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Le vélo électrique, nouvel eldorado des start-ups françaises ?

Le vélo électrique, nouvel eldorado des start-ups françaises ?

24 mars 2022· 2:35

Avec une augmentation régulière de 30% chaque année, le marché du vélo à assistance électrique est en plein essor... En France, ce marché est même évalué à un milliard d'euro et devrait poursuivre sa croissance sur les cinq prochaines années. Seulement, la production de vélo électrique provient majoritairement d'Asie. Un véritable problème en ces temps de pandémie et de guerre où les chaînes d'assemblages tournent au ralenti et où les importations sont perturbées. Ceci dit, nombreuses sont les entreprises à ne plus vouloir être dépendantes de l'Asie, préférant relocaliser leur activité en France avec une valeur ajouté écologique. De quoi parle-t-on concrètement ? Quelles sont les start-ups françaises capable de relancer une industrie du vélo en France ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Commençons tout d'abord par Cyclik. Cette jeune entreprise lyonnaise a fait de pari de lancer des vélos conçus en bambou et en lin dans l'hexagone. Deux matériaux écologiques produit localement et qui permettent donc de réduire drastiquement l'impact sur l'environnement et les ressources au moment de la production. Je cite le fondateur de Cyclick Félix Hébert, « le bambou est une plante à la croissance très rapide qui ne nécessite aucun engrais et consomme très peu d’eau. Cela en fait un des matériaux les plus renouvelables et les moins énergivores qui existent. Il possède également des propriétés mécaniques exceptionnelles, puisque sa capacité de résistance est largement supérieure à celle de l’acier » fin de citation. Baptisés Relief, la fabrication de ces vélos électriques émettraient 35 fois moins de CO2 que pour les vélo en carbone ou en acier, dont la quasi intégralité sont fabriqués en Asie. L'entreprise espère en vendre 500 exemplaires d'ici la fin de l'année 2022 à la fois sur leur site, mais aussi grâce à Décathlon, leur distributeur principal.


Autre strat-up française innovantes : WhaTT, dont la particularité est de proposer je cite « une double transmission », ou encore Teebike ou Virvolt qui elles se concentrent sur le retrofit. Comprenez par là, la conversion des vieux vélos en vélos électrique sans en fabriquer de nouveau. Du côté de Bordeaux, on retrouve Gouach qui pour sa part construit des batteries pour vélo 100% réparables, faisant ainsi chuter le bilan carbone des batterie de plus de 70%. Au total, toutes ces innovations devraient permettre de créer plus de 100 000 emplois sur le long terme, voir le très long terme puisque l'horizon annoncé est 2050. La France pourra également compter sur l'essor du vélo tourisme dans le années à venir avec un marché qui dépasse aujourd'hui les 5 milliards d'euros par an et qui fait de l'hexagone le deuxième pays le plus apprécié des cyclotouristes en Europe, juste derrière l’Allemagne.  


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Qu'est-ce que le BEREC, régulateur européen des télécoms ?

Qu'est-ce que le BEREC, régulateur européen des télécoms ?

23 mars 2022· 2:01

C'est l'un des sujet principaux quand on parle d'environnement et de consommation excessive : l'empreinte carbone du numérique. Si l'on vous en a déjà parlé à de nombreuses reprises dans ce podcast, nous n'avons jusqu'à présent encore jamais évoqué le BEREC, le groupe des régulateurs télécoms européens. À quoi sert-il ? Est-ce vraiment une institution capable d'aider à limiter l'empreinte carbone du numérique ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Avant tout, il faut savoir que le BEREC est un organisme indépendant dont le siège se trouve à Riga en Lettonie, et réunit en son sein les régulateurs des 27 pays de l'Union européenne. Si le BEREC existe, c'est parce que les régulateurs télécoms de l'UE considèrent qu'ils ont un rôle à jouer dans l'amélioration de la fiabilité des données ainsi que la robustesse et l'harmonisation de toutes les méthodologies qui permettent d'évaluer aujourd'hui l'empreinte environnementale du numérique. C'est un peu obscure dit comme ça, je vous l'accorde, mais dès le mois de juin, le BEREC lancera un flux de travail dédié à évaluer la soutenabilité des réseaux et des services de télécoms sur la base de critères bien précis et communs pour tous les régulateurs.


Autre priorité fixée par le BEREC, je cite « encourager la transparence et mener une régulation par la donnée au bénéfice des utilisateurs » fin de citation. Que ce soit sur les produits ou les servies numériques, la transparence environnementale sera déterminante pour offrir aux utilisateurs ce que l'institution appelle « le pouvoir du choix », avec l'espoir de créer des incitations positives dans le secteur. En ce sens, le BEREC mettra ses outils de régulation au service de l'environnement, comme la gestion du spectre, la coordination du génie civil ou encore la mutualisation de certaines parties des réseaux. À noter que le régulateur français ARCEP fait partie des pionniers en matière de soutenabilité du numérique avec le représentant irlandais (ComReg) et finlandais (Traficom). Reste à savoir si ce travail conjoint portera ses fruits dans les prochains mois ou s'il faudra attendre plusieurs années pour voir les choses évoluer.


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Un plastique recyclable à l'infini est-il possible ?

Un plastique recyclable à l'infini est-il possible ?

22 mars 2022· 2:10

Connaissez-vous Carbios ? Il y a fort à parier que non, mais pas pour longtemps, étant donné que cette entreprise promet tout simplement de créer un plastique recyclable l'infini. Comment est-ce possible ? Est-ce une vrai avancée ou simplement de la poudre aux yeux ? Tous les détails de ce projets dans cet épisode.


Pour être clair, des chercheurs ont mélangé deux enzymes d'une bactérie dévoreuse de plastique pour créer une super-enzyme capable de dégrader le PET, de son nom scientifique polyéthylène téréphtalate, qui représente environ 18% de la consommation de plastique dans le monde. On l'utilise notamment pour fabriquer des bouteilles d'eaux, de soda, de gel douche, des barquettes alimentaires et même les vêtements étiquetés polyester. Pour le directeur scientifique de Carbios Alain Marty que je cite « nous projetons la construction de la première usine au monde de biorecyclage de PET […] Grâce au soutien de nos actionnaires, de l'État et de la région Grand-Est, elle ouvrira en 2025 en Meurthe-et-Moselle pour traiter 50.000 tonnes de déchets PET par an » fin de citation.


Comparé aux 82 millions de tonnes de PET produites chaque année dans le monde, cela semble bien peu. Ceci dit, il s'agit là d'un premier pas et carrément d'une première si le PET pouvait être recyclé plus de 6 fois comme c'est le cas à l'heure actuelle. Dans le détail, je cite « le procédé déconstruit le plastique […] nous séparons tous les types de polymères qui constituent le PET afin de retrouver les constituants de base sous forme de paillettes blanches que les plasturgistes peuvent réutiliser, repolymériser pour concevoir de nouveaux produits en PET, de qualité équivalente au matériau vierge issu de la pétrochimie » fin de citation. Le tout grâce à cette super-enzyme baptisée C-ZYME dont je vous parlais en préambule capable de scinder avec précision les différents composants, un peu à l'image des ciseaux génétiques utilisés en médecine. Si les résultats sont à la hauteur des attentes de Carbios, ce procédé devrait être exploité dans une vingtaine d'autres sites de plasturgie, notamment ceux de son partenaire thaïlandais Indorama Ventures, l'un des principaux fabricant de plastique dans le monde.


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Des vers de farine pour recycler le polystyrène ?

Des vers de farine pour recycler le polystyrène ?

21 mars 2022· 2:33

Après les verres en verre puis en plastique, le future consiste-t-il en des verres fait à base de vers de farine ? Oui, je sais, dis comme ça c'est assez confus avec tous ces homonymes. Mais c'est pourtant une vrai solution si vous avez compris où je voulais en venir. Dans le cas contraire, ne vous en faites pas, je vous explique tout ça dans cet épisode.


Pour l'historique, ces verres, donc les récipients, à base de vers de farine, l'animal, ont été développé par deux designers américaines, Charlotte Böhning et Mary Lempres. Plus précisément, ces vers de farine sont des larves de ténébrions meuniers, et possède un certain talent pour le recyclage : la digestion du polystyrène. À noter qu'en 2015, des chercheurs de la précieuse Université de Stanford aux Etats-Unis ont démontré que 100 vers de farine pouvaient manger jusqu'à 40 milligrammes de mousse de polystyrène chaque jour, sans impact sur leur santé. C'est donc en partant de ce constat que les deux designers ont commencé à élever des vers en les soumettant à ce régime alimentaire. La phase suivante est somme toute un peu moins sympathique puisque qu'une fois les vers arrivés à maturité, elles prélèvent leur exosquelette dans le but d'en extraire un biopolymère appelé chitine, c'est ça qui confère notamment aux insectes et crustacés la solidité et la souplesse de leur carapace. Cette chitine est ensuite traitée pour donner une mousse résistante à l'eau et aux chocs, mais aussi plus flexible et élastique que le polystyrène produit à base de pétrole, tout en ayant des propriétés antifongiques et antimicrobiennes naturelles, la toxicité en moins.


