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États-Unis : un plan climat qui redonne du souffle à la planète ?
Début août, le congrès américain a voté une loi pour lutter contre le réchauffement climatique, permettant sur le papier de réduire drastiquement les émissions de CO2 du pays. Une loi voulue par le président Joe Biden et qui pourrait bien avoir des conséquences concrètes très rapidement.
Il aura fallu plus d'un an et demi au Sénat américain pour adopter ce plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un plan à 430 milliards de dollars qui sonne comme une victoire pour le président américain Joe Biden. Dans le détail, la loi devrait permettre au pays de réduire de 40 % ses émissions de CO2 d’ici à 2030, par rapport aux taux enregistrés en 2005. Cela grâce au développement des énergies renouvelables, notamment la production d'électricité issue de l'éolien et du solaire. Une partie du budget sera également dédiée à la recherche sur la séquestration de carbone, la conversion à l’hydrogène et les petits réacteurs nucléaires, autant de points qui sont déjà à l'étude et en développement en France.
Ceci dit, c'est un signal fort qu'envoient les Etats-Unis au monde entier sur la question du réchauffement climatique. Mais sur le plan international, cette nouvelle est contrebalancée par le retrait de la Chine des négociations sur le changement climatique. En effet, la visite de Nancy Pelosi à Taïwan début août a profondément vexé le gouvernement de Xi Jinping, qui a aussitôt déclaré qu’une ligne rouge avait été franchie. Qu’il s’agisse d’un prétexte de la Chine afin de continuer de polluer, ou bien d’une véritable répercussion de ce qu’elle a perçu comme une provocation, je cite « il n’y a aucun moyen de résoudre les problèmes les plus urgents du monde entier sans un dialogue et une coopération efficaces entre les Etats-Unis et la Chine » fin de citation signée Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies. Si les États-Unis restent le premier émetteur de CO2 par habitant avec un niveau moyen de 17,6 tonnes d’émissions de GES, la Chine émet quant à elle depuis plusieurs années davantage de CO2 que l'ensemble des pays développés, soit 14 000 millions de tonnes. D'après le cabinet Rhodium Group qui réalise ce genre de mesures, je cite « c'est plus que le triple des niveaux de 1990 et cela représente une hausse de 25 % sur la dernière décennie » fin de citation. Au total, la pollution de la Chine représente 27% des émissions de gaz à effet de serre mondiales.
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Traquer la pollution des yachts ? C'est possible sur Twitter !
Alors que le changement climatique est un phénomène de plus en plus palpable avec le dérèglement des saisons et la multiplication des catastrophes naturelles, plusieurs secteurs ne semblent pas si concernées que cela par ces enjeux. C'est le cas de l'aviation privée, notamment les jets, mais aussi de l'industrie des yachts ! Dès lors, un compte Twitter propose de traquer les émissions de CO2 émis par le moyen de transport le plus polluant au monde, les superyachts, avec, vous allez l'entendre, une facture environnementale très salée.
Sur Twitter, le compte « Mega yacht CO2 tracker » suit les déplacements des milliardaires à bord de leurs superyachts pour en calculer le coût environnemental. Ainsi, de nombreux noms comme Symphony, Idol, Paloma ou Baton rouge peuvent être suivi en temps quasi réel... il s'agit des noms des superyachts des milliardaires français Bernard Arnault, Thomas Leclercq, Vincent Bolloré et Martin Bouygues. L'Idol, propriété de l'héritier Thomas Leclercq, avait notamment fait parler de lui, suite au mouvement social mené en 2019 par son l'équipage, payé à l'époque 3.40 € de l’heure pour travailler 105 heures par semaine à bord. Aujourd'hui, c'est son bilan carbone pour la seule journée du 15 août qui fait débat. Je cite le compte Twitter « l'Idol aurait produit environ 3.7 tonnes de CO2 en consommant 1440 litres de carburant […] Si Thomas compte faire pipi sous la douche pour compenser cette empreinte carbone, ça lui prendra 3795 ans, 9 mois et 2 jours (à raison de 2.6g de CO2 économisé en moyenne chaque jour) » fin de citation. Mais en terme de pollution pour un superyacht français, la première place revient au Symphony de Bernard Arnault avec une consommation de 657 litres de carburant par heures selon les données du constructeur. Avec d'immenses réservoirs de 256 000 litres, le navire posséderait une autonomie de 5500 milles marins, soit plus de 10 180 kilomètres. Et ses émissions de CO2 alors ? Tenez-vous bien, le Symphony de Bernard Arnault émettrait 16 000 tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui équivaut quand même à la totalité de ses émissions par déplacements en jet privé !
Ceci dit, comment sont calculées les émissions CO2 des superyachts ? Dans le détail, le compte s'appuie sur le Système d'identification automatique, rendu obligatoire pour les bateaux de plus de 300 tonnes effectuant des voyages internationaux depuis 2007. Ces données comprennent l’identification, la position et la vitesse des navires, disponibles via des systèmes comme Marine Traffic. Je cite le compte Twitter, « pour calculer les émissions de CO2 de chaque navire, on reconstruit la trajectoire et la vitesse de chaque yacht, chaque jour, et on croise avec les données de consommation de carburant des moteurs principaux publiées par les constructeurs des moteurs » fin de citation. Ceci dit, cette méthode de calcul ne révèle que les émissions émises par les déplacements, et non pas le CO2 émis par l’utilisation des piscines, SPA, salles de sport, équipement high tech, ni même d’éventuels tours en hélicoptère. Chaque total peut donc être largement majoré. Aujourd'hui, on compte à peu près 6000 superyachts aux quatre coins du globe.
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Tesla bride l'autonomie des Model S pour augmenter la facture ?
Aujourd'hui, place à une histoire sacrément déplaisante pour un nouveau propriétaire de Tesla Model S aux Etats-Unis. Lors d'une visite au Tesla Center, ce dernier a vu l'autonomie de sa voiture électrique d'occasion amputée de 128 km, le forçant à payer des frais supplémentaires exorbitants. Tous les détails dans cet épisode.
Si vous ne connaissez pas très bien Tesla, sachez que l'un des gros point fort de la marque est son système de mise à jour logicielle, permettant ainsi d'introduire régulièrement de nouvelles fonctionnalités. Mais visiblement, la marque s'en serait également servie pour brider la voiture d'un de ses clients. Dans cette histoire, la victime est le propriétaire d'une Model S 90kwh d'occasion qui était auparavant une Model S de 60 kwh. La mise à jour pour augmenter l'autonomie avait été effectuée de façon tout à fait officielle et légale. À noter qu'au début de la commercialisation de la Model S, Tesla utilisait un pack de batterie dont la capacité était verrouillée par voie logicielle. Cela offrait la possibilité d'étendre l'autonomie du véhicule après coup. Tesla évitait ainsi d'avoir à produire différentes versions de la Model S.
Récemment, ce fameux client s'est rendu dans un centre Tesla pour y effectuer une mise à niveau de sa connexion Internet. Sauf qu'une fois l'intervention terminée, l'autonomie de sa voiture avait diminué de 128 km ! Pour retrouver sa configuration initiale, l'homme devait alors débourser plus 4 400 €. Face au refus de Tesla de faire machine arrière sur l'intervention, l'homme a décidé de publier sa mésaventure sur les réseaux sociaux. Son cas est rapidement devenu viral, remontant jusqu'aux oreilles de la direction qui a finalement décidé de résoudre le problème de son client. Un happy ending comme on les aime, même si le site Electrek souligne à juste titre qu'il est assez inexcusable que Tesla ait recours à ces pratiques commerciales. Je cite le média « Tesla a gagné 2 milliards de dollars au dernier trimestre. Il n'y a aucune raison d'essayer de soutirer 4 500 dollars à un client qui n'a rien fait de mal. Il a fallu que l'histoire devienne virale pour que Tesla s'occupe de la situation » fin de citation.
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L'Arctique se réchauffe quatre fois plus vite que prévu ?
C'est l'une des mauvaises nouvelles du mois d'août, une nouvelle étude publiée au dans la revue Communications Earth & Environment suggère que l'Arctique, se réchauffe de 0,75°C par décennies. Une hausse près de quatre fois plus rapide que le reste du monde ces quarante dernières années. Cette découverte pourrait expliquer beaucoup de choses, mais aussi avoir des conséquences assez importantes sur la montée des eaux.
Dans le détail, des chercheurs norvégiens et finlandais ont analysé quatre séries de données de températures recueillies par satellites depuis 1979 sur l'ensemble du cercle arctique. Leur conclusion est sans appel, l'Arctique s'est réchauffé en moyenne de 0,75°C par décennies, soit quasiment quatre fois plus vite que le reste de la planète. Une estimation qui vient donc accentuer l'analyse du groupe d'experts sur l'évolution du climat des Nations unies (GIEC), qui en 2019, estimait je cite que l'Arctique se réchauffait « de plus du double de la moyenne mondiale » fin de citation. De fois x2, on passerait donc à x4. À noter que l'étude a également relevé d'importantes variations, comme le secteur eurasien de l'océan Arctique, situé près de l'archipel norvégien du Svalbard et l'archipel Russe de Nouvelle-Zemble. Ici, la température serait montée de 1,25 °C par décennie, soit environ sept fois plus rapidement que le reste du monde.
