurez-vous, le CNRS s'est saisit de cette question il y a plusieurs mois déjà et aurait un schéma bien tracé pour y parvenir.
D'après le rapport 2021 de The Shift Project, la consommation des centres de données représentera environ 5 % de l’électricité mondiale en 2025. Je cite « entre 2010 et 2018 […] le nombre de serveurs a augmenté de 30 %, la capacité de stockage a été multipliée par 26 et le trafic réseau par 11. La cryptomonnaie Bitcoin engendre à elle seule 10 % de la consommation des centres de données » fin de citation. Si l'on ajoute à cela le déploiement de la 5G, le CNRS constate que les centres ne sont remplis en moyenne qu’à 30 %, et note que les géants du Web produisent maintenant leur propre énergie verte pour une grande partie de leurs data centers. Si ce constat global peut aussi bien inquiéter que rassurer sur les différents points abordés, le CNRS précise qu'il est nécessaire d'accentuer les efforts, comme avec les projet Datazero, dont l’objectif principal est de créer des centres de données consommant au maximum 1 mégawatt sans recourir à un fournisseur d’énergie externe.
Financés par l’Agence nationale de la recherche (ANR), ces projets s’appuient avant tout sur le photovoltaïque et l’éolien, puis stockent l’énergie dans des batteries pour les fluctuations quotidiennes, ainsi que dans des piles à combustible pour des fluctuations de saison. D'après les conclusions de la première phase de développement, cet objectif d'un mégawatt par data center serait tout à fait atteignable. Concrètement, Datazero est basé sur un algorithme je cite « permettant de dimensionner le centre en fonction des besoins des utilisateurs en nombre de serveurs informatiques d’abord, puis en équipements électriques ensuite (panneaux photovoltaïques, éoliennes, batteries, piles à combustible) » fin de citation. D’autres algorithmes sont également utilisés, notamment pour maximiser l’efficacité énergétique de l’ensemble. Les développeurs se sont inspirés de la théorie des jeux, de la programmation linéaire et des algorithmes génétiques pour concevoir une architecture permettant de limiter la redondance matérielle, tout en conservant une qualité de service maximale et une empreinte carbone minimale.
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Un drone capable de planter 40 000 arbres par jour ?
Face aux réchauffement climatique, une startup australienne a mise au point des drones capables de planter 40 000 arbres par jours. Plus précisément, le drone largue des graines qui, une fois plantées donneront naissance à des arbres. Objectif : participer à l'enrayement de la déforestation d'ici la fin de la décennie.
Souvenez-vous, lors de la COP26 en novembre dernier, plus de 180 pays se sont engagés à combattre la déforestation, avec un budget de 16,5 milliards d'euros mis sur la table. Dans ce contexte, l'entreprise australienne AirSeed a mis au point un drone capable justement de planter 40 000 graines d'arbres par jour ! Concrètement, les machines effectuent un premier vol au-dessus de la zone définie où une intelligence artificielle détermine avec précision les endroits où planter les futurs arbres. À noter que le système est complètement autonome où le drone peut expulser jusqu'à deux graines par seconde. D'après le PDG d'AirSeed Andrew Walker, cette technique serait 25 fois plus rapide et 80% moins chère que les méthodes traditionnelles avec une pouce d'arbre, une pelle et une truelle.
Pour que chaque arbre puisse grandir pleinement, les graines sont enveloppées dans du biochar, une poudre de charbon obtenue grâce à la dégradation de déchets agricoles, qui est capable de séquestrer du carbone. Et en plus de protéger les jeunes pousses des oiseaux, des insectes et des rongeurs, cette matière écologique améliore la rétention de l'eau et des nutriments du sol. Un avantage certain qui booste les ambitions d'AirSeed : la startup espère en effet planter 100 millions d'arbres par an dès 2024. Ceci dit, la concurrence sera rude, puisque d'autres entreprises sont également sur ce créneau comme le canadien Flash Forest, ou encore SeedBalls Kenya qui compte également disperser des graines depuis des avions ou des hélicoptères, sans oublier le petit robot A’seedbot qui plantera lui aussi des graines mais dans les zones les plus fertiles du désert saoudien.
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Twitter : un rachat équivalent au budget des USA pour le climat ?
44 milliards de dollars. C'est la somme qu'Elon Musk, patron de SpaceX et Tesla a dû débourser il y a quelques semaines pour devenir le nouveau patron de Twitter. Une somme colossale, voir démesurée pour beaucoup d'observateurs, et qui mérite encore plus d'être discutée quand on sait qu'il s'agit à peu de chose près de la somme qui sera consacrée en 2023 par les Etats-Unis à la lutte contre le changement climatique.