Cette mousse baptisée Chitofoam peut ensuite être chauffée puis réutilisée pour façonner de nouveaux produits ou enterrée pour une décomposition totale en trois semaines seulement. À noter que les designers ont déjà mis aux point des gobelets et des emballages de cacahuètes grâce à ce procédé et sont dans l'attente d'une production à grande échelle. Cette invention pourrait en effet représenter une bonne solution pour les utilisateurs de polystyrène, notamment France, qui ont signé l'été dernier une charte dans laquelle ils s'engageait à développer une filière visant à recycler en 2025 100% des emballages composés de polystyrène, contre seulement 4% aujourd'hui. Pour atteindre cet objectif, l'industrie misera avant tout sur les solutions chimiques, mais le potentiel des vers de farine a déjà séduit plusieurs spécialistes comme la start-up lorraine Worm Generation, qui prévoit d'ouvrir d'ici 2023 une ferme dans laquelle elle produira des farines animales avec des vers nourris au polystyrène.


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L’économie circulaire et l’eau pour produire de l’énergie ?

L’économie circulaire et l’eau pour produire de l’énergie ?

20 mars 2022· 2:14

Connaissez-vous le 3DEXPERIENCE Lab ? Il est fort possible que non, et pourtant, il s’agit là d’un incubateur de startup très intéressant financé par Dassault Systèmes avec l’objectif de produire de l’énergie verte de façon innovante. Aujourd’hui, focus sur deux des entreprises qu’ils soutiennent : EEL Energy et AES. Si le premier s’inspire du mouvement des vagues, le second mise davantage sur l’économie circulaire et le recyclage. Tous les détails dans cet épisode.


Commençons par EEL Energie, qui depuis 2011 travaille sur un système de membrane ondulante imitant le mouvement du poisson afin de produire de l'électricité. D’après le directeur général de l’entreprise Franck Sylvain que je cite : « L'ondulation est le meilleur moyen pour avancer […] le poisson voilier [est d’ailleurs l’animal le plus rapide du monde avec une vitesse qui] peut atteindre 110 km/h. Partis de ce constat, il nous semblait logique de travailler à récolter l'énergie créée par le pouvoir d'ondulation. » fin de citation. Rien de spectaculaire sur la forme, la membrane ondule sous la pression du fluide en mouvement. Ces déformations sont ensuite transformées en électricité via un système électromécanique placé sur la surface de la membrane. Ce système offre d’ailleurs plusieurs avantages comme le fait de quantifier l’énergie produite par une source qui n’est pas intermittente, mais aussi l’absence de nuisance sonore et visuelle contrairement aux éoliennes. La start-up cherche aujourd’hui à lever environ 15 millions d’euros pour poursuivre son développement.


Autre invention, celle des allemands d’AES qui prend la forme d'une mini-usine de recyclage, complètement autonome et pilotable à distance, en conception depuis deux ans et demi. En clair, une fois le processus de recyclage effectué, une huile est récoltée et pourra ensuite être utilisée dans de multiples cas. D’après Marco Karber, managing partner de l’entreprise que je cite : « l'huile produite peut ensuite être utilisée pour générer de l'électricité ou de la chaleur, ou pour fabriquer de nouveaux plastiques. ». Pour l’instant AES ne récolte que les déchets des maisons de retraite et des producteurs de plastique, mais comptent également se rapprocher d’entreprises engagées dans le nettoyage des océans.  


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Peut-on rouler à l'huile végétale ?

Peut-on rouler à l'huile végétale ?

17 mars 2022· 2:31

À l'heure ou le prix des carburants n'a jamais été aussi haut (malgré un légère baisse ces derniers jours) vous êtes sans doute nombreux à vous intéresser aux autres modes de transport à la fois pour pouvoir faire des économies mais aussi sans doute par envie de préserver la planète. Aujourd'hui, je vous propose de vous intéresser à un carburant dont on parle peu et qui pourtant pourrait être une alternative assez intéressante : l'huile végétale. Cela peut-il réellement fonctionner, et si oui, comment ? Toutes les réponses dans cet épisode.


Vous l'ignorez peut-être, mais rouler uniquement à l'huile végétale est illégale en France. L'hexagone est d'ailleurs le seul pays du continent à l'interdire puisque partout ailleurs sur les routes européennes, il est en effet possible d'utiliser ce type de carburant. Enfin, pour être précis, la France interdit l'usage de 100% l'huile végétale pour se déplacer sur les routes. Car pour les travaux agricoles et bien ce liquide écologique est parfaitement toléré. En fait, cette interdiction de déplacement à l'huile végétale est dû à de possible ennuis mécaniques qui pourraient survenir dans un moteur diesel et donc créer des accidents. Car oui, l'huile végétale ne fonctionne correctement que dans un moteur diesel. C'est en effet un liquide assez visqueux qui provoque parfois des dépôts dans les injecteurs ainsi que dans les chambres à combustions. Ceci dit, il est tout à fait possible de mélanger huile végétale et diesel pour réduire son empreinte carbone et limiter les risques.


Pour être encore plus précis, dans le cas d'un moteur diesel à injection indirecte (je ne vais pas vous détailler ses spécificités et son fonctionnement, mais en gros, cette méthode permet d'améliorer la combustion du diesel malgré l'emploi d'une injection basse pression), donc dans le cas d'un moteur diesel à injection indirecte, il est possible de choisir un système approprié type Bosch qui permet de rouler avec un carburant composé à moitié d'huile végétale. Pour les moteurs diesel à injection directe type TDI, HDI ou DCI, ce sont les sigles que vous retrouvez parfois à l'arrière des voitures, et bien dans ce cas, vous ne pouvez mettre que 30% d'huile végétale maximum dans votre réservoir. À noter que les portions d'huiles végétales que je viens de vous présenter sont parfaite pour l'été, mais qu'au fur et à mesure où l'on rentre dans l'hiver, il faut impérativement diminuer la part d'huile végétale. D'ailleurs, les huiles pouvant servir de carburant et donc mélangées avec du gasoil sont l'huile de colza, de tournesol, de lin, d'amandes, et même l'huile de friture.


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2021 : année record pour les rejets de CO2 ?

2021 : année record pour les rejets de CO2 ?

16 mars 2022· 2:19

Si 2020 a été une année de recul en terme d'émissions de CO2 dans le monde, il semblerait que la tendance ne se soit malheureusement pas poursuivi l'an dernier. D'après l'Agence Internationale de l’Énergie, les émissions de dioxyde de carbone auraient même atteint un niveau record en 2021. De quoi s'agit-il concrètement et quelles seront les conséquences d'un tel pic ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Il faut bien l'avouer, le timing de cette annonce est assez curieux. En pleine crise énergétique en Europe ou le gaz et l'électricité battent des records mais aussi dans le reste du monde avec l'envolée des prix pour le baril de pétrole, l'Agence Internationale de l'Energie a annoncé que les émissions de CO2 de l'humanité ont tout simplement atteint un niveau record à 36,3 milliards de tonnes. Du jamais vu, et une augmentation qui compense largement la baisse observée en 2020 du fait de la crise sanitaire. Selon les experts de l'agence, ces mauvais chiffres s'expliquent par trois facteurs : tout d'abord un rebond de l'économie, ensuite des conditions météorologiques défavorables, et pour finir la flambée des prix du gaz qui a eu pour effet d'augmenter les consommations de charbon, ce qui n'est clairement pas une bonne nouvelle puisque brûler du charbon émet deux fois plus de CO2 que le gaz.


Si l'on s'intéresse aux pays en particulier, c'est la Chine qui a contribué le plus à cette hausse avec près de 12 milliards de tonnes CO2 émises en plus, soit un tiers de la hausse mondiale, et ce à la faveur d'une économie qui a poursuivi sa croissance malgré la pandémie de la Covid-19. À noter que cette croissance chinoise était assortie d'une demande énergétique toujours plus importante, et qui, comme je vous le disais précédemment, a fait bondir l'utilisation du charbon dans les centrales électrique du pays. Bonne nouvelle toutefois, la part des énergies renouvelables et du nucléaire a été supérieur à celle de l'électricité issue du charbon, atteignant un niveau record de 8.000 térawattheures, soit 500 TWh de plus qu'en 2020. Si elle pollue beaucoup de part son industrie, la Chine enregistre également une forte percée des énergies renouvelable notamment grâce aux panneaux solaires et aux éoliennes. L'hydraulique qui fait habituellement la force du pays n'a malheureusement pas suivit en 2021 à cause de nombreux épisodes de sécheresses.


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Deux voitures mythiques de retour en 100% électrique ?

Deux voitures mythiques de retour en 100% électrique ?