Dès lors, comment expliquer la différence d'analyse entre le GIEC et ces chercheurs finlando-norvégiens ? Grâce à l'obsolescence des précédentes modélisations du climat arctique. En effet, les modèles permettant d'anticiper le réchauffement des continents sont en constante évolution. Ainsi, les données disponibles à ce jour, couplées au développement incessant de la technologie et des supercalculateurs permet d'être encore plus précis qu'il y a trois ans. Je cite Antti Lipponen, membre de l'Institut finlandais de météorologie et coauteur de l'étude, « le changement climatique est causé par l'homme et à mesure que l'Arctique se réchauffe, ses glaciers vont fondre, ce qui aura une incidence globale sur le niveau des mers […] il se passe quelque chose dans l'Arctique et cela nous affectera tous » fin de citation. Selon le Giec, le niveau de la mer est monté de 20 cm depuis 1900. Or, le rythme de cette hausse a presque triplé depuis 1990 et, selon les projections, les océans pourraient encore gagner 40 à 85 cm d'ici la fin du siècle. De son côté, la calotte glaciaire du Groenland pourrait approcher du "point de bascule" de la fonte, et ainsi libérer une quantité d'eau glacée incommensurable, capable d'élever le niveau des océans jusqu'à six mètres.
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Disque dur SSD : deux fois plus polluants que les autres ?
Vous le savez sans doute, les avantages des disques durs SSD sont nombreux. Plus rapide, meilleure efficacité énergétique... les SSD commencent petit à petit à séduire les foules. Ceci dit, l'innovation n'est pas toujours synonyme de vertu environnementale. En effet, des chercheurs estiment que cette technologie aurait une empreinte carbone beaucoup plus élevée que les disques durs classiques.
Plus précisément, les SSD auraient une empreinte carbone deux fois plus importante que les disques durs traditionnels. C'est la conclusion d'une étude sur différents appareils et composants informatiques au cours de leur durée de vie menée par des chercheurs de l'Université de Wisconsin-Madison et de l'Université de Colombie-Britannique. Ces derniers ont constaté que les SSD auraient je cite « un facteur intrinsèque de stockage (ou SEF pour l’acronyme) beaucoup plus élevé avec une moyenne de 0,16 contre seulement 0,02 pour les disques durs classiques » fin de citation. Si vous ne le saviez pas déjà, le SEF désigne le taux d'émissions de CO2 par rapport à la capacité totale de stockage. Plus globalement, les chercheurs expliquent que les disques durs SSD produisent les émissions les plus élevées de tous les composants des systèmes auxquels ils sont intégrés, soit 38 % des émissions totales d'un PC. En comparaison, un disque dur traditionnel peut être responsable d’environ 9 % des émissions d'un système, une carte graphique de 11 %, un CPU de 4 %, une carte mère de 17 %, la RAM de 9 %, le bloc d'alimentation de 4 % et le châssis de 6 %.
Comme de nombreux objets, cette pollution vient surtout du processus de fabrication. En fait, chaque élément d'un SSD est couteux, qu'il s'agisse de puces ou de contrôleurs, tant en termes d'électricité que de matériaux. En comparant un SSD et un disque dur classique de 1 To sur deux périodes de cinq et dix ans, les chercheurs sont parvenus à plusieurs conclusions assez intéressantes. Tout d'abord, la consommation d'énergie des disques SSD était nettement inférieure, 57 kWh pour un disque SSD sur cinq ans d'utilisation contre 184 kWh pour un disque dur classique. Mais si l'on regarde du côté des émissions de CO2 de manière globale, en additionnant production et utilisation sur cette même période, le SSD émettrait le double de gaz à effet de serre, soit 184 kg. L’étude conclut que la durée de vie des SSD devrait être encore améliorée afin de pouvoir compenser à long terme ces émissions élevées lors de la production. Cela ne veut pas dire qu'il faut bannir leur utilisation puisqu’elle permet déjà de réduire la consommation énergétique de vos ordinateurs... seulement ne pas les changer trop souvent.
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Nvidia : des cartes graphiques à la consommation réduite ?
Les amateurs d'équipement informatique le savent parfaitement, l'un des composants les plus gourmand en électricité n'est autre que la carte graphique. Si le secteur a connu des progrès techniques colossaux ces dernières années, force est de constater que la consommation électrique a elle aussi explosée pour subvenir au besoin de performance des usagers. Ce qui n'est pas sans poser de sérieux problèmes, notamment ces derniers mois avec la crise de l'énergie que nous connaissons et le coût de plus en plus élevé de l'électricité. Ceci dit, il semblerait que les futures cartes graphiques du constructeur Nvidia consommeront moins d'énergies que prévues. Doit-on y voir un signe écologique ? Tous les détails dans cet épisode.
Si les futures cartes RTX 4000 n'ont pas encore été présentées officiellement, une chose est sure, ces cartes graphiques seront de véritables monstres de puissance. On sait par exemple que la RTX 4070 Ti sera équivalente à la force de frappe de la RTX 3090 Ti actuelle, tandis que le fleuron de cette génération, la RTX 4090, sera quant à elle 82 % plus puissante que la RTX 3090. De quoi faire monter les usagers en pression et en excitation à l'idée d'intégrer un tel élément à leur PC. Ceci dit, la puissance à un prix. D'après les premiers détails révélés sur les réseaux sociaux, une RTX 4000 devrait osciller entre 800 et 900 W de consommation, de quoi sacrément saler la facture d'électricité.
Mais sur Twitter, l'utilisateur kopite7kimi, habitué à sortir des scoops avant les annonces officielles explique que la puissance de la gamme RTX 4000 sera réduite. Réduite par rapport à la consommation de 800 W annoncée ou par rapport à la consommation de la gamme RTX 3000 précédente ? Rien ne permet de le savoir pour l'instant. Cette annonce n'a toutefois pas manqué de faire réagir les internautes qui ont pris cette information très au sérieux. L'un d'eux explique d'ailleurs que pour réduire la consommation d'électricité, Nvidia a forcément dû réduire la fréquence d'horloge, autrement dit, la vitesse de la mémoire. Quoiqu'il en soit, et si tout cela s'avère exact, les RTX 4000 seraient donc moins puissantes que prévue, ce qui tend à confirmer les rumeurs qui circulent depuis le début du mois d'août. Reste à savoir s'il s'agit d'une démarche volontairement écolo de Nvidia ou d'un choix économique lié au contexte de crise de l'énergie.
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Pour l'apéro, quelles boissons émettent le plus de CO2 ?
Alors que la chaleur nous fait suer à grosses gouttes, nous n'avons sans doute jamais autant apprécié les pauses fraîcheurs et les apéros. Mais dans un contexte de réchauffement climatique et de pénurie d'eau, hors de question de boire n'importe quoi. C'est pourquoi je vous propose un petit tour d'horizon des boissons les plus vertes, qui émettent le moins de CO2, et de celle qui au contraire polluent beaucoup lors de leur production.
L'été est forcément synonyme de fête. Entre la plage, les apéros et les barbecues, difficile de trouver une saison plus propice pour se retrouver en famille ou entre amis dans un cadre agréable. Mais qui dit fête dit aussi alcool... et désolé de vous l'apprendre, mais si vous voulez consommer responsable et faire attention à la planète, alors faites une croix sur l'alcool... ou tout du moins réduisez votre consommation le plus possible... en particulier celle de vin et d'alcool fort. Ces derniers rejettent en moyenne 6 kilogrammes de CO2. Raison numéro une de cette forte pollution, les transports et les emballages utilisés. À choisir, optez plutôt pour la bière qui a une empreinte carbone quatre fois moins importante. Et si vous n'aimez pas la bière et voulez quand même du vin, dirigez-vous vers les cubi. Dernier point, la production d'alcool nécessite également une importante consommation d'eau. Dans un contexte de sécheresse, à vous de voir ce qui vous convient ou non.
Autres boissons populaires mais non alcoolisées cette fois, le thé et le café. Désolé, mais ces deux-là ne sont pas idéale non plus pour l'environnement, en particulier à cause du coût carbone de leur importation. À noter également que par endroit, le café est responsable de la déforestation, et que le thé est souvent aspergé de pesticides. Dès lors, en éliminant alcool, thé et café, que nous reste-t-il ? Les sodas ? Certainement pas. Car si l'alcool consomme beaucoup d'eau, c'est largement pire pour les soda. Car pour en produire un litre, il faut pas moins de 5 litres d'eau !
Vous trouvez que je casse l'ambiance ? Rassurez-vous, vous pouvez toujours vous rabattre sur les smoothies ou les milk-shakes, qui eux sont bien moins polluants. En effet, du lait, des fruits et des légumes, vous pouvez en trouver à côté de chez vous. Pour peu qu'ils soient bio ou reconnus par un label de qualité et vous serez au top. Ceci dit, gare aux fruits et légumes que vous choisissez, car 44% du trafic aérien des produits alimentaires concerne les fruits. Partez donc davantage sur des fruits et légumes locaux et de saison. Petit conseil, laissez votre boisson deux heures au frigo avant dégustation pour une sensation de fraîcheur optimale.