Validé en mars dernier, le budget pour l'année 2023 des Etats-Unis prévoit une enveloppe de 45 milliards de dollars. Une somme qui sera déployée pour accélérer le développement de technologie verte, aider la création d’emplois dans ce domaine, ou encore soutenir les communautés touchées par les catastrophes climatiques comme la montée des eaux, les vagues de chaleur ou les tornades. 45 milliards de dollars, c'est donc le budget qu'une super puissance comme les États-Unis est prête à mettre sur la table pour combattre la crise climatique. De son côté, Elon Musk, consacre une somme quasi identique à l'achat de Twitter je cite « pour s'amuser, sans forcément de rentabilité financière », fin de citation, ce qui pourrait pose quelque peu question. Ceci dit, si le gain n'est pas financier, l'intérêt d'Elon Musk est forcément ailleurs comme une meilleure image pour ses futurs projets entrepreneuriaux et ses idées par exemple, lui qui expliquait début 2021 lors des premiers pas de Joe Biden à la Maison Blanche, être super excité de lutter contre le changement climatique avec le nouveau président.
Depuis, les engagements en faveur de la planète de la part d'Elon Musk sont restés assez discret. Et pour certains observateurs, débourser 44 milliards de dollars juste pour s'offrir un réseau social peut paraître, encore une fois, un peu déplacé. Car même dans le monde de la tech et des GAFAM, payer une telle somme semble déraisonnable. En 2014, Whatsapp avait été rachetée par Facebook pour 22 milliards... YouTube avait coûté, et j'ai envie de dire seulement 1,6 milliard à Google en 2006... et plus récemment, c'est Microsoft en 2016 qui s'était adjugé LinkedIn pour 26 milliards de dollars.
Dans un autre registre, Twitter annonçait fin avril, avant la prise de pouvoir d'Elon Musk, que les publicités climatosceptiques seraient désormais interdites. Je cite « nous pensons que le négationnisme climatique ne doit pas être monétisé sur Twitter, et que les publicités déformées ne doivent pas détourner les conversations importantes sur la crise climatique » fin de citation. Pour déterminer ce qui relève du déni climatique ou du climatoscepticisme, Twitter fait savoir qu’il s’appuiera sur les connaissances scientifiques actuelles et plus précisément sur les travaux du Giec, cet organisme qui rassemble les pays membres de l’ONU et qui s’appuie sur l’expertise de milliers de spécialistes du climat dans le monde. D'après son dernier rapport, il nous resterait à peine trois ans pour inverser la tendance du réchauffement climatique, sans quoi les dommages causés à la planète serait irréversibles d'après les scientifiques.
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Les cryptomonnaies peuvent-elle réellement devenir vertes ?
Si le Bitcoin et compagnie ont été accusés de consommer énormément d'électricité et de grandement polluer la planète, plusieurs signes indiquent que les mineurs et autres acteurs du secteur agissent concrètement pour verdir leur activité. Mais au-delà d'utiliser de l'électricité décarbonnée, les cryptomonnaies peuvent-elle réellement devenir sans impact sur la planète ? C'est tout du moins ce qu'affirment plusieurs acteurs du secteur que je vous de découvrir dans cet épisode.
Selon les chiffres du Cambridge Bitcoin Electricity Network, le Bitcoin représenterait 23 % de la consommation électrique des data centers dans le monde, soit environ 153 térawatts-heure par an. Une donnée très importante qui a poussé plusieurs fermes de minages à se tourner vers les énergies vertes, comme Marathon Digital Holdings ou encore BigBlock Datacenter. Comme évoqué la semaine dernière, près de 6 mineurs sur 10 utiliseraient de l'électricité issue d'énergie renouvelable en 2022, malgré certaines différences observables d'un pays à l'autre. Et cette tendance vers le minage vert pourrait s’amplifier dans les prochains mois. En effet, plusieurs importantes compagnies comme Tesla ont déjà fait part de leur intérêt pour ce sujet, de même que certains pays comme le Salvador qui a adopté cette devise comme monnaie nationale.
Autre facteur important : le contexte économique. Je cite Sébastien Gouspillou, patron de BigBlock Datacenter au micro de BFM Crypto, « la transition vers le vert se fait à cause du prix des hydrocarbures. Cette année, je parie qu’on aura un bitcoin vert à 85 % […] Pour nous, chaque mineur qui va sur du charbon est juste stupide » fin de citation. Reste désormais à savoir si ces fermes de minage sont réellement vertes ou pas. BigBlock Datacenter se dit également soucieux du recyclage des machines (cartes graphiques, ordinateurs...) et je cite « stocke toutes les carcasses avant de les envoyer dans un centre de tri en Afrique du Sud ». Difficile de le savoir précisément étant donné la disparité des situations en fonction des pays. Si l'on peut croire la bonne foie des entreprises européennes, en Chines, ces dernières sont majoritairement alimentées par des énergies fossiles.
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