15 mars 2022· 3:40

Les amateurs de voitures et d'environnement seront ravi d'apprendre que ces derniers jours, deux voitures iconiques du 20e siècles ont été dévoilées en version électriques. En effet, la fameuse Ford Mustang Fastback de 1967 signera bientôt son retour sans le moindre rejet de gaz à effet de serre, tout comme le célèbre Combi Volkswagen dont on vous avait déjà parlé dans ce podcast il y a quelques temps. Tous les détails sur ces come-back sans émission de CO2 sur route dans cet épisode.


Si la plupart des constructeurs automobiles n'ont pas d'autres choix que de tout miser sur de nouveaux modèles de véhicules électriques ou hydrogènes à cause de l'interdiction de commercialiser des voitures essence et diesel d'ici 2035 en Europe, d'autres compagnies ont activé la carte nostalgie en remettant au goût du jour des véhicules ultra populaires auprès des automobilistes et passionnés d'auto de manière générale. À commencer par la firme britannique Charge qui la semaine dernière a présenté une toute nouvelle Ford Mustang Fastback de 1967 100% électriques. Que les fans les plus pointilleux se rassure, le châssis de ce nouveau modèle est bel et bien celui de la célèbre marque au cheval.


Si tous les détails techniques n'ont pas encore été révélés, on sait toutefois qu'elle disposera d'une batterie de 64 kWh et d'une transmission intégrale, sans oublier une puissance de 544 ch obtenue grâce à deux moteurs électriques. La marque Charge promet ainsi une autonomie de 320 kilomètres seulement... c'est assez décevant en effet, mais explique pouvoir atteindre le 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes, ce qui reste une excellente performance pour une voiture électrique. Alors vous vous doutez bien que ce modèle de collection ne revient pas sur le devant de scène sans quelques petites contraintes. Le nombre d'exemplaires tout d'abord, limités à 499, chacun affiché au prix astronomique de 420 000 euros.


Mais laissons la Mustang Fastback électrique de côté pour s'intéresser au véhicule préféré des baroudeurs, le Combi Volkswagen qui fera son retour en fin d'année sous le nom de ID Buzz. Cinq ans après l'annonce de son retour en version électrique, Volkswagen a présenté la semaine dernière les caractéristiques de ce véhicule de 4 mètres 71 de long pour 2 mètres de larges et 3 mètres d'empattement. En jargon automobile, l'empattement est la distance entre les axes des roues avant et arrière. Deux versions seront disponibles, une familiale pour les particuliers et une cargo pour les professionnels. Sous le capot trônera un moteur de 150 kw alimenté par une batterie lithium-ion de 77 kwh pour une vitesse maximale de 145 km/h. Reste encore à connaître l'autonomie du véhicule qui n'a pas été précisée par le constructeur.


Désireux de relancer son véhicule phare en version 100% écolo, Volkswagen n'y est pas allé par quatre chemin puisque la quasi intégralité des pièces de l’habitacle seront faites en matériaux recyclés, 10% de plastique récupéré dans les océans et 90% de bouteilles en plastiques recyclées. Autre touche modernité, un écran 10 pouces placé au centre du poste de conduite équipé d'Apple CarPlay et d'Android Auto. Enfin, et tout comme la Mustang Fastback, le prix aura sans doute de quoi refroidir de nombreux automobilistes, puisqu'il faudra débourser 60 000 euros environ pour la version familiale.


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Un calculateur d’empreinte carbone pour la pub ?

Un calculateur d’empreinte carbone pour la pub ?

14 mars 2022· 2:14

Après le calculateur d'empreinte carbone des sites internet dont on vous a parlé l'an dernier, focus aujourd'hui sir l'adOOhcc, un outil de l'Union de la Publicité Extérieure pour mesurer les émissions de CO2 des campagnes de pub papier et digitale. De quoi s'agit-il concrètement et comment fonctionne-t-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Au-delà de la pollution visuelle, les affiches publicitaires peuvent également être une source de pollution à plusieurs égards. Au niveau de l'impression, pour les flyers, tracs et magazines que l'on ne regarde pas et qui sont jeté à la poubelle par exemple. Ou encore à la surconsommation d'électricité, et même aux modes de tournage quand il s'agit d'un clip vidéo pour la télévision ou les plateformes. Bref, les formes de pub sont aussi diverses que variées, et ce constat s'applique aussi à leurs coût pour l'environnement. C'est pourquoi l’Union de la Publicité Extérieure a mis en place adOOHcc (pour advertising Out Of Home calculateur carbone), développé avec le cabinet Axionable.


En clair, cet outil permet de mesurer les émissions de CO2 des campagnes de pub en toute simplicité. Concrètement, il intègre tous les formats et calcul l’ensemble du cycle de vie d'une campagne, des matières premières utilisés pour la fabrication, au transport en passant par l'installation, l'exploitation et la fin de vie. Ceci dit, l'outil est davantage pensé pour les professionnels ou collaborateurs désireux de garder un œil sur le côté pollution d'une campagne de pub. Les internautes curieux peuvent eux aussi s'amuser à estimer l'impact d'une campagne de pub à proximité de chez eux pas exemple pour se faire une idée. Mais en l'absence de certaines données, le résultat ne sera qu'approximatif.


D'ailleurs, adOOHcc a pour vocation de s'intégrer dans les futurs contrats climat introduits par la loi Climat et Résilience. Ces contrats ont pour objectif de concrétiser les engagements des professionnels de la publicité en faveur d’une réduction des émissions de CO2. Grâce à cet outil gratuit en ligne, les membres de l’UPE pourront répondre je cite « aux attentes des annonceurs et des agences en matière de mesure des émissions de CO2 pour les accompagner dans leur stratégie environnementale » fin de citation. Pour les curieux, le lien du site est dans la description du podcast.


Calculateur : http://carbone-calculateur-adoohcc.upe.fr/


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Qui sont les lauréats 2022 du prix européen Startup for Mobility ?

Qui sont les lauréats 2022 du prix européen Startup for Mobility ?

13 mars 2022· 3:01

Il y a peu, le European Startup Prize for Mobility a dévoilé les dix startup innovantes dans le secteur de la mobilité durable sélectionnés pour son édition 2022. Si l'on parle ici de mobilité, les champs d'actions sont bien plus large qu'on peut le penser, s'étendant jusqu'à l’accessibilité et les data par exemple. Quelles startup sortent du lot ? Petit tout d'horizon dans cet épisode.


Il aura fallu attendre près de six mois pour que l'initiative ne dévoile les projets retenus pour son édition 2022. Créée en 2017 sous l’impulsion de la Présidente de la Commission des transports et du tourisme au Parlement européen Karima Delli, le prix European Startup for Mobility mélange à la fois public et privé et à pour objectif de soutenir le développement des startups les plus innovantes dans le secteur de la mobilité durable sur le continent. Cette année, seul dix projets ont été retenu sur les 500 candidatures, et cela sur la base de trois critères : le modèle d’affaires de l’entreprise, son impact environnemental et social ainsi que sa portée à l’échelle européenne.


Du côté des mobilités partagées et des véhicules électriques, on retrouve BAQME. Cette startup hollandaise a créé une plateforme de partage de vélos-cargos électriques pour réduire l’usage de la voiture en ville sur de courtes distances. Avec plus de 200 vélos en libre service, elle opère pour l'instant à Rotterdam et La Hague. Niveau recharge intelligente, on retrouve Bia Power avec sa plateforme pour recharger les véhicules électriques donc, et surtout optimiser les recharges. Un outil pratique qui pourra peut-être être couplé avec GO Sharing qui propose depuis son application mobile des scooters, vélos et voitures électriques à louer. Enfin en bout de chaîne, on retrouve Nowos qui est spécialisé dans la réparation de batteries lithium ainsi que le recyclage des matières premières qu’elles contiennent.


Pour les innovations des secteurs ferroviaire et de l'aviation, on retrouve OTIV, et ses systèmes d’assistance et d’autonomie pour les trains qui circulent en ville ou en zone industrielles. Zeleros Hyperloop, comme son nom l'indique développe pour sa part un hyperloop européen capable de relier différentes villes qui n'ont pas encore été citées à plus de 1000 km/h sans aucune émission de gaz à effet de serre. Pour le secteur de l'aviation, Storkjet développe un logiciel développé afin d'aider les compagnies aériennes à réduire leurs émissions de CO2 tout en économisant du carburant.


Dernière catégorie, les data avec Heex dont l'objectif est d'extraire des données jugées pertinentes afin d’aider les constructeurs automobiles et entreprises spécialisées dans l’IA à développer des voitures autonomes. Une innovation qui là encore pourrait être complété par Vianova qui, en utilisant les données des véhicules connectées aide les villes et les opérateurs à construire des systèmes de transport plus efficaces et durables. Et enfin, Revolve-wheel dont le travail en matière d’accessibilité a suscité l'intérêt du jury. À noter que les startups lauréates recevront leur prix le 19 mai prochain à l'occasion du sommer ChangeNow.