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Hydrogène en poudre : le carburant du futur ?
Depuis quelques années maintenant, le gouvernement français investi massivement dans la production d'hydrogène, et plus précisément d'hydrogène vert, de quoi faire de la France l'un des leaders dans ce domaine en Europe. Une décision sans doute assez intelligente vu la découverte de plusieurs chercheurs de l'Université de Deakin en Australie. Ces derniers ont en effet trouvé le moyen de stocker de l'hydrogène sous forme de poudre, un état plus stable que le liquide ou le gaz, qui permettrait de le transporter plus facilement, et qui est définitivement bienvenue dans un contexte de crise du gaz orchestrée par la Russie.
Concrètement, cette découverte se base sur une réaction chimique provoquée par de la mécanochimie. Traduction : quand le nitrure de bore est placé sous forme de poudre et mélangé à grande vitesse avec des billes de métal, le gaz, en l’occurrence l'hydrogène, se stocke dans la poudre à température ambiante ! Ce procédé s'appelle le Ball-miling. Enfin, les scientifiques vont venir chauffer la poudre pour libérer l'hydrogène et ainsi pouvoir le récupérer tout en aspirant la poudre qui pourra ensuite être réutilisée pour stocker à nouveau du gaz.
On ne dirait pas comme ça, mais il s'agit quand même d'une petite révolution. Comme l'explique le professeur Chen, Directeur du secteur de nanotechnologie à Deakin que je cite « la méthode actuelle de stockage de l'hydrogène consiste à utiliser un réservoir à haute pression ou à refroidir le gaz jusqu'à sa forme liquide. Ces deux méthodes nécessitent de grandes quantités d'énergie, ainsi que des processus et des produits chimiques dangereux » fin de citation. Au-delà de l'hydrogène, cette méthode pourrait aussi s'appliquer à l'industrie pétrolière d'après les chercheurs, remplaçant ainsi le processus de cryogénie actuellement utilisé. En théorie, cette méthode permettrait alors de réduire le gaspillage énergétique de 90 %. Un résultat à peine croyable qui a poussé les chercheurs à valider et revalider des dizaines de fois leur protocole pour être sûr de ne pas s'être trompé.
Très concrètement, cette découverte pourrait tout simplement révolutionner le monde de l'énergie et je pèse mes mots. Car si vous ne le saviez pas déjà, le processus de cryogénie représente environ 15% de l’énergie utilisée dans le monde. Imaginez un peu les économies d'énergies possibles dans un contexte où le monde se prépare à en manquer cruellement. Ceci dit, je cite le professeur Chen « pour passer du laboratoire à une échelle industrielle plus grande, nous devons vérifier que ce processus est économique, plus efficace et plus rapide que les méthodes traditionnelles de séparation et de stockage des gaz ». S'il y a des raisons de se réjouir et d'espérer un meilleur futur sur le plan énergétique, reste encore répondre à certaines questions importantes.
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Débrancher le Wi-fi pour économiser l'énergie ?
Qu'on le veuille ou non, les fortes chaleurs estivales à répétitions depuis plusieurs années, les incendies, la fonte des glaces et la multiplication des catastrophes naturelles prouvent qu'il y a bel et bien un phénomène de changement climatique. Un réchauffement pour être plus précis qui perturbe la production d'électricité et menacerait même internet (je vous invite à écouter l'épisode consacré à ce sujet si ce n'est pas déjà fait). Dès lors, un changement de comportement individuel vers plus de sobriété est plus que nécessaire. Mais pour que les effets s'en ressentent, encore faut-il cibler les petits gestes qui pourraient avoir un impact concret comme le fait de couper le Wi-Fi. C'est en tout cas l'un des cheval de bataille du gouvernement Français.
Alors que des pénuries d'énergies pourraient intervenir en France d'ici la fin de l'année, le gouvernement multiplie les recommandations à destination des foyers, comme le fait de débrancher le Wi-fi et les équipements numériques en cas de départ du domicile pour plusieurs jours. Car si vous ne le saviez pas déjà, les box internet représentent quand même 2% de la consommation électrique annuelle des Français, soit autant que les machines à laver. Dans plusieurs documents publiés en juillet par l'ADEME (l'agence pour l'énergie et l'environnement), on apprend qu'une box internet consomme près de 100 kwh d'électricité par an, soit un coût annuel d'environ 16€. Ajouter à cela un décodeur TV, avec 87 kwh et une télévision pour environ 190 kwh, et la facture globale monte environ à 65€ l'électricité par an.
Dès lors, de simples gestes comme débrancher ces équipements en cas de départ prolongé, au-delà d'un jour, permettent de faire baisser significativement la facture d'électricité -qui par ailleurs va forcément augmenter avec la flambée des prix de l'énergie- et en plus permettront d'économiser cette fameuse énergie. Par ailleurs, vous ne le savez peut-être pas, mais entre 15 et 50 équipements sont en veille dans nos maisons et appartements. La famille des appareils multimédia et informatique représentent d'ailleurs 13,5% de notre consommation électrique, et même quasiment 5% de l'électricité totale consommée dans le pays. Définitivement, il n'y a pas de petits gestes ni de petites économies.
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Qu'est-ce que Zebra, la pale d'éolienne recyclable ?
À l'heure où les énergies renouvelables sont en pleine expansion, nombreux sont les sceptiques à pointer du doigt le caractère polluant des éoliennes. Il faut en effet du béton et un certain nombre de matériaux souvent pas réutilisables pour construire une éolienne. Face à ce constat un peu décevant, l'Institut de recherche technologique mutualisé (IRT) Jules Verne, accompagné de plusieurs acteurs de l'industrie comme Arkema, Engie ou encore Suez, s'est lancé le défi de créer une pâle éco-responsable et recyclable du nom de Zebra.
Comme l'explique Vianney de Lavernée, responsable du développement durable chez Engie Renouvelables, partenaire de l'IRT Jules Verne à l'origine de cette pâle d'éolienne, je cite, « Zebra est né d'une réflexion stratégique sur la question de la fin de vie des éoliennes [et] du recyclage de la nacelle et des pales. C'était le talon d'Achille de l'éolien. De 90 % de recyclabilité, nous voulions nous approcher le plus possible des 100 % [pour] faciliter le recyclage en fin de vie, réduire la consommation d'énergie et les déchets en phase de fabrication et de recyclage des pales » fin de citation.
Le projet Zebra (pour Zero wastE Blade ReseArch) développe une pale de 62 mètres fabriquée à partir d'une résine thermoplastique, connue pour ses propriétés recyclables mais aussi malléables à faible température, ainsi que de nouveaux matériaux en fibre de verre. D'après Vianney de Lavernée que je cite à nouveau « en fin de vie, ces deux composants sont facilement séparés » fin de citation. Après une année de développement, de tests des matériaux et d'essais de procédés au niveau des sous-composants, l'un des partenaires LM Wind Power a, je cite « conçu et fabriqué la plus grande pale thermoplastique au monde au sein de son usine en Espagne. Les essais sur la durée de vie démarreront dans les prochaines semaines et la validation des méthodes de recyclage est prévue à la fin de l'année » fin de citation. À noter également que ces avancées sur la fin de vie des éoliennes ont aussi été intégrées dans un label dénommé TED, pour Transition Énergétique Durable. Neuf engagements devront être pris et respecter pour l'obtenir. Des engagements qui n'ont pas encore été détaillé, mais qui d'après Enegie sont, je cite « le reflet de notre méthode pour le développement et l'exploitation vertueux de l'éolien et du solaire, en France aujourd'hui, [et]demain à l'international ».
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Microsoft : deux ans de vie en plus pour les serveurs cloud ?
Face aux multiples pénuries et difficultés que connaît le secteur de la tech ces dernières années, Microsoft a décidé de changer de stratégie en prolongeant la vie de ses serveurs cloud. En clair, les serveurs permettant aux clients de profiter de la plateforme Azure vont voir leur durée de vie passer de quatre à six ans. Une prise de risque à double tranchant puisque si la société américaine souhaite d'un côté faire des économies, elle risque de l'autre d'inquiéter ses clients ainsi que les fabricants de processeurs.
Lors de l'annonce des résultats du dernier trimestre fin juillet, la directrice financière de Microsoft Amy Hood a mis l’accent sur les avantages de ces changements. Selon elle, les investissements faits par l’entreprise ont augmenté l’efficacité des serveurs cloud de Microsoft, ce qui permet aujourd’hui d’augmenter leur durée de vie de deux ans supplémentaires. En 2023, la société devrait donc faire 3,7 milliards de dollars de recette supplémentaire d'après ses calculs. Si l'entreprise ne rentre pas dans les détails des améliorations de ses infrastructures cloud, les changements impliqueront à coup sûr une utilisation prolongée des composants présents dans les serveurs, ce qui ne devrait pas réjouir AMD, Intel et Ampere, les fournisseurs historiques du GAFAM. Car qui dit augmentation de la durée de vie des serveurs dit aussi moins de commandes de nouveaux composants, et donc une baisse des recettes.