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Qu'est-ce que le Global Digital Power Forum ?

Qu'est-ce que le Global Digital Power Forum ?

10 mars 2022· 2:04

Il y a peu, près de 200 acteurs des technologies vertes se sont réunies à Barcelone pour le Global Digital Power Forum. Cette grand messe de la tech verte avait cette année pour thème Lighting Up a Low-Carbon Smart Future (mettre en avant un futur intelligent bas-carbone). Tout ça s'est tenu en parallèle du Mobile World Congress avec Huawei comme meneur de jeu. De quoi s'agit-il ? Toutes les réponses dans cet épisode.


Je cite Fang Liangzhou, vice-président de Huawei Digital Power, « les leaders de l’industrie ont partagé leurs idées sur la façon d’innover dans les réseaux et les centres de données verts à faible émission de carbone et la manière de promouvoir le développement des énergies propres […] Huawei soutient activement et participe aux actions de lutte contre le changement climatique pour aider ses clients à devenir neutres en carbone. Nous innovons continuellement dans la production d’énergie propre, la numérisation de l’énergie, le transport électrique, les infrastructures énergétiques TIC vertes et l’énergie intelligente intégrée » fin de citation. Si Huawei se congratule sur ses initiatives, que signifie énergie intelligente intégrée ? Et bien difficile de le savoir précisément.


Les précisions de Huawei nous apprenne je cite que « l’efficacité énergétique des salles d’équipement peut être améliorée de 55% à 75% après l’expansion et la reconstruction des capacités. En outre, des technologies innovantes, telles que le refroidissement précis et l’augmentation intelligente de la tension, éliminent la nécessité d’ajouter des salles d’équipement, de remplacer les câbles et d’ajouter des climatiseurs » fin de citation. Alors si ces différentes innovations sont à saluer, il est toutefois peu probable qu’elles compensent nos besoins en électricité. La solution semble désormais évidente : la sobriété énergétique.


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Des mini-réacteur nucléaire pour verdir l'industrie ?

Des mini-réacteur nucléaire pour verdir l'industrie ?

9 mars 2022· 2:01

Et si le secteur industriel pouvait se décarbonner grâce à des mini-réacteur nucléaires ? C'est en tout cas ce que pense Jimmy, startup française spécialisée dans cette technologie. En quoi le nucléaire pourrait permettre d'éviter les gaz à effet de serre émis par l'industrie ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Pour l'historique, Jimmy a été fondée l'an dernier par Antoine Guyot et Mathilde Grivet avec pour ambition de contribuer à la décarbonation de l’industrie grâce à une nouvelle application de la fission nucléaire. En clair, Jimmy veut proposer une alternative durable aux industries nécessitant beaucoup de chaleur. De la chaleur qui comme vous le savez provient souvent d'énergie fossiles, qui quand elles sont brûlées produisent énormément de gaz à effet de serre. L'idée de Jimmy est donc de concevoir des générateurs thermiques sur la base de mini-réacteurs nucléaires, puis de les vendre aux industriels pour créer de la chaleur décarbonée.


Côté technique, la startup utilise la fission nucléaire, donc avec de l’uranium, dans des mini réacteurs nucléaires qui se branchent directement aux installations existantes. Je cite les fondateurs « avec Jimmy et notre offre unique, nous souhaitons apporter le savoir-faire nucléaire français pour créer la première industrie décarbonée compétitive mondiale. Mettre le pragmatisme technologique au service de l’écologie, décarboner l’industrie tout en augmentant sa performance ». Si un tel positionnement ne manquera pas de leur attirer les foudres des anti-nucléaires, le plan de la startup est déjà bien établi. Jimmy compte installer ses premiers mini-réacteurs fin 2025 et devrait également recruter une dizaine d’ingénieurs pour finaliser la conception de sa solution. Reste également à mettre en place des partenariats avec des fournisseurs industriels pour la production de son générateur. À noter que l’entreprise va également débuter les premières procédures réglementaires auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire afin de se conformer au cadre réglementaire existant.


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Météo France, au secours des villes face au changement climatique ?

Météo France, au secours des villes face au changement climatique ?

8 mars 2022· 2:23

Il y a quelques jours, le GIEC publiait un nouveau rapport sur l'état toujours plus alarmant du changement climatique et des phénomènes météos extrêmes. Si ce rapport est tristement passé sous les radars auprès du grand public en raison de l'actualité internationale, Météo France semble pour sa part se l'être approprié, au point de s'engager à aider ville et entreprises à anticiper les caprices de la natures. Tous les détails dans cet épisode.


Concrètement, Météo France a signé un contrat avec le ministère de la Transition Écologique pour la période 2022-2026. Trois priorités ont été fixées, la première consistant je cite « à contribuer à la connaissance du climat, mieux comprendre son évolution, et collaborer aux exercices de simulation climatique internationaux ainsi qu'aux rapports menés par le GIEC. Deuxièmement, éclairer les décideurs et acteurs économiques dans leurs démarches d'adaptation au changement climatique grâce à de nouveaux services. Et enfin, poursuivre la sensibilisation de tous les publics aux conséquences du changement climatique » fin de citation.


Dans les fait, comment cela va-t-il se traduire ? Météo France veut tout d'abord améliorer ses prévisions concernant les phénomènes météorologiques dangereux. Dès lors, les vigilances et alertes en cas d'intempérie seront mis en place deux jours à l'avance contre seulement 24 heures aujourd'hui. Pour rentrer dans le détail, Météo France compte recourir davantage à l'intelligence artificielle et utiliser des données issues de systèmes d'observation participatifs, mais aussi des réseaux sociaux, de webcams et même d'objets connectés, en complément des systèmes d'observation traditionnels. Cela permettra d'après eux de mieux observer le temps qu'il fait et d'améliorer ses prévisions.


Parmi les autres outils développés et qui seront mis à disposition des collectivités et des entreprises, on retrouve Climadiag, un outil de sensibilisation pour aider les entreprises à prendre conscience de du changement climatique. En clair, Climadiag permet d'identifier les stratégies que doivent développer les entreprise pour faire face aux risques climatiques qui les concernent. Dans un autre registre, Climsnow, destiné aux stations de ski, permet pour sa part de quantifier la fiabilité de l'enneigement, entre neige naturelle damée et neige de culture. L'idée est je cite de « permettre aux stations de ski d'utiliser les informations fournies par Climsnow pour ensuite planifier des choix d'investissement en se basant sur des projections de l'état futur du manteau neigeux » fin de citation.


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Des microalgues pour capter le CO2 ?

Des microalgues pour capter le CO2 ?

7 mars 2022· 2:11

Au chapitre des technologies pour capter le CO2, il se trouve que la nature est sans doute l'une des machines les plus aboutie qui soit. C'est en tout cas le constat de l'entreprise CarbonWorks qui développe un processus pour capter des milliers de tonnes de dioxyde de carbone grâce à des micros algues ! Tous les détails dans cet épisode !


CarbonWorks est le fruit du travail conjoint de Suez et Fermentalg avec pour objectif d’accélérer le développement et la commercialisation des solutions de capture et de bioconversion du CO2 par la « photosynthèse microalgale ». Traduction : capter le CO2 grâce à de minuscules algues. En septembre dernier, CarbonWorks installait son premier démonstrateur en Gironde. Cette plateforme permet notamment des pollutions émanant d'une unité de méthanisation agricole attenante et de produire un biocomposant à base d'algue pouvant ensuite être réemployé en tant que fongicide naturel pour les vignobles. Je cite Guillaume Charpy, président de l'entreprise :« nous disposons d’une technologie unique au monde qui nous permet de transformer le CO2 en bio composant pouvant être valorisé en tant que fongicide naturel mais aussi en produit d’alimentation pour l’animal et l’homme » fin de citation.


Face à l'engouement de cette technologie ainsi que les nombreuses opportunités qu'elle représente, un tour de table a été mené par plusieurs société dont BNP Paribas, Bpifrance, Demeter Investment Managers et même la région Nouvelle-Aquitaine. C'est donc 11 millions d'euros au total qui ont été levés et qui permettra à la deeptech de renforcer son développement, notamment en construisant je cite : « un photobioréacteur de taille semi-industrielle en Gironde, dont la mise en service est prévue en 2023 » fin de citation. Cette récolte permettra également à CarbonWorks de tripler ses effectifs au cours des deux prochaines années pour intensifier son développement technique et commercial. Pour Guillaume Charpy que je cite à nouveau : « Une fois que nous aurons trouvé notre modèle économique, nous viserons l’installation de notre technologie auprès d’industries qui souhaitent réduire leurs émissions de CO2 et nous chercherons à nouer des partenariats avec des industriels de l’agriculture et de l’alimentation durable » fin de citation.


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Qu’est-ce qu’Interxion France, première société « Ocean Approved » ?

Qu’est-ce qu’Interxion France, première société « Ocean Approved » ?

3 mars 2022· 2:04

Aujourd’hui, focus sur une entreprise qui vient tout simplement de devenir la première de France à recevoir le label « Ocean Approved », qui récompense les actions menées pour réduire l’impact des data centers sur les écosystèmes marins. De quoi s’agit-il concrètement ? Quel est l’intérêt de ce label ? En quoi Interxion est-elle différente ? Toutes les réponses à ces questions dans cet épisode.


Lancé l’an dernier par la Fondation de la Mer en partenariat avec Bureau Veritas et le ministère de la Mer, ce label « Ocean Approved » distingue les entreprises engagées dans la préservation des écosystèmes marins. Concrètement, ce label fait renvoie à un référentiel fondé sur l’Objectif de développement durable n°14 des Nations Unies, comprenant 10 leviers d’action et 44 indicateurs. Avec cet outil, les entreprises peuvent ainsi calculer leur impact sur les océans et donc se fixer des objectifs pour améliorer leurs résultats.  


De son côté, Interxion France avait déjà conscience de son impact sur l’environnement, et a rapidement décidé de limiter son empreinte carbone en fournissant des data centers éco-responsables alimenté par des énergies renouvelables produites en France. Je cite « Interxion est ainsi le premier opérateur de data centers à avoir atteint la neutralité carbone en France en 2020 ». L’entreprise a ensuite commencé à identifier ses points faibles. À l’issue d’une évaluation de la matérialité, de la cartographie des impacts directs et indirects et du plan d’action mis en place, Interxion a été certifiée Ocean Approved ce qui je cite « vient reconnaître son engagement en faveur des océans. Nous avons utilisé le Référentiel Océan pour structurer notre engagement et agir concrètement. […] Cette initiative vient concrètement soutenir nos engagements en nous intégrant dans un processus pour la préservation des océans basé sur des indicateurs concrets et fiables » fin de citation.


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Qu’est-ce que l’application Good Habits ?

Qu’est-ce que l’application Good Habits ?

2 mars 2022· 2:17

 Avec la préoccupation croissante de la protection de l’environnement, plusieurs gestes simples se sont imposés dans notre quotidien comme le tri, le recyclage ou tout simplement le fait de privilégier les moyens de transports doux comme le vélo par exemple. Ceci dit, comment faire pour se retrouver parmi toutes les initiatives à mettre en place ? C’est la question que pose l’application The Good Habits dont une version bêta est actuellement disponible sur la plateforme EDF Pulse & You. Toutes les informations sur cette application dans cet épisode.


Pour commencer, la plateforme EDF Pulse & You réunit depuis plus de 5 ans maintenant, des chefs d’entreprise et des start-ups ainsi que des particuliers désireux de s’engager pour créer un monde meilleur en échangeant des idées et en votant pour les meilleures contributions. C’est donc sur cette base que l’application The Good Habits a été développée par Cassandre Milius que je cite « en allant rencontrer les gens, je me suis rendue compte que chaque individu a ses propres moteurs pour changer. Certains le font pour préserver leur santé, d’autres pour alléger leur esprit, ou encore pour faire des économies à la fin du mois. […] Avec The Good Habits, vous allez par exemple découvrir qu’il y a plein de raisons de choisir d’utiliser des cotons lavables. Parce que c’est moins cher. Parce que c’est meilleur pour la peau. Ou parce que c'est bon pour la planète. Et ce que j’espère, c’est que chacun pourra y trouver sa propre motivation » fin de citation.


Vous l’avez compris, l’application accompagne ceux qui veulent changer sans culpabiliser, en tenant compte de leurs envies et de leurs rythmes et en mettant en avant ce que de nouvelles habitudes peuvent leur apporter dans l’immédiat. Autre levier sur lequel la fondatrice compte beaucoup : la bienveillance. Parce que je cite « l’écoresponsabilité c’est un chemin fait d’essais et d’erreurs où l’on progresse par l’expérience et surtout en s’entraidant les uns les autres » fin de citation. The Good Habits se veut donc un lieu où l’on partage son expérience et ses recettes maisons qui peuvent vous aider et préserver la planète.


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Des haies solaires pour l’agriculture française ?

Des haies solaires pour l’agriculture française ?

1 mars 2022· 2:24

Connaissez-vous l’agrivoltaïsme ? Pour être honnête, il y a peu de chance que vous en ayez entendu parler tant cette pratique n’en est qu’à ses débuts, mais si jamais c’est le cas, alors vous savez qu’il s’agit d’un moyen assez intéressant pour aider les agriculteurs à tirer profit des panneaux solaires pour les aider à s’adapter au changement climatique tout en produisant de l’énergie renouvelable. Récemment, l’INRAE et Engie ont lancé un démonstrateur de haies agrivoltaïques avec l’objectif de généraliser ces haies panneaux-solaires au plus d’exploitation possible. En quoi cela consiste-t-il et est-ce vraiment intéressant pour les agriculteurs ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Aujourd’hui, la plupart des projets agrivoltaïques se basent sur des ombrières pilotées par de l’intelligence artificielle. Concrètement, ces dispositifs permettent d’orienter les panneaux solaires en fonction de plusieurs paramètres météo afin de protéger les cultures des intempéries ou des fortes chaleurs. Or, ce n’est pas cette approche qu'ont suivi l’INRAE (l’institut national de recherche pour l’agriculture) et le fournisseur d’énergie ENEGIE. Leur projet baptisé « Camelia va étudier durant 3 ans les bénéfices de haies solaires, composées de panneaux solaires bifaciaux verticaux. Je cite Aline Chapulliot, Responsable des nouvelles offres chez Engie Green : « l’objectif premier de ce démonstrateur sera d’étudier la performance agronomique du système […] de mesurer les impacts et les bénéfices que ces haies solaires vont avoir sur les cultures » fin de citation.


Cette performance agronomique sera ensuite évaluée par INRAE sur l’une de leur plateforme regroupant des bovins, vaches et taureaux donc, dans le Puy-de-Dôme. Je cite : « l’INRAE va étudier l’effet des haies sur le micro-climat de la parcelle, sur des paramètres comme le vent, l’ombre, l’évapotranspiration ou l’humidité dans le sol, mais aussi leur effet sur la quantité et la qualité de biomasse » fin de citation. Autre objectif : étudier le fonctionnement de ces haies solaires et permettre d’anticiper son déploiement à plus grande échelle. Car l’un des dangers inhérents à l’agrivoltaïsme est de voir des parcelles agricoles où la production d’électricité deviendrait prioritaire sur la production agricole. Un problème rapidement mis en avant par la filière et qui est en train de trouver son cadre juridique grâce au parlement français et à l’AFNOR qui fournira une certification pour assurer un développement responsable.


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Une batterie fabriquée avec des citrons ?

Une batterie fabriquée avec des citrons ?

28 février 2022· 2:07

C’est une info qui va en faire sourire plus d’un mais qui pourrait quand même nous inspirer dans pas mal de domaines. Des scientifiques britanniques ont tout simplement mis au point une batterie capable de générer de l’électricité, et ce grâce à des citrons ! Une performance unique au monde qui leur a même valu un certificat du prestigieux Guiness World Records. Tous les détails dans cet épisode.


Dans le détail, c’est grâce aux scientifiques de la Royal Society of Chemistry de Manchester en Angleterre que je peux vous parler de cette histoire aujourd’hui. Cela remonte tout de même à plusieurs mois, le 15 octobre dernier pour être précis, mais ces derniers ont réussi à créer une batterie électrique grâce à 2 923 citrons ! Leur méthode consistait à insérer une bande de cuivre et une bande de zinc à chaque extrémité afin je cite le « le jus de citron agisse comme un électrolyte tandis que le zinc et le cuivre étaient les électrodes » fin de citation. Mesurée à l'aide d'un voltmètre, la tension électrique générée par cette batterie atteignait 2 307,8 volts, surpassant ainsi le précédent record établi en 2020 de 1 521 volts avec 1 964 citrons.


Pour être honnête, la puissance de la batterie ne dépassait pas les 2W, ce qui serait largement insuffisant pour faire fonctionner la majorité des appareils électriques. Mais a visiblement été suffisamment puissant pour actionner un système de feu d’artifice, symbolisant le début d'une course de karting. Si jamais vous vous demandez ce qu’il est advenu des citrons, et bien sachez qu’ils ont été récupérés pour faire du biogaz. D’après les scientifiques les batteries tout solides font partie des plus prometteuses, mais de leur aveu, il reste encore un long parcours avant une éventuelle commercialisation.


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Les 63 français les plus riches polluent autant que la moitié du pays ?

Les 63 français les plus riches polluent autant que la moitié du pays ?