Plus que les fournisseurs, ce sont les clients qui sont les plus inquiets dans cette affaire, puisqu'ils dépendront désormais d'infrastructures vieillissantes. En six ans, les fabricants auront probablement produit plusieurs nouvelles générations de processeurs, sans compter d'autres innovations en termes d’amélioration des réseaux. Microsoft pourrait-il se faire dépasser par la concurrence ? Pas si sûr. En effet, les serveurs d’Amazon Web Services, principal rival de Microsoft sur ce marché, ont une durée de vie de cinq ans. Et même si Amazon reste le leader mondial des services cloud avec 33 % des parts de marché, Microsoft maintient une position forte avec 22 %. Difficile de taxer Microsoft de greenwashing sur ce coup-là puisque cela aura des répercussions directes sur la pollution de l'entreprise, qui ira inévitablement à la baisse dans le secteur du cloud. Reste à savoir si les clients accepteront ces changements au nom de la sobriété, ou si les performances l'emporteront sur l'écologie.
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Peut-on transformer le méthane en biodiesel ?
À l'heure où la recherche de carburants alternatifs aux énergies fossiles est une priorité, des chercheurs brésiliens se sont mis en tête de convertir le méthane, l'un des gaz les plus polluant du monde, en biodiesel pour voitures, camions etc...
Quand je disais que le méthane était l'un des gaz les plus polluant du monde, c'est véridique, puisqu'à émission égale avec le CO2, le méthane est 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Autrement dit, un kilo de méthane = 25 kilos de CO2. À noter toutefois qu'il n'y a pas autant d'émissions de méthane que d'émissions de dioxyde de carbone. En 2021, les émissions mondiales CO2 atteignait un niveau record avec 36,3 milliards de tonnes, pour « seulement » 357 millions de tonnes de méthanes. Pour résumé, l'impact du méthane sur l'environnement était environ 4 fois inférieur que le CO2 l'an dernier. Qu'à cela ne tienne, le CH4 doit lui aussi être combattu. Dès lors, des scientifiques de l'université de São Carlos au Brésil ont réfléchi à un moyen d'exploiter ce méthane rejeté dans l'atmosphère. Et à la différence des méthodes classiques pour obtenir ce biodiesel, aussi appelé méthanol dans ce cas, les chercheurs expliquent que leur procédé est beaucoup plus doux et bien moins énergivore. La technique étant assez complexe à comprendre, et pour éviter d'être trop approximatif, vous retrouverez l'article décrivant en détail cette technologie via le lien dans la description de cet épisode.
Bien que le gaz naturel soit tout de même considéré comme un combustible fossile, sa conversion en méthanol émet moins de CO2 que les autres combustibles liquides de la même catégorie d'après une étude publiée dans la revue Chemical Communications. Je cite les chercheurs, « dans l'industrie chimique, cette conversion se fait via la production d'hydrogène et de CO2 en au moins deux étapes, et dans des conditions de température et de pression très élevées. Notre réussite à obtenir du méthanol dans des conditions douces, tout en dépensant moins d'énergie, est une avancée majeure » fin de citation. Les recherches n'en sont pour le moment qu'à leurs débuts, mais l'espoir de pouvoir réutiliser le méthane et l'empêcher de polluer l'atmosphère est grand. Reste à savoir si ces chercheurs brésiliens parviendront à créer un système de recyclage à grande échelle.
Article : https://pubs.rsc.org/en/content/articlehtml/2022/cc/d2cc01757a
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Vers le stockage du CO2 en sous-sol pour Airbus ?
Dans l'épisode d'hier consacré à la captation du CO2, nous expliquions que les premiers résultats de cette technologie censée décarboner l'atmosphère n'étaient pas si satisfaisant que cela malgré son immense potentiel. Quoiqu'il en soit, de nombreuses entreprises misent beaucoup d'argent dans ce secteur pour se verdir comme le constructeur aéronautique Airbus. Le leader européen des avions basé près de Toulouse souhaite en effet explorer le stockage du carbone sous terre aux côtés de plusieurs compagnies aériennes de renom.
Airbus, Air France-KLM, easyJet, British Airways, Lufthansa ou encore Virgin Atlantic...autant de compagnie qui ont annoncé il y a peu avoir signé une lettre d'intention autour de la capture directe du carbone et de son stockage dans le sol. Dans le détail, l'idée de ce consortium est de mettre à profit la technologie de captage direct à l'aide de puissants ventilateurs alimentés grâce à de l'énergie issue de panneaux solaires. Le captage du carbone, ou dans ce cas précis la DACCS, permet de filtrer l'air pour en capter le CO2 avant de le stocker de manière sûre et permanente dans des réservoirs géologiques sous-terrain.
Si certains estimeront que par ce biais, l'industrie aéronautique cherche surtout à laver son image de pollueur, force est de constater que la communication du consortium est assez transparente en réalité. En effet, ces entreprises sont bien conscientes de ne pas pouvoir capter à la source les émissions rejetées dans l'atmosphère. Dès lors, la solution la plus adaptée d'après eux serait de le captage du carbone dans l'air, ce qui lui permettrait d'extraire plus ou moins l'équivalent des émissions émises dans l'atmosphère du fait de leurs activités. D'ailleurs, Airbus explique qu'il ne s'agit que d'un complément aux autres solutions utilisées pour réduire les émissions de carbone, comme le carburant d'aviation durable.
Ce partenariat a été conclu avec la société 1PointFive, qui a démarré la construction d'un site de captage et de stockage de CO2 dans l'état du Texas aux Etats-Unis, qui devrait être opérationnel d'ici 2024 avec une capacité de capture d'un million de tonnes de CO2 par an. C'est environ la capacité d'absorption d'environ 40 millions d'arbres.
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Captation du carbone, des résultats pas à la hauteur ?
C'est une technologie dont on vous parle régulièrement dans ce podcast qui a un fort potentiel pour nous aider à réduire les émissions de CO2, je veux bien entendu parler de la captation du carbone. Si de nombreux projets mettant en avant ce procédé se multiplient partout dans le monde, des chercheurs estiment que les quantités réellement éliminées de l'atmosphère sont moindres.
Ce coup de froid nous vient de l'Imperial College London en Angleterre. Les chercheurs de cette institution ont noté qu'entre les annonces et la quantité de carbone réellement capté et stocké, l'écart serait de 19 à 30 %. En 2021, la capacité mondiale de capture de CO2 était estimée à 40 millions de tonnes sur 12 mois, pour 26 installations opérationnelles. À noter que ces installations ne sont pas tenues de communiquer la quantité de carbone réellement capturée. Aucune loi ou règlement ne les y oblige. Et justement, comme expliqué il y a quelques instants, il existerait un vrai écart entre le réel et les données annoncées par les différents projets. Mais tout ne serait pas négatif pour autant, car selon les chercheurs, c'est près de 200 millions de tonnes de CO2 qui ont été captées et stockées entre 1996 et 2020.
Par ailleurs, les chercheurs soulignent que des chiffres plus précis qui incluraient la quantité captée, la quantité transportée, la quantité stockée chaque année ainsi que les mesures d'assurance qualité prises sur les installations permettraient d'avoir une meilleure vision du déploiement à grande échelle des technologies de captage et de stockage du carbone, tout en surveillant les réductions des émissions de gaz à effet de serre à court terme. Dans son dernier rapport, la commission sur les transitions énergétiques qui regroupe des industriels, financiers, producteurs d'énergies et ONG environnementale explique que d'ici 2050, le monde devra probablement capter et utiliser ou stocker de 7 à 10 milliards de tonnes de CO2 par an, ce qui équivaut à environ 18 à 25 % des émissions actuelles. Il reste donc encore un long chemin à parcourir et surtout l'obligation de multiplier les outils technologiques pour séquestrer le carbone, tout en faisant baisser nos émissions en adaptant notre comportement vers plus de sobriété.
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Un immeuble écolo de 170 km de long en Arabie Saoudite ?
Si les pays du Golf sont connus pour la démesure de leur projet, comme par exemple les immenses stades climatisés pour la Coupe du Monde de Football au Qatar, ou la tour Burj Khalifa à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, il semblerait que le plus dingue d'entre tous ne sorte de terre en Arabie Saoudite : un immeuble de 170 km de long capable d'accueillir plusieurs millions d'habitants.
« The Line » ou la ligne en français. C'est le nom donné à ce projet pharaonique, difficilement concevable d'ailleurs, et presque tiré d'un scénario de science-fiction. Dévoilé initialement l'an dernier, ce projet monumental vise à construire un bâtiment géant en ligne droite de 170 km de longueur, pour 500 mètres de haut et 200 mètres de large en plein cœur du désert. Concrètement, le projet est pensé pour n'avoir ni route, ni voiture, ni émission carbone. Cette ville d'un nouveau genre, baptisée Neom, a pour ambition d’accueillir 9 millions d’habitants, pour un coût total d'environ 500 milliards de dollars, financé entièrement par l’Arabie saoudite. À noter que les travaux ont déjà débuté et que la date de livraison est pour le moment fixée à 2030.
S'il n'est pas difficile de se représenter l'extérieur du bâtiment, qu'en est-il de l'intérieur ? Et bien d'après les premiers visuels communiqués par l'Arabie Saoudite, l'intérieur comportera beaucoup de végétation gérée par des robots... L'intelligence artificielle sera également de la partie et de nombreux services comme des commerces ou des loisirs situés à moins de cinq minutes du domicile devraient également être disponible. Ceci dit, comment se déplacer dans cet ensemble des 170 km ? En train souterrain zéro carbone, tout simplement. D'après les concepteurs du projet, ce dernier permettra de relier les deux extrêmes de la ville, ou plutôt de l'immeuble, en seulement vingt minutes. Comble de la démesure, des parcs, un aéroport ainsi que des zones industrielles et agricoles devraient également être implantées. En somme, une telle concentration permettrait d'économiser de l'espace, du temps et de l'énergie tout en assurant un confort de vie sans commune mesure avec celui des villes saoudiennes actuelles.
Enfin, le site serait entièrement alimenté par des énergies renouvelables et présenterait, je cite « un microclimat tempéré toute l'année avec une ventilation naturelle ». Des affirmations qui n'ont pas vraiment convaincu les sceptiques, lesquels pointent du doigt la démesure du projet et son manque de transparence sur les données scientifiques et techniques ainsi que les garanties écologiques qu'il porte.
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Un tram électrique sur les voies ferrées inutilisées ?
C'est une invention qui pourrait nous aider à repenser la façon dont nous concevons les transports en communs, aussi bien en ville, mais surtout en campagne. En effet, trois designers allemands ont développé un concept de tramway électrique qui circule sur des voies ferrées réaffectées.
« Concevoir un concept de mobilité pour les zones rurales en mettant l'accent sur les caractéristiques régionales ». Tel était l'intitulé du concours « The Future Mobility Competition », organisé par le magazine de design Dezeen en partenariat avec la start-up britannique Arrival. Rien de compliqué pour Lea Haats, Erik Mantz-Hansen et Konstantin Wolf qui ont imaginé « Abacus », un concept de tramway électrique circulant sur des voies ferrées réaffectées sur trois kilomètres entre le village de Gross Rönnau et la petite ville de Bad Segeberg. L'idée de ses trois designers allemands originaires de Kiel est née d'un constat assez simple, je cite « l'État Schleswig-Holstein, a connu un déclin rapide de l'infrastructure ferroviaire au profit de la route. Il n'y a pratiquement aucun transport public qui assure une liaison fiable entre chaque village et la ville la plus proche […] Au cours des 100 dernières années, plus de la moitié des lignes ferroviaires dans le nord de l'Allemagne ont disparu ou ont été supprimées […] la revitalisation de [ces] voies a un fort potentiel, non seulement pour réduire le trafic et les émissions, mais aussi pour reconstruire un pont entre la ville et la campagne » fin de citation.
D'après ses développeurs, ce tram électrique au design cubique moderne avec de grandes fenêtres à en croire les premiers concepts visuels, permettrait de réduire le temps de trajet et d'offrir une alternative à la voiture dans les zones rurales. Pas de conducteur au volant, tout est automatique. Selon le design du projet, les composants électriques et électroniques sont intégrés dans les piliers à l’avant et à l’arrière du tram, tandis que la voie ferrée contient une ligne électrique. C’est elle qui met en mouvement le tramway alimenté par induction. Je cite les auteurs du projet, « il n'est donc pas nécessaire d'utiliser de grosses batteries, ce qui permet de réduire le poids et l'impact sur l'environnement » fin de citation. Autre innovation, le tram serait très peu élevé dans un souci de mobilité pour tous... Également, fini stations et gares. Au lieu des arrêts programmés, des capteurs présents sur le tram repéreraient les voyageurs désireux de monter à bord grâce à la reconnaissance des formes. Un signe de la main suffirait donc pour demander l'arrêt du tramway et laisse les passagers monter à son bord. Un projet intéressant, mais qui n'est pas sans laisser quelques questions en suspens. Reste à savoir si une entreprise serait intéressée pour le développer et lui donner vie, en Allemagne comme ailleurs dans le monde.
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Internet menacé par le réchauffement climatique ?
Non, ce n'est pas une blague ni un moyen de capter votre attention pour faire de l'audience, internet est bel et bien menacé par le réchauffement climatique. Il y a quelques jours, les 40°C qui ont asséché l'Angleterre ont tout simplement mis à mal les services cloud de Google et Oracle. En clair, des pannes ont eu lieu sur certains systèmes de refroidissement, rendant alors bien difficile le maintien des serveurs à des températures correctes. Plusieurs appareils ont d'ailleurs dû être mis hors service pour limiter la casse et les risque de pannes prolongés.
Si vous ne le savez pas déjà, un serveur web n'est ni plus ni moins que l’hébergeur qui vous permet d'accéder à pratiquement tout sur internet. Pour permettre à tout le monde d'en profiter, ces infrastructures consomment énormément d'énergie et rejettent beaucoup de chaleur. La question de leur refroidissement est donc logiquement au cœur des discussions. Mais face à la hausse répétée des températures, ce défi est de plus en plus difficile à relever. D'ailleurs, outre Google et Oracle, de nombreux autres data centers de Londres se sont également retrouvés en surchauffe et ont dû employer des méthodes clairement pas écolo, comme envoyer des salariés sur les toits avec des tuyaux d'arrosage pour tenter de rafraîchir les bâtiments ! Si de nombreuses solutions que l'on vous propose de découvrir régulièrement dans ce podcast sont testés pour rendre les centres plus verts et moins sensibles à la chaleur, la montée des eaux pourraient aussi faire du mal.
En effet, en 2018 une étude de l'université du Wisconsin-Madison indiquait déjà qu'en l'espace de 15 ans, soit d'ici 2032, plus de 6.000 kilomètres de câbles de fibre optique actuellement enterrés se retrouveront sous l'eau rien qu'aux États-Unis. En France, plusieurs villes comme Marseille ou le Havre devront également réfléchir à l'avenir de leurs data centers avant que ceux-ci ne se retrouvent sous l'eau. Face à cette météo instable et toujours plus extrême, les professionnels et entreprises s'adaptent en doublant leurs équipements, leurs liaisons, leurs sources d'alimentation électrique et même leurs données pour garantir un service continu et limiter les pertes de data. Une solution qui a ses avantages pour répondre à une situation de crise, mais qui signifie aussi inévitablement une consommation d'électricité toujours plus importante pour les fermes de serveurs, qui à ce jour monopolisent plus d'1 % de l'électricité dans le monde.
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Pause estivale pour Choses à Savoir Tech Verte
Comme vous l'avez probablement lu dans le titre de cet épisode, Choses à Savoir Tech prend quelques jours de vacances cet été. Ainsi, il n'y aura pas de nouvel épisode jusqu'à la fin du mois, mais rassurez-vous, on revient dès le 31 juillet avec un rythme quotidien. En attendant, n'hésitez pas à écouter ou réécouter les épisodes précédent et à vous abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait sur votre plateforme d'écoute préférée ! À nouveau, merci pour votre fidélité et un très bel été à toutes et à tous.
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Californie : les industriels devront financer la dépollution ?
Il y a peu, l'état de Californie aux Etats-Unis a adopté une loi visant à réduire drastiquement les emballages plastiques non-recyclables et le polystyrène dans les dix prochaines années. Une législation qui a de quoi réjouir l'ONG écologiste The Nature Conservancy, pour qui il s'agit je cite « de la plus exigeante du pays contre le plastique ».
Concrètement, le texte n'attend plus que la signature du gouverneur Gavin Newsom pour entrer en vigueur. Si l'on regarde un peu dans le détail, on peut y lire qu'au moins 30% des emballages plastiques vendus ou utilisés en Californie devront être recyclables d'ici 2028, pour ensuite passer à 65% quatre ans plus tard, au 1er janvier 2032. L'incinération ou la conversion des déchets plastiques en combustibles, encore très fréquente aujourd'hui, ne font dès lors pas partie des formes de recyclage autorisées. À noter que la loi s'attaque aussi à la pollution des emballages alimentaires en polystyrène, très prisés par les Américains dans le secteur de la restauration à emporter, notamment pour les gobelets et les plats. À moins que les producteurs ne soient capables de prouver qu'au moins un quart de ces emballages sont recyclables d'ici 2025, ils ne pourront plus du tout être utilisés dans l'état. Un objectif que les défenseurs de l'environnement jugent toutefois irréaliste et qui revient d'après eux à une interdiction pure et simple des emballages alimentaires en polystyrène.
Si la Californie est un état riche qui se targue d'être à la pointe en termes de protection de l'environnement, force est de constater qu'environ 85% des déchets plastiques échappent au recyclage et finissent dans des décharges. En 2021, le taux de recyclage du plastique dans l'ensemble du pays était de seulement 5%. Par ailleurs, la nouvelle loi californienne ne se contente pas d'édicter des règles pour le recyclage, elle rend directement les industriels responsables du financement de ces mesures. Les entreprises ou « entités » qui refuseraient de se conformer à cette loi s'exposent à une amende de 50.000 dollars par jour.