27 février 2022· 2:06

D’après un rapport des ONG Oxfam et Greenpeace France la semaine dernière, les 63 français les plus riches émettraient autant de gaz à effet de serre à eux seuls que la moitié des français. On ne parle bien entendu par d’eux en tant que personne, mais davantage de leur patrimoine, leurs entreprises, les actions dans des compagnies polluantes qu’ils peuvent posséder etc… Qu’est-ce que cette statistique peut bien vouloir dire dans les faits ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Clairement, ce qui distingue cette étude des autres, c’est qu’elle prend en compte l’intégralité du patrimoine financier des personnes concernées. En ressort une empreinte carbone globale qui n’est donc pas très envieuse pour les 63 personnalités françaises les plus riches. Je cite l’étude, « Avec au moins 152 millions de tonnes équivalent CO2 en une année, le patrimoine financier de ces 63 milliardaires émet autant que le Danemark, la Finlande et la Suède réunis. Trois milliardaires français émettent, via leur patrimoine financier, plus qu'un cinquième des Français » fin de citation. Encore plus éloquent, le rapport pointe du doigt la famille propriétaire des magasins Auchan qui émet à elle seule je cite « autant que 11 % des ménages français, soit plus que tous les habitants de la région Nouvelle-Aquitaine » fin de citation.


À titre de comparaison, d’après le rapport de l'organisation World Inequality en 2022, un humain émet en moyenne 6,6 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. En Europe, 50 % de la population du continent émet 5 tonnes par an, contre 3 tonnes pour l'Asie de l'Est, et 10 tonnes pour l'Amérique du Nord. En conséquence, Greenpeace France et Oxfam préconisent l'instauration d'un ISF climatique et d’une autre taxe sur les dividendes pour les entreprises qui ne respectent pas l'Accord de Paris.


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Qu'est-ce que le prix national du génie écologique ?

Qu'est-ce que le prix national du génie écologique ?

23 février 2022· 2:11

Parmi les nombreuses compétitions organisées en France, en Europe et sur les autres continents pour créer les technologie vertes de demain, on trouve le prix du génie écologique. Concrètement, les candidats sont invités à concourir sur des projets liés à l’écovégétalisation et à la restauration d’écosystèmes dégradés. Leurs travaux seront présentés fin avril. De quoi s'agit-il ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Respecter la biodiversité, restaurer les milieux naturels, améliorer les trames écologiques... Voilà en trois exemples résumé l'esprit de cette compétition et les quelques solutions que peut apporter le génie écologique dans sa gestion des espaces naturels. Cette édition 2022 est co-organisé par l’association fédérative des acteurs de l’ingénierie et du génie écologique (A-IGÉco), le centre de ressources génie écologique de l’Office français de la biodiversité (OFB), le ministère de la Transition écologique ainsi que l'organisme Plante & Cité. Objectif : partager les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité et mettre l’accent sur une discipline encore méconnue. Cette année, focus sur les milieux urbains en montrant justement ce que peuvent apporter ces techniques dans les villes.


Un mot également sur le Prix spécial "Milieux urbains" qui récompensera un projet portant spécifiquement sur un ou des milieux urbains (restauration écologique de berges urbaines, désartificialisation et restauration des fonctions des sols etc...). Pour ce prix, les projets seront jugés sur leur aspect exemplaire, mais également dans l’intégration des acteurs locaux dans leur élaboration et leur mise en œuvre. Au total, cinq catégories seront récompensées : restauration d’écosystèmes, de populations ; gestion des espèces envahissantes ; amélioration des trames écologiques ; réhabilitation des services liés aux écosystèmes et au sol ; pratiques de gestion des espaces naturels. La remise des prix et la présentation des lauréats aura lieu quant à elle à l'automne prochain.


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Comment l'Allemagne s'approprie le train à hydrogène ?

Comment l'Allemagne s'approprie le train à hydrogène ?

22 février 2022· 2:23

Tandis que la ministre de la Transition Ecologique Barbara Pompili a inauguré en début de semaine l'usine Alstom qui fabriquera le Coradia iLint, c'est le nom de ce train à hydrogène français, l'Allemagne elle possède déjà une usine de ce calibre qui pour sa part tourne à plein régime. Tous les détails dans cet épisode.


Concrètement, c'est à Salzgitter en Basse-Saxe que l'on trouve cette usine allemande. Son carnet de commande : 14 trains en cours de construction pour la région de Francfort, 27 pour la région Basse-Saxe, où devrait être inauguré, et c'est une première mondiale, une ligne commerciale emprunté uniquement par des trains à hydrogène. Au vu des capacités de productions assez importantes, les demandes arrivent des quatre coins de l'Europe comme l'explique le chef du projet Stefan Schrank que je cite : « Les essais que nous menons dans d'autres pays européens, comme les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède, la Pologne, ou encore la France ont au moins permis aux autorités locales et aux opérateurs locaux de constater que cette nouvelle technologie fonctionne, et qu'elle offre un bon niveau de fiabilité et de disponibilité. » fin de citation.


Effectivement, l'hydrogène est au cœur des discussions ces derniers temps, et suscite l'admiration des décideurs politiques comme Emmanuel Macron. Ceci dit, les achats de ce genre de train sans émission de CO2 son ralenti par les coûts assez important. Le train produit en Allemagne est en effet plus cher d'un tiers que les trains classiques. Mais d'après le constructeur, la rentabilité d'un tel investissement se fait entre 10 et 12 ans et ses trains auraient une durée de vie trois fois plus importante.


À noter cependant que ce train utilise encore trop souvent de l'hydrogène gris, c'est à dire l'hydrogène généré via des combustibles fossiles sans que des gaz à effet de serre soient captés. Ce dernier génère tout de même 10 tonnes de CO2 pour chaque tonne d'hydrogène produit. Ainsi, pour le ministre écologiste des Transports de Bade-Wurtemberg, Winfried Hermann, je cite « la technologie des piles à combustible présente dans les trains à hydrogène est une option permettant d'être techniquement neutre pour le climat. La condition est que l'hydrogène doit être produit à partir d'énergie renouvelable (l'hydrogène vert donc). Il y en a encore trop peu aujourd'hui et nous devrons l’importer de pays où il y a beaucoup de soleil et de vent. » fin de citation. Dès lors, pour sécuriser ses approvisionnements en hydrogène vert, l’Allemagne a conclu des accords avec des pays comme le Chili, le Maroc et la Namibie...


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Plaxtil : des objets fabriqués avec des masques usagés ?

Plaxtil : des objets fabriqués avec des masques usagés ?

21 février 2022· 1:59

Vous vous êtes sûrement demandé au moins une fois ces deux dernière années : que faire de nos masques usagés ? La réponse logique serait le recyclage. Sauf que le recyclage en matière de santé, c'est délicat. Ceci dit, il est une entreprise du département de la Vienne, plus précisément à Châtellerault, qui a tout simplement mis au point un système pour créer des objets à partir de nos millions de masques usagés, et cela en toute sécurité. Toute les explications dans cet épisode.


Plaxtil, c'est son nom, a été lancé en 2020 dès que les français se sont mis à consommer de grandes quantités de masques. Rapidement, l'entreprise a su créer autour d'elle un véritable circuit notamment grâce à la complicité des lieux publics et privés pour accueillir leur boîtes de collecte dans toute la France. Derrière cette idée, Jean-Marc Neveu et Olivier Civil pour qui le recyclage de ces masques devait être une priorité. Je les cites : « on a des centaines de petites PME, d'artisans, de commerçants, de cabinets médicaux, cabinets dentaires, qui jouent le jeu, des coiffeurs... qui commandent leur boîte et qui participent aussi au recyclage à leur niveau » fin de citation. Au total, plus de 25 millions de masques usagés à travers le pays ont été transformés en de nouveau objets ces deux dernières années.


Alors comment cela fonctionne-t-il ? Les masques sont d'abord désinfectés grâce à des rayons UV, puis broyés pour en faire des confettis, eux mêmes transformés en une pâte. Cette dernière est ensuite découpée en petites billes de plastique qui seront fondues puis moulée pour façonner un cendrier, un pot à crayons, un rapporteur, ou encore un support photo pour ne citer que cela. À noter que les charlottes pour cheveux ou encore les surblouses du personnel soignant sont également recyclées et s'intègrent pleinement dans cette initiative de Plaxtil. Et aujourd'hui, l'entreprise attire de nombreux partenaires, comme la marque de vêtement Kiabi ainsi que d’autres acteurs majeurs du luxe. En 2021, Plaxtil a réalisé un million d'euros de chiffre d'affaire, et avec une croissance en pleine expansion, pense le doubler l'année prochaine.


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Quels sont les bénéfices de la betterave ?

Quels sont les bénéfices de la betterave ?