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Bubble Spaces, « solution d'urgence » du MIT pour la planète ?
Vous connaissez tous ce nom : MIT, acronyme de renommée mondiale du célèbre Massachusetts Institute of Technology. Et bien c'est peut-être d'eux que viendra l'une des solutions majeures pour contrer le réchauffement climatique et préserver la planète. Face à l'indiscipline des humains et la difficulté de faire changer mentalité et comportement, le MIT a mis au point une solution dite « d'urgence » pour sauver la Terre, et ce depuis l'espace. Tous les détails dans cet épisode.
Pour comprendre cette option proposée par le MIT, il convient de penser le problème du changement climatique différemment. En admettant dans un scénario catastrophe qu'il serait trop tard pour inverser par nos proches actions le changement climatique et limiter la hausse des températures, les chercheurs du MIT ont imaginé un concept nommé Bubble Space, c'est-à-dire le déploiement dans l’espace d’une sorte de radeau composé de petites bulles gonflables afin de protéger la Terre d’une petite portion des radiations solaires. Dès lors, en déviant légèrement la lumière, on dévie aussi partiellement la chaleur. Ce réseau de bulles ferait à peu près la taille du Brésil et serait constitué de boucliers gonflables en silicium fin, remplies de liquides ioniques et renforcées en graphène. Cet ensemble formerait alors une sorte de disque géant et serait placé dans l’espace à un point de Lagrange entre notre planète et son étoile, soit là où les forces gravitationnelles du Soleil et de la Terre créent une orbite stable.
D'après les scientifiques, en détournant précisément 1,8 % des radiations solaires avant qu’elles ne touchent notre planète, je cite « nous pourrions totalement inverser le réchauffement climatique ». Rien que ça. Pour rentrer dans le détail, on parle-là de géo-inginierie, un terme qui englobe l’ensemble des techniques destinées à modifier le climat et l’environnement de la Terre à grande échelle. Une technologie qui n'est toutefois pas sans risques pour la Terre et ses habitants puisque les conséquences d’une telle manipulation des radiations solaires restent méconnues. Si sur le principe, il y a de quoi se montrer enthousiaste, reste encore à démontrer la faisabilité technique du projet. Les chercheurs expliquent que pour créer ce bouclier géant, il faudrait peut-être fabriquer les bulles directement dans l’espace. Je cite « le gonflage in situ des bulles implique des tâches complexes en robotique et en navigation […] dans nos laboratoires du MIT, nous avons testé des bulles dans des conditions spatiales qui pourraient être l’une des structures les plus efficaces pour dévier le rayonnement solaire ». Affaire à suivre donc !
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Un tsunami « inévitable » en Méditerranée ?
Si l'on a tendance à croire que les risques de tsunami sont essentiellement cantonnés au pacifique ou à l'océan indien, et bien sachez que l'Unesco estime que ce phénomène destructeur pourrait également toucher les côtes de la Méditerranée ! Lors de la conférence des nations unies sur les océans fin juin, l'Unesco a annoncé le déploiement à l'échelle mondiale de son programme de préparation aux tsunamis.
Concrètement, l'ensemble de la population côtière susceptible d'être touchée par cette catastrophe naturelle sera formée à ce risque d'ici 2030. Tel est l'objectif de ce programme de l'Unesco. Comme l'organisme que je cite, « donner l'alerte ne suffit pas pour sauver des vies... il faut aussi que les populations sachent quels sont les gestes à adopter pour se protéger » fin de citation. Et très clairement, la Méditerranée est une zone à risque en raison des séismes sous-marins qui s'y produisent entre l'Afrique du Nord, l'Italie et la Corse. Ces séismes ont en effet le potentiel pour générer un tsunami sur les côtes du sud-est de la France, en particulier sur la Corse et la Côte d'Azur. D'après l'Unesco que je cite à nouveau, « les statistiques montrent que la probabilité d'une vague de tsunami de plus de 1 mètre en Méditerranée dans les 30 prochaines années est proche de 100 % ».
Concrètement, qui sera concerné par ce programme déjà expérimenté auprès de 40 communautés dans 21 pays, dans les régions des Caraïbes, du Pacifique et de l'océan Indien ? En Méditerranée, les îles grecques de Kos et Samos ou bien la ville d'Alexandrie en Égypte ont déjà commencé à appliquer le programme, et l'Italie et la France devraient également y être confronté dans un futur proche. Pour l'expert des océans de l'Unesco Bernardo Aliagra que je cite, « le principe général est que là où il y a eu un tsunami, il y aura [à nouveau] un tsunami » fin de citation. En août 2004, la baie de Marseille avait été touchée par un petit tsunami d'intensité 2 sur 6, soit la même force que celui qui avait frappé le Var il y a 113 ans, en juin 1909. Et si l'on remonte encore plus loin, on retrouve des traces de tsunami dans les archives en juillet 1899, septembre 1860, mais aussi en 1843 et même en 1817. Si elle peut paraître douce et calme, la Méditerranée est en réalité un danger en sommeil. À charge désormais pour les villes côtières concernées d'élaborer un plan de réduction des risques en cartographiant les zones dangereuses, mais aussi et surtout sensibiliser et éduquer leurs habitants sur cette question.
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Des sacs plastiques qui se dissolvent dans l'eau ?
Quand on pense plastique, on pense directement pollution. Mais que diriez-vous si l'on vous proposait des sacs plastiques qui pouvaient se dissoudre dans l'eau ? Serait-ce une bonne idée, ou plutôt une fausse bonne idée ? Car qui dit plastique dans de l'eau dit aussi micro-plastiques... et contrairement à d'autres matières, les micro-plastiques sont quasi impossibles à faire disparaître. Quoiqu'il en soit, une entreprise chilienne a mis au point des sacs en plastiques, mais aussi en toile qui disparaissent purement et simplement au contact de l'eau.
SoluBag, c'est le nom de cette entreprise chilienne qui, il y a quelques années maintenant, a mis au point un sac plastique entièrement soluble dans l'eau. Lors d'une conférence de presse, le patron Roberto Astete a même poussé la performance à l'extrême en plongeant un de ses sacs dans une carafe d'eau, avant de la boire. Je le cite : « nos sacs restent dans la nature seulement cinq minutes, contre 150 à 500 ans pour les sacs plastiques traditionnels » fin de citation. Selon l'entreprise, ces sacs ne coûtent pas plus cher à fabriquer et peuvent s'adapter aux chaînes de production actuelles : il suffit juste de changer la formule. À noter que le Chili est l'un des premiers pays d'Amérique du Sud à avoir banni l'utilisation des sacs en plastique traditionnels.
Ceci dit, comment est fait ce sac plastique soluble ? Et bien rassurez-vous, pas à base de pétrole. Enfin ça, c'est ce que disent les fondateurs, mettant en avant un dérivé de roche calcaire utilisé comme liant de l'alcool poly-viny-lique, autrement dit un polymère qui se dissout entièrement dans l'eau. Mais comme expliqué par le bureau d'étude M. & Mme Recyclage, ce n'est pas parce qu'il n'est plus visible que le plastique a disparu. Je cite « pour voir si un plastique hydrosoluble n’est pas nocif pour l’environnement, il faut donc vérifier que deux choses : si la matière est correctement digérée par la nature & si sa digestion ne nuit pas à l'environnement » fin de citation. Si l'on regarde en détail, le brevet de Solubag précise que les sacs sont en PVA, soit l'alcool poly-viny-lique. Il s'agit du plastique hydrosoluble le plus produit au monde, sauf que plusieurs études s'accordent sur le fait que cette matière n'est pas vraiment biodégradable. Soluble oui, mais biodégradable, pas vraiment, puisqu'il lui faut la présence de bactéries assez spécifiques pour disparaître (des bactéries présentes dans la boue notamment comme Pseudomonas Alcaligenes présente dans les rivière notamment). D’ailleurs, les produits Solubag ne mentionnent nulle part une certification tierce de biodégradation en eau salée. De quoi mettre la poussière sur le tapis en quelque sorte car s'il n'est plus visible, ce plastique serait quand même largement présent dans une forme microscopique.
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UrbanPrint, le logiciel qui évalue l’impact des constructions sur la nature ?
L’un des critères qui commence petit à petit à devenir un réflexe quand on veut faire construire sa maison ou quand un promoteur construit un immeuble ou autre, c’est l’impact qu’auront ces bâtiments sur l’environnement. Ceci dit, difficile d’avoir des mesures précises sans faire appel à une armée d’experts souvent très coûteuse. C’est donc dans le but de faciliter cette expertise que l’ADEME, l’agence française pour l’environnement, en partenariat avec CSTB et Efficacity, a mis au point UrbanPrint, un logiciel permettant de calculer les répercussions environnementales pas seulement des constructions, mais de tous les aménagements neuf ou en rénovation !
Pour l’historique, UrbanPrint a été développé en 2017 par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), Efficacity et l’Ademe pour mettre en évidence, à chaque phase du projet, les enjeux clés et les leviers d’action en termes d’impact environnemental, économie circulaire, épuisement des ressources, santé, et biodiversité. Concrètement, UrbanPrint s’appuie sur la méthode « Quartier Energie Carbone », une méthodologie capable de quantifier rapidement l’ensemble des répercussions d’un projet. Cela permet donc de mieux choisir les matériaux et méthodes de construction, mieux penser la gestion de l’eau et des déchets ou encore les systèmes énergétiques etc…
À noter que le logiciel propose également différentes échelles d’évaluation, que ce soit au niveau d’un bâtiment, d’un quartier, ou des espaces extérieurs, mais aussi deux prismes d’analyse : à savoir une vue « Aménageur dédiée aux performances et aux impacts associés aux ouvrages et services urbains … ainsi qu’une vue « Usager qui intègre les autres impacts liés aux biens de consommation, aux voyages, à l’alimentation ». D’après les partenaires d’UrbanPrint que je cite « ce dernier prisme permet notamment de traduire la performance environnementale du quartier au travers de l’empreinte carbone moyenne de ses usagers » , et donc de savoir si l’aménagement a été suffisamment bien pensé pour que les comportements de ces usagers soit automatiquement vertueux.
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Un mini réacteur nucléaire sur la Lune ?
Peut-être en avez-vous entendu parler, la NASA travaille actuellement sur un projet de mini-réacteur nucléaires sur la Lune. Ceci dit, quelle quantité d'énergie pourra-t-il fournir ? Quelles sont les spécificités d'un tel projet ?
Si très peu d'infos filtrent sur ce projet, le chantier du mini-réacteur nucléaire sur la Lune avance bien. L’agence spatiale américaine a en effet choisi les trois entreprises qui travailleront à sa conception : Lockheed Martin, Westinghouse et IX, une coentreprise réunissant Intuitive Machines et X-Energy. Ce trio aura une période d’environ un an pour mener à bien le projet, avec l'appui de plusieurs partenaires, notamment Boeing, Maxar, Aerojet Rocketdyne, Creare et BWXT.
Quoiqu'il en soit, installer un système nucléaire sur la Lune marquera à jamais l'histoire de la conquête spatiale, mais encore faut-il que ce dispositif soit capable de fonctionner pendant au moins dix ans. Dans le détail, la Nasa prévoit un programme plutôt modeste concernant la puissance délivrée, environ 40 kilowatts (kW). Cette puissance, si on la compare au parc nucléaire français est... 22 000 fois inférieures... Donc autant dire que l'énergie produite par ce réacteur sera très très limitée. Ceci dit, un mini-réacteur de ce type peut alimenter jusqu’à 30 foyers en continu pendant dix ans, ce qui suffit potentiellement pour les débuts de l’installation d’une base plus durable sur la Lune, dans le cas d'un objectif de colonisation de la Lune. Les premières livraisons devraient survenir d’ici à la fin de la décennie dans le cadre du programme Artémis, qui signe en effet le retour des astronautes américains sur la Lune.
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Une ville flottante construite aux Maldives ?
Face au réchauffement climatique et à la menace de submersion que la montée des eaux fait planer sur les îles, certains pays réfléchissent à des solutions tout droit sorties de jeux vidéos. Aux Maldives, il est aujourd'hui question de construite une ville flottante, qui sera capable d'accueillir 20 000 habitants d'ici 2027.
Direction Malé, où à quelques kilomètres de la capitale des Maldives se trouve l'emplacement de la future ville du pays... une ville construite sur l'eau et composée de 5000 éléments dont des logements, des restaurants, des écoles et des magasins. Les premiers concepts visuels devraient être dévoilés sous peu. Concrètement, les premiers habitants pourront emménager dès le début de l'année 2024 et voir le projet se terminer à l'horizon 2027, pour à terme, accueillir 20 000 personnes. D'après Waterstudio, le cabinet d'architecture qui a conçu la ville (et oui, un tel nom ne s'invente pas, et je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'une coïncidence, bref, d'après ce cabinet) que je cite, « la ville flottante devrait ressembler exactement aux villes normales, avec des routes sablonneuses et de belles maisons colorées » fin de citation.
Dans le détail, l'objectif est de proposer une solution alternative pour ne pas subir la montée des eaux. Avec ses 1190 îles, dont 80% se situent à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, les Maldives pourraient être un des premiers pays à être totalement submergés d'ici 2100, d'après National Geographic. Pour l'historique, le projet est né d'une collaboration entre le gouvernement des Maldives et le promoteur immobilier Dutch Docklands qui a déjà travaillé avec le cabinet Waterstudio pour concevoir 3000 bâtiments flottants à travers le monde, notamment aux Pays-Bas. À noter que les différents éléments de cette ville sont d'abord construits dans un chantier naval, puis ancrés à une grande coque sous-marine en béton vissée au fond de la mer, ce qui devrait les empêcher de dériver tout en les laissant fluctuer au gré des vagues ou de la montée des eaux. Sur le plan écologique, des bancs de corail artificiels fabriqués à partir de mousse de verre seront reliés à la partie inférieure de la ville. D'après les concepteurs du projet, cela contribuera à stimuler la croissance du corail naturel. Autre objectif, rendre la ville autosuffisante avec de l'électricité issue de l'énergie solaire ou encore des refroidissement à eau pour la climatisation. Pour rappel, en avril dernier, les Nations unies avaient annoncé la construction de la première ville flottante du monde au large de Busan, en Corée du Sud, connue sous le nom d'Oceanix City, censée proposer de nouveaux logements, notamment aux réfugiés climatiques.
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Qu'est-ce que le bateau-labo Tara Polar Station ?
Si un jour vous vous baladez en Arctique et que vous tombez nez à nez avec ce qui ressemble à un vaisseau alien entouré d'une bouée de sauvetage, ne paniquez pas, cela signifie que vous êtes tombé sur la Tara Polar Station. Ce laboratoire aura pour mission de découvrir tout un tas de secret sur la biodiversité en Arctique et anticiper les conséquences du changement climatique sur l'ensemble de la planète.
Alors est-ce un ovni ou un bateau ? Il est vrai que la différence n'est pas facile à faire... Ceci dit, il faut bien avouer que les premières images font penser à un mélange des deux. Si la Tara Polar Station ne devrait être terminée qu'en 2024, ses dimensions entretiennent clairement une certaine confusion. 26 mètres de long pour 14 de large, soit 400 m² en aluminium... autrement dit, une sorte de boule qui ne manquera pas de faire penser à une soucoupe volante comme évoquée par le président de la Fondation Tara Océan, Étienne Bourgois. Enfin, sur la glace, on parlera davantage d'igloo pour le coup. Un igloo doté d'un moteur tout de même, alimenté en biocarburant d'huiles de cuisson recyclées, permettant de limiter son empreinte environnementale.
Contrairement aux bateaux qui sillonnent l'océan Arctique uniquement entre juillet et septembre, cette station restera en place toute l'année. Objectif : étudier la variation de la biodiversité sur les quatre saisons, du dégel de la glace en automne à la prolifération des algues au printemps. Autre question à laquelle tentera de répondre la Tara Polar Station : y a-t-il des espèces inconnues présentes dans cette partie du globe ? Oubliez les ours polaires, phoques et autres baleines, là on parle davantage de microorganismes. Et pour Antje Boetius, professeure de géomicrobiologie à l'Institut Max Planck en Allemagne, il y a je cite « jusqu'à 90% de choses inconnues parmi ce qui vit là-bas ».
Deux panneaux solaires et deux éoliennes assureront l'alimentation en électricité, sans oublier une mini-station d'épuration qui évitera de rejeter de l'eau sale. L'eau courante elle, sera obtenue par désalinisation d'eau de mer, puisque je cite « la glace est encore très chargée en sel ». Pour sa part, l'équipage sera composé de 20 personnes l'été dont moitié de scientifiques et de 12 personnes l'hiver, sans oublier un capitaine, un médecin, un ingénieur mécanicien et un chef cuisinier, je cite « très important pour le moral notamment pendant la nuit australe qui dure 140 jours par moins 40 degrés en moyenne ». Deux chiens Husky compléteront l'équipage pour alerter sur la présence d'ours polaires dans les environs. Si l'idée a germé il y a cinq ans, le soutien du gouvernement français à hauteur de 13 millions d'euros a été déterminant. Début de la première expédition prévu en 2025.
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Chine : de l’énergie solaire transférée sur Terre depuis l’espace ?
Saviez-vous que la Chine tente de mettre au point une centrale solaire dans l'espace afin de convertir la lumière du soleil et la renvoyer vers la Terre ? D'après les médias d'état, le pays aurait franchi une étape cruciale dans ce projet qui pourrait quand même relever d'une technologie verte très intéressante pour l'avenir.