20 février 2022· 2:10

Alors que la saison des récoltes de betterave vient de s'achever, saviez-vous que cette dernière peut être utile dans bien des domaine, notamment technologiques ? Et avec plus de 3,4 millions de tonnes ramassées en 2020-2021 en France, soit le deuxième rendement le plus important en Europe derrière l’Allemagne, le potentiel est bien là. De quoi parle-t-on concrètement, c'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Outre la production de sucre qui est l'une des principales options pour transformer une betterave, ce légume est une matière première présente dans de nombreuses choses, comme l'alcool pour les gels hydroalcoolique, les cosmétiques, les parfums, ou encore le bioéthanol carburant. En effet, les résidus de sucre sont fermenté puis distillé afin de produire du bioéthanol. Ce carburant liquide est ensuite incorporé dans l'essence, jusqu'à 10% dans le Sans Plomb 95-E10 et entre 60% et 85% dans le Superéthanol-E85. Ce dernier permet notamment de réduire d'environ 50% les émissions de CO2 et de 90% celles de particules fines par rapport à l'essence. C'est aussi l'un des carburant les plus économiques du marché avec un prix moyen à la pompe de 75 centimes le litre. Cela permet ainsi d'économiser plus de 500 € pour 13 000 km parcourus, malgré une surconsommation de 25% par rapport à l'essence.


Ceci dit, si vous êtes tenté par le bioéthanol pour faire rouler votre véhicule, sachez qu'il est impératif de le convertir ! Si vous n'avez pas de modèle type « flexifuel », un simple boîtier de conversion monté sur votre voiture essence suffit. En effet, les diesels ne sont pas concernés. Concrètement, il suffit d'installer dans votre moteur un boîtier spécifique permettant de mélanger dans un même réservoir l’E85 avec n’importe quelle essence, dans n’importe quelles proportions. Pour éviter les arnaques, optez pour un dispositif homologué par l’État et installé en moins de deux heures par un professionnel agréé. À noter que la conversion doit également s’accompagner d’une modification de la carte grise pour rester dans le cadre légal.


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Un réservoir à hydrogène plat ?

Un réservoir à hydrogène plat ?

17 février 2022· 2:17

Et si les véhicules hydrogènes de demain avaient des réservoirs plat ? C'est l'idée lancée par la marque Bosch et le constructeur BMW afin de les rendre moins encombrants. Qu'est-ce que ça pourrait bien changer ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Plus précisément, c'est le consortium baptisé FlatHyStorn qui est derrière cette idée de réservoir plat, et qui est d'ailleurs soutenu par le gouvernement fédéral allemand. Objectif : qu'il soit moins encombrant et qu'il permette de développer des véhicules plus confortables, dont les premiers prototypes devraient être construit avant la fin de l'année. Alors pour être précis, l'idée est que ces nouveaux réservoirs d'hydrogène occupent le même espace que celui dédié habituellement aux batteries dans les voitures électriques. Dès lors, cela implique des réservoirs à hydrogène beaucoup plus plats qu'aujourd'hui afin d'être placés entre les essieux de la voiture, ce qui est tout bonnement impossible aujourd'hui avec les modèles cylindriques utilisés. Et clairement, l'avenir n'est pas radieux pour ces derniers, puisque leur forme circulaire est une véritable contrainte pour les ingénieurs ayant en charge la conception de l'habitacle des voitures hydrogènes.


Il se pourrait bien que les réservoirs plat soient donc l'avenir en quelques sorte... tout du moins quand on parle de l'hydrogène. Un tel système permettrait de démocratiser un peu plus encore les voitures propulsé avec ce carburant. De son côté, BMW n'a pour l'instant présenté qu'un seul véhicule hydrogène : l'iX5 Hydrogen, dont la commercialisation doit démarrer cette année. Cela signifie-t-il que la marque compte produire d'autres véhicules du genre ? Affaire à suivre.


Quoiqu'il en soit, une voiture hydrogène permet de parcourir de grandes distances sans produire la moindre émission de CO2 puisque le véhicule ne rejette que de la vapeur d'eau. De plus, leur plein ne prend que quelques minutes contrairement à une recharge électrique. Toyota, Honda et Hyundai sont aujourd'hui les constructeurs les plus impliqués dans le développement de ce type de voitures.


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Les bouchons parisien responsable de 13% des GES ?

Les bouchons parisien responsable de 13% des GES ?

16 février 2022· 2:35

D'après le célèbre éditeur de carte GPS TomTom, les embouteillages liés au trafic routier à Paris seraient responsable de 13% des émissions de CO2 liés aux véhicules. Outre Paris, cette étude s'intéresse également à d'autres capitales comme Londres, Berlin et Amsterdam. Quels enseignements retirer de cette étude ? Le trafic routier est-il réellement responsable de la pollution de l'air à Paris ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


L'équation n'a rien de compliqué : plus de bouchon = plus de pollution. Ceci dit, d'après une étude menée chaque année par TomTom, la conséquence de ces embouteillages sur la qualité de l'air est assez lourde. Le spécialiste des cartes GPS a analysé la situation dans plusieurs capitales européennes, dont Paris, Londres, Berlin et Amsterdam en s'intéressant plus précisément au CO2. Concernant Paris, le trafic routier a donc généré 13,8 mégatonnes de CO2 l'an dernier, dont 13,4% proviennent directement des embouteillages, soit 1,85 mégatonne. Je cite l'étude, « en moyenne, le trafic routier produit 28 000 tonnes de CO2 au cours d’une journée de circulation fluide, tandis qu’au cours d’une journée de circulation encombrée, ce chiffre atteint 45.500 tonnes ». L'étude pointe également du doigt le poids du diesel dans ces émissions, puisque ces véhicules représentent je cite « près des trois-quarts (71%) du volume de trafic en Ile-de-France... ce qui contribue chaque année à l’émission de 11,1 Mt de CO2 dans l’atmosphère, soit 81% des émissions totales du trafic en région parisienne. » fin de citation.


Concrètement, l'interdiction du diesel en 2024 dans le Grand Paris suite à la mise en place de Zones à faibles émissions devrait permettre de réduire sensiblement les émissions de CO2. Autre chiffre intéressant, l'étude annonce je cite « qu'une augmentation de seulement 1% de la proportion des véhicules électriques dans le trafic permettrait d'éliminer 143.000 tonnes d'émissions de CO2, soit environ l'équivalent de la quantité de CO2 absorbée en un an par une forêt de la taille de la capitale (à savoir 125 km2) » fin de citation. D'après les données de AAA Data, c'est près de la moitié des voitures immatriculées en Île-de-France qui ne pourront plus circuler.


Chez nos voisins, à Londres par exemple, le trafic automobile a émis 14,8 Mt de CO2 en 2021, soit 7% de plus que Paris, mais avec un parc automobile plus important et un réseau routier beaucoup plus étendu d'après TomTom. À Berlin, le trafic n'a émis que 4 Mt de CO2 et à Amsterdam, que 840.000 tonnes en 2021.


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Comment les abysses absorbent le carbone ?

Comment les abysses absorbent le carbone ?

15 février 2022· 2:30

Décidément, il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir et à comprendre sur notre belle planète bleu. Une étude publiée dans la revue Science Advances et menée par une équipe de chercheurs internationaux venus de Norvège, Suisse, France, Royaume-Unis, Allemagne, Espagne et Etats-Unis met en lumière le rôle des écosystèmes marins profonds dans le processus de captage du carbone par les océans. De quoi s'agit-il réellement ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Concrètement, les chercheurs ont séquencé en très grand nombre l'ADN de centaines d'échantillons de sédiments récoltés dans les profondeurs des océans au cours de 15 campagnes réalisées autour du monde entre 2010 et 2016. Ces analyses ont ensuite été intégrées à d'autres données issus d'expéditions parallèles cette fois sur les couches d'eau photiques (la zone marine traversée par la lumière et où les végétaux peuvent vivre) et aphotiques (là où la lumière ne pénètre pas) dans l'Océan. Sans rentrer dans le détail, les analyses montrent que les sédiments marins prélevés dans les abysses contiennent au moins trois fois plus de biodiversité. Ainsi, la biodiversité est un facteur principal du transfert et du stockage du carbone atmosphérique au fond de l'Océan pour des millénaires. Si les abysses venaient à être dénaturés, polluées ou exploité par l'Homme, c'est donc la capacité de tous les océans à capter le CO2 qui serait menacée. Autrement dit, sans les abysses, le réchauffement climatique serait terriblement pire qu'aujourd'hui.


Si vous ne le saviez pas, le gaz carbonique présent dans l’atmosphère se dissout dans les océans, puis est capté par les algues microscopiques qui se développent à la surface des mers, et fait la photosynthèse avec la lumière. Le carbone, l’azote et le phosphate dans l’eau sont ainsi transformés en particules de matière. À la mort des algues, ces particules chutent dans les profondeurs, formant des sédiments renfermant du carbone. C’est ce qu'on appelle la séquestration du carbone par la « pompe biologique ». En mettant de côté les activités humaines, on estime ainsi que l’atmosphère contiendrait deux fois plus de gaz carbonique sans cette pompe biologique des océans. Au même titre que les forêts séquestrent du carbone, la biologie marine contribue à la régulation de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère.