À en croire le média chinois CGTN, la Chine serait sur le point de réussir la construire d'une centrale solaire dans l'espace, enfin, d'ici 2028 tout de même. Via cette centrale, le pays compte convertir la lumière du soleil en électricité afin de la renvoyer vers la Terre pour alimenter le pays. Ce projet porte le nom de Zhuri et est porté par le fabricant China Academy of Space Technology ou CAST pour l'acronyme. Concrètement, l'énergie solaire est convertie en micro-ondes. À noter que la lumière du soleil est plus brillante dans l'espace que dans notre l'atmosphère et qu’elle y brille toute la journée. Par la suite, l'énergie des micro-ondes est transmise par une antenne placée dans l'espace puis réceptionnée par une autre antenne à la surface de la terre. Les micro-ondes sont alors converties en électricité, ce qui en fait une énergie propre et renouvelable. Les tests effectués les plus récents ont été effectués en juin et se sont avérés concluants d'après la centaine de chercheurs déployés sur ce projet.
Pour ces derniers, le défi principal est de minimiser les pertes d'énergie lors des changements de forme. Ces derniers se sont alors penchés sur la lentille qui permet de collecter la lumière, et au prix de longues heures de travail, sont parvenus à des tests plus que satisfaisants, au point de leur faire penser qu'ils avaient désormais trois ans d'avance sur leur calendrier initial. Selon les ingénieurs du CAST, une expérience de transfert de haute tension dans l'espace et de transmission d'énergie sans fil pourrait être possible en 2028. Le satellite pourrait être capable de produire 10 kilowatts et de transporter un quart des réseaux de cellules solaires. En 2030, ces derniers espèrent produire 100 kilowatts, et jusqu'à deux gigawatts d'ici 2050 grâce à une énorme centrale solaire commerciale avec une antenne d'environ un kilomètre et un réseau cellulaire dans l'espace.
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La transition énergétique au ralenti en 2021 ?
Malgré un niveau record de construction de panneaux solaires et d'éoliennes l'an passé, les énergies renouvelables ont été rattrapées par le rebond des fossiles et mise à mal par la demande générale en énergie. D'après un rapport, la transition énergétique serait même carrément remise en cause.
Je cite le rapport des 650 experts de l'énergie du réseau REN21 intitulé « Rapport sur la situation mondiale des énergies renouvelables 2022 -dont le lien est dans la description de cet épisode si vous souhaitez le consulter-, « la part des renouvelables dans la consommation mondiale d'énergie a stagné en 2021, malgré des installations record de capacités renouvelables » fin de citation. Si l'on élargit le spectre, en 10 ans, leur part du total est passée de 8,7% en 2009 à (j'ai envie de dire seulement) 11,7% en 2019, barrages et biocarburants inclus. En 2020, cette part a légèrement grimpé à 12,6%, et pour 2021, ce chiffre n'est pas encore connu, mais ne devrait pas marquer une accélération bénéfique à une transition énergétique prochaine. Je cite à nouveau, « on ne voit pas s'opérer de transition mondiale vers les énergies propres […] cela rend bien peu probable la tenue au cours de cette décennie d'objectifs climatiques pourtant essentiels » fin de citation.
Concernant les émissions de CO2, les experts notent une augmentation de 6% sur l'année dernière. Ceci dit, et c'est plutôt une bonne nouvelle, les nouvelles capacités électriques renouvelables ont atteint 316 gigawatts ajoutés en 2021, soit 17% de plus qu'en 2020, permettant ainsi de verdir pour la première fois 10% de l'électricité consommée dans le monde. Une augmentation qui n'a malheureusement pas suffi à elle seule pour répondre à une hausse de 5% de la demande électrique, forçant certains pays à recourir aux centrales à charbon et au gaz. Je cite Rana Adib, directrice exécutive de REN21, « malgré les promesses de relance verte faites pendant la pandémie, cette occasion historique a été perdue […] Depuis la hausse des prix et la crise avec la Russie, on assiste à une frénésie dans la recherche de ressources fossiles […] C'est une marche arrière alarmante […] Pourtant, la transition est possible si nous investissons dans les économies d'énergie, l'efficacité et les renouvelables […] et si on ne réussit pas maintenant, je ne sais pas quand on va réussir » fin de citation. Une analyse aussi froide qu’effrayante, et qui pointe à nouveau les incohérences entre les discours et les actes des différents décisionnaires, qu'il s'agisse d'entreprises ou de gouvernements.
Rapport : https://www.ren21.net/the-renewables-2022-global-status-report-in-150-words/
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Qu'est-ce que le « Tinder du carbone » ?
Connaissez-vous la plateforme « Je décarbone » ? Il y a fort à parier que non puisque ce service a été lancé mi-juin, et se veut être je cite « le Tinder du carbone pour les entreprises ». Objectif : permettre aux entreprises souhaitant réduire leurs émissions de CO2 ou leur consommation d'énergie de trouver des solutions, et à celles qui apportent des solutions techniques justement, de trouver des clients.
L'initiative est portée par de nombreux industriels issus, je cite des « nouveaux systèmes énergétiques » et est financée par l'ADEME, l'agence française pour l’environnent dans le cadre du plan France Relance. Je cite sa présidente Sylvie Jéhanno, « l'idée est de ne pas reproduire ce qui s'est passé dans le photovoltaïque où la plupart des panneaux solaires viennent d'Asie [...] il va y avoir beaucoup de projets de décarbonation, c'est une opportunité pour l'industrie française [qui joue un jeu] très collectif » fin de citation. En effet, il n'existe quasiment pas de fabrication de panneaux solaires en Europe en raison des prix trop élevés, mais aussi à cause de la concurrence agressive de la Chine avec ses prix cassés. D'après la déléguée générale du Comité stratégique de la filière des industriels des nouveaux systèmes énergétiques, Aurélie Picart que je cite « c'est une course de vitesse au déploiement de solutions qui va permettre de faire baisser les prix et de rester dans la course de la compétitivité » fin de citation.
Concrètement, Je décarbone propose trois grandes thématiques selon qu'une entreprise cherche à faire des économies d'énergie, à réduire ses émissions de CO2 par ou encore à capturer le CO2 émis pour le valoriser. Parmi les premiers inscrits sur ce Tinder du carbone, on retrouve notamment Aztep qui propose des solutions de chaleur solaire concentrée haute température pour je cite « profiter de chaque heure de soleil afin de réduire sa consommation de gaz ». Bultane de son côté propose d'introduire des petits électrolyseurs directement dans une chaudière à gaz afin de fabriquer de l'hydrogène dans le brûleur. Et pour éviter qu'il ne s'agisse d'un outil uniquement de pub, je cite « il y aura une modération organisée par la filière, en particulier chez les porteurs de solutions qui devront préciser si leur technologie est 'origine France' ou pas » fin de citation.
Un projet qui aura pris 18 mois avec une task force interministérielle mise en place par Bercy, le ministère de la transition énergétique, Matignon, l'ADEME et la banque publique d'investissement. Le site est accessible gratuitement après inscription (le lien est dans la description de l'épisode), et sera soumis à un premier bilan d'activité le 7 septembre prochain.
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Un géant de l'hydrogène vert fondé par... Total ?
Il y a quelques jours, TotalEnergies a annoncé un accord avec Adani Entreprises Limited (AEL), le plus grand conglomérat privé indien dans le domaine de l’énergie et des infrastructures, afin de « créer un acteur géant de la production d'hydrogène vert ». Cette nouvelle entité sera-t-elle uniquement réservée à l'Inde ? La verra-t-on aussi arriver en France ? Tous les détails dans cet épisode.
Concrètement, Total Energies a conclu un accord pour obtenir 25% des parts d'Adani New Industries Limited ou ANIL pour l’acronyme. Ainsi, le champion français des carburants peut, je cite « créer un acteur géant de la production d’hydrogène vert ». Comme l'explique le communiqué que je cite « ANIL sera la plateforme exclusive d’AEL et de TotalEnergies pour la production et la commercialisation d’hydrogène vert à grande échelle en Inde [et donc pas en France pour l'instant]. ANIL vise, comme premier jalon, une production d’un million de tonnes d’hydrogène vert par an d’ici à 2030, en s’appuyant sur de nouvelles capacités de production d’électricité renouvelable d’environ 30 gigawatts » fin de citation. Pour l'heure, il est prévu que 5 milliards de dollars soient investis dans un électrolyseur de 2 GW, alimenté par l'électricité d'un parc solaire et éolien de 4 GW.
D'après Total, cet investissement marquerait je cite « une nouvelle étape de l'alliance stratégique entre les deux groupes, [qui deviendrait alors] le plus grand conglomérat privé indien dans le domaine de l’énergie renouvelable et des infrastructures […] La stratégie d’hydrogène bas carbone de Total vise notamment à décarboner l’intégralité de l’hydrogène consommé par ses raffineries européennes d’ici 2030 » d'après le PDG de Total Energies Patrick Pouyanné. Le président du groupe Adani, Gautam Adani, a pour sa part salué un partenariat, je cite « en ligne avec son ambition de devenir le plus grand acteur de l'hydrogène vert au monde ». Inutile de dire que le développement de l'hydrogène vert en Inde est une bonne chose et pourra sans doute améliorer la vie des indiens s'il est utilisé avec intelligence. La pollution de l'air en Inde, principalement causé par les industries et les véhicules polluants, affiche régulièrement des niveaux 30 fois supérieurs aux limites fixées par l'OMS, causant ainsi plus d'un million de décès prématurés chaque année, sans compter les effets nocifs pour l'environnement et l'atmosphère dans une autre mesure.
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