Pour résumer, ce travail révèle l'importance immense des fonds marins, en tant que réservoir de biodiversité et d'après les chercheurs, la nécessité de les protéger. Ces derniers mois, des discussions avaient lieu pour légiférer sur l'exploitation minière en haute mer, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur cette fameuse séquestration du carbone.


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À quoi à servi le One Ocean Summit ?

À quoi à servi le One Ocean Summit ?

14 février 2022· 2:25

La semaine dernière se tenait à Brest le One Ocean Summit censé trouver des solutions pour protéger les océans. Trois jours de discussions entre chefs d'états, entreprises et ONG qui se sont soldé par plusieurs engagements assez concret. De quoi parle-t-on ? Cela sera-t-il suffisant pour préserver les océans ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Pour commencer, ce sont une trentaine de chefs d'états et de gouvernement qui ont promis vendredi dernier d'en faire plus pour protéger les océans. Tout d'abord, au niveau continental, l a présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le lancement d'une coalition comptant les 27 Etats membres de l'UE et 16 autres pays pour conclure un traité destiné à protéger la haute mer. Parmi les pays engagés, on retrouve des pays très importants comme la Chine, les Etats-Unis et je viens de le dire, l'ensemble de l'union européenne. Côté définition, la haute mer commence où s'arrêtent les zones économiques exclusives des Etats, soit à 200 milles nautiques des côtes, et représente près de la moitié de la superficie de la planète. Reste désormais à savoir ce que contiendra ce traité puisqu'aucune ligne de son futur contenu n'a été évoqué.


La lutte contre le plastique est également au cœur des initiatives avec la mise en place d'un accord international contre la pollution plastique... Pollution estimée à 8,3 milliards de tonnes depuis les années 50. De plus, France, Grèce, Italie, Colombie, Corée du Sud et États-Unis ont rappelé leur ambition de 100% de réutilisation ou de recyclage des matières plastiques ainsi que l'abandon de toutes les utilisations à usage unique, ce qui permettra je cite « l'engagement mondial pour une nouvelle économie des plastiques ».


Autre objectif et non des moindres, le lancement d'une coalition pour le carbone bleu. Vous le savez, l'océan a une grande capacité de captation du CO2 notamment grâce aux mangroves qui constituent de véritables prairies sous-marines. Le One Ocean Summit souhaite dès lors protéger ces écosystème... un appel lancé par la France et la Colombie au travers d'une coalition internationale qui devrait prochainement financer la restauration des mangroves abîmées. Ce sommet a également abordés la question des fonds marins, en promettant d'intensifier leur cartographie, ainsi que de lutter contre la surpêche et la pêche illicite, ou bien encore de créer plus d'aires protégés. Reste à savoir si les paroles sont assortis des actes attendus.


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L’éolien en mer, un atout pour la France ?

L’éolien en mer, un atout pour la France ?

13 février 2022· 2:19

Vous le savez, le vent est une formidable source d’énergie renouvelable pour produire de l’électricité. En Europe, de nombreux pays dont la France misent sur les éoliennes, que ce soit sur terre ou en mer. Ceci dit, l’Hexagone est plutôt à la traîne par rapport à ses voisins dans ce domaine. Qu’est-ce que cela signifie ? Où en est-on réellement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


La semaine dernière, Emmanuel Macron annonçait depuis Belfort une hausse des capacités renouvelables, soit 100 GW pour le photovoltaïque, 40 GW pour l’éolien terrestre et 40 GW pour l’éolien offshore. Mais à bien y regarder, ce dernier chiffre est très inférieur au potentiel réel de la France estimé à environ une soixantaine de GW, ce qui n’est pas anodin puisque les experts estiment que 10 GW d’éolien correspond à la puissance de 6 réacteurs nucléaires. Par ailleurs, en 2022, la France ne compte qu’une seule éolienne en mer en exploitation intitulée Floatgen au large du Croisic en Loire-Atlantique depuis 2018.


Sur les trois prochaines années, sept parcs éoliens offshore d’une capacité de 3,6 GW au total devraient voir le jour, 80 éoliennes au large de Saint-Nazaire, 62 éoliennes au large de Saint-Brieuc et 71 éoliennes au large de Fécamp… Un total de 214 éoliennes qui fait bien pâle figure en comparaison avec les 5560 éoliennes en mer déjà mises en service en Europe, essentiellement au Royaume-Unis qui est d’ailleurs le leader européen en la matière avec 42% du total. L’Allemagne n’est pas loin derrière avec 1500 éoliennes, ce qui représente un peu plus de 30%, suivi des Pays-Bas (10%) la Belgique (9%) et le Danemark (7%).


Ceci dit, si la France bénéficie de la seconde capacité en matière de vent et de la seconde puissance maritime mondiale en termes de surface, force est de constater que les objectifs ne sont clairement pas ambitieux. D’ici la fin de l’année, l’Hexagone devrait avoir 4 usines de fabrication d’éoliennes en mer, soit un tiers des usines du continent. Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire du vent un atout majeur dans la transition écologique française. Mais autre bémol, la France serait d’après la Commission Européenne le seul pays des 27 à ne pas avoir atteint ses objectifs fixés à 23% d’énergie renouvelable en 2020. Ce total était d’à peine 20%.


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Un moteur électrique de 335 chevaux pour seulement 30 kg ?

Un moteur électrique de 335 chevaux pour seulement 30 kg ?

10 février 2022· 2:13

Connaissez-vous la marque Koenigsegg ? Il s'agit d'un constructeur automobile suédois spécialisé dans les supercar... Et bien depuis peu, la marque a annoncé avoir conçu un moteur électrique innovant qui allie puissance et légèreté puisqu'il ne pèse que 30 kg. De quoi parle-t-on précisément ? Est-ce fiable ? Et puis, est-ce que ça marche ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


C'est un tour de force très impressionnant que vient de réaliser Koenigsegg avec son moteur électrique intitulé Quark. Le constructeur suédois a en effet mis au point un moteur électrique avec rapport poids/puissance encore jamais vu, en utilisant une technologie inédite baptisée « Flux Raxial ».Concrètement, le constructeur annonce 335 ch, avec une puissance de crête de 250 kW et 600 Newton mètre de couple, le tout pour seulement 30 kg de poids total. Une légèreté obtenu grâce à l'utilisation d' acier de qualité aérospatiale, de fibre de carbone et d'un refroidissement direct.


Dans le détail, le terme « raxial » est la contraction de « radial » et « axial », et parvient à concilier le meilleur des deux technologies. On pourra notamment le retrouver sous le capot de la supercar hybride Gemera, annoncé à 1.700 ch et alimenté par du superéthanol E85. À noter que Koenigsegg a couplé deux moteurs Quark via un convertisseur « Terrier » et qui développe un total de 670 ch. Outre la Gemera et d'autres modèles à venir, Koenigsegg compte également proposer son moteur électrique sous licence à d'autres constructeurs. Il n'est donc pas impossible de le voir arriver sur certains modèles en France dans les années à venir.  


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Des maisons vertes en plein milieu du désert aux USA ?

Des maisons vertes en plein milieu du désert aux USA ?

9 février 2022· 1:58

Qui a dit que les déserts étaient hostile et qu'on ne pouvaient pas y habiter confortablement ? Aux Etats-Unis, plus précisément dans le désert du Nouveau-Mexique se dressent des maisons écolo nées au tout début des années 1970. Était-ce un mouvement éphémère ou une véritable tendance de fond ? Comment ces maisons fonctionnent-elles ? C'est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


Sur la forme, ce sont de drôles de maisons tout droit sortie d'un film de science fiction. Pourtant, elle sont bien réelles et n'ont rien de fictif. Les Américains les appellent les "earthship" ou "vaisseau terrestre" en français. Ces habitations auto-suffisantes pourraient clairement ressembler aux maisons du futur. D'ailleurs, une grande partie de l'ossature est fabriquée à partir de déchets, qu'il s'agisse de pneus, de canettes, de bouteilles en plastique... bref, tous les matériaux employés sont aussi efficaces que ceux que l'on utilise habituellement pour isoler une maison. Si la forme des murs est incurvée façon igloo, c'est justement pour conserver la chaleur.


À l’extérieur, de la terre et des plaques d’isolants recyclés viennent sceller les murs de la maison. Côté énergie, l’électricité est entièrement produite par des panneaux solaires et sert uniquement pour l’éclairage. Pour ce qui est de l'eau, les maisons sont équipées d’une citerne pour stocker les eaux de pluie. Pour réduire encore plus le gaspillage, les toilettes sont généralement sèches. Enfin pour l'alimentation, il est également possible de produire sa propre nourriture sur place, les maisons comprenant généralement des serres où l’on peut faire pousser des fruits et des légumes, et certains Earthships intègrent même un espace réservé à l’élevage. À ce jour, plus d’un millier de maisons de ce genre existent déjà aux Etats-Unis, ce qui intrigue de plus en plus de personnes à l'étranger.